Festival international soninké : Rendez-vous à Banjul (Gambie) en février
Bamako, 23 janvier (AMAP) Le 6e Festival international Soninké (FISO) se déroulera, du 20 au 24 février, à Banjul, dans la capitale gambienne, ont annoncé ses initiateurs, le week-end dernier, lors du lancement des activités de ce rendez-vous culturel, au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Le thème retenu cette année est : « Agriculture comme solution alternative à l’émigration des jeunes ». Il remet sur le tapis la problématique de l’émigration dans les pays africains où elle constitue vrai casse-tête, à la fois, pour les pays d’origine et ceux d’accueil des migrants. Cette année, plusieurs activités sont programmées notamment, une exposition d’objets d’art, des conférences, des rencontres culturelles mais, aussi, économiques. Il y aura également des stands pour des opérateurs économiques des différents pays participants. C’est dans une ambiance de fête, empreinte de fraternité que le lancement des activités du FISO a eu lieu en présence de l’ancien président de la République par intérim, Pr Dioncounda Traoré, qui conduira la délégation malienne, des membres du gouvernement dont le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé, parrain de l’événement, et du président de l’Association culturelle Soninké-Mali (ACS), Dr Abrahamane Sylla. Etaient aussi présentes des délégations venues d’Afrique et d’ailleurs. « Aucune culture ne peut se développer sans sa langue », a expliqué l’ancien président Dioncounda Traoré. Pour lui, le FISO, devenu une tradition, se veut un espace de promotion de la culture soninké. Il a rendu un hommage mérité à Hamey Cissé et Diadié Soumaré pour avoir porté haut le flambeau de la culture soninké. Selon Diouncounda Traoré, après 2018, le FISO a pris une autre dimension, avec l’implication personnelle des chefs d’Etat des pays de culture soninké. «Il s’agit d’afficher mais, surtout, d’assumer ce que nous sommes », a-t-il indiqué avant de rappeler les qualités des Soninkés, à savoir le vivre ensemble, le sens de l’honnêteté, de la solidarité et de la justice qui ont permis de fonder le grand empire du Ouagadou. Dr Abrahamane Sylla a souligné l’intérêt de la communauté africaine pour cette rencontre inter-culturelle. Il a salué l’engagement du président malien, à travers son soutien financier dans l’organisation du FISO, et rappelé les premières initiatives de création de l’Association soninké. L’ACS-Mali a été initiée, en 1946, par le président Modibo Keita avant l’indépendance du Mali. Après l’accession de notre pays à la souveraineté nationale, d’illustres personnalités de la communauté soninké ont porté haut le flambeau de la culture pour en faire un outil de développement socio-économique. « L’association est en train de se restructurer pour devenir encore plus représentative et mieux ancrée dans nos valeurs, en symbiose avec les réalités du moment », a poursuivi M. Sylla, ajoutant que « partout dans le monde, les Soninkés ont défendu leur culture particulière ». Le président de l’ACS a fait un bref rappel de l’histoire de la communauté soninké, venue de la haute Egypte et fondatrice de l’empire du Ghana avec une vocation fédératrice. Elle est à cheval entre le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Mauritanie et le Mali, d’où elle tire ses racines. A en croire Abrahamane Sylla, « la force de la communauté soninké réside dans son caractère humain, notamment le sens du partage, de la solidarité et du travail ». Auparavant, les jeunes ont chanté l’Hymne national en soninké. Les représentants de délégations ont exprimé leur engagement à réussir l’événement dans la capitale gambienne « pour partager la riche culture soninké ». AS/MD (AMAP)
Koro : Sept militaires maliens tués et huit blessés dans une attaque à Dioungani
Koro, 23 janvier (AMAP) Sept soldats maliens ont été tués et huit blessés dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés, dans la nuit du mercredi au jeudi, à Dioungani, localité située à 52 km de la ville de Koro, dans la Région de Mopti, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Le bilan officiel fait, également, état de 4 véhicules calcinés et d’une moto calciné, des hommes armés non identifiés ont attaqué, aux environs de 22 heures, le poste de sécurité des Forces armées maliennes (FAMa), selon la même source. Notre source qui ne précise pas la direction prise par les terroristes, encore moins les moyens de transport qu’ils utilisent ou leur motivation, déclare qu’un renfort a été dépêché sur les lieux pour sécuriser la zone, de retrouver et de traquer d’éventuels assaillants ou leurs complices. Les groupes terroristes sont très actifs dans la commune de Dioungani. Plusieurs routes, de la contrée, ont été minées par de présumés groupes terroristes. Dans cette partie du cercle de Koro, entre 2018 et 2020, il y a eu plus d’une quinzaine d’attaques aux Engins explosifs improvisés (EEI) faisant plusieurs morts civiles et militaires. Le 27 février 2019, ce même poste ils a été attaqué, faisant deux blessés cotés FAMAs et 7 tués coté terroristes. Dès les premières heures de l’attaque de ce mercredi soir, des renforts ont été déployés sur le terrain pour secourir les éléments du poste et engager une poursuite contre les groupes terroristes. KM (AMAP)
Niono : L’AMAPROS organise un concours sur la citoyenneté et le civisme
Niono, 23 janvier (AMAP) L’Association Malienne pour la Promotion du Sahel (AMAPROS) dans le cadre de la mise en œuvre de son Programme d’Appui à l’Education Civique et Politique (PAECP) a organisé mardi à Niono, un concours sur la citoyenneté et le civisme entre les élèves des écoles cibles du programme, sous la présidence du directeur du centre d’animation pédagogique (CAP), Modibo Traoré, a constaté l’AMAP. Il s’agissait d’évaluer les connaissances des élèves, les encourager à adopter des comportements responsables en respectant les symboles de l’Etat. Le coordinateur du programme, Mohomoudou Maiga a saisi l’occasion pour remercier l’Union Européenne pour son initiative dans le cadre contextuel de notre pays. Le directeur du CAP, Modibo Traoré a, pour sa part, déclaré que l’effritement des comportements civiques et moraux a conduit le pays dans la situation que nous vivons aujourd’hui et que l’action du PAECP pourrait s’inscrire dans différentes réponses à cette crise. Au terme de l’évaluation, les dix meilleurs élèves ont reçu chacun un kit scolaire, les vingt autres des prix de consolation, et les écoles cibles du programme ont reçu chacune le matériel didactique. Le concours a été organisé simultanément dans les cercles de Kita, Koulikoro, Kolondiéba, San, Macina et Niono. MS/KM (AMAP)
Gao accueille le Premier Ministre, samedi
Gao, 23 janvier (AMAP) Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé est attendu samedi à Gao où il inaugurera les travaux urbains, procédera à la pose de la première pierre de la route Sevaré-Gao avant de rencontrer les forces vives de la Région, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite mercredi par le directeur de cabinet du gouverneur de Gao, Cheick Fanta Mady Bouaré qui a également précisé que le chef du gouvernement visitera l’aérogare de la Cité des Askia avant de se rendre à Ansongo pour partagera un repas de corps avec les forces de sécurité. La commission régionale mise en place à cet effet a tenu mercredi sa première réunion sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur, Cheick Fanta Mady Bouaré, pour les préparatifs de la mission du Premier Ministre à Gao. AT/KM (AMAP)
Les élections législatives annoncées pour le 29 mars 2020 (Conseil des ministres)
Bamako, 22 janvier (AMAP) Le Conseil des ministres a adopté, mercredi, un projet de décret qui convoque “le collège électoral, le dimanche 29 mars 2020, sur toute l’étendue du territoire national, à l’effet de procéder à l’élection des députés à l’Assemblée nationale”, annonce le communiqué du Conseil. Réuni en session ordinaire, dans la salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la direction du président Ibrahim Boubacar Keïta, sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des ministres a adopté ce texte “portant convocation du collège électoral, ouverture et clôture de la campagne électorale à l’occasion de l’élection des députés à l’Assemblée nationale”. “La campagne électorale, à l’occasion du premier tour, est ouverte, le dimanche 08 mars 2020, à zéro heure. Elle est close, le vendredi 27 mars 2020, à minuit”, ajoute la même source. Un second tour a lieu le dimanche 19 avril 2020 dans les circonscriptions où aucun candidat ou liste de candidats n’obtient la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour. La campagne électorale à l’occasion du deuxième tour est ouverte le lendemain de la proclamation des résultats définitifs du premier tour. Elle est close le vendredi 17 avril 2020 à minuit. MD (AMAP)
Lutte contre le terrorisme au Sahel:Barkhane prendra toute sa part (Officiel)
Bamako, 22 janvier (AMAP) « Barkhane prendra toute sa part, dans la Coalition pour le Sahel », en particulier au sein du premier pilier, celui du combat contre les groupes armés terroristes, annonce l’Opération française dans un communiqué parvenu, mercredi, à l’AMAP. Les chefs d’État du G5 Sahel et leur homologue français, Emmanuel Macron, ont convenu, lors du Sommet de Pau, lundi 13 janvier, d’engager des discussions pour mettre en place ce nouveau cadre politique, stratégique, et opérationnel pour la lutte contre les groupes terroristes, qui prendra la forme et le nom d’une « Coalition pour le Sahel », Celle-ci sera organisée autour de quatre piliers : le combat contre le terrorisme, le renforcement des capacités militaires des États de la région, l’appui au retour de l’Etat et des administrations sur le territoire, et enfin l’aide au développement. « Cette coalition sera le catalyseur d’une coordination renforcée destinée à raccourcir les circuits de décision, notamment pour apporter un soutien plus rapide aux partenaires, et à favoriser la circulation du renseignement », explique le texte de l’Opération française. Par ailleurs, le président Emmanuel Macron, a annoncé l’envoi de 220 militaires en renfort de l’opération Barkhane. « Ce renfort répondra au besoin d’accentuer notre effort dans la région des « trois frontières », dans le cadre de l’approche zonale de Barkhane », poursuit le texte. Déployé à courte échéance, il sera essentiellement de nature terrestre et sera composé de troupes aguerries, expérimentées et habituées à opérer au Sahel. « Il permettra de renforcer la lutte contre les groupes armés terroristes qui sévissent dans la région, en particulier l’Etat islamique dans le grand Sahel (EIGS), dans le cadre d’un véritable partenariat de combat avec les forces locales », indique le communiqué. Ce renfort « aura également pour vocation de permettre à Barkhane de répondre plus efficacement encore aux demandes d’assistance des forces du G5 Sahel ». L’origine de ces troupes, le calendrier et la zone de leur déploiement restent confidentiels, à ce stade. A terme, la forme et les missions de ce renfort pourront évoluer pour que Barkhane, qui est en perpétuelle adaptation, accueille et favorise le déploiement de nos partenaires, notamment dans le cadre de la Coalition, et au côté de la Task Force Takuba. Actuellement, Barkhane poursuit son effort dans la région du Liptako-Gourma, grande comme un quart du territoire métropolitain français, qui s’est concrétisé, cette semaine, par une opération conjointe d’ampleur avec nos partenaires du G5 Sahel. Les soldats français ont, aussi, apporté un appui aérien qui a contribué à faire fuir les djihadistes, lors de l’attaque du camp de Chinagodrar, au Niger, survenue le 9 janvier 2020. Au Sommet de Pau, les chefs d’Etat ont réaffirmé leur détermination à lutter ensemble contre les groupes terroristes qui opèrent au Sahel. Ils ont également salué la mémoire des victimes civiles de leurs exactions, de même que celle des soldats africains, français et internationaux tombés dans l’accomplissement de leur mission. Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS): Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger, et Tchad. Elle regroupe environ 4 500 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace. MD (AMAP)
Douentza : Deux soldats tués et trois blessés dans l’explosion d’une mine entre Dallah et Boni
Douentza, 22 janvier (AMAP) Deux soldats maliens ont été tués et trois autres blessés dans l’explosion d’un engin explosif improvisé (EEI) posé par des hommes armés non identifiés mardi entre Dallah et Boni, dans le Cercle de Douentza, région de Mopti, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Le véhicule transportant des militaires a sauté dans les environs de 9 H, sur une mine entre Dallah et Boni, dans le Cercle de Douentza, faisant deux morts, trois blessés et un important dégât matériel, selon la même source. La même source ne précise pas la direction prise par les assaillants encore moins le moyen de transport qu’ils empruntent ou leur motivation. Un renfort des forces de défense a été dépêché sur les lieux afin de sécuriser la zone, traquer d’éventuels assaillants ou leurs complices, selon la même source. KM (AMAP)
Réunion du Comité de suivi de l’Accord : Pour accélérer le rythme
Bamako, 21 janvier (AMAP) Les parties signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger ont convenu, dimanche dernier, lors de la 4è réunion de Haut niveau du Comité de suivi de l’Accord (CSA) tenue à Bamako, du redéploiement de l’armée reconstituée dans la 8è Région du Mali, dans la ville de Kidal. Cela, afin de combler « progressivement le vide sécuritaire consécutif à la crise qu’a connue notre pays depuis 2012, a indiqué le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, au terme des travaux tenus à huis clos. Il a ajouté qu’il s’agit, également, de permettre le retour de l’Administration et des services sociaux de base. Le ministre Bouaré a affirmé que la réunion a, aussi, pris note des résolutions du Dialogue national inclusif, notamment les points en rapport avec l’Accord et, globalement, ceux qui ont trait aux questions de paix, de sécurité et de gouvernance. Il s’agit, selon lui, des élections législatives et l’ensemble des reformes nécessaires pour conforter davantage le processus démocratique dans notre pays, mais améliorer, également, sa gouvernance de façon générale. Pour lui, la rencontre a été l’occasion de relancer, de redynamiser l’ensemble du processus pour essayer d’accélérer le rythme et la dynamique de mise en œuvre de l’Accord qui est un outil important pour la paix au Mali, mais aussi pour l’ensemble des pays du Sahel. Auparavant, à l’ouverture des travaux, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé, avait indiqué que cette session est décisive pour le processus de stabilisation du Mali, avant de préciser qu’elle a un caractère historique, dans la mesure où elle se tient après cinq mois de suspension. Tiébilé Dramé a, ensuite, insisté sur l’unité nationale dans sa diversité, la restauration de l’intégrité du territoire et celle de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire, dans le respect de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale. De son côté, le secrétaire d’Etat algérien chargé de la Communauté nationale et des compétences à l’étranger, Rachid Bladehane, qui présidait les travaux, a souligné que l’objectif de la rencontre était de donner une nouvelle impulsion à la mise en œuvre de l’Accord et d’en accélérer sa cadence. Il s’agit, spécifiquement, selon lui, de faire le point de la concrétisation des conclusions des précédentes évaluations et, de manière plus générale, d’examiner les récents développements intervenus en relation avec l’Accord. Sur le registre du processus de paix, il s’est réjoui des avancées continues de la mise en œuvre de l’Accord, malgré un environnement sécuritaire difficile. « S’agissant, particulièrement, du volet défense et sécurité, nous nous félicitons, de nouveau, des avancées relatives au programme de DDR accéléré devant concerner les ex-combattants destinés au Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) de Kidal, Gao et Tombouctou », a-t-il déclaré. Rachid Bladehane a soutenu que ce programme s’est poursuivi avec la fin de la formation de 1 330 ex-combattants et leur intégration au sein des Forces armées maliennes (FAMa). « Nous espérons que tout sera mis en œuvre pour que ces éléments soient dotés d’équipements adéquats », a-t-il plaidé. Sur le volet développement, le secrétaire d’Etat algérien a évoqué l’adoption des textes relatifs à la création de la zone de développement des régions du Nord ainsi qu’au Fonds du développement durable y afférant. Pour lui, il importe de parachever, dans un bref délai, les progrès en la matière par l’opérationnalisation de ces deux engagements. Pour leur part, les ministres des Affaires étrangères mauritanien, burkinabé et nigérien ont invité tous les acteurs à faire les efforts nécessaires afin de donner, jamais, toutes ses chances à cette dynamique vers la paix au Mali. Et qui peut être profitable à l’ensemble de la Région. Ils ont réaffirmé la volonté de leurs pays à soutenir le processus de paix au Mali. BD/MD (AMAP)
Kayes : Les élèves manifestent pour la reprise des cours
Kayes, 21 janvier (AMAP) Les élèves de la cité des rails, appuyés par les parents d’élèves et des syndicats d’enseignants ont battu le pavé vendredi , dans les rues pour converger vers le gouvernorat afin de réclamer la reprise des cours, a constaté l’AMAP. Les responsables du Comité de gestion scolaire de Kayes Rive Gauche (CGS), de l’Association des mères d’élèves (AME) et le coordinateur régional du Syndicat national des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales (SYNEFCT), Ousmane Sissoko ont également participé à la marche. S’exprimant au nom du CGS-Rive Droite, Mme Bocoum Zeynab Gueye s’est adressé au directeur de cabinet du gouverneur en ces termes : « On veut l’entente pour que nos enfants puissent étudier à l’école ». Même son de cloche pour Mme Niangadou Djeneba Lobo qui ne souhaite « ni d’année blanche, ni le sauvetage de l’année mais, une année scolaire normale ». « Nous invitons le gouvernement à mettre les enseignants dans leurs droits afin que cette crise scolaire reste un mauvais souvenir pour notre pays », a expliqué Youssouf Coulibaly, porte-parole des marcheurs, dans une déclaration remise au directeur de cabinet, Meïssa Fané. Le directeur de cabinet du gouverneur a fait savoir à la délégation des manifestants qu’il avait reçu les autorités scolaires au sujet des problèmes de bourses et de salaires, parmi d’autres. « Ils (syndicats) voulaient marcher. Je leur ai dit de surseoir à leur activité. Car, la gestion des problèmes de salaires est une question de procédure ». Le représentant du chef de l’exécutif régional a demandé aux émissaires d’inviter les élèves à regagner leurs écoles. Ces derniers se sont exécutés car, ils ont dit aux manifestants de regagner leurs familles et de reprendre le chemin de l’école le 21 janvier 2020. Il faut rappeler que les écoles publiques des enseignements (préscolaire, fondamental et secondaire) du pays sont paralysées par les multiples grèves que décrètent, par intervalle, le Collectif des syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016. Les enseignants, à travers leurs syndicats, demandent « l’application immédiate » de l’article 39 de la Loi portant statut du personnel enseignant des établissements secondaires, fondamentaux et de l’éducation préscolaire et spéciale. Ce texte prévoit une majoration de revenus des enseignants à hauteur de 20% depuis janvier 2019, et 9% à partir de janvier 2021. BMS/KM (AMAP)
Yélimané : Inauguration d’un nouveau CSCOM à Dioncoulané
Yélimané, 21 janvier (AMAP) Un nouveau centre de santé communautaire (CSCOM), financé par l’Association Dagakané des ressortissants de Dioncoulané en France pour un montant estimé à 185 760 800 FCFA, a été inauguré dimanche dans le village de Dioncoulané, dans le Cercle de Yélimané, sous la présidence du Chef de cabinet du Ministre des Maliens de l’Extérieur, Cheick Coulibaly, a constaté l’AMAP. C’était en présence du Directeur National adjoint de la santé et des affaires sociales, représentait le département de la santé et des affaires sociales, Abdoulaye Guindo, du 2ème adjoint au préfet de Yélimané, Almamy Ibrahima Kagnassy, du maire de la commune rurale de Guidimé, Soumaïla Diakité, des élus locaux et des délégations venues du Mali et de la France. L’infrastructure est composée d’une salle d’attente, d’une pharmacie, d’une salle d’hospitalisation, de deux salles d’accouchement, deux salles de soins, de quatre bureaux, d’un laboratoire, d’une salle de radiographie et de sept toilettes. Les locaux sont également équipés de lits, de matelas, de tables d’accouchement, de matériels de bureaux, etc. Le Chef de cabinet du Ministre des Maliens de l’Extérieur s’est dit heureux de la qualité de cette réalisation qui est une occasion de magnifier le travail de la Diaspora avant d’assurer de l’accompagnement du Chef de l’État et du gouvernement aux côtés de la population pour le développement du pays dont la diaspora est l’un des piliers. Le représentant du département de la santé et des affaires sociales, Abdoulaye Guindo a déclaré que cette infrastructure va améliorer la santé dans la commune de Guidimé et dans le cercle de Yélimané et cadre parfaitement avec le PRODES IV. Des milliers de personnes qui sont venues de l’ensemble du cercle ont pris part à l’évènement marqué par des prestations folkloriques des troupes, prolongeant la fête jusque dans l’après midi. AS/KM (AMAP)

