Niono : Visite du Ministre de l’administration territoriale et de décentralisation
Niono, 13 novembre (AMAP) Le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, à la tête d’une importante délégation comprenant les membres de son cabinet, des directeurs centraux de l’administration et des collectivités territoriales, en compagnie du gouverneur de la Région, l’inspecteur général Biramou Sissoko, a séjourné à Niono, vendredi dernier. Lors de cette visite, qui s’inscrit dans le cadre d’une tournée qu’il a entrepris jeudi en 4èmeRégion afin de s’enquérir des préoccupations des populations à la base, le ministre et sa délégation ont rendu une visite de courtoisie aux notabilités et aux chefs religieux et coutumiers de Niono. Il a, ensuite, présidé une conférence des cadres dans au Cercle où une minute de silence a été observée à la mémoire des victimes de différentes et récentes attaques terroristes. Dans son discours de bienvenue, le maire de la Commune urbaine de Niono, Abdramane Touré, s’est réjoui de cette visite, « car, a-t-il dit, elle est la preuve que le ministre accorde une importance particulière à l’amélioration des conditions de travail de l’administration et de sa volonté d’approcher les populations afin de s’imprégner de leurs difficultés ». De son coté le sous préfet central de Niono assurant l’intérim du préfet, Mme Diassana Fatou Daou, a axé son intervention sur lune présentation sommaire du cercle, la description de la situation sécuritaire, les mesures prises, les suggestions et recommandations, le Dialogue national inclusif et la révision annuelle des listes électorales de 2019. S’agissant de la situation sécuritaire, le préfet par intérim a dit que le positionnement géographique du Cercle de Niono en fait une zone d’insécurité, depuis la crise multidimensionnelle que le Mali expérimente, depuis 2012. « Cette situation d’insécurité est caractérisée, entre autres, par la présence accrue de groupes armés de tout acabit dans le cercle, des assassinats et enlèvements ciblés, du vol de bétail », a ajouté le préfet intérimaire. Prenant la parole, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah a évoqué ce que représente la Région de Ségou et, particulièrement, le cercle de Niono, en termes de création de richesses et du point de vue de sa position géopolitique. Il a invité les populations à la cohésion, à l’entente afin de faire face aux défis auxquels notre pays est confronté aujourd’hui. « Les attentes sont nombreuses. On ne peut pas résoudre tout et tout de suite. La priorité, pour le moment, est donnée à l’éduction et à la défense », a-t-il dit. Les préoccupations des participants ont porté, entre autres, sur les difficultés de recouvrement des taxes et impôts, l’amélioration du statut des élus, l’opérationnalisation de l’affectation de 30% du budget national aux collectivités, l’accélération du transfert effectif des compétences, l’insuffisance du personnel, la vétusté des locaux des services techniques et le retard de la lettre de nomination des chefs de villages. Le ministre et les directeurs centraux de l’administration et des collectivités territoriales ont fourni des réponses jugées satisfaisantes par les participants. MS/MD (AMAP)
Les agropasteurs de Tominian se forment à l’insémination artificielle

Tominian, 13 novembre (AMAP) Des agropasteurs de Tominian ont reçu une formation en insémination artificielle, au cours d’un atelier organisé, mardi, par le Service local de la production et de l’industrie animale (SLPIA), en collaboration avec le Centre national de l’insémination artificielle animale (CNIA), sous la présidence du 1eradjoint au préfet du cercle de Tominian, Moussa Coulibaly. Selon le chargé de Suivi-évaluation au CNIA, Moussa Traoré, l’objectif de cet atelier est d’apprendre aux agro-éleveurs les notions d’élevage amélioré, d’insémination artificielle, la préparation des animaux destinés à l’insémination, les méthodes d’interventions dans l’insémination artificielle, la conduite des vaches inséminées et des nouveau-nés. Le préfet, avant d’ouvrir les travaux, a rappelé que, pour améliorer les revenus dans le domaine de l’élevage, le Mali a bénéficié, en 2014, de semences animales du Royaume du Maroc et a créé, en 2015, le Centre national de l’insémination artificielle animale (CNIA) pour améliorer la production de lait et de la viande. Mettant, ainsi, cette activité au centre des préoccupations nationales dans le secteur de l’élevage. Selon le Préfet, l’atteinte de l’objectif de l’insémination passe, nécessairement, par la formation de l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur lait et viande. Les participants ont planché sur les thématiques des facteurs de réussite de l’Insémination artificielle, comment préparer la vache, les types de vaches à inséminer, l’entretien du veau, l’accès à l’insémination, les difficultés liées à l’insémination et les conseils pratiques. Le Projet de développement durable des exploitations pastorales au Sahel-Mali (PDDEPS-Mali) est un vaste programme sous régional qui concerne le Mali, le Sénégal et le Burkina Faso. Il est aligné sur le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS)financé par la Banque mondiale et complètera ses activités au Mali. Le partenariat avec le PRAPS offrira un fort potentiel de levier pour intensifier les interventions prometteuses. Le Projet s’exécutera à travers ses cinq composantes : le développement des infrastructures pastorales et la gestion des ressources naturelles, le développement des chaines de valeur des bovins et des petits ruminants, l’accès à la finance islamique, l’appui au développement des capacités institutionnelles et organisationnelles, la gestion du projet. Il associera, étroitement, le secteur privé et les structures communautaires dans la mise en œuvre de ces composantes. Au Mali, les actions concerneront les Régions de Kayes, Koulikoro, Ségou, Mopti et Sikasso. Toutes ces régions sont caractérisées par une forte activité de transhumance et se situent, principalement, dans le corridor reliant le Mali aux pays voisins. Les sites du projet abritent, également, les principaux marchés locaux et régionaux du bétail et offrent un potentiel d’amélioration du commerce transfrontalier. Le CNIA, un des maillons de la mise en œuvre de la composante 2 du Projet développement des chaines de valeurs des bovins et des petits ruminants, doit jouer ce rôle important dans ce projet. Il doit permettre la mise à niveau des inséminateurs sur les nouvelles biotechnologies de la reproduction, protocole de synchronisation, utilisation de matériels et équipements récents et former les agro-éleveurs dans la conduite des troupeaux destinés à l’insémination artificielle. ST/MD (AMAP)
« Jowro », gestionnaires des ressources naturelles

Envoyé spécial Ahmadou CISSE Mopti, 13 novembre (AMAP) Hamsala Bocoum, grand connaisseur de la vie dans le Delta central, décortique le mot peulh « Jowro » qui est la contraction de ‘Jom’ (propriétaire ou chef) et de ‘Wuro’ (campement, village). Ce mot composé de « Jowro » désigne l’individu et l’institution coutumière chargés de gérer les ressources naturelles (principalement les pâturages) d’un territoire pastoral ou agropastoral ou d’un simple îlot à ‘bourgou’ que la décrue du fleuve Niger et celle de ces affluents et défluents mettent à nu dans le Delta intérieur du Niger (de Ké-Macina à Youwarou). « Ce système, poursuit-il, a existé bien avant la Dina de Sékou Ahmadou, au sein des premiers royaumes qui avaient la souveraineté sur cette zone géographique ». Ainsi, des relations de pouvoir caractérisaient les rapports entre « Ardos » (chefferies locales) et « Jowro ». Les deuxièmes officiaient sur les terres contrôlées et surveillées par les premiers qui, eux-mêmes, étaient des vassaux d’un suzerain (roi ou empereur). Dans les livres d’histoire, malheureusement peu enseignés dans nos écoles, on apprend que les premières institutions pastorales remontent à l’occupation du Delta par les pasteurs peuls vers le XIVè siècle, période à laquelle les communautés ont établi des conventions sur l’exploitation des ressources naturelles. A partir du XVè siècle, sont apparues les chefferies peules connues sous le nom de “Ardo”. Elles furent structurées en entités pastorales « Jom-Wuro » qui deviendront plus tard les « Jowro ». La première structuration de l’espace du Delta est donc l’œuvre des Ardos, selon les documents historiques. Elle est organisée autour de la notion des Leydi (espace territorial comprenant l’ensemble des ressources naturelles de la zone gérée par les Dioros). Au début du XIXe siècle, l’Etat théocratique peul de Hamdallaye se substitua aux Ardos et réorganisa l’administration et la gestion des ressources naturelles du Delta. Depuis les États généraux de Hamdallaye, à l’an III de la Dina, où les communautés nomades du Delta sont appelées à se sédentariser, le « Jowro » s’est vu confier la gestion des pâturages. « Chaque groupe de pasteurs disposait de droits sur certains pâturages et sur certains points d’eau pendant une période déterminée permettant une complémentarité et une superposition, dans l’espace et dans le temps, des systèmes de production. Cette forme de rotation permettait une utilisation optimale et (sans conflits) de toutes les ressources. La distinction entre les pâturages de saison de pluie (zone exondée) et ceux de la zone sèche (zone inondée) permettait à la végétation de se régénérer normalement », explique Hamsala Bocoum. C’est la responsabilité du « Jowro » de veiller au respect de tous ces grands équilibres. Son rôle est même consigné dans la Charte pastorale du Mali qui accorde une place de choix à la propriété coutumière. Sous la Première République, le régime socialiste, en nationalisant les terres, avait, considérablement, réduit le pouvoir des « Jowro » dont la réhabilitation n’a été amorcée qu’en 1966 par l’organisation de la première conférence locale sur les bourgoutières à Tenenkou. « Depuis les sécheresses des années 70 et 80, les ressources naturelles du Delta se sont amenuisées tandis que la population et les surfaces cultivées ont doublé. L’agriculture a phagocyté les espaces, traditionnellement, réservés à l’élevage. Sur le même espace, plusieurs usagers différents se côtoient où se superposent, chacun cherchant sa survie, selon ses propres règles, selon son activité ou son statut social », rappelle Hamsala Bocoum. Les « Jowro » continuent à exercer leur droit à la préséance, chaque fois que les troupeaux descendent, à la recherche du « bourgou », une herbe juteuse et sucrée, qui pousse, à perte de vue, dans le lit du lac. Sur les traces d’ « Amkoullel, l’enfant peul, Amadou Hampâté Ba met en garde : « Quiconque ne tient pas compte de ce qu’il était hier, demain ne sera rien, absolument rien ». AMC/MD (AMAP)
Koro : Visite du gouverneur de la Région de Mopti

Koro, 13 novembre (AMAP) Le gouverneur de la Région de Mopti, le général de Brigade, Abdoulaye Cissé, accompagné du chef d’état major de l’Armée de terre, le général Keba Sangaré, du chef de la Légion de la gendarmerie de Mopti, du directeur régional des Douanes et du président du Conseil régional, est arrivé, mardi, à Koro, dans le cadre d’une visite de terrain, a constaté l’AMAP. La délégation s’est, d’abord, rendue dans le village de Bih, à la frontière avec le Burkina Faso, pour constater les dégâts causés au pont dynamité par des terroristes, avant de tenir une conférence de cadres avec les chefs de services techniques et les forces vives de Koro. Le gouverneur a informé les populations, après les avoir remercié pour leur accueil, que toutes les dispositions seront prises pour réparer le pont détruit, afin de reprendre, au plus vite, le trafic routier sur ce tronçon. Il a indiqué que l’entreprise chargée de l’exécution des travaux traine encore le pied et n’est pas encore arrivée sur le site, alors que l’endroit est sécurisé par les Forces armées maliennes (FAMa), depuis plus d’une semaine. Il a instruit à l’entrepreneur d’être sur le terrain « dans 48 heures, au risque de perdre le marché au profit d’un autre ». Selon lui ce corridor rapporte beaucoup sur le plan économique à la région, il n’y a pas de raison que les travaux trainent. Sur le plan sécuritaire, il a invité les populations à collaborer avec les FAMa, en donnant des informations fiables. Il a, surtout, déploré que, parfois, au lieu que des informations relatives aux attaques viennent des villages pour le niveau régional, c’est Bamako qui appelle pour signaler que tel village est attaqué ou tel autre est sous menace. Il a demandé aux populations de donner les informations aux autorités administratives locales qui se chargeront de remonter au niveau régional, après vérification. Quant au général Kéba Sangaré, il est, également, revenu sur la nécessité de fournir des informations fiables à l’Armée. Il a dit que dans de nombreux cas signalés, quand les hommes arrivent sur le terrain, ils trouvent que l’information sur l’attaque des villages n’est pas fondée. « Cela fatigue beaucoup les hommes. L’Armée est présente auprès des populations et continuera à être présente auprès d’elles pour assurer la sécurité des personnes et de leurs. Mais elle a, surtout, besoin de la collaboration de cette population pour mener à bien ses différentes missions » a-t-il conclu. La délégation a quitté Koro pour l’étape de Bankass où elle tiendra, aussi, une rencontre de cadres sur les questions liées à la sécurité. MN/MD (AMAP)
Grève de 72h au Lycée public de Yélimané

Yélimané, 13 novembre (AMAP) Les professeurs du Lycée public de Yélimané ont observé une grève de 72h, à partir de lundi, suite à un préavis que le comité local du Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivités (SYPESCO) a déposé au Conseil de cercle, le 24 octobre dernier. Les professeurs demandent, entre autres, la construction de toilettes à la salle des professeurs et d’un hangar ou parking pour leurs engins. La rencontre du syndicat avec le Conseil de cercle n’a pas permis d’éviter la grève. Le syndicat compte reconduire son mouvement s’il n’obtient pas satisfaction sur ses revendications. AS/MD (AMAP)
Chimio prévention du paludisme saisonnier à Barouéli : Plus d’efforts requis pour améliorer les résultats

Barouéli, 12 novembre (AMAP) L’atelier de restitution des résultats de la campagne de Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS), à Barouéli, tenu récemment, a appelé à plus d’efforts pour améliorer les performances de l’opération, a constaté l’AMAP. Le but visé par la rencontre est daméliorer la performance des équipes de santé lors des prochaines campagnes de la CPS dans le District sanitaire de Barouéli. Présidé par le sous préfet central, Ibrahima Ongoiba et organisé par le Centre de santé de référence (CSRéf) de Barouéli, sur financement de PSI-Mali, à travers Impact Malaria, l’atelier a vu la participation de tous les acteurs impliqués dans la prise en charge du paludisme, à savoir les maires, les services techniques, les présidents des Associations de santé communautaire (ASACO), les directeurs techniques de centre de santé et la Société civile. Après quatre mois de mise en œuvre, il fallait apprécier les efforts dans le cadre de la prévention du Paludisme chez les enfants de 3 à 59 mois, non seulement de la part du partenaire, mais aussi des acteurs directs. Bien que la valeur cible (90% des enfants ayant reçu les médicaments, lors des quatre passages) ne soit pas atteinte, les résultats sont, nettement, meilleurs à ceux de la campagne précédente avec 88,66% contre 71%. En procédant à une analyse des quatre passages, on note une baisse progressive du taux de couverture du District sanitaire de Barouéli qui passe, progressivement, de 101,6% au premier passage, 101,45% au deuxième, 99,45% au troisième et 98,39% au quatrième passage. Cette baisse s’explique par la progression de l’hivernage, avec son corrolaire du nombre de cas de paludisme qui monte en flèche.Lesdifférents résultats traduisent des difficultés d’exécution des différents passagesde la campagne. Il s’agit de la réduction du nombre d’équipes, le paiement a posteriori des frais de carburants, la non prise en charge de réparation des motos utilisées et l’insuffisance de la communication inter personnelle. Cette dernière difficulté a fait l’objet d’échanges, car elle constitue la pierre angulaire de la réussite de la campagne. Elle permet la diffusion de la bonne information via les radios de proximité et les agents distributeurs des médicamentsde la campagne pour un changement de comportement. Malheureusement, les médicaments qui devaient contribuer à la réduction du taux d’enfants souffrant de paludisme et soulager, par là même, les dépenses des parents, ne bénéficient pas réellement de l’accompagnement des populationseu égard aux incompréhensions ou intoxications entretenues. JC/MD (AMAP)
Route de N’gana : Le début de la fin du calvaire

Bamako, 12 novembre (AMAP) Une partie de la piste, qui traverse la bourgade de N’gana et qui va de l’entrée au marché, a été refaite en latérite et inauguré, jeudi dernier, au cours d’une cérémonie présidée par le maire de Kalabancoro, Tiècoura Hamadoun Diarra, en présence de notabilités, d’élus et de nombreuses populations, a constaté l’AMAP. Ce tronçon, désormais carrossable, a été réalisé dans le cadre de la première tranche des travaux engagés par la mairie de la Commune rurale de Kalabancoro dont relève N’gana, Longue de 2,5 km, cette route en latérite, a couté environ 21 millions de Fcfa, hors taxe. « La mairie avait déjà acheté des engins lourds pour l’exécution des travaux de terrassement’, a révélé l’édile de Kalabancoro. « Ce qui a contribué à la réduction du coût des travaux », a précise l’officier d’état-civil. La construction de la route est intervenue à la demande de l’Association des jeunes Niètaa de N’gana (AJGG) dont Tiècoura Hamadoun Diarra a salué le courage et la persévérance. « C’était un vrai parcours du combattant pour les populations de cette localité », a-t-il reconnu. « C’est consciente de la souffrance des populations que la mairie a répondu à l’appel de la jeunesse de N’gana », a soutenu le maire, avant de promettre que tout sera fait pour commencer, dans les meilleurs, délais la deuxième tranche qui va du marché de N’gana au nouveau pont de la localité. Intervenant à son tour, le représentant de l’Association des jeunes, Mamadou Timota, a remercié l’édile pour avoir répondu à leur demande. M. Timota a réaffirmé l’engagement total de la jeunesse à soutenir et à accompagner toutes les actions et initiatives de développement au profit de la commune. En guise de reconnaissance, l’AJGG a remis un trophée « Ciwara » et une attestation de mérite au maire pour service rendu à la commune rurale de Kalabancoro. Pour sa part, le sous-préfet de Kalanbancoro, Daha Keïta, a félicité le maire pour ses actions citoyennes en faveur de la commune. M. Keïta a fait un plaidoyer pour le bitumage de cette route. Afin, selon lui, « d’épargner aux usagers la poussière rougeâtre qui enveloppe tout le trajet, surtout les matins et les soirs ». Comme projet, le maire Tiècoura Hamadoun Diarra a annoncé qu’il souhaite construire des salles de classe dans certaines écoles fondamentales, avant la fin de l’année. La construction de cette route est une souffrance de moins pour les populations de N’gana et des localités environnantes. C’était une véritable épreuve pour rallier ces localités, en passant par Kalabancoura, en Commune V de Bamako. La piste qui traverse la bourgade de N’gana, située en plein cœur de la zone aéroportuaire, était sinueuse et très accidentée. En période d’hivernage, piétons, cyclistes, motocyclistes et automobilistes sont obligés de patauger dans les eaux de ruissellement et dans des marigots, sur plusieurs kilomètres, pour rejoindre leur domiciles ou leur lieux de travail. Un calvaire qui pourrait, désormais, faire partie du passé. La mairie de la Commune rurale de Kalabancoro dont relève N’gana, a initié, sur fonds propres, vers la fin de l’hivernage, de grands travaux sur cet axe routier,. FYK/MD (AMAP)
Kayes : L’Église protestante organise des consultations médicales gratuites

Kayes, 12 novembre (AMAP) Des consultations médicales gratuites et le don de médicaments, organisées par l’Église protestante « Réveil » de Kayes N’Di, à l’intention des populations de la commune urbaine de Kayes, de la Commune rurale de Khouloum et de la maison carcérale, ont débuté lundi, a constaté l’AMAP. L’Eglise pour cette énième intervention, a fait venir des médecins et agents de santé de l’Amérique Centrale pour ces consultations médicales gratuites, offertes par le Dr. Gonzalo Del Castillo de Kendall Hospital (Miami-USA) et de ses assistants. Les maladies constatées majoritairement concernent le paludisme, la fièvre, les maux de tête, les toux et le rhumatisme qui sont fréquents en cette période dans la cité des rails où une grande affluence des populations a été remarquée pour ces consultations à l’Hôpital Régional. Les populations ont apprécié l’action de l’Eglise. « Nous saluons la présence de ces docteurs étrangers. Je souhaite que cette action soit pérenne » a souligné Bagayoko Daouda, un ressortissant de la Côte d’Ivoire. « La santé fait partie du travail de l’Eglise. C’est une mission humanitaire. Nous avons fait venir 6 équipes de l’Amérique Centrale (Nicaragua, Bolivie), des Etats-Unis d’Amérique et de la France. Ces agents travaillent ici en fonction de leurs capacités et moyens) », a indiqué le pasteur José Kamaté. BMS/KM (AMAP)
Kangaba : Echanges sur les droits de l’homme et la saisine des juridictions pénales

Kangaba, 11 novembre (AMAP) Un atelier de formation sur les droits de l’homme et les modes de saisine des juridictions pénales, destiné à une cinquantaine de jeunes et de femmes, a pris fin, samedi, à Kangaba, sous la présidence de l’adjoint du préfet de Cercle, Alidji Bagna, a constaté l’AMAP. Organisé par le Centre d’assistance et de promotion des droits humains (CapDH), avec l’appui financier de l’ambassade du royaume de Danemark, il avait pour but d’outiller les jeunes et les femmes sur les droits de l’homme et les modes de saisine des juridictions pénales, afin de promouvoir et de protéger les couches vulnérables et favoriser l’accès à la justice au Mali. Les participants venus des 9 communes du cercle ont échangé sur le système des droits de l’homme, les instruments juridiques de protection des droits de l’homme, les modes de saisine des juridictions pénales ordinaires et les modes de saisine des juridictions pénales spécialisées. Le représentant du chef de l’éxecutif local a remercié le Royaume du Danemark qui continue de déployer des efforts pour soutenir le gouvernement dans la promotion des droits de l’homme au Mali. Alidji Bagna a enfin déclaré que la connaissance des droits et devoirs du citoyen et la maitrise des procédures de saisine des juridictions par les jeunes constitueraient un vecteur de promotion et de protection des droits humains, facteur de cohésion sociale et de paix durable. Cette formation s’inscrit dans le cadre d’une série d’ateliers que le CapDH organise au profit de 700 jeunes des Régions de Kayes, Koulikoro, Ségou, Sikasso, Mopti et du district de Bamako, duant cette année 2019. SD/KM (AMAP)
Incinération de poulets de chair saisis à Kangaba

Kangaba, 11 novembre (AMAP) Une équipe mobile d’enquête, conduite par Bourahima Diallo, de la Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence de Koulikoro, en mission dans le Cercle de Kangaba, a procédé, samedi, à la destruction, par incinération de 09 cartons de poulets de chair contenant, chacun, 10 poulets, a constaté l’AMAP. La saisie a eu lieu, le 08 novembre 2019, sur le site d’orpaillage de Diabani, dans la Commune rurale de Nouga. Un procès verbal de notification de saisies provisoires a été dressé et adressé au directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence de Koulikoro. Il fait mention de la saisie de 09 cartons de poulet de chair importés par un certain Harouna Coulibaly, commerçant à Diabani qui détenait les stocks de marchandises « sans pièces justificatives de leurs acquisitions ». C’est la deuxième saisie de poulets de chair par cette équipe, en moins de deux mois. La première saisie s’est passée à Kourémalé, à la frontière avec la Guinée, le 1eroctobre 2019. L’incinération du produit s’est déroulée en présence du représentant du sous-préfet central, Abderhamane H. Maiga, du secrétaire particulier du maire de la Commune de Minidian, Issa Coulibaly et du représentant du chef de peloton de la Garde nationale, le caporal Bourou Diakité. Le préfet du cercle a salué le courage des agents de la Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence qui ne ménage leur effort pour mener des enquêtes de ce genre dans le Cercle. Il leur a demandé de redoubler d’effort pour mettre fin au commerce frauduleux des poulets. Il faut signaler qu’un arrêté interministériel du18 mars 2004 interdit l’importation de la viande de poulet sur toute l’étendue du territoire national. SD/MD (AMAP)

