Des manifestants ont bloqué jeudi la route Kita-Bamako pour exiger la nomination d’un Gouverneur pour la nouvelle Région

Kita, 15 novembre (AMAP) Des manifestants ont érigé des barricades, à côté du poste de contrôle, à 4 Km de la ville de Kita (Ouest), depuis l’aube, jeudi, empêchant toute circulation, dans les deux sens, des véhicule sur la RN24, a constaté l’AMAP. Les manifestants qui réclament la nomination d’un gouverneur pour la Région de Kita, nouvellement crée, dans le cadre de la régionalisation, ont, finalement, accepté de lever les barricades vers 16h30 et disent faire confiance au préfet pour que leurs causes soient entendues par les plus hautes autorités. Au milieu de la voie se tient un hangar géant fait de matériaux hétéroclites. Les responsables du mouvement ont pris place sur des chaises métalliques. De part et d’autre de ce barrage, on peut voir une longue file de véhicules, de toutes catégories, arrêtés et tenues de respecter les consignes des manifestants. Selon le vice-président du bureau national et président du Collectif des régions non opérationnelles pour Kita, Sékou Coulibaly, « il est temps que Kita bénéficie des promesses de campagne du président de la République ». C’est la raison pour laquelle, selon eux, il faut manifester pour réclamer, comme certaines localités du Mali l’ont fait pour obtenir des plus hautes autorités, la nomination de leur gouverneur. Les manifestants ont, aussi, brandi la question de quota dans les recrutements. Ils trouvent que les jeunes de Kita sont pénalisés, alors que son érection en région demeure dans les discours des autorités. Le préfet, Mamadou Diakité, à la tête d’une délégation comprenant des acteurs de la société civile, s’est immédiatement rendu sur le site et a plaidé pour la levée les barricades et de permettre aux usagers de la route de poursuivre leurs activités. Diakité a demandé aux jeunes de faire preuve d’indulgence afin que les chrétiens et musulmans puissent accomplir le pèlerinage national catholique et le baptême du Maouloud. Il a ajouté, aussi, que les concours professionnels qui doivent se faire ce week-end vont occasionner des mouvements sur ce tronçon. Le préfet les a, une fois de plus, écouter avec beaucoup d’attention avant d’en appeler à leur « sens de l’honneur qui est une valeur essentielle à Kita ». El Hadj Dramane Sangaré, un notable, membre de la délégation du préfet a abondé dans le même sens, en suppliant les manifestants d’accepter de lever les barricades pour permettre que le pèlerinage national catholique se tienne sans inquiétude. Il a été appuyé dans ses propos, le 1eradjoint du Maire de Kita, Soriba Cissé. Les responsables du mouvement, Sékou Coulibaly et Djibril Touré, ont promis de discuter avec les autres manifestants qui tiennent aussi des barricades sur le tronçon et de rendre compte au préfet des décisions prises sur la tenue du pèlerinage national catholique et le baptême du Maouloud. Aux environs de 16h les délégués des manifestants conduits par M. Coulibaly, ont été reçus par le préfet. Le préfet, au nom de toutes les autorités de Kita, à remercié les manifestants pour avoir fait preuve de sagesse et leur a promis « de tout mettre en œuvre, dans une synergie d’actions avec les autres acteurs, pour une région de Kita, toujours légendaire, éprise de paix et de solidarité avec le reste du Mali ». C’est la deuxième manifestation de mécontentement de ces jeunes, en 20 jours, devant ce qu’ils appellent « la lenteur du gouvernement dans la nomination du Gouverneur, pour l’opérationnalisation de la Région de Kita ». Le 24 octobre dernier sous la houlette du collectif des régions non opérationnelles, ces manifestants avaient bloqué la route Kita-Bamako, au niveau du poste de police. Sur leurs pancartes, on pouvait lire : « Nous voulons la nomination de notre Gouverneur. Ils étaient revenus sur leur décision, à la suite de la promesse des autorités locales de faire remonter leurs doléances. Mais, ils ont promis de passer à la vitesse supérieure au cas où la réponse à leurs demandes prendrait du retard. FK/MD AMAP KITA

Le gouverneur de la Région de Tombouctou en visite à Goundam

Goundam, 15 novembre (AMAP) Le gouverneur de la Région de Tombouctou, Koïna Ag Ahmadou,accompagné d’une forte délégation, a effectué, jeudi, une visite à Goundam pour s’enquérir de l’évolution de la situation sécuritaire et évaluer les acquis, en termes de développement et de réalisations dans le cercle, a constaté l’AMAP L’annonce de cette visite a suscité un grand engouement et une forte mobilisation au sein des acteurs politiques, les légitimités et chefferies traditionnelles, religieuses et coutumières, les chefs de services, les chefs des Forces armées de défense et de sécurité, la Société civile, les représentants de la Mission intégrée et multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), les associations de femmes et de jeunes etc. Tous avaient pris d’assaut la salle de conférence de l’hôtel de Ville de Goundam. La rencontre a commencé, après une brève visite de courtoisie aux autorités traditionnelles couronnée de bénédictions pour le Mali et toutes les autorités. Dans son discours, le premier adjoint du maire de la Commune urbaine de Goundam, Mahamoudou Sall, qui s’est dit sincèrement très satisfait de l’organisation de cet important évènement, a adressé ses remerciements au gouverneur Koina pour ses appuis et soutien suite aux différentes épreuves qui ont marqué le Cercle de Goundam. M. Sall a, ensuite, soumis à son hôte, quelques doléances compte tenu de l’extension de la ville et la forte croissance de la population d’environ 21.461 habitants pour la seule ville de Goundam, le problème, qui depuis trois ans, se pose avec acuité: les délestages et pannes fréquentes des groupes, trop vétustes, électrogènes d’Energie du Mali (EDM). Au Centre de santé de référence (CSREF) de Goundam, le problème de radiographie et de salle d’oxygénation reste posé et “demande une solution idoine et rapide pour soulager la douleur des patients” trop vétustes. Il a réitéré la disponibilité des terrains devant abriter un nouveau commissariat de Police et un service de la Protection civile. Il a, enfin, attiré l’attention du gouverneur sur le problème des chenaux d’alimentation des lacs du Cercle qui sont obstrués et ne reçoivent pas d’eaux. Ce qui ne présage pas une bonne campagne agricole en 2020. Le préfet du Cercle de Goundam, Mamadou Konaté, quand à lui, s’est réjouit de l’initiative du gouverneur, à travers cet important cadre de sensibilisation des populations pour parler de paix et de développement. il a énuméré un certain nombre d’événements douloureux qui ont endeuillé le Cercle. Il a, également, évoqué les actions menées par les projets de développement, à travers plusieurs réalisations : construction de deux Centres de santé communautaire (CSCOM), des points d’eau, des appuis aux associations, maraîchage, embouche, équipements, services sociaux de base etc. M. Konaté a, également, évoqué un certain nombre de problèmes dont le manque d’équipements, de matériel roulant, l’insuffisance de personnel dans tous les services sociaux de base. Le Préfet a parlé des 50 nouveaux logements sociaux qui peinent à trouver des locataires. Seule une dizaine de candidatures a été enregistrée, à ce jour, malgré les actions de sensibilisation de la Commission. Le préfet pense qu’on devrait attribuer à ces candidats les logements afin qu’ils soient protégés contre le vol des matériels des logements. Sur le plan sécuritaire, il a dit que plusieurs conférences et foras, tenus à Goundam, ont fortement contribué à résoudre les problèmes sociaux. Des comités de vigilance dans les quartiers traquent les jeunes qui consomment des stupéfiants. Il a fait état, aussi, des rapports cordiaux entre les Forces armées malienens (FAMa) et les forces partenaires à Goundam. Des actions de sensibilisation sont en cours pour une solution pacifique aux problèmes de Tilemsi et d’Échelle. Et, enfin, le préfet Konaté a fait le point de la révision des listes électorales qui se poursuit, conformément, au chronogramme prévu. “Les Commissions sont sur place, l’affluence des électeurs est très timide”, a dit le prefet. Le gouverneur Koina Ag Ahmedou, s’est tout, d’abord, réjouit de la chaleur de l’accueil traditionnel des populations de Goundam. Il a apprécié les efforts entrepris par les autorités pour la restauration de la paix et la sécurité dans le cercle. Ce qui fait de Goundam une source d’inspiration pour la Région de Tombouctou. Il s’est appesanti sur le retour d’une accalmie sécuritaire dans la région. Il a trouvé que cette accalmie retrouvée contre le grand banditisme résulte d’une logique entreprise depuis 2017 avec la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), en collaboration avec les FAMa. Il s’agit de rétablir les conditions normales de la circulation des personnes et de leurs biens qui a failli être entamé par les bandits. Le gouverneur de la Région de Tombouctou a invité, tour à tour, les directeurs régionaux, qui l’ont accompagné dans cette tournée, à faire le point, en ce qui concerne leur service, sur le fonctionnement et les activités menées, les problèmes et les perspectives. Des questions posées et un débats très passionné sur tous les problèmes sociaux et sécuritaires ont alimenté la rencontre. A tous les problèmes abordés, le gouverneur Koina a apporter des réponse. Il a remercié le préfet pour son engagement dans la quête de la paix, la cohésion sociale et le Quand développement du Cercle de Goundam. Quant aux doléances, notamment, le retard du paiement de fonctionnaires de la collectivité de la Région de Tombouctou, le paiement des frais de surveillance du Diplôme d’études fondamentales (DEF) 2019 et les déplacements, le problème de radiographie et de salle oxygénée, les autorités s’engagent à leur rechercher des solutions idoines. AAT/MD (AMAP)

Des individus armés dans la ville de Diré jeudi nuit

Diré, 15 novembre (AMAP) Quatre hommes armés non identifiés ont fait irruption dans la ville de Diré (Nord) jeudi soir, aux environs de 21h45 et se sont dirigés, directement, vers la Maison d’arrêt où ils ont tiré des rafales en l’air. Les assaillants se sont, ensuite, introduits dans l’enceinte, en forçant le portail pour libérer tous les détenus et ont incendié deux motos, à la porte d’entrée de l’établissement pénitencier. On signale que les gardiens de prison sont portés depuis les premières rafales. Ensuite, les mêmes individus se sont ont pris la direction du commissariat de police que tous les policiers ont déserté. Les agresseurs ont tiré sur les murs et saccagé les voitures des policiers, puis ont incendié une moto. Quelques temps après, quand le contingent militaire de Goundam est arrivé, il a  trouvé que les hommes armés étaient déjà repartis pour une destination inconnue. Le lendemain, le gouverneur de la Région de Tombouctou, Koina Ag Ahmadou est arrivé à Diré, à la tête d’une forte délégation pour constater les lieux. Puis, après, il a rencontré les chefs de services pour discuter avec eux de tous les évènements, récemment, survenus dans le cercle. Il a rassuré les populations, leur faisant comprendre que toutes les dispositions seront prises pour leur sécurité. CM/MD (AMAP)

Un symposium, à Bamako, sur les réformes politiques et institutionnelles

Bamako, 15 novembre (AMAP) Le ministre chargé des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile, Amadou Thiam a présidé, jeudi, à Bamako, l’ouverture des travaux de la 1ère édition du symposium national sur les réformes politiques et institutionnelles au Mali, devant le représentant de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Saidou Kane. De ceux des partis politiques, de la Société civile ainsi que des légitimités traditionnelles et religieuses, a constaté l’AMAP. Durant trois jours, d’éminentes personnalités des Institutions de la République, de l’administration publique, de la classe politique, de la société civile, de l’université, de la presse et des mouvements signataires de l’Accord vont échanger sur les défis, enjeux et perspectives des réformes politiques et institutionnelles en cours au Mali. A l’ouverture des travaux, les différents intervenants ont attiré l’attention sur la nécessité de ces réformes au Mali. « La Constitution malienne considérée comme l’une des plus stables du monde a fait ressortir des points d’usure et de faiblesse. Après un quart de siècle d’usage, celle-ci éprouve le besoin d’un toilettage profond », a indiqué le représentant du maire de la Commune IV. Selon Abdallah Yattara, les réformes politiques et institutionnelles sont plus que nécessaires à l’heure actuelle, au Mali, afin de garantir une meilleure continuité de l’Etat et de corriger les dysfonctionnements qui menacent, au quotidien, sa stabilité et le mieux-être de sa population. Il faut noter que cette rencontre intervient à un moment crucial de la vie de la Nation marquée par la volonté du président de la République d’apporter des changements au niveau des institutions et dans la conduite des affaires publiques. Selon le ministre chargé des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile, Amadou Thiam, l’initiative du symposium s’inscrit dans le cadre de la recherche de solutions à la crise multidimensionnelle qui secoue le Mali, depuis 2012, avec la récurrence de conflits, de violations graves des droits de l’Homme, la persistance de comportements freinant le développement d’une culture démocratique et la désaffection du citoyen à l’égard du fait démocratique. Pour M. Thiam, le succès des initiatives de réformes reste tributaire de la volonté politique, de l’appropriation nationale, de l’implication de toutes les parties prenantes. En outre, le ministre Thiam s’est dit convaincu que cet espace inédit permettra de mieux préparer les forces sociales et politiques pour les assises du Dialogue national inclusif. A ce propos, il dira que le dialogue et le consensus sont les gages de la pérennité et de l’efficacité des réformes politiques et institutionnelles. « A cet égard, a indiqué le ministre, s’inscrivent les immenses efforts du gouvernement afin d’amener tous les protagonistes à s’engager dans les processus de réformes indispensables au relèvement de notre pays ». « Je puis vous rassurer que les recommandations qui seront issues de vos travaux feront l’objet d’une attention particulière de la part du gouvernement, sous la conduite éclairée du Premier ministre », a-t-il promis. BD/MD (AMAP)

Ségou : les déplacés internes ont des besoins, de plus en plus, croissants

Reportage de Mamadou Sy Ségou, 15 novembre (AMAP) La Région de Ségou ne cesse d’accueillir un nombre croissant de personnes déplacées. Ces personnes qui ont quitté leurs contrées, à cause de l’insécurité, sont confrontées, malgré la solidarité agissante, à des difficultés du quotidien en termes d’alimentation et de scolarisation des enfants. A l’origine de ces mouvements de populations, la peur des représailles et la dégradation de la situation sécuritaire caractérisée par des attaques fréquentes de groupes terroristes. Les milliers de personnes, déplacées internes, sont venues, pour la , des Cercles de Bankass, Bandiagara, Djenné, Ténenkou, Macina et Niono (Régions de Mopti et Ségou). Certaines vivent dans les familles d’accueil ou dans les maisons louées et sur des sites provisoires. Grâce aux efforts conjugués, la distribution de vivres et non vivres, les déplacés se sentent réconfortés. Cependant, plusieurs défis restent à relever en matière de logement, d’habitation, de santé, de nutrition, etc. Vendredi, nous sommes sur la route menant à Zogofina, une Commune rurale jouxtant la capitale des Balanzans. La voie est bordée d’arbres et de champs de mil, de maïs, d’arachide, etc. Dans le dédale des ruelles de Zogofina, des poulets picorent librement tandis que les vaches broutent de l’herbe aux alentours. Mamadou Djanda fait partie de milliers de personnes déplacées internes en provenance de Diallassagou, une commune du Cercle de Bankass, dans la Région de Mopti. Il a trouvé refuge à Zogofina. Assis sur une natte sous un grand caïlcédrat, drapé dans un boubou noir, il explique que la situation sur place, le tourmentait à tel point qu’il avait peur pour sa vie et celles des siens. Après quelque temps de réflexion, il a pris son courage à deux mains et la décision douloureuse de quitter son terroir et effectuer un saut dans l’inconnu. Après plusieurs jours de voyage en transport en commun, il est arrivé à Ségou les mains vides. Aujourd’hui, c’est un sentiment de réconfort et une joie de vivre qui animent l’homme. Depuis son arrivée, lui et d’autres déplacés ont bénéficié de la générosité de la population, des autorités et des organisations humanitaires. Les dons ont vite afflué. Mais passé les premiers moments, les appuis commencent à se faire rares. «Malgré les multiples dons, nous sommes toujours dans le besoin. Des vivres et non vivres supplémentaires nous serons d’un grand soutien», plaide-t-il. Nemoutou Traoré, une déplacée, vit à Ségou depuis, exactement, 5 mois. Elle indique que les jeunes ont rejoint la capitale, Bamako, pour chercher du travail. Ils ne voulaient pas continuer à dépendre de l’assistance des autres. Ils ont à cœur de gagner de quoi subvenir aux besoins de la famille. Notre interlocutrice explique que le déplacement forcé a engendré la non scolarisation des enfants. Nombreux sont les mômes de familles déplacées, en âge d’être scolarisés, qui ne fréquentent plus l’école et n’ont aucune occupation éducative dans les communautés d’accueil, malgré la présence d’écoles fonctionnelles. Les enfants essayent, tant bien que mal, de s’adapter à leur nouvel environnement et sont, constamment, auprès de leur mère, pour les aider dans les tâches ménagères. «Ici, ça va, nous sommes réconfortés et nous nous sentons mieux et, surtout, en sécurité», confie-t-elle. Son souhait est que la paix règne partout. Drissa Traoré, habitant de la Commune de Zogofina, héberge, actuellement, des centaines de déplacés par solidarité. Sa concession est grouillante de monde. Des femmes s’affairent dans la cuisine. D’autres pilent le mil à un rythme cadencé. Plus loin, les enfants papotent. Drissa Traoré explique que la plupart des déplacés internes vivant dans la commune, viennent de Diallassagou. Après leur avoir donné le gîte, il leur a prêté un champ pour qu’ils cultivent le niébé. Malheureusement, la récolte n’a pas été bonne à cause du manque de matériels agricoles. Malgré leur nombre pléthorique, il parvient à nourrir les familles déplacées. Drissa Traoré ajoutera que les habitants de Zogofina, les autorités locales et bien d’autres personnes de bonne volonté, ont fait montre d’une grande solidarité en apportant des vivres et non vivres aux personnes déplacées de Mopti.  Au service local du développement social et de l’économie solidaire de Ségou, la journée n’est pas de tout repos, souvent. Les déplacés n’arrêtent pas d’appeler pour s’enquérir de la disponibilité de vivres et non vivres. Selon Modibo Naco, chargé d’action humanitaire au sein de la structure, Ségou accueille 24.370 déplacés au niveau régional et 5.520 au niveau cercle. Les déplacés sont toujours dans le besoin. « La dernière distribution de vivres date de plus de deux mois », signale M. Naco.  Les sites d’accueil se situent à Bougouni, Angoulême, M’Peba, Sébougou, Pélengana, Zogofina, Sirakoro… Les sites de Zogofina et Pélengana accueillent le plus grand nombre de personnes déplacées. Le premier site abrite 237 personnes et le deuxième 653 personnes. Spécifiquement, ces deux communes rurales ont reçu un important lot de vivres et non vivres et une somme de 40.000 Fcfa par ménage offerte, gracieusement, par l’ONG Islamic Relief Mali. La chaîne de solidarité comporte une large gamme de donateurs : Qatar Charity, la Coordination des affaires humanitaires des Nations unies au Mali (OCHA) et le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM). Les appuis de ces structures viennent en appoint à ceux de l’Etat. Mais l’aide est toujours insuffisante. Comme solution au problème, Modibo Naco propose d’aider les déplacés à se lancer dans des activités génératrices de revenus. Ce qui leur permettra de mieux se prendre en charge. MS/MD (AMAP)

Conflits armés et terroriste : le barreau pénal international entend mettre fin à l’impunité

Bamako, 15 novembre (AMAP) Le 1er congrès du Barreau pénal international (BPI), qui tient au Mali, du 14 au 16 novembre, a été ouvert, jeudi,  par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Pour la première fois, le BPI tient son congrès en Afrique et dans un pays, le Mali, qui, depuis 2012, connaît une crise multidimensionnelle ayant entrainé des crimes et assassinats de masse. A peine rentré de Paris où il a pris part à la 2è édition du Forum de Paris sur la paix et à la 40è session de la Conférence générale de l’Unesco, , la cérémonie d’ouverture du  C’était en présence du Premier ministre Boubou Cissé, des membres du gouvernement, des Gardes de Sceaux des pays africains et des représentants des barreaux venus du monde. Ce congrès sur le thème: «l’Afrique, nouveaux défis pour la justice pénale internationale et le Barreau pénal international»., « marque de façon significative le fonctionnement futur de la justice pénale internationale », a indiqué le  1er vice-président du BPI, Me Abouba Ali Maïga. Il a rappelé que la décision nouveau comité exécutif du BPI d’organiser son congrès suivant en Afrique et let de le tenir au Mali a été prise, lors de son congrès de mars 2019, à Bruxelles. D’après Me Maïga, le choix du Mali n’est pas le fruit du hasard, car il est, depuis  des années, un endroit où se jouent toutes les  problématiques de la justice pénale internationale mais reste encore debout. Le 1er vice-président du BPI pense que « rares sont les pays qui résisteraient à une crise de l’ampleur de celle que le Mali connaît, depuis 2012, avec des crimes de masse, des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et en toute impunité ». Toutes choses qui interpellent les acteurs de la justice pénale internationale. Pour l’efficacité attendue, Me Abouba Ali Maïga a déclaré que le BPI entend mettre en œuvre un programme ambitieux en direction des Etats signataires du traité de Rome, des puissances candidates au retrait du statut de Rome, des Nations unies et des sociétés civiles. CONFLITS ARMÉS ET TERRORISME – Pour sa part, le Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Mali, Me Alassane Sangaré, a dit que, le choix du Mali par le BPI, 17 ans après sa création, pour abriter ce congrès est la résultante d’un certain nombre de faisceaux concordants. « Il s’agit, selon lui, de la reconnaissance envers le peuple malien à travers son  barreau qui a été de tous les combats chaque fois qu’il s’est agi de la défense des droits de l’Homme ». Pour Me Sangaré, le thème de ce congrès se justifie, car plusieurs pays africains, dont le nôtre, font face à des conflits armés et au terrorisme. « Et cette situation fait d’eux des terreaux favorables à la commission des plus graves crimes contre les populations, infractions pour lesquelles, la plupart des auteurs restent impunis ». De son côté, le président du BPI, Pr Dragos Chilea, a remercié le chef de l’Etat malien, pour son implication personnelle dans la tenue de cette activité. Il a paraphrasé la devise du Mali, en disant que, pour la tenue de ce congrès, il y a tout un peuple autour d’eux. Aussi, y a-t-il il un but qui est la lutte contre l’impunité, l’éradication par la loi pénale internationale de tous les crimes abominables sur la base d’une foi en la justice internationale. Pr Dragos Chilea a annoncé la nomination du président Keita comme président d’honneur du BPI pour l’Afrique, avant de lui donner sa carte de membre. Il a, aussi, annoncé la signature d’une Convention de Bamako avec tous les bâtonniers présents à ce congrès et d’une Déclaration de Bamako pour la justice pénale internationale. En plus, le Pr Chilea  a dit qu’un bureau Afrique du Barreau pénal international va être ouvert au Mali pour permettre aux victimes de crimes de déposer leurs plaintes pour qu’elles soient plus, facilement, remontées vers la Cour pénale internationale (CPI).  La Procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a salué la grande hospitalité malienne, soulignant que la tenue de cette activité à Bamako est le signe de l’attachement du Mali à la justice pénale internationale, à la lutte contre l’impunité et les crimes graves qui portent atteinte à l’ordre public international. Elle a rappelé que le Mali a été parmi les premiers signataires du statut de Rome. Intervenant au nom du président de la CPI, la juge Reine Alapini-Gansou abondera dans le même sens. Selon elle, la CPI n’aurait pu naître dans un monde idyllique où la liberté des uns s’arrêtait là où celle des autres commençait. Aussi, elle  n’aurait jamais vu le jour dans un monde où la liberté d’aller et de venir, de prendre part à la vie politique publique, les droits des populations à des élections libres et transparentes, de vivre sont de mise. PAYS D’AMITIÉ ET D’HONNEUR – La représentante du chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali, M’baranga Gasarabwe, a souligné que le monde a fait d’énormes progrès dans la mise en œuvre d’un système de justice pénale internationale avec la CPI, comme pièce maîtresse. Cependant, elle dira que les avancées ont été accompagnées de revers importants et de critiques. D’après elle, la force de la Cour et du système pénal international dépend du soutien qu’ils reçoivent des praticiens de la justice pénale internationale. Dans son intervention, le chef de l’Etat malien a exprimé toute l’estime qu’il a pour la profession des hommes et femmes qui portent la robe noire, rappelant que le Mali est un pays d’amitié et d’honneur. Ibrahim Boubacar Keïta a déclaré que la tenue de ce congrès était un grand honneur pour le Mali. « Voir des gens venir au Mali par les temps qui courent est un acte de foi », a dit président Keïta, ajoutant : «cela, nous le devons à tout ce que nous sommes, nous avons été et que nous devons tâcher de rester encore…C’est pourquoi, je dis toujours que nous n’avons

Visite technique des véhicules : Un seul centre ne fait pas l’affaire à Bamako

Bamako, 14 novembre (AMAP) La visite technique annuelle des voitures est une obligation pour tous les automobilistes. Elle permet de détecter les problèmes techniques sur la voitureafin d’éviter pas mal de problèmes sur la route. Pour un automobiliste, le défaut de visite technique sur le véhicule est une violation de cette obligation qui est sanctionnée, pouvant aller jusqu’à l’immobilisation de la voiture, car l’absence de la visite technique est considérée comme un danger pour la vie du conducteur et celle des autres usagers de la route. Au Mali, c’est une seule société qui a le monopole de cette opération. Il s’agit de «Mali Technic System». A Bamako, cette société n’a qu’un seul centre situé à Sogoniko sur l’Avenue de l’OUA. Mais compte tenu du nombre de véhicules en circulation à Bamako, la visite technique se révèle être un parcours du combattants pour de nombreux automobilistes. Certains peuvent, souvent, passer toute une journée dans de longues files pour espérer avoir le précieux sésame de «Mali Technic System». La visite technique coûte 7500 Fcfa sur lesquels, 5000 Fcfa vont dans les caisses de la société et 2500 Fcfa reviennent à l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER).Adama Sinayoko, promoteur de garage, pense qu’une seule visite technique par an n’est pas une garantie suffisante pour assurer la sécurité routière. Pour lui, un véhicule doit être soumis à un contrôle technique tous les six mois, particulièrement pour les véhicules de transport. Par ailleurs, notre interlocuteur déplore qu’au Mali, les automobilistes ne respectent pas les conditions de la visite technique. D’après lui, certains louent sur place des outils et accessoires pour effectuer la visite technique. Il s’agit, notamment, des extincteurs, des triangles, des clignotants. Selon un autre garagiste, « la solution est qu’après la visite technique, les véhicules soient soumis à une contre-visite effectuée par une autre société ». Bakary Bakayoko, un autre automobiliste, estime qu’en plus de patienter dans la file de véhicules, les usagers sont, souvent, obligés de soudoyer les gens dn charge de l’opération, en leur donnant un billet de 2000 ou 2500 Fcfa pour obtenir le précieux document ». Comme lui, beaucoup d’automobilistes pensent qu’à «Mali Technic System, même pour 1000 Fcfa, les techniciens ferment les yeux sur les défaillances qu’ils observent sur des véhicules». Ce qui serait à l’origine de nombreux accidents dans la circulation. C’est pourquoi, des voix s’élèvent, aujourd’hui, pour demander de mettre fin au monopole dans le cadre de cette opération qui concerne des milliers de véhicules par an. PROMESSE NON TENUE – En 2014, les députés de la Commission des travaux publics, de l’habitat et des transports de l’Assemblée nationale avaient effectué une visite inopinée à Mali Technic System. Lors de cette sortie sur le terrain, les élus de la nation avaient demandé aux responsables de la société de tout faire pour mettre fin aux longues files d’attente des usagers, lors de la visite technique des véhicules. A défaut de quoi, ils allaient saisir le ministre en charge des Transports de l’époque sur la question. La direction de la société, qui avait pris cette menace très au sérieux, a invité les journalistes pour une conférence de presse en février 2015, au cours de laquelle elle a annoncé l’ouverture d’un autre point de visite technique des véhicules sur la rive gauche de Bamako, afin d’assurer la fluidité de cette opération. Lors de cette conférence de presse, la gérante adjointe de la société, Mme Touré Adam Diawara, avait indiqué que sa structure n’avait pas de problème. Pour tenter d’étayer ses propos, elle avait dit que sa société enregistre en moyenne, 500 véhicules par jour. « Nous avons 14 centres au Mali dont un à Bamako. Mais c’est dans la capitale que nous avons une moyenne de 517 véhicules par jour. C’est pourquoi, nous avons songé à ouvrir un second centre. Nous avons commandé des matériels modernes pour cela et nous sommes en train de chercher un emplacement idéal pour les installer », avait expliqué Mme Touré Adam Diawara. Mais depuis cette annonce, qui date de plus de quatre ans, rien n’a encore été fait dans ce sens. Afin d’avoir la version des responsables de Mali Technic System sur cette opération et les griefs formulés contre la société, nos nombreuses tentatives de les rencontrer ont été vaines. DD/MD (AMAP)

Communes limitrophes de Bamako : Début des enquêtes foncières

Bamako, 14 novembre (AMAP) Le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Badra Aliou Berthé, a lancé, mardi, les travaux des enquêtes foncières dans des communes ruraleslimitrophes de la capitale malienne, Bamako, a constaté l’AMAP. La cérémonie, organisée à cet effet, en présence de M. Drissa Coulibaly, chef de village de Baguineda-Camp, à 30 km de Bamako, et de plusieurs élus communaux, consacre le déploiement des enquêteurs sur le terrain dans les Communes de Baguinéda, Mountougoula, Kalaban-coro, Mandé, Dogodouman, Moribabougou, N’Gabakoro-droit et de Sangarébougou (Cercle de Kati). « Ces travaux de six mois s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des états généraux du foncier tenus en 2008 et 2009 », a précisé le ministre Berthé. L’enquête foncière cadre, selon lui, avec les actions visant la mise en œuvre du Projet de reforme domaniale et foncière au Mali. Initié en 2016 par le département en charge du foncier, ce projet vise, principalement, à refonder les rapports sociaux, à mettre la terre au service du développement et à appuyer la gouvernance de l’Etat. « Cela, conformément à la volonté affichée du président de la République d’asseoir la paix sociale et d’améliorer le développement économique du Mali, grâce à la sécurisation des droits de propriété et la gestion des outils. Et aussi, grâce à une gestion foncière efficace, transparente et apaisée, en vue de reformer le cadre intentionnel, d’améliorer la connaissance du foncier et du territoire national, de mobiliser les ressources intérieures de l’Etat et appuyer la décentralisation », a souligné le ministre Berthé. En la matière, les enquêtes foncières permettront d’obtenir des informations foncières et urbanistiques fiables sur chaque parcelle bâtie, non bâties, y compris les champs. Il s’agit, entre autres, du statut légal, du type d’occupation, de la vocation, de la location, des litiges et des charges, des images de l’occupation et des informations sur les détenteurs. A terme, la réforme domaniale et foncière aboutira à la mise en place du cadastre. Il s’agit-là d’un outil qui dresse l’état de la propriété foncière sur un territoire communal, en dotant chaque parcelle d’un Numéro d’identification national cadastral (Ninacard). Le cadastre est ainsi composé du plan cadastral associé au registre cadastral contenant les informations foncières et fiscales. PLUS DE 600.000 PARCELLES RECENSEES – En effet, la première phase de cette reforme foncière concerne le district de Bamako avec une superficie estimée à 245 km2et le Cercle de Kati dont la superficie est évaluée à 16.897 km2. « La situation est, particulièrement, critique au niveau de ces deux circonscriptions », a justifié le chef du département des Affaires foncières, précisant que l’opération en cours concerne les communes de Baguinéda, Mountougoula, Kalaban-coro, Mandé, Dogodouman, Moribabougou, N’gabakoro-droit et Sangarébougou pour lesquelles les plans cadastraux ont été élaborés. Le secrétaire permanant de la reforme domaniale au Mali, le colonel Checkinè Dieffaga, a, dans son intervention, rappelé que depuis une année, sa structure est engagée dans un vaste chantier de confection du cadastre dans le district de Bamako et dans les 37 communes du Cercle de Kati. Ainsi, après les enquêtes foncières au niveau de la capitale, les travaux concerneront les huit communes limitrophes, a rappelé le colonel Dieffaga. Selon lui, ils visent à identifier les propriétaires ou les détenteurs de chaque parcelle existante sur le plan cadastral communal. « La commune de Baguinéda compte plus de 85.000 parcelles, a précisé l’officier supérieur, avant d’ajouter qu’au total, plus de 400.000 parcelles ont été recensées dans les huit communes limitrophes, en plus des 211.240 répertoriées dans le district de Bamako. « Ce qui fait plus de 600.000 parcelles recensées dans les alentours et au niveau du district de Bamako », a révélé le secrétaire permanant de la reforme domaniale au Mali. Le ministre avait, auparavant, invité l’ensemble des acteurs, notamment les services techniques, les collectivités territoriales et la population des communes rurales concernées, à fournir toutes les informations foncières nécessaires aux enquêteurs qui seront sur le terrain. « Les populations que nous administrons veilleront au bon déroulement de ces enquêtes », a assuré le maire de la Commune de Baguinéda-Camp. Pour Jean-Marie Dakouo, les enquêtes foncières permettront aux communes environnantes du district de Bamako de disposer d’informations fiables pour une bonne gestion foncière. DB/MD (AMAP)

Journée minières et pétrolières : Des thématiques d’actualité développées par des experts

Bamako, 14 novembre (AMAP) La 8è édition des Journées minières et pétrolières du Mali (JMP), qui a débuté, mardi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), réunit différents acteurs et experts du secteur autour de thématiques d’actualité liées au développement du secteur minier et du pétrole et développées et disséquées par des experts reconnus et réputés, a constaté l’AMAP. A la fin des discussions de chaque édition, les acteurs doivent proposer des pistes de solutions devant permettre de relever les défis de l’exploitation et de la production de l’or dans notre pays. «Finances et investissements dans le secteur minier du Mali» était le thème d’un panel organisé, mercredi, en marge de cette 8èédition des JMP. Les panélistes étaient Me Mohamed Sidiki Sylla, avocat au barreau de Guinée et avocat d’affaires travaillant sur les questions minières, énergétiques et infrastructurelles, Me Nadia Myriam Biouelé, avocate Associée Senior et Django Mady Coulibaly, secrétaire permanent à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE-Mali). Me Sylla a indiqué que les JMP constituent une vitrine pour les opérateurs étrangers intéressés à venir investir au Mali. Selon lui, le secteur minier est financé, principalement, sur endettement. «Toutefois, ceux dont vous utilisez l’argent veulent s’assurer que vous avez tous les moyens, toutes les capacités techniques et financières pour pouvoir assurer le remboursement du service de la dette », a insisté le spécialiste. Pour lui, les miniers s’endettent, en général, auprès d’institutions financières (Banques internationales). « Des centaines de millions de dollars sont, parfois, nécessaires à la réalisation des projets », a précise l’avocat au barreau de Conakry. Ainsi, au regard des risques, les prêteurs exigent des miniers une part de participation dans le financement qui est, en général, estimée à 30% du capital d’investissement. Les emprunteurs, eux, apportent les 70 % restants. Me Nadia Myriam Biouelé a, elle, axé son intervention sur le «développement durable par les mines et le pétrole au Mali : une réalité possible». « Le Mali, a-t-elle affirmé, a été classé 3è producteur d’or en 2018 avec une capacité de production estimée à plus de 68 tonnes ». « Eu égard à ce rang de géant aurifère, il importe d’investir dans le secteur minier malien, a avancé l’avocate.  « C’est un business assez rentable, vu les capacités de notre sous sol. C’est, également, une affaire rentable pour ceux qui exportent lorsque toutes les conditions sont réunies», a-t-elle précise. Pour ce faire, Me Biouelé pense qu’il faudrait, au préalable, réunir les conditions nécessaires pour attirer les financements. « En la matière, les investisseurs sont regardants sur le cadre juridique et fiscal plus attractif et adapté », a insisté la conférencière, ajoutant que ce cadre juridique adapté doit être harmonisé. «Le cadre de la fiscalité minière en ce qui concerne les sociétés minières étrangères doit être respectueux des traités bilatéraux d’investissement que le Mali a ratifiés en termes de protection de l’investisseur et en termes de respect de légalité et de traitement», a précisé Me Nadia Myriam Biouelé. Le secrétaire permanent à ITIE-Mali a, pour sa part, rappelé que le Mali est d’un bon élève de l’ITIE. « Le Conseil d’administration de l’ITIE a admis que le Mali a fait des progrès significatifs avec des améliorations substantielles dans la mise en œuvre du processus ITIE », s’est réjoui Django Mady Coulibaly. «Concernant la loi relative aux ressources fiscales à allouer aux communes, cercles et régions, le Mali a fait plus. L’Etat malien a rétrocédé 15,70 milliards de Fcfa aux collectivités de 2012 à 2016 », a précisé M. Coulibaly, avant d’ajouter que cette loi stipule que 60% des patentes doivent revenir aux communes d’accueil, 25% doivent versés à la collectivité cercle et 15% à la collectivité régionale. En outre, le secrétaire permanent à ITIE-Mali a cité des études qui ont dénoncé des cas de corruption constatés dans les pays dont le sous sol est riche en substance minière. A son avis, « cette corruption est due à l’absence de transparence ». AG/MD (AMAP)

Les acteurs du développement de Ténenkou valident le Plan quinquennal de la Commune urbaine

Ténenkou, 13 novembre (AMAP) Les acteurs du développement du Cercle de Ténenkou (Centre) ont validé le Plan quinquennal de développement économique social et culturel (PEDSC) de la Commune urbaine de Ténenkou, au cours d’une récente session, dans la salle de conférence de la préfecture. Elus locaux, autorités traditionnelles, représentants des services techniques et des organisations de la société civile ont fait l’état de lieux des différentes réalisations au niveau de la Commune urbaine, avant de plancher sur le programme quinquennal 2020-2024 de la Commune urbaine de Ténenkou qui touche tous les secteurs de la vie économique, sociale et culturelle, à savoir l’agriculture, l’éducation, l’économie, le transport, la communication, le sport et la culture. A la lumière des rapports présentés et qui ont fait l’objet de discussions, plusieurs actions prioritaires ont été notées pour l’exercice 2020. Il s’agit, notamment, dans le domaine de l’agriculture, de l’aménagement d’un périmètre irrigué villageois et d’un périmètre maraîcher d’un ha à Ténenkou, la dotation du comité de gestion du casier rizicole d’un tracteur, la régénération d’1 ha de bourgoutières, la construction d’un magasin de stockage d’une capacité de 40 tonnes pour l’approvisionnement en aliment bétail, la réhabilitation du parc de vaccination et la réalisation d’un étang piscicole. Dans le domaine de l’éducation, la priorité a été donnée à la construction de 3 salles de classe au second cycle A de Ténenkou et la construction de 6 salles de classes, avec direction et magasin, au quartier Komangalou, pour désengorger l’école Tahirou Cissé. S’agissant du désenclavement, il est prévu la construction de la digue de liaison Ténenkou-Penga et Ténenkou-Tougnana  longue de 12 km. L’économie n’est pas restée en marge. Il est prévu la construction d’un nouveau marché et la réhabilitation du marché à bétail. Les participants à cette rencontre ont formulé des recommandations pour la mise en œuvre du PEDSC 2020 – 2024, notamment, traduire ce plan en une réalité consistant à changer le visage de la collectivité grâce à la réalisation des actions planifiées, mobiliser les ressources humaines et financières, impliquer la diaspora dans sa mise en œuvre, mettre l’accent sur les actions liées aux changements climatiques et respecter la vision et les orientations de développement de la commune. Le PDSEC 2020-2024 a été élaboré grâce à l’appui financier du Priogramme dea Nations unies pour le développement (PNUD) et avec l’appui technique de l’Agence développement régional (ADR). La session a  été présidée par le premier adjoint au préfet du cercle de Ténenkou, Hamadoun Tamboura, qui dans son discours inaugural, a invité l’ensemble des participants à s’investir pleinement pour la réussite de cette rencontre. AS/MD (AMAP)