Mopti : Les journalistes sensibilisés sur les reportages en temps de guerre

Mopti, 27  novembre (AMAP) Le séminaire de formation sur la sécurité des journalistes, les reportages sensibles aux conflits, les directives éthiques et les réalités migratoires au profit d’une vingtaine de journalistes, a pris fin, vendredi dernier, à Sévaré, près de Mopti (Centre). Les participants ont échangé sur le contexte sécuritaire du Mali, en lien avec la sécurité des journalistes, exploité des modules sur les techniques de reportage en situation de conflits. Ils ont, aussi, traité des thématiques sur les bonnes pratiques de la communication, en période de crise, le droit des migrants et le respect des règles liées à l’éthique. « A travers les exposés sur l’analyse du contexte sécuritaire de notre pays, les bonnes pratiques du journalisme en période de guerre à savoir : l’exactitude, l’impartialité et la responsabilité, vous avez été outillés pour bien exercer votre métier de manière professionnelle. Pour ces raisons je suis très satisfait et je me permets de dire que le rendez-vous de Sévaré a été une réussite », a déclaré le premier vice-président de la Maison de la presse,Daouda Mariko. « Je suis ici à cet atelier délocalisé à Sévaré pour apporter le message de soutien et de solidarité de l’ensemble des membres du gouvernement, en premier celui du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, à nos populations qui vivent au quotidien dans l’insécurité qui nous est imposée, dont le thème intéresse aujourd’hui la presse sous l’angle de la sécurité du journalisme sensible aux conflits », a indiqué le ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré qui a présidéla cérémonie de clôture. « Ce séminaire est destiné à vous outiller pour le reportage en temps de guerre. Nous sommes en guerre, nous devons donc construire une véritable communication de guerre. Une communication qui rassure les populations, qui renforce le moral de nos troupes partout, où elles se trouvent dans les casernes, au front, à l’extérieur et qui déstabilise l’ennemi », a déclaré le ministre Sangaré. Il a, en outre, appeler les journalistes à construire, à travers leurs articles, reportages et toutes couvertures des questions militaires, « la paix dans l’esprit des hommes et des femmes du Mali », avant de remercier les partenaires : l’UNESCO, la coopération italienne et la MINUSMA « Contribuer au renforcement des connaissances des acteurs des médias venus de toutes les régions et du district de Bamako sur les comportements à adopter dans la collecte des informations sensibles, les techniques de reportage en situation de conflits et les droits des migrants en vue de susciter l’adoption de bonnes pratiques », tel était l’objectif que s’est assigné la Maison de la presse du Mali en organisant ce séminaire de formation à l’intention des acteurs de la presse orale et écrite privée du Mali. Mise en œuvre en collaboration avec le ministère de la Communication, l’initiative a bénéficié de l’appui de l’UNESCO, de l’Agence italienne pour la coopération au développement et de la MINUSMA. La rencontre s’est déroulée en présence du directeur de cabinet du gouverneur, Kantara Diawara, de la cheffe de bureau de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à Mopti, Fatou Dieng Thiam. DC/MD(AMAP)

Icône de l’intégrité 2019 de Accountibility Lab : Mme Coulibaly Aminata Goita à l’honneur

Bamako, 27 novembre (AMAP) Le médecin chef au district sanitaire de Sikasso, Mme Coulibaly Aminata Goita, a été distinguée la fonctionnaire la plus intègre du Mali en 2019 et présentée au public, samedi, lors du Gala annuel du programme Integrity Icon Mali 2019 de Accountibility Lab, tenu à cet effet. L’intronisation à laquelle ont participé les ministres de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Logement social, Hama Ould Sidi Mohamed Arbi, des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile, Amadou Thiam, et de la Justice et de Droits de l’Homme, Me Malick Coulibaly, a été marquée par la présence des ambassadeurs des Pays-Bas, Jolke Folkert Oppewal, du Canada au Mali, Louis Verret, et de plusieurs autres invités. Accountibility Lab est une Organisation non gouvernementale œuvrant dans le domaine de la transparence, la gouvernance, la lutte contre la corruption etc. A travers le Programme Integrity Icon Mali, elle identifie et célèbre, chaque année, les fonctionnaires intègres de l’Administration publique. Pour ce faire, les populations de toutes les régions du Mali votent par message ou en ligne, en plus du vote du jury. Pour cette édition, le public a dû départager quatre nominés finalistes. Issa Traoré, directeur du centre de l’Energie du Mali (EDM) du cercle de Dire (régions de Tombouctou) ; Mariam Bamba, conseillère pédagogique à Dioila (Région de Koulikoro), Abdoulaye Diakité, agent forestier à Koro dans la Région de Mopti et Mme Coulibaly Aminata Goita, médecin chef au district sanitaire de Sikasso qui a recueilli le plus grand nombre de votes. Intervenant après la réception de son prix, la lauréate a invité les Maliens « au travail bien fait et exécuté dans les règles de l’art ». Car, a dit Mme Coulibaly Aminata Goita, « c’est l’intégrité, la loyauté dans le service fourni aux usagers qui feront décoller notre pays vers le développement. « Je ferai tout pour que d’autres personnes intègres soient aussi célébrées », s’est-elle engagée. Avant de promettre qu’elle ne cessera jamais de bien faire son travail pour l’exécution duquel « je suis payée par le contribuable malien ». Pour sa part, le directeur de Accountability Lab Mali, Moussa Kondo, a rappelé que célébrer ces hommes et femmes est un devoir. Car, pour lui, il s’agit de promouvoir la bonne gestion de la chose publique. « Ces hommes et femmes, qui travaillent au quotidien dans des faibles conditions pour que les usagers de l’administration puissent avoir accès aux besoins les plus élémentaires tels que aller à l’école, être soigné ou protégé etc. , méritent une reconnaissance », a insisté Moussa Kondo. Pour y arriver, l’ambassadeur des Pays-Bas, Jolke Folkert Oppewal, a réitéré l’accompagnement de son pays au programme. Qui, selon lui, cadre bien avec la stratégie de développement de l’Ambassade des Pays-Bas au Mali. « La corruption, le manque d’intégrité et l’absence d’un Etat de droit, sont des défis majeurs auxquels le Mali est confronté », a noté le diplomate. Le ministre Me Malick Coulibaly a salué les efforts du lauréat 2018 en matière de promotion de la bonne gouvernance. L’ambassadeur du Canada, Louis Verret, a rappelé que l’intégrité est l’une des valeurs fondamentales de la fonction publique. Selon lui, le fonctionnaire doit réunir et renforcer la confiance publique en lui. « Cela avec intégrité et impartialité », a invité l’ambassadeur canadien au Mali qui a salué les efforts enclenchés par le Mali dans la lutte contre la corruption et la mal gouvernance. Précisons que chacun des quatre finalistes a reçu la somme symbolique de 200.000 Fcfa. ABM/MD (AMAP)

Camp de cantonnement de Soufroulaye : 352 ex-combattants terminent la première phase du DDR spécial

Bamako, 27 novembre (AMAP) La première phase du processus de Démobilisation-Désarmement-Réinsertion (DDR), qui concerne 352 ex-combattants, volontairement désarmés, parmi lesquels figurent 17 femmes, issus des groupes armés, a pris fin, mardi matin, à Soufroulaye, près de Mopti (Centre), par une cérémonie sous la présidence du chef du gouvernement, Dr Boubou Cissé, indique un texte de la Primature. Dans son discours, en présence du gouverneur de la Région, le général Abdoulaye Cissé, du président de la Commission nationale DDR, Zahabi Ould Sidi Mohamed, et de la représentante adjointe du Secrétaire général des Nations Unis au Mali, Mme Mbaranga Gasarabwe, le Premier ministre a rappelé qu’il y a, seulement quelques semaines, il avait procédé à Soufouroulaye même, au lancement du programme de démobilisation des combattants à l’effet de réduire la violence communautaire. «J’avais promis de revenir, rapidement, pour constater l’évolution du processus, des progrès réalisés et m’enquérir des défis», a-t-il indiqué. Dr Boubou Cissé a, aussi, indiqué qu’à travers sa présence à cette cérémonie, « le gouvernement tient à réaffirmer l’ordre des priorités politiques élevées que le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, accorde à la conduite du processus du DDR ». «Je repars d’ici réconforté par l’engagement et l’adhésion des populations à s’inscrire dans ce processus politique dont la finalité est de rendre leur environnement plus sûr en les débarrassant des instruments de violence que constitue la circulation des armes», a affirmé Dr Boubou Cissé, tout en félicitant les communautés de la Région de Mopti pour leur adhésion et en les encourageant à poursuivre leur engagement pour garantir la réussite du processus. Pour le chef du gouvernement, au-delà du processus de désarmement, le programme a permis de créer une dynamique nouvelle, un climat fédérateur et de confiance impliquant toutes les communautés de la région. «Le président de la République m’a chargé de dire aux populations de Mopti que ce programme est le leur, et que sa réussite dépendra de leur adhésion massive et de leur mobilisation continue ». En outre, le Premier ministre a déclaré venu dire « aux populations et à tous les acteurs engagés dans ce processus que le président de la République a donné des orientations stratégiques que le gouvernement a consignées dans le document de stratégie du Centre, dans le cadre de la gestion de la crise que connait cette partie de notre pays ». Selon lui, la mise en œuvre de cette stratégie est en cours pour adresser de manière globale les défis qui se posent à cette région. Elle concerne les réponses de court terme et ceux du long terme, à savoir la réponse humanitaire d’urgence, le désarmement, la réconciliation nationale, le développement économique. Confiant, le Premier ministre a remercié tous les acteurs impliqués dans le processus de DDR et a lancé un appel à l’ensemble des forces vives pour un retour définitif de la paix et de la sécurité. Après avoir entonné l’hymne national du Mali avec les 352 ex-combattants, le chef du gouvernement a visité le dépôt d’armes et minutions rendus par les ex-combattants, lors de leur enregistrement au programme. Il a, également, visité les ateliers d’apprentissage de métiers destinés à ceux qui bénéficieront d’un programme de réinsertion socio-économique (formation et financement d’activités génératrices de revenus) lors de la seconde phase du DDR. L’enrôlement au sein des Forces armées maliennes (FAMa), pour ceux qui le souhaiteront, se fera sur la base d’un processus tel que défini dans le décret fixant les modalités d’intégrations pour les ex-combattants. MD (AMAP)

La sécurité des journalistes, les reportages sensibles aux conflits, les directives éthiques et les réalités migratoires au centre d’un atelier

Bamako, 27 novembre (AMAP) La cérémonie de clôture de l’atelier sur la sécurité des journalistes, les reportages sensibles aux conflits, les directives éthiques et les réalités migratoires, a été présidée le 22 novembre dernier, par le Ministre de la communication, Yaya Sangaré à Sévaré, a constaté l’AMAP. Initiée par l’UNESCO Mali, cette formation s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre du projet « autonomiser les jeunes en Afrique à travers les médias et la communication », financé par la coopération italienne à travers l’UNESCO en partenariat avec le département de la communication et la maison de la presse. « Nous devons  construire une véritable communication de guerre, une communication qui rassure les populations, qui renforce le moral de nos troupes, partout où elles se trouvent (casernes, front, à l’extérieur), qui déstabilise l’ennemi », a déclaré le ministre Sangaré. Yaya Sangaré  a soutenu que le moral des troupes ne doit pas être sapé en cette période de guerre contre les forces terroristes. «  J’ai lancé cet appel aux hommes et femmes de médias par rapport à ce que traverse notre pays en ce moment. Évitons de saper le moral de notre armée par nos articles qui ne doivent que les réconforter en ces temps de guerre, qui tranchent avec toute déontologie et qui font le jeu de nos ennemis. Nous sommes en guerre. » a conclu le ministre de la communication. La cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de région, le Général Abdoulaye Cissé, des représentants de l’UNESCO, de la Maison de la Presse et de plusieurs journalistes venus du District de Bamako, de Mopti et de nombreuses localités du pays. KM (AMAP)    

L’Association des ressortissants du Cercle de Diré réalise un plan contre les inondations

Diré, 26 novembre (AMAP) L’Association des ressortissants du Cercle de Diré a envoyé son Secrétaire au développement, Seydou M Traoré, en mission, à Diré pour présenter le schéma du Projet de gestion des risques d’inondation dans la ville. Ce projet découle des études du réseau d’assainissement fluvial de la ville fait par Hamidou Touré, ingénieur hydro technicien, autochtone de la ville, qui a réalisé ce plan d’une valeur de plus de vingt millions, pour un projet de cinq cent trente millions. On précise qu’il faut un budget de cinq cent millions à chercher pour réaliser tous les travaux) Les techniciens, qui se sont rendus à Diré pour les relevés topographiques, ont séjourné deux semaines, à la charge de M. Touré qui a dit avoir fait cet effort pour appuyer sa ville, régulièrement frappée par des inondations qui ont fait, durant les deux dernières années plus d’une centaine de sinistrés et des dégâts matériels  (maisons, biens détruits). Mr Traoré, qui a dit qu’il n’est pas spécialiste, a, cependant, été très clair dans son exposé appuyé par des éclaircissements sur le croquis du plan. Il s’est excusé du retard mis à venir expliquer le plan et pour l’absence des autres membres qui devaient venir, en une délégation plus importante y compris le concepteur et le président de l’Association des ressortissants. Etant le seul disponible, c’est ainsi qu’il est arrivé pour, également, la remise officielle du plan aux autorités (la mairie et l’Administration). Dans la grande salle de conférence de la Mairie, en présence de toute les autorités administratifs politico, les religieux, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), la jeunesse, le Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE) et les populations, des explications ont été données sur le plan accroché au mur, sur le creusement des cinq caniveaux qui traversent la ville pour le déversement des eaux dans le fleuve et le creusement de la grande mare réservoir de la ville, les dimensions, les coûts, les différents croisements, les profondeurs etc. Des explications techniques qui ont été à la hauteur de la compréhension de l’auditoire. M. Traoré a terminé son exposé par la remise officielle des plans au maire de la Commune urbaine de Diré et au1er adjoint du préfet. Il a fait comprendre à l’auditoire qu’ils ont des promesses de certains partenaires mais a lancé un appel « aux bonnes volontés, à tous les bienfaiteurs de l’intérieur et extérieur pour aider notre chère ville de Diré ». MA/MD (AMAP)

Diéma : Bagamabougou Sacko, un village qui s’en tire bien

Par Ouka Ba Diéma, 26 novembre (AMAP) Bagamabougou Sacko, village de la Commune rurale de Madiga Sacko, dans le Cercle de Diéma. La bourgade est perdue dans les broussailles, sans  réseau téléphonique. Une population, composée, majoritairement de Soninkés, estimée à plus de 4.000 habitants. A leurs côtés, vivent une minorité de peulhs,  bambara et maures. L’économie du village repose, principalement, sur l’agriculture et l’élevage. L’apport de ses ressortissants joue un rôle prépondérant dans son développement. Comme rapporté par Sadio Gory, un  notable de Bagamabougou Sacko, le fondateur de ce village, du nom de Tounkoro Coulibaly, un Massassi, est venu de Diabé, de l’arrondissement de Sandaré, Cercle de Nioro du Sahel, à la recherche de terres fertiles. Une famille Sacko est venue  s’installer à ses côtés, vers l’est. Ils ont  tissé des relations de bon voisinage. C’est ainsi que, lorsque le tour d’occuper les fonctions de chef de village est arrivé à Tounko, considéré à l’époque comme le doyen des Massassi de Diabé,  on manda quelqu’un à cheval  pour le chercher à Bagamabougou Sacko. Avant de ramasser ses affaires, Tounko remit, à ses hôtes, le village qu’il a fondé de ses propres mains. Les Sacko ont, donc, quitté leur lieu de résidence habituelle pour venir s’installer dans les maisons abandonnées par Tounko. Ils ont remercié leur logeur pour ce cadeau, combien précieux, à leurs yeux.  De sa création à nos jours, il y a près de 200 ans, 9  chefs de villages  se sont succédé à Bagamabougou Sacko, à savoir, Damou Sacko, qui a régné 47 ans, suivi de Sanga Sacko, qui a fait 50 ans de pouvoir, 3 ans pour Diarouma Sacko, Sandiakou Sacko, 7 ans de règne, Diaguély Sacko, 23 ans, Demba Koré Sacko, 19 ans, Oura Mahamadou Sacko, 10 ans, Kankou Demba Sacko, 5 ans. Oussoubi Sacko, désigné comme chef de village, sera le prochain à monter sur le trône. Les ressortissants de Bagamabougou Sacko sont, un peu partout, dans le monde,  en France, en Espagne, au Gabon, en Angola, au Congo-Brazaville, en Guinée équatoriale, en Mauritanie, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, etc. Bagamabougou Sacko, est un village qui s’en tire assez bien. Les populations de cette localité  n’attendent pas tout de l’Etat. « Le Mali est un pays vaste, l’Etat, à lui seul, ne peut résoudre tous les problèmes. On n’a pas besoin d’être instruit pour le savoir », explique un septuagénaire, assis en tailleur sur le mirador. Ici, les ressortissants ont fait de nombreux investissements. Selon leur représentant, Sanga Sacko, les différentes réalisations portent sur, notamment, la construction d’une école fondamentale premier cycle, une medersa, un centre de santé, un château d’eau d’une capacité de 5000 litres, quatre mosquées, un centre d’alphabétisation non fonctionnel qui manque de moniteurs, une boulangerie moderne en chantier, un barrage de retenue d’eau, emporté à deux reprises par les eaux de ruissellement, deux magasins pour l’approvisionnement en denrées alimentaires des populations, deux grands miradors modernes, situés au centre du village, un pont d’une longueur de 50 mètres, pour faciliter, surtout en période d’hivernage, la traversée de l’affluent qui coupe le village en deux. Hormis ces infrastructures et  équipements, les ressortissants  du village payent, chaque année, la totalité des impôts et taxes de leurs populations et assurent la prise en charge des salaires des enseignants et des agents de santé, depuis plusieurs années. Ils envoient de l’argent pour acheter des bœufs, les égorger, tous les lundis et vendredis, et partager la viande entre les familles, sans distinction, mêmes les parents qui n’ont pas d’enfants émigrés, gagnent leur part. Le directeur de l’école, Lamine Sanogo, affirme, lui, qu’il reçoit, régulièrement, son tas de viande. Le drapeau de l’école est en berne ! Le directeur, avec beaucoup de tristesse, nous annonce le décès, le même jour, d’une de ses écolières, du nom de Oumou M. Sacko, âgée de 11 ans, en classe de 4èmeannée, « qui se faisait distinguer par son courage et son intelligence ». Le village dispose également d’un mini car qui fait la liaison entre Bagamabougou Sacko et Bamako, desservant tous les villages sur le tronçon.  Le coût total des investissements des ressortissants s’élève à environ 500 millions de francs cfa.  Le représentant du chef de village, Sounkoutou Sacko, ne cache pas sa satisfaction devant les gigantesques œuvres réalisées à l’échelle d’un village. Il a rendu grâce à Dieu et dit des  bénédictions pour tous les fils de Bagamabougou Sacko, « qu’ils soient à l’extérieur ou à l’intérieur du Mali et qui songent, nuit et jour, à leurs parents ». Le chef du village de Bagamabougou Sacko souhaite que le Gouvernement du Mali leur vienne en aide, surtout pour le paiement des salaires des enseignants et agents de santé qui constitue, selon lui, « un lourd fardeau ». Il a formulé des vœux pour l’instauration de la paix et la quiétude dans le pays. Sanga Saccko, 2ème adjoint au Maire de la commune rurale de Madiga Sacko, résidant à  Bagamabougou Sacko, fait de son mieux. L’élu  développe de belles initiatives qu’il compte mettre en œuvre. Selon lui, le constat général, dans ce village, comme partout dans le Cercle de Diéma, est que la campagne agricole s’est bien déroulée, sans « aucun dégât majeur causé aux cultures ». Malheureusement, l’absence de réseaux téléphoniques des deux opérateurs majeurs, rend difficile la communication. « Pour pouvoir émettre ou recevoir un appel, il faut aller se percher sur la colline », raconte Bouyagui, un jeune du village. « Or, à cette gymnastique, poursuit-il, les femmes et les vieilles personnes ne s’y prêtent guère ». Une « fatiya » prononcée par l’Imam Cheickné Sacko mit fin à la conversation avec notre équipe de reportage à Bagamabougou Sacko. OB/MD (AMAP

Route Goma-coura/Tombouctou : Les travaux de construction ont repris

Bamako, 26 novembre (AMAP) Le Premier ministre Boubou Cissé a lancé, lundi, à Goma Coura, dans la Commune rurale de Dogofry, Région de Ségou (Centre), la reprise des travaux de la route Niono-Goma Coura-Tombouctou, longue de 484 km et financée sur les ressources du 10è Fonds européen de développement (FED), annoncent les services de la primature. C’est dans une atmosphère de joie que les habitants de Goma-coura ont accueilli le chef du gouvernement et sa délégation, pour cette cérémonie en présence du chef de la délégation de l’Union européenne (UE) au Mali, Bart Ouvry, des gouverneurs de Ségou, Biramou Sissoko, et de Tombouctou, Koina Ag Ahmadou. Après la minute de silence observée en hommage à toutes les victimes du terrorisme, le maire de Dogofry, Modibo Kimbiri, a transmis les salutations des populations au chef du gouvernement et exprimé tout l’enthousiasme suscité par la reprise des travaux de la route Niono/Goma-coura/Tombouctou appelée «route du Sahel». Pour l’édile, cette route va développer les activités économiques de la zone « puisqu’elle nous permettra de, facilement, écouler nos productions agricoles ». « Nous avons, déjà,  perçu les avantages du  tronçon Niono/Goma-coura. Nous sommes persuadés que celui de Goma-coura/Tombouctou apportera la prospérité pour les habitants dans nos communes», a-t-il ajouté. Le maire de Dogofry a remercié le gouvernement pour ses efforts et sa promptitude qui ont permis le redémarrage des travaux. L’objectif de la construction d’une route bitumée entre Niono et Tombouctou est le désenclavement de la 6è Région, en vue de son intégration efficiente à l’économie nationale. Elle permet d’assurer. Egalement, une liaison entièrement bitumée entre la capitale et cette vaste zone enclavée qui n’est desservie que par le bateau, en période de hautes eaux du fleuve Niger. Lee chef de la délégation de l’UE, qui a indiqué que « ce projet est l’un des plus importants de l’Europe au Mali’, a salué «l’action du gouvernement et celle du Premier ministre qui ont permis de finaliser cette route. Bart Ouvry, a réaffirmé le soutien de l’UE à accompagner les efforts du gouvernement afin «d’améliorer les secteurs des transports et la mobilité des personnes et des biens». «Ma présence, ce matin, à Goma-coura traduit l’attachement du gouvernement au respect de ses engagements et mon profond attachement à la parole donnée. Engagements pris par le gouvernement envers les populations de Tombouctou et de toute la 6è Région», a déclaré le Premier ministre. Boubou Cissé a insisté, ensuite, sur l’importance de la construction de cette route et salué, par la même occasion, « l’accompagnement de l’UE dans la réalisation de ce projet phare qui contribuera, sans nul doute, au développement socio-économique de notre pays ». Le tronçon Goma-coura/Tombouctou est financé sur les ressources du 10è FED. Il est reparti en trois lots : lot 1 (Goma-coura/Léré, 165 km), lot 2 (Léré-Niafunké, 121 km) et lot 3 (Niafunké-Tombouctou, 198 km). En 2014, les travaux de l’axe Niafunké-Tombouctou et Diré-Goundam ont redémarré. Après plusieurs suspensions et arrêts, ils ont été achevés en janvier 2017. Commencés en 2016, les travaux du tronçon Goma-coura/Léré avaient atteint un taux d’exécution de 39,80% (50 km de terrassements sur lesquels 36 km étaient déjà bitumés) quand ils ont été interrompus le 15 décembre 2017. Les travaux de construction de la section Léré-Niafunké ont été, aussi, suspendus le 25 octobre 2017 suite à une attaque terroriste à Soumpi. Depuis cette date, il a été convenu qu’une reprise des travaux ne pouvait se faire qu’à la suite d’une amélioration de la situation sécuritaire dans la zone du projet afin de ne pas exposer les intervenants sur le chantier. Dans le cadre de la reprise des travaux, il a été retenu le principe de réalisation en chaînette (section après section) et d’adapter les moyens humains et matériels à cette stratégie afin de permettre une sécurisation optimisée et de réduire, quasiment, à néant toute future réclamation de l’entreprise liée à l’immobilisation des équipements. L’entreprise Sogea Satom, chargée des travaux, a entrepris des démarches pour sortir les équipements restants et les installations en vue de leur transfert de Niafunké vers Goma-coura. A cet effet, une mission du ministère des Infrastructures et de l’Equipement a séjourné sur le terrain, le 3 octobre 2019. Au cours de cette missiom, les populations de Niafunké ont été informées des nouvelles dispositions de reprise des travaux à partir de Goma-coura. A la date d’aujourd’hui, le premier convoi de transfert des équipements de Sogea Satom qui a quitté Niafunké est arrivé à Ségou. En ce qui concerne le dispositif sécuritaire, après plusieurs séances de travail avec l’état-major général des Armées, un dimensionnement des troupes à mettre en place a été établi sur la base de quatre compagnies dont deux étaient déjà sur place à Goma-coura. Des dispositions sont en cours en vue de la mobilisation des deux compagnies complémentaires. La stratégie initiée jusqu’à ce jour est de faire en sorte que le personnel d’encadrement de l’entreprise Sogea Satom soit uniquement des Africains. A la date d’aujourd’hui, les travaux de la route Goma-coura/Tombouctou, démarrés en 2010, sont réalisés à 50%. Ces travaux ont été, fréquemment,  suspendus à cause de la dégradation de la situation sécuritaire, toute chose ayant engendré des couts supplémentaires exorbitants. MD (AMAP)

Mopti : Clôture des opérations de la première phase du DDR spécial à Soufroulaye

Mopti, 26 novembre (AMAP) La cérémonie de clôture des opérations de la première phase du processus de Démobilisation-Désarmement-Réinsertion (DDR) des ex-combattants issus des groupes armés, a été présidée ce mardi à Soufroulaye, dans la région de Mopti, par le Premier ministre, Dr Boubou Cissé,  a constaté l’AMAP. Dr Cissé qui a entonné l’hymne national du Mali avec les 352 ex-combattants désarmés volontairement, qui appartenaient aux groupes armés parmi lesquels figurent 17 femmes,   a visité le dépôt des armes et minutions rendus par les ex-combattants lors de leur enregistrement au programme. Le Premier Ministre  a également visité les ateliers d’apprentissage de métiers destinés à ceux qui bénéficieront d’un programme de réinsertion socio-économique (formation et financement d’activités génératrices de revenus) lors de la seconde phase du DDR. L’enrôlement au sein des FAMa, pour ceux qui le souhaiteront se fera sur la base d’un processus tel que défini dans le décret fixant les modalités d’intégration des ex-combattants. Dr Cissé a déclaré que Soufroulaye constitue une étape importante dans le processus de stabilisation et de sortie de crise de notre pays, avant de préciser que le gouvernement tient à réaffirmer à l’ordre des priorités politiques élevées que le Président de la République  accorde à la conduite de ce processus. La cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de  région, Général Abdoulaye Cissé, du président de la Commission nationale DDR,  Zahabi Ould Sidi Mohamed, de la représentante adjointe du secrétaire général des Nations Unies au Mali, Mme Mbaranga Gasarbwe. KM (AMAP)

Tominian : La politique de sauvegarde de l’enfant au centre des échanges

Tominian, 26 novembre (AMAP)  Un atelier d’orientation des leaders locaux sur la politique de sauvegarde de l’enfant a pris fin le 23 novembre dernier à Tominian, sous la présidence du Préfet du cercle, Zoumana Norbert, a constaté l’AMAP. Son objectif était de mettre en place toutes les dispositions pratiques et légales afin que les enfants et les adultes soient protégés contre toutes formes d’abus, d’exploitation et de négligence. Les participants ont échangé sur entre autres,  la politique de sauvegarde de l’enfant de World Vision,  la consolidation de la paix, la composition des comités de protection de l’Enfant, la collaboration d’autres structures travaillant avec les enfants, les canaux d’alerte de World Vision. Le représentant du chef de l’exécutif local a félicité l’ONG World Vision pour les œuvres qu’elle exerce dans le cercle de Tominian, avant d’assurer les responsables de l’organisation de sa disponibilité à les accompagner pour la réussite de leur mission. L’ONG World  Vision est une organisation internationale non gouvernementale humanitaire chrétienne d’aide et de développement créé en 1950 par un évangéliste journaliste Dr Bob Pierce, pour répondre aux besoins et à la souffrance des victimes de la guerre de Corée. De nos jours, World Vision travaille dans plus de 100 pays à travers le mode. Les programmes de secours d’urgence et de développement de World Vision ont débuté en 1974 en Afrique et au Mali en 1976 à travers des organisations chrétiennes. En Juin 1982, un bureau fut ouvert au Mali.  ST/KM

Mali: treize soldats français tués dans un accident d’hélicoptères

Bamako, 26 novembre (AMAP) L’Élysée a annoncé ce mardi matin que treize soldats français avaient été tués lors du crash de deux hélicoptères dans la zone des trois frontières dans le nord du pays. Le président français Emmanuel Macron a salué le « courage » des soldats « morts pour la France », a appris de source officielle. Treize militaires français de la force Barkhane ont trouvé la mort au Mali dans une collision accidentelle de deux hélicoptères lors d’une opération de combat contre des jihadistes, a annoncé mardi l’Élysée. « Six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel », a indiqué la présidence dans un communiqué. Le président français Emmanuel Macron a salué le « courage » des soldats « morts pour la France ». RFI