Koulikoro se mobilise pour apporter son soutien aux Fama
Koulikoro, 29 novembre (AMAP) Les Forces vives composées entre autres, d’associations de jeunes et de femmes, d’organisations socio professionnelles, de syndicats, ont battu le pavé jeudi à Koulikoro, pour apporter leurs soutiens aux Forces Armées Maliennes (Fama), a constaté l’AMAP. Elles ont marché de la gare routière au gouvernorat de la Région de Koulikoro avec des pancartes et des banderoles sur lesquelles on pouvait lire entre autres : «Soutien aux FAMa», «des matériels performants pour les Famas», «les Famas à Kidal», «la souveraineté du Mali n’est pas négociable». Arrivés au Gouvernorat, les manifestants ont été reçus par le chef de l’exécutif régional, le général Débérékoua Souara entouré des membres de son cabinet. Après avoir chanté l’hymne national du Mali en chœur et observé une minute de silence à la mémoire de toutes les victimes de cette guerre asymétrique, le porte parole des marcheurs, Dr Mamoutou Traoré a invité les populations à ne pas se tromper en sachant distinguer nos amis de nos ennemis, malgré, la situation difficile que nous vivons. «Pour sauver le pays, donnons-nous la main afin d’accompagner le gouvernement et travaillons dans le sens d’un réarmement moral de nos forces armées», a-t-il déclaré, avant de rendre un vibrant hommage à l’ensemble des soldats tombés sur le front et particulièrement les treize soldats français morts, le 25 novembre dernier, pour le Mali et le Sahel. Le gouverneur de région a salué cette belle initiative citoyenne des populations de la commune. «Vous venez de démontrer que c’est ensemble que nous vaincrons et je vous exhorte dans cette dynamique et mon soutien ne fera jamais défaut», a-t-il déclaré avant d’assurer les marcheurs que leur message sera transmis avec diligence. La marche qui était bien encadrée par les forces de sécurité s’est déroulée dans le calme et sans incident. AM/KM (AMAP)
Yorosso : Un accident de la circulation fait 4 morts et 28 blessés (bilan provisoire)
Yorosso, 28 novembre (AMAP) Quatre personnes, dont une femme, ont trouvé la mort et 28 autres blessées, mardi, dans un accident de la circulation sur la Route nationale (RN) 14, entre Yorosso et Koury (Sud). Le drame s’est produit aux environs de 18 heures quand un camion immatriculé AN 0832 MD, en provenance de la foire de Kiffosso I, s’est renversé. Les occupants, tous des forains, ont été évacués au Centre de santé de référence (CSRef) de Yorosso, six blessés graves sur l’hôpital de Sikasso et deux à Koutiala. Informé, le préfet de Cercle, Agaly Ag Inamoud Yattara, accompagné des autorités judiciaires et politiques, s’est rendu au CSRef où il a constaté les corps, avant de souhaiter prompt rétablissement aux blessés. Les éléments de la Brigade territoriale de la gendarmerie de Yorosso ont été dépêché sur les lieux pour établir les circonstances de l’accident qui serait dû, selon le major Sidiki Dao, à une tentative de dépassement d’un autre camion qui allait dans le même sens. Ce dernier véhicule aurait tenté le passage en force, au même moment où le premier camion avait devant lui un motocycliste qu’il voulait dépasser. Ainsi, le chauffeur imprudent s’est déporté sur la gauche de la route où le véhicule s’est renversé du côté chauffeur. Légèrement blessé, il a été interpellé. AYG/MD (AMAP)
Une délégation du Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) en tournée dans le Nord du Mali
Gao, 28 novembre (AMAP) Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Gao, Alhousseini Mahamane, a présidé mardi, dans les locaux du gouvernorat de Gao, une rencontre avec des responsables du Bureau de coordination des affaires humanitaires des nations unies (OCHA), en mission d’évaluation de la situation humanitaire dans les Régions de Gao, Ménaka et Kidal. Cette mission a pour but, aussi, apporter une solution dans le secteur de l’Agriculture qui a été affecté par les oiseaux granivores et un appui aux personnes déplacées de Boulkeissi et aux réfugies, entre autres. « Nous sommes en tournée avec une délégation du bureau de la coordination des affaires humanitaire (OCHA) pour rencontrer les différents acteurs concernés par la situation humanitaires dans les Régions de Gao, Kidal et Ménaka », a déclaré la directrice pays de l’Aide de l’Eglise norvégienne (AEN), Cathrine Seland, présente à la rencontre ainsi que des responsables des services régionaux de Gao. « Au cours de la rencontre de Gao, nous avons constaté que les besoins sont énormes par rapport à la santé, l’éducation, l’eau et, même, les personnes déplacées de Boulkeissi », a ajouté Mme Seland. « A la fin de notre mission avec la délégation d’OCHA, nous allons proposer des moyens pour venir en aide à ces populations des Régions de Gao, Kidal et Ménaka qui souffrent beaucoup à cause de l’insécurité », a-t-elle promis. AT/MD (AMAP)
Mines : Un projet pour accroître les capacités des femmes orpailleuses
Bamako, 28 novembre (AMAP) La ministre des Mines et du Pétrole, Mme Lelenta Hawa Baba Ba, a lancé, le weekend dernier, au Centre de recherche solaire (CRES) de Badalabougou, le Projet de renforcement des capacités et de sensibilisation des femmes rurales travaillant dans les mines artisanales, « Empower rural women in gold artisanal mining (EWGAM). Ce programme répond à la problématique de la réduction de l’utilisation ds produits chimiques comme le mercure et le cyanure dans le traitement local de l’or. Cela, en inculquant aux actrices des méthodes recommandées par le programme environnement des Nations unies. Il s’agira, à terme, d’augmenter de 80% la capacité de production des femmes, de réduire de 50% l’utilisation du mercure et du cyanure dans l’orpaillage et d’encourager le transfert de connaissances entre les femmes bénéficiaires et d’autres femmes minières. Financé par l’ambassade américaine, à travers le fonds «Alumni Engagement Innovation Fonds», le projet EWGAM intervient dans les régions de Kayes, Koulikoro et Sikasso. Il a été initié par quatre «Alumnis» : Binta Traoré, Massira Touré, Djénéba Cissé et Abdoul Karim Camara. «Avec ce projet, nous explorons avec les femmes bénéficiaires un mécanisme d’épargne afin que les maigres ressources tirées de l’orpaillage puissent être investies dans d’autres activités économiques…», a expliqué la coordinatrice du projet, Binta Traoré, ajoutant que EWGAM se réalisera avec le concours de la Fédération des femmes minières du Mali (FEMIMA). A sa suite, la ministre des Mines et du Pétrole, a noté que 550 familles seront sensibilisées et formées avec un impact visible sur plus de 3.000 personnes dépendantes. « EWGAM servira aussi, a indiqué Mme Lelenta Hawa Baba Ba, d’appui aux politiques de mon département dans le domaine de l’artisanat minier ». Pour sa part, l’ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Dennis B. Hankins, a rappelé que ce projet a été initié en collaboration avec la société civile des zones concernées. Le diplomate américain espère qu’il permettra d’éliminer le travail des enfants sur les sites d’orpaillage. Quant à la présidente de la FEMIMA, Mme Diarra Djénéba Samaké, elle a salué l’initiative qui luttera contre l’utilisation des substances toxiques dans l’orpaillage. Mme Diarra a fait savoir que ce combat est inscrit dans le Plan d’action de sa fédération. .BBC/MD (AMAP)
Kita : La bibliothèque nationale du Royaume Uni a gravé les archives coloniales du cercle sur un disque dur externe
Kita, 28 novembre (AMAP) Le préfet de Kita, Mamadou Diakité a présidé, mardi, à la préfecture, la remise d’un disque dur externe contenant des archivescoloniales du cercle (1899-1960)classées et numérisées, lors d’une cérémonie, la semaine dernière, qui a regroupé l’ensemble du personnel de la préfecture, les représentants des élus locaux et le coordinateur des chefs de quartier de Kita. L’œuvre a été réalisée dans le cadre du Projet classement et numérisation des archives coloniales du cercle de Kita (1899-1960), de la Bibliothèque nationale du Royaume Uni-Programme archives en danger (British library-Endangered Archives programme), d’une durée de 5 mois (12 novembre 2018 au 12 avril 2019). Après cinq mois d’intenses activités, les équipes du projet, sous la houlette de la coordinatrice Dr Marie Rodet de la School of Oriental and African studies de l’Université de Londres, ont mis à la disposition du Cercle de Kita ce disque dur externe sur lequel on peut, en tout temps, consulter toutes les archives coloniales du cercle de 1899 à 1960. Selon Mamadou Cissé, prestataire en archivage, membre de l’équipe technique malienne, « le contenu du support se résume à l’ensemble des activités prévues par le projet ». Il s’agit, dit-il, du classement normalisé et de la numérisation des archives coloniales du cercle (1899-1960). M. Cissé est revenu sur l’état des archives de Kita, conservées dans des magasins mais rongées, en partie, par des termites et autres nuisibles. C’est après un travail de tri et de manutention, que l’ensemble des équipes formées au classement et aux techniques de numérisation a réussi un tel exploit. Mamadou Cissé a présenté le projet dont le but est de sauver les archives en danger de disparition. Tous les responsables présents à cette cérémonie sont unanimes à dire que les archives sont la mémoire d’un pays ou d’une localité. Ils ont salué le projet et le travail accompli. Ils ont, pour la plupart, souligné que c’est un besoin pour Kita, une ville légendaire et pleine d’histoire, d’archiver et aidera, ainsi, le cercle à occuper sa place de ville chargée d’histoire et d’hospitalité. Pour le préfet, le projet va permettre à Kita de retrouver sa riche histoire locale, en sauvegardant son patrimoine d’archives. Il a ajouté que le projet « a donné la chance aux archives de Kita, quel que soit leur état, de redevenir des documents exploitables pour tout besoin », a-t-il ajouté. La cérémonie a, également, noté la présence du directeur de l’Académie d’enseignement de Kita, Mamadou Keita, le chef du service jeunesse, sports, arts et culture, Madani Keita, le 1ervice-président du Conseil de Cercle, Moustapha Siby, et le 3eadjoint au maire, Yacouba Keita. MF/MD (AMAP)
Centrale solaire de 33 MWc à Ségou : Le démarrage des travaux prévu pour le second trimestre 2020
Bamako, 28 novembre (AMAP) La Société énergie du Mali (EDM) et Scatec Solar West Africaont signé, mercredi, un avenant au contrat d’achat, par l’entreprise malienne, de l’énergie qui sera produite par la future centrale solaire de Scatec à Ségou, d’un coût estimé à 31,748 milliards de Fcfa et dont le démarrage des travaux de construction est prévu au deuxième trimestre de 2020, selon un document remis à la presse. La cérémonie, organisée à cet effet, a eu lieu à l’ambassade de Norvège, en présence du directeur de Scatec Solar West Africa, Terje Pilskog, et du directeur général d’EDM, Boubacar Keïta. La construction de cette centralephotovoltaïque, d’une puissance de 33 Mwc, dont la réalisation participera à l’atteinte des nombreux objectifs d’EDM, est aussi l’un des projets prioritaires du Programme présidentiel d’urgence d’accès des populations à l’électricité. La demande d’énergie électrique au Mali est en constante augmentation, avec un taux de croissance de 10% par an, en moyenne, depuis plus d’une décennie. Le secteur de l’électricité au Mali est confronté à un important besoin d’investissement, tant en infrastructures qu’en services. « Pour faire face à cette demande croissante en énergie électrique des populations et dans tous les secteurs d’activité économique et assurer l’équilibre entre l’offre et la demande, il importe d’introduire des ressources alternatives et facilement mobilisables, dans le mix énergétique », selon des informations fournies par EDM. L’objectif recherché dans cette démarche est, selon les responsables de la société malienne, de valoriser l’important potentiel solaire dont dispose le Mali. Pour EDM, le potentiel en énergie solaire est, du reste, bien réparti sur le territoire, en attestent les chiffres ci-après : 5-7 kWh/m2/jour, 300 jours/an d’ensoleillement avec une moyenne de 2.800 heures/an. « Cependant, on constate, depuis plusieurs années, une amélioration de l’offre de solutions techniques pour l’exploitation de l’énergie solaire, tant par la tendance à la baisse des coûts que par la diversification », se réjouissent les responsables de la société nationale d’énergie. Pour eux, cette évolution est très favorable à la valorisation de l’important gisement d’énergie solaire du Mali. Elle permettra la réduction de la dépendance aux hydrocarbures et l’amélioration du coût du mix de production d’électricité du pays. C’est pourquoi, depuis quelques années, EDM indique avoir fait le choix stratégique de miser sur le solaire, par une augmentation progressive de sa part dans le système de production d’électricité, en vue de réduire les coûts de production, en réduisant la part du thermique. Ce mix énergétique dans lequel le solaire occupera une place de choix, contribuera à favoriser le développement de la fourniture d’électricité, produire le kW/h à un coût maîtrisé, renforcer la capacité de production, contribuer à la sauvegarde de l’environnement par la réduction du taux d’émission de gaz à effet de serre. BBC/MD (AMAP)
La coopération transfrontalière entre le Mali et la Guinée au centre des discussions à Koulikoro
Koulikoro 28 novembre (AMAP) La cérémonie de signature des textes juridiques de groupement local Yanfolila, Kangaba (Mali), Mandiana et Siguiri (Guinée), a été présidée mardi à Koulikoro, par le chef de cabinet du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation Hamidy Belco Maïga, a constaté l’AMAP. La rencontre s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre de l’appui au programme frontière de l’union africaine(PFUA) financé par le ministère fédéral Allemand des affaires étrangère avec l’appui technique de la GIZ. Elle avait pour objectif de procéder à la signature officielle des documents juridiques du groupement local de coopération transfrontalière Yanfolila-Mandiano d’une part et de Siguiri- Kangaba d’autre part. Hamidy Belco Maïga a exhorté les acteurs de ce projet, comités inter régionaux de pilotage et des commissions techniques mixtes de mise en œuvre des activités de coopération transfrontalières des deux pays à rester engager dans cette dynamique pour contribuer le plus efficacement possible aux préoccupations de sécurité et de développement des zones frontalières communes. « Notre présence à Koulikoro s’inscrit dans la tradition de bon voisinage, exprime à la fois la solidarité profonde entre nos deux peuples et concrétise les relations d’amitié et de fraternité entre nos deux chefs d’Etat, qui sont entrain de marquer d’une empreinte particulière leur contribution à la consolidation et au renforcement de l’unité de nos populations à travers la coopération transfrontalière » a déclaré le chef de la délégation Guinéenne, Fadama Itala Kourouma. Le programme frontière de l’union africaine(PFUA) vise à favoriser la paix, la sécurité et la stabilité et à faciliter l’intégration socio économique et le développement durable de l’Afrique. La cérémonie s’est déroulée en présence du coordinateur régional GIZ du projet d’appui au Programme Frontalier de l’Union Africaine (PFUA), Gérome Dakouo, des responsables politiques et administratifs des cercles et communes des deux pays concernés AM/KM (AMAP)
Florence Parly à Gao pour rendre hommage aux militaires français décédés
Gao, 28 novembre (AMAP) La ministre française des Armées, Florence Parly est arrivée mercredi à Gao où elle a rendu un vibrant hommage aux 13 militaires français décédés dans un accident d’hélicoptères mardi au cours d’une traque contre les terroristes dans le Liptako Gourma, a constaté l’AMAP. Florence Parly était accompagnée du ministre de la Défense et des Anciens combattants, Ibrahima Dahirou Dembélé, du chef d’état-major français des armées, le général François Lecointre, et du chef d’état-major français de l’armée de terre, le général Thierry Burkhard. La ministre française des Armées s’est rendue mercredi à la base de Barkhane où elle s’est recueillie sur les corps des soldats dans l’enceinte de la chapelle ardente avant d’échanger avec les militaires français pour leur réaffirmer le soutien total des autorités et du peuple français dans le combat noble au Sahel contre le terrorisme. Florence Parly a réaffirmé «à cette occasion aux militaires qui se battent contre le terrorisme au Sahel la douleur, la reconnaissance et la détermination de la nation française». Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Général Ibrahima Dahirou Dembélé a, au nom du président de la République, présenté ses condoléances les plus émues à son homologue français. « Depuis 2013, les forces françaises nous soutiennent dans la lutte contre un ennemi qui devient de plus en plus difficile à saisir» a soutenu Ibrahima Dahirou Dembélé, avant de saluer le courage des militaires de Barkhane dans leur combat contre le terrorisme dans le Sahel. Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, avait auparavant, au nom de la nation tout entière, adressé ses «condoléances les plus émues» à son homologue français, tout en précisant que ces militaires «sont morts pour la France, pour le Mali, pour le Sahel, pour la Liberté». AT/KM (AMAP)
Les vols commerciaux ont repris à l’Aéroport international de Kayes Dag-Dag
Kayes, 28 novembre (AMAP) Le premier vol commercial, entre Bamako et Kayes, a été effectué, mardi, pour la relance du trafic aérien pour laquelle les populations de la capitale de la 1èreRégion administrative du Mali étaient conviées à l’aéroport international Dag-Dag, et assister à l’arrivée de ce vol inaugural, en provenance de Bamako, a constaté l’AMAP Fruit de la collaboration entre le Mali et le Burkina Faso, à travers leurs compagnies respectives Afrikayes Air et Air Burkina, cette reprise des vols sur Kayes est une promesse du Premier ministre Boubou Cissé. Il l’avait annoncée après des manifestations en aout qui avaient perturbé la circulation routière, entre Kayes et Bamako, pendant quelques jours. Après avoir obtenu l’aval de leurs Etats respectifs, Afrikayes Air et Air Burkina, ont décidé de mettre fin au calvaire et soulager les habitants de la Région de Kayes. Ce mardi 26 novembre 2019, les populations de la Cité des rails ont, ainsi, vécu une journée inoubliable. Pourtant, rien ne laissait présager cet événement au lever du soleil. A 07:15, il n’y avait pas d’effervescence particulière sur la route qui mène à l’aéroport. La circulation était fluide et le motocycliste pouvait parcourir des centaines de mètres sans qu’il ne soit dépassé par un véhicule sur le tronçon qui relie l’aéroport à la route de Yélimané. Il a soufflé un vent de bonheur quand l’avion d’Air Burkina s’est immobilisé, peu après 10 heures, sur le tarmac de l’aéroport avec à son bord, le Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, Moustapha Ben Barka, le gouverneur Mahamadou Zoumana Sidibé, des parlementaires, des anciens ministres, des femmes et hommes des médias et des passagers ordinaires. Le directeur d’Afrikayes Air, Souleymane Sidibé, et le directeur général de la compagnie Air Burkina, Blaise Sanou, qui était accompagné par son PCA, ont tous remercié les gouvernements des deux pays qui leur ont facilité la tâche. « Il appartient aux pouvoirs publics de nous accompagner davantage pour pérenniser cet exemple d’intégration. Le calvaire est terminé. Nous avons l’ambition d’aller loin, c’est-à-dire relier Kayes au reste du monde », a déclaré M. Sidibé. Abondant dans le même, le burkinabé Blaise Sanou a laissé entendre que ce qui est plus important pour sa compagnie, « c’est l’avancée de l’intégration et l’unité dans l’action afin de lutter contre le terrorisme et de bloquer les actions de ceux qui ne veulent pas que nos pays se développent ». « Merci d’être venu à l’aéroport. Cette journée est très importante. La reprise des vols commerciaux est une chance pour Kayes. Il faut faire en sorte que les deux compagnies ne regrettent pas leurs bienfaits. Les voyageurs doivent payer les billets d’avion de ces compagnies pour que les sacrifices consentis par celles-ci ne soient pas vains », a déclaré le gouverneur de Kayes, Mahamadou Zoumana Sidibé, à sa descente d’avion. Le maire de la Commune rurale de Khouloun, qui abrite le site de l’aéroport, a invité les populations à redoubler d’efforts pour assurer la pérennité de ces vols. « J’ai opté pour l’avion pour aller à Bamako. C’est reposant et c’est plus rapide (45mn à 1h30 de vol). Que Dieu veille sur nous tous », s’est réjouie Fatoumata Diakité, après avoir rempli les formalités du voyage. Peu avant 9 heures, les services de l’aéroport n’avaient enregistré que 6 passagers sur 13 attendus pour ce premier vol. Or, la capacité de l’avion est estimée à plus de 100 places. Le directeur de l’Aéroport de Kayes, Amadou Dansogo, a indiqué que le billet coûte 70.000 Fcfa (Aller simple) et 130.000 Fcfa (Aller-Retour). « J’ai constaté la présence de beaucoup d’accompagnateurs ici. Nous sommes là, depuis 6 heures. Des passagers étaient déjà présents. Nous n’avons rencontré aucune difficulté dans l’exercice de notre mission. Tout se déroule bien », a affirmé Baba Daou, commissaire principal de la Police spéciale de l’Aéroport. La Douane était également à pied d’œuvre. On rappelle que des mouvements et associations de la société civile avaient perturbé, en août 2019, la circulation routière, notamment à Kati et à Kayes, pour réclamer la reconstruction de la route Bamako-Kolokani-Diéma-Kayes-Dakar, la relance du train voyageur et du trafic aérien. Suite à ces manifestations, le Premier ministre, Boubou Cissé, avait effectué une tournée, le 30 août dans certains cercles de Kayes pour constater l’état des routes, notamment l’axe Bamako-Kati-Kolokani-Didiéni-Diéma-Kayes-Dakar. Sur instruction du Président Ibrahim Boubacar Kéïta, le gouvernement a annoncé des mesures pour répondre aux doléances des populations afin d’apaiser la tension. Il faut souligner que la création d’Afrikayes Air était en cours, depuis 4 ans, initiée par des ressortissants maliens à l’étranger, notamment le Conseil supérieur de la diaspora malienne. BMS/MD (AMAP)
Administration territoriale : le défi de l’opérationnalisation des nouvelles entités locales
Bamako, 27 novembre (AMAP) Le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD), avec l’appui financier de la MINUSMA et le soutien technique du Groupe de recherche et d’appui au développement institutionnel (GRADI-Mali), organise du 23 novembre au 3 décembre prochain, dans le cadre de l’accompagnement des autorités intérimaires et collèges transitoires, la 2è session de renforcement des capacités des élus, représentants de l’État, autorités intérimaires et collèges transitoires des Régions de Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka et Taoudéni. La cérémonie d’ouverture de cette session s’est déroulée, samedi dernier, au Centre de formation des Collectivités territoriales (CFCT) devant plusieurs administrateurs et élus venus des régions concernées. L’objectif général de cette rencontre, sous la présidence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, est d’appuyer l’administration locale dans le Nord et le Centre du Mali, en vue de la restauration et de l’extension de l’autorité de l’Etat. A ce propos, le directeur de GRADI-Mali, Bocar Abdoulaye Touré, a indiqué que cette rencontre « s’inscrit dans un souci d’améliorer notre outil de gouvernance, de perfectionner notre savoir-faire en matière d’administration et de gestion de la chose publique ». C’est pourquoi, a ajouté Bocar Abdoulaye Touré, GRADI-Mali a conçu et soumis à la division des affaires civiles de la MINUSMA, des thématiques induites des réformes en cours au Mali, et en réponse à la demande de formation exprimée par certains participants lors de leurs précédentes sessions. Pour sa part, la représentante de la MINUSMA, Margaret Matic, a affirmé que la session, qui s’ouvre, s’inscrit en droite ligne des précédentes qui ont permis, entre autres, d’outiller les autorités intérimaires et collèges transitoires, au niveau des régions et cercles dans le Nord dy Mali, avec l’appui technique de la Direction générale des collectivités territoriales et du CFCT. « Cette dynamique se poursuivra », a assuré Mme Matic, estimant que les défis sont nombreux, notamment le transfert des services déconcentrés de l’Etat aux collectivités territoriales, la mise en place de la police territoriale, la relecture du Code des collectivités territoriales. Dans son intervention, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a rappelé que la réforme de décentralisation territoriale engagée au Mali, depuis 1991, entrera dans sa phase active qui est la régionalisation. Pour Boubacar Alpha Bah, l’accompagnement de cette étape décisive implique qu’un accent particulier soit mis sur le renforcement et l’intensification des actions de formation, au bénéfice des différents acteurs, en vue de leur permettre de s’approprier les réformes, en cours dans divers domaines, et de favoriser leur mise en œuvre effective. « En organisant la présente session de formation, j’entends relever le défi lié à l’opérationnalisation des nouvelles entités locales installées dans leurs fonctions par les représentants de l’Etat», a déclaré le ministre Bah. Durant dix jours, les participants auront à traiter les thématiques indispensables à la conduite de leurs missions respectives, notamment le cadre législatif et réglementaire, la gestion axée sur les résultats, la planification du développement local, la comptabilité-matières, le budget programme, le régime financier des collectivités territoriales, le contrôle de légalité des actes administratifs des collectivités territoriales. AT/MD (AMAP)

