Gao : La mosquée de Kankou Moussa, un site historique emblématique dans la Cité des Askias, avant la Mosquée Djingareyber en 1325

Gao, 12 juin (AMAP) Le site de la Mosquée de Kankou Moussa est situé dans le tissu ancien de la ville de Gao, quartier Aldjanabandja et  couvre 35 100m2 (3ha 51a). Ce site avait  abrité la mosquée historique construite par l’empereur du Manden, Kankou Moussa, à son retour du pèlerinage à la Mecque en 1324.  Ainsi, Gao, une dépendance de l’empereur du Mali fut  l’un des points de rencontre des pistes caravanières qui traversèrent  le désert et des pistes venant du sud.   Le chef de la mission culturelle a rappelé que l’ouvrage fut réalisé par un architecte Andalou du nom d’Es Saheli. La mosquée de Kankou Moussa présenté par les chroniqueurs arabes  et les traditions orales comme un bâtiment colossal et le premier cas de grands travaux entrepris dans l’histoire du Mali, avant la construction de la célèbre mosquée de Djingareyber à Tombouctou en 1325. « Le site de la mosquée de Kankou Moussa à Gao est un lieu historique et de mémoire d’une grande importance. Il constitue un témoignage historique et culturel de l’empire du Mali. Le site, par son étendue et l’importance de ses structures exhumées, constitue l’un des plus remarquable du Mali. Il s’étend comme l’ensemble des vestiges archéologiques couvrant une superficie de 3ha 51a, situé au quartier Aljanabandja de la ville de Gao. Cet espace englobe des biens meubles enfouis (comprenant divers objets poterie, objets en fer et en cuivre, ossements divers, fusaïoles, perles en verre, en terre cuite et en cornaline).  Une datation radiocarbone des échantillons de charbon de bois  a permis de situer  la période d’utilisation du bâtiment avec piliers entre les 9ème et 12ème siècle  de notre ère. La date de construction du bâtiment en barre n’est pas encore connue avec précision. Son utilisation se situe avant le 16ème siècle du fait de la présence au cours des fouilles des pipes à tabac inconnues dans la zone avant l’invasion marocaine à la fin du 16ème siècle », a expliqué le chef de la mission culturelle de Gao. La quantité de perles en verre découverte au cours des travaux (plus de  11 000 perles en verre) nous indique à quel point Gao entretenait des liens commerciaux avec d’autres villes marchandes d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient entre le 7ème et le 13ème siècle. Selon lui, le professeur Raymond Mauny avait  effectué des fouilles archéologiques sommaires sur le site au cours des années 1950 dont il révélera  la présence de plusieurs structures en briques cuites ou crues . En 1993 et 1996, sur le même site au cours des fouilles,  T. Insoll de l’Université de Cambridge avait mentionné la présence des structures en briques cuites associées à de nombreux objets exotiques importés, des perles (en verre, en cornaline ou en  terre cuite), de la céramique et des objets en cuivre, a résumé le responsable de la mission culturelle de Gao. Et soutient  que ces objets de l’antiquité attestent de la richesse  de Gao et de son rôle métropole du commerce transsaharien entre la 7ème et la fin du 16ème siècle. Mamadou Samaké dira que depuis 2003, des fouilles archéologiques sont conduites sur le site par la Direction nationale du patrimoine culturel, en collaboration avec l’Institut des sciences humaines du Mali ; le Musée national du Mali et le Musée national d’ethnologie d’Osaka ( Japon). Selon lui, ces fouilles ont permis d’exposer deux bâtiments colossaux ( un bâtiment avec  piliers  et un autre en barre) et des structures  annexes  ( mur d’enceinte, bassine avec piédestal , toilette ). Et ajoute que les différentes fouilles menées sur le site ont révélé  les modes d’occupation  spatiale sur le site et la présence d’un important mobilier archéologique ; de  l’importance du dépôt archéologique du site (3,80m) constituant  d’objets de fabrication locale (poterie , objet en fer , perles en terre cuite et en os) et étrangère ( objets en cuivre , perles en verre, récipients en verre). Et soulignera que le site de la mosquée de Kankou Moussa  a été inscrit à l’inventaire par décision n°0444/ MC –SG du 7 mai 2001 et classé  dans le patrimoine culturel national par décret n°2014-0949/P-RM du 31 décembre 2014 pour ses valeurs historiques, architecturales et socioculturelles. « Malgré les menaces d’urbanisation anarchique qui ont entrainé l’occupation de l’est du site dans les années 1970, la partie classée du site de la mosquée de Kankou Moussa  en 2014 conserve son intégrité physique. Cette partie ne souffre d’aucune perturbation pouvant remettre en cause son intégrité physique qui est extrêmement élevée liée à la présence de la mission culturelle de Gao et d’autres services rattachés ainsi que les autorités politiques et administratives de la région de Gao, a constaté Mamadou Samaké. Et soulève que malgré l’implication de tous ces acteurs cités dans la  protection du site, ce patrimoine est soumis à certaines menaces notamment l’empiètement par les activités socioéconomique ; l’utilisation inappropriée des abords immédiats ; la pression du développement urbain, l’érosion éolienne . Auxquels s’ajoutent les structures mises en jour à travers les fouilles archéologiques sont menacées par l’ensablement et l’arrêt brusque des activités de recherche sur le site à cause du déclenchement des conflits armés . Le chef de la mission culturelle de Gao, Mamadou Samaké estime que le site de la mosquée de Kankou Moussa présente un intérêt scientifique pour les  chercheurs  dans le développement de leur  formation universitaire ;  pour  la recherche pluridisciplinaire dans les domaines de l’archéologie, l’histoire, l’anthropologie et de la muséologie ainsi que  dans le développement de l’artisanat d’art, de l’architecture et de l’urbanisme. AT/KM (AMAP)

Nigeria : La raffinerie Dangote Peutroleum Refinery veut lever un milliard de dollars

Bamako,12 juin (AMAP)  La raffinerie Dangote Petroleum Refinery cherche à lever près d’un milliard de dollars via un placement privé, valorisant ainsi l’entreprise à environ 39,1 milliards de dollars, selon des sources proches du dossier et un document de placement consulté. L’offre porte sur 3 milliards d’actions ordinaires, proposée à 0,35 dollar l’unité. La demande des investisseurs dépasse déjà les 2 milliards de dollars, signe d’un engouement marqué pour l’opération. Les souscripteurs devront subir au minimum un million d’actions, soit 350 000 dollars, avec des achats supplémentaires par tranches de 500 000 titres. Les actions seront assorties d’une période de blocage d’un an. Les fonds levés seront répartis à l’expansion de la société et à ses besoins opérationnels généraux, alors que la raffinerie monte en puissance et consolide sa place sur le marché. D’une capacité de 650 000 barils par jour, entrée en production en 2024, elle a considérablement augmenté sa production de diesel, de carburant aviation, de naphta et d’essence, notamment la dépendance du Nigeria aux importations de produits raffinés. KM (AMAP)

Film «Promesse sacrée» : quand l’amour triomphe de l’interdit

Bamako, 12 juin (AMAP) Le réalisateur malien Zaïdou Coulibaly a présenté, mercredi à la Maison des jeunes de Bamako, son dernier film intitulé : «Promesse sacrée». C’était à la faveur d’une conférence de presse, animée par le cinéaste en présence de plusieurs acteurs maliens, a constaté l’AMAP. Ce court métrage de 30 minutes a été  réalisé en noir et blanc dans les localités de Diago, Siby, Missalabougou dans la Région de Koulikoro. L’œuvre est l’histoire d’amour de Gwalamankônô et Dossera, issue de deux tribus rivales. Leur union rompt un pacte sacré hérité de Massa Djan, un roi exécuté à l’époque coloniale à la suite d’une trahison. Ainsi, une promesse de sang condamne à mort toute tentative de rapprochement entre les deux lignées. L’avant-première sera projetée dimanche prochain dans le salon VIP de la Maison des jeunes de Bamako pour permettre au public de découvrir l’œuvre avant les projections à grand public. Au cours de sa présentation, Zaïdou Coulibaly a expliqué que l’essence du film repose sur le conflit universel entre le libre arbitre de la jeunesse et le poids des traumatismes historiques transmis de génération en génération. « Je souhaite explorer comment une trahison politique et une blessure coloniale du passé continuent d’influencer la vie et le destin des générations présentes », a-t-il martelé. Selon ses dires, le film met également en lumière la dualité des traditions. D’un côté apparaisse les pratiques occultes destructrices, incarnées par ceux qui manipulent les morts et les forces de la nuit. De l’autre, les rituels d’expiation et de pardon destinés à rétablir l’harmonie collective. Gwalamankônô, descendant du roi Massa Djan, est un pêcheur courageux qui choisit d’assumer le poids de l’histoire plutôt que de se dérober. Dossera, fille de Ba Tiekoura, se distingue par son caractère passionné et rebelle. Prête à tout abandonner pour l’amour, elle finit par comprendre la portée culturelle du sacrifice de son amant et lui voue une fidélité éternelle. Face à eux, Ba Tiekoura, gardien inflexible de l’honneur de sa tribu, demeure prisonnier de la rancœur ancestrale et se montre prêt à anéantir la lignée adverse pour laver l’affront. Quant à Gnêdjoukou et Bablen, maîtres des rituels occultes du village, ils incarnent la face sombre des secrets communautaires et des forces mystiques. À travers  ce film, le réalisateur propose ainsi une réflexion profonde sur la mémoire, le pardon et la capacité de l’amour à transcender les frontières dressées par l’histoire et les traditions. Un message traverse toute l’œuvre : «L’homme meurt, mais sa parole ne meurt pas» GT/KM (AMAP)

Diéma :71 623 enfants âgés de 1 à 59 mois recevront leurs doses d’Azithromycine

Diéma, 12 juin (AMAP) Le lancement de la campagne de distribution de l’Azithromycine s’est déroulée ce vendredi 12 juin 2026,  au domicile du chef de village, en présence de plusieurs responsables,  notamment les chefs de services techniques impliqués, la CAFO,  le RECOTRADE, ainsi que des éléments des Forces de Défense et de Sécurité, a constaté l’AMAP. Au total,  ce sont 71 623 enfants âgés de 1 à 59 mois qui recevront, du 12 au 15 juin 2026 inclus, leurs doses d’Azithromycine, à travers la stratégie de porte à porte, dans les 28 aires de santé que compte désormais le District sanitaire de Diéma. Pour la circonstance, le Préfet de cercle, Abou Diarra, a remercié les plus hautes Autorités du pays,  dont l’un des soucis majeurs est de garantir aux populations, notamment les couches vulnérables, que sont les femmes et les enfants, un mieux-être. Il a expliqué les avantages de l’Azithromycine,  un antibiotique à large spectre  qui lutte contre plusieurs maladies.  Le Chef de l’exécutif local a invité les acteurs concernés à œuvrer  pour la réussite de cette campagne. Pour sa part,  le Médecin chef du District sanitaire de Diéma,  Docteur Moussa Koné,  a invité les parents à faire des efforts pour maintenir à la maison leurs enfants afin que tous reçoivent leurs médicaments,  surtout en ce début d’hivernage où les préparatifs des champs sont en cours. Il a invité  les équipes chargées de la distribution à plus de courage pour l’exécution correcte des tâches qui leur sont confiées. Il a remercié le partenaire RECH pour son accompagne. En donnant le coup d’envoi de la campagne, le Préfet Abou Diarra,  a inoculé,  dans la bouche de Bakary Sissoko,  un garçon âgé de 8 mois, sa dose d’Azithromycine. OB/KM (AMAP)

Bla : Lancement de la campagne de distribution d’Azithromycine pour plus de 93 000 enfants

Bla, 12 juin 2026 (AMAP) La salle de conférence du Cercle de Bla a abrité jeudi la réunion d’information et de plaidoyer relative au lancement de la campagne de distribution de masse d’Azithromycine sous la présidence sous-préfet de Touna, M. Samou Dembélé, en présence des autorités sanitaires et des acteurs communautaires. Cette campagne semestrielle s’inscrit dans le cadre du projet « Reach », initié par le chercheur de renommée internationale, le professeur Samba Sow. Dans son allocution d’ouverture, le représentant de l’État, a insisté sur l’importance de la restitution des acquis de cette réunion afin de garantir une mobilisation communautaire optimale. Le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRef) de Bla, le Dr Famakan Kane et le Dr Alassane Samaké, ont exposé les détails techniques de l’opération. L’objectif principal est l’administration d’Azithromycine à dose préventive aux enfants âgés de 1 à 59 mois couplé du dépistage gratuit de la malnutrition. « C’est un antibiotique puissant qui non seulement combat les maladies infectieuses, mais permet également de les prévenir efficacement lorsqu’il est administré à dose prophylactique chez le jeune enfant », a expliqué le Dr Kane. Pour ce premier passage, les objectifs chiffrés se présentent comme suit : 93 337 enfants âgés de 1 à 59 mois, au total dont 16 970 enfants concernés. De 1 à 11 mois et 76 367 enfants de 12 à 59 mois. La campagne couvrira l’ancien découpage du cercle de Bla, qui englobe ainsi le nouveau cercle de Yangasso (désormais rattaché à la région de San) et l’arrondissement de Diaramana (actuellement dans la région de Koutiala). Sur les 36 aires de santé que compte le district sanitaire, 31 sont concernées par la distribution, tandis que les 5 autres serviront d’aires témoins pour l’évaluation de l’impact du projet. Pour relever ce défi de santé publique, plusieurs équipes de distributeurs et de superviseurs seront déployées sur le terrain. La stratégie retenue est celle du porte-à-porte, permettant d’atteindre chaque ménage et de s’assurer qu’aucun enfant ne soit oublié. La campagne débutera officiellement le vendredi 12 juin pour prendre fin le lundi 15 juin 2026. Les autorités locales ont invité les chefs de famille et les mères à réserver un accueil chaleureux aux agents de santé. MO/KM (AMAP)

Actualité: L’ONU et l’UA intensifient les consultations pour relancer le processus politique en Libye

Bamako, 11 juin (AMAP)  L’ONU estime que les consultations en cours avec l’Union africaine (UA) constituent une étape importante pour rapprocher les positions des différentes parties libyennes et créer les conditions d’un consensus politique susceptible d’ouvrir la voie à une sortie durable de la crise. La représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU pour la Libye, Hanna Tetteh, a informé le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine des derniers développements politiques et sécuritaires dans le pays, lors d’une réunion tenue en visioconférence. Elle a mis en avant les efforts de médiation menés par la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL) pour relancer la transition politique. Hanna Tetteh a présenté un état des lieux de la situation politique et sécuritaire, détaillant les initiatives de la MANUL, notamment la mise en œuvre de la feuille de route des Nations Unies à travers les consultations du mécanisme de « mini-dialogue » et le suivi des recommandations issues du Dialogue structuré. Elle a également évoqué les avancées liées au processus de réconciliation nationale et à la situation des droits de l’homme. « Cette séance d’information intervient dans le prolongement de la feuille de route présentée […] Ce plan vise à conduire la Libye vers l’organisation d’élections nationales et la réunification des institutions du pays », a indiqué la MANUL dans son communiqué. Face à l’impasse sur les lois électorales, la MANUL a mis en place le mécanisme de dialogue restreint « 4+4 ». La première réunion s’est tenue à Rome le 29 avril, suivie de sessions à Tunis les 12 mai et 5 juin, permettant des échanges constructifs sur les cadres constitutionnels et juridiques nécessaires à la tenue d’élections générales. OS/KM(AMAP)

APSACO : l’AES et la Cédéao au cœur des débats sécuritaires africains

Bamako, 11 juin (AMAP)  Les relations entre l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont dominé jeudi les échanges à l’ouverture de la dixième édition de l’African Peace and Security Annual Conference (APSACO), organisée par le Policy Center for the New South (PCNS) à Salé, rapporte APAnews. Sous le thème « Dix ans après : tendances, évolutions et continuités dans le paysage de la paix et de la sécurité en Afrique », les participants ont analysé les transformations de l’espace sécuritaire ouest-africain face à la persistance des menaces terroristes. Pour Sampala Balima, directrice générale adjointe du Centre national d’études stratégiques du Burkina Faso, l’émergence de l’AES et le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Cédéao constituent « l’événement sécuritaire majeur de la dernière décennie » dans la région, avec l’apparition de deux cadres de coopération sécuritaire. « Les États africains sont plus forts ensemble que divisés », a déclaré Sharkdam Wapmuk, professeur à l’Académie de défense du Nigéria, plaidant pour un renforcement du dialogue et de l’intégration régionale. Les intervenants ont également évoqué un possible rapprochement entre l’AES et la Cédéao, tout en appelant à maintenir une coopération centrée sur la sécurité des populations. OS/KM (AMAP)

Kayes : un important convoi de carburant renforce l’approvisionnement de la région

Kayes, 11 juin (AMAP)– Plusieurs camions-citernes chargés de carburant sont arrivés jeudi aux environs de midi à Kayes, renforçant ainsi l’approvisionnement de la Cité des rails, a constaté l’AMAP. Les opérations de déchargement ont débuté immédiatement après l’arrivée du convoi, sous la supervision des services régionaux du Commerce, de la Concurrence et de la Consommation. Selon les autorités régionales, cette opération a été rendue possible grâce à l’engagement des Forces de défense et de sécurité qui ont assuré l’escorte des véhicules tout au long du trajet. «L’opération s’est déroulée avec succès», a indiqué le directeur régional du Commerce, de la Concurrence et de la Consommation, Robo Bayo. Les responsables locaux soulignent que la région n’a pas connu de rupture d’approvisionnement malgré les difficultés observées dans certaines localités du pays. Les autorités attribuent cette situation à la coordination mise en place sous l’impulsion du gouverneur de la région, le Général de brigade Moussa Soumaré. Elles mettent également en avant le suivi régulier assuré par le Comité régional de gestion des crises et catastrophes, qui se réunit périodiquement au gouvernorat afin d’anticiper les besoins et de garantir la disponibilité des produits stratégiques pour les populations. OD/CMT (AMAP)

Kangaba : le préfet mobilise les services techniques autour des nouvelles mesures sur les motocyclettes et les zones militaires

Kangaba, 11 juin (AMAP)– Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, a présidé, mercredi, une rencontre d’information et de sensibilisation consacrée à la mise en œuvre des récents arrêtés interministériels relatifs à la circulation des motocyclettes de forte cylindrée, à leur importation et à la création de zones d’intérêt militaire à accès interdit aux populations civiles, a constaté l’AMAP. La réunion, tenue dans la salle de conférence du cercle, a réuni les chefs des services techniques ainsi que les représentants des syndicats des transporteurs, des conducteurs de tricycles et des motos-taxis. Les échanges ont porté sur les dispositions des arrêtés du 3 juin 2026 suspendant notamment la circulation des motocyclettes de cylindrée égale ou supérieure à 125 cm³ hors des grandes agglomérations, ainsi que leur importation, leur commercialisation et leur distribution sur l’ensemble du territoire concerné. Selon le préfet, cette rencontre constitue une étape préparatoire dans le processus de vulgarisation des nouvelles mesures. Une seconde session d’information est prévue dans les prochains jours à l’intention des maires, des autorités coutumières et religieuses ainsi que des responsables d’associations et d’organisations de la société civile, afin d’assurer une large diffusion des textes et de favoriser leur application effective dans le cercle de Kangaba. SD/CMT (AMAP)

Paludisme : Bafoulabé mobilise autorités et communautés pour réussir la distribution de 115.000 moustiquaires

Bafoulabé, 11 juin (AMAP)– Le district sanitaire de Bafoulabé a réuni, jeudi, les autorités administratives, communales et les leaders communautaires afin de préparer la campagne de distribution de masse de moustiquaires imprégnées prévue le 30 juin prochain, a constaté l’AMAP. Présidée par le préfet du cercle, Siaka Souleymane Sanogo, dans la salle de conférence de la mairie, la rencontre visait à informer les acteurs locaux sur les modalités de l’opération et à renforcer leur adhésion pour une mobilisation efficace des populations. Le maire de la commune rurale de Bafoulabé, Kandé Doucouré, a rappelé l’importance de cette initiative de santé publique, tandis que le préfet a salué l’engagement des leaders communautaires et les efforts des autorités de la Transition en faveur du secteur de la santé. Le médecin-chef du district sanitaire, Dr Issouf Coulibaly, a annoncé que 115.203 moustiquaires sont attendues pour couvrir l’ensemble du district, pour un coût global de 14,66 millions de FCFA. Il a précisé que la stratégie retenue repose sur un recensement préalable des ménages suivi de la distribution des moustiquaires, à l’exception des zones relevant des centres de santé de référence où la méthode du «dénombrement-distribution» sera appliquée. Le responsable sanitaire a exprimé sa reconnaissance aux autorités et aux leaders communautaires pour leur accompagnement, estimant que leur implication sera déterminante pour le succès de cette campagne de lutte contre le paludisme. BM/CMT (AMAP)