Californie : l’état d’urgence décrété après un incident chimique dans une usine aérospatiale

Bamako, 24 mai (AMAP) Le gouverneur de la Californie, Gavin Newsom, a déclaré samedi l’état d’urgence dans le comté d’Orange, alors que les autorités poursuivent leur intervention à la suite d’un incident impliquant une substance chimique dangereuse dans une installation aérospatiale de Garden Grove. Dans un message publié sur le réseau social X, le gouverneur a indiqué que les agences de l’État étaient mobilisées depuis plus de 24 heures afin de soutenir les autorités locales et de protéger la population pendant les opérations d’urgence. La décision intervient après des inquiétudes concernant un réservoir situé dans les installations de GKN Aerospace, contenant entre 5.000 et 7.000 gallons de méthacrylate de méthyle, un produit chimique industriel dangereux. Selon les autorités, le réservoir a commencé à surchauffer et à libérer des gaz toxiques. M. Newsom a averti que malgré les efforts en cours, il existait toujours un risque de « défaillance catastrophique » susceptible d’entraîner un rejet incontrôlé de substances dangereuses. Selon le gouverneur, les autorités locales ne disposaient pas des capacités suffisantes pour faire face à un incident d’une telle ampleur, ce qui a conduit à la proclamation de l’état d’urgence au niveau de l’État. Il a également indiqué que la Garde nationale de Californie pourrait être mobilisée afin de soutenir les opérations d’intervention et de secours si la situation l’exigeait. D’après des médias américains, plusieurs écoles de la zone ont été fermées et certaines portions d’axes routiers majeurs ont été temporairement fermées à la circulation en raison de l’incident. Les autorités avaient déjà ordonné vendredi l’évacuation de plus de 44.000 habitants après l’apparition du risque de fuite chimique lié au réservoir de méthacrylate de méthyle situé dans l’installation de Garden Grove. Les opérations d’urgence se poursuivent afin de prévenir tout rejet massif de substances toxiques et de limiter les risques pour la population du comté d’Orange. OS/KM(AMAP)
CAN U17 : « Éviter les erreurs du passé pour franchir l’obstacle sénégalais», promet Sadou Touré

À la veille du quart de finale contre le Sénégal, le milieu de terrain des Aiglonnets Sadou Touré s’est confié sur l’état d’esprit du groupe, les leçons tirées des précédentes confrontations et l’importance du soutien du public malien AMAP : Le Mali affronte le Sénégal aujourd’hui en quarts de finale de la CAN U17, Maroc 2026. Comment le groupe aborde-t-il cette rencontre ? Sadou Touré : C’est un match qui ne sera pas facile du tout, mais nous avons des acquis et une solide base de travail derrière nous. Nous nous attendons à un duel particulièrement rude face à un adversaire en pleine confiance après ses récents succès. C’est un grand défi, mais je reste convaincu que nous avons les moyens de nous en sortir et de décrocher la qualification pour les demi-finales. Pour y parvenir, nous allons tout donner sur la pelouse. Il faudra impérativement que l’on reste soudé et qu’on s’entraide pour corriger nos moindres erreurs afin de bloquer les assauts sénégalais. L’essentiel sera de les contenir collectivement, par tous les moyens, par arracher la victoire. AMAP : Cette équipe sénégalaise vous avait battus lors du tournoi qualificatif de la Zone A de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA-A). Comment comptez-vous la contrecarrer cette fois-ci ? Sadou Touré : Le passé c’est le passé. Lors de ce match, nous avions eu beaucoup de déchets dans notre jeu. L’objectif est maintenant de corriger ces lacunes. Pour les échéances à venir, nous allons essayer de commettre le moins d’erreurs possible pour tendre vers la perfection. AMAP : Qu’en est-il de la cohésion et de l’ambiance au sein du groupe des Aiglonnets? Sadou Touré : Il y a une excellente cohésion entre nous. L’état d’esprit est au beau fixe, on travaille dur et on s’entraide au quotidien. Tout se passe vraiment bien. Cette solidarité fait notre force et, Inch’Allah, si nous nous donnons la main sur le terrain, nous allons y arriver. AMAP : Les deux équipes se connaissent par cœur et le Sénégal avait remporté la dernière finale face au Mali. Y a-t-il un esprit de revanche dans vos têtes ? Sadou Touré : Non, nous ne pensons pas du tout à une revanche. Nous sommes plutôt concentrés sur nous-mêmes et sur les erreurs que nous avons commises par le passé afin de ne plus les répéter à ce niveau de la compétition. C’est en rectifiant le tir que nous parviendrons à gagner ce match. AMAP : Quel est votre message à l’endroit du public malien qui suit de près votre parcours ? Sadou Touré : Mon message est simple : nous avons besoin que tout le monde nous soutienne et reste soudé derrière l’équipe. Nous demandons aux Maliens de faire des bénédictions pour nous. Si le public nous pousse et que nous combinons tous nos efforts vers cet objectif commun, avec l’aide de Dieu, la victoire sera au bout. Propos recueillis par Ladji M. DIABY
Goundam : Le nouveau préfet rencontre les forces vives du Cercle

Goundam, 24 mai (AMAP) Le nouveau préfet de Cercle, Amadou Oumar Kida, après sa nomination, accompagné du Maire de la Commune Urbaine de Goundam, Hamadoun Diaouré Cissé et d’autres responsables, a entrepris une série de tournée dans sa circonscription administrative pour remercier les communautés pour leur résilience et les inviter à plus de cohésion et à œuvrer pour la paix et le vivre ensemble, toute chose qui donnera un élan à l’économie locale, a constaté l’AMAP. Le Chef de l’exécutif local a également rencontré les forces de sécurité au Camp 1 et 2 des FAMa où l’entretien a été cordial, l’Escadron de la Gendarmerie, la Brigade de la gendarmerie, la Police, la Garde Républicaine, le Service de la Protection civile, les services techniques. Les échanges ont porté sur le bon fonctionnement, les difficultés et les doléances au niveau des services ainsi que le réarmement moral des travailleurs Les porte – parole des forces de défense, des services techniques et des populations ont félicité le nouveau préfet pour cette initiative et se sont engagées pour l’accompagner dans la réussite de sa mission. Pour rappel, le nouveau Chef de l’exécutif Local est un natif de la Région de Tombouctou, un Administrateur Civil chevronné, membre du corps Préfectoral. Après de brillantes études au niveau des Écoles primaires, puis secondaires, il décroche son baccalauréat au Lycée de Badalabougou. Il obtient sa Licence en Droit Privé à la Faculté des Sciences Juridiques et Économiques de Bamako (FSJE). Admis au concours d’entrée à la Fonction Publique il intégré il intègre le corps des Administrateurs Civils. Il exerça ses premières fonctions de Sous-préfet de 2006 à 2010 auprès des Communes de Sinzana Saméné à Konseguela, Komina, Dédougou Cercle de Koutiala. De 2016 à 2018, il est deuxième Adjoint à Yelimané, puis Premier Adjoint de la même année au Préfet d’Ansongo, Préfet Adjoint de 2022-2024 au Préfet de Cercle de Sikasso. De 2024-2025 Préfet de Cercle de Beleko, dans la Région de (Dioila) Le 20 avril 2026, le nouveau préfet a pris officiellement fonction comme Chef de l’exécutif local du cercle de Goundam. AAT/ KM (AMAP)
Portrait : Aïssata Cissé, une pionnière de la radio et de la Télévision au Mali

Bamako, 24 mai (AMAP) Dans l’histoire des médias maliens, certaines voix restent gravées à jamais dans la mémoire collective. Celle d’Aïssata Cissé a accompagné plusieurs générations d’auditeurs et de téléspectateurs, a constaté l’AMAP. Première femme journaliste, elle a marqué le paysage audiovisuel national par son élégance, sa diction parfaite et son professionnalisme exemplaire. Pendant plus de quarante-cinq ans, sa voix suave et rassurante a incarné l’information publique malienne, faisant d’elle une véritable icône des médias. Une pionnière de la radio et de la télévision malienne. Née en 1945 au Mali, d’une mère dogon et d’un père peulh, Aïssata Cissé grandit dans un environnement où l’éducation occupe une place importante. Elle entre à l’école dès l’âge de quatre ans à Koulikoro avant de poursuivre ses études à l’école rurale de Bamako, aujourd’hui connue sous le nom d’école Mamadou Konaté. Après ses études, elle devient sténo-dactylographe et est recrutée en 1959 comme secrétaire de direction au ministère des Affaires étrangères. Cette même année, son aisance remarquable en français attire l’attention de Mamadou El Béchir Gologo, alors secrétaire d’État à l’Information. Impressionné par sa manière de s’exprimer, il lui propose une période d’essai à Radio Soudan, qui deviendra plus tard Radio Mali, puis la RTM avant de prendre le nom de l’ORTM. Très rapidement son talent se révèle au public Très rapidement, son talent se révèle au grand public. Après deux années d’animation, elle est envoyée à Varsovie, en Pologne, pour suivre une formation spécialisée en rédaction et en présentation du journal à la radio et à la télévision. Cette expérience marque le début d’une carrière exceptionnelle. Le tournant décisif de sa vie professionnelle survient presque par hasard. Un jour, la présentatrice habituelle du journal de 07 heures est absente. Son directeur lui demande alors de la remplacer. Cette présentation improvisée révèle immédiatement l’immense talent qui sommeillait en elle. Ce qui devait être un simple essai devient un véritable coup de maître. À une époque où la présence des femmes dans les médias était extrêmement rare, Aïssata Cissé s’impose avec élégance et assurance. Elle devient ainsi la première femme journaliste professionnelle du Mali. Grâce à sa voix puissante, calme et raffinée, elle conquiert rapidement le cœur des Maliens et devient la présentatrice vedette du journal parlé à la radio puis à la télévision nationale. Son nom reste également associé à plusieurs émissions populaires Son nom reste également associé à plusieurs émissions populaires, notamment « Rions un peu ». Mais sa voix ne se limite pas aux journaux d’information. Elle prête aussi sa diction reconnaissable entre mille au répondeur national des Postes et Télécommunications du Mali, à plusieurs campagnes publicitaires ainsi qu’à des annonces officielles et émissions culturelles. La doyenne des journalistes maliens est aussi admirée pour la stabilité exceptionnelle de sa voix. Malgré les années, elle conserve la même tonalité juvénile et la même élégance vocale qui ont fait sa renommée. Son credo repose sur l’amour du travail bien fait, le courage, l’humilité, la détermination et la volonté de réussir. Tout au long de sa carrière, elle côtoie plusieurs figures emblématiques du paysage médiatique malien comme Abdoul Gassamba, Abdoul Sy, Abdoulkarim Dravé, Oumar Cissé ou encore Souleymane Kantra Sissoko. Sa riche carrière de plus de quarante-cinq ans est couronnée par plusieurs distinctions honorifiques, notamment sa nomination au Conseil supérieur de la communication et le baptême de la salle du journal parlé de la radio nationale à son nom. Une femme engagée au service de la démocratie et de la jeunesse Au-delà du journalisme, Aïssata Cissé fut aussi une femme profondément engagée pour la démocratie et la liberté d’expression. Lors des événements de mars 1991 contre le régime du général Moussa Traoré, elle participe activement au mouvement démocratique qui secoue le Mali. Cette période douloureuse bouleverse profondément sa vie. Sa fille, Ramatoulaye Dembélé, trouve la mort pendant les manifestations réprimées par le régime. Malgré cette tragédie personnelle, Aïssata Cissé demeure fidèle à ses convictions et continue de défendre les valeurs démocratiques avec courage et dignité. En 2007, après plus de quatre décennies consacrées au service des médias publics maliens, elle prend sa retraite de l’ORTM. Pour lui rendre hommage, la salle de rédaction du journal parlé de la radio nationale est baptisée « Salle Aïssata Cissé ». Même après sa retraite, elle reste active dans le monde des médias et de la culture. Soucieuse de transmettre son savoir-faire, elle participe à la formation de jeunes journalistes et crée la radio Émergence. Elle s’investit également dans la promotion des jeunes talents maliens à travers l’émission musicale « Tounkagouna », aux côtés du musicien Boncana Maïga. Aïssata Cissé s’éteint dans la nuit du 29 au 30 avril 2020 à Bamako, à l’âge de 75 ans. Aïssata Cissé s’éteint dans la nuit du 29 au 30 avril 2020 à Bamako, à l’âge de 75 ans. Sa disparition provoque une immense émotion à travers tout le Mali. Le gouvernement malien lui rend hommage lors du Conseil des ministres, tandis que de nombreux journalistes saluent celle qui a ouvert la voie aux femmes dans les médias maliens. Ses collaborateurs gardent le souvenir d’une femme humble, fidèle en amitié, rigoureuse et profondément attachée à l’éthique professionnelle. Aujourd’hui encore, sa voix continue de résonner dans la mémoire des Maliens à travers cette phrase mythique qui a bercé plusieurs générations : « Vous écoutez l’office de radiodiffusion télévision du Mali, émettant de Bamako. » MLD/KM (AMAP)
Kolokani : plusieurs dizaines de terroristes neutralisés par des frappes des FAMa

Bamako, 24 mai (AMAP) – L’état-major Ggénéral des Armées a annoncé, samedi, que des vecteurs aériens des Forces armées maliennes (FAMa) ont détecté un important regroupement de groupes armés terroristes avec plusieurs motos à l’ouest de la localité de Kolokani, dans la région de Koulikoro, a apprisl’AMAP. Selon la même source, après plusieurs heures d’observation ayant permis de constater l’arrivée de nouveaux éléments terroristes sur le site, des frappes chirurgicales ont été menées contre le point de regroupement. Ces opérations ont permis de neutraliser plusieurs dizaines de terroristes et de détruire totalement leur logistique. L’état-major général des Armées précise que les opérations de reconnaissance se poursuivent dans la zone. Il a également adressé ses encouragements aux Forces de défense et de sécurité pour leur engagement dans la lutte contre le terrorisme sur l’ensemble du territoire national. CMT (AMAP)
Météo : poussière en suspension, orages attendus et légère baisse des températures au Mali

Bamako, 24 mai (AMAP) La visibilité sera réduite entre 4 et 8 kilomètres en raison de la poussière en suspension dans plusieurs régions du Mali, tandis que des orages isolés, parfois accompagnés de pluies, sont attendus en fin de journée ou durant la nuit dans la majeure partie du pays, selon le bulletin météorologique publié dimanche par l’Agence nationale de la météorologie (MALI-METEO). Selon le bulletin, la visibilité sera affectée notamment dans les régions de Nioro, Nara, Tombouctou, Taoudéni, Gao, Kidal et Ménaka. Elle restera toutefois « assez bonne (8 à 10 km) dans le reste du pays ». MALI-METEO prévoit également « des orages isolés, parfois accompagnés de pluies en fin de journée ou durant la nuit dans toutes les régions et le District de Bamako, sauf celles du Nord ». L’agence annonce par ailleurs « des températures en légère baisse par rapport à celles enregistrées hier dans tout le pays ». Les prévisions font état de températures maximales comprises entre 37°C à Sikasso et 42°C à Ménaka. À Bamako, le thermomètre devrait atteindre 39°C. Des températures de 41°C sont également attendues à Kayes, Nara, Tombouctou, Gao et Taoudéni. OS/KM(AMAP)
CAN U17 : Les Aiglonnets face à leur destin

Maroc, 24 mai 2026 (AMAP)– Après une phase de poules intense, les huit meilleures nations du continent croisent le fer pour s’offrir une place dans le dernier carré. Si la pression de la qualification pour la Coupe du monde de la catégorie est désormais évacuée, les huit quarts de finalistes ayant composté leurs billets, la course au trophée reste totalement ouverte. Au milieu des affiches de prestige, les yeux de l’Afrique de l’Ouest sont braqués sur le Complexe Mohammed VI, théâtre d’un derby fratricide entre le Sénégal et le Mali. À l’approche du coup d’envoi, l’ambiance au sein de la sélection nationale cadette est au beau fixe et les nouvelles sont positives. Le sélectionneur adjoint des Aiglonnets a tenu à rassurer sur la cohésion et le moral de sa troupe. «L’état d’esprit ça va. Le groupe vit bien. Tout le monde se porte très bien», a confié Demba Traoré d’entrée de jeu. Face à l’enjeu, le mot d’ordre reste simple : «C’est un match important, c’est un match de coupe. Maintenant, il faut jouer et gagner.» Interrogé sur la manière dont il compte aborder cette rencontre, le sélectionneur est resté fidèle à sa méthode, axée sur la discipline et la préparation. «On va se préparer selon nos plans. On va mettre des stratégies en place pour essayer d’avoir gain de cause à la fin du match», a-t-il martelé, affichant sa confiance dans le travail tactique effectué ces derniers jours. Au-delà de l’enjeu, ce duel face aux Sénégalais offre une belle affiche de retrouvailles entre deux équipes qui se connaissent bien. Les deux nations s’étaient en effet affrontées à Bamako lors de la finale du tournoi qualificatif de la zone A de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA-A), une rencontre remportée par les Lionceaux du Sénégal (2-0). Pourtant, le mot «revanche» n’a pas sa place dans le vestiaire des Aiglonnets, Demba Traoré balayant fermement cette idée pour maintenir ses joueurs concentrés sur l’essentiel. << Revanche ? Je pense que nous, on a beaucoup plus besoin de jouer, chercher à gagner et passer au second tour. Voilà de quoi penser, plutôt que de parler de revanche. C’est une équipe que nous connaissons et qui nous connaît aussi. De toute façon, je pense qu’on s’est préparé en conséquence pour cela : jouer ce match de quart de finale pour accéder aux demis», a ajouté le technicien malien. Rendez-vous ce dimanche sur le rectangle vert. Envoyé spécial Ladji M. DIABY Dimanche 25 mai au Complexe Mohammed VI 13h: Tanzanie-Algérie 16h: Sénégal-Mali 16h: Côte d’Ivoire-Égypte 19h: Maroc-Cameroun
Grâce royale au Maroc : des supporters sénégalais attendus à Dakar après leur libération

Bamako, 24 mai (AMAP)– La Fédération sénégalaise de Football (FSF) a annoncé samedi le retour à Dakar, dans la nuit de samedi à dimanche, des supporters sénégalais détenus au Maroc depuis la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2026, à la faveur d’une grâce royale accordée par le Roi Mohammed VI, a appris l’AMAP des sources proches de la FSF. Selon un communiqué de la FSF, les supporters doivent arriver à l’Aéroport international Blaise Diagne par le vol AT501 à 00h55. La Fédération a salué «une heureuse issue» rendue possible grâce à «l’esprit de fraternité, de solidarité et d’excellence des relations entre les peuples sénégalais et marocain». Dans une déclaration publiée samedi, le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a confirmé la libération des ressortissants sénégalais retenus au Maroc après des incidents survenus en marge de la CAN 2026. Le Chef de l’État sénégalais a adressé ses «remerciements les plus sincères» au Roi Mohammed VI pour cette décision «empreinte de clémence et d’humanité» prise à l’occasion de l’Aïd el-Kébir. La FSF a également exprimé sa gratitude aux autorités sénégalaises et marocaines ainsi qu’aux personnes et institutions ayant contribué aux démarches ayant abouti à cette libération. L’instance dirigeante du football sénégalais a invité les supporters et les familles à réserver un accueil chaleureux aux personnes libérées à leur arrivée à Dakar. KD/CMT (AMAP)
Achat du mouton de Tabaski : un défi pour de nombreuses familles Bamakois

Bamako, 23 mai 2026 (AMAP)– À quelques jours de la fête de la Tabaski, les marchés à bétail de Bamako connaissent une affluence inhabituelle. Entre hausse des prix des moutons et augmentation des frais de transport, de nombreuses familles peinent à trouver un mouton à un prix abordable. Au marché à bétail de Lafiabougou, des acheteurs parcourent les enclos à la recherche d’un animal correspondant à leur budget. Mais les prix affichés refroidissent rapidement les ardeurs. Selon plusieurs vendeurs, les moutons se négocient actuellement entre 170.000 et 400.000 FCFA, selon la taille et la qualité de l’animal. <<L’année dernière, un mouton moyen pouvait être acheté autour de 120.000 à 150.000 FCFA. Aujourd’hui, il faut souvent débourser beaucoup plus», explique Moussa Ag Mohamed, commerçant de bétail. Pour les revendeurs, cette hausse s’explique notamment par l’augmentation des coûts de transport. Les convoyeurs évoquent des dépenses pouvant atteindre 5.000 FCFA par tête de bétail pour acheminer les animaux vers la capitale. <<Le carburant, les frais de route et les difficultés sur certains axes ont augmenté nos charges. Tout cela se répercute sur le prix final», affirme Mamadou Dicko, transporteur de bétail. La disponibilité des animaux constitue également une préoccupation. Plusieurs opérateurs du secteur signalent une baisse des arrivages sur certains marchés de Bamako. Selon eux, l’insécurité sur plusieurs axes d’approvisionnement complique les déplacements des troupeaux vers la capitale. Contrairement à cette affirmation, le constat est que Bamako est bien approvisionné en béliers. Au marché de Niamana, les acheteurs reconnaissent que l’offre reste limitée par rapport aux années précédentes. Mais les marchands de bétail restent optimistes et pensent que tout pourrait se jouer lors des dernières journées. <<Il y a moins de choix et les prix sont plus élevés. Beaucoup de familles attendent les derniers jours en espérant une baisse», observe Oumar Traoré, revendeur. Face à cette situation, certaines familles revoient leurs ambitions à la baisse. Dans le quartier de Banconi, Abdoulaye Coulibaly, père de six enfants, confie qu’il peine à réunir les fonds nécessaires. <<Nous économisons depuis plusieurs mois, mais les prix continuent de monter. Cette année, nous cherchons un petit mouton parce que nos moyens sont limités», explique-t-il. Même constat chez Aïssata Maïga, commerçante au marché de Médina-Coura. <<La Tabaski est une fête importante pour nous, mais il faut aussi penser aux dépenses alimentaires, aux habits des enfants et aux autres charges du ménage. Beaucoup de familles hésitent encore à acheter», dit-elle. D’autres envisagent même de renoncer à l’achat d’un mouton. <<Si les prix restent à ce niveau, je vais probablement participer à l’achat collectif d’un animal avec des membres de ma famille», indique Boubacar Sangaré, habitant de Magnambougou. Pour atténuer les difficultés des ménages, les autorités ont annoncé des initiatives visant à faciliter l’accès aux moutons destinés à la Tabaski, notamment à travers des opérations de vente à prix modérés et des programmes tels que <<Un Mouton pour Tous». Ces mesures suscitent de l’espoir chez de nombreux citoyens, même si plusieurs observateurs estiment que leur impact dépendra du nombre d’animaux mis à disposition et de leur répartition dans les différents quartiers de la capitale. En attendant, dans les marchés à bétail de Bamako, vendeurs et acheteurs poursuivent les négociations. Comme chaque année, la Tabaski reste un moment de partage et de solidarité, mais pour de nombreuses familles, l’acquisition du mouton est devenue un défi économique de plus en plus difficile à relever. OS/CMT (AMAP)
Youwarou : flambée des prix des moutons à la veille de la Tabaski

Youwarou, 22 mai (AMAP) – La dernière foire hebdomadaire avant la fête de la Tabaski a été marquée, vendredi, par une forte hausse des prix des moutons au marché à bétail de Youwarou. Les animaux se sont négociés entre 100.000 et 250.000 FCFA dans cette localité du cercle du grand Lac Débo réputée pour son important cheptel, aconstatél’AMAP. Selon plusieurs revendeurs, cette flambée des prix s’explique par les difficultés d’accès des grands commerçants aux marchés habituels, notamment Bamako. Le marché de Youwarou, considéré comme le plus grand du cercle, a ainsi concentré une grande partie des animaux mis en vente par les éleveurs locaux. La foire a enregistré une forte affluence d’acheteurs et une abondante offre en moutons et chèvres. À quelques jours de la fête, de nombreux clients, principalement des agriculteurs, pêcheurs et éleveurs, jugent les prix élevés. Certains préfèrent attendre les dernières heures précédant la Tabaski dans l’espoir d’une baisse des tarifs. Outre le mouton du sacrifice, les dépenses liées aux habits de fête constituent également une préoccupation majeure pour les familles de Youwarou. SC/CMT (AMAP)

