Dialogue national inclusif : La Commission gouvernance crie haro sur la délinquance financière

Bamako, 17 décembre (AMAP) A la Commission 3 au Dialogue national inclusif (DNI), la journée de lundi a été consacrée aux débats sur la gouvernance, le social, le foncier, l’éducation et la formation professionnelle, a constaté l’AMAP. Les experts mandatés par le Comité national d’organisation du DNI ont fait des présentations en guise d’introduction aux échanges. Ensuite, le président de la commission 3, Dr Ibrahim Bocar Bâ, a donné la parole aux participants pour leurs propositions de solutions contre les maux qui minent ces secteurs. Ibrahima Nabi Togola, président du Mouvement pour le redressement national (MORENA) se prononçant sur la corruption, a proposé l’amélioration des stratégies de dénonciation à l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite. Ibrahima Maïga des Jeunes sofas patriotes a proposé de ramener tous ceux qui ont bénéficié de programmes de formation de l’Etat à l’étranger au niveau de l’université pour former les étudiants. De son côté, Pr Jean-Bosco Konaré a suggéré de responsabiliser l’université et même de repenser l’école. Cheick Oumar Diallo, président des jeunes du parti ADP-Maliba dira que l’urgence du moment en termes de gouvernance n’est pas la révision constitutionnelle que la situation actuelle du pays ne permet pas. Pour lui, l’urgence c’est le mandat des députés avec l’organisation des élections législatives dans le délai. Parlant de la lutte contre la délinquance financière, il a préconisé le renforcement des compétences économiques et financières du pôle économique et financier. Il pense aussi qu’il faut revoir le Code pénal car, estime-t-il, certains délinquants financiers profitent des failles pour échapper à la justice. A ce propos, M. Diallo a demande à l’Etat de rendre imprescriptibles les crimes économiques et de les punir avec de lourdes peines. Il a, aussi, préconisé la création d’une brigade d’investigation au niveau du pôle économique et financier pour lutter contre la petite délinquance et la corruption.  Par ailleurs, il a proposé le renforcement des dispositifs de contrôle interne pour réguler la chaîne de dépenses et l’application de sanctions disciplinaires au niveau de l’Administration. En outre, le président des jeunes de l’ADP-Maliba a conseillé une révision du statut des fonctionnaires, l’augmentation des salaires pour leur donner une carrière plus attractive et de revoir l’orientation de l’Ecole nationale d’administration (ENA). En matière de gouvernance politique, il a suggéré de mettre fin à la pléthore de ministres en inscrivant dans la Constitution, un nombre de départements à ne pas dépasser par gouvernement. Le but étant de mettre fin au chevauchement dans les missions des différents ministères. Enfin, Cheick Oumar Diallo a conseillé de procéder à une révision de la Charte des partis politiques pour définir les  conditions de création et de maintien d’un parti politique. Et également, d’y inscrire les courants d’idées et obliger les partis à en choisir. Kassoum Traoré, délégué du Haut conseil islamique, a dénoncé le nomadisme politique des élus sans tenir compte de leurs mandants. Il a proposé par ailleurs la valorisation des langues nationales. D’autres intervenants ont proposé la mise en place de mécanismes pour mettre fin à la transhumance politique des élus, l’harmonisation des statuts des fonctionnaires, l’élaboration et la mise en œuvre d’un code d’éthique et de déontologie de l’agent public, la mise en place de mécanisme d’alerte sur la corruption et l’arrêt du paiement pour des documents administratifs gratuits, etc. DD/MD (AMAP)

L’Ecole pour déficients auditifs : Dédramatiser le handicap par l’Education

Par Fadi CISSE et Sidi Y. WAGUE Bamako, 16 décembre (AMAP) A l’Ecole pour déficients auditifs (EDA), bâtie au cœur de la rue du Bla-bla (rue Princesse), au quartier del’Hippodrome, en Commune II, un jeudi matin. A 09 heures déjà,l’ambiance est studieuse. Les élèves déficients auditifs apprennent l’alphabet pour pouvoir lire, écrire et signer. La cour est presque vide. Elèves et maîtres sont en classe comme dans les autres écoles normales. Dans chaque classe, l’on peut voir des enseignants qui expliquent, avec des gestuels, le cours aux élèves. Ceux-ci prennent note dans leur cahier ou recopient au tableau noir. Dans cet univers, la parole fait place aux signes, mimes (imitations), communication visuelle et gestuelle. Les signes des déficients auditifs instruits et ceux non instruits sont différents. Mais les deux handicapés auditifs se comprennent, peuvent communiquer. L’école enseigne les mêmes programmes que les écoles ordinaires, d’où les mêmes évaluations et examens scolaires (CAP, BT, DEF, Bac et autres). EDA est une structure étatique créée en janvier 1993 par l’Association malienne des sourds (AMASOURDS). Elle comprend trois cycles : le préscolaire (de 3 à 6 ans), le 1er cycle (de 7 à 12 ans) et le second cycle (de 13 ans et plus). Chaque cycle à sa direction. L’établissement compte 365 élèves déficients auditifs encadrés par 32 enseignants. C’est un établissement scolaire déclaré d’utilité publique. Elle est destinée à accueillir des enfants ayant un déficit auditif. Elle est la première école pour déficients auditifs au Mali. L’Etat et des partenaires aident cette école en lui fournissant du matériel didactique, des moyens de transport et des formations professionnelles. L’ONG « Agir » de la Première dame, Mme Kéïta Aminata Maïga, a offert un minibus à l’Association malienne de sports pour déficients auditifs (AMASDA). Le Projet éducation inclusive pour enfants déficients visuels de l’école primaire, de l’ONG internationale « Sightsavers », s’occupe de la lutte contre la cécité et pour la réhabilitation des handicapés auditifs et visuels. Il est mis en œuvre dans six écoles dont quatre classiques, une intégrative et une spéciale dans les Régions de Koulikoro, Ségou et Gao et dans le district de Bamako. Dans un entretien, le directeur du Centre de développement de la petite enfance (CDPE) à l’EDA, Makan Koné, a précisé que le déficit de communication entre élèves et parents à la maison, la non maitrise des signes auditifs par les enseignants, le manque de formation continue des enseignants en langue de signes, pour pouvoir communiquer avec les élèves auditifs, sont les difficultés de l’école. Pour lui, beaucoup de déficients auditifs ont des problèmes familiaux. Car ils sont rejetés et stigmatisés par leurs parents ou la société. Et c’est pourquoi, l’Ecole pour déficients auditifs leur sert de cadre de réconfort, d’épanouissement et de consolation. Selon M. Koné, cet établissement vise trois principaux objectifs dont le dépistage précoce des enfants. Il poursuit, en précisant que, dès l’arrivée des enfants, ils sont suivis à travers des tests sur la situation de leur handicap, par des apprentissages comme dans les écoles ordinaires et, enfin, ils reçoivent une formation professionnelle. Par ailleurs, Makan Koné a précisé que les heures de rentrée dans cette école sont pareilles que dans les établissements classiques. C’est-à-dire, de 8 heures à 11 heures pour les préscolaires, du lundi au vendredi. « La seule différence est qu’ici, les élèves reçoivent leur enseignement à travers la langue des signes (Communication visuelle et gestuelle) », a-t-il indique. Le directeur du second cycle, Aboubacar Sangaré, a expliqué, pour sa part, que la seule différence avec les écoles dites normales est l’absence de cours les après midi. Ici, la journée est continue. « Cette école est connue comme la seule destinée aux sourds, sur la rive gauche, et le seul second cycle au Mali. Très généralement, le nombre de garçons est plus élevé que les filles dans les classes, car il y a plus de garçons malades que de filles », explique-t-il. En 7e année, il y a 13 filles et 34 garçons, en 8e année, 10 filles et 20 garçons, en 9e, 15 filles et 18 les garçons », a ajouté M. Sangaré avant de dire que, pour adhérer à cette école, il faut, d’abord, certains critères, comme être sourd-muet ou être un handicapé de la surdité. Selon lui, depuis un certain temps, avec une politique du gouvernement, l’école accueille, désormais, des enfants qui n’ont aucun problème de handicap. Ce qui permet aux élèves de s’épanouir avec les non malades pour qu’ils puissent avoir une certaine considération à leur égard. Il termine en lançant un appel au gouvernement à construire de nouvelles structures pour que ces enfants puissent poursuivre leur formation, après le Diplôme d’études fondamentales (DEF) car, beaucoup d’entre eux s’arrêtent au second cycle. « Souvent, ils perdent même toutes les notions acquises à l’école », a regretté le directeur de l’école. Aux alentours de la cour, se sont réunis des parents d’élèves, formant un «grin » sous un arbre, non loin de la direction du premier cycle. Chacun attend son enfant pour l’encourager et lui remonter le moral car, souvent, il arrive que ces élèves refusent de suivre les cours.Faguimba Dembélé est un (grand) parent d’élève. « J’accompagne chaque matin mon petit-fils à cette école que je trouve très intéressante, car elle donne de bonnes formations, toute chose qui apporte beaucoup à mon petit-fils, depuis son arrivée ici», dit-il. Selon lui, depuis l’inscription du garçon, « beaucoup de choses ont changé dans sa vie, surtout l’intérêt que lui portent ses amis et les enseignants. Il ne se sent plus seul et ne s’éloigne plus des gens ». Il incite tous les parents de sourds et en situation de handicap à veiller sur ces enfants et à penser à leur avenir pour qu’ils fassent partie de l’élite de demain, tout comme les élèves des écoles dites normales. FC/SYW/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres extraordinaire du lundi, 16 décembre 2019

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session extraordinaire, le lundi 16 décembre 2019 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement, signé à Bamako le 16 décembre 2019, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement (IDA) relatif à l’appui budgétaire des politiques de développement du Mali en faveur de l’énergie durable et de l’amélioration de la prestation de services pour une stabilité accrue. Par cet accord, l’Association Internationale de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 188 millions 300 mille Euros, soit 123 milliards 516 millions 703 mille 100 francs CFA. L’appui budgétaire vise à soutenir la politique de développement du Mali dans les secteurs prioritaires pour une croissance accrue et soutenue comme l’énergie, les services décentralisés, l’agriculture et les investissements sociaux de base. Il contribue ainsi à la mise en œuvre de la stratégie pour la croissance et la réduction de la pauvreté pour la période 2019-2021, désigné « Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable du Mali ». des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Bamako, le 29 novembre 2019, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque africaine de Développement, concernant le Programme d’Appui à la Croissance économique, Phase II. La Banque africaine de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 10 milliards 63 millions 960 mille francs CFA environ. La mise en œuvre des actions préconisées par le Programme d’Appui à la Croissance économique vise à : améliorer la mobilisation des ressources publiques ; renforcer l’efficacité de la dépense publique ; appuyer la compétitivité de l’économie avec un accent particulier sur le renforcement des capacités du secteur privé et les réformes du secteur de l’énergie ; renforcer la décentralisation et améliorer l’inclusion sociale. Bamako, le 16 décembre 2019 Le Secrétaire général du Gouvernement, Madame SANOGO Aminata MALLE Commandeur de l’Ordre national

Uniforme scolaire : joindre l’utile au pédagogique

Par Fadi CISSE Bamako, 16 décembre (AMAP) Les élèves ont repris le chemin de l’école depuis le premier octobre 2019. Mais la rentrée scolaire remet toujours sur le tapis, la récurrente question de l’obligation du port de l’uniforme scolaire ou pas. Au Mali, les avis sont nettement tranchés. Certains parents d’élèves jugent l’initiative salutaire dans son essence et estiment que le port de la tenue scolaire permet d’aplanir les différences sociales qui peuvent apparaître à travers la qualité des vêtements portés par les élèves, et de décomplexer ceux qui sont issus de familles moins nanties. Ces défenseurs y voient une approche pédagogique de mettre tout le monde sur un pied d’égalité. Ceux qui développent un avis contraire expliquent simplement que c’est des poches de dépenses supplémentaires pour les parents d’élèves. Ces pourfendeurs n’apprécient nullement l’initiative de faire porter des uniformes aux élèves au niveau de l’enseignement fondamental. Le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Kinane Ag Gadeda, explique qu’un projet d’arrêté ministériel sur le port de l’uniforme scolaire est sur la table du département. Cette décision va instituer le port de l’uniforme scolaire dans tous les établissements publics, privés, communautaires de l’enseignement fondamental, secondaire général, technique et professionnel et d’enseignement normal voire les écoles coraniques (medersas). Dans les établissements publics et privés, les garçons porteront un pantalon en tissu kaki et une chemise en popeline de couleur bleue. Pour les filles, le port d’une jupe paysanne en kaki et une chemise en popeline de la même couleur bleue que chez les garçons sera obligatoire. Notre équipe de reportage a fait le tour de certains établissements scolaires. Au lycée Mamadou M’Bodj de Sébenicoro, de nombreux élèves étaient vêtus en uniforme scolaire. On pouvait énumérer sur un ticket de métroceux qui n’en portaient pas. Selon Mme Sall Hawa Saye, promotrice de cet établissement d’enseignement secondaire, le port de la tenue scolaire est une exigence pour les élèves. Tout élève qui ne vient pas en uniforme est renvoyé. « Après la rentrée scolaire, on accorde un sursis de deux semaines aux élèves afin qu’il se fassent acheter  l’uniforme scolaire. Celle-ci a le mérite de différencier les scolaires de jeunes délinquants qui infiltrent, parfois, les établissements scolaires», explique la responsable de l’établissement. A l’entendre, l’initiative sécurise mieux l’élève au sein de l’école. Comme dans le temps, le port de la tenue scolaire devient, de plus en plus, une exigence dans les établissements scolaires. Une manière pour les directions des écoles de mettre en pratique une approche pédagogique et de soulager les parents d’élèves qui investissent beaucoup d’argent dans l’habillement de leurs enfants durant l’année scolaire. Ainsi, chaque matin, collégiennes et collégiens portent un uniforme scolaire. Mais cette obligation est différemment appréciée par les élèves. Selon les spécialistes, l’uniforme scolaire est un outil pédagogique.
 A ce titre, il apporte aux élèves des éléments de compréhension qui favorisent un processus d’adaptation de leur comportement et de concentration. Dès le début de la journée, lorsqu’il revêt sa tenue scolaire, l’élève prend conscience de la spécificité du temps du travail, différent de celui de ses loisirs.
 De la même façon, il distingue l’espace de l’école (où il porte son uniforme) de celui de la vie privée (où il est habillé différemment). Les uniformes des garçons sont, généralement, composées d’un pantalon sombre, ou souvent d’une culotte courte, assorti d’une chemise accompagnée souvent de cravate. Mais, pendant la période de froid, certains élèves se couvrent avec des vêtements indiqués contre le froid. Les uniformes de filles peuvent être composés d’une cravate, d’une jupe ou d’un kilt et un chemisier. Le fait qu’il y ait des tenues différentes pour les filles et les garçons suscite, à tort ou à raison, des débats. Mais, il est inutile de se perdre en conjonctures sur la question. Certains établissements permettent aux filles de choisir entre jupe et pantalon. Devant le lycée Dramane Diallo, à Djicoroni Para, Ahmed Keïta, parent d’élève résidant dans un quartier du District de Bamako. Il dit investir, à chaque rentrée scolaire, plus de 50.000 Fcfa dans les uniformes scolaires de sa progéniture. Il ne le regrette pas puisque chacun de ses enfants peut faire toute l’année scolaire avec deux uniformes. Il souligne que, hormis les tenues scolaires et les fournitures, il n’achète aucun vêtement pour ses enfants, sauf pendant les vacances. Quant à Mariam Traoré, mère et veuve de 4 enfants, elle estime que les établissements doivent tenir en compte le cas de certains élèves dont les parents n’ont pas, forcément, les moyens de payer l’uniforme scolaire au premier mois de la rentrée scolaire. Il faut accorder un délai raisonnable à ces parents d’élèves. « Les élèves sont vraiment bien en uniforme scolaire. Mais, il ne faut pas les priver de cours parce qu’ils n’en portent pas », suggère la mère de famille. Cheikh Camara, la quarantaine, est enseignant et parent d’élèves. Il relève que « la gestion des règlements liés aux uniformes est une tâche importante».  Selon lui, en attendant l’institutionnalisation de la tenue scolaire, il investit, au minimum, 75.000 Fcfa dans l’achat des uniformes scolaires de ses 5 enfants (3 filles et 2 garçons). « A chaque rentrée, je fais plus de dépenses dans les habits et les fournitures scolaires. Maintenant, avec les uniformes scolaires, j’espère moins dépenser », dit-il. Il révèle que c’est, aussi, l’occasion pour les enfants de bien conserver les autres vêtements et de les retrouver, tous neufs, à la fin de l’année scolaire. FC/MD (AMAP)  

DNI : Poursuite des travaux dans les commissions au CICB

Bamako, 16 décembre (AMAP) Les travaux se sont poursuivis dans les commissions mises en place dans le cadre du Dialogue National Inclusif ce lundi, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Les membres de la commission 1 ont continué leurs travaux sur la paix, la sécurité et la cohésion sociale, dans la salle des 1000 places du CICB, sous la présidence du Pr Younouss Hameye Dicko. Après les discussions, ils ont formulé entre autres recommandations, le retour des réfugiés, la valorisation de la chefferie traditionnelle, la relecture des accords de défense entre le Mali et certains partenaires, la révision du mandat de la MINUSMA et des autres forces étrangères. Des participants ont également proposé que l’Assemblée Nationale se prononce sur l’accord de paix avant de recommandé, l’opérationnalisation des autorités intérimaires et des DDR, le rejet du Sénat et doter la médiature de structures régionales où vont siéger les chefs religieux et coutumiers. La Commission a entamé ses travaux qui vont se poursuivre mardi sur la 2ème thématique portant sur la gouvernance, la politique et l’institutionnel. Les commissions 2 et 3 ont poursuivie les débats sur la gouvernance, le social, l’économie, les finances, la culture, la jeunesse et la culture. KM (AMAP)

Quinté+ du mardi 17 décembre 2019 A Cagnes-sur-Mer, 5eme course, Prix Philippe Lorain

16-partants-Haies – Handicap divisé – première épreuve – Réf: +7 – 4 ans – 100.000 € – 3.500 mètres – Corde à gauche – Terrain pour tous poulains et pouliches de 4 ans, ayant couru depuis le 1er Janvier de l’année dernière inclus. Cheval annoncé 3-BAIE BOY Il est difficile de ne pas lui faire confiance cette fois. Certes il a été misérable par deux fois ces dernières semaines mais en tout dernier lieu, il a remis les pendules à l’heure en se montrant très facilement le plus fort sur cette piste. Ici, il est très largement capable de confirmer. Liste des partants Cagnes sur-mer accueille ce mardi le prix Philippe Lorain qui sera disputé sur le long parcours de 3500 m par 16 spécialistes du saut. Une course de haies qui s’annonce palpitante avec des concurrents très affutés et prêts à en découdre. Surprises en vue et gros rapports attendus. 1-MEREDITH Comme chaque hiver, l’écurie est déjà à pied d’œuvre et les bons résultats ne se sont pas fait attendre. Celle-ci reste sur une excellente deuxième place dans une épreuve bien composée qui lui donne bien évidemment le droit d’avoir ici un très bon rôle à tenir. Elle ne va pas s’en priver. 2-DUC DE MERAN Lui a gagné beaucoup d’argent rapidement et bien entendu, cela commence à devenir plus compliqué en ce qui le concerne. Il n’a pas été ridicule le 18 novembre sur la piste de Fontainebleau sans pour autant être extraordinaire. Il va tenter ici de bien s’en sortir et prendre un lot. 3-BAIE BOY Il s’est imposé par deux fois en plat en début de saison puis a été arrêté deux fois en obstacle. En tout dernier lieu, il s’est montré le plus fort sur cette piste, accusant ainsi de très nets progrès. Bien entendu, il est logique dans cette épreuve d’en attendre une confirmation. 4-LORD PIT Après quelques sorties chaotiques, il vient de renouer avec la victoire sur cette piste le 6 décembre. Lui aussi fait partie d’une écurie en très grande forme actuellement et n’est véritablement pas incapable de remettre le couvert. Il est donc logique de lui accorder notre attention. 5-BOWLER HAT GB Il n’a pas été spécialement brillant ces dernières semaines. Le 11 novembre il a rapidement marqué le pas dans la phase finale et le 6 décembre ici même, n’a jamais eu l’ombre d’une chance. Pas facile ici de pouvoir dès lors lui accorder un très vaste crédit. Ce n’est qu’un outsider. 6-METS LA OUACHE Que ce soit en plat ou en obstacle, elle a réalisé une excellente saison. Elle va retrouver les bouts de bois avec un certain plaisir et sur ce type de distance et ce terrain, elle est largement capable de faire partie de la bonne combinaison. Il est donc logique d’en dire le plus grand bien. 7-FALBALA LE DUN Plutôt discrète en plat, elle est en train de se révéler en obstacle. Lors de son avant-dernière sortie, elle a été très entreprenante sur la piste de Lyon et vient de s’imposer sur celle de Compiègne en laissant une très bonne impression. Ici elle change de catégorie mais elle a de la marge. 8-FASHION BAIE Elle fait preuve d’une incroyable régularité depuis très longtemps. Maintenant il faut quand même remarquer qu’elle a surtout fait parler d’elle en bien dans les courses à réclamer. Ici, l’opposition sera autrement plus farouche. Maintenant, sa régularité peut se révéler payante. 9-FUN DES MOTTES AQ Elle a encore très peu de métier dans cette discipline. Elle n’a jamais été en course le 6 décembre dernier sur cette piste, étant arrêtée en fin de parcours. Il est donc difficile ici de pouvoir se montrer optimiste en ce qui la concerne. Elle doit d’abord nous rassurer. Simple outsider. 10-FIT OF LOVE Plutôt discrète à ce jour, elle a réalisé de très nets progrès ces dernières semaines, se montrant la plus forte en deux occasions sur la piste de Nîmes. Bien sûr, elle va changer ici complètement de registre mais elle tient une telle forme qu’elle n’est peut-être pas incapable de nous étonner. 11-STRELA C’est bien ce qu’elle fait depuis plusieurs semaines. Dans une épreuve relativement bien composée le 11 décembre, elle a juste manqué d’une véritable course pour aller au bout. Cette fois, elle est à même de se montrer redoutable. Il ne faudra surtout pas l’oublier en chemin. 12-CATCH ALL Il a connu dans sa carrière des hauts et des bas mais, il vient de renouer avec la victoire sur cette piste dans une épreuve à réclamer. En meeting, il faut courir tout et n’importe quoi et c’est pour cette raison qu’il sera au départ de cette épreuve. Il prendra tout ce qu’il pourra. 13-HINOU DES HAZARDS Elle n’est pas très bonne, cela nous le savons depuis longtemps. Maintenant, elle dépend d’une écurie euphorique actuellement et dans ce genre de cas de figure, il faut toujours se montrer très prudent. Elle est peut-être capable de réaliser un miracle dans cette course. 14-AD ACTA GER Elle a montré des moyens dans cette discipline en début de saison puis, a tenté sa chance en plusieurs occasions en plat. Elle n’a pas été ridicule du tout le 3 décembre dernier et devrait ici accuser de très nets progrès. Elle peut donc grimper sur le podium alors méfiance. 15-KODALIE Cette année, elle n’a couru qu’à trois reprises et a été à chaque fois inexistante. Elle vient d’effectuer sa course de rentrée lors de sa plus récente tentative et bien entendu, peut encore ici manquer de condition physique. Nous allons donc pour le moment la regarder courir. 16-RISKY STAR Elle tient la forme des très grands jours en ce moment. Elle vient de terminer troisième dans une épreuve bien composée le 6 décembre dernier et dans le bas du tableau, n’est véritablement pas incapable de faire parler d’elle en bien. Il est donc logique ici d’ouvrir l’œil.     PROPOSITIONS      1 MEREDITH       7 FALBALA LE DUN    8 FASHION BAIE     11 STRELA     10

Koulikoro : Incendie sans perte en vies humaines, avec un blessé et des dégâts matériels importants au marché de Koulikoroba

Koulikoro, 16 décembre (AMAP) La boutique de Boubacar Niangando, un vendeur de carburant, de radios, d’appareils électro ménager et divers près de la pharmacie Chiva, a pris feu dimanche au marché de Koulikoroba, sans perte en vies humaines mais des dégâts matériels importants, a constaté l’AMAP. La boutique a pris fin en début d’après midi, sans faire de victime mais a occasionné un blessés léger et d’importants dégâts matériels dont le montant est estimé à un million de francs CFA, selon le prioritaire qui dit ignorer les causes de l’incendie. L’intervention rapide de la Protection civile a permis de maîtriser l’incendie qui pouvait se propager et faire plusieurs victimes et d’importants dégâts en ce jour de foire où les forains s’étaient installés aux lieux habituels d’échanges et de vente. L’incendie a provoqué une panique générale avant des occupants n’apportent leur appui avec de l’eau et du sable pour venir à bout de l’incendie avant l’arrivée des pompiers qui n’on pas donner d’explication pour le moment sur les causes du sinistre. Le propriétaire avoue ne pas connaitre l’origine de l’incendie. «J’étais assis quant j’ai constaté que ma boutique a pris feu ». Contrairement à cette version, des témoins affirment que l’intéressé s’était servi d’un briquet qui a aussitôt déclenché les flammes avec la présence d’un stock de carburant. Le maire de la commune, Elie Diarra était présent sur les lieux pour constater les dégâts et envisager les mesures conservatoires avant de convoquer tous les commerçants qui avaient des étales dans la zone pour une réunion en vue d’assainir les lieux. AM/KM (AMAP)

Ouverture du Sommet extraordinaire du G5 Sahel à Niamey, ce dimanche

Bamako, 15 décembre (AMAP) Le Sommet extraordinaire du G5 Sahel s’est ouvert ce dimanche en début d’après- midi, à Niamey (Niger), sous la présidence de son Président en exercice, Roch Marc Christian Kaboré, Chef de l’Etat du Faso, en présence du Président de la République, Issoufou Mahamadou, hôte du Sommet et des Présidents du Tchad, du Mali et de la Mauritanie, a constaté l’AMAP. Cette conférence qui était initialement prévue à Ouagadougou, au Burkina Faso, se tient à Niamey à la demande des dirigeants du G5 Sahel « pour marquer leur solidarité » au Président Issoufou Mahamadou, au Gouvernement et au peuple nigériens suite à la tragédie de l’attaque terroriste contre des soldats nigériens à Inatès, dans la région de Tillabéry, près de la frontière avec le Mali. Arrivés à Niamey, les dirigeants du G5 Sahel se sont rendus au Carré des Martyrs, à la Base Aérienne 101 de Niamey, pour s’incliner sur les tombes des 71 soldats morts au combat contre le terrorisme,  mardi dernier à Inatès. Une fatiah a été dite à cette occasion par le Président de l’Association Islamique du Niger pour le repos des âmes des disparus, pour la paix et la sécurité du pays. Les dirigeants du G5 Sahel, à travers le Président en exercice, Roch Marc Christian Kaboré, ont présenté leurs condoléances à l’ensemble du peuple nigérien « pour ces importantes pertes ». « Nous sommes venus ici pour, surtout, encourager nos frères du Niger, en tant que G5, et leur dire que ce combat est un combat de longue haleine » et qu’il faut s’armer de « beaucoup de courage pour vaincre ce terrorisme », a déclaré Roch Marc Christian Kaboré. La cérémonie d’ouverture du sommet a été marquée par les discours de bienvenue du Président Issoufou Mahamadou et  d’ouverture du Président en exercice du G5 Sahel, Roch Marc Christian Kaboré. Un communiqué final  va sanctionner les travaux de ce sommet extraordinaire du G 5 à Niamey.  KM (AMAP)  

DNI : Début des travaux dans les commissions au CICB

Bamako, 15 décembre (AMAP) Les trois commissions de travail mises en place dans le cadre du Dialogue National Inclusif (DNI), ont débuté leurs travaux ce dimanche, au Centre international de Conférence de Bamako (CICB), sous la présidence des facilitateurs notamment Pr Baba Akhib Haïdara, Ousmane Iffoufi Maïga, ancien Premier Ministre et Aminata Dramane Traoré, a constaté l’AMAP. La Commission 1 travaille sur la paix, la sécurité et la cohésion sociale, la commission 2 s’occupe  de la Gouvernance, de la politique et de l’institutionnelle tandis que la commission 3 engage la réflexion sur l’économie, les finances, la culture, la jeunesse et le sport. A l’entame des travaux, les commissions ont mis en place un bureau composé d’un président, d’un vice président et d’un rapporteur. La 1ère commission est dirigée par le Pr Younousss Hameye Dicko, ancien ministre, la seconde par Ousmane Issoufi Maïga et la 3ème par Ibrahim Boubacar Ba, ancien diplomate. Les travaux de commissions se sont déroulés en présence de plusieurs personnalités parmi les lesquels le ministre de l’Administration Territoriale, Boubacar Alpha Ba, son homologue de la Solidarité, Hamadoun Konaté, d’anciens ministres, des gouverneurs de régions, des responsables de partis politiques et des représentants de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) et de la société civile. Les participants de la Commission paix, la sécurité et la cohésion sociale ont formulé entre autres recommandations, la relecture de l’Accord de Paix et de Réconciliation, la mise à disposition des Forces de défense de moyens logistiques conséquents leur permettant lutter efficacement contre le terrorisme, le redécoupage territorial, l’institution de la sécurité communautaire et la définition du rôle et de la place des légitimités traditionnelles dans la gestion de la crise. Ils ont également recommandé la prise en main de Kidal par l’Armée,   la révision du mode de recrutement dans l’Armée et son redéploiement ainsi celui de l’administration sur toute l’étendue du territoire national, la sécurisation des routes et des communautés et la définition du rôle des religieux dans la prévention et la gestion des conflits. Les participants de la Commission 2 ont recommandé entre autres, l’amélioration de la qualité de l’administration, le règlement des litiges fonciers, le respect des droits de l’homme, la réduction du nombre des partis politiques. Les participants de la commission 3 ont recommandé entre autres, la lutte contre l’impunité, la création d’emplois, le paiement des impôts à une large échelle, le développement de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, la valorisation des langues nationales, la création d’infrastructures culturelles et sportives, développer le dialogue entre le gouvernement et les syndicats, la création de centres professionnelles. Les participants vont poursuivre lundi leurs travaux dans les commissions au CICB avec l’accompagnement des facilitateurs et des personnes ressources.  KM (AMAP)

Le certificat de nationalité : Utile pièce du dossier de concours de recrutement

Par Anne-Marie Keita Bamako, 15 décembre (AMAP)  On ne se rend compte de son importance qu’en période de dépôt de dossier pour différents concours de recrutement dont il est un élément essentiel. Pour postuler, les candidats doivent remplir certaines conditions dont notamment la constitution et le dépôt d’un dossier. Parmi les pièces de ce dossier, figure le certificat de nationalité qui occupe une place importante. Un tour dans les tribunaux permet de constater la portée de ce document. A 7 heures, assez tôt ce matin du mardi 29 octobre, avant dernier jour du délai de dépôts des dossiers du concours de la police. L’entrée du tribunal de la Commune VI  est prise d’assaut par une foule de jeunes demandeurs du document précieux. Il n’y a pas encore de rang, mais des attroupements, en attendant le début des opérations de dépôts des actes de naissance, préalable à l’établissement du certificat de nationalité. Il faut noter que l’acte de naissance est le justificatif essentiel permettant de prouver la nationalité. A 8 heures, les agents sont, enfin, sur place et procèdent à la réception des demandes. A vue d’œil, ils sont un peu débordés. Commencent alors les bousculades, car chacun veut l’avoir, rapidement, pour ne pas rater le délai de dépôt des dossiers de recrutement. A 15 h, la cour est envahie par ceux venus pour le retrait. Faute de quoi s’asseoir, certains sont sur leurs motos, d’autres sont debout. Il y en a, aussi, qui sont assis sur de grosses pierres, devant quelques boutiques. Les agents procèdent à l’appel par certificat. A moins d’une heure, l’agent a déjà remis plus de 100 copies. Sur ces certificats, figurent le nom, la date de naissance, les noms des parents, la nationalité et les couleurs officielles du Mali (vert, jaune et rouge). Si dans le rang des demandeurs certains sont conscients de la nécessité de cet acte administratif, beaucoup ne le savent pas. C’est le cas de Aminata Koné qui veut faire le concours d’entrée à l’Institut de formation des maitres (IFM). Elle est venue chercher le certificat juste parce qu’il figure dans le dossier de candidature. « Je sais seulement que c’est pour prouver que tu es né au Mali mais je ne sais pas pourquoi, à chaque concours, il y figure ». Dans la cour du tribunal de la Commune IV, Amadou Coulibaly est un habitué des lieux puisqu’il est un diplômé sans emploi et postule à chaque concours. « A chaque avis de concours que je consulte dans les journaux et sur les réseaux sociaux, le certificat de nationale est demandé. Donc, je viens, une fois par semaine, pour en faire ». Postulant au concours de la fonction publique pour la 3efois consécutive, Amadou est conscient que le certificat joue une rôle important dans les dossiers, sans pouvoir dire lequel. Plus de cinq personnes interrogées ne savent pas l’importance de cet acte qui est délivré uniquement par les tribunaux à l’intérieur du pays et par les services diplomatiques à l’extérieur. Enfin, nous rencontrons Malik Diarra, un jeune diplômé sans emploi et juriste de formation. Selon lui, le certificat de nationalité est un acte qui prouve l’appartenance d’un individu à une nation. Pour lui, lorsqu’il est demandé dans un dossier de recrutement, c’est pour éviter que des étrangers occupent des fonctions administratives car certains postes administratifs ne doivent, en aucune manière, être confié à des étrangers pour la sureté de l’Etat et aussi préserver les secrets administratifs. De l’avis du spécialiste en droit, Abdoulaye Doucouré, Juriste, coordonnateur de la Justice transitionnelle chez Avocats sans frontières Canada, unenationalité s’acquiert ou se perd après la naissance par l’effet de la loi ou par décision de l’autorité publique prise sous certaines conditions. Et de citer l’article 15 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) du 10 décembre 1948 qui stipule que : « Tout individu a droit à une nationalité. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité ». Aussi,  les articles 218 à 277 duCode des personnes et de la famille (CPF) traite de la nationalité, sa mode d’acquisition, de sa perte, de sa déchéance, de ses contentieux et de sa forme de ses actes. Selon Abdoulaye Doucouré, le certificat de nationalité est une des formes d’actes qui attestent l’appartenance d’un individu à une nation. L’autorité compétente, qui a qualité pour délivrer un certificat de nationalité malienne, est le président du tribunal de première instance ou le juge de paix à compétence étendue et à l’étranger, il est délivré par les agents diplomatiques ou consulaires maliens. « Cet acte administratif peut être délivré à toute personne, quelle que soit la manière dont elle a eu cette nationalité, par filiation, par mariage, par naissance ou par décision de l’autorité publique », a précisé le juriste.Avant de conclure que c’est un document officiel qui permet à son titulaire de prouver qu’il est de telle nationalité et apte à occuper un poste national.Il est demandé par l’Administration, dans le cadre de certaines procédures, notamment dans le cadre de la procédure d’obtention de la première carte nationale d’identité. AMK/MD (AMAP)