Paix, sécurité et cohésion sociale : la gestion de l’Armée et la situation des forces étrangères

Bamako, 17 décembre (AMAP) Au sein de la commission 1, les débats se sont poursuivis, dans la matinée de lundi, sur la thématique paix, sécurité et cohésion sociale qui suscite un grand engouement auprès des participants que la situation sécuritaire d’ensemble du Mali préoccupe. Sur le sujet, chaque intervenant y est allé de ses commentaires et propositions. Les solutions préconisées ont trait à la réorganisation de l’outil de défense nationale, le renforcement des moyens militaires et la relecture de certaines dispositions de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Les participant ont, aussi, attiré l’attention du gouvernement sur la dangereuse prolifération des associations à caractère communautaire et sur les insuffisances de la Loi d’entente nationale. Le renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité, selon plus d’un intervenant, passe par l’acquisition de moyens conséquents. Mais surtout, le  niveau du commandement sur le front doit être rehaussé. C’est du moins l’avis du lieutenant Daouda Konaté, membre du Syndicat des surveillants de prison, qui estime qu’il y a trop d’officiers généraux et d’officiers supérieurs dans les représentations diplomatiques du Mali à l’étranger. « Il faut les faire retourner pour qu’ils mettent en pratique leurs connaissances», a-t-il recommandé, persuadé que cette mesure peut améliorer l’encadrement des troupes sur le terrain. «L’Armée malienne a les mains liées, elle est sous tutelle », a également dénoncé le lieutenant Konaté, soulignant au passage l’inefficience de l’action de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) dont le mandat doit être repensé. Et de marteler : « Aujourd’hui, les éléments de la Mission onusienne ne font qu’animer les bars et les boites de nuit.» Il ne pouvait ne pas être question de l’Accord pour la paix et la réconciliation qui, tous en conviennent, a permis la cessation des hostilités entre l’Armée et les mouvements indépendantistes. Mais, il faut impérativement « revoir certaines dispositions qui contiennent les germes du démembrement du Mali », selon Abdoulaye Amadou Sy de la Coalition des forces patriotiques (COFOP). Le leader politique a dénoncé le fait que l’Accord prévoit l’élection des présidents de région au suffrage universel direct. Toute chose qui lui paraît inconcevable. Et sur le statut de Kidal, il est convaincu que ce sont les groupes armés qui interdisent l’accès de cette ville à l’Armée malienne. Le délégué de la COFOP ne s’explique pas, non plus, l’inaction dela myriade de forces étrangères présentes sur le sol malien et qui n’arrivent pas à faire face à moins de 4000 terroristes. Pour lui, il urge de créer un état-major tactique qui regroupera, sous le commandement du Mali, les chefs de toutes les forces en présence. Lors des débats, il a également été question du retour des réfugiés. Un processus qui, selon le ministre en charge de la Solidarité, Hamadou Konaté, obéit à un certain nombre de règles et doit s’opérer à travers des commissions tripartites mises en place avec les pays d’accueil. Mais pour lui, c’est surtout la « volatilité de la situation sécuritaire qui retarde le retour effectif de nos compatriotes». M. Konaté n’a pas, lui aussi, passé sous silence la nécessité de revoir l’Accord qui ne saurait résister à la « volonté des Maliens d’y apporter ce qui peut le rendre meilleur ». Quant à l’ancien ministre Maouloud Ben Kattra, il a indexé la multiplication des associations à caractère ethnique ou communautaire. « Il faut y mettre fin », dit-il. Il faut, autant, des efforts pour recadrer les prêches au Mali, où « n’importe qui peut s’improviser imam ou prêcheur ». Par ailleurs, des intervenants ont émis des réserves sur la Loi d’entente nationale, dont certaines dispositions favoriseraient l’impunité. ID/MD (AMAP)

Les douanes saisissent un camion de carburant de contrebande

Bamako, 17 décembre (AMAP) L’Antenne du Bureau des produits pétroliers a saisi, la semaine dernière, un camion qui transportait 78 fûts de gasoil de 200 litres, soit 15 600 litres de carburant de contrebande, en provenance de Macina, via Kolongotomo, en zone Office du Niger, a appris l’AMAP auprès de l’Administration  douanière. Le véhicule a été pris en filature par la Douane qui avait été informée de la présence à Ségou de la  cargaison destinée à une station-service de la localité. Dans la ville de Ségou, les agents des Douanes sont arrivés, la nuit, sur le lieu indiqué. Le convoyeur de cette marchandise a déclaré être à son coup d’essai dans le trafic de carburant venu du Nord du Mali. Cependant, le chef du Bureau des produits pétroliers, l’inspecteur des Douanes Amadou Traoré, dénonce l’existence d’un trafic fructueux organisé, dans le désert, par des personnes mal intentionnées. Il précise que ce réseau cause un manque à gagner considérable pour les services douaniers, dans le cadre de la mobilisation des recettes de porte. Selon un spécialiste du terrorisme international, le trafic de carburant, tout comme de la drogue, l’or dont une vingtaine de kilogrammes ont été saisis, la semaine dernière, sur l’axe ivoirien) est une source de financement du terrorisme. Le carburant, selon lui, est importé de pays voisins et vendu à des commerçants locaux qui se ravitaillent à partir de dépôts bien connus des services de renseignement. Cette saisie de carburant de contrebande en provenance du Nord du Mali et dont le trafic serait entretenu par un réseau international, intervient, après une série de saisies, par les services douaniers, d’or, de devises et de cyanure. Les services douaniers indiquent que le trafic de beaucoup de produits déversés sur les marchés du Nord du Mali pollue l’environnement économique du pays et met en mal les recettes douanières. Parmi ces marchandises, les plus fortement taxables, figurent les produits pétroliers. L’Administration des douanes indique travailler à minimiser l’impact fiscal de cette contrebande Depuis l’éclatement de la crise au Mali, en 2012, les frontières nord du pays sont encore plus perméables. AC/MD (AMAP)

Dialogue national inclusif : Tous sont d’accord pour crever l’abcès

Par Ahmadou CISSE Bamako, 17 décembre (AMAP) Le dialogue national inclusif bat son plein, entre débats houleux, prises de position radicale et même quelques incidents. Si tous sont d’accord sur sa pertinence, tirant les conséquences de cette guerre fratricide, les participants à ce grand rendez-vous autour du Mali manifestent des avis divergents sur les différentes approches  dans la conduite du dialogue. Dans la ville de Bamako, le citoyen lambda ne s’en préoccupe pas. Demba Sissoko, 32 ans et tailleur au grand marché, en fait un faux débat. Il préfère se concentrer sur ses tissus que de perdre son temps à discuter des mêmes choses, sans pouvoir trouver une solution à nos déboires. « Depuis combien d’années on parle des mêmes choses ? Et aujourd’hui, c’est de l’argent gaspillé pour se raconter des histoires parce que les acteurs ne sont pas sincères », se défoule le tailleur, sous son modeste hangar qu’il partage avec une vendeuse de galettes à base de haricot. Cette remarque de notre jeune habilleur n’est pas isolée. Elle revient, très souvent, dans les conversations de petits groupes dans les quartiers populaires. Des citoyens, plus au parfum de la chose politique, mettent une nuance à ce jugement qu’ils estiment trop sec. « La crise au Mali n’est pas que sécuritaire. Que les gens se parlent est une impérieuse nécessité pour en sortir », souligne Mady Traoré. L’enseignant estime que les Maliens se sont trop « bagarrés » sans prendre le temps de comprendre les aspirations de l’autre et d’apporter une réponse politique à même de le satisfaire. Au Centre international de conférences de Bamako (CICB), où respire le Mali dans sa diversité pour quelques jours de débats déjà, toutes les idées sont recevables et portées par des personnes ressources. Les élus locaux, anciens ministres, mouvements armés, femmes, sont tous venus défendre leur vision d’un pays unifié dans la diversité. Coiffé d’un turban correctement enroulé sur la tête, Fahad Ag Elhahmoud, secrétaire général de la milice d’auto défense GATIA, salue l’avènement d’un dialogue positif où « les gens se parlent ». C’est plutôt « bon signe ». PRENDRE DES ENGAGEMENTS –Il vient d’échanger des amabilités avec Moulaye Ahmed, un leader incontournable de la communauté arabe de Tombouctou. Ils se sont serrés dans les bras pour donner un sens à leur fraternité. Finis les premiers échanges, Moulaye Ahmed confie que les travaux laissent un sentiment d’inachevé. Inachevé, parce que, de son point de vue, « il faut aller au-delà du recensement des problèmes que tout le monde connait et faire des propositions concrètes et prendre des engagements ». Pour lui, énumérer les besoins des populations ne nous avance pas à grand-chose. Il préconise un niveau d’échange qui amènerait les différents acteurs à prendre des engagements devant le peuple malien, comme témoin. Dans le hall, 4ejour des travaux, une double cafeteria est opérationnel. C’est gratuit. Les serveurs sont débordés par la demande. Ils proposent du thé ou du café. A côté, un conglomérat de personnes discute à bâton rompu. Ce qui n’a pu être dit en salle est exprimé ici dans une atmosphère décontractée. Les retrouvailles vont bon train. Entre deux accolades fraternelles, un participant lance qu’il ne demande qu’une seule chose : le retour de Kidal dans le giron de l’Etat central. « Sur quelle base ? » riposte son interlocuteur. Ce court dialogue résume à lui seul toute la problématique que pose la question de Kidal. Qu’en disent les politiques ? Kadidia Fofana, participante au compte du Front pour la sauvegarde de la démocratie-Signataire de l’Accord politique (FSD-SAP) fut de l’opposition radicale. « Je suis très heureuse de prendre part à cet événement historique, un événement sans précédent parce que le Mali joue l’un des moments phares de sa vie, parce que le Mali est mal aujourd’hui, le Mali a mal, en quête de santé, parce que le Mali joue sa survie. Aujourd’hui, que les Maliens arrivent à oublier leurs colorations politiques, leurs colorations associatives, les différends, qu’ils se donnent les mains, qu’ils viennent s’asseoir pour mettre le Mali au cœur, est quelque chose de salutaire », dit-elle dans un langage dont les politiques ont le secret. Animée des meilleurs sentiments pour son pays, elle espère qu’au sortir de ce dialogue, nous aurons un Mali fortifié, un Mali uni dans sa diversité, un Mali qui pourra faire face aux forces du mal (le terrorisme) qui, chaque jour, sont en train de gagner du terrain dans notre société. Alors, si nous ne répondons pas avec l’unité, nous risquons gros », a déclaré la représentante du FSD-SAP. Plus loin, on peut reconnaitre de loin Mohamed Cherif Haidara, président du Conseil supérieur de la Diaspora malienne (CSDM). Il s’est familiarisé avec les médias lors de sorties en faveur de nos compatriotes en mal d’hospitalité dans certains pays. C’est la continuité de sa lutte, il a répondu à l’appel des sages du Triumvirat pour jouer sa partition. « Nous sommes très heureux de participer à la phase nationale de ce dialogue dont nous avons été l’un des artisans, et qui a commencé par l’acceptation de la main tendue du président de la République, à travers l’accord politique de gouvernance », a indiqué M. Haidara. « Cet accord politique, à travers les exigences faites par les partis politiques, est devenu dialogue national inclusif. Le Conseil supérieur de la diaspora malienne a été représenté au sein du triumvirat qui a travaillé dans les commissions », a-t-il dit. Et d’ajouter : « Il y a eu beaucoup de travail effectué. Nous avons apporté les contributions des 24 ambassades et consulats choisis, la préoccupation de la diaspora malienne», avant de rappeler que le DNI est « une opportunité offerte aux Maliens d’identifier les maux dont nous souffrons aujourd’hui, afin que chacun puisse donner ce qu’il pense être une solution. Avec l’ensemble de ces préoccupations, nous pourrons élaborer une feuille de route pour nos gouvernants ». PAS DE SUJETS TABOUS – Il estime que ce dialogue permettra, aussi, de faire la somme de ce qui n’a pas marché pendant la Conférence d’entente nationale. « Nous avions versé nos contributions dans les commissions du Triumvirat et, aujourd’hui, il s’agit de faire la synthèse, compiler et permettre aux Maliens de comprendre,

Commission Gouvernance et Social : le souci d’apaiser le climat social

Bamako, 17 décembre (AMAP) Les travaux du Dialogue national inclusif se sont poursuivis, lundi, à la Commission 2 qui traite des thématiques « Gouvernance » et « Social » a constaté l’AMAP. Après l’ouverture des travaux par le président de séance, l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, les délégués ont engagé les débats sur la thématique du « Social » que les experts avaient déjà introduite, la veille, à travers la présentation d’une note technique et d’autres documents élaborés à cet effet. Ces textes expliquent que les droits sociaux incluant toutes les couches sociales, surtout les plus vulnérables, embrassent plusieurs domaines notamment ceux du travail, de la culture, de l’éducation, de l’environnement, de la santé. Ces droits connaissent, souvent, des difficultés, voire des entraves à leur exercice, mais aussi des violations graves de leur application de part et d’autre, toutes choses qui ont compromis de façon progressive la stabilité sociale. Ce constat est persistant, spécifiquement, dans le monde du travail, aussi bien dans le secteur formel qu’informel, bien que ce domaine soit encadré au plan international par des conventions et, au plan national, par la ratification de conventions. Il ressort des mêmes documents que ceci s’explique par le fait que le monde du travail traverse un processus de changement du fait de l’évolution profonde et perpétuelle de la nature du travail, en lien avec le développement, entre autres, mais plus spécifiquement au Mali, de la croissance démographique, du creusement des inégalités, de la situation économique très difficile, de nouveaux modes de production, de la crise de l’emploi, et de la crise sécuritaire. De ce fait, le fonctionnement global de l’économie nationale a été fortement perturbé et, particulièrement, dans le secteur privé avec son corollaire de mise en chômage technique et de licenciements pour motifs économiques alors qu’à l’instar de tous les pays du monde, le chômage et la précarité de l’emploi ne cessent de s’accroître et accentuent l’exclusion des couches de la population les plus défavorisées, à savoir les personnes vivant avec un handicap et les femmes. Dans le secteur public, tout aussi éprouvé, énoncent les auteurs de la note technique, on assiste à une flambée des revendications catégorielles et sectorielles ayant conduit à des grèves limitées et illimitées, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la justice et de l’économie. Comme dimanche, les interventions, lundi, ont été très animées et fort enrichissantes. Sans s’attarder sur les causes des grèves répétitives et autres mouvements sociaux, Seydou Patrice Dembélé de l’Amicale des anciens militants et sympathisants de l’Union nationale des élèves et étudiants du Mali (AMSUNEEM) a demandé, plutôt, une trêve sur le front social pour permettre à l’Etat de faire face à l’effort de guerre. Par ailleurs, l’ex leader estudiantin a préconisé la moralisation des heures supplémentaires dans l’enseignement supérieur et l’harmonisation des salaires à tous les niveaux. Comme nombre d’intervenants, Boubacar Mohamed Samaké de la Centrale démocratique des travailleurs du Mali (CDTM) a soutenu que l’apaisement du climat social passe par le respect des engagements pris par l’Etat. Toute chose qui a poussé certaines personnes à faire une proposition allant dans le sens de donner une valeur réglementaire aux PV de conciliation (arrêté, arrêté interministériel etc.) pour faciliter leur application. Le délégué de l’UNTM, Soumaila H. Maïga a demandé que la liberté syndicale soit effective dans tous les segments du travail, notamment le secteur privé. Pour sa part, l’ancien ministre Adama Samassékou dira que chaque acteur doit jouer son rôle, uniquement son rôle et tout son rôle dans l’espace scolaire. Il a recommandé l’instauration de la confiance sur la base de la vérité, de la justice sociale et de l’engagement patriotique. Le reste des propositions et recommandations portent essentiellement sur l’organisation d’une conférence sociale, l’élaboration d’une politique salariale pour régler les questions de revendications en amont, la valorisation des légitimités traditionnelles et des médersas, la prise en compte des personnes handicapées, la lutte contre la consommation de la drogue dans les écoles. MS/MD (AMAP)       

Kangaba : Les acteurs de l’école se concertent

Kangaba, 17 décembre (AMAP) Une rencontre du cadre de concertation sur l’éducation s’est tenue le week end dans la salle de conférence du Centre d’Animation Pédagogique (CAP) de Kangaba sous la présidence du conseiller communale en charge de l’éducation de la commune rurale de Minidian, Kamori Keïta, a constaté l’AMAP. Trois sujets sont à l’ordre du jour de ce cadre de concertation  à savoir, la gestion du personnel enseignant, la gestion des écoles et la gestion des examens du Diplôme d’Etudes Fondamental (DEF). Par rapport à la gestion du personnel enseignant il a été question de recrutement, d’affectation, de mutation, de nomination, de permission, des congés et des salaires et subventions de l’Etat. Ainsi, le recrutement des enseignants est effectué par le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation à travers un concours de recrutement d’enseignants dans la fonction publique des collectivités. Les admis au concours sont affectés dans les académies d’enseignement pour la mise à disposition dans les CAP pour répartition dans les écoles selon les besoins. Les mutations des enseignants sont effectuées par les commissions de mutation nationale, régionale et locale sur demande des intéressés ou par nécessité de service suivant l’arrêté N°11-003282/MATCL/2011 modifié. Les directeurs d’écoles et les agents de l’administration scolaire sont nommés sur proposition du Directeur du CAP (DCAP) par le Gouverneur. Les autorisations d’absence du personnel enseignant sont accordées par le  DCAP après avis des directeurs d’écoles. Les congés annuels du personnel enseignant sont accordés d’office par la décision du Ministère de l’Education Nationale (vacances scolaires). Les congés de maternité sont accordés par le Directeur de l’Académie d’Enseignement (DAE) suivant le décret N°2018-0067P-RM du 26/01/2018 et les rémunérations sont transférées au niveau des collectivités territoriales. S’agissant de la gestion des écoles, elle s’applique aux écoles publiques, communautaires et aux medersas Enfin, par rapport à la gestion des examens de DEF, les informations ont été données sur les centres d’examen, les candidats, les décisions, la correction et les résultats. Ainsi, les centres d’examen du DEF sont créés dans les écoles selon le nombre de candidats au DEF par école en raison de 25 à 30 candidats par salle et au minimum 03 salles par centre (arrêté N°10-0061/MEALN du 10/01/2010). Les candidats au DEF sont inscrits par école selon les critères fixés par la règlementation en vigueur (arrêté N°10-0061/MEALN du 10/01/2010) tandis que les membres du jury de surveillance sont proposés par le  DCAP puis validé par le DAE et transmis au Gouverneur et aux collectivités pour décision. Les résultats du DEF sont proclamés au même moment dans toutes les écoles ayant présentées de candidats et des informations par rapport aux statistiques des résultats scolaires et aux admis au DEF pour l’année scolaire 2018-2019 du CAP ont été communiquées. Le taux de passage est de 63,33%, le taux de redoublement 28,15% et le taux d’exclusion 2,77% et sur 2183 inscrits au DEF, 1904 ont répondus présent et 1532 ont été admis soit un taux de réussite de 80,46%. A l’issue de la rencontre, les membres du cadre de concertation ont recommandé la multiplication de telles rencontres pour être  édifier sur l’école qui est toujours secouée par des mouvements de grève.  SD/KM (AMAP)

DNI : Les participants accordent leur violon dans les commissions au CICB

Bamako, 17 décembre (AMAP) Les membres des trois commissions du Dialogue national inclusif ont poursuivi dans la sérénité et dans la compréhension, leurs travaux sur les thématiques sur la gouvernance, la politique, l’institutionnel, a constaté l’AMAP. Ils ont également abordé les sujets relatifs à l’économie, aux finances, aux questions sociales, à l’économie, à la jeunesse, au sport et à la culture. A l’issue  de leurs travaux, ils ont recommandé la mise en place d’une constituante ou d’une délégation législative après expiration du mandat des députés qui a connu deux prorogations. Les participants ont également recommandé la sécurisation des zones, l’organisation des élections législatives, la relecture de la mission de la Cour Constitutionnelle, la dépolitisation de l’administration, la moralisation de la vie publique et le combat contre la fraude électorale. Ils ont aussi proposé l’organisation d’une conférence nationale sur l’éducation à un moment où de nombreuses écoles restent fermer dont 116 dans la seule région de Tombouctou ; l’intensification de la lutte contre la corruption, l’impunité et le clientélisme afin d’aplanir la défiance entre gouvernants et gouvernés. Les membres des commissions ont enfin recommandé le renforcement des infrastructures scolaires, l’opérationnalisation de l’université de Tombouctou, l’adéquation entre formation et emploi, le recrutement d’un nombre élevé d’enseignants, la communication et le dialogue social pour sortir l’école du champ de bataille. Les travaux vont se poursuivre mercredi dans les commissions qui siègent au Centre international de Conférence de Bamako (CICB). KM (AMAP)

Mopti : Situation sécuritaire préoccupante, selon le commandant du secteur 4 de l’opération Dambé

Bamako, 17 décembre (AMAP) La situation sécuritaire dans la Région de Mopti est marquée, ces derniers temps, par une recrudescence des violences des Groupes armés terroristes (GAT), a déclaré, samedi, à Sévaré, le colonel-major Amara Doumbia, commandant du secteur 4 de l’opération Dambé Le haut gradé, qui a rencontré la presse locale, au camp de l’Armée de terre, pour faire le point de la situation sécuritaire dans la Région de Mopti, a souligné que ces violences se manifestent par des attaques de villages et des convois militaires, des assassinats ciblés, des enlèvements de personnes, des vols de bétails et des incendies de récoltes. «Récemment, on a assisté à des actions de destruction d’infrastructures routières, notamment des ponts. Avec cette dernière évolution, l’objectif des Groupes armés terroristes est de paralyser l’économie de la région, de restreindre le déplacement des personnes et leurs biens et dans le pire des cas, d’affamer les populations afin de les faire adhérer à leur cause», a-t-il détaillé. Selon le chef militaire, de la 2è décade du mois de novembre à nos jours, les attaques complexes des GAT contre les Forces armées maliennes (FAMa), la pose d’Engins explosifs improvisés (EEI) sur les axes routiers ayant fait des victimes civiles et militaires se sont multipliées. La dernière attaque, en date, dans la région, est celle d’une mission de ravitaillement du détachement des FAMa basé à Diankabou (Koro), le 12 décembre 2019. L’attaque perpétrée par des individus à motos s’est produite aux environs de 17 heures, entre les villages de Soye et Seguemara, dans la Commune rurale de Diankabou. Dans sa réplique, les forces de défense et de sécurité ont neutralisé quatre terroristes et saisi des armes de guerre et des munitions. Selon le commandant du secteur 4 de l’opération Dambé, malgré les résultats louables, les FAMa sont confrontées à un déficit d’information sur les activités des terroristes qui contraignent les populations au silence. « Amener les populations à changer de comportement, les sensibiliser sur les missions de l’Armée sont, entre autres, attentes que les autorités militaires souhaitent des médias », a-t-il expliqué. En réponse aux questions des hommes de médias, le colonel-major Amara Doumbia a annoncé que l’Armée est en train de travailler à restreindre les activités des terroristes, en renforçant les mesures de sécurité sur les axes routiers. Ce travail se fait, en coopération avec la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) pour une plus grande coordination des actions. Le colonel-major Amara Doumbia a exhorté la presse, dans son ensemble, à se mobiliser autour des FAMa pour amener les populations à la collaboration en vue d’anticiper sur les actions de l’ennemi. Pour lui, il est évident que la résolution du conflit, dans la Région de Mopti, ne peut se faire par la seule option militaire. C’est pourquoi, il a lancé un appel aux responsables administratifs et aux élus locaux, qui sont plus près des populations, à s’impliquer davantage pour aplanir les conflits intercommunautaires. DC/MD (AMAP)    

Production cotonnière : Près de 700.000 tonnes attendues pour la campagne 2019/2020

Bamako, 17 décembre (AMAP) La Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) compte atteindre près de 700.000 tonnes de coton pour la campagne 2019/2020, notamment grâce à la hausse du prix du coton graine qui passe de 255 Fcfa/kg à 275 Fcfa/kg, a appris l’AMAP, de source officielle. Tous les acteurs du secteur de « l’or blanc » malien s’est retrouvée, les 11 et 12 décembre derniers, à Koutiala, pour faire le bilan de la campagne 2018/2019 et préparer celle de 2019/2020 de la CMDT. La rencontre sous la présidence du président directeur général (PDG) de la CMDT, Pr Baba Berthé, qui s’est déroulée, également, en présence de la directrice générale adjointe de l’Office de la haute vallée du Niger (OHVN), Mme Diallo Mah Koné, et du président intérimaire de la Confédération des sociétés coopératives de producteurs de coton (CSCPC), Djiguiba Ampha Coulibaly. À l’ouverture des travaux, le Pr Baba Berthé a décliné l’objectif de cette traditionnelle réunion qui est de faire l’analyse critique des réalisations de la campagne 2018/2019 et les perspectives de la campagne 2019/2020. La directrice adjointe de l’OHVN a, pour sa part, félicité les producteurs de coton pour les résultats obtenus cette année. Mme Diallo Mah Koné a ensuite remercié les autorités pour le paiement des subventions aux producteurs, avant d’exhorter les participants à examiner, minutieusement, les documents qui leur sont soumis, afin de  proposer des recommandations et résolutions permettant à l’OHVN et la CMDT d’atteindre leurs objectifs. Le président intérimaire de la CSCPC a, aussi, remercié la CMDT et les autorités pour le paiement des subventions aux producteurs. « Pour cette campagne, les stocks ont été vendus et les ristournes perçues par les productions », s’est réjoui Djiguiba Ampha Coulibaly. Il a, cependant, déploré la baisse du rendement par rapport aux autres années, à cause d’une pluviométrie contrastée. La centaine de participants, parmi lesquels, des chefs de services et cadres de la CMDT et de l’OHVN, des représentants des organisations des producteurs agricoles, ont donc exposé et échangé durant cette réunion. Il ressort de ces échanges que la campagne agricole 2018/2019 a démarré dans un contexte socio-économique favorable. Le coût total des investissements de la CMDT s’est élevé à 309 milliards de Fcfa. Les achats ont porté sur 656.531 tonnes de coton, dont 25.195 tonnes de la zone OHVN, pour un objectif de 700.000 tonnes, soit un taux de réalisation de 94%. Les aléas climatiques au début et à la fin de la campagne sont à la base du gap dans la réalisation de l’objectif fixé. Les filiales Nord-Est (87%) et de la Division de Sikasso (86%) n’ont pas atteint les prévisions. Quant à la Division de Bougouni et les Filiales Centre et Ouest, elles ont réalisé leurs prévisions. 2,4 MILLIONS DE TONNES DE CÉRÉALES – La partie industrielle a assuré le transport et l’égrenage de toute la production avant fin avril. Concernant les céréales sèches, 2,4 millions de tonnes ont été produites, soit une disponibilité par habitant de 466 kg. Ce taux a couvert les besoins céréaliers des populations de la zone CMDT et dégagé un excédent commercialisable. À noter que pour cette campagne, le prix du coton graine de premier choix est passé de 250 Fcfa/kg à 255 Fcfa/kg. La subvention de l’Etat s’est élevée à 27,77 milliards de Fcfa pour l’achat des engrais coton et maïs utilisés par les producteurs. Après le bilan de la campagne écoulée, les participants se sont penchés sur les préparatifs de la campagne 2019/2020. Le prix du coton graine connaitra une augmentation de 20 Fcfa, passant à 275 Fcfa/kgpour le premier choix. Et le paiement des producteurs se fera avant fin avril prochain. Pour ce qui concerne les superficies à emblaver, il est prévu 738.193 hectares, dont 28.826 hectares pour la zone OHVN. La production de coton attendue est de 691.300 tonnes,dont 26.000 tonnes pour la zone OHVN. Cette prévision est supérieure à celle de 2018/2019 et elle sera la deuxième plus grande, après celle de 2017/2018 qui était de 728.600 tonnes. Du côté de la production céréalière, il est prévu 2,4 millions de tonnes dont 1,4 millions de tonnes de maïs. Le  Pr Baba Berthé a encouragé les acteurs du secteur, tout en rappelant que la production cotonnière est un domaine dont on peut se réjouir des résultats sans en être satisfait.  « Nous avons un potentiel qui permet d’aller au-delà de ce niveau de production. Mais, il reste des contraintes, au nombre desquelles, l’outil industriel qui est complètement obsolète et dépassé. La production agricole doit aller de pair avec l’amélioration de l’outil industriel, c’est-à-dire le système d’égrenage », a fait remarquer le PDG de la CMDT. Il a insisté sur le besoin de sécuriser les semences, celui de rendre disponible les intrants, le renforcement de la formation et l’encadrement des producteurs et enfin le renforcement du dispositif de lutte contre les incendies. MT/MD (AMAP)

Appui budgétaire : La Banque mondiale accorde 149 milliards de Fcfa au Mali

Bamako, 17 décembre (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Économie et des Finances, Dr Boubou Cissé, et la directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Soukeyna Kane, ont signé, lundi, à Bamako, un accord d’appui budgétaire de 250 millions de dollars soit 148,7 milliards de Fcfa, visant à soutenir la mise en œuvre des priorités du gouvernement inscrites dans le document du Cadre stratégique pour la relance économique, croissance et le développement durable (CREDD 2019-2023). Cet accord de financement, dont 210 millions de dollars en prêt de l’Association international pour le développement (IDA) et 40 millions en don, dans le cadre du Projet d’appui budgétaire des politiques de développement du Mali, est destiné à l’énergie durable et l’amélioration de la prestation de services pour une stabilité accrue. Cet appui est le premier d’une série de deux soutiens budgétaires généraux programmés par la Banque mondiale pour les années 2019 et 2020. Dr Boubou Cissé a souligné que le présent financement permettra de mettre en œuvre l’axe trois du CREDD qui comprend le renforcement de la stabilité macroéconomique, la promotion du secteur privé, l’amélioration de la qualité de l’approvisionnement en électricité à moindre coût, la promotion de la productivité et de la  concurrence dans le secteur agricole et la promotion de l’économie numérique. Il permettra également la mise en œuvre de l’axe stratégique 1 qui repose notamment sur le renforcement de la décentralisation. Cela, grâce à l’amélioration de la gouvernance locale, à la décentralisation de la prestation des services publics et des compétences de base, et à la promotion des économies régionales et locales. Le ministre de l’Économie et des Finances, a rappelé que le CREDD s’articule autour de cinq axes stratégiques et définit un cadre pour s’attaquer aux problèmes multidimensionnels auxquels le Mali est confronté aujourd’hui. Il a assuré que le gouvernement ne ménagera pas ses efforts pour honorer les engagements pris pour l’exécution de mesures liées à cet accord de financement. Afin, selon lui, d’assurer la bonne réalisation de cet appui budgétaire. Car, après cet accord de financement, le défi à relever par la partie malienne et la Banque mondiale est le décaissement effectif du montant avant la fin de l’exercice budgétaire. C’est-à-dire avant le 31 décembre 2019. A cet effet, le chef du gouvernement malien a assuré que le gouvernement prendra toutes les mesures voulues, dans les délais souhaités, pour le versement de ce fonds. De son côté, Soukeyna Kane a expliqué que, compte tenu des défis sécuritaires et du contexte de fragilité que connait le Mali, cet appui budgétaire, « d’un montant inédit » a pour triple objectifs de contribuer à la viabilité financière du secteur de l’énergie. « Il s’agira, aussi, de mettre en place un mécanisme de subventions agricoles plus ciblé et plus efficace. Grâce aux économies ainsi réalisées, il sera possible d’augmenter la fourniture de services décentralisés en faveur des couches défavorisées de la population », a-t-elle ajouté. En réponse aux inquiétudes soulevées, Soukeyna Kane a assuré que les ressources de cet appui budgétaire, approuvé par le Conseil des administrateurs de la Banque, le 12 décembre dernier, seront mises à la disposition du gouvernement avant le 31 décembre 2019. « Cela, une fois les formalités juridiques d’entrée en vigueur complétées », a-t-elle précisé, invitant l’ensemble des parties prenantes à redoubler d’effort pour une mise en œuvre rapide et complète des mesures soutenues par cet accord de financement afin de garantir ses résultats. Elle a, ensuite, réaffirmé l’engagement de son institution à soutenir le rythme de nos réformes dans les mois à venir et à préparer le second appui budgétaire de cette série, dans les meilleurs délais. PILIERS ET MESURES CONNEXES –Cet appui budgétaire s’articule autour de trois piliers dont le premier incite à la réduction du montant des subventions octroyées au secteur de l’électricité dans le budget général de l’Etat. Il vise à renforcer le contrôle du gouvernement sur la gestion du secteur de l’électricité et à éliminer d’ici à cinq ans la nécessité de le subventionner. A cette fin, a expliqué la directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Mali, le gouvernement « a validé un plan de redressement du secteur de l’énergie qui prévoit une série de mesures clés assorties d’un chronogramme précis pour renforcer la viabilité du secteur et accroître les revenus de la société Energie du Mali (EDM) ». Parmi ces mesures, le relèvement des tarifs d’électricité moyenne tension et la mise en œuvre du mécanisme de prépaiement. Le rééquilibrage des comptes d’EDM résultera de l’augmentation prévue des importations d’énergies à la fois meilleurs marchés et plus propres que la production actuelle. Il dépendra aussi d’un meilleur mix énergétique privilégiant les projets d’énergie renouvelable. Le deuxième pilier de l’accord vise à améliorer l’efficacité des subventions agricoles et du système foncier. Soukeyna Kane a, à ce niveau, expliqué qu’un programme de bons électroniques (appelé e-voucher) a été introduit pour étendre et mieux cibler le programme de subventions en faveur des agriculteurs les plus pauvres, tout en améliorant la transparence de la chaîne d’approvisionnement, en créant de meilleures conditions juridiques et institutionnelles pour le développement des marchés des intrants agricoles. « Au demeurant, afin de garantir la sécurité foncière et attirer plus d’investissements privés dans le secteur agricole, l’opération vise également à améliorer le financement des commissions foncières et à renforcer leurs capacités de fourniture de services de médiation en cas de conflits fonciers », a-t-elle dit. Quant au troisième pilier de cet appui budgétaire, il a pour but d’améliorer le déploiement décentralisé et la supervision des services sociaux. Il entend renforcer la prévisibilité et l’effectivité des transferts aux collectivités territoriales, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation. « Cette mesure, accompagne l’engagement des autorités en faveur de la décentralisation comme outil majeur pour restaurer la paix et la stabilité du pays », a assuré Soukeyna Kane.   Rappelons que la signature de cet accord de financement est la 8è du genre avec la Banque mondiale depuis le début de cette année. Le montant total de toutes ces conventions signées s’élève à plus de 671 millions

Dialogue national inclusif : Sous haute garde

Bamako, 17 décembre (AMAP) Le Centre international de conférence de Bamako est l’un des endroits les plus surveillés de la capitale. Le temple des grands rendez-vous affiche un dispositif sécuritaire impressionnant. Avant le périmètre immédiat du CICB, les agents de police organisent la circulation routière du mieux qu’ils peuvent pour faciliter l’accès. A l’entrée principale, un portique est installé pour détecter les objets métalliques et les armes. Pour avoir accès à l’intérieur, il faut montrer patte blanche avec un badge. L’organisation, les délégués, la sécurité et la presse : chaque catégorie a son badge. « Nous sommes mobilisés et nous faisons en sorte que les travaux se passent dans les meilleures conditions de sécurité », confie un agent de police en uniforme noir et armé d’un pistolet accroché à sa ceinture. Ses collègues assis à l’entrée principale sont attentifs à tous les mouvements dans le hall principal où des participants devisent tranquillement entre deux séances des travaux. Les policiers ne sont pas les seuls à veiller au grain. Ils sont épaulés par des agents des sociétés privées de sécurité comme dont l’une qui s’est vue confier le portail principal du CICB. Ce sont eux qui régulent le mouvement des foules au niveau du scanner. « Déposez vos téléphones et les objets métalliques », recommande l’un d’entre eux, debout, tenant un récipient d’une main et une matraque de l’autre. Dans son bureau, le chef de la Cellule de coordination de la protection des hautes personnalités, au ministère de la Sécurité et de la Protection civile, est attentif aux messages qui passent en rafale dans son talkie-walkie. Le commandant Idrissa Diallo est un habitué des grands évènements. Il explique que le dispositif sécuritaire a été mis en place plusieurs jours avant le début des travaux. « Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a instruit de faire la couverture sécuritaire de cet événement national. Il a activé le Centre de coordination et de gestion de crise. Ce n’est pas une crise mais seulement il a mis la barre très haut pour suivre à temps réel », confie le haut gradé, précisant que ce dispositif met en mouvement toutes les forces qui relèvent du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, ainsi que les autres forces de défense. Les postes de sécurité tenus par la police, partout dans la ville, ne sont que la partie visible du dispositif de sécurité. « Il y a aussi les patrouilles visibles et non visibles », révèle-t-il, ajoutant que des mesures spécifiques sont mises en place à cause de la présence massive de hautes personnalités. « Donc, le niveau de sécurité est élevé avec un dispositif prenant en compte le maillage du CICB, ses abords immédiats et plus loin. Cela est important parce qu’il permet de prévenir certains comportements qu’on ne souhaite pas», dit-il. AC/MD (AMAP)