Lutte contre le terrorisme : De nombreux terroristes neutralisés (Source militaire)

Bamako, 18 novembre (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont poursuivi leur offensive contre les groupes armés terroristes et ont mené, samedi, une opération de ratissage dans le secteur de Ouenkoro (Cercle de Bankass) dans le Centre du Mali, suite à l’attaque du village de Dibi par des individus armés habillés en dozo, a appris l’AMAP de source militaire. Dans un communiqué qui fait le bilan de cette opération, l’Armée a annoncé 20 individus arrêtés, 10 morts, 43 motos brulées, un pistolet mitrailleur, deux carabines, 10 fusils de chasse, 190cartouches, 70 cartouches de chasse saisies, 10 motos récupérées, 10 téléphones saisis. Les Forces armées et de sécurité ne déplorent aucune perte dans leur rang. Toujours dans le cadre de cette offensive, les FAMa ont mené, vendredi dernier, une opération à Mondoro (Centre). Le communiqué de l’Armée, qui l’annonce, a précisé qu’à environ cinq km de Mondoro, un accrochage avec des groupes armés terroristes a fait neuf terroristes neutralisés. Les soldats maliens ont récupéré sur l’ennemi un pistolet mitrailleur et une moto. Rappelons que Mondoro est une localité du Cercle de Douentza, dans la Région de Mopti. Avec Boulkessy, Mondoro est connu pour être un repaire de groupes terroristes. Les soldats maliens ont été, régulièrement, victimes d’attaques dans cette zone. Fin octobre, les détachements militaires installés dans ces deux localités ont été l’objet d’attaques simultanées de la part des terroristes. Les forces de défense et de sécurité ont subi de lourdes pertes en vies humaines et en matériels. Depuis cette attaque, suivie de celle d’Indelimane, dans le Nord du Mali, qui fut tout aussi meurtrière pour les Forces armées maliennes, celles-ci, dans une nouvelle stratégie, sont passées à l’offensive, en prenant l’initiative longtemps laissée aux groupes terroristes. Depuis deux semaines, l’Armée annonce, régulièrement, des succès sur les groupes terroristes et djihadistes dans le Centre et le Nord du Mali. Dans un communiqué daté du 15 novembre, le gouvernement avait annoncé que dans l’après-midi du mercredi 13 novembre 2019, les FAMa, basées à Ouenkoro (Cercle de Bankass), dans la Région de Mopti sont intervenues dans le village de Peh, à la suite d’informations faisant état d’attaque par des individus non encore identifiés. Les assaillants étaient habillés en tenue de chasseur. « À l’arrivée des FAMa, ajoute le texte, ils ont abandonné les troupeaux volés et se sont repliés ». Une fouille des FAMa, dans les campements voisins, a abouti à la découverte de 19 corps abandonnés dont certains dans des puits. Les FAMa ont inhumé les corps et le bilan total enregistré fait état de 20 corps retrouvés. MS/MD (AMAP)
Communiqué du gouvernement suite au drame intervenu dans le village de Peh, cercle de Bankass
Le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion publique nationale et internationale que dans l’après-midi du mercredi 13 novembre 2019, les Forces Armées du Mali (FAMa) basées à Ouenkoro (cercle de Bankass), dans la région de Mopti sont intervenues dans le village de Peh, à la suite des informations faisant état d’attaque par des individus non encore identifiés. Le Gouvernement précise que les assaillants qui œuvrent pour faire semer la terreur sur les bandes frontalières de nos pays, étaient habillés en tenue de chasseur. À l’arrivée des FAMa, ils ont abandonné les troupeaux volés et se sont repliés. Par la suite, une fouille des FAMa dans les campements voisins a abouti à la découverte de dix-neuf (19) corps abandonnés dont certains dans des puits. Les FAMa ont inhumé les corps et le bilan total enregistré fait état de vingt (20) corps retrouvés. Le Gouvernement de la République du Mali félicite les FAMa pour la promptitude avec laquelle elles ont secouru les populations en danger et présente ses sincères condoléances aux familles des victimes. Le Gouvernement appelle les populations dans les zones en proie à l’insécurité au calme et à la retenue ; exhorte toutes les parties à œuvrer à la résolution pacifique de leurs différends et à la réconciliation à travers le dialogue. Le Gouvernement de la République du Mali invite les populations à collaborer, à soutenir, à accompagner et à encourager nos FAMa, dans ce combat inlassable contre les forces obscurantistes qui œuvrent à mettre en mal notre cohésion sociale. Bamako, le 15 novembre 2019 Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions,
Le président de la Commission de la CEDEAO reçu par le Premier Ministre

Bamako, 18 novembre (AMAP) Le Président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Jean Claude Kassi Brou a été reçu vendredi à la Cité administrative, par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, a constaté l’AMAP. Dr Boubou Cissé et son hôte, qui était venu exprimer sa solidarité au Mali et inviter les différents acteurs à s’impliquer dans la réussite du Dialogue National Inclusif , ont eu des entretiens sur plusieurs sujets dont le renforcement de la coopération entre le Mali et l’institution. Les deux personnalités ont également fait le point sur l’état d’avancement du projet de plan d’actions prioritaires de lutte contre le terrorisme qui a été demandé lors du sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de la CEDEAO, qui s’est tenu à Ouagadougou (Burkina Faso) le 14 septembre dernier. Ce plan sera présenté lors du prochain sommet ordinaire des chefs d’états qui aura lieu le 21 décembre à Abuja (Nigeria) « Il était tout à fait normal que la commission de la CEDEAO vienne apporter son soutien, sa compassion et présenter ses condoléances aux familles et à l’ensemble du Mali, montrer également notre solidarité et indiquer que nous sommes toujours aux côtés du Mali dans le cadre des épreuves dont le pays fait face » a déclaré le Président de la CEDEAO à sa sortie d’audience. Jean Claude Kassi Brou a saisi l’occasion pour exprimer toute sa satisfaction de constater tous les efforts faits par le gouvernement du Mali pour renforcer la cohésion nationale et dans le cadre du Dialogue National inclusif. KM (AMAP)
Le ministre de la Défense et des Anciens combattants à Gao, Ménaka et Ansongo

Gao, 17 novembre (AMAP) Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général Dahirou Dembélé, accompagné du chef d’Etat-major de la Garde nationale, le général Ouhaoun Koné, le général Elhadji Gamou et le général Abdouramane Baby, a effectué, de vendredi à dimanche, une visite aux Forces de défense et de sécurité de la première région militaire de Gao et aux éléments d’Ansongo et Ménaka, a constaté l’AMAP. A sa descente de l’avion militaire, à l’aéroport international de Gao, samedi, aux environs de 12 heures, il a été accueilli par le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade, Sidiki Samaké, et de la 3èmeadjointe du maire de la Commune urbaine de Gao, Mme Saima Maiga, en présence du commandant de la zone de défense N°1 de Gao, le colonel Seydou N. Koné. A Ménaka, Dahirou Dembélé, a été accueilli par le gouverneur de Ménaka, Daouda Maiga, en présence des autorités communales et coutumières. Après ces différentes rencontres avec les autorités communales, administratives et militaires, il a accordé une interview à la presse dans laquelle il a dit être venu « transmettre le message de soutien, aux forces armées et de sécurité, du président de la République, chef suprême des Armée, Ibrahim Boubacar Keita et commandant en chef des forces Armées, de son gouvernement et de tout le peuple malien ». Il ajouté être venu, par la même occasion, présenter, au nom du président de la République, de son Premier ministre, de son gouvernement les doléances aux Famas, à leurs familles et à l’ensemble du peuple malien qui prient pour le repos de l’âme des soldats morts en mission de défense du Mali. « A Bamako et, sur l’ensemble du territoire, les Maliens sont sortis, massivement, pour exprimer leur tristesse mais aussi à travers leur soutien aux forces de sécurité maliennes », a poursuivi le ministre de la Défense. il faut, aujourd’hui, malgré les difficultés et la tristesse que nous avons vécues, qu’on arrive, nous FAMa, à donner le sourire à ce peuple là, qui a tant pleuré et qui pleure, toujours, ses morts », a encore dit le général Dembélé. Il a déclaré, que durant sa visite à Ménaka, en passant par Ansongo d’abord, il a regardé les éléments et, cela lui a donné « un espoir et l’esprit existe quiles animent, malgré la douleur. « Je suis venu leur dire que les autorités maliennes, à partir de maintenant, ne feront plus de calcul, parce qu’aujourd’hui, tous les moyens seront engagés pour préserver le potentiel humain, notamment les soldats et protéger nos populations et leurs biens », a-t-il promis. Ces moyens seront terrestres et aériens et mis à la disposition des Famas « très prochainement. pour faire face à l’ennemi », s’est engagé le général Dembélé qui a invité les soldats à plus faire d’attention sur tout ce que se véhiculent les réseaux sociaux. Il a expliqué les soldats sont engagés sans aucune contrainte. « Tout soldat s’engage, volontairement, pour une durée de quatre ans. Une fois que, cette période d’engagement est terminé, le soldat, après une autre visite, peur signer un autre engagement volontaire », a-t-il rappelé. Par contre, si le soldat veut abandonner, il lui suffit de résilier son contrat, « mais ce serait très grave, à un moment où le Mali a besoin de tous ses enfants, parce que nous sommes en guerre ». Il a assuré voir instruis à ses hommes « d’approcher la population, les autorités coutumières, communales et administratives, car c’est avec le contact et le respect envers ces couches, que nous pouvons gagner la guerre contre l’ennemi ». Selon lui, cet ennemi profite du vide entre soldats et populations pour s’y semer le discours de la division et de la haine communautaires. C’est la même tactique, selon le ministre, qu’utilise l’ennemi, notamment sur les réseaux sociaux, en essayant de mettre dos à dos les Forces armées maliennes (FAMa) et les forces partenaires du Mali, surtout françaises « accusées de duplicité ». « En aucun cas, ces partenaires ne peuvent être amis et ennemis du Mali, à la fois, après nous avoir aidés, en 2013, dans la reconquête définitive des Régions dans le Nord », a soutenu Dahirou Dembélé, ajoutant que le Mali a besoin du soutien de tous les partenaires face à cette difficulté qu’il vit. Interrogé sur le repli des Forces de défense et sécurité, dans la zone de Labbezanga, le ministre, a répondu que « lorsqu’on confie à des hommes une mission, il faut évaluer les problèmes. Il a assuré que « dans quelques semaines » tous les camps seront réoccupés par les FAMa, tant à Indélimane qu’à Anderanboukane. AT/MD (AMAP)
La mairie de Mopti et l’ANPE signent une convention de partenariat

Mopti, 17 novembre (AMAP) La mairie de la Commune urbaine de Mopti et la direction régionale de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) ont signé, en début de semaine, une convention de partenariat pour créer des opportunités d’emploi dans la collectivité, a constaté l’AMAP sur place. La signature, à l’hôtel de ville, sous la présidence du sous-préfet central de Mopti, Issa Pléa, représentant le préfet, s’est déroulée en présence de la directrice régionale de l’ANPE, Mme Diarra Niamey Fofana, du maire de Mopti, Issa Kansaye, et ses proches collaborateurs, le directeur général de l’Agence de développement régional (ADR) de Mopti, Amadou Waïgalo, et des notabilités de la ville. Intervenant, le maire de la Commune urbaine de Mopti, s’est réjoui de ce jour heureux pour sa ville. Selon Issa Kansaye, dans un environnement difficile où tout est urgent et prioritaire, seule une synergie d’action peut conduire à engranger des résultats tangibles, surtout dans le domaine de la création d’emplois. « Cet axe doit être au cœur des préoccupations, quant on veut réduire la précarité des ménages, mettre un terme à l’exode, à l’émigration clandestine, à la radicalisation et l’extrémisme violent » a souligné Issa Kansaye. Situant l’évènement dans son contexte, la directrice régionale de l’ANPE, Mme Diarra Niamey Fofana, a, aussi, rappelé la nécessité pour les différents acteurs de se mettre ensemble pour former une masse, afin d’être plus fort face au développement. Elle a indiqué que cette convention de partenariat « a pour objet de renforcer la collaboration entre sa structure et la mairie, les échanges d’informations et la mise œuvre des actions communes, en matière de création d’opportunités d’emplois en faveur des jeunes et des groupes vulnérables de la collectivité ». Elle a ajouté que l’ANPE mettra à la disposition de la mairie son expertise pour soutenir les démarches et projets, mener des actions ciblées intégrant les stratégies locales cohérentes, en matière d’emploi et de formation professionnelle. Dans son discours, le représentant du préfet a indiqué que le Mali, en optant pour la décentralisation, a choisi de réformer en profondeur ces institutions, pour donner aux autorités locales un rôle central dans la prise en charge des questions de développement à la base dont l’emploi et de formation professionnelle, parmi les 19 compétences transférées aux collectivités. Il a salué l’initiative des deux structures et les a engagées « au respect strict des termes de la convention, afin d’inspirer d’autres collectivités au profit et dans l’intérêt des populations ». DC/MD (AMAP)
Niono : Clôture du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion

Niono, novembre (AMAP) La 25èmeédition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, sous le thème « Contribuer à la sécurité nationale est une responsabilité citoyenne et un devoir de solidarité », a clos ses activités, jeudi, par une cérémonie présidée par le 2èmeadjoint au préfet de Niono, assurant l’intérim du préfet, Mme Diassana Fatou Daou, a constaté l’AMAP. La cérémonie qui s’est déroulée, dans la salle de conférence du cercle, a regroupé des autorités administratives et politiques, le comité de pilotage du Mois de la solidarité du cercle, des chefs de services techniques, des représentants de la Société civile, des Forces de défense et de sécurité et de certains bénéficiaires. Prenant la parole, en cette occasion, le représentant de l’Etat, Mme Diassana Fatou Daou a, au nom des populations du cercle, remercié les parrains qui, de part leur générosité, ont su magnifier cette vertu de notre société qu’est « la solidarité », en acceptant de venir en aide aux nécessiteux. Pour cette 25èmeédition du mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, a poursuivi Mme Diassana Fatou Daou, le comité de pilotage a rendu des visites de courtoisie à 04 personnes âgées avec remise de cadeaux. Durant ce mois, des consultations médicales gratuites ont été organisées au profit de personnes vulnérables, dans les structures sanitaires, et tant d’autres actions de solidarité ont été menées au profit des personnes les plus nécessiteuses. La cérémonie a pris fin par la distribution de vivres aux personnes âgées, à l’orphelinat de Niono, aux personnes vivant avec un handicap, le VIH et aux veuves. MS/MD (AMAP)
Kayes : Marche des populations de Guidimaga pour le démarrage des travaux de la route Kayes-Kouffa

Kayes, 17 Novembre (AMAP) La coordination des Associations de Guidimaga a, en partenariat avec des organisations de la société civile, organisé une marche pacifique, vendredi, de Kayes N’di au gouvernorat, pour réclamer la construction de la Route nationale (RN) 21, a constaté l’AMAP. Il s’agit du tronçon, qui relie la ville de Kayes à la frontière mauritanienne, en passant par Aourou, « Guidimaga Kayes -Aourou-Kiffa » distante d’environ 160 km. Sur les pancartes que brandissaient certains marcheurs, on peut retenir, entre autres, que « la RN21 est un facteur d’intégration » ; que sa « Construction reste une promesse non tenue ». Les manifestants ont, également, réitéré leur appartenance à Kayes. Les populations de Guidimaga se plaignent de la lenteur dans le démarrage des travaux de construction qui étaient prévus en 2018. Cette situation inquiète les populations d’une contrée qui regroupe 9 communes enclavées entre la frontière mauritanienne et le fleuve Sénégal. D’après notre confrère, Mody Gandega, du journal ‘Le Rayon’, cité par le site web « bamada.net », les travaux du bitumage de la route devraient commencer au premier semestre de 2018. Aussitôt après avoir tenu une rencontre avec la délégation d’Orange Mali, les chefs de services régionaux et les représentants des couches socioprofessionnelles de la Cité des rails, le gouverneur Mahamadou Zoumana Sidibé s’est immédiatement rendu à la place des Martyrs, face au gouvernorat, pour écouter les organisateurs de la marche. Le porte-parole de la Coordination des associations de Guidimaga, Singalé Soumaré, a d’abord lu une déclaration dans laquelle il a présenté, brièvement, leur contrée, tout en attirant l’attention du contrôleur général de police, Mahamadou Zoumana Sidibé sur leurs doléances. Ensuite, il a remis une copie de sa déclaration au gouverneur Sidibé qui s’est engagé à « transmettre le document à qui de droit ». D’un ton apaisant, le gouverneur de la Région de Kayes a réussi à calmer l’ardeur des manifestants. Pour convaincre les membres des associations de Guidimaga de sa bonne volonté de les aider à explorer des pistes de solutions, il leur a suggéré de mettre en place’une commission qui prendra attache, la semaine suivante, avec son cabinet afin d’organisation une rencontre sur leurs revendications. « Votre marche a réussi et elle est compréhensive. Je vous dis que rien ne peut se faire sans l’entente. Je viens de rencontrer vos ressortissants en France. Mais les représentants des communautés de Tringa et Guidimaga étaient absents à cette rencontre pour des problèmes d’incompréhension. Dites à vos ressortissants de rejoindre les associations de sarakholés en France car, l’entente est la clé de la réussite », a assuré M. Sidibé. Le gouverneur de Kayes a séjourné en France, du 4 au 17 octobre 2019, sur invitation de la Fédération des associations du cercle de Kita, à l’occasion de la 3ème Edition du festival de la musique mandingue à Asnières et Senne. Soucieux des problèmes de la diaspora de la région vivant en France, il a multiplié les rencontres avec les partenaires au développement, comme l’île de France et les associations CADERKAF et Gadiaga pour échanger avec eux sur le développement de la Région de Kayes, parmi tant d’autres sujets. BMS/MD (AMAP)
Les acteurs maliens et burkinabè de la santé partagent leurs expériences de la CPS à Djibasso (Mali)

Tominian, 16 novembre (AMAP) Les districts sanitaires de Tominian, au Mali, et celui de Nouna, au Burkina Faso, ont procédé, jeudi, à la mairie de Djibasso, à un partage d’expériences, au cours d’un atelier de restitution du bilan de la Campagne de chimio prévention du paludisme saisonnier CPS, a constaté l’AMAP. La rencontre a été coprésidée par le Préfet du cercle de Tominian, Zoumana Norbert Dembélé, et du représentant du Haut Commissaire de la Kossi, Emmanuel Yougbaré. Le maire de la commune de Djibasso Robert Dembélé, a d’abord souhaité la bienvenue aux invités, suivi des mots de bienvenue du représentant du Haut Commissaire de la Kossi. Le préfet du cercle de Tominian, président de séance, avant d’ouvrir la séance des travaux, a indiqué qu’au Mali, le paludisme constitue la première cause de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans, citant des études faites au Mali, au Sénégal, au Burkina Faso, en Gambie et au Ghana qui ont prouvé que la CPS a entrainé une diminution du nombre de cas de paludisme simple de plus de 80% et le nombre de cas sévères de plus de 70%. A l’issue des différentes présentations, les acteurs ont échangé plusieurs expériences menées, de part et d’autre, dans la réalisation des différentes activités de la CPS. Les techniciens des deux pays ont évalué la mise en œuvre des recommandations de la précédente réunion, tenue à Tominian, les activités transfrontalières réalisées lors de la campagne 2019, les résultats des activités transfrontalières réalisées, les difficultés rencontrées et ont fait des recommandations. Selon les responsables, la CPS permet de prévenir le paludisme chez les enfants de moins de cinq ans. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé, en mars 2012, la CPS comme stratégie de lutte contre le paludisme dans les pays du Sahel dont le Mali. C’est ainsi que le ministère de la Santé et des Affaires sociales a opté pour cette stratégie de prévention du paludisme chez les enfants de 3 à 59 mois. Pour soutenir cette volonté de combattre le paludisme, le district sanitaire de Tominian, à travers la Banque mondiale, a bénéficié de l’appui technique et financier du projet Palu/Maladies tropicales négligées (MTN) au Sahel qui intervient au Niger, au Burkina Faso et au Mali. Ont pris part à la rencontre de Djibasso, le Président du Conseil de cercle de Tominian, les maires des communes frontalières, les directeurs techniques de centre (DTC) de la même zone, les sous-préfets, les différents représentants du Programme national de lutte contre le paludisme des directions régionale et nationale de la Santé. ST/MD (AMAP)
Des manifestants ont bloqué jeudi la route Kita-Bamako pour exiger la nomination d’un Gouverneur pour la nouvelle Région

Kita, 15 novembre (AMAP) Des manifestants ont érigé des barricades, à côté du poste de contrôle, à 4 Km de la ville de Kita (Ouest), depuis l’aube, jeudi, empêchant toute circulation, dans les deux sens, des véhicule sur la RN24, a constaté l’AMAP. Les manifestants qui réclament la nomination d’un gouverneur pour la Région de Kita, nouvellement crée, dans le cadre de la régionalisation, ont, finalement, accepté de lever les barricades vers 16h30 et disent faire confiance au préfet pour que leurs causes soient entendues par les plus hautes autorités. Au milieu de la voie se tient un hangar géant fait de matériaux hétéroclites. Les responsables du mouvement ont pris place sur des chaises métalliques. De part et d’autre de ce barrage, on peut voir une longue file de véhicules, de toutes catégories, arrêtés et tenues de respecter les consignes des manifestants. Selon le vice-président du bureau national et président du Collectif des régions non opérationnelles pour Kita, Sékou Coulibaly, « il est temps que Kita bénéficie des promesses de campagne du président de la République ». C’est la raison pour laquelle, selon eux, il faut manifester pour réclamer, comme certaines localités du Mali l’ont fait pour obtenir des plus hautes autorités, la nomination de leur gouverneur. Les manifestants ont, aussi, brandi la question de quota dans les recrutements. Ils trouvent que les jeunes de Kita sont pénalisés, alors que son érection en région demeure dans les discours des autorités. Le préfet, Mamadou Diakité, à la tête d’une délégation comprenant des acteurs de la société civile, s’est immédiatement rendu sur le site et a plaidé pour la levée les barricades et de permettre aux usagers de la route de poursuivre leurs activités. Diakité a demandé aux jeunes de faire preuve d’indulgence afin que les chrétiens et musulmans puissent accomplir le pèlerinage national catholique et le baptême du Maouloud. Il a ajouté, aussi, que les concours professionnels qui doivent se faire ce week-end vont occasionner des mouvements sur ce tronçon. Le préfet les a, une fois de plus, écouter avec beaucoup d’attention avant d’en appeler à leur « sens de l’honneur qui est une valeur essentielle à Kita ». El Hadj Dramane Sangaré, un notable, membre de la délégation du préfet a abondé dans le même sens, en suppliant les manifestants d’accepter de lever les barricades pour permettre que le pèlerinage national catholique se tienne sans inquiétude. Il a été appuyé dans ses propos, le 1eradjoint du Maire de Kita, Soriba Cissé. Les responsables du mouvement, Sékou Coulibaly et Djibril Touré, ont promis de discuter avec les autres manifestants qui tiennent aussi des barricades sur le tronçon et de rendre compte au préfet des décisions prises sur la tenue du pèlerinage national catholique et le baptême du Maouloud. Aux environs de 16h les délégués des manifestants conduits par M. Coulibaly, ont été reçus par le préfet. Le préfet, au nom de toutes les autorités de Kita, à remercié les manifestants pour avoir fait preuve de sagesse et leur a promis « de tout mettre en œuvre, dans une synergie d’actions avec les autres acteurs, pour une région de Kita, toujours légendaire, éprise de paix et de solidarité avec le reste du Mali ». C’est la deuxième manifestation de mécontentement de ces jeunes, en 20 jours, devant ce qu’ils appellent « la lenteur du gouvernement dans la nomination du Gouverneur, pour l’opérationnalisation de la Région de Kita ». Le 24 octobre dernier sous la houlette du collectif des régions non opérationnelles, ces manifestants avaient bloqué la route Kita-Bamako, au niveau du poste de police. Sur leurs pancartes, on pouvait lire : « Nous voulons la nomination de notre Gouverneur. Ils étaient revenus sur leur décision, à la suite de la promesse des autorités locales de faire remonter leurs doléances. Mais, ils ont promis de passer à la vitesse supérieure au cas où la réponse à leurs demandes prendrait du retard. FK/MD AMAP KITA
Meeting de soutien des partis politiques, de la société civile et des centrales syndicales aux FAMa

Bamako, 15 novembre (AMAP) Des organisations de la société civile, des partis politiques de l’opposition et des centrales syndicales du Mali ont organisé, vendredi, un meeting au Monument de l’Indépendance, pour soutenir les Forces armées maliennes (FAMa) dans leur mission de défense de l’intégrité territoriale, a constaté l’AMAP. Les leaders de l’opposition politique malienne, des responsables syndicaux de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), de la Centrale démocratique des travailleurs du Mali (CDTM), des organisations de la société civile ont animé la rencontre. A leur appel, quelques populations bamakoises se sont mobilisées. L’affluence était faible. Sur les pancartes, on pouvait lire : ‘’Halte aux tueries de nos militaires et civils partout au Mali’’ ‘’le Mali est UN et Indivisible’’ ‘’Kidal Ka Seguin So’’ (que Kidal revienne au Mali) ‘’Vive l’armée malienne’’. Les participants scandaient des slogans comme : ‘’ A bas ceux qui sont contre l’armée malienne’’ ‘’Kidal doit revenir au Mali’’ ‘’A bas les anti-nationalistes’’, ‘’ A bas les traitres qui jouent contre les Forces armées maliennes’’. Le secrétaire général de la CSTM, Hamadoun Amion Guindo, a livré une déclaration, au nom de tous les initiateurs de la manifestation. Il a, d’abord, énuméré les menaces qui planent sur le Mali, avant de rappeler les attaques récurrentes de terroristes, séparatistes ou de milices communautaires avec leur cortège de victimes civiles et militaires. Selon M. Guindo, « nos Forces armées de sécurité et de défense ont d’abord besoin du peuple malien ». Ainsi, a-t-il dit, nous réaffirmons notre soutien et notre totale confiance aux FAMa. Et disons que la défense du territoire national et la sécurité des personnes et des biens doivent incomber, prioritairement et inconditionnellement, aux Forces de défense et de sécurité du Mali ». Pour ce faire, dans leur déclaration, les organisateurs ont estimé qu’il faut un autre équipement des FAMa. « Nous exigeons, à cet effet, leur équipement adéquat, l’implantation de camps et de postes de sécurité réunissant les conditions minimales d’efficacité et de sécurité ; la mise en œuvre des choix tactiques et stratégies efficaces, une plus grande performance de renseignement ; l’application ferme dans la plus stricte équité des règles et de la discipline militaires ; la reconnaissance de sacrifices consentis par nos soldats blessés ou tombés sur le champ d’honneur, notamment par des soins appropriés, des actes de solidarité à l’endroit des veuves et des orphelins », a déclaré M. Guindo. Il a, aussi, lancé un appel au peuple malien pour la défense de l’intégrité territoriale du Mali et de l’unité nationale. « Le Mali ne gagnera qu’avec nos Forces de défense et de sécurité », a-t-il clamé. Les manifestants ont salué la mémoire de toutes les victimes tombées sur le champ de l’honneur, tout en souhaitant prompt rétablissement aux blessés. OD/MD (AMAP)

