Des individus armés dans la ville de Diré jeudi nuit

Diré, 15 novembre (AMAP) Quatre hommes armés non identifiés ont fait irruption dans la ville de Diré (Nord) jeudi soir, aux environs de 21h45 et se sont dirigés, directement, vers la Maison d’arrêt où ils ont tiré des rafales en l’air. Les assaillants se sont, ensuite, introduits dans l’enceinte, en forçant le portail pour libérer tous les détenus et ont incendié deux motos, à la porte d’entrée de l’établissement pénitencier. On signale que les gardiens de prison sont portés depuis les premières rafales. Ensuite, les mêmes individus se sont ont pris la direction du commissariat de police que tous les policiers ont déserté. Les agresseurs ont tiré sur les murs et saccagé les voitures des policiers, puis ont incendié une moto. Quelques temps après, quand le contingent militaire de Goundam est arrivé, il a  trouvé que les hommes armés étaient déjà repartis pour une destination inconnue. Le lendemain, le gouverneur de la Région de Tombouctou, Koina Ag Ahmadou est arrivé à Diré, à la tête d’une forte délégation pour constater les lieux. Puis, après, il a rencontré les chefs de services pour discuter avec eux de tous les évènements, récemment, survenus dans le cercle. Il a rassuré les populations, leur faisant comprendre que toutes les dispositions seront prises pour leur sécurité. CM/MD (AMAP)

Un symposium, à Bamako, sur les réformes politiques et institutionnelles

Bamako, 15 novembre (AMAP) Le ministre chargé des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile, Amadou Thiam a présidé, jeudi, à Bamako, l’ouverture des travaux de la 1ère édition du symposium national sur les réformes politiques et institutionnelles au Mali, devant le représentant de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Saidou Kane. De ceux des partis politiques, de la Société civile ainsi que des légitimités traditionnelles et religieuses, a constaté l’AMAP. Durant trois jours, d’éminentes personnalités des Institutions de la République, de l’administration publique, de la classe politique, de la société civile, de l’université, de la presse et des mouvements signataires de l’Accord vont échanger sur les défis, enjeux et perspectives des réformes politiques et institutionnelles en cours au Mali. A l’ouverture des travaux, les différents intervenants ont attiré l’attention sur la nécessité de ces réformes au Mali. « La Constitution malienne considérée comme l’une des plus stables du monde a fait ressortir des points d’usure et de faiblesse. Après un quart de siècle d’usage, celle-ci éprouve le besoin d’un toilettage profond », a indiqué le représentant du maire de la Commune IV. Selon Abdallah Yattara, les réformes politiques et institutionnelles sont plus que nécessaires à l’heure actuelle, au Mali, afin de garantir une meilleure continuité de l’Etat et de corriger les dysfonctionnements qui menacent, au quotidien, sa stabilité et le mieux-être de sa population. Il faut noter que cette rencontre intervient à un moment crucial de la vie de la Nation marquée par la volonté du président de la République d’apporter des changements au niveau des institutions et dans la conduite des affaires publiques. Selon le ministre chargé des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile, Amadou Thiam, l’initiative du symposium s’inscrit dans le cadre de la recherche de solutions à la crise multidimensionnelle qui secoue le Mali, depuis 2012, avec la récurrence de conflits, de violations graves des droits de l’Homme, la persistance de comportements freinant le développement d’une culture démocratique et la désaffection du citoyen à l’égard du fait démocratique. Pour M. Thiam, le succès des initiatives de réformes reste tributaire de la volonté politique, de l’appropriation nationale, de l’implication de toutes les parties prenantes. En outre, le ministre Thiam s’est dit convaincu que cet espace inédit permettra de mieux préparer les forces sociales et politiques pour les assises du Dialogue national inclusif. A ce propos, il dira que le dialogue et le consensus sont les gages de la pérennité et de l’efficacité des réformes politiques et institutionnelles. « A cet égard, a indiqué le ministre, s’inscrivent les immenses efforts du gouvernement afin d’amener tous les protagonistes à s’engager dans les processus de réformes indispensables au relèvement de notre pays ». « Je puis vous rassurer que les recommandations qui seront issues de vos travaux feront l’objet d’une attention particulière de la part du gouvernement, sous la conduite éclairée du Premier ministre », a-t-il promis. BD/MD (AMAP)

Ségou : les déplacés internes ont des besoins, de plus en plus, croissants

Reportage de Mamadou Sy Ségou, 15 novembre (AMAP) La Région de Ségou ne cesse d’accueillir un nombre croissant de personnes déplacées. Ces personnes qui ont quitté leurs contrées, à cause de l’insécurité, sont confrontées, malgré la solidarité agissante, à des difficultés du quotidien en termes d’alimentation et de scolarisation des enfants. A l’origine de ces mouvements de populations, la peur des représailles et la dégradation de la situation sécuritaire caractérisée par des attaques fréquentes de groupes terroristes. Les milliers de personnes, déplacées internes, sont venues, pour la , des Cercles de Bankass, Bandiagara, Djenné, Ténenkou, Macina et Niono (Régions de Mopti et Ségou). Certaines vivent dans les familles d’accueil ou dans les maisons louées et sur des sites provisoires. Grâce aux efforts conjugués, la distribution de vivres et non vivres, les déplacés se sentent réconfortés. Cependant, plusieurs défis restent à relever en matière de logement, d’habitation, de santé, de nutrition, etc. Vendredi, nous sommes sur la route menant à Zogofina, une Commune rurale jouxtant la capitale des Balanzans. La voie est bordée d’arbres et de champs de mil, de maïs, d’arachide, etc. Dans le dédale des ruelles de Zogofina, des poulets picorent librement tandis que les vaches broutent de l’herbe aux alentours. Mamadou Djanda fait partie de milliers de personnes déplacées internes en provenance de Diallassagou, une commune du Cercle de Bankass, dans la Région de Mopti. Il a trouvé refuge à Zogofina. Assis sur une natte sous un grand caïlcédrat, drapé dans un boubou noir, il explique que la situation sur place, le tourmentait à tel point qu’il avait peur pour sa vie et celles des siens. Après quelque temps de réflexion, il a pris son courage à deux mains et la décision douloureuse de quitter son terroir et effectuer un saut dans l’inconnu. Après plusieurs jours de voyage en transport en commun, il est arrivé à Ségou les mains vides. Aujourd’hui, c’est un sentiment de réconfort et une joie de vivre qui animent l’homme. Depuis son arrivée, lui et d’autres déplacés ont bénéficié de la générosité de la population, des autorités et des organisations humanitaires. Les dons ont vite afflué. Mais passé les premiers moments, les appuis commencent à se faire rares. «Malgré les multiples dons, nous sommes toujours dans le besoin. Des vivres et non vivres supplémentaires nous serons d’un grand soutien», plaide-t-il. Nemoutou Traoré, une déplacée, vit à Ségou depuis, exactement, 5 mois. Elle indique que les jeunes ont rejoint la capitale, Bamako, pour chercher du travail. Ils ne voulaient pas continuer à dépendre de l’assistance des autres. Ils ont à cœur de gagner de quoi subvenir aux besoins de la famille. Notre interlocutrice explique que le déplacement forcé a engendré la non scolarisation des enfants. Nombreux sont les mômes de familles déplacées, en âge d’être scolarisés, qui ne fréquentent plus l’école et n’ont aucune occupation éducative dans les communautés d’accueil, malgré la présence d’écoles fonctionnelles. Les enfants essayent, tant bien que mal, de s’adapter à leur nouvel environnement et sont, constamment, auprès de leur mère, pour les aider dans les tâches ménagères. «Ici, ça va, nous sommes réconfortés et nous nous sentons mieux et, surtout, en sécurité», confie-t-elle. Son souhait est que la paix règne partout. Drissa Traoré, habitant de la Commune de Zogofina, héberge, actuellement, des centaines de déplacés par solidarité. Sa concession est grouillante de monde. Des femmes s’affairent dans la cuisine. D’autres pilent le mil à un rythme cadencé. Plus loin, les enfants papotent. Drissa Traoré explique que la plupart des déplacés internes vivant dans la commune, viennent de Diallassagou. Après leur avoir donné le gîte, il leur a prêté un champ pour qu’ils cultivent le niébé. Malheureusement, la récolte n’a pas été bonne à cause du manque de matériels agricoles. Malgré leur nombre pléthorique, il parvient à nourrir les familles déplacées. Drissa Traoré ajoutera que les habitants de Zogofina, les autorités locales et bien d’autres personnes de bonne volonté, ont fait montre d’une grande solidarité en apportant des vivres et non vivres aux personnes déplacées de Mopti.  Au service local du développement social et de l’économie solidaire de Ségou, la journée n’est pas de tout repos, souvent. Les déplacés n’arrêtent pas d’appeler pour s’enquérir de la disponibilité de vivres et non vivres. Selon Modibo Naco, chargé d’action humanitaire au sein de la structure, Ségou accueille 24.370 déplacés au niveau régional et 5.520 au niveau cercle. Les déplacés sont toujours dans le besoin. « La dernière distribution de vivres date de plus de deux mois », signale M. Naco.  Les sites d’accueil se situent à Bougouni, Angoulême, M’Peba, Sébougou, Pélengana, Zogofina, Sirakoro… Les sites de Zogofina et Pélengana accueillent le plus grand nombre de personnes déplacées. Le premier site abrite 237 personnes et le deuxième 653 personnes. Spécifiquement, ces deux communes rurales ont reçu un important lot de vivres et non vivres et une somme de 40.000 Fcfa par ménage offerte, gracieusement, par l’ONG Islamic Relief Mali. La chaîne de solidarité comporte une large gamme de donateurs : Qatar Charity, la Coordination des affaires humanitaires des Nations unies au Mali (OCHA) et le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM). Les appuis de ces structures viennent en appoint à ceux de l’Etat. Mais l’aide est toujours insuffisante. Comme solution au problème, Modibo Naco propose d’aider les déplacés à se lancer dans des activités génératrices de revenus. Ce qui leur permettra de mieux se prendre en charge. MS/MD (AMAP)

Conflits armés et terroriste : le barreau pénal international entend mettre fin à l’impunité

Bamako, 15 novembre (AMAP) Le 1er congrès du Barreau pénal international (BPI), qui tient au Mali, du 14 au 16 novembre, a été ouvert, jeudi,  par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Pour la première fois, le BPI tient son congrès en Afrique et dans un pays, le Mali, qui, depuis 2012, connaît une crise multidimensionnelle ayant entrainé des crimes et assassinats de masse. A peine rentré de Paris où il a pris part à la 2è édition du Forum de Paris sur la paix et à la 40è session de la Conférence générale de l’Unesco, , la cérémonie d’ouverture du  C’était en présence du Premier ministre Boubou Cissé, des membres du gouvernement, des Gardes de Sceaux des pays africains et des représentants des barreaux venus du monde. Ce congrès sur le thème: «l’Afrique, nouveaux défis pour la justice pénale internationale et le Barreau pénal international»., « marque de façon significative le fonctionnement futur de la justice pénale internationale », a indiqué le  1er vice-président du BPI, Me Abouba Ali Maïga. Il a rappelé que la décision nouveau comité exécutif du BPI d’organiser son congrès suivant en Afrique et let de le tenir au Mali a été prise, lors de son congrès de mars 2019, à Bruxelles. D’après Me Maïga, le choix du Mali n’est pas le fruit du hasard, car il est, depuis  des années, un endroit où se jouent toutes les  problématiques de la justice pénale internationale mais reste encore debout. Le 1er vice-président du BPI pense que « rares sont les pays qui résisteraient à une crise de l’ampleur de celle que le Mali connaît, depuis 2012, avec des crimes de masse, des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et en toute impunité ». Toutes choses qui interpellent les acteurs de la justice pénale internationale. Pour l’efficacité attendue, Me Abouba Ali Maïga a déclaré que le BPI entend mettre en œuvre un programme ambitieux en direction des Etats signataires du traité de Rome, des puissances candidates au retrait du statut de Rome, des Nations unies et des sociétés civiles. CONFLITS ARMÉS ET TERRORISME – Pour sa part, le Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Mali, Me Alassane Sangaré, a dit que, le choix du Mali par le BPI, 17 ans après sa création, pour abriter ce congrès est la résultante d’un certain nombre de faisceaux concordants. « Il s’agit, selon lui, de la reconnaissance envers le peuple malien à travers son  barreau qui a été de tous les combats chaque fois qu’il s’est agi de la défense des droits de l’Homme ». Pour Me Sangaré, le thème de ce congrès se justifie, car plusieurs pays africains, dont le nôtre, font face à des conflits armés et au terrorisme. « Et cette situation fait d’eux des terreaux favorables à la commission des plus graves crimes contre les populations, infractions pour lesquelles, la plupart des auteurs restent impunis ». De son côté, le président du BPI, Pr Dragos Chilea, a remercié le chef de l’Etat malien, pour son implication personnelle dans la tenue de cette activité. Il a paraphrasé la devise du Mali, en disant que, pour la tenue de ce congrès, il y a tout un peuple autour d’eux. Aussi, y a-t-il il un but qui est la lutte contre l’impunité, l’éradication par la loi pénale internationale de tous les crimes abominables sur la base d’une foi en la justice internationale. Pr Dragos Chilea a annoncé la nomination du président Keita comme président d’honneur du BPI pour l’Afrique, avant de lui donner sa carte de membre. Il a, aussi, annoncé la signature d’une Convention de Bamako avec tous les bâtonniers présents à ce congrès et d’une Déclaration de Bamako pour la justice pénale internationale. En plus, le Pr Chilea  a dit qu’un bureau Afrique du Barreau pénal international va être ouvert au Mali pour permettre aux victimes de crimes de déposer leurs plaintes pour qu’elles soient plus, facilement, remontées vers la Cour pénale internationale (CPI).  La Procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a salué la grande hospitalité malienne, soulignant que la tenue de cette activité à Bamako est le signe de l’attachement du Mali à la justice pénale internationale, à la lutte contre l’impunité et les crimes graves qui portent atteinte à l’ordre public international. Elle a rappelé que le Mali a été parmi les premiers signataires du statut de Rome. Intervenant au nom du président de la CPI, la juge Reine Alapini-Gansou abondera dans le même sens. Selon elle, la CPI n’aurait pu naître dans un monde idyllique où la liberté des uns s’arrêtait là où celle des autres commençait. Aussi, elle  n’aurait jamais vu le jour dans un monde où la liberté d’aller et de venir, de prendre part à la vie politique publique, les droits des populations à des élections libres et transparentes, de vivre sont de mise. PAYS D’AMITIÉ ET D’HONNEUR – La représentante du chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali, M’baranga Gasarabwe, a souligné que le monde a fait d’énormes progrès dans la mise en œuvre d’un système de justice pénale internationale avec la CPI, comme pièce maîtresse. Cependant, elle dira que les avancées ont été accompagnées de revers importants et de critiques. D’après elle, la force de la Cour et du système pénal international dépend du soutien qu’ils reçoivent des praticiens de la justice pénale internationale. Dans son intervention, le chef de l’Etat malien a exprimé toute l’estime qu’il a pour la profession des hommes et femmes qui portent la robe noire, rappelant que le Mali est un pays d’amitié et d’honneur. Ibrahim Boubacar Keïta a déclaré que la tenue de ce congrès était un grand honneur pour le Mali. « Voir des gens venir au Mali par les temps qui courent est un acte de foi », a dit président Keïta, ajoutant : «cela, nous le devons à tout ce que nous sommes, nous avons été et que nous devons tâcher de rester encore…C’est pourquoi, je dis toujours que nous n’avons

Coopération Mali-Japon : Plus de 3 milliards de fcfa pour la justice et la sécurité alimentaire

Bamako, 14 novembre (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé et l’ambassadeur du Japon au Mali, Daisuke Kuroki, ont signé, mardi, des échanges de notes relatives aux programmes «Développement économique et social» et «Assistance alimentaire ». La cérémonie, qui a eu lieu dans la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a enregistré la présence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Malick Coulibaly, et du Commissaire à la sécurité alimentaire, Kassoum Denon. D’un montant global de plus de troismilliards de Fcfa, ces programmes s’inscrivent dans le cadre de la coopération financière non-remboursable du Japon. Selon l’ambassadeur du Japon au Mali, dans le programme « Développement économique et social», il est prévu que ce financement soit utilisé pour l’acquisition d’équipements pour le ministère de la Justice, tels que des véhicules, des motos, des ambulances médicalisées, des radios VHF, des matériels médicaux, des instruments de sécurisation, des systèmes caméra-surveillance… Ces équipements sont, précisément, destinés à la direction nationale de l’administration pénitentiaire et l’éducation surveillée, à certaines directions régionales de l’administration pénitentiaire. « Cet appui en équipements, a expliqué Daisuke Kuroki, permettra d’assurer le bon fonctionnement de ces structures et apportera la bonne gouvernance à travers l’humanisation des conditions de détention et la formation professionnelle des personnes incarcérées ». « Il permettra. également, de renforcer les capacités opérationnelles du personnel en améliorant la sécurité et la sureté des établissements », a ajouté le diplomate japonais. Quant au programme « Assistance alimentaire », Daisuke Kuroki a dit qu’il permet de fournir au Mali du riz qui sera vendu sur le marché local à un prix accessible aux populations qui souffrent de l’instabilité et de la hausse des prix des denrées alimentaires. « Le fonds issu de cette vente appelé «fonds de contrepartie» est destiné à financer divers projets de développement socio-économique planifiés par les autorités du Mali » a expliqué M. Kuroki . De son côté, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a trouvé pertinent, juste et d’avenir le projet « Développement économique et social ». « Nous sommes heureux de constater que le Japon accompagne la marche imprimée à la Justice de notre pays en cette période particulière », s’est-il réjoui. Il a rappelé les progrès accomplis par la justice depuis la mise en place du gouvernement, après la signature de l’Accord politique de gouvernance. Pour cela, le ministre Dramé a félicité les acteurs de la justice, avec à leur tête le Garde des Sceaux, et les a encouragé « à continuer dans ce sens ». « Nous sommes dans une phase de relèvement et de redressement de notre pays, de conjugaison de nos efforts, tous ensemble, pour que le Mali reste debout malgré l’adversité », a invité le chef de la diplomatie malienne. En outre, Tiébilé Dramé a indiqué que la gouvernance d’un pays se voit aussi à la façon dont il traite ceux qui sont momentanément passés par la «case prison », soulignant que l’humanisation des centres de détention est une des préoccupations majeures du gouvernement. Rappelant les conséquences fâcheuses de cette « guerre imposée» qui a déstabilisé l’économie rurale, le ministre  fonde l’espoir que le programme « Assistance alimentaire » contribuera à réduire la faim au Mali. BD/MD (AMAP)

Laboratoire de biologie moléculaire appliquée : Le satisfecit du ministre Famanta

Par Yaya DIAKITE Bamako, 14 novembre (AMAP)  Qu’est-ce qu’il y a à voir au Laboratoire de biologie moléculaire appliquée (LBMA), situé sur la colline de Badalabougou ? Presque tout est-on tenté de répondre, tant les compétences qui officient dans ce temple de la recherche font la preuve par les résultats, les protocoles de recherche solides et la réputation de l’établissement qui va au-delà de nos frontières. En tout cas, le ministre de l’Enseignement supérieuretde la Recherche scientifique, Pr Mahamadou Famanta, a pu le constater en visitant, jeudi dernier, le LBMA. Les visiteurs ont été accueillis par directeur du LBMA, Pr Ousmane Koita, et son staff technique. Le LBMA est un centre international d’excellence pour la formation et la recherche en santé et agriculture. Créé, depuis 2000, l’établissement de recherche intervient principalement dans le domaine de la formation des étudiants en master, doctorat en sciences biologiques et agronomiques, mais, aussi, en doctorat en pharmacie et médecine. Le LBMA œuvre aussi dans la recherche pour lutter contre les pathologies humaines (paludisme, VIH, tuberculose, arboviroses), et en biotechnologie pour amélioration de la production végétale et animale. Il apporte, également, un plus dans le renforcement des capacités du Mali pour le suivi et l’évaluation des projets de développement international en santé et agriculture. Les salles de virologie, de culture cellulaire, de bioclinique, génomique, biotechnique, les unités de zoonose et de parasitologie, sont dotées d’équipements de pointe et des commodités pour permettre aux chercheurs de travailler sur des protocoles scientifiques. Le ministre a indiqué être venu s’enquérir du fonctionnement du laboratoire mais, aussi, encourager pour les résultats obtenus. Il s’agissait pour lui, de toucher du doigt les difficultés de l’établissement et de voir dans quelle mesure la tutelle peut accompagner efficacement. Il a apprécié tout ce qui se fait sur le plan de la méthodologie de recherche, et rappelé que le LBMA travaille, aussi, sur les moustiques qui  transmettent le paludisme. « Cette endémie reste une importante cause de mortalité dans notre pays », a-t-il relevé avant d’encourager le laboratoire à travailler à la prévention contre ce fléau. Pour Mahamadou Famanta, le LBMA s’emploie, également, à identifier des Organismes génétiquement modifiés (OGM). « Les chercheurs ont les équipements, les approches méthodologiques pour le déterminer », a souligné le ministre Famanta C’est un laboratoire de référence qui a noué des partenariats avec des organismes européens et américains. « Nous utilisons beaucoup de pesticides, d’insecticides et d’herbicides qui peuvent nuire à l’homme. Le laboratoire,  en collaboration avec les structures de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), essaie d’identifier les risques pour la santé humaine », a expliqué le ministre.  Il a félicité le personnel du LBMA pour ces réalisations. Ousmane Koita s’est réjoui de la visite. L’éminent chercheur a apprécié les encouragements du ministre. YD/MD (AMAP)

Circulation alternée : Nette amélioration de la mobilité urbaine

Par Amadou B. MAÏGA et Babba B. COULIBALY Bamako, 14 novembre (AMAP) La mesure de circulation alternée est appliquée du lundi au vendredi sur cinq grandes artères de la capitale malienne, Bamako. Mobilisant plus de 600 agents, elle est mise en œuvre le matin, de 7 heures à 9 heures et, le soir, de 16 heures à 19 heures. Si elle est saluée par le gros des usagers, certains estiment qu’elle crée de nouveaux problèmes. Le 19 août dernier, face à l’ampleur des embouteillages dans le District de Bamako, le ministère des Transports et de la Mobilité urbaine a décidé de mettre en application cette mesure relative à la circulation alternée pour une durée de un an. En effet, aux heures de pointe et même en dehors de ces heures,  se déplacer dans la capitale malienne est devenu un véritable calvaire pour les usagers de la route. C’est, donc, pour faciliter la circulation que la mesure a été initiée. Deux mois après l’entrée en vigueur de cette mesure, les avis des usagers sont mitigés sur les effets de la mesure. La circulation alternée, par définition, est uneinterdiction de circuler dans un sens donné pour une durée limitée de quelques minutes à plusieurs heures. L’usage de la voie se fait alors à sens unique, avec alternance du sens. Cette circulation peut être pratiquée sur des ponts à voie unique, des portions de voies en travaux ou étroites, des voies bidirectionnelles, des autoroutes et des ponts. Le conseiller technique au ministère des Transports et de la Mobilité urbaine, Ousmane Bah Maiga, a expliqué que c’est en raison des embouteillages monstres auxquels font face les Bamakois, aux heures de pointe, que la mesure a été initiée. « Matin et soir, les usagers empruntent les mêmes voies à l’aller et au retour. Même en pleine journée, les embouteillages sont monnaie courante. La conséquence, ce sont les pertes de temps, de carburant et autres. L’objectif recherché, c’est de rendre beaucoup plus fluide la circulation urbaine aux heures de pointe, c’est-à-dire aux heures de mouvement massif des usagers. Dans un premier temps, c’est seulement Bamako qui est concerné», a-t-il précisé. La mesure en cours est appliquée du lundi au vendredi sur cinq grandes artères de la capitale à savoir : l’Avenue Al-Qoods, sur la route de Koulikoro, de l’OUA, de la CEDEAO, Cheick Zayed et Martin Luther King. « Dans le cadre de sa mise enœuvre, 133 panneaux de signalisation ont été mis à la disposition de la Compagnie de la circulation routière (CCR) », indique le ministère de la Mobilité urbaine. En outre, la circulation alternée n’est pas appliquée le week-end. Le représentant du département a, aussi, fait savoir que 10 jours après le lancement, c’est-à-dire le 29 août,une première évaluation a été faite. « Il est ressorti de cette étude, un taux de satisfaction de 95%. C’est-à-dire que 95% des usagers ont affirmé que la circulation alternée a facilité leur déplacement rapide en toute sécurité et permis un gain de carburant», a-t-il expliqué. Une seconde évaluation a, également, été réalisée un mois après la première. Résultat : 90% ont adhéré à la mesure. Selon notre interlocuteur, la baisse de 5% s’explique par la dégradation des voies et l’occupation de celles du retour par les petits commerçants. « Ce qui rend ces voies de retour encore plus petites », ajoute t-il. DES PROBLÈMES – Lundi 28 octobre, sur l’Avenue Martin Luther King, aux environs de 7 heures du matin, une marée de véhicules a pris d’assaut la route. Le spectacle est ahurissant : automobilistes, motocyclistes et Sotrama, chacun  cherche à se frayer un passage. Des klaxons, cris et injures fusent de partout. Vieux, jeunes, femmes et hommes se lancent des noms d’oiseau. Au milieu de ce spectacle stressant, des mendiantes ciblant les belles voitures essayent de grappiller quelques pièces. M. Tounkara, un habitant de Lafiabougou, en Commune IV du District, estime que la circulation alternée n’a pas encore apporté le changement attendu. « Si la nouvelle mesure résout le problème à certains niveaux, elle en crée d’autres en retour. Quand on dépasse le Centre islamique, on se retrouve dans un véritable capharnaüm. Les automobilistes essaient d’échapper au bouchon et prennent les rues, créant des tensions inutiles avec les riverains », a estimé M. Tounkara. « La circulation alternée a, juste, déplacé le problème et quand un problème est déplacé, cela signifie qu’il existe toujours. Si les voies concernées par la mesure sont fluides, de nouvelles difficultés sont créées ailleurs, raison pour laquelle, il faut revoir le système, particulièrement, à cause des désagréments causés dans les rues adjacentes et sur d’autres voies », a-t-il argumenté. A l’intersection, au bas de l’échangeur du pont Fahd, une dizaine de policiers régulent la circulation. Là, les usagers venant du côté du marché de Torokorobougou pour monter sur le 2è pont sont stoppés, permettant à ceux qui descendent le pont de passer. Notre équipe profite de cet arrêt pour interroger un automobiliste. Ce dernier trouve que la circulation alternée est une bonne chose car, auparavant, il perdait 30 à 40 minutes entre son domicile et son lieu de travail.  Présentement, il en perd moins et, « par conséquent, moins de carburant », se réjouit-il. Un motocycliste abonde dans le même sens. Quant au policier que nous avons  interrogé, il affirme que la mesure est à saluer parce qu’elle permet,  véritablement, de résoudre le problème des embrouillages monstres. «Maintenant, les usagers circulent très rapidement », souligne-t-il. Un automobiliste s’invite au débat et soutient que la décision a plutôt aggravé la situation. « Elle a été mal pensée », a-t-il lancé.  DE NOUVEAUX PROJETS – Sur l’Avenue de l’OUA, la même affluence. Le trafic est intense. Zoumana, un chauffeur de Sotrama, pense que la disposition n’arrange pas les Sotrama, car transformer une route de deux voies en sens unique perturbe la mobilité des Sotrama  sur les voies concernées par la mesure. Bakary, un taximan, partage le même  avis. Pourtant, Ousmane Bah Maiga fait savoir qu’avant la décision, le ministère des Transports et de la Mobilité urbaine a mis en place un comité regroupant tous les acteurs de la route y compris cinq

Retour au pays des jeunes maliens détenus en Guinée : Les éclaircissements du Haut conseil des Maliens de l’extérieur

Bamako, 14 novembre (AMAP) Le président du Haut conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME), Habib Sylla, était, mercredi, devant la presse pour rendre compte de la mission qui a permis de ramener au Mali 460 jeunes Maliens de la Guinée, suite à leur emprisonnement par les autorités de ce pays dans  l’affaire dite «QNET». Il ressort des explications du président du président du HCME que, du 1erau 7 novembre dernier, une mission d’assistance du ministère des Maliens de l’Extérieur s’est rendue en Guinée, dans le but de porter assistance du département  à l’ambassade du Mali et au Conseil de base des Maliens de l’extérieur de ce pays. L’objectif de la mission, selon Habib Sylla, était d’obtenir la libération des Maliens détenus dans les prisons guinéennes, suite à ce qu’on peut appeler l’ «affaire QNET». En effet, a fait savoir le conférencier, les membres de la mission ont été informés que QNET est une société qui recrute pour une vente en ligne, selon un système de parrainage qui amène la personne recrutée à payer la somme de 500.000 Fcfa, à signer un contrat et à faire inscrire deux autres personnes, moyennant la même somme chacune. « Après cette étape, a ajouté Habib Sylla, il est promis à la personne recrutée un bonus et un compte activé dans lequel sera versée toutes les semaines la somme de 135.000 Fcfa ». «Comme les gains promis deviennent de plus en plus importants en fonction des personnes inscrites, beaucoup de jeunes, croyant trouver le filon d’or, se sont laissés prendre. Ce sont 460 Maliens, essentiellement des jeunes qui ont été pris dans la nasse», a regretté le président du Haut conseil des Maliens de l’Extérieur. En outre, M. Sylla a dit que les autorités guinéennes n’ont pas toléré le regroupement de personnes inconnues dans des maisons isolées, dans les périphéries de Conakry (la capitale) et dans d’autres localités du pays. «C’est la raison pour laquelle des Maliens ont été interpellés et emprisonnés à la Maison d’arrêt central de Conakry mais aussi à Dubreka, Kankan et Siguiri», a-t-il expliqué, avant de remercier les autorités guinéennes pour la compréhension et la diligence dans le traitement du dossier. Il n’a pas manqué de réitérer ses remerciements au ministère des Maliens de l’Extérieur qui n’a pas ménagé ses efforts pour obtenir la libération des détenus. Pour Habib Sylla, dans « l’affaire QNET », des investigations doivent être menées pour retrouver les auteurs des extorsions de fonds afin qu’ils subissent la rigueur de la loi. Le HCME, selon son président, demande au gouvernement plus de vigilance et le démantèlement de tous les réseaux dont les activités, créées à des fins d’exploitation et de spoliation, poussent les jeunes à l’exode. BD/MD (AMAP)

Mali-Cuba : L’ambassadeur cubain fait ses adieux au chef du gouvernement

Bamako, 14 novembre (AMAP) L’ambassadeur de Cuba, Roberto Blanco Dominguez, en fin de mission,  a été reçu, mercredi,  en audience par le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, à qui il était venu faire ses adieux, après avoir passé une année au Mali, a constaté l’AMAP Instant émouvant et d’échanges utiles sur les liens entre les deux Etats, Cuba et le Mali, qui entretiennent une collaboration étroite dans des domaines aussi divers que l’éducation, les sports, l’agriculture et le tourisme. Durant son séjour, le diplomate cubain s’est employé à consolider ces liens de coopération et d’amitié qu’il souhaite encore plus larges et mutuellement avantageux. À sa sortie d’audience, Roberto Blanco Dominguez s’est réjoui de la qualité de l’entretien qu’il a eu avec le chef du gouvernement. « On a fait un petit tour d’horizon des relations historiques entre Cuba et le Mali », a confié le diplomate, soulignant la solidité de ces relations qui ont commencé dans les années 60. En effet, les premiers contacts entre les deux pays ont été établis par le père de l’indépendance du Mali, Modibo Keïta et Fidel Castro. Ces liens de coopération, a-t-il magnifié, sont « restés pendant des années, durant lesquelles on a eu de très bons moments». Le diplomate a rappelé la « modeste contribution » apportée par son pays au Mali dans les domaines de la santé et du sport. M. Dominguez n’est pas indifférent à la situation difficile que traverse actuellement le peuple malien. Ainsi, a-t-il formulé des vœux de bonheur et de prospérité pour « ce vaillant peuple qui mérite de vivre en paix ». « Au moment de l’indépendance, se souvient-il, le Mali était l’un des pays les plus avancés de la région, du point de vue culturel, éducatif et de l’unité nationale. Le diplomate cubain quitte le Mali avec la certitude que les Maliens sauront surmonter les difficultés. Il a souhaité que le Premier ministre Dr Boubou Cissé effectue une visite au Cuba. ID/MD (AMAP)

Visite technique des véhicules : Un seul centre ne fait pas l’affaire à Bamako

Bamako, 14 novembre (AMAP) La visite technique annuelle des voitures est une obligation pour tous les automobilistes. Elle permet de détecter les problèmes techniques sur la voitureafin d’éviter pas mal de problèmes sur la route. Pour un automobiliste, le défaut de visite technique sur le véhicule est une violation de cette obligation qui est sanctionnée, pouvant aller jusqu’à l’immobilisation de la voiture, car l’absence de la visite technique est considérée comme un danger pour la vie du conducteur et celle des autres usagers de la route. Au Mali, c’est une seule société qui a le monopole de cette opération. Il s’agit de «Mali Technic System». A Bamako, cette société n’a qu’un seul centre situé à Sogoniko sur l’Avenue de l’OUA. Mais compte tenu du nombre de véhicules en circulation à Bamako, la visite technique se révèle être un parcours du combattants pour de nombreux automobilistes. Certains peuvent, souvent, passer toute une journée dans de longues files pour espérer avoir le précieux sésame de «Mali Technic System». La visite technique coûte 7500 Fcfa sur lesquels, 5000 Fcfa vont dans les caisses de la société et 2500 Fcfa reviennent à l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER).Adama Sinayoko, promoteur de garage, pense qu’une seule visite technique par an n’est pas une garantie suffisante pour assurer la sécurité routière. Pour lui, un véhicule doit être soumis à un contrôle technique tous les six mois, particulièrement pour les véhicules de transport. Par ailleurs, notre interlocuteur déplore qu’au Mali, les automobilistes ne respectent pas les conditions de la visite technique. D’après lui, certains louent sur place des outils et accessoires pour effectuer la visite technique. Il s’agit, notamment, des extincteurs, des triangles, des clignotants. Selon un autre garagiste, « la solution est qu’après la visite technique, les véhicules soient soumis à une contre-visite effectuée par une autre société ». Bakary Bakayoko, un autre automobiliste, estime qu’en plus de patienter dans la file de véhicules, les usagers sont, souvent, obligés de soudoyer les gens dn charge de l’opération, en leur donnant un billet de 2000 ou 2500 Fcfa pour obtenir le précieux document ». Comme lui, beaucoup d’automobilistes pensent qu’à «Mali Technic System, même pour 1000 Fcfa, les techniciens ferment les yeux sur les défaillances qu’ils observent sur des véhicules». Ce qui serait à l’origine de nombreux accidents dans la circulation. C’est pourquoi, des voix s’élèvent, aujourd’hui, pour demander de mettre fin au monopole dans le cadre de cette opération qui concerne des milliers de véhicules par an. PROMESSE NON TENUE – En 2014, les députés de la Commission des travaux publics, de l’habitat et des transports de l’Assemblée nationale avaient effectué une visite inopinée à Mali Technic System. Lors de cette sortie sur le terrain, les élus de la nation avaient demandé aux responsables de la société de tout faire pour mettre fin aux longues files d’attente des usagers, lors de la visite technique des véhicules. A défaut de quoi, ils allaient saisir le ministre en charge des Transports de l’époque sur la question. La direction de la société, qui avait pris cette menace très au sérieux, a invité les journalistes pour une conférence de presse en février 2015, au cours de laquelle elle a annoncé l’ouverture d’un autre point de visite technique des véhicules sur la rive gauche de Bamako, afin d’assurer la fluidité de cette opération. Lors de cette conférence de presse, la gérante adjointe de la société, Mme Touré Adam Diawara, avait indiqué que sa structure n’avait pas de problème. Pour tenter d’étayer ses propos, elle avait dit que sa société enregistre en moyenne, 500 véhicules par jour. « Nous avons 14 centres au Mali dont un à Bamako. Mais c’est dans la capitale que nous avons une moyenne de 517 véhicules par jour. C’est pourquoi, nous avons songé à ouvrir un second centre. Nous avons commandé des matériels modernes pour cela et nous sommes en train de chercher un emplacement idéal pour les installer », avait expliqué Mme Touré Adam Diawara. Mais depuis cette annonce, qui date de plus de quatre ans, rien n’a encore été fait dans ce sens. Afin d’avoir la version des responsables de Mali Technic System sur cette opération et les griefs formulés contre la société, nos nombreuses tentatives de les rencontrer ont été vaines. DD/MD (AMAP)