Mag’Sport: Le 1er novembre 1992 le Stade malien remporte la coupe UFOA

En finale retour au stade Modibo Keïta, les Blancs se sont promenés devant le Hafia de Conakry, balayé 3-0. Moussa Samaké, auteur d’un doublé et Boubacar Vieux Traoré «Vieux Djan» sont passés par là. Retour sur le premier sacre d’un club malien, avec le compte rendu de Gaoussou Drabo Mory Condé lorsqu’il était en activité se faisait remarquer comme un ailier gauche d’une belle vélocité et capable à l’occasion de vous sortir un joli petit crochet intérieur en pleine course. Mais à côté de ces deux atouts, il fallait admettre qu’il était d’une culture tactique plus que limitée et évoluait pratiquement prisonnier d’un couloir de cinq mètres de large qu’il se traçait mentalement le long de la ligne de touche. Alors sans diffamer l’homme et en sachant que le schéma intellectuel du joueur se reflète inévitablement sur les conceptions de l’entraîneur, il n’y a pas trop à s’étonner de la pauvreté tactique du Hafia et des choix parfois aberrants que la team guinéenne fit à Bamako. Personnellement, nous avions cru que les Verts et Blancs placés au pied du mur (défaite 1-0 à l’aller disputé à Conakry) auraient eu les réflexes de leurs talentueux aînés : Attaquer pour tenter d’inverser le cours logique des choses. Cette option aurait eu l’avantage de perturber un adversaire un peu trop confiant et de ne laisser aucun regret à l’équipe si elle avait perdu. Mais au lieu du va-tout, les Guinéens jouèrent l’intimidation physique et même l’agression. Cette mise sur le physique était assez nette au niveau de l’effectif. Dès leurs premières interventions, le latéral Seny Soumah et le demi-défensif Sékou Bangoura affichèrent leurs intentions de tacler haut et dur. Devant pour impressionner, le coach Mory Condé avait placé un déménageur, le géant Aboubacar Touré chargé de bousculer l’axe central stadiste avec comme consigne de ne pas se montrer avare en jeux de coude. Le calcul de l’entraîneur guinéen se solda par un fiasco complet. En effet, après avoir concédé un penalty à la 20è minute qui fut transformé par Moussa Samaké, la provocation coûta au Hafia un deuxième penalty et une expulsion (32è minute). Conséquence : les visiteurs seront menés 2-0 au score après seulement une demi-heure (32 minutes pour être précis). Et leur tour de contrôle aux avant-postes ne se retrouva pas une seule fois en position de menacer le gardien des Blancs, Ousmane Farota. Les errements adverses ne furent pas suffisamment mis à profit par les Stadistes qui, pourtant, débutèrent comme ils le devaient : en mettant d’emblée la pression sur les Guinéens. Le premier qui le fit avec la détermination nécessaire sera Vieux Djan qui s’extrait de l’arrière-garde pour s’offrir un tir puissant du gauche (2è min). Mais son exemple ne s’avéra guère contagieux, le Stade attaquait, certes mais sans marquer d’engagement particulier. Ce furent donc les Guinéens, à qui leurs prédispositions morales jouèrent un premier mauvais tour, qui débloquèrent la situation. A la réception d’un corner centré par Mady Diallo, la reprise amorcée par Abdoul Karim Magassouba fut contrée de la main par Abdoulaye Keïta. C’était le pénalty indiscutable que Moussa Samaké convertissait d’un tir croisé imparable. L’ouverture du score fut suivi d’un durcissement du jeu guinéen. Bangoura et Aboubacar Touré se faisant remarquer par des «savates» délibérément allongées et après que Seydou Diarra eut dévié droit sur le keeper Saliou Diallo un centre de Mady Diallo (29è min), ce fut encore le mauvais esprit guinéen qui se fit pénaliser. Sur un contre stadiste, le libéro Dixon Tenance abattit sans fioritures Abdoul Karim Magassouba qui courait se placer à la réception d’un centre de Mady Diallo (32è min). Moussa Samaké se mit en évidence une seconde fois par un tir parfait et dans le coin opposé du premier (2-0 pour le Stade malien). Avec une telle avance et au vu de ce que montraient les Guinéens, l’affaire était pliée et les Stadistes se permirent d’énormes fautes d’inattention que l’adversaire toujours aussi limité, ne parvint pas à exploiter. La reprise vit les visiteurs s’offrir un semblant de sursaut mais aussi multiplier les fautes. L’escalade culmina avec une agression délibérée de Banda Bangoura sur Vieux Djan (61è min). L’expulsion ne calma pas immédiatement le Hafia qui se livra encore pendant quelques minutes à la chasse aux tibias stadistes avant de jouer enfin au football et de se voir récompensé par une tête de Djibril Yattara sur la transversale (69è min). L’épisode remit sans doute en place une tête dangereuse de Magassouba (71è min). Mais pour leur troisième but, les Blancs allaient exploiter une bévue défensive guinéenne. Une balle centrée par Zakaria qui venait d’échapper inexplicablement à deux Stadistes, était récupérée par un Guinéen lequel, en voulant la dégager, la rétropassait à Saliou. Celui-ci eut le malheur de saisir le cuir, ce qui, selon les dernières règles de la FIFA, occasionnait un coup franc indirect dans les 10 mètres. Le sort faisant bien les choses, Vieux Djan venu tenter sa chance, réussit un tir rasant parfait qui portait le succès stadiste aux hauteurs d’un triomphe (72è min, 3-0). Les 18 minutes qui restaient pouvaient se jouer en toute décontraction, l’entrée de Moustaph Diakité donnait plus de tonus aux Blancs qui firent chavirer leurs supporters par une rafale de tirs repoussée par la défense guinéenne (89è min). Pour les poulains de Cheick Diallo et de Doudou Diakité que notre confrère Mad Diarra avait trouvé particulièrement tendus dans les vestiaires, l’affaire s’est bouclée sans grand frisson. L’écart de valeur suffisamment prononcé entre les deux équipes n’étant pas compensé du côté du Hafia par une assise collective supérieure, l’issue de la rencontre était pratiquement assurée dès l’ouverture du score. Il reste dommage que les Blancs n’aient pas eu le petit grain de folie qui les aurait amenés à boucler par un feu d’artifice. Ils auraient sans aucun doute porté le score à des dimensions plus conformes au déséquilibre des forces. Et écrire une page d’histoire qu’il aurait été encore plus agréable de relire. G. DRABO NDLR : Le Stade malien avait déjà échoué en

Mali : Commémorative de la Journée mondiale des villes

Bamako, 1er novembre (AMAP) La cérémonie de commémoration de la journée mondiale des villes a été présidée jeudi à Bamako, par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, sous le thème : « Innovation et une vie meilleure pour les générations futures », a constaté l’AMAP. Instituée par l’Organisation des Nations unies (ONU), la journée internationale des villes qui est célébrée chaque année le 31 Octobre à travers le monde, est une opportunité d’informer le grand public sur des thèmes liés à des enjeux de l’urbanisation et du rôle qu’il pourra jouer en tant que moteur de la croissance économique durable, du développement social et culturel et de la protection de l’environnement au Mali. Dr Boubou Cissé a déclaré que « cette journée est l’occasion pour nous de nous pencher sur les défis auxquels les villes maliennes sont confrontées » avant de préciser que ces défis sont liés à l’urbanisation accélérée des villes qui amènent des questions relatives notamment à la mobilité urbaine, à la gestion des déchets, et auxquelles il faut s’adapter. La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du gouvernement, des représentants des institutions de la République, des collectivités territoriales et des acteurs en charge de l’urbanisme et de l’habitat au Mali. KM (AMAP)  

Assises : Accusé d’avoir amputé un voleur de bétails, il sort libre de la cour

Bamako, 31 octobre (AMAP) La Cour d’assises de Bamako, a déclaré, mardi, Aboubacar Alwaly Maïga, poursuivi pour ‘’coups mortels’’, non coupable, a constaté l’AMAP. Les faits se sont déroulés, il y a trois ans, à Bamako, précisément au quartier Kalabancoro Tiébani. Alassane Sidibé a été vu et appréhendé par des habitants de la localité en train de voler le bétail de M. Maïga. Pour corriger le voleur, la clameur publique l’a conduit près d’une colline pour le tabasser. Il ressort du dossier que c’est en ce moment que Aboubacar Alwaly Maïga aurait conseillé de ne pas le tuer, mais de l’amputer d’une partie de son corps parce qu’il a été pris en flagrant délit de vol. Deux jours plus tard, il a été retrouvé mort avec le pied droit amputé. Les enquêtes se sont tournées vers M. Maïga. Jugé par la Cour d’assises, il a été reconnu non coupable et est retourné dans sa famille, après trois ans de détention provisoire. OD/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 30 octobre 2019

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi, 30 octobre 2019 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a adopté des projets de texte. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÉGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction de l’Hôpital de Koulikoro. 2. un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction de l’Hôpital de Koutiala. Le premier marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’entreprise ANTA CONSTRUCTION pour un montant toutes taxes comprises de 12 milliards 190 millions 161 mille 548 francs CFA et un délai d’exécution de 24 mois. Le second marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’entreprise Cira-IMMO SAS pour un montant toutes taxes comprises de 12 milliards 123 millions 563 mille 154 francs CFA et un délai d’exécution de 24 mois. La construction des hôpitaux de Koulikoro et de Koutiala s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme présidentiel d’Urgence sociale pour la période 2017-2020 et contribuera à l’amélioration de la qualité des services de santé au Mali. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : des projets de texte relatifs à la ratification de l’accord de prêt, signé à Bamako, le 03 septembre 2019, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest Africaine de Développement. Par cet accord, la Banque Ouest Africaine de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 25 milliards de francs CFA, en vue du financement du Projet de viabilisation et de construction de 1 085 logements sociaux et économiques à Samanko. La mise en œuvre du projet contribuera à l’amélioration du cadre de vie des populations et à la réduction de la vulnérabilité des ménages dans le pays. des projets de texte relatifs à la ratification de la Convention n°102 concernant la sécurité sociale (norme minimum), adoptée le 28 juin 1952 à Genève par la 35ème Session de la Conférence internationale du Travail. La Convention n°102 précise le niveau minimum des prestations de sécurité sociale et les conditions de leur attribution. Elle couvre les risques de soins médicaux, d’indemnités de maladie, de chômage, de vieillesse, d’accident de travail, de maladie professionnelle, de prestations familiales, de maternité, d’invalidité et de survivants. Les prestations de sécurité sociale couvertes par cette convention visent entre autres à : – réduire la pauvreté et l’exclusion sociale ; – favoriser la non-discrimination ; – promouvoir l’appui aux personnes les plus vulnérables et aux groupes défavorisés. La ratification de la présente convention renforcera le caractère inclusif de la protection sociale au Mali et participe de la mise en œuvre des engagements du Gouvernement avec les partenaires sociaux. AU CHAPITRE DES INFORMATIONS Le Président de la République a fait observer une minute de silence à la mémoire de Monseigneur Jean Gabriel DIARRA, Evêque du Diocèse de San, décédé le lundi 28 octobre 2019. Bamako, le 30 octobre 2019 Le Secrétaire général du Gouvernement, Madame SANOGO Aminata MALLE Officier de l’Ordre national  

Mopti : Libération des 5 enseignants enlevés à Korientzé

Mopti 31 octobre (AMAP) Les cinq enseignants enlevés vendredi dernier par des hommes armés non identifiés dans les établissements scolaires à Korientzé dans la région de Mopti, au centre du pays, ont été libérés dimanche dernier, a appris l’AMAP de source officielle.  La même source ne précise pas les motivations des assaillants encore moins le paiement éventuel d’une rançon pour l’élargissement des victimes. Des hommes armés non identifiés lourdement armés ont  fait irruption  vendredi, dans la cour des établissements scolaires (premier cycle et second cycle) de Korientzé en enlevant 5 enseignants avant de commettre des exactions et de brûler tout le matériel didactique et les infrastructures. KM (AMAP)

Assises de Bamako : 131 affaires enrôlées pour 168 inculpés dont 117 en prison

Bamako, 28 octobre (AMAP)  La deuxième session de la Cour d’assises de Bamako a débuté, lundi, à la Cour d’Appel de Bamako, avec 131 affaires enrôlées pour 168 inculpés, dont 117 en prison, a constaté l’AMAP. Parmi les crimes inscrits au rôle figurent 16 cas de terrorisme plus l’affaire de l’assassinat de l’Iman Abdoul Aziz Yattabaré, en janvier 2019. Les autres se rapportent, notamment, aux crimes de sang, d’infanticides, de blanchiment de capitaux, aux infractions contre les biens, trafic de stupéfiants. Les jugements se feront concomitamment dans deux salles différentes lors de cette session. OD/MD (AMAP)

Kouri : Les FAMa repoussent des assaillants non identifiés   

Bamako, 28 0ctobre (AMAP) Les éléments du poste de contrôle de Kouri, dans la Région de Sikasso, ont mis en déroute des assaillants armés non identifiés, dans la nuit du dimanche, aux environs de 21 h, indique le site de l’armée.   Suite à la riposte des éléments du poste, précise cette même source, les assaillants ont dû prendre la fuite. L’on ne déplore aucune perte, ni aucun dégât du côté des Forces armées maliennes (FAMa). Les forces spéciales ont été dépêchées dans le secteur.   Ce poste a été déjà fait l’objet dune attaque il n’y a guère longtemps.   Ailleurs, à Ténenkou, un homme a poignardé un militaire malien, lundi, au marché de la ville, aux alentours de 11h 30mn, avant de prendre la fuite.   La victime, qui était venu chez les cordonniers, a également quitté les lieux en courant. Il se serait dirigé vers le camp militaire.   Depuis la matinée, les militaires sont à la recherche de l’agresseur, dans le quartier Ourao-ameri. Pour l’instant, sans résultats AS/ABD/MD (AMAP)    

Ouverture des travaux de la 44ème session ordinaire du Conseil d’Administration de  l’ORTM

Bamako, 28 octobre (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 44ème session ordinaire du Conseil d’Administration de l’Office de radiotélévision du Mali (ORTM) a été présidé ce lundi à la Cité administrative par le Ministre de la Communication, Charge des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement, Yaya Sangaré, a constaté l’AMAP. Les membres du Conseil d’Administration vont examiner et adopter le procès-verbal des 42ème et 43ème sessions du 07 mars 2019, le point d’exécution des tâches assignées lors des 42ème et 43ème sessions du Conseil d’Administration, le rapport d’activités 2018, le Plan de formation de l’ORTM et de la note d’orientation sur la comptabilité. « L’ORTM devrait, dès l’année prochaine mettre en place plus facilement un processus de décentralisation en vue de rapprocher l’Office de ses téléspectateurs et auditeurs de proximité avec l’avènement de la Télévision Numérique Terrestre (TNT), en partenariat avec la Société Malienne de Transmission et de Diffusion (SMTD) » a déclaré le ministre Sangaré. « Pendant quelques heures dans la journée, des programmes locaux seront diffusés au niveau de chaque station régionale, ce  qui permettra à certaines de nos régions et communes d’informer, d’éduquer, de débattre et de divertir localement, de mettre l’accent sur une histoire, une identité culturelle et une vie économique locales, tout en restant synchronisées sur la chaine nationale pour les grands évènements d’intérêt national » a conclu Yaya Sangaré. La cérémonie s’est déroulée en présence du Directeur Général de l’ORTM, Salif Sanogo, du Directeur de l’AMAP, Bréhma Touré et de plusieurs autres membres du Conseil d’administration. KM (AMAP)      

Mopti : Cinq enseignants  enlevés dans une attaque des établissements scolaires à Korientzé

Mopti, 28 octobre (AMAP) Cinq enseignants ont été enlevés et des dégâts matériels importants constatés après une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés vendredi, contre des établissements scolaires à Korientzé, dans la région de Mopti, sans perte en vies humaines, avec des dégâts matériels importants, a appris l’AMAP de source officielle. Le communiqué du gouvernement indique que les assaillants lourdement armés ont  fait irruption  dans la cour des établissements scolaires (premier cycle et second cycle) de Korientzé en enlevant 5 enseignants avant de commettre des exactions et de brûler tout le matériel didactique et les infrastructures. « Le gouvernement de la République du Mali a engagé des actions idoines pour faire libérer les enseignants kidnappés, rechercher et retrouver leurs ravisseurs afin de les traduire devant la justice. Il continue de prendre toutes les dispositions pour assurer et garantir la sécurité des enseignants et des élèves dans l’espace scolaire partout sur le territoire nationalité », précise le communiqué. Dans le même communiqué, le gouvernement exprime toute sa solidarité et ses encouragements au personnel enseignant, aux parents d’élèves et aux élèves dont le seul crime est de vouloir apprendre et servir demain leur pays. « Ces attaques obscurantistes aussi lâches que barbares n’entameront en rien la volonté et la détermination du monde scolaire à poursuivre sa mission exaltante d’apprentissage et d’éducation au service du Mali de demain » rappelle le communiqué. Enfin, le Gouvernement de la République du Mali a invité l’ensemble des partenaires de l’école et l’ensemble des populations, à condamner d’une même voix ces attaques terroristes et à rester unis et solidaires jusqu’à la victoire totale, selon le communiqué. KM (AMAP)        

Coopération Mali-Turquie : Bientôt un centre de préservation des manuscrits anciens à Bamako

  Bamako, 18 octobre (AMAP) La ministre malienne de la Culture, Mme Ndiaye Ramatoulaye Diallo, et le directeur général du Centre de recherche sur l’histoire, l’art et la culture islamique (IRCICA), Halit Eren, ont signé, jeudi, à Bamako, une convention de partenariat entre le ministère de la Culture du Mali et l’IRCICA et l’Organisation de la coopération islamique (OCI), pour l’installation d’un Centre de préservation et de restauration des manuscrits anciens du Mali (l’hôpital des manuscrits). La signature de la convention consacre l’acquisition d’un immeuble, à Bamako, pour abriter le siège d’IRCICA-Mali, qui serait, en même temps, un Centre de préservation et de restauration des manuscrits. L’acquisition de cet immeuble vise à doter le ministère chargé de la Culture de locaux suffisants, adaptés pour la conservation, la restauration et la numérisation des manuscrits anciens. Elle permettra de conserver un patrimoine d’une valeur inestimable pour le Mali et pour les communautés détentrices de ce patrimoine documentaire. Elle contribuera, aussi, à la réappropriation d’une mémoire historique et humaniste commune entre cultures arabe, nord-africaine et ouest-africaine. Cette démarche volontariste mérite d’être saluée à sa juste valeur. Cette double cérémonie, s’est déroulée, en présence, notamment, de l’ambassadeur du Mali en Turquie, Mohamed Ali Ag Ibrahim, des membres du cabinet et des directeurs nationaux du département. L’IRCICA a accordé au Mali une importante contribution financière et lui a l’honneur d’abriter un symposium international intitulé « l’Empire du Mali et l’Empire Ottoman dans l’histoire du monde islamique » qui s’inscrit dans le cadre de la reconstitution des relations entre les deux anciens empires en général, et celles entre les villes de Constantinople et Tombouctou, en particulier. Selon la ministre de la Culture, le prestige de nos empires médiévaux, en général et des villes comme Tombouctou, Djenné et Gao, pour ne citer que ces exemples, a été d’un double angle économique et intellectuel. A la faveur du commerce transsaharien, ces villes ont été très tôt en contact avec l’islam. « De nombreux érudits, jurisconsultes, écrivains et étudiants du monde islamique y ont vécu ou étudié », a rappelé Mme N’Diaye. Les nombreux érudits, qui ont vécu dans ces villes, ont produit une énorme quantité de manuscrits embrassant tous les domaines du savoir : des textes à caractère « littéraire » (traités religieux, chroniques, poèmes), d’autres à caractère « documentaire » (lettres, documents commerciaux et juridiques, testaments et autres actes) et ceux à caractère scientifique (astrologie, médecine, géographie, optique, physique). En 2012, a rappelé la ministre de la Culture, le Mali a connu la plus grave crise institutionnelle et sécuritaire, depuis son accession à l’indépendance en 1960. Environ 4.203 manuscrits du nouveau bâtiment de l’Institut des hautes études et de recherche islamiques Ahmed Baba (IHERI-AB) ont été brûlés, 377.000 ont été exfiltrés vers Bamako pour échapper à la destruction. La mise en œuvre des première (2013-2017) et deuxième phases en cours, (2017-2021) du Programme de réhabilitation du patrimoine culturel et de sauvegarde des manuscrits anciens du Mali, a permis de reconstruire les mausolées et des bibliothèques des manuscrits à Tombouctou. Les manuscrits restés à Bamako sont dans un mauvais état de conservation malgré les efforts consentis par l’ONG SAVAMA-DCI et les familles détentrices des documents. YD/MD (AMAP)