Bougouni : Concertations sur la valeur ajoutée de l’audit et des missions de contrôle

Bougouni 05 novembre (AMAP) Le Préfet du Cercle de Bougouni, Boureïma Ongoïba, a présidé pendant deux jours les travaux sur la valeur ajoutée de l’audit et les missions des structures de contrôle financés par le Programme d’appui à la gouvernance locale (SNGP), a constaté l’AMAP. Les débats lors de ces concertations ont permis aux participants de mieux connaître les missions et le rôle du contrôle et de l’audit dans la bonne gestion des services publics. II s’est agi, entre autres, d’informer le public sur l’audit, les résultats des missions et l’utilité des recommandations dont la mise en œuvre crée de la valeur ajoutée. Ce programme, d’envergure nationale de cinq ans, financé par l’Agence américaine pour le développement international (USAID) couvrira toutes les Régions du Mali et le district de Bamako, il vise à promouvoir des changements ciblés dans les systèmes de gestion des finances publiques et de surveiller les dépenses et la prestation des services aux niveaux national et régional. MSM/MD (AMAP)

Ouverture des travaux de la 2ème session ordinaire du Haut Conseil National des Collectivités Territoriales

Bamako, 5 novembre (AMAP) La cérémonie d’ouverture des travaux de la 2ème  session ordinaire du Haut Conseil National des Collectivités Territoriales, a été présidée lundi à Bamako, par le président de l’institution, Mamadou Satigui Diakité, a constaté l’AMAP. Les représentants des collectivités territoriales vont examiner les textes qui leur ont été soumis par le Gouvernement pour avis avant de se pencher sur les questions diverses. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Dr Boubou Cissé,  des présidents des autres institutions, des membres du Gouvernement et de plusieurs ambassadeurs accrédités au Mali. KM (AMAP)  

Koulikoro : Lancement de la campagne de sensibilisation sur l’entreprenariat en milieu scolaire et universitaire

Koulikoro, 05 novembre (AMAP) Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Jean Claude Sidibé, a présidé, la semaine dernière, à l’IPR/IFRA de Katibougou, à Koulikoro, le lancement des sessions d’information et de sensibilisation sur l’entreprenariat en milieu scolaire et universitaire, a constaté l’AMAP. Ce lancement, selon le ministre Jean Claude Sidibé, revêt une signification profonde, car elle traduit la volonté de son département à ne pas ménager ses efforts pour faciliter l’insertion des jeunes dans l’emploi indépendant. Cela, à travers l’information et la sensibilisation sur l’entreprenariat des jeunes diplômés ou non. Ainsi, dans les jours à venir, des dizaines de sessions de sensibilisation et d’information seront-elles organisées, à travers le pays, notamment dans les chefs-lieux de Régions et dans certains Cercles. Il en sera de même dans plusieurs espaces scolaires et universitaires afin de toucher le maximum de jeunes. « Une grande médiatisation, aussi, se fera autour de ces sessions, notamment avec les radios partenaires de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APJ) », a expliqué le ministre Jean Claude Sidibé. Organisées, régulièrement, par l’APEJ, depuis une quinzaine d’années, ces sessions de sensibilisation sur l’entreprenariat visent à développer chez les jeunes élèves et étudiants la culture entrepreneuriale. Ces sessions se justifient si l’on sait que les micros petites et moyennes entreprises font partie des principaux mécanismes de création d’emplois et que la population devant assurer le développement de ces entreprises est constituée de jeunes. Elles permettront aux jeunes de s’approprier les avantages de l’entreprenariat, de connaitre les contours de la culture entrepreneuriale, d’identifier les secteurs porteurs au Mali entre autres. Le gouverneur de la région de Koulikoro, le général Débérékoua Soara, le directeur général de l’APEJ, Yaya Daou, le directeur général de l’IPR/IFRA, Lassine Soumano des chefs de services régionaux et locaux, la société civile et de nombreux étudiants ont assisté à ce lancement qui a été marqué par une présentation sur  l’APEJ et une conférence sur l’entreprenariat jeunes. AM/MD (AMAP)

Message à la Nation du Président de la République

Bissimila Rahamani Rahimi Mes chers compatriotes Chères Maliennes chers Maliens L’attaque de Indelimane, de Boulkessy et Mondoro et toutes celles qui les ont précédées montrent la gravité de la situation que vit notre pays. Nous sommes en guerre. Les seigneurs de guerre du terrorisme international au Sahel continuent leur croisade obscurantiste sanglante avec l’objectif évident de détruire nos institutions, notre pays et nos pays. Cette attaque terroriste contre nos militaires, m’offre l’occasion d’exprimer au peuple malien, aux familles de nos braves soldats durement éplorées ma profonde compassion et mes condoléances les plus émues. Pieusement, je m’incline devant leur mémoire et prie pour le repos éternel de leur âme. Aux blessés, civils et militaires, je souhaite prompt rétablissement. La Nation malienne restera éternellement reconnaissante de leur engagement pour la défense du territoire national et la sécurité des Maliens. Mes chers compatriotes Chères Maliennes chers Maliens Dans de telles circonstances je rends un vibrant hommage aux Forces de défense et de sécurité qui malgré les assauts meurtriers si réguliers sont en faction avec toute la détermination qui est celle de tout bon soldat. L’intégrité de notre territoire, la protection de notre population, le libre exercice de notre souveraineté demeurent au cœur de nos intérêts vitaux. Face aux attaques meurtrières récurrentes contre nos emprises, j’ai présidé la Session extraordinaire du Conseil Supérieur de la Défense Nationale et une réunion ad hoc avec la hiérarchie militaire, respectivement le 09 et 30 octobre 2019. J’ai instruit des mesures fortes ; notamment l’élaboration d’un nouveau concept opérationnel qui donne une part importante à l’offensive, au niveau de relèvement du commandement opérationnel sur le terrain et à l’amélioration des conditions d’engagement de nos hommes. Je ne cesserai jamais de le rappeler, c’est dans ces moments qu’il est impératif de rendre effective l’union sacrée autour de notre vaillante armée, derrière ces hommes qui ont choisi de nous défendre et de défendre le Mali tout entier, au prix de leur vie. Le piège à éviter est de ne pas tomber dans la stratégie de l’ennemi qui est de nous opposer les uns aux autres et de saper le moral de nos vaillants combattants. Plus que jamais j’invite chaque Malienne et chaque Malien à faire preuve de solidarité autour de notre seul et vrai outil de décision nationale que sont nos FAMa. Cette solidarité est d’autant plus nécessaire que la lutte dans laquelle nous sommes engagés sera de longue haleine et notre résilience sera régulièrement mise à l’épreuve. Mes chers compatriotes Chères Maliennes, chers Maliens Dans ces circonstances particulièrement graves où la stabilité et l’existence de notre pays sont en jeu, notre seule réponse doit être l’UNION NATIONALE, l’UNION SACRÉE autour de notre armée nationale, celle qui veille jour et nuit depuis si longtemps pour que le Mali demeure. Cette guerre n’est pas une guerre rien que contre le Mali ou le Sahel, elle est mondiale. Dans cet ordre mondial d’insécurité, la mutualisation des efforts et des forces est capitale. Face aux inquiétudes du présent et aux incertitudes du futur, nous ne cèderons jamais au sentiment d’impuissance qui peut nous conduire à nous habituer à ces décomptes de plus en plus réguliers et proprement insupportables. Les épreuves du moment nous commandent bien au contraire de saisir l’occasion pour nous mobiliser tous et tous ensemble. Le sursaut national que j’exhorte de tous mes vœux doit être de mise en tout, partout et par tous. C’est pourquoi, tout en me félicitant des efforts et des résultats auxquels le Dialogue National Inclusif en cours aura abouti, je lance à nouveau un appel à tous les Maliens. Il est temps, il est grand temps que l’on sauve notre pays, que la famille malienne se ressoude Il est important que tous les Maliens, individuellement et collectivement : partis politiques, société civile, organisations religieuses, mouvements des femmes et des jeunes, Maliens de la diaspora, tous, sans exclusive aucune se retrouvent. Ma main demeure tendue à tous mes frères et sœurs pour qu’ensemble, pour le Mali, Nous transcendions toutes nos incompréhensions au profit de la seule survie de notre chère patrie. Je remercie tous ceux et toutes celles qui parfois dans un sacrifice et un anonymat complets se battent par tous les moyens à leur disposition pour que ce Dialogue soit celui de l’union et de l’Unité. Mes chers compatriotes Chères Maliennes chers Maliens L’Etat poursuivra avec détermination constante ses devoirs régaliens avec les moyens qui sont les siens certes mais aussi et surtout avec l’accompagnement de tous les fils et de toutes les filles du Mali. Et dans cet effort de sursaut national, la communauté internationale continuera de nous appuyer. Rappelons en effet que nous continuons de bénéficier de la solidarité internationale avec la présence de toutes les forces étrangères qui paient souvent un très lourd tribut. En témoigne la mort, dans des conditions traitresses de l’explosion d’un engin explosif improvisé, lot quotidien des forces armées maliennes, d’un militaire de l’opération Barkhane, le brigadier Ronan POINTEAU. Je saisis cette occasion pour présenter au peuple français les condoléances émues de la nation malienne toute entière. C’est aussi l’occasion pour moi de m’incliner devant la mémoire de tous les soldats étrangers tombés sur le sol malien. La solidarité internationale nous est plus que jamais nécessaire et c’est pourquoi, je demande à ce que nous ne nous trompions pas d’ennemis. Mes chers compatriotes Chères Maliennes, chers Maliens Je voudrais terminer en vous rappelant que notre seul salut réside en Nous-mêmes et dans le bénéfice d’une solidarité effective pour la défense de valeurs communes à l’Humanité. Le Mali poursuivra ainsi sa marche sereine et résolue vers son seul objectif, un développement soutenable et durable tel qu’attendu par ses laborieuses populations pour être à l’unisson des autres peuples dans leur quête commune de prospérité et de paix. Vive le Mali ! Vive la République ! Qu’Allah bénisse le Mali ! Je vous remercie. Bamako, 04 novembre 2019   Ibrahim Boubacar KEÏTA  

Nos artisans tisserands en voie de disparition ?

Bamako, 04 novembre (AMAP) Hier, les tisserands étaient indispensables pour la confection de certains tissus traditionnels au Mali. Aujourd’hui, ces créateurs de tissus traditionnels au design fin, sont confrontés à la mévente et en appellent à une meilleure organisation de leur secteur d’activité. Sont-ils encore indispensables ? C’est une interrogation légitime puisque le tissage artisanale est en voie d’extinction ou presque, même si certains artisans tisserands survivent encore. Notre équipe de reportage a fait un petit tour de la capitale pour s’en apercevoir.   Sur la corniche, à quelques encablures du Palais de la culture Amadou Hampâté Ba, des étoffes artisanales, aux designs très variés, sont exposées, transformant le carrefour en un véritable espace artistique. Mais la clientèle ne se bouscule pas aux portillons. Un peu plus loin se trouvent des tisserands.   Madou Dramé, la quarantaine, est vêtu d’un T-shirt blanc. Cet artisan, qui fait des créations textiles à la main, travaille sous un hangar fait de tiges de bambou. Il se sert de deux pédales pour que la navette circule habilement entre deux bandes de fil. La création prend ensuite la forme du fil de la chaine (longueur du tissu) et celui de la rame (largeur du tissu).   Cet incessant va-et-vient de la navette laisse entendre un « cliquetis » saccadé. C’est à partir de cette technique que notre homme façonne, magnifiquement, la matière avec des couleurs et des motifs. Chaque fois qu’une partie importante de la bande est tissée, Madou tire sur l’ensouple posée sur sa cuisse pour enrouler la partie confectionnée. Ces parties sont réunies pour former une étoffe épaisse en fonction de la taille de la commande. Ces étoffes servent d’habillement, de textiles d’ameublement, de décoration. On en fait aussi des tapis, des draps, des pagnes et des couvertures.   Le prolixe tisserand accepte volontiers de nous expliquer son travail. Il confirme la tendance de l’extinction et ajoute qu’ils ne sont plus que cinq personnes à exercer ce métier en Commune V.  Plusieurs facteurs expliquent, selon lui, la dévalorisation de la profession, notamment le goût des consommateurs pour le textile moderne, le manque de promotion des produits confectionnés par les tisserands, le difficile accès aux espaces d’exposition internationale. Dans le temps, ce métier d’art était très important. «Les touristes venaient en grand nombre à Bamako et on écoulait aisément nos produits», explique le quadragénaire.   Les turbulences dans notre pays, depuis 2012, qui ont eu des répercussions réelles sur leur activité, font grincer les dents à notre tisserand. «Nous avions, régulièrement, des commandes, or, maintenant, il faut attendre plusieurs semaines pour avoir une commande», souligne-t-il avec amertume. Malgré tout, Dramé explique vivre de son métier qu’il a hérité de son père et pense avoir l’obligation de le léguer, aussi, à sa progéniture. Notre interlocuteur et de son collègue Ousmane Djiga n’attendent pas les commandes pour confectionner des tissus. « Tous les pagnes exposés n’ont pas été achetés. Mais on espère les écouler »,  disent-ils en choeur.   Il y a plusieurs modèles, notamment « cornol », « arkila » « kerka », « kour-kour », « boundou boundou ». Mais tous ces modèles sont inspirés du Lido (le jeu). Selon Dramé, certains modèles indiquent le savoir du tisserand débutant. Celui-ci doit commencer par utiliser le fil noir. Après, au minimum, six mois d’exercice, le novice s’exerce au tissage du modèle «Kosso ou Kosso walani» qui est un mélange alterné du blanc et du noir. Lorsqu’il le réussit, il pourrait enchaîner avec les autres.   Madou Dramé, du haut de sa trentaine d’années d’expérience dans la profession, fait preuve, aujourd’hui, d’une grande créativité. Le modèle «Barack Obama», du nom de l’ancien président américain, est l’une de ses créations. Pourtant, les initiales de Obama n’y figurent pas. L’ingénieux tisserand explique que le modèle se fait avec les couleurs jaune, bleu, blanc et  marron. «Si j’avais mis les initiales de Obama, le modèle aurait été mal apprécié parce que beaucoup de personnes n’aiment pas les noms sur les  tissus», se justifie-t-il   Abadi Afel Djiga est, aussi, tisserand. Il exerce dans un atelier situé près de la Maison de la presse. Il explique que la dénomination des pagnes est, également, une manière de saluer les efforts des self made men. «Ainsi, une couverture a été nommée «Issa Gambi » pour rendre hommage à cet homme qui s’est beaucoup consacré à la cause des siens».   Celui, qui a commencé le métier de tisserand à l’âge de 15 ans, déplore que la Compagnie malienne du textile (COMATEX) n’arrive pas à, correctement, approvisionner le marché en fil à tisser. Les tisserands sont contraints d’acheter les fils importés du Maroc et de la Côte d’Ivoire. « Ces difficultés impactent, forcement, le prix des tissus traditionnels », regrette-t-il. « Auparavant, le fil produit dans notre pays coûtait 1500 Fcfa le kg alors que celui importé est vendu à 2500 Fcfa le kg », commente Afel Djiga.   Les tisserands revendent leurs créations, notamment la couverture et le tapis, entre 10.000 à 15.000 Fcfa.  Mais les tisserands expliquent que seuls les modèles conçus pour servir de pagnes sont cédés à moins prix. Ousmane Djiga fait remarque que le travail est très laborieux. Il faut du courage et de la détermination parce que pour finir un tissu de 3 mètres de long et 2 mètres de large, il faut au moins 20 jours.   Tous les tisserands que nous avons rencontrés sont conscients des grandes difficultés qu’ils vivent, notamment la mévente. Ils réclament, tous, une meilleure organisation de la profession et l’urgence de mettre en place une association capable de défendre les intérêts des tisserands dans notre pays. Selon eux, c’est une exigence à laquelle il faut s’atteler pour qu’au moins, les quelques tisserands, qui résistent à l’épreuve du temps, puissent joindre les deux bouts. MDD/MD (AMAP)

Kadiolo : Lancement du programme de culture démocratique et de la redevabilité dans la gestion des affaires locales

Kadiolo, 4 novembre (AMAP) La cérémonie de lancement du programme de la culture démocratique dans la gestion des affaires locales a été présidée vendredi par le préfet de Cercle, Mahamar A Haïdara, a constaté l’AMAP. Financé par l’ambassade de Suède au Mali à travers Diakonia et mis en œuvre par le Réseau Pladoyer et Lobbying (RPL), ce programme contribue à l’amélioration de la culture démocratique et de la recevabilité en favorisant une participation équitable des femmes et des hommes dans la gestion des affaires locales. Il va renforcer la participation active de tous les citoyens et la responsabilisation équitable des femmes et des hommes à tous les niveaux également et offrir des opportunités aux citoyens à réclamer des comptes à ceux  à qui ils ont accordé leur confiance pour agir en leur nom et place. Le programme dont la durée est de 3 ans (2019- 2021) cible les associations de santé communautaire, les comités de gestion scolaire, les associations de femmes et de jeunes, les conseils communaux, les comités de gestion de l’eau dans les Communes de Kadiolo, Zégoua, Dioumaténé et Loulouni. La cérémonie s’est déroulée en présence du représentant des partenaires, Boubacar Chérif Traoré, du coordinateur du réseau Pladoyer et Lobbying (RPL), Modibo Samoura, de La conseillère en gouvernance du projet, Mme Maïga Haoussatou Maïga. NIO/KM (AMAP)  

Barouéli : La situation des cultures est satisfaisante

Barouéli, 04 novembre (AMAP) A Barouéli, malgré un retard des pluies et l’installation des cultures, la situation est satisfaisant, avec un état végétatif de bonnes augures pour les récoltes, estiment les acteurs du monde rural. Les superficies emblavées sont au stade de maturité, en passant par la récolte et le battage. Les  cultures comme le coton, le sorgho, le sésame sont au début de leur récolte. Pour le mil, le maïs, l’arachide et le niébé, ces cultures sont au stade de maturité et en début de récolte. Quant au riz et au fonio, ils sont au stage de battage. La situation phytosanitaire est calme dans l’ensemble, indique le service local de l’Agriculture. En cette période de la campagne agricole, l’activité dominante reste la surveillance des champs contre les animaux et déprédateurs et la récolte. La campagne agricole, à Barouéli, est une période phare pour les acteurs du monde rural, à travers les différents services, les organisations paysannes et la majorité des populations investies rurales au Mali, compte tenu de l’environnement favorable aux activités agro-sylvo-pastorales.

Campagne agricole 2019-2020 dans le Cercle de Kéniéba : Très bonnes perspectives

Kéniéba, 04 novembre 2019 (AMAP) Les facteurs d’intensification des différentes cultures, la bonne pluviométrie de cette campagne, sans précédent depuis plusieurs décennies, au niveau du Cercle de Kéniéba, les efforts du gouvernement pour poursuivre la subvention des engrais et équipements des producteurs et les efforts multiformes des Sociétés minières et certaines collectivités, notamment les communes de Sitakily et Kéniéba, ont fait que les perspectives sont très bonnes et bonne pour la campagne agricole 2019-2020, dans le Cercle de Kéniéba. Selon les services techniques, la campagne agricole 2019/2020, dans la Commune de Kéniéba, a été caractérisée par un démarrage timide, conséquence de l’installation précoce des pluies, suivie d’interruptions qui n’ont, véritablement, pas permis les semis sur l’ensemble du Cercle de Kéniéba. Dans la Commune de Dombia et Bayé, il y a eu des semis à sec, respectant une habitude. La remontée d’humidité résiduelle avant l’hivernage, dans les trois communes de la zone pré-guinéenne (Faraba  Falèya et Sagalo), a permis également des semis à sec. Dans ces cinq communes, les semis à sec n’ont pas souffert de sécheresse après la germination, à cet effet, on n’a pas noté de pertes de superficie. Dans l’ensemble du Cercle, les pluies ont été régulières, abondantes et biens reparties dans le temps et dans l’espace au niveau des douze (12) Communes. Le cumul an, de mai à octobre est de 1444 mm de pluies tombées en 69 jours, contre 1047,4 mm de pluies tombées, en 64 jours, en 2018. Ce cumul qui dégage un écart de 396,6 mm est supérieur à celui de 2018 à la même période. Concernant la situation phytosanitaire, les chenilles légionnaires d’automne sur le maïs ont fait leur apparition à la montaison au niveau de parcelles de certains villages des communes de Kéniéba, Sitakily, Dabia, Guénégoré, Dialafara, Faraba. Elles ont été maîtrisées par le dispositif de surveillance et de gestion de l’Office de Protection des végétaux (OPV) qui a fait installer par les agents d’encadrement du secteur Agriculture de Kéniéba, dans le bassin de production, les pièges et mis à la disposition des producteurs des localités affectées des produits de traitement. Il n’a pas, non plus, été noté de perte de superficies dues aux chenilles sur Maïs et d’inondations, car les producteurs du secteur d’Agriculture respectent les cultures appropriées sur les bassins versants et celles ne tolérant pas la submersion prolongée. Jusqu’en fin juillet-début août 2019, on a remarqué un net retard de l’état végétatif des cultures par rapport à une année normale et par rapport à la campagne agricole écoulée, à la même période. Cette tendance a été, vite et véritablement, inversée en fin août 2019. Dans l’ensemble, la majeure partie des cultures réalisées sont au stade maturation-maturité-récolte. Par rapport aux céréales sèches, y compris le riz, le total de superficies prévues était de 69.537 ha pour 72.544 ha de superficies réalisées, dégageant un pourcentage de 105% pour des productions provisoires de 109.905 tonnes. Quant à l’arachide, 18.400 ha ont été prévus, 18.439 ha réalisés pour des productions provisoires de 18.506 tonnes. Le Voandzou et le niébé ont été aussi cultivés. MFS/MD (AMAP)

Bandiagara : Deux soldats maliens tués et 6 blessés dans l’explosion d’une mine à Douvombo

Bandiagara, 4 novembre (AMAP) Deux soldats maliens d’une patrouille de proximité ont été tués, six autres blessés dans l’explosion d’une mine au passage de leur véhicule samedi à Douvombo, dans le Cercle de Bandiagara, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Le véhicule d’une patrouille militaire de proximité a sauté samedi sur une mine posée par des individus armés non identifiés à Douvombo, faisant deux morts et six blessés du côté des Forces armées maliennes (Fama) selon la même source. Cette même source précise que le véhicule  a été complètement détruit et que les blessés ont été évacués par un hélicoptère des Fama à l’hôpital Somine Dolo de Sévaré pour des soins appropriés.  KM (AMAP)

Nioro du Sahel : L’état des cultures non satisfaisant dans l’ensemble

Nioro, 04 novembre (AMAP) Le cercle de Nioro, en raison de l’insuffisance des pluies et de leur mauvaise répartition dans le temps, ne s’attend pas, cette année, à de bonnes récoltes. Les populations auront besoin d’assistance pour prévenir toute éventualité de famine. En réalité, les pluies n’ont pas été suffisantes, cette année, pour que les champs retrouvent leur état végétatif normal. Certains paysans, qui avaient semé, depuis les premières pluies, ont vu leurs cultures sécher par l’absence prolongée de pluie. Cet état de fait a amené un découragement total. Les quantités de pluie tombées ont été insuffisantes. Elles ont, aussi, été mal reparties dans le temps. L’installation tardive des pluies a amené beaucoup d’agriculteurs à abandonner, cette année,le travail de la terre  au profil d’autres activités lucratives comme le commerce et la vente de bétail. Les quelques-uns, qui se sont adonnés à l’activité. ont cultivé du sorgho, de l’arachide et du niébé. Dans la zone de Simby ou l’activité dominante est l’agriculture, les  cultures  sont dans un état passable De Korera Kore, à l’est, à Sandaré, en passant par Simby, Youri, Nioro, Yerere, Diarrah et Trougoumbe l’état des cultures est peu satisfaisant. A Gogui, à la frontière Mali -Mauritanie, le constat est le même : les champs n’ont pas du tout donné. Malgré cette situation, les  récoltes d’arachide et de niébé battent leur plein. Ces derniers jours, la zone a été, quelque peu, menacée par la présence d’une bande importante d’oiseaux granivores. Aussitôt alertées, les autorités nationales ont dépêché sur place une mission de la direction nationale de l’agriculture pour constater les faits et envisager des mesures pour circonscrire le mal. MD/MD (AMAP)