Boulkessy : Les FAMa détruisent une base logistique de terroristes

Bamako, 06 novembre (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont détruit, lundi dernier, aux environs de 11 heures, une base logistique de terroristes, entre Kobou et Boulkessy (Centre), a-t-on appris de source militaire. Relayée par le compte twitter de l’Armée,  cette information indique un bilan de 25 fûts de carburant détruits, cinq motos et quatre pistolets mitrailleurs récupérés. La moisson concerne, aussi, un fusil de chasse, des minutions, des tonnes de vivres, des produits chimiques, une machine à coudre, des équipements militaires (tenues, sacs à dos…), un poste radio VHF, plusieurs cartes d’identité étrangères de la sous-région, des plaques solaires, des batteries, une bombonne de gaz, des clés de dépannage. Un suspect a été remis aux structures compétentes à toutes fins utiles. MS/MD (AMAP) 

« La France souhaite renforcer son appui au Mali, dans la mesure du possible » (dixit Florence Parly)

Bamako, 6 novembre (AMAP) La ministre française des Armées, Florence Parly qui a entamé lundi une tournée au Sahel, a été reçue mardi par le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta à l’Ex base B, a constaté l’AMAP. Le Chef de l’Etat et son hôte ont échangé sur entre autres, le renforcement de la coopération bilatérale, la sécurité au Mali et dans le Sahel notamment les récentes attaques meurtrières au Mali et au Faso, la Force conjointe du G5 Sahel et l’Opération ‘’Bourgou IV’’ qui sera sous le commandement de Barkhane et qui va associer les Forces maliennes et burkinabè. Les deux personnalités ont également évoqué la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation et le Dialogue national inclusif qui est en cours. « J’ai présenté mes condoléances au président Keïta. Je lui ai renouvelé la détermination de la France à poursuivre ce combat qui est mené très courageusement et avec une très grande détermination par les armées maliennes contre le terrorisme», a déclaré Florence Parly. La ministre française des Armées qui a confirmé que la situation sécuritaire est difficile aujourd’hui en attestent les récentes attaques et la récente découverte d’une réserve d’armements, de carburant et de matériels appartenant aux terroristes par les Forces armées maliennes près de Boulkessi, a affirmé qu’elle a fait part au chef de l’Etat du souhait de son pays, dans la mesure du possible, de renforcer son appui au Mali. La cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de France au Mali, Joël Meyer, du commandant de la Force Barkhane, général Pascal Facon, du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé, du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Salif Traoré et de celui de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah. DD/KM (AMAP)

Véhicules non dédouanés : Le passe-droit de privilégiés

Bamako, 06 novembre (AMAP) Porteurs d’uniformes, élus, célébrités de la musique, des sports et de la presse, hauts fonctionnaires… nombre de nos compatriotes s’arrogent le droit de circuler dans des véhicules qui n’ont pas fait l’objet d’une procédure de mise en consommation. Gare aux policiers ou aux douaniers qui osent les interpeller.   Béret posé sur le tableau de bord, siège avant ostensiblement recouvert par un uniforme dont les pattes d’épaulettes exhibent deux bandes verticales (indiquant le grade de lieutenant du porteur), Oumar (ce n’est pas son vrai nom) garer son véhicule non immatriculé devant une salle de gym de la capitale. Les indices ont été mis en évidence par lui dans la voiture pour dissuader les agents chargés de la circulation de le siffler, même si son automobile n’affiche comme immatriculation que les quatre premiers chiffres du numéro de châssis.   Oumar est loin d’être le seul porteur d’uniforme à se comporter ainsi. Parmi ceux, qui servent sous le drapeau, beaucoup utilisent ce passe-droit. Notre officier circule en toute tranquillité à bord de sa voiture japonaise qui n’empruntera, certainement, jamais la route menant à l’Office national des transports (ONT) du Mali, ni celle des impôts. Notre homme n’envisage pas une régularisation qui concernerait la pose d’une plaque d’immatriculation ou l’acquisition d’une vignette.   Il serait cependant injuste de jeter la pierre au seul jeune officier. Dans les rues de la capitale et des grandes villes de l’intérieur, cet incivisme permanent des propriétaires de véhicules non dédouanés se retrouve même chez des magistrats, des élus et… des journalistes. Comme en témoigne cet épisode survenu près du stade Mamadou Konaté : un reporter d’un journal de la place, sifflé par un policier, alors qu’il téléphonait au volant, a essayé d’intimider l’agent en exhibant sa carte de presse. La manœuvre a été payante.   L’incivisme se banaliserait-il dans le pays ? s’interrogent de nombreux compatriotes. En tout cas dans la circulation urbaine, le mal s’enracine. La police et la douane sont débordées. Comme en témoigne, sous le couvert de l’anonymat, cet agent de la Compagnie de circulation routière (CCR). « Le pire est que ces personnes laissent leurs femmes et leurs enfants adopter le même comportement. Le comble est que quand on essaye de saisir le véhicule, lors des contrôles, ces gens ne se gênent pas pour nous faire remarquer qu’ils sont en position d’autorité. Ils nous demandent si nous n’avons pas prêté attention à leur macaron. Et si nous nous entêtons à faire notre travail, ils appellent la hiérarchie. Du coup, le chasseur devient le chassé.”,  nous fait-il savoir.   PERTES DE RECETTES – A la direction nationale des douanes, à la Compagnie de circulation routière, comme à l’ON), on sent percer une inquiétante résignation, malgré de nombreux véhicules saisis. Ce paradoxe se constate au guichet unique de dédouanement des véhicules à Bamako. Ici, la cour est encombrée par des véhicules non dédouanés qui affichent seulement CH. suivi d’un numéro comme toute immatriculation. ¨Parmi leurs propriétaires, on compte un fort pourcentage de douaniers, de policiers, de gendarmes et d’élus », indique un officier des douanes. Il assure : « Aucune de ces voitures ne sortira d’ici sans une régularisation totale ». Mais d’aussi bonnes prises, les douaniers en réussissent en y laissant souvent des plumes. « L’une des difficultés de ce travail, souligne notre interlocuteur, est la saisie de véhicules de porteurs d’uniforme qui se croient, vraiment, au-dessus de la loi ». « Une fois, un colonel de la police a foncé sur un agent des douanes quand ce dernier a tenté de lui retirer la clef de la voiture. Nous étions tous stupéfaits devant le comportement violent de cet officier. Malheureusement, des situations pareilles ne sont pas rares sur le terrain.” déplore-t-il.   Un autre douanier, qui assiste à notre échange, rapporte que sa voisine de quartier est une porteuse d’uniforme qui circule, depuis belle lurette, dans un véhicule non dédouané. Il s’est aventuré, un jour, à lui demander pourquoi elle ne se mettait pas en règle. La dame a paru étonnée par la question et elle lui aurait, tout simplement, rétorqué à quoi lui servirait son uniforme, si elle doit rouler en ville comme le citoyen lambda !   Pour le chef du Guichet unique de dédouanement des véhicules à Bamako, le lieutenant-colonel Baye Ag Assoni, il y a des propriétaires de véhicules qui roulent sous CH, après avoir bouclé les procédures de dédouanement et obtenu une carte grise temporaire. Ceux-là n’attendent que leur plaque d’immatriculation. Il pointe du doigt les CH qui n’ont pas fait l’objet de mise en consommation et n’ont, donc, pas le sésame que constitue la carte temporaire.   Cette dernière catégorie représente un vrai danger, car ces véhicules roulent sans aucun signe d’identification. Pour lutter contre une tendance qui représente un manque à gagner de plusieurs centaines de millions pour l’Etat, douanes et police organisent des patrouilles bihebdomadaires.   « Les propriétaires de véhicules saisis lors de ces opérations sont sommés de se mettre en règle et sont astreints au paiement d’une amende. Ce sont, souvent, des personnalités bien connues. Mais les douaniers se montrent intraitables lors des opérations de saisies », précise le chef du guichet unique. « La loi est la même pour tout le monde. Il n’y a pas de raison que les hommes servant sous le drapeau, les élus ou même les hauts responsables ne se mettent pas en règle », souligne-t-il.   AVANTAGES FISCAUX – Pour cet agent de la CCR que nous avons rencontré, l’Etat doit accompagner l’effort d’intransigeance des policiers et dissuader ceux qui veulent s’attribuer un statut particulier. « Prenons le Sénégal voisin comme exemple, poursuit-il, on n’y voit pas de véhicules CH en circulation, parce que l’Etat a fait ce qu’il faut.” Le jeune agent ne peut, cependant, pas s’empêcher de prêcher pour sa propre chapelle pour regretter ce qu’il estime être le montant exorbitant des frais de dédouanement. Il croit, aussi, savoir que l’exonération consentie par l’Etat aux porteurs d’uniforme suit un processus long et compliqué.   Au ministère de l’Economie et des Finances, ces arguments sont battus en brèche par

Quinté+ du jeudi 07 novembre 2019 à Vincennes, 1ere course, Prix Marcel Laurent

14-partants-Groupe II – Course Européenne – Attelé – 100.000 € – 2.100 mètres – Grande piste – Départ à l’autostart – Corde à gauche – Terrain pour 4 et 5 ans, hongres exclus, ayant gagné au moins 54.000 €. Sont seules admises à driver les personnes ayant gagné au moins trente-cinq courses dont dix au trot attelé (en étant titulaire d’une autorisation de monter à titre professionnel). Liste des partants Nous sommes à Vincennes  ce jeudi à l’occasion du prix Marcel Laurent  qui sera disputé sur le parcours rapide de 2100  m avec départ à l’auto-START par 14 concurrents de belle facture. Une course de trot attelée qui s’annonce très ouverte ayant avec les meilleurs trotteurs d’Europe. Grosses surprises. 1-FALCAO DE LAURMA Actuellement, il tient véritablement la forme des très grands jours. Il ne cesse ainsi de faire parler de lui en bien depuis plusieurs mois. Dans une épreuve comme celle-ci, il doit encore avoir les moyens de très bien tirer son épingle du jeu. En clair, il devrait être redoutable. 2-EXCELLENT Il a toujours été très estimé par son entourage qui lui concocte un programme sur-mesure. Ainsi, il se montre d’une belle régularité depuis plusieurs semaines. Lors de sa plus récente tentative, il devait rendre cinquante mètres et s’est parfaitement bien acquitté de sa tâche. 3-ESTOLA Voilà encore une concurrente qui fait montre d’une belle régularité mais, il lui manque quand même le petit quelque chose qui fait la différence dans la phase finale. Ceci étant dit, elle a parfaitement le droit en pareille société d’accrocher une nouvelle fois un accessit. 4-EROS DU CHENE Depuis le début de la saison, il est complètement à côté du sujet. Toutes ses tentatives sont très moyennes. Une nouvelle fois, cela sera compliqué pour lui de pouvoir briller en pareille société. Nous allons donc tout simplement attendre que la forme revienne tout doucement. 5-VITRUVIO Il a déjà eu le loisir de venir sur notre sol et sur ce parcours de vitesse, compte des tentatives très intéressantes. Il vient de montrer sa belle forme récente en Italie lors de sa course de rentrée et doit une nouvelle fois ici se montrer sous son meilleur jour c’est évident. 6-MISTER F DAAG C’est un sacré client celui-là. Il a fort peu couru cette saison mais a toujours répondu présent. Une nouvelle fois, il vient à l’assaut de la France avec de très grandes ambitions. Sur ce type de courte distance, et face à ce très bel engagement, il va encore nous faire du mal. 7-ENINO DU POMMEREUX Difficile de lui reprocher quoi que ce soit. Il est toujours à l’arrivée des courses qu’il dispute. La seule chose que nous pouvons craindre pour lui, c’est d’effectuer sa course de rentrée face à des concurrents déjà en très grande condition physique. C’est peut-être son point faible. 8-FELICIANO Il est très bon celui-là cela ne fait absolument aucun doute. Il vient de remarquablement bien gagner par deux fois ces dernières semaines et dans une épreuve de ce style sur ce type de parcours qui l’avantage, il doit se révéler redoutable. Lui aussi sera donc à prendre très au sérieux. 9-VIVID WISE AS Sur les pistes plates, il est véritablement très bon. Maintenant, sur cette grande piste de Vincennes, il a souvent connu des fortunes diverses. Difficile dans ce genre de circonstances et surtout dans ce type de lots de pouvoir lui accorder un très large crédit. Attendons un peu. 10-FRIC DU CHENE Il fait preuve d’une assez belle régularité mais il faut quand même reconnaître qu’il est nanti d’un sacré caractère. Ainsi, il se montre fautif une fois sur deux ce qui est quand même très désagréable. De plus ici, il va affronter un lot véritablement relevé pour lui. 11-FEND LA BISE Elle fait ce qu’elle peut en compétition depuis le début de la saison. Lors de sa plus récente tentative, elle s’est honorablement comportée mais a montré encore une fois qu’elle avait ses limites dans ce type de confrontation. Cela ne sera pas facile pour elle ici c’est certain. 12-EUGENITO DU NOYER Il vient de se montrer fautif lors de sa plus récente tentative mais auparavant, avait passé le poteau en tête en deux occasions en laissant une belle impression. Bien sûr, il est bien meilleur sur les longues distances mais avec ce mode de départ, il peut fort bien surprendre. 13-CURRENT AFFAIR Il n’est pas facile de pouvoir la recommander chaudement. Bien sûr, sa toute dernière tentative est très bonne mais ce jour-là, elle a quand même causé une énorme surprise car auparavant, avait fait preuve d’une toute petite condition physique. Une nouvelle fois, nous ne serons pas clients. 14-ALCOY Il ne faut véritablement pas prendre pour argent comptant sa tentative du 24 septembre. Auparavant, il avait quand même réalisé de très belles choses. Ici, il n’est véritablement pas incapable de bien s’en sortir. Il est donc logique de garder un oeil bien ouvert sur sa candidature. PROPOSITIONS    1 FALCAO DE LAURMA   6 MISTER F DAAG GER     5 VITRUVIO ITY  2 EXCELLENT         4 EROS DU CHÊNE          7 ENINO DU POMMEREUX    8 FELICIANO    9 VIVID WISE AS ITY       INCONTOURNABLES   1-6-5-2-7-8-14-9 MEFIANCE                          AOUTSTYPES             LES COTES DE ID 3-12-13                                  5-10-11                    1-6-5-2-7-11-10                   TICKETS SERCETS 1-6-5-2-3                                                                     1-6-5-2-10 1-6-5-2-4                                                                     1-6-5-2-11 1-6-5-2-7                                                                     1-6-5-2-12 1-6-5-2-8                                                                     1-6-5-2-13 1-6-5-2-9                                                                     1-6-5-2-14

Recherche scientifique : Une découverte intéressante sur le son de riz

Bamako, 05 novembre (AMAP) Le chercheur malien, Pr Ousmane Koita, et son équipe ont prouvé que le son du riz agit sur la flore intestinale, favorise la croissance, prévient la malnutrition et les enfants qui en bénéficient ont, également, un gain de poids significatif, selon les résultats du protocole de recherche scientifique, intitulé : « La supplémentation  en son de riz des aliments pour les nourrissons module la croissance, le microbiome et le métabolome : essai clinique au Nicaragua et au Mali ».   Cette publication scientifique faite par le Laboratoire de biologie moléculaire appliquée (LBMA), dirigé par le Pr Ousmane Koita, se classe parmi les plus intéressantes de l’année 2019 à l’échelle mondiale. Le Pr Koita a dirigé l’équipe qui a diagnostiqué le premier cas d’Ebola lors de l’épidémie au Mali en 2014.   L’étude a été menée, simultanément, au Mali et au Nicaragua, sous la direction de trois principaux investigateurs. Il s’agit du Pr  Ousmane Koita de l’Université des sciences, des techniques et des technologies de Bamako, ses collègues Elizabeth Ryan, du Département des sciences  de la santé environnementale et radiologique du Colorado (Colora State University, aux Etats Unis), et  Samuel Vilchez, du Centre des maladies infectieuses, département de microbiologie et de parasitologie de la Faculté des sciences médicales du Nicaragua. Les résultats de leurs travaux ont été publiés, le 26 septembre dernier, dans la revue scientifique «  Factor « Scientific Reports du groupe  de publication Nature research ».   L’hypothèse a été émise par des chercheurs au Colorado que le son de riz a un impact sur la flore intestinale (ensemble des micro-organismes qui se trouvent dans le tube digestif). Le LBMA et la Faculté des sciences médicales du Nicaragua ont réalisé un essai clinique sur la question. Au Mali, le laboratoire situé sur les hauteurs de la Colline de Badalabougou a pris deux cohortes d’enfants (deux groupes de 25 chacun) dans la Commune de Dioro (Cercle de Markala), soit un échantillonnage randomisé de 50 enfants. Ces enfants de 6 ans, tous sains, étaient suivis pendant 6 mois avec une dose « d’escalation »  de 1 à 5 g de son de riz par jour.   Le Pr Koïta explique le reste du processus : « Chez le premier groupe, il a été inclus du son de riz dans le régime alimentaire.  Chez l’autre cohorte, on a administré la vitamine A. Et des couches pour bébés ont été aussi remises aux mamans des enfants pour être récupérées après chaque épisode de diarrhée ». Chaque mois, les selles des enfants des deux cohortes étaient prélevées par l’équipe du Pr Ousmane Koita pour l’étude de microbiome.   RECHERCHES CROISEES – Il est ressorti de cet essai clinique et des interprétations faites par les scientifiques du LBMA que, globalement, il y a une réduction significative de 41,77% des épisodes de diarrhée chez les enfants ayant eu la supplémentation en son de riz. Les scientifiques s’accordent à reconnaître que les 1000 premiers jours de la vie de l’enfant sont essentiels. Le Pr Koita explique  qu’il a été constaté un gain de poids significatif chez la première cohorte d’enfants, chez qui on a inclus le son de riz dans l’alimentation.   Les résultats du même essai clinique réalisé au Nicaragua, attestent aussi un gain en taille chez les enfants qui reçoivent le son de riz dans les aliments. Les recherches du LBMA ont trouvé chez les enfants 17 familles de bactéries. Cela en soi, est une bonne chose. La présence de ces familles de bactéries prouve, en partie, la qualité du système immunitaire des enfants. Leur organisme peut se défendre contre les bactéries pathogènes. Il faudra renouveler cette étude sur une échelle plus grande avant de passer à l’application véritable.   Le Pr Koita rappelle que le Mali est le deuxième producteur de riz en Afrique. Il peut mieux exploiter le son de riz. Ce sous-produit de décorticage est très consommé au Mali. Les vertus du son de riz sont avérées. Il agit sur la flore intestinale, favorise la croissance, et prévient la malnutrition. Le scientifique du LBMA, suggère de travailler pour mettre le son de riz à la disposition des différents Centres de santé de référence (CSRéf), et d’appliquer les résultats de l’étude sur le terrain, dans une grande partie du Mali.   Le LBMA continue d’administrer la preuve par la qualité de ses travaux de recherche. Le Pr Koita et son équipe ont, déjà, diffusé plusieurs études dans des revues scientifiques renommées, comme le « Renforcement des capacités pour la protection d’organismes génétiquement modifiés (OGM) en Afrique de l’Ouest : identification d’une variété de maïs OGM circulant au Mali », et « Etude de l’efficacité de l’AQ-13, un antipaludéen d’investigation et de l’artémether plus luméfantrine pour le traitement du plasmodium falciparum malaria simple randomisé, phase 2 : essai clinique de non infériorité », un article récemment publié dans la célèbre revue scientifique : The Lancet.   BD/MD (AMAP)

Kangaba : Cérémonie de la renaissance de la Charte de Kurukanfuga

Kangaba 05 novembre (AMAP) L’Association Faya pour le développement des langues nationales, à travers l’écriture N’ko, a organisé les 1er, 02 et 03 novembre 2019, à Siby et à Kangaba, la cérémonie de la renaissance de la Charte de Kurukanfuga, à laquelle on a dénombré 200 participants, a constaté l’AMAP.   En organisant cette rencontre, en collaboration avec les associations N’ko des pays du Mandé (Mali, Guinée, Côte d’ Ivoire, Burkina Faso et Gambie), dans les deux vieilles cités du Mandé, les associations pour le développement des langues nationales à travers l’écriture N’ko visent à favoriser l’intégration africaine, à travers la promotion de nos langues nationales. Ainsi à Siby, une conférence débat a été organisée avec comme thème l’intégration africaine à travers la promotion des langues nationales.   Selon le secrétaire général de l’association Faya, Mahmoud Sangaré, près de 735 ans après la rencontre de Kurukanfuga qui a réuni, en 1236, les principaux rois du Mandé, il est souhaitable d’initier cette rencontre, au même lieu, non seulement pour la renaissance de la Charte du Mandé et, aussi, pour inviter les décideurs à travailler pour réaliser l’unité africaine.   Pour ce faire, les associations N’ko des cinq pays veulent, d’abord, rassembler l’Afrique de l’Ouest et donner cet exemple aux autres sous régions du continent.   L’étape de Kangaba a été marquée par la présentation du futur drapeau du Mandé unifié et par l’implantation d’un panneau sur le site de Kurukanfuga. Sur le panneau, on peut lire Kurukanfuga 1236, la première Constitution de la planète, la devise du Mandé « Savoir, Travail, Justice », la promotion des langues nationale à travers l’écriture N’ko et deux vautours aux deux extrémités du panneau. Ces deux vautours symbolisent la non violence quand on sait que le vautour ne tue pas sa proie mais se contente des cadavres pour survivre.   Le drapeau est tricolore avec le blanc, le jaune, le vert et une étoile noire au milieu. Comme l’écriture N’ko, on lit le drapeau de la gauche vers la droite. Ainsi, le blanc signifie le cheval blanc et le turban blanc de l’empereur Soundiata Keita qu’il portait en arrivant sur le site de Kurukanfuga, en 1236, la couleur jaune signifie l’or dont le sous sol du mandé regorge et le vert symbolise la verdure et la fertilité des terres du Mandé.   Après cette rencontre, qui s’est déroulée en présence des sages de Kangaba, du représentant de la Mission culturelle sous la présidence du représentant du préfet du Cercle, Abderhamane H. Maiga, les associations N’ko des cinq pays ont décidé d’organiser, tous les deux ans, une rencontre sur Kurukanfuga dans les autres pays.   Le représentant du chef de village de Kangaba a souligné, dans son mot de bienvenue, que le Dialogue national inclusif, au niveau communal et cercle devrait se tenir sur le site de Kurukanfuga.   On rappelle que le site de Kurukanfuga a une superficie de 32 hectares avec un titre foncier. Il est classé sur la liste du Patrimoine national et le dossier d’inscription sur la liste du Patrimoine mondial est en cours. La Charte de Kurukanfuga, qui est un bien immatériel, figure depuis 2009 sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.   Les participants se sont quittés, en souhaitant se rencontrer, dans deux ans, dans un autre pays du Mandé. SD/MD (AMAP)

Profession : Livreur de repas à bicyclette dans les marchés de Bamako

Bamako, 05 novembre (AMAP) L’image échappe difficilement aux usagers de la circulation routière dans la capitale malienne, Bamako. Des cyclistes, surchargés de repas entassés à la verticale sur le porte-bagage de leur bicyclette, dépassant, parfois, leur hauteur, d’autres placés sur le guidon, sont fréquents sur la route de Koulikoro ainsi que sur la route de Faladié, sur la rive droite, menant au pont des Martyrs. On les remarque, de 12 heures à 14 heures, dans leur exercice fait d’efforts et d’équilibrisme, transportant, précautionneusement, leurs colis en direction des marchés du centre-ville, notamment le Grand marché et le « Dibidani ». Après de multiples coups de fil, nous voilà au contact d’un jeune évoluant dans ce domaine de l’acheminement du déjeuner des commerçants. Mardi 22 octobre 2019, à travers une relation du livreur. Nous nous mettons d’accord sur un reportage, dès le premier appel téléphonique, pour le lendemain mercredi 23 octobre 2019. Nous lui proposons de le suivre durant sa journée de travail. Il accepte d’être accompagné, de son point de départ, le matin, pour les domiciles de ses clients commerçants et de retourner avec lui aux marchés pour la livraison  des colis. Rendez-vous est pris à 8 heures du matin, devant l’Institut national des arts (INA), en face de la grande mosquée de Bamako. Une demi-journée avec le jeune Kalilou Coulibaly –Marié et père de deux enfants, Coulibaly est âgé de 28 ans. Il est originaire de la Région et est originaire, précisément, du village de Dougoukouna appelé aussi  NGolokouna. Comme prévu, nous nous pointons à l’heure précise. Après un coup de fil, un jeune se présente à nous. En t-shirt, manches courtes, de couleur bleue et en pantalon Jeans ultra serré. Il porte des chaussures en plastique, appelées localement « Faligalaka ». Le jeune homme, de taille au dessus de la moyenne et de corpulence mince, s’arrête à bicyclette près de nous. « C’est moi Kalilou Coulibaky. Etes-vous M. Diakité ? », Aussi, demande-t-il. Après les présentations d’usage, nous prenons, à 8 heures 10 mn, la direction de Sarambougou et de Marseille, deux quartiers à l’extrémité de la ville de Bamako où Kalilou se rend pour prendre ses délicats colis. Auparavant, il était prévu que nous nous entretenions avec un collègue de Kalilou. Ce dernier n’était pas au rendez-vous à notre point de départ. Joint au téléphone, il nous demande de le rejoindre chez leur réparateur de vélo à Sanrambougou. Problème mécanique : il mettait au point le guidon de sa bicyclette. Pas de temps à perdre ! On se suit. Moi à moto et Kalilou à vélo. Notre interlocuteur nous conduit chez ce réparateur, à Sanrambougou, en passant par un dédale de voies connues que des experts et natifs de la ville de Bamako. « Je m’y rendais, avant, par la route de Koulikoro, mais maintenant, je suis contraint de contourner cette voie. On traverse Banconi, en passant par l’Hippodrome », s’explique-t-il, en cours de chemin. La chaine de la bicyclette du jeune Coulibaly lâche, à l’entrée du quartier de Banconi. Y a-t-il une panne ? « Non, c’est la chaîne qui s’est détendue », répond-t-il. Ça t’arrive souvent ? « Non…je suis même étonnée », dit-il. Des bicyclettes peu ordinaires –Plus de peur que de mal. Nous arrivons à destination sans aucun autre désagrément. Au garage du réparateur de vélos, après 30 mn de pédalage, plus précisément à 8 heures 47mn. On se présente à son collègue. Il se nomme Sidy Coulibaly. Après la mise au point du guidon de la bicyclette de Sidy, le réparateur s’occupe de la chaîne du vélo de Kalilou. Au premier coup d’œil, on remarque, tout de suite, que ces montures sont conçus et adaptés pour la livraison de colis spéciaux. C’est la touche artisanale apportée à ces engins qui les trahit.  De grande roue arrière, avec une jante aux rayons doublés, ces grands vélos sont dotés d’un porte-bagages confectionné sur mesure, soutenu par une planche pour pouvoir bien supporter les charges. Il s’agit des repas qui sont, généralement, attachés en deux rangs atteignant la hauteur du conducteur de la bicyclette assis sur sa selle. En plus, un morceau de bois est aussi aménagé sur le guidon pour pouvoir porter un colis et, ainsi, équilibrer le poids. S’ajoute une corde en élastique, tissée pour raison de sécurité, pour attacher les nombreux plats de déjeuner, solidement, emballés dans des tissus pagnes. « On dépose un colis contenant un seul plat sur le guidon pour équilibrer le poids, sinon je risque d’être soulevé par la charge de la dizaine de colis attachée à l’arrière. Je transporte 12 plats aux marchés, chaque jour. J’attache 11 plats en deux rangées sur le porte-bagages», explique Kalilou Coulibaly. Une autre caractéristique de ces moyens de transport est leur klaxon. Cet appareil est fait pour que son bruit n’épargne les oreilles de, presque, personne dans la circulation. Les livreurs l’utilisent, à tout bout de champ, pour signaler leur passage et demander la voie. Un travail qui nourrit son homme ! Sidy Coulibaly est âgé de 37 ans, marié à deux femmes et père de cinq enfants. Il vient du même village que Kalilou. Sidy accepte de s’exprimer. On fait chemin ensemble jusqu’à la séparation des destinations. Selon lui, ce métier consiste à apporter le déjeuner aux commerçants, dans leur boutique. Très motivé, au guidon de son vélo, Sidy narre ses réalisations, tous ce qu’il a gagné grâce à la livraison de repas aux commerçants. « J’ai eu tout dans ce travail. C’est grâce à ce travail que je me suis marié à deux femmes. J’envoie de l’argent pour l’entretien de mes femmes et de mes cinq enfants. Je contribue, aussi, aux charges de la grande famille. J’ai pu construire une maison avec toiture en tôle au village», énumère, peu fier, Sidy. A l’en croire,  il a commencé ce travail avec son oncle, depuis longtemps. «  Je le faisais avec mon oncle mais c’est en 2017 que j’ai décidé de me consacrer, à temps plein, après le retrait de ce dernier du secteur », raconte Sidy Coulibaly. Son gain mensuel se situe dans la fourchette de  60.000 à 100.000 Fcfa. Le

Mopti : Une rencontre de haut niveau sur l’école

Mopti, 05 novembre (AMAP) Mopti (dans le Centre du Mali), abritera les 5 et 6 novembre 2019 une rencontre de haut niveau qui se focalisera sur la situation de l’école dans la Région de Mopti, afin de proposer des solutions idoines pour l’ouverture des établissements  fermés, a appris l’AMAP de source officielle. Cette rencontre, sous la présidence du gouverneur de la Région, le général de brigade Abdoulaye Cissé, regroupera l’ensemble des acteurs de l’éducation (autorités administratives, responsables de l’éducation, élus, parents d’élèves, les CGS) des 8 cercles, les partenaires techniques et financiers et du niveau central de l’enseignement. On rappelle qu’en début d’année, on dénombrait environ 605 établissements fermés dans la région, à cause de la crise sécuritaire, dont 371 dans l’Académie d’enseignement de Douentza et 234 dans celle de Mopti. Avec les récents évènements d’enlèvement d’enseignants dans l’arrondissement de Korientzé et la prolifération des menaces « djihadistes », le nombre d’écoles fermées s’accroit dans l’Académie d’enseignement de Mopti. La rencontre permettra de lancer la réflexion, l’analyse approfondie de la situation pour que les milliers d’enfants privés de leur droit d’aller à l’école soient un mauvais souvenir dans la Région de Mopti. DC/MD (AMAP)

La ministre française des Armées, Florence Parly attendue à Bamako ce mardi

Bamako, 5 novembre (AMAP) La ministre française des Armées, Florence Parly, en tournée dans le Sahel, est attendue ce mardi à Bamako où elle sera reçue par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a appris l’AMAP de sources concordantes. Le Chef de l’Etat et son hôte vont échanger sur plusieurs sujets dont le renforcement de la coopération bilatérale, les questions de développement et la crise sécuritaire dans le Sahel, selon les mêmes sources. La ministre française qui a débuté une tournée dans le Sahel lundi,  par le Tchad et le Burkina Faso, a  prôné la patience dans la guerre contre les jihadistes, avant d’annoncer  le coup d’envoi d’une opération de Barkhane dans la zone des trois frontières Burkina-Mali-Niger. « Nous mettrons du temps à vaincre ces groupes qui prospèrent sur les difficultés sociales et économiques des pays sahéliens…Barkhane ne s’enlise pas. Barkhane s’adapte en permanence…, il faudra encore du temps pour construire cette résilience des forces locales. Notre engagement au Sahel est et reste une priorité pour la France » a déclaré Florence Parly à N’Djamena. KM (AMAP)

Le premier directeur régional de la Protection civile de Bougouni a été installé

Bougouni 05 novembre (AMAP) Le gouverneur de la Région, Bagna Mohamadou Djiteye, a procédé, la semaine dernière, à l’installation du premier directeur régional de la Protection civile de Bougouni, en la personne de Mohamed Samaké, a constaté l’AMAP. Le nouveau chef de la protection civile de Bougouni est un commandant sapeur-pompier, né le 1erdécembre 1977 à San. Il est ingénieur en génie civil, option bâtiment et travaux publics. Après avoir décroché le BAC en série science exactes, il fut diplôme d’études universitaire générales au section mathématique physique et chimie à la faculté des sciences et technique de Bamako. Après plusieurs formations, il obtint le Brevet de chef de groupe incendie à l’Ecole nationale de la protection civile du Mali, un Certificat de formation de grade officier Lieutenant à l’Ecole nationale de la Protection civile d’Alger, en Algérie et de commandant des opérations de secours à l’Institut supérieur d’études de protection civile, au Burkina Faso. Le commandant Samaké à déjà occupé plusieurs fonctions, chef de section des études et de la prévention à la direction régionale de la protection civile de Bamako, commandant de compagnie à la direction régionale de Kayes, instructeur permanant à l’Ecole nationale de la protection civile de Bamako, chef de bureau prévention à la direction générale de la protection civile et, enfin, commandant de Groupement de la protection civile du district de Bamako. Prenant la parole, en présence du Directeur général adjoint de la protection civile, le colonel major Seydou Doumbia, le commandant Samaké s’est dit fier d’être le premier directeur régional de la protection civile de Bougouni. MSM/MD (AMAP)