Recherche en santé : La structure unique prend forme

Bamako, 07 novembre (AMAP) Les acteurs maliens de la Santé ont validé, mardi, le cadre organisationnel de l’Institut national de santé publique du Mali (INSP) au cours de travaux de trois jours qui se sont déroulés à Fana sous la présidence du ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé, a constaté l’AMAP. Durant leurs travaux, les acteurs ont déterminé les différents départements et leurs services respectifs, indiqué pour chaque département et services les principales attributions et défini le cadre organisationnel de l’INSP. Ils ont, aussi, spécifié le nombre et la qualification des cadres prévus pour chaque département et services et identifié les prochaines étapes à mettre en œuvre dans le cadre d’une approche étapes pour opérationnaliser l’INSP. L’INSP est le fruit de la fusion des structures de recherche du ministère de la Santé, regroupant l’ l’Institut national de recherche en santé publique (INRSP), le Centre de recherche et de documentation pour la survie de l’enfant (CREDOS), l’Agence nationale de la sécurité sanitaire des aliments (ANSSA), le Centre national d’appui à la lutte contre la maladie (CNAM), le Département des opérations d’urgences en santé publique (DOU-SP), le Centre influenzae et le Centre de pharmaco-vigilance. La vocation de cette fusion des différentes structures du secteur est de devenir le socle de l’expertise, à travers la veille sanitaire, la recherche et la formation.D’après le ministre, cette fusion est une volonté politique dont l’objectif est d’amoindrir les fragmentations en matière de santé. Mais c’est, aussi, pour plus de synergie et et de liens entre la connaissance et l’action. « Ainsi, a-t-il dit, cet atelier sur la validation du cadre organisationnel de l’INSP permettra de nous positionner en matière de santé. En effet, il donnera des pistes qui permettront d’être un centre de référence et d’expertise en matière de santé dans la sous-région », a dit M. Sidibé. Pour le ministre, il faut situer l’institut à plusieurs niveaux. Il couvrira, par ses missions, un champ large d’activités. C’est un institut qui collectera des informations à temps réel. « Ces informations nous aideront à aller vers une action qui peut être portée au niveau local ou central », a argumenté Michel Hamala Sidibé, avant de préciser que l’INSP sera une structure d’alerte pour les acteurs engagés dans la Santé. Aussi, le ministre de la Santé et des Affaires sociales a ajouté que la nouvelle structure donnera une autre vision de la gestion de la santé publique au Mali. Mais pour le faire, il pense qu’il lui faut un ancrage au niveau local. Et, aussi, des dispositifs en place pour trouver les solutions dans cette proximité avec les populations. L’institut doit créer, également, une synergie avec les épidémiologistes de terrain et faire en sorte que ces derniers soient des acteurs de premier niveau et capables d’être la source de des informations. Pour sa part, le directeur de l’INSP, Pr Akory Ag Iknane, a pris l’engagement de faire de l’institut le socle de l’expertise en matière de santé au service du développement socio-sanitaire durable du Mali, à travers la veille sanitaire, la recherche et la formation. Il a confié que la vision est de mettre, à la disposition de la population, des décideurs et des programmes, une structure efficiente et fiable qui stimule un système de santé performant. FN/MD (AMAP)
Femmes rurales : Gros efforts, petits revenus

Bamako, 07 novembre (AMAP) Les femmes rurales occupent une place importante dans l’économie rurale de notre pays. Dans les zones rurales, on remarque leur forte implication dans les activités économiques génératrices de revenus, notamment l’agriculture. En effet, la production agricole est une activité principale des femmes en général et jusqu’à preuve du contraire, la principale source des revenus des femmes paysannes. Ces dames s’adonnent aux activités agricoles pour subvenir aux charges de leur famille. Malgré cet apport inestimable, elles restent toujours en marge de la prospérité, en raison de préjugés qui freinent l’éclosion de leur autonomie financière. Plusieurs d’entre elles vivent et travaillent dans les campagnes, villages et hameaux et, souvent, dans des conditions difficiles et précaires pour subvenir à leurs besoins.Dans le village de Mafélé, situé dans le Cercle de Bougouni (Sud), les femmes, malgré une surcharge de tâches ménagères, travaillent dur toute la période hivernale afin de gagner la subsistance de leur famille, sans attendre l’aide de leur mari. Dans ce village, où, la culture du coton est prédominante, les femmes sont au premier rang, contribuant fortement au rendement agricole. En plus des cultures céréalières, notamment le riz, le maïs, les produits de cueillette occupent une place importante dans les activités des femmes, à travers la transformation traditionnelle du karité ou du néré. Une partie de ces produits transformés traditionnellement estautoconsommée et l’autre est destinée à la vente, afin de trouver de quoi couvrir les besoins. Nous avons approché quelques femmes de Mafélé. Elles ont parlé de leur implication et de leur calvaire pendant les travaux champêtres, afin de prendre en charge leur famille et ne pas dépendre, financièrement, de leur mari. « Le champ de mon mari se situe à plus de trois kilomètres du village. Je participe, du début à la fin, aux travaux champêtres. Je suis impliquée dans toutes les activités champêtres, du désherbage en passant par le semis », dit Fanta Sidibé. Quand les plantes arrivent à maturité, Fanta passe la journée au champ. « Depuis que je me suis mariée, il y a de cela 20 ans, mon activité principale est l’agriculture. Je ne compte pas sur mon mari pour m’aider », témoigne-t-elle. Tout comme elle, Sitan Samaké est paysanne et participe, activement, aux travaux champêtres. « Pendant la période de récoltes, je multiplie les aller-retour au champ. Je vends une partie et garde une quantité pour la consommation. Cependant, tout ce que je gagne après la vente est dépensé pour nourrir, vêtir, soigner mes enfants, payer les frais scolaires », assure Sitan. Elle ose à peine élever la voix pour désapprouver le comportement de son mari qui participe moins aux dépenses et passe ses journées à gaspiller son argent pour ses seuls plaisirs, au lieu de satisfaire, en priorité, les besoins de leur foyer. Quant à Kany Bagayoko, elle avoue n’avoir exercé d’autres activités que l’agriculture, depuis 18 ans. « Je cultive le coton, le maïs, le riz sur une parcelle que mon mari m’a donnée, depuis 10 ans. C’est grâce à cette activité que mes enfants sont maintenus à l’école car, les revenus tirés des récoltes me permettent de les vêtir et de payer leur scolarité. « Dans ce village, sur le plan agricole, hommes et femmes sont sur un pied d’égalité. En effet, tout ce que l’homme peut faire, comme travaux agricoles, la femme le peut aussi. Elle participe, du début à la fin, sans repos, aux travaux pour subvenir aux besoins de la famille », soutient Yacouba Koné, membre de la Coopérative des producteurs de coton de Mafélé. ACCÈS À LA TERRE –Pour Moussa Doumbia, c’est grâce à l’implication des femmes dans l’agriculture qu’il y a, dans ce village, l’autosuffisance alimentaire. « Pas besoin pour les villageois d’acheter des céréales ailleurs car, nous avons tout ce qu’il nous faut ici grâce à nos femmes », indique notre interlocuteur qui estime que les femmes rurales doivent être, vraiment, soutenues dans leurs activités car, elles rencontrent beaucoup de difficultés. Parlant des difficultés, beaucoup de ces femmes évoquent la problématique de l’écoulement des produits agricoles. En effet, elles éprouvent des difficultés à vendre et à acheminer leurs produits agricoles sur d’autres marchés ou vers les grands centres de consommation. Les moyens de transport sont limités et la voie d’accès aux différents marchés est impraticable. Toutes les femmes rurales, en général, et celles de Mafélé, en particulier, sont confrontées à cette difficulté de vente de leurs produits agricoles qu’elles acquièrent à la sueur de leur front. Elles font, également, face à d’autres contraintes, notamment l’accès à la terre. En effet, en milieu rural, les femmes sont, rarement, propriétaires de terre et quand elles le sont, leur parcelle de culture est plus petite et moins fertile que celle des hommes. En raison, surtout, de préjugés traditionnels qui freinent l’éclosion de l’autonomie financière de la femme de ménage. A cela, s’ajoute le manque d’encadrement agricole, la non maitrise des techniques agricoles adaptées. Tous ces goulots d’étranglement amenuisent les bénéfices de ces battantes qui ne manquent, pourtant, pas de courage et d’abnégation. Malgré leur détermination, elles peinent, pour leur grande majorité, à assurer la plénitude de leur autonomie économique. Ces « Nyeleni » (battantes, courageuses) vivent en marge de la prospérité espérée, si elles ne côtoient pas la misère, malgré leur dévouement à la recherche du pain quotidien pour leur famille. AMK/MD (AMAP)
Lutte contre le terrorisme : Le Marocain Abou Abderhaman al Maghrébi tué

Bamako, 06 novembre (AMAP) Le terroriste marocain, Abou Abderahman al Maghrebi, alias Ali Maychou, a été tué par la force française Barkhane, a annoncé, mardi, la ministre française des Armées, Florence Parly, en visite a Bamako, dans le cadre d’une tournée au Sahel. La mort du terroriste remonterait à environ un mois, en début d’octobre, mais n’a été révélée qu’à l’occasion de la visite de la ministre française au Mali. A l’occasion de son séjour, elle a rencontré le chef de l’Etat et annoncé que la France va augmenter son appui au Mali dans la lutte contre le terrorisme. L’homme abattu était le n° 2 de la coalition terroriste qui sème la terreur au Sahel. En outre, les troupes maliennes ont démantelé, lundi dernier, une base logistique entre Kobou et Boulkessi (au Centre). MS/MD (AMAP)
Bandiagara : L’ONG Harmonie du développement au Sahel lance le Projet résilience et sécurité alimentaire

Bandiagara, 06 novembre (AMAP) LeProjet Resilience et Sécurité alimentaire dans les Régions de Mopti et Tombouctou, financé par la coopération allemande (BMZ)à plus de 393 millions de Fcfa,à travers BORDA, une ONG allemande, a été lancé, récemment, à Bandiagara, sous la présidence du sous-préfet central, Abdoulaye Traoré, en présence des maires des communes bénéficiaires, les chefs de village, les services techniques et les ONG partenaires. L’objectif du projet est derenforcer la résilience et contribuer à la sécurité alimentaire des populations et des coopératives locales dans le Nord du Mali. Il est articulé autour de 4 composantes, à savoir la composante Sécurité alimentaire et services de base, la composante (Ré) aménagement des infrastructures de production et de restauration de sols, la composante Education et formation des communautés et des producteurs touchés et la composante Développement de la société civile et des structures sociales des collectivités. Il est mis en oeuvre par l’ONG Harmonie du Développement au Sahel (HDS), pour une durée de 4 ans (2019-2023) dans 14 communes du Cercle de Bandiagara (Dandoli, Dourou, Barasara, Soroly, Sangha, Bandiagara, Doucombo, Pelou, Muetoumo, Kendé, Kendié, Dogani-Bèrè, Ondougou et Wadouba). Le suivi est assuré par le réseau RLD. Pour le directeur de l’ONG HDS, Korka Lougué, le projet permettra d’aider les populations à surmonter les difficultés auxquelles elles sont confrontées. Pour cela, il a sollicité l’accompagnement de tous pour sa réussite. La représentante de BORDA, Mme Bintou Traoré, a remercié les autorités et l’ensemble des acteurs du cercle. Dans son discours de lancement, le sous-préfet a remercié les responsables de la mise en oeuvre du projet et leur a donné l’assurance de l’accompagnement de l’Administration. Il a, aussi, invité les populations à s’impliquer pour que les actions qui seront menées sur le terrain leur soient bénéfiques. L’occasion était opportune pour le directeur de HDS de faire une présentation succinte du projet et le representant du service du développement social, Bourema Kodio, de présenter la situation des déplacés et des sociétés coopératives. Ces présentations ont permis aux participants de poser des questions de compréhension. Le projet intervient dans un contexte de crise sécuritaire, de conflits violents et de propagation d’une économie violente ainsi que d’insécurité alimentaire et de crises provoquées par des phénomènes météorologiques extrêmes résultant du changement climatique qui se renforcent mutuellement. Les conséquences de cette situation sont la faim, le chômage, la pauvreté et la rareté des ressources naturelles continuent d’alimenter les conflits violents, et l’État et ses organes de sécurité n’existent plus dans des zones rurales. La détérioration de la situation sécuritaire dans ces zones rurales, depuis 2015, s’est accentuée en 2019. Les attaques contre la population civile ont, aussi, augmenté localement. Le nombre de personnes déplacées a doublé depuis le début de l’année. Selon le rapport du Haut commisariat aux refugiés (HCR) du 17 janvier 2019, les Régions de Mopti et Tombouctou abritent 60% des personnes déplacées et rapatriées du pays. C’est dans ce contexte que BORDA a établi des relations de travail avec les ONG locales ADAZ et HDSet les a consolidées, grâce à des projets communs. OG/MD (AMAP)
Education : Bientôt un nouveau projet dans les Régions de Mopti et du Nord

Bamako, 06 novembre (AMAP) Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, a reçu, mardi, en audience, la responsable pays de la Fondation Dubaï Cares au Mali, Sinda Ouertani, accompagnée de ses collaborateurs, a constaté l’AMAP. La représentante de cette organisation caritative a, à sa sortie d’audience, révélé avoir échangé avec le chef du gouvernement sur l’intention de sa structure de soutenir l’éducation des enfants du Mali, notamment dans la Région de Mopti et dans les régions du Nord. « Car, des écoles ont été fermées au niveau de ces régions-là, privant ainsi des milliers d’enfants d’éducation », a-t-elle justifié. « Aujourd’hui, on évalue le nombre de ces enfants à 285.000. On essaie de voir comment remédier à cela et accroître l’accès à une éducation de qualité, tout en renforçant la gouvernance des structures locales », a précisé Sinda Ouertani. Rappelons que la Fondation Dubaï Cares a mené des activités au Mali entre 2012 et 2014. Elle a, durant cette période, financé un grand projet de réalisation de points d’eau et d’infrastructures d’hygiène dans des écoles. « Depuis, la Fondation Dubaï Cares avait quitté le pays », a rappelé sa représentante, sans en expliquer les raisons. L’organisation caritative a signé son retour avec le lancement, récemment, « d’un tout nouveau projet d’alphabétisation financière et sociale pour les adolescents dans le cadre d’un projet international ». Le projet d’éducation des enfants des régions de Mopti et du Nord, qu’elle espère lancer d’ici fin 2019, complète donc son retour au Mali. CMT/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi, 06 novembre 2019

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 06 novembre 2019 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a adopté : – des projets de texte ; – et procédé à des nominations. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : Un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°2 au contrat de concession du service public de l’électricité. Dans le cadre de l’organisation du service public de l’électricité, un contrat de concession a été signé le 21 novembre 2000 entre la République du Mali, le Maître d’Ouvrage, et la Société Energie du Mali-SA (EDM-SA) le concessionnaire pour une durée de vingt ans renouvelable. Le présent avenant porte sur la suppression de la subvention sur les frais de branchement pour la clientèle qui utilise la moyenne tension. Il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de l’étude sur la restructuration de la Société EDM-SA relatives aux mesures nécessaires pour l’atteinte de son équilibre financier. Un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°1 au contrat de concession relatif à la fourniture d’un système informatisé de production de documents sécurisés au Mali pour le compte du Ministère de la Sécurité et de la Protection civile L’avenant est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société IDEMIA France. Il vise à préciser davantage les aspects techniques et financiers du contrat de concession initial relatifs aux conditions d’établissement, de production et de délivrance de visas sécurisés. L’exécution de cet avenant permettra de renforcer la sécurité des opérations de contrôle des voyageurs aux frontières du Mali, de filtrer les entrées sur le territoire malien et de lutter efficacement contre le terrorisme et le banditisme transfrontalier. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DES AFFAIRES SOCIALES Sur le rapport du ministre de la Santé et des Affaires sociales, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi relatif au sang humain et ses dérivés. Le Centre national de Transfusion sanguine est un établissement public à caractère scientifique et technologique chargé de collecter, d’analyser, de préparer, de conditionner et de conserver le sang humain et ses dérivés en vue de leur distribution aux établissements sanitaires publics et privés agréés ainsi qu’aux particuliers. Le présent projet de loi vise à renforcer le cadre juridique national par la prise en compte des nouvelles connaissances scientifiques en matière de transfusion sanguine. Il encadre le prélèvement, la qualification biologique, la préparation, l’importation, l’exportation, la conservation, la distribution, la dispensation, la délivrance et l’utilisation du sang humain et ses dérivés. Le projet de loi adopté permettra notamment d’améliorer la disponibilité du sang humain et ses dérivés à l’échelle nationale et de clarifier les rôles des différents acteurs. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : des projets de texte relatifs à la ratification de l’accord de financement, signé à Bamako, le 20 septembre 2019, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement relatif au financement additionnel au titre du projet de systèmes hybrides d’électrification rurale. Par cet accord, l’Association internationale de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 18 millions d’Euros, soit 11 milliards 807 millions 226 mille francs CFA. Le Projet, objet du financement, vise à améliorer l’accès aux services d’électricité modernes et à accroître la production d’énergie renouvelable dans les zones rurales du Mali. Des projets de texte relatifs à la ratification de l’accord concernant la promotion et la protection réciproque des investissements, signé à Bamako, le 02 mars 2018, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République de Turquie. L’accord signé s’applique aux investissements réalisés par les investisseurs des parties contractantes. La ratification de cet accord permettra entre autres : – de contribuer à la croissance économique et à la prospérité du pays ; – de protéger les investisseurs nationaux contre les pratiques contraires au droit international dans le pays d’accueil ; – de promouvoir et de stimuler le flux de capitaux étrangers ; – de contribuer au financement des politiques de développement, de création d’emplois et de réduction de la pauvreté ; – de bénéficier de transfert de ressources et de compétences en matière de gestion, d’administration, de technologie et de renforcement des capacités. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DES AFFAIRES SOCIALES – Inspecteurs à l’Inspection de la Santé : Monsieur Mohamadou HACHIMI, Médecin ; • Monsieur Amadou SOGODOGO, Médecin ; • Monsieur Mahamadou KAYA, Ingénieur des Constructions civiles • Colonel-major Sékou TRAORE ; • Monsieur Abdoulaye KONE, Attaché de recherche ; • Monsieur Sominé DOLO, Enseignant-chercheur. • Madame Toula TOURE, Administrateur de l’Action sociale. – Inspecteur à l’Inspection des Affaires sociales : Monsieur Ousmane KONATE, Administrateur de l’Action sociale. AU TITRE DU MINISTERE DU DIALOGUE SOCIAL, DU TRAVAIL ET DE LA FONCTION PUBLIQUE – Chef de Cabinet : Monsieur Harouna BARRY, Ingénieur en développement local. – Chargés de Mission : Monsieur Bakary DENA, Professeur ; • Madame Aïssata DIALLO, Professeur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DE LA PROSPECTIVE – Conseiller technique : Madame M’Batogoma Aminata SOGOBA, Ingénieur en Informatique. – Chargé de Mission: Monsieur Mamourou Sidiki KONATE, Gestionnaire immobilier. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE – Inspecteurs à l’Inspection de l’Agriculture : Monsieur Chaka TRAORE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural ; • Docteur Aliou MAIGA Bamamou, Enseignant-chercheur ; • Monsieur Malick SY, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural ; • Madame KEITA Adama DEMBELE, Planificateur. AU
DDR accéléré : 324 soldats prêts à servir

Ségou, 06 novembre (AMAP) Trois cent vingt-quatre éléments, qui ont suivi la formation accélérée correspondant à leurs catégories dont 15 officiers formés à l’EMIA de Koulikoro, 80 sous-officiers à l’ESO de Banancoro et 229 militaires du rang à Tiby, sont prêts à servir, à l’issue de la formation de la 2è vague des éléments issus du désarmement, démobilisation et réinsertion accéléré (DDR), dans le cadre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, représentant son collègue en charge de la Défense et des Anciens combattants, a présidé, vendredi dernier, au Centre d’instruction de Bafo (Ségou), la cérémonie de fin de formation, en présence du chef d’état-major de l’armée de terre, le général de brigade Kéba Sangaré, du représentant du chef d’état-major général des armées, Moustapha Drabo, du président de la Commission nationale du désarmement, démobilisation et réinsertion (CNDDR), Zahabi Ould Sidi Mohamed, des ambassadeurs accrédités dans notre pays et de plusieurs autres hauts gradés de l’Armée. Selon le chef d’état-major de l’Armée de terre, l’Accord pour la paix et la réconciliation traite, dans son titre 3, des questions ayant trait à la défense et à la sécurité, notamment le cantonnement, l’intégration et le processus de démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR). En somme, la démarche cohérente pour l’unicité des Forces armées et de sécurité du Mali, relevant organiquement et hiérarchiquement de l’autorité de l’Etat. Le général de brigade Kéba Sangaré a précisé que le programme d’instruction élaboré pour chaque catégorie était bien adapté au contexte spécifique de l’heure et a été dispensé en systèmes modulaires. Cela a permis d’atteindre le résultat escompté à travers à travers les efforts louables des différents encadrements. S’adressant aux nouveaux membres des FAMa, il a fait savoir qu’ils doivent, toujours, garder à l’esprit que le drapeau national, emblème de la Patrie est, d’abord, le symbole de notre Nation. A ce propos, le général de brigade Kéba Sangaré a dit que les éléments issus du DDR accéléré doivent servir la patrie avec honneur, loyauté et fidélité, participer, en tout temps et en toutes circonstances, à la défense de l’intégrité du territoire national et protéger les populations civiles et leurs biens. Et d’ajouter que les connaissances acquises, pendant cette formation, permettront à chacun de tenir une fonction au sein d’une unité de combat. Le chef d’état-major de l’Armée de terre a poursuivi qu’en acceptant de venir dans l’Armée, les nouvelles recrues n’ont pas choisi la facilité, car, le métier des armes et l’état de militaire exigent d’eux, en tout temps et lieu, la discipline, la loyauté et l’esprit de sacrifice. Le général de brigade Kéba Sangaré a adressé une mention particulière aux commissions DDR et de réintégration « pour leurs efforts multiformes ayant conduit à ce jour mémorable, et le retour dans le giron de la République de ce millier d’ex combattants épris de paix ». Animé d’un sentiment de réconfort et de fierté, le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, a déclaré que cette cérémonie est la preuve que l’Accord et le processus de sécurisation avancent. Saisissant l’occasion, il a affirmé que ces éléments constituent les premières unités de l’armée reconstituée, afin de faire face au vide sécuritaire en l’occurrence dans les Régions du Nord, tout en indiquant que l’étape prochaine concerne le profilage des détenteurs d’armes pour voir qui respecte les critères afin de faire face aux enjeux sécuritaires. Pour le président de la Commission nationale du désarmement, démobilisation et réinsertion, la fin de formation de 324 éléments marque un pas décisif dans l’unicité des FAMaetdans le processus de paix. Zahabi Ould Sidi Mohamed a souligné que le gouvernement est résolument engagé et respecte ses engagements pour un Mali en paix. La remise des attestations et la parade militaire ont marqué la fin de la cérémonie. MS/MD (AMAP)
Dengue : Des cas confirmés

Bamako, 06 novembre (AMAP) Le système de surveillance sanitaire malien a permis de découvrir des cas de dengue enregistrés, le 31 octobre dernier, en Commune VI, et dans le district sanitaire de Kalabancoro (Cercle de Kati), a confirmé, mardi, le ministère de la Santé et des Affaires sociales lors d’un point de presse sur la question à la Cité administrative. A la date du 5 novembre dernier, 14 cas suspects ont été notifiés (11 à Yirimadio, 2 à Niamana et 1 à Banankabougou), dont 6 testés positifs dans les laboratoires du Centre universitaire de recherche clinique (UCRC) et du Centre d’infectiologie Charles Mérieux (CICM) de Bamako, révèle le secrétaire général du ministère de la Santé et des Affaires sociales, Mama Coumaré, qui a animé le point de presse, en présence de grands spécialistes en infectiologie « Sur les 6 cas positifs, 3 concernent la tranche d’âge de 3 à 20 ans. Deux autres concernent deux enfants de 2 et 3 ans. Enfin, le dernier confirmé est celui d’un adulte de 49 ans », a expliqué Mama Coumaré. M. Coumare a assuré que tous les cas ont été pris en charge gratuitement, et les personnes touchées se portent bien. « On ne déplore aucun mort », a-t-il indiqué. Les dispositions requises ont été prises,, notamment l’investigation, la prise en charge des cas déclarés, la pulvérisation intra et extra domiciliaire dans les localités concernées, l’activation des comités de gestion des épidémies et catastrophes à tous les niveaux du système de santé. « Le renforcement des capacités du personnel, des stocks d’intrants, de la surveillance épidémiologique sur toute l’étendue du territoire national et l’information et la sensibilisation des populations sur les mesures de prévention de la maladie y figurent aussi pour mener «la guerre » contre la dengue » a expliqué le conférencier. Il a, aussi, invité les populations à observer les mesures de prévention, notamment l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticides, de crèmes répulsives, le port d’habits amples avec des manches longues. Il a également insisté sur l’assainissement de notre cadre de vie. Le Pr Sounkalo Dao, infectiologue et enseignant à la Faculté de médecine et d’odontostomatologie a invité la population à se débarrasser des eaux stagnantes et autres saletés qui favorisent la multiplication des agents pathogènes. Il a souhaité que tous les cas suspects soient référés aux structures de santé. Par définition, la dengue est une maladie épidémique virale. Cette maladie infectieuse est transmise à l’homme par un moustique du genre « AEDES ». Elle se manifeste par des maux de tête, des douleurs musculaires et au niveau des articulations, des nausées et des vomissements dans un contexte de forte fièvre. Parfois, la dengue peut provoque des taches sur la peau. Elle peut, aussi, occasionner la perte d’une grande quantité de sang. Elle est mortelle, mais peut, aussi, se guérir en quelques jours. SYW/MD (AMAP)
Communiqué du Ministère de la Santé et des Affaires sociales sur la situation de la dengue au Mali.

Dans le cadre de la surveillance épidémiologique, le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales informe l’opinion nationale et internationale de la notification, le jeudi 31 octobre 2019, de cas de dengue en Commune VI du district de Bamako et dans le district sanitaire de Kalabancoro. Face à cette situation, un dispositif robuste de riposte a été mis en place. A la date du 5 novembre 2019, quatorze (14) cas suspects ont été notifiés et répartis comme suit : – 11 cas suspects à Yirimadio, – 2 cas suspects à Niamana, – 1 cas suspects à Banankabougou. Parmi ces cas suspects, six (6) ont été testés positifs aux laboratoires du Centre Universitaire de Recherche Clinique (UC RC) et du Centre d’Infectiologie Charles Mérieux (CICM) de Bamako. Sur les six (6) cas positifs, trois (3) sont de Yirimadio, âgés de 3, 16, et 20 ans, deux (2) de Niamana, âgés de 2 et 13 ans et un (1) de Banankabougou âgé de 49 ans. Tous les cas ont été pris en charge et se portent bien. On ne déplore aucun cas de décès. Ainsi, les actions suivantes sont en cours : – l’investigation et la prise en charge des cas, – la pulvérisation intra et extra domiciliaire dans les localités concernées, – l’activation des comités de gestion des épidémies et catastrophes à tous les niveaux du système de santé, – le renforcement des capacités du personnel et des stocks des intrants, – le renforcement de la surveillance épidémiologique sur toute l’étendue du territoire national, – l’information et la sensibilisation des populations sur les mesures de prévention de la maladie. Le Ministre de la Santé et des Affaires Sociales invite les populations à observer les mesures de prévention ci-après : – mesures individuelles : l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticides ; les crèmes répulsives ; le port d’habits amples et à manches longues ; – mesures collectives : l’assainissement de l’environnement (l’hygiène et la salubrité quotidienne, le désherbage, la destruction des sources d’eaux stagnantes, la pulvérisation domiciliaire, des espaces verts). Le Ministre de la Santé et des Affaires Sociales invite les populations à rester sereines, et les rassure que toutes les mesures sont prises pour maintenir notre pays indemne de toute épidémie. Bamako, le 5 novembre 2019 P/Le Ministre/PO Le Secrétaire Général
Boulkessy : Les FAMa détruisent une base logistique de terroristes
Bamako, 06 novembre (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont détruit, lundi dernier, aux environs de 11 heures, une base logistique de terroristes, entre Kobou et Boulkessy (Centre), a-t-on appris de source militaire. Relayée par le compte twitter de l’Armée, cette information indique un bilan de 25 fûts de carburant détruits, cinq motos et quatre pistolets mitrailleurs récupérés. La moisson concerne, aussi, un fusil de chasse, des minutions, des tonnes de vivres, des produits chimiques, une machine à coudre, des équipements militaires (tenues, sacs à dos…), un poste radio VHF, plusieurs cartes d’identité étrangères de la sous-région, des plaques solaires, des batteries, une bombonne de gaz, des clés de dépannage. Un suspect a été remis aux structures compétentes à toutes fins utiles. MS/MD (AMAP)

