Commission Gouvernance et Social : le souci d’apaiser le climat social

Bamako, 17 décembre (AMAP) Les travaux du Dialogue national inclusif se sont poursuivis, lundi, à la Commission 2 qui traite des thématiques « Gouvernance » et « Social » a constaté l’AMAP. Après l’ouverture des travaux par le président de séance, l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, les délégués ont engagé les débats sur la thématique du « Social » que les experts avaient déjà introduite, la veille, à travers la présentation d’une note technique et d’autres documents élaborés à cet effet. Ces textes expliquent que les droits sociaux incluant toutes les couches sociales, surtout les plus vulnérables, embrassent plusieurs domaines notamment ceux du travail, de la culture, de l’éducation, de l’environnement, de la santé. Ces droits connaissent, souvent, des difficultés, voire des entraves à leur exercice, mais aussi des violations graves de leur application de part et d’autre, toutes choses qui ont compromis de façon progressive la stabilité sociale. Ce constat est persistant, spécifiquement, dans le monde du travail, aussi bien dans le secteur formel qu’informel, bien que ce domaine soit encadré au plan international par des conventions et, au plan national, par la ratification de conventions. Il ressort des mêmes documents que ceci s’explique par le fait que le monde du travail traverse un processus de changement du fait de l’évolution profonde et perpétuelle de la nature du travail, en lien avec le développement, entre autres, mais plus spécifiquement au Mali, de la croissance démographique, du creusement des inégalités, de la situation économique très difficile, de nouveaux modes de production, de la crise de l’emploi, et de la crise sécuritaire. De ce fait, le fonctionnement global de l’économie nationale a été fortement perturbé et, particulièrement, dans le secteur privé avec son corollaire de mise en chômage technique et de licenciements pour motifs économiques alors qu’à l’instar de tous les pays du monde, le chômage et la précarité de l’emploi ne cessent de s’accroître et accentuent l’exclusion des couches de la population les plus défavorisées, à savoir les personnes vivant avec un handicap et les femmes. Dans le secteur public, tout aussi éprouvé, énoncent les auteurs de la note technique, on assiste à une flambée des revendications catégorielles et sectorielles ayant conduit à des grèves limitées et illimitées, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la justice et de l’économie. Comme dimanche, les interventions, lundi, ont été très animées et fort enrichissantes. Sans s’attarder sur les causes des grèves répétitives et autres mouvements sociaux, Seydou Patrice Dembélé de l’Amicale des anciens militants et sympathisants de l’Union nationale des élèves et étudiants du Mali (AMSUNEEM) a demandé, plutôt, une trêve sur le front social pour permettre à l’Etat de faire face à l’effort de guerre. Par ailleurs, l’ex leader estudiantin a préconisé la moralisation des heures supplémentaires dans l’enseignement supérieur et l’harmonisation des salaires à tous les niveaux. Comme nombre d’intervenants, Boubacar Mohamed Samaké de la Centrale démocratique des travailleurs du Mali (CDTM) a soutenu que l’apaisement du climat social passe par le respect des engagements pris par l’Etat. Toute chose qui a poussé certaines personnes à faire une proposition allant dans le sens de donner une valeur réglementaire aux PV de conciliation (arrêté, arrêté interministériel etc.) pour faciliter leur application. Le délégué de l’UNTM, Soumaila H. Maïga a demandé que la liberté syndicale soit effective dans tous les segments du travail, notamment le secteur privé. Pour sa part, l’ancien ministre Adama Samassékou dira que chaque acteur doit jouer son rôle, uniquement son rôle et tout son rôle dans l’espace scolaire. Il a recommandé l’instauration de la confiance sur la base de la vérité, de la justice sociale et de l’engagement patriotique. Le reste des propositions et recommandations portent essentiellement sur l’organisation d’une conférence sociale, l’élaboration d’une politique salariale pour régler les questions de revendications en amont, la valorisation des légitimités traditionnelles et des médersas, la prise en compte des personnes handicapées, la lutte contre la consommation de la drogue dans les écoles. MS/MD (AMAP)       

Kangaba : Les acteurs de l’école se concertent

Kangaba, 17 décembre (AMAP) Une rencontre du cadre de concertation sur l’éducation s’est tenue le week end dans la salle de conférence du Centre d’Animation Pédagogique (CAP) de Kangaba sous la présidence du conseiller communale en charge de l’éducation de la commune rurale de Minidian, Kamori Keïta, a constaté l’AMAP. Trois sujets sont à l’ordre du jour de ce cadre de concertation  à savoir, la gestion du personnel enseignant, la gestion des écoles et la gestion des examens du Diplôme d’Etudes Fondamental (DEF). Par rapport à la gestion du personnel enseignant il a été question de recrutement, d’affectation, de mutation, de nomination, de permission, des congés et des salaires et subventions de l’Etat. Ainsi, le recrutement des enseignants est effectué par le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation à travers un concours de recrutement d’enseignants dans la fonction publique des collectivités. Les admis au concours sont affectés dans les académies d’enseignement pour la mise à disposition dans les CAP pour répartition dans les écoles selon les besoins. Les mutations des enseignants sont effectuées par les commissions de mutation nationale, régionale et locale sur demande des intéressés ou par nécessité de service suivant l’arrêté N°11-003282/MATCL/2011 modifié. Les directeurs d’écoles et les agents de l’administration scolaire sont nommés sur proposition du Directeur du CAP (DCAP) par le Gouverneur. Les autorisations d’absence du personnel enseignant sont accordées par le  DCAP après avis des directeurs d’écoles. Les congés annuels du personnel enseignant sont accordés d’office par la décision du Ministère de l’Education Nationale (vacances scolaires). Les congés de maternité sont accordés par le Directeur de l’Académie d’Enseignement (DAE) suivant le décret N°2018-0067P-RM du 26/01/2018 et les rémunérations sont transférées au niveau des collectivités territoriales. S’agissant de la gestion des écoles, elle s’applique aux écoles publiques, communautaires et aux medersas Enfin, par rapport à la gestion des examens de DEF, les informations ont été données sur les centres d’examen, les candidats, les décisions, la correction et les résultats. Ainsi, les centres d’examen du DEF sont créés dans les écoles selon le nombre de candidats au DEF par école en raison de 25 à 30 candidats par salle et au minimum 03 salles par centre (arrêté N°10-0061/MEALN du 10/01/2010). Les candidats au DEF sont inscrits par école selon les critères fixés par la règlementation en vigueur (arrêté N°10-0061/MEALN du 10/01/2010) tandis que les membres du jury de surveillance sont proposés par le  DCAP puis validé par le DAE et transmis au Gouverneur et aux collectivités pour décision. Les résultats du DEF sont proclamés au même moment dans toutes les écoles ayant présentées de candidats et des informations par rapport aux statistiques des résultats scolaires et aux admis au DEF pour l’année scolaire 2018-2019 du CAP ont été communiquées. Le taux de passage est de 63,33%, le taux de redoublement 28,15% et le taux d’exclusion 2,77% et sur 2183 inscrits au DEF, 1904 ont répondus présent et 1532 ont été admis soit un taux de réussite de 80,46%. A l’issue de la rencontre, les membres du cadre de concertation ont recommandé la multiplication de telles rencontres pour être  édifier sur l’école qui est toujours secouée par des mouvements de grève.  SD/KM (AMAP)

DNI : Les participants accordent leur violon dans les commissions au CICB

Bamako, 17 décembre (AMAP) Les membres des trois commissions du Dialogue national inclusif ont poursuivi dans la sérénité et dans la compréhension, leurs travaux sur les thématiques sur la gouvernance, la politique, l’institutionnel, a constaté l’AMAP. Ils ont également abordé les sujets relatifs à l’économie, aux finances, aux questions sociales, à l’économie, à la jeunesse, au sport et à la culture. A l’issue  de leurs travaux, ils ont recommandé la mise en place d’une constituante ou d’une délégation législative après expiration du mandat des députés qui a connu deux prorogations. Les participants ont également recommandé la sécurisation des zones, l’organisation des élections législatives, la relecture de la mission de la Cour Constitutionnelle, la dépolitisation de l’administration, la moralisation de la vie publique et le combat contre la fraude électorale. Ils ont aussi proposé l’organisation d’une conférence nationale sur l’éducation à un moment où de nombreuses écoles restent fermer dont 116 dans la seule région de Tombouctou ; l’intensification de la lutte contre la corruption, l’impunité et le clientélisme afin d’aplanir la défiance entre gouvernants et gouvernés. Les membres des commissions ont enfin recommandé le renforcement des infrastructures scolaires, l’opérationnalisation de l’université de Tombouctou, l’adéquation entre formation et emploi, le recrutement d’un nombre élevé d’enseignants, la communication et le dialogue social pour sortir l’école du champ de bataille. Les travaux vont se poursuivre mercredi dans les commissions qui siègent au Centre international de Conférence de Bamako (CICB). KM (AMAP)

Mopti : Situation sécuritaire préoccupante, selon le commandant du secteur 4 de l’opération Dambé

Bamako, 17 décembre (AMAP) La situation sécuritaire dans la Région de Mopti est marquée, ces derniers temps, par une recrudescence des violences des Groupes armés terroristes (GAT), a déclaré, samedi, à Sévaré, le colonel-major Amara Doumbia, commandant du secteur 4 de l’opération Dambé Le haut gradé, qui a rencontré la presse locale, au camp de l’Armée de terre, pour faire le point de la situation sécuritaire dans la Région de Mopti, a souligné que ces violences se manifestent par des attaques de villages et des convois militaires, des assassinats ciblés, des enlèvements de personnes, des vols de bétails et des incendies de récoltes. «Récemment, on a assisté à des actions de destruction d’infrastructures routières, notamment des ponts. Avec cette dernière évolution, l’objectif des Groupes armés terroristes est de paralyser l’économie de la région, de restreindre le déplacement des personnes et leurs biens et dans le pire des cas, d’affamer les populations afin de les faire adhérer à leur cause», a-t-il détaillé. Selon le chef militaire, de la 2è décade du mois de novembre à nos jours, les attaques complexes des GAT contre les Forces armées maliennes (FAMa), la pose d’Engins explosifs improvisés (EEI) sur les axes routiers ayant fait des victimes civiles et militaires se sont multipliées. La dernière attaque, en date, dans la région, est celle d’une mission de ravitaillement du détachement des FAMa basé à Diankabou (Koro), le 12 décembre 2019. L’attaque perpétrée par des individus à motos s’est produite aux environs de 17 heures, entre les villages de Soye et Seguemara, dans la Commune rurale de Diankabou. Dans sa réplique, les forces de défense et de sécurité ont neutralisé quatre terroristes et saisi des armes de guerre et des munitions. Selon le commandant du secteur 4 de l’opération Dambé, malgré les résultats louables, les FAMa sont confrontées à un déficit d’information sur les activités des terroristes qui contraignent les populations au silence. « Amener les populations à changer de comportement, les sensibiliser sur les missions de l’Armée sont, entre autres, attentes que les autorités militaires souhaitent des médias », a-t-il expliqué. En réponse aux questions des hommes de médias, le colonel-major Amara Doumbia a annoncé que l’Armée est en train de travailler à restreindre les activités des terroristes, en renforçant les mesures de sécurité sur les axes routiers. Ce travail se fait, en coopération avec la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) pour une plus grande coordination des actions. Le colonel-major Amara Doumbia a exhorté la presse, dans son ensemble, à se mobiliser autour des FAMa pour amener les populations à la collaboration en vue d’anticiper sur les actions de l’ennemi. Pour lui, il est évident que la résolution du conflit, dans la Région de Mopti, ne peut se faire par la seule option militaire. C’est pourquoi, il a lancé un appel aux responsables administratifs et aux élus locaux, qui sont plus près des populations, à s’impliquer davantage pour aplanir les conflits intercommunautaires. DC/MD (AMAP)    

Production cotonnière : Près de 700.000 tonnes attendues pour la campagne 2019/2020

Bamako, 17 décembre (AMAP) La Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) compte atteindre près de 700.000 tonnes de coton pour la campagne 2019/2020, notamment grâce à la hausse du prix du coton graine qui passe de 255 Fcfa/kg à 275 Fcfa/kg, a appris l’AMAP, de source officielle. Tous les acteurs du secteur de « l’or blanc » malien s’est retrouvée, les 11 et 12 décembre derniers, à Koutiala, pour faire le bilan de la campagne 2018/2019 et préparer celle de 2019/2020 de la CMDT. La rencontre sous la présidence du président directeur général (PDG) de la CMDT, Pr Baba Berthé, qui s’est déroulée, également, en présence de la directrice générale adjointe de l’Office de la haute vallée du Niger (OHVN), Mme Diallo Mah Koné, et du président intérimaire de la Confédération des sociétés coopératives de producteurs de coton (CSCPC), Djiguiba Ampha Coulibaly. À l’ouverture des travaux, le Pr Baba Berthé a décliné l’objectif de cette traditionnelle réunion qui est de faire l’analyse critique des réalisations de la campagne 2018/2019 et les perspectives de la campagne 2019/2020. La directrice adjointe de l’OHVN a, pour sa part, félicité les producteurs de coton pour les résultats obtenus cette année. Mme Diallo Mah Koné a ensuite remercié les autorités pour le paiement des subventions aux producteurs, avant d’exhorter les participants à examiner, minutieusement, les documents qui leur sont soumis, afin de  proposer des recommandations et résolutions permettant à l’OHVN et la CMDT d’atteindre leurs objectifs. Le président intérimaire de la CSCPC a, aussi, remercié la CMDT et les autorités pour le paiement des subventions aux producteurs. « Pour cette campagne, les stocks ont été vendus et les ristournes perçues par les productions », s’est réjoui Djiguiba Ampha Coulibaly. Il a, cependant, déploré la baisse du rendement par rapport aux autres années, à cause d’une pluviométrie contrastée. La centaine de participants, parmi lesquels, des chefs de services et cadres de la CMDT et de l’OHVN, des représentants des organisations des producteurs agricoles, ont donc exposé et échangé durant cette réunion. Il ressort de ces échanges que la campagne agricole 2018/2019 a démarré dans un contexte socio-économique favorable. Le coût total des investissements de la CMDT s’est élevé à 309 milliards de Fcfa. Les achats ont porté sur 656.531 tonnes de coton, dont 25.195 tonnes de la zone OHVN, pour un objectif de 700.000 tonnes, soit un taux de réalisation de 94%. Les aléas climatiques au début et à la fin de la campagne sont à la base du gap dans la réalisation de l’objectif fixé. Les filiales Nord-Est (87%) et de la Division de Sikasso (86%) n’ont pas atteint les prévisions. Quant à la Division de Bougouni et les Filiales Centre et Ouest, elles ont réalisé leurs prévisions. 2,4 MILLIONS DE TONNES DE CÉRÉALES – La partie industrielle a assuré le transport et l’égrenage de toute la production avant fin avril. Concernant les céréales sèches, 2,4 millions de tonnes ont été produites, soit une disponibilité par habitant de 466 kg. Ce taux a couvert les besoins céréaliers des populations de la zone CMDT et dégagé un excédent commercialisable. À noter que pour cette campagne, le prix du coton graine de premier choix est passé de 250 Fcfa/kg à 255 Fcfa/kg. La subvention de l’Etat s’est élevée à 27,77 milliards de Fcfa pour l’achat des engrais coton et maïs utilisés par les producteurs. Après le bilan de la campagne écoulée, les participants se sont penchés sur les préparatifs de la campagne 2019/2020. Le prix du coton graine connaitra une augmentation de 20 Fcfa, passant à 275 Fcfa/kgpour le premier choix. Et le paiement des producteurs se fera avant fin avril prochain. Pour ce qui concerne les superficies à emblaver, il est prévu 738.193 hectares, dont 28.826 hectares pour la zone OHVN. La production de coton attendue est de 691.300 tonnes,dont 26.000 tonnes pour la zone OHVN. Cette prévision est supérieure à celle de 2018/2019 et elle sera la deuxième plus grande, après celle de 2017/2018 qui était de 728.600 tonnes. Du côté de la production céréalière, il est prévu 2,4 millions de tonnes dont 1,4 millions de tonnes de maïs. Le  Pr Baba Berthé a encouragé les acteurs du secteur, tout en rappelant que la production cotonnière est un domaine dont on peut se réjouir des résultats sans en être satisfait.  « Nous avons un potentiel qui permet d’aller au-delà de ce niveau de production. Mais, il reste des contraintes, au nombre desquelles, l’outil industriel qui est complètement obsolète et dépassé. La production agricole doit aller de pair avec l’amélioration de l’outil industriel, c’est-à-dire le système d’égrenage », a fait remarquer le PDG de la CMDT. Il a insisté sur le besoin de sécuriser les semences, celui de rendre disponible les intrants, le renforcement de la formation et l’encadrement des producteurs et enfin le renforcement du dispositif de lutte contre les incendies. MT/MD (AMAP)

Appui budgétaire : La Banque mondiale accorde 149 milliards de Fcfa au Mali

Bamako, 17 décembre (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Économie et des Finances, Dr Boubou Cissé, et la directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Soukeyna Kane, ont signé, lundi, à Bamako, un accord d’appui budgétaire de 250 millions de dollars soit 148,7 milliards de Fcfa, visant à soutenir la mise en œuvre des priorités du gouvernement inscrites dans le document du Cadre stratégique pour la relance économique, croissance et le développement durable (CREDD 2019-2023). Cet accord de financement, dont 210 millions de dollars en prêt de l’Association international pour le développement (IDA) et 40 millions en don, dans le cadre du Projet d’appui budgétaire des politiques de développement du Mali, est destiné à l’énergie durable et l’amélioration de la prestation de services pour une stabilité accrue. Cet appui est le premier d’une série de deux soutiens budgétaires généraux programmés par la Banque mondiale pour les années 2019 et 2020. Dr Boubou Cissé a souligné que le présent financement permettra de mettre en œuvre l’axe trois du CREDD qui comprend le renforcement de la stabilité macroéconomique, la promotion du secteur privé, l’amélioration de la qualité de l’approvisionnement en électricité à moindre coût, la promotion de la productivité et de la  concurrence dans le secteur agricole et la promotion de l’économie numérique. Il permettra également la mise en œuvre de l’axe stratégique 1 qui repose notamment sur le renforcement de la décentralisation. Cela, grâce à l’amélioration de la gouvernance locale, à la décentralisation de la prestation des services publics et des compétences de base, et à la promotion des économies régionales et locales. Le ministre de l’Économie et des Finances, a rappelé que le CREDD s’articule autour de cinq axes stratégiques et définit un cadre pour s’attaquer aux problèmes multidimensionnels auxquels le Mali est confronté aujourd’hui. Il a assuré que le gouvernement ne ménagera pas ses efforts pour honorer les engagements pris pour l’exécution de mesures liées à cet accord de financement. Afin, selon lui, d’assurer la bonne réalisation de cet appui budgétaire. Car, après cet accord de financement, le défi à relever par la partie malienne et la Banque mondiale est le décaissement effectif du montant avant la fin de l’exercice budgétaire. C’est-à-dire avant le 31 décembre 2019. A cet effet, le chef du gouvernement malien a assuré que le gouvernement prendra toutes les mesures voulues, dans les délais souhaités, pour le versement de ce fonds. De son côté, Soukeyna Kane a expliqué que, compte tenu des défis sécuritaires et du contexte de fragilité que connait le Mali, cet appui budgétaire, « d’un montant inédit » a pour triple objectifs de contribuer à la viabilité financière du secteur de l’énergie. « Il s’agira, aussi, de mettre en place un mécanisme de subventions agricoles plus ciblé et plus efficace. Grâce aux économies ainsi réalisées, il sera possible d’augmenter la fourniture de services décentralisés en faveur des couches défavorisées de la population », a-t-elle ajouté. En réponse aux inquiétudes soulevées, Soukeyna Kane a assuré que les ressources de cet appui budgétaire, approuvé par le Conseil des administrateurs de la Banque, le 12 décembre dernier, seront mises à la disposition du gouvernement avant le 31 décembre 2019. « Cela, une fois les formalités juridiques d’entrée en vigueur complétées », a-t-elle précisé, invitant l’ensemble des parties prenantes à redoubler d’effort pour une mise en œuvre rapide et complète des mesures soutenues par cet accord de financement afin de garantir ses résultats. Elle a, ensuite, réaffirmé l’engagement de son institution à soutenir le rythme de nos réformes dans les mois à venir et à préparer le second appui budgétaire de cette série, dans les meilleurs délais. PILIERS ET MESURES CONNEXES –Cet appui budgétaire s’articule autour de trois piliers dont le premier incite à la réduction du montant des subventions octroyées au secteur de l’électricité dans le budget général de l’Etat. Il vise à renforcer le contrôle du gouvernement sur la gestion du secteur de l’électricité et à éliminer d’ici à cinq ans la nécessité de le subventionner. A cette fin, a expliqué la directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Mali, le gouvernement « a validé un plan de redressement du secteur de l’énergie qui prévoit une série de mesures clés assorties d’un chronogramme précis pour renforcer la viabilité du secteur et accroître les revenus de la société Energie du Mali (EDM) ». Parmi ces mesures, le relèvement des tarifs d’électricité moyenne tension et la mise en œuvre du mécanisme de prépaiement. Le rééquilibrage des comptes d’EDM résultera de l’augmentation prévue des importations d’énergies à la fois meilleurs marchés et plus propres que la production actuelle. Il dépendra aussi d’un meilleur mix énergétique privilégiant les projets d’énergie renouvelable. Le deuxième pilier de l’accord vise à améliorer l’efficacité des subventions agricoles et du système foncier. Soukeyna Kane a, à ce niveau, expliqué qu’un programme de bons électroniques (appelé e-voucher) a été introduit pour étendre et mieux cibler le programme de subventions en faveur des agriculteurs les plus pauvres, tout en améliorant la transparence de la chaîne d’approvisionnement, en créant de meilleures conditions juridiques et institutionnelles pour le développement des marchés des intrants agricoles. « Au demeurant, afin de garantir la sécurité foncière et attirer plus d’investissements privés dans le secteur agricole, l’opération vise également à améliorer le financement des commissions foncières et à renforcer leurs capacités de fourniture de services de médiation en cas de conflits fonciers », a-t-elle dit. Quant au troisième pilier de cet appui budgétaire, il a pour but d’améliorer le déploiement décentralisé et la supervision des services sociaux. Il entend renforcer la prévisibilité et l’effectivité des transferts aux collectivités territoriales, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation. « Cette mesure, accompagne l’engagement des autorités en faveur de la décentralisation comme outil majeur pour restaurer la paix et la stabilité du pays », a assuré Soukeyna Kane.   Rappelons que la signature de cet accord de financement est la 8è du genre avec la Banque mondiale depuis le début de cette année. Le montant total de toutes ces conventions signées s’élève à plus de 671 millions

Dialogue national inclusif : Sous haute garde

Bamako, 17 décembre (AMAP) Le Centre international de conférence de Bamako est l’un des endroits les plus surveillés de la capitale. Le temple des grands rendez-vous affiche un dispositif sécuritaire impressionnant. Avant le périmètre immédiat du CICB, les agents de police organisent la circulation routière du mieux qu’ils peuvent pour faciliter l’accès. A l’entrée principale, un portique est installé pour détecter les objets métalliques et les armes. Pour avoir accès à l’intérieur, il faut montrer patte blanche avec un badge. L’organisation, les délégués, la sécurité et la presse : chaque catégorie a son badge. « Nous sommes mobilisés et nous faisons en sorte que les travaux se passent dans les meilleures conditions de sécurité », confie un agent de police en uniforme noir et armé d’un pistolet accroché à sa ceinture. Ses collègues assis à l’entrée principale sont attentifs à tous les mouvements dans le hall principal où des participants devisent tranquillement entre deux séances des travaux. Les policiers ne sont pas les seuls à veiller au grain. Ils sont épaulés par des agents des sociétés privées de sécurité comme dont l’une qui s’est vue confier le portail principal du CICB. Ce sont eux qui régulent le mouvement des foules au niveau du scanner. « Déposez vos téléphones et les objets métalliques », recommande l’un d’entre eux, debout, tenant un récipient d’une main et une matraque de l’autre. Dans son bureau, le chef de la Cellule de coordination de la protection des hautes personnalités, au ministère de la Sécurité et de la Protection civile, est attentif aux messages qui passent en rafale dans son talkie-walkie. Le commandant Idrissa Diallo est un habitué des grands évènements. Il explique que le dispositif sécuritaire a été mis en place plusieurs jours avant le début des travaux. « Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a instruit de faire la couverture sécuritaire de cet événement national. Il a activé le Centre de coordination et de gestion de crise. Ce n’est pas une crise mais seulement il a mis la barre très haut pour suivre à temps réel », confie le haut gradé, précisant que ce dispositif met en mouvement toutes les forces qui relèvent du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, ainsi que les autres forces de défense. Les postes de sécurité tenus par la police, partout dans la ville, ne sont que la partie visible du dispositif de sécurité. « Il y a aussi les patrouilles visibles et non visibles », révèle-t-il, ajoutant que des mesures spécifiques sont mises en place à cause de la présence massive de hautes personnalités. « Donc, le niveau de sécurité est élevé avec un dispositif prenant en compte le maillage du CICB, ses abords immédiats et plus loin. Cela est important parce qu’il permet de prévenir certains comportements qu’on ne souhaite pas», dit-il. AC/MD (AMAP)

Dialogue national inclusif : La Commission gouvernance crie haro sur la délinquance financière

Bamako, 17 décembre (AMAP) A la Commission 3 au Dialogue national inclusif (DNI), la journée de lundi a été consacrée aux débats sur la gouvernance, le social, le foncier, l’éducation et la formation professionnelle, a constaté l’AMAP. Les experts mandatés par le Comité national d’organisation du DNI ont fait des présentations en guise d’introduction aux échanges. Ensuite, le président de la commission 3, Dr Ibrahim Bocar Bâ, a donné la parole aux participants pour leurs propositions de solutions contre les maux qui minent ces secteurs. Ibrahima Nabi Togola, président du Mouvement pour le redressement national (MORENA) se prononçant sur la corruption, a proposé l’amélioration des stratégies de dénonciation à l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite. Ibrahima Maïga des Jeunes sofas patriotes a proposé de ramener tous ceux qui ont bénéficié de programmes de formation de l’Etat à l’étranger au niveau de l’université pour former les étudiants. De son côté, Pr Jean-Bosco Konaré a suggéré de responsabiliser l’université et même de repenser l’école. Cheick Oumar Diallo, président des jeunes du parti ADP-Maliba dira que l’urgence du moment en termes de gouvernance n’est pas la révision constitutionnelle que la situation actuelle du pays ne permet pas. Pour lui, l’urgence c’est le mandat des députés avec l’organisation des élections législatives dans le délai. Parlant de la lutte contre la délinquance financière, il a préconisé le renforcement des compétences économiques et financières du pôle économique et financier. Il pense aussi qu’il faut revoir le Code pénal car, estime-t-il, certains délinquants financiers profitent des failles pour échapper à la justice. A ce propos, M. Diallo a demande à l’Etat de rendre imprescriptibles les crimes économiques et de les punir avec de lourdes peines. Il a, aussi, préconisé la création d’une brigade d’investigation au niveau du pôle économique et financier pour lutter contre la petite délinquance et la corruption.  Par ailleurs, il a proposé le renforcement des dispositifs de contrôle interne pour réguler la chaîne de dépenses et l’application de sanctions disciplinaires au niveau de l’Administration. En outre, le président des jeunes de l’ADP-Maliba a conseillé une révision du statut des fonctionnaires, l’augmentation des salaires pour leur donner une carrière plus attractive et de revoir l’orientation de l’Ecole nationale d’administration (ENA). En matière de gouvernance politique, il a suggéré de mettre fin à la pléthore de ministres en inscrivant dans la Constitution, un nombre de départements à ne pas dépasser par gouvernement. Le but étant de mettre fin au chevauchement dans les missions des différents ministères. Enfin, Cheick Oumar Diallo a conseillé de procéder à une révision de la Charte des partis politiques pour définir les  conditions de création et de maintien d’un parti politique. Et également, d’y inscrire les courants d’idées et obliger les partis à en choisir. Kassoum Traoré, délégué du Haut conseil islamique, a dénoncé le nomadisme politique des élus sans tenir compte de leurs mandants. Il a proposé par ailleurs la valorisation des langues nationales. D’autres intervenants ont proposé la mise en place de mécanismes pour mettre fin à la transhumance politique des élus, l’harmonisation des statuts des fonctionnaires, l’élaboration et la mise en œuvre d’un code d’éthique et de déontologie de l’agent public, la mise en place de mécanisme d’alerte sur la corruption et l’arrêt du paiement pour des documents administratifs gratuits, etc. DD/MD (AMAP)

L’Ecole pour déficients auditifs : Dédramatiser le handicap par l’Education

Par Fadi CISSE et Sidi Y. WAGUE Bamako, 16 décembre (AMAP) A l’Ecole pour déficients auditifs (EDA), bâtie au cœur de la rue du Bla-bla (rue Princesse), au quartier del’Hippodrome, en Commune II, un jeudi matin. A 09 heures déjà,l’ambiance est studieuse. Les élèves déficients auditifs apprennent l’alphabet pour pouvoir lire, écrire et signer. La cour est presque vide. Elèves et maîtres sont en classe comme dans les autres écoles normales. Dans chaque classe, l’on peut voir des enseignants qui expliquent, avec des gestuels, le cours aux élèves. Ceux-ci prennent note dans leur cahier ou recopient au tableau noir. Dans cet univers, la parole fait place aux signes, mimes (imitations), communication visuelle et gestuelle. Les signes des déficients auditifs instruits et ceux non instruits sont différents. Mais les deux handicapés auditifs se comprennent, peuvent communiquer. L’école enseigne les mêmes programmes que les écoles ordinaires, d’où les mêmes évaluations et examens scolaires (CAP, BT, DEF, Bac et autres). EDA est une structure étatique créée en janvier 1993 par l’Association malienne des sourds (AMASOURDS). Elle comprend trois cycles : le préscolaire (de 3 à 6 ans), le 1er cycle (de 7 à 12 ans) et le second cycle (de 13 ans et plus). Chaque cycle à sa direction. L’établissement compte 365 élèves déficients auditifs encadrés par 32 enseignants. C’est un établissement scolaire déclaré d’utilité publique. Elle est destinée à accueillir des enfants ayant un déficit auditif. Elle est la première école pour déficients auditifs au Mali. L’Etat et des partenaires aident cette école en lui fournissant du matériel didactique, des moyens de transport et des formations professionnelles. L’ONG « Agir » de la Première dame, Mme Kéïta Aminata Maïga, a offert un minibus à l’Association malienne de sports pour déficients auditifs (AMASDA). Le Projet éducation inclusive pour enfants déficients visuels de l’école primaire, de l’ONG internationale « Sightsavers », s’occupe de la lutte contre la cécité et pour la réhabilitation des handicapés auditifs et visuels. Il est mis en œuvre dans six écoles dont quatre classiques, une intégrative et une spéciale dans les Régions de Koulikoro, Ségou et Gao et dans le district de Bamako. Dans un entretien, le directeur du Centre de développement de la petite enfance (CDPE) à l’EDA, Makan Koné, a précisé que le déficit de communication entre élèves et parents à la maison, la non maitrise des signes auditifs par les enseignants, le manque de formation continue des enseignants en langue de signes, pour pouvoir communiquer avec les élèves auditifs, sont les difficultés de l’école. Pour lui, beaucoup de déficients auditifs ont des problèmes familiaux. Car ils sont rejetés et stigmatisés par leurs parents ou la société. Et c’est pourquoi, l’Ecole pour déficients auditifs leur sert de cadre de réconfort, d’épanouissement et de consolation. Selon M. Koné, cet établissement vise trois principaux objectifs dont le dépistage précoce des enfants. Il poursuit, en précisant que, dès l’arrivée des enfants, ils sont suivis à travers des tests sur la situation de leur handicap, par des apprentissages comme dans les écoles ordinaires et, enfin, ils reçoivent une formation professionnelle. Par ailleurs, Makan Koné a précisé que les heures de rentrée dans cette école sont pareilles que dans les établissements classiques. C’est-à-dire, de 8 heures à 11 heures pour les préscolaires, du lundi au vendredi. « La seule différence est qu’ici, les élèves reçoivent leur enseignement à travers la langue des signes (Communication visuelle et gestuelle) », a-t-il indique. Le directeur du second cycle, Aboubacar Sangaré, a expliqué, pour sa part, que la seule différence avec les écoles dites normales est l’absence de cours les après midi. Ici, la journée est continue. « Cette école est connue comme la seule destinée aux sourds, sur la rive gauche, et le seul second cycle au Mali. Très généralement, le nombre de garçons est plus élevé que les filles dans les classes, car il y a plus de garçons malades que de filles », explique-t-il. En 7e année, il y a 13 filles et 34 garçons, en 8e année, 10 filles et 20 garçons, en 9e, 15 filles et 18 les garçons », a ajouté M. Sangaré avant de dire que, pour adhérer à cette école, il faut, d’abord, certains critères, comme être sourd-muet ou être un handicapé de la surdité. Selon lui, depuis un certain temps, avec une politique du gouvernement, l’école accueille, désormais, des enfants qui n’ont aucun problème de handicap. Ce qui permet aux élèves de s’épanouir avec les non malades pour qu’ils puissent avoir une certaine considération à leur égard. Il termine en lançant un appel au gouvernement à construire de nouvelles structures pour que ces enfants puissent poursuivre leur formation, après le Diplôme d’études fondamentales (DEF) car, beaucoup d’entre eux s’arrêtent au second cycle. « Souvent, ils perdent même toutes les notions acquises à l’école », a regretté le directeur de l’école. Aux alentours de la cour, se sont réunis des parents d’élèves, formant un «grin » sous un arbre, non loin de la direction du premier cycle. Chacun attend son enfant pour l’encourager et lui remonter le moral car, souvent, il arrive que ces élèves refusent de suivre les cours.Faguimba Dembélé est un (grand) parent d’élève. « J’accompagne chaque matin mon petit-fils à cette école que je trouve très intéressante, car elle donne de bonnes formations, toute chose qui apporte beaucoup à mon petit-fils, depuis son arrivée ici», dit-il. Selon lui, depuis l’inscription du garçon, « beaucoup de choses ont changé dans sa vie, surtout l’intérêt que lui portent ses amis et les enseignants. Il ne se sent plus seul et ne s’éloigne plus des gens ». Il incite tous les parents de sourds et en situation de handicap à veiller sur ces enfants et à penser à leur avenir pour qu’ils fassent partie de l’élite de demain, tout comme les élèves des écoles dites normales. FC/SYW/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres extraordinaire du lundi, 16 décembre 2019

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session extraordinaire, le lundi 16 décembre 2019 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement, signé à Bamako le 16 décembre 2019, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement (IDA) relatif à l’appui budgétaire des politiques de développement du Mali en faveur de l’énergie durable et de l’amélioration de la prestation de services pour une stabilité accrue. Par cet accord, l’Association Internationale de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 188 millions 300 mille Euros, soit 123 milliards 516 millions 703 mille 100 francs CFA. L’appui budgétaire vise à soutenir la politique de développement du Mali dans les secteurs prioritaires pour une croissance accrue et soutenue comme l’énergie, les services décentralisés, l’agriculture et les investissements sociaux de base. Il contribue ainsi à la mise en œuvre de la stratégie pour la croissance et la réduction de la pauvreté pour la période 2019-2021, désigné « Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable du Mali ». des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Bamako, le 29 novembre 2019, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque africaine de Développement, concernant le Programme d’Appui à la Croissance économique, Phase II. La Banque africaine de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 10 milliards 63 millions 960 mille francs CFA environ. La mise en œuvre des actions préconisées par le Programme d’Appui à la Croissance économique vise à : améliorer la mobilisation des ressources publiques ; renforcer l’efficacité de la dépense publique ; appuyer la compétitivité de l’économie avec un accent particulier sur le renforcement des capacités du secteur privé et les réformes du secteur de l’énergie ; renforcer la décentralisation et améliorer l’inclusion sociale. Bamako, le 16 décembre 2019 Le Secrétaire général du Gouvernement, Madame SANOGO Aminata MALLE Commandeur de l’Ordre national