La Chine fait don de matériels à la presse malienne
Bamako, 30 décembre (AMAP) L’ambassade de la République populaire de Chine au Mali a fait un don à la presse nationale, jeudi dernier, de caméras, d’appareils photos, d’imprimantes, lors d’une réception que l’ambassadeur Zhu Liying a offerte aux hommes de médias, dans les locaux de la représentation diplomatique, à Bamako. Ce geste entre dans le cadre de la coopération entre le Mali et la Chine depuis le début des années 60. Une relation bilatérale, dont le renforcement est, en partie, dû à la presse, selon le diplomate chinois. « C’est d’ailleurs grâce à vous, les amis de la presse, que la population malienne apprend toujours, davantage, les nouvelles de cette coopération exemplaire et que l’amitié sino-malienne s’enracine, toujours, plus profondément dans le cœur des Maliens, partout dans le pays», a indiqué Zhu Liying devant les responsables des organes de presse publics et privés. Au nom de la presse, le directeur de l’Office de la Radio et Télévision du Mali (ORTM), Salif Sanogo, a remercié la Chine pour ce geste, souhaitant que le partenariat entre ce pays et la presse malienne, à travers son ambassade, puisse se aller de l’avant. Sur le dossier de la paix et de la sécurité, Zhu Liying a souligné que la Chine est en train de mettre en œuvre une coopération militaire avec les cinq pays du Sahel et avec la force conjointe du G5 Sahel. Ce, selon le diplomate, dans le cadre de la coopération Chine-Afrique, annoncée en septembre 2018 lors du sommet de Beijing. «La Chine se met toujours aux côtés du Mali pour des moments d’épreuve, notamment la lutte anti-terroriste et la sauvegarde de la souveraineté et de l’intégrité territoriale», a-t-il assuré. Zhu Liying est revenu sur la préoccupante question de visa d’entrée dans son pays. Selon lui, depuis un an, la situation a complètement changé. «Cette année, 4.300 visas ont été délivrés, soit une croissance de 66% par rapport à l’année dernière. Mieux, la nouveauté, c’est que plus de 1.300 visas de longue durée, avec multiples entrées, ont été délivrés à des Maliens qui ont l’habitude de voyager en Chine, soit 10 fois plus que l’année dernière », a-t-il précisé. Et de réaffirmer sa volonté de favoriser «les échanges économiques entre nos deux pays, et ceci pour le bien de nos deux peuples». Par ailleurs, Zhu Liying a rappelé les acquis de la coopération sino-malienne avant de signaler que le Mali fait, désormais, partie des 140 pays participants de la «Nouvelle route de la soie», pour la coordination des politiques économiques stratégiques, le renforcement des liens du commerce et des investissements et la connexion des réseaux de communication. La Chine a récemment accordé au Mali, selon son ambassadeur, un don de 20 milliards de Fcfa pour des projets d’infrastructures et un don de kits scolaires d’une valeur de 3 milliards de Fcfa. Sans oublier les dizaines de bourses que ce pays ami octroie, chaque année, aux jeunes talents maliens. BD/MD (AMAP)
Lutte contre la fraude : La hiérarchie douanière en visite de terrain
Sikasso, 30 décembre (AMAP) Le Directeur général des douanes, l’inspecteur général Mahamet Doucara, et ses proches collaborateurs ont effectué, du jeudi au dimanche, une visite de terrain dans les services de lutte contre la fraude dans les régions de Kayes, Koulikoro, Ségou et Sikasso, a constaté l’Amap. A chaque étape, la délégation a échangé avec les douaniers pour recueillir leurs difficultés et apporter les réponses idoines. « Mes collaborateurs et moi avons entrepris une visite de terrain de 4 jours qui a commencé dans la région de Kayes jusqu’à Sikasso, aujourd’hui, en passant par celles de Koulikoro et de Ségou. Nous sommes, ici, sur le terrain pour motiver davantage les agents des douanes que nous avons placés sur les chemins de la fraude avec comme mission de barrer la route à la fraude sauvage qui pollue l’environnement économique », M. Doucara. Récemment, les services douaniers ont opéré des saisies d’or, de devises et de produits pharmaceutiques de tous genres, dans le cadre de leur mission de lutte contre le trafic de ces produits. « Comme vous le savez, notre pays traverse des moments difficiles, notamment en termes de sécurité. Ce qui fait que la présence douanière se limite, pratiquement, aux seules régions du Sud. C’est justement pourquoi, nous avons estimé important de déployer des efforts supplémentaires sur les versants guinéen et mauritanien pour faire échec à cette source d’approvisionnement qui met en mal les recettes douanières », a analysé l’inspecteur général Mahamet Doucara. Et d’ajouter : « C’est dire que l’administration des douanes n’a pas que la mobilisation des recettes comme mission, bien que la plus prépondérante. Elle a, également, une mission de protection des consommateurs à travers diverses saisies de produits pharmaceutiques contrefaits, d’or, d’alcool frelaté, de drogue de tous genres, de viande de volailles et autres aliments impropres à la consommation ». A Sikasso, dernière étape de cette tournée au pas de charge, Mahamet Doucara a précisé à ses hommes sur le terrain qu’il était venu « pour recueillir leurs difficultés, mesurer leurs performances et les encourager à persévérer ». « Les défis sont certes grands mais nous sommes résolument engagé à mener nos missions à bon port », a leur a-t-il dit. AC/MD (AMAP)
Système d’écriture : Le n’ko a fait du chemin
Par Mohamed D. DIAWARA Bamako, 30 décembre (AMAP) Le n’ko, cette écriture créée en 1949 par Solomana Kanté, un chercheur guinéen, est aujourd’hui enseigné dans nos universités et dans plusieurs centres d’enseignement dans le monde, y compris à Harvard et Indiana (Etats-Unis) et en Egypte. L’hiéroglyphe a acquis droit de Cité au Mali, depuis sa création, en 1949, par Solomana Kanté. Le n’ko, dans l’imaginaire populaire, renvoie à une introspection, à la connaissance du passé et de notre culture, mais c’est une écriture qui a connu beaucoup d’évolutions. Le créateur de cette écriture a ouvert la voie, en écrivant des documents dans différents domaines, notamment la géographie, l’histoire, les mathématiques et autres. Depuis, le n’ko a fait du chemin car des documents sur les nouvelles technologies de la communication et la santé sont transcrits dans ce système d’écriture. La promotion du n’ko continue, à travers la multiplication de formations informelles, la publication de livres et l’apprentissage en ligne, notamment sur les réseaux sociaux. Sur la base d’un constat empirique, on peut confirmer un regain d’intérêt pour le n’ko et, même, sans donner de statistiques précises, les maîtres de cette écriture attestent avoir, maintenant, un grand nombre d’adhérents. CHEMIN PARCOURU – L’écriture n’ko a été introduite dans l’enseignement supérieur, notamment au niveau des universités. Solomana Kanté serait fier de voir le chemin parcouru, notamment en termes d’acceptation du n’ko. Si le n’ko n’utilisait, au départ, que les dialectes madenkan, dioula, bamanankan, mandengo ou khassonké, cette écriture peut se faire, maintenant, dans toutes les langues nationales. C’est dans cette logique que le Forum pour la généralisation internationale du système d’écriture n’ko a vu le jour en 2018. Yaya Konaté, membre de ce forum, explique, tout d’abord, que « l’objectif de cette association est de persuader les adeptes du n’ko que toutes les langues africaines doivent être écrites pour réaliser le rêve de son initiateur, c’est-à-dire trouver une écriture propre à l’Afrique ». C’est pourquoi, le Forum pour la généralisation internationale du système d’écriture n’ko est en train de conquérir le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Guinée, la Gambie et le Sénégal pour que les locuteurs des langues nationales de ces pays adoptent le système d’écriture n’ko. M. Konaté a, déjà, à son actif, six livres rédigés en n’ko. Ces ouvrages abordent des thématiques liées à l’islam et la vie associative. D’autres écrivains se sont intéressés à l’électricité, l’informatique, aux vertus des plantes et la mécanique. « La médecine traditionnelle n’est pas un secret pour moi. Il y a beaucoup de livres de « Karamako » Solomana Kanté qui expliquent les vertus des arbres et parlent des maladies », se réjouit le tradi-thérapeute Konaté. Il rend hommage à ce savant. Solomane Traoré, lui aussi, est membre de l’association « Lawada » qui signifie en français la connaissance et le développement du n’ko. Le sexagénaire explique que le n’ko a des avantages. En ce moment précis de notre entretien, il exhibe son téléphone muni d’un système d’exploitation mobile android. Tous les contacts de son répertoire sont écrits en n’ko. « Tout cela est faisable grâce à une application conçue à cet effet », explique-t-il, avec une pointe d’enthousiasme mêlé de fierté. Dans le domaine de l’informatique, le système d’écriture n’ko est représenté dans l’Unicode, un standard informatique qui permet des échanges de textes dans différentes langues, à un niveau mondial. Boubacar Diakité, docteur en linguistique, fait partie de ces hommes qui mènent des recherches dans le sens de la généralisation du système d’écriture n’ko. Lors d’une de ses conférences, tenue en août dernier, le linguiste avait présenté à l’assistance quelques-unes de nos langues nationales qui peuvent, désormais, être écrites en n’ko. «Nous avons pu créer les sons qui n’existaient pas dans le système mais qui sont dans les dialectes comme le bamanakan, le khassonkan, le dafinkan et d’autres», avait expliqué l’universitaire qui a ajouté que leurs recherches ont permis d’ajouter de nouveaux sons au système n’ko et de simplifier son système tonal. Précisons qu’auparavant, l’alphabet du n’ko comptait 27 lettres. On y a rajouté des lettres pour le ramener à 34 actuellement. AVANCÉE IMPORTANTE – Pour Dr. Diakité, l’objectif de ces recherches est de contribuer à développer l’alphabet du n’ko au profit de toutes les langues africaines. Il a assuréque ses recherches ne s’écartent pas de la trajectoire tracée par le créateur du système n’ko qui, selon lui, consiste à toujours faire des recherches et adapter cette écriture aux nouvelles découvertes.« Une autre avancée importante a été enregistrée par le n’ko. Il est devenu un système d’écriture international car l’alphabet phonétique international est totalement traduit en n’ko », a encore expliqué le chercheur. Adama Coulibaly, président du Forum pour la généralisation du système d’écriture n’ko au Mali, enseigne le n’ko à la Faculté des sciences administratives et politiques (FSAP). Nous l’avons rencontré dans une petite librairie à Banconi. Dans ses rayons, on trouve plusieurs ouvrages écrits en n’ko, notamment des livres d’initiation à l’écriture n’ko, des dictionnaires, des documents sur les termes administratifs et juridiques et des livres de grammaire. Il révèle qu’en plus de quelques institutions supérieures au Mali, le n’ko est enseigné dans plusieurs universités dans le monde, y compris Harvard et Indiana (Etats-Unis) et une autre en Egypte. Le Forum souhaite sortir des formations informelles et mettre en œuvre un curriculum. « Nous avons entamé les travaux pour l’élaboration de ce curriculum qui nous permettra d’offrir des formations mettant l’accent sur la spécialisation », a annoncé le président du Forum. Il a indiqué, également, que le n’ko est une discipline enseignée à la FSAP, depuis deux ans. Selon lui, certains étudiants ont été ajournés à leur examen pour des insuffisances en n’ko. Lassana Camara attend la reprise des cours pour débuter la deuxième année à la FSAP. L’étudiant de 23 ans est motivé à apprendre cette écriture car il est certain qu’elle sera indispensable dans les années à venir. « J’ai opté pour le n’ko afin de mieux comprendre ma langue maternelle et son importance », justifie-t-il, avant de préciser que grâce à cette écriture, il est possible de parler sa langue
282 milliards FCFA pour le Programme gouvernemental d’aménagement de 70.000 hectares sur la période 2019-2023 (dixit secrétaire d’Etat à l’Agriculture)
Bamako, 30 décembre (AMAP) Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Agriculture, chargé de l’Aménagement et de l’Équipement rural, Adama Sangaré a déclaré vendredi à Bamako, qu’un Programme gouvernemental d’aménagement (PGA) de 70.000 hectares est en train d’être mis en œuvre sur la période 2019-2023 pour un investissement de 282 milliards de francs CFA, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite vendredi au cours de la 55è session ordinaire de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), tenue dans les locaux l’institution consulaire en présence de son président, Mohamed Ag Mohamed El Moctar. Le ministre Sangaré a précisé que cet investissement permettra, entre autres, une production additionnelle annuelle estimée à 420.000 tonnes de céréales et 32.000 tonnes de produits maraîchers. Le président de l’APCAM a, pour sa part, souligné que l’année 2020 sera marquée, entre autres, par des événements majeurs notamment la bourse nationale aux céréales que l’APCAM organise chaque année à Ségou, la participation au Salon international de l’Agriculture de Paris, l’organisation de la 8è édition du Salon international de l’Agriculture du Mali (SIAGRI), l’organisation de la Journée du paysan et la participation des éleveurs au Salon international des ressources animales de Rennes (France). S’ajoutent à ces événements, d’autres non moins importantes comme l’organisation de la Journée mondiale du lait, l’organisation de la Journée de la femme rurale et enfin la campagne nationale de vaccination du cheptel, selon Mohamed Ag Mohamed El Moctar. Les participants à la 55ème session de l’APCAM ont également échangé sur le nouveau projet d’appui à la transition agro-écologique (AgrEco) financé par l’Agence française de développement (AFD), qui va appuyer la productivité de la filière coton au Mali BC/KM (AMAP)
Koulikoro : Dissémination des résultats du profil de pauvreté des 703 communes
Koulikoro, 30 décembre (AMAP) Les travaux de dissémination des résultats du profil de la pauvreté des 703 communes, édition 2018 se sont achevés vendredi à Mopti, sous la présidence du conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur, Alassane Issoufiana Maïga, a constaté l’AMAP. C’était en présence du Directeur Général de l’Observatoire du développement Humain Durable et de lutte contre la pauvreté (ODHD /LCP), Bouréma B Ballo, du chef d’Unité Statistique à L’ODHD/LCP, Mody Simpara. La rencontre avait pour objectif de procéder à une large diffusion du document afin de permettre à l’ensemble des acteurs de la région d’avoir une meilleure connaissance de ce rapport et de mieux partager son contenu. Les participants ont échangé sur entres, la catégorisation des communes, la création d’indices, les sept composantes qui synthétisent l’ensemble des variables, la classification des communes par rang de pauvreté, les résultats concernant les quatre catégories de communes, les critères de choix de la pauvreté et la prise en compte de l’énergie domestique. Le représentant du Chef de l’exécutif régional Abdoulaye Issoufiana Maïga a salué l’esprit de la rencontre avant d’inviter les participants à tirer le maximum du contenu du rapport, en vue d’apporter une contribution de qualité aux travaux de groupes. Le directeur de l’ODHD /LCP a déclaré que l‘objectif ultime de ces études est de contribuer à améliorer la compréhension des questions de pauvreté et à orienter la prise de décision en vue d’améliorer le Profil de la Pauvreté des communes, ce qui contribue à la planification, au suivi et à l’évaluation des politiques et stratégies de développement conçues par le pays. L’ODHD/LCP dans le cadre de ses missions, réalise des études et des recherches sur la Pauvreté et le Développement Humain Durable au Mali et parmi celles ci figure le Profil de Pauvreté des 703 communes du Mali. Cet atelier qui a été organisé par l’ODHD/LCP et le Projet d’amélioration du système statistique national du Mali, a regroupé les représentants des conseils de cercle de Koulikoro Nara et Banamba, les directeurs des services techniques régionaux, les sous préfets des cercles de Kolokani et Koulikoro et la société civile. AM/KM (AMAP)
Communiqué du Gouvernement sur des allégations non fondées faisant état de la disparition de civils dans la commune de Dioura
Le gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale et internationale que depuis quelques jours, des allégations non encore fondées font état de disparition de civils précédemment interpellés par les FAMa à Maliemana, dans la commune de Dioura, cercle de Teninkou, région de Mopti. Le gouvernement a dépêché une équipe dans la zone et une enquête est en cours pour situer les faits. Le commandement militaire réaffirme sa détermination à faire toute la lumière sur les allégations. En attendant les conclusions de cette enquête, le gouvernement invite les populations au calme et à la collaboration pour faire la lumière sur cette affaire. Le gouvernement encourage les FAMa dans leur mission de sécurisation des populations et les autorités locales pour leur implication et leur accompagnement. Bamako, le 29 décembre 2019 Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya Sangaré
Discours du Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, à l’occasion de la commémoration du centenaire de la ville de Mopti
Monsieur le Président Amadou Toumani TOURE, Monsieur le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation ; Honorables Députés ; Monsieur le Gouverneur de la région de Mopti; Madame la Représentante régionale de la MINUSMA Monsieur le Président du Conseil régional de Mopti; Monsieur le Maire de la commune urbaine de Mopti ; Messieurs les Chefs coutumiers et religieux, et notabilités de la ville de Ségou ; Mesdames et Messieurs les Chefs de services déconcentrés de l’Etat ; Mesdames et Messieurs les représentants des Organisations de la société civile ; Mesdames et Messieurs les élus locaux ; Mesdames, Messieurs, Distingués Invités, Je voudrais, tout d’abord, exprimer mes sincères remerciements à l’ensemble des autorités régionales et locales de la région de Mopti qui m’accueillent avec ferveur pour la énième fois en cette année 2019. Je voudrais également dire ma gratitude aux braves populations de Mopti, pour leur accueil qui m’a été réservé ainsi qu’à ma délégation. Enfin, je voudrais dire à tous combien je me réjouis d’être là ce matin, à la demande du Président de la République, Chef de l’Etat Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, qui m’a chargé de transmettre aux populations de Mopti ses félicitations et ses chaleureuses salutations, à l’occasion des festivités commémoratives des cent ans de la ville de Mopti. Je suis particulièrement heureux, Mesdames et Messieurs, d’être ici ce matin, avec un illustre enfant du terroir, Un fils de « Soudou Baba », un grand patriote, j’ai nommé le Président Amadou Toumani TOURE. Mesdames et Messieurs, La célébration du centenaire de la ville de Mopti intervient au moment où la Cité fondée au 7ème siècle Kifou Naciré, traverse une crise sans précédent de son histoire récente. Creuset de cultures, ville de brassage ethnique entre les populations du Delta, de la savane sahélienne et des plateaux dogon, Mopti communément appelée « Venise malienne » en raison de sa situation insulaire est un trait d’union placé au cœur du Mali. Au confluent du fleuve Niger et de son affluent le Bani, Mopti capitale de la 5ème région administrative du Mali était il y a peu une ville rayonnante en raison de son tourisme florissant, de son élevage, son artisanat, son port de pêche et son négoce. Hélas, toutes ces activités qui ont fait la fierté et la renommée de Mopti ont de nos jours fortement périclité, du fait de la crise sécuritaire dont la région est devenue l’épicentre. Malgré la situation difficile, voire critique, le Gouvernement que je dirige n’abdique pas. Nous ne serons jamais dans le constat d’impuissance, car la résilience de notre peuple, en particulier celle des populations de Mopti face à la crise sécuritaire est une source d’espoir… C’est aussi au nom de ce devoir régalien de l’Etat d’être au plus près des populations et de leur apporter l’assistance et la quiétude nécessaires que je n’ai compté ni mon temps ni mon énergie pour accélérer la stratégie de stabilisation du Centre. Le Gouvernement amplifiera ces actions dans ce sens, en particulier dans le cadre du programme de réduction de la violence communautaire destiné à démobiliser les combattants enrôlés dans des groupes d’autodéfense. Mesdames et Messieurs ; Au cœur de la stratégie de stabilisation du Gouvernement pour le Centre, se trouve en bonne place les activités de développement endogène à travers la réalisation d’infrastructures structurantes. Dans ce cadre, je suis heureux de vous annoncer que le Gouvernement du Mali, sous l’autorité du Président Ibrahim Boubacar KEITA, a conçu un ambitieux projet d’infrastructures routières destiné à améliorer la mobilité urbaine dans les villes de Mopti et Sévaré. Ce projet, soumis au financement de la Banque Ouest-Africaine de développement (BOAD), va plus coûter 34 milliards de francs CFA. Il concernera l’aménagement du tronçon Sévaré-Mopti en : ✓ 2×2 voies au niveau des sections urbaines des villes de Sévaré et Mopti ; ✓ 2×1 voies au niveau de la section péri-urbaine Sévaré-Mopti ; ✓ l’aménagement en 2×1 voies de la voie de contournement de l’aéroport de Mopti Ambodedjo; ✓ Et enfin l’aménagement de dix kilomètres de voirie urbaine. Outre le programme d’infrastructures, la Stratégie de stabilisation du Centre est également centrée sur des actions de renforcement de la cohésion sociale, du Vivre Ensemble et de réconciliation. Dans cette optique, je salue les initiatives prises dans le cadre du centenaire par les autorités régionales, municipales et nos partenaires de la MINUSMA. En effet, qu’il s’agisse de la foire exposition des objets d’arts et des produits locaux, des activités sportives et culturelles, des soirées traditionnelles, des efforts d’embellissement et de renaissance culturelle de la ville, Mopti a besoin d’un souffle nouveau qui lui permettra de se relever et de rayonner comme jadis, tant sur le Mali que dans la sous-région, en raison de sa situation géographique stratégique. Toutes ces initiatives heureuses concourent à recoudre le tissu social et à renforcer la cohésion tant malmenées par l’obscurantisme et l’intolérance que charrient le terrorisme et l’extrémisme violent. Elles feront de Mopti, la cité meurtrie, à côté de cités martyres du plateau et des falaises dogon et de la zone inondée, une ville debout renouant avec sa vocation de fil à coudre, de sève nourricière et de mosaïque d’ethnies et des langues du Mali. Mesdames et Messieurs ; L’histoire des peuples est faite de haut et de bas. Mopti a connu la gloire. Avant même la fondation de la commune en 1919, les sites archéologiques, les peintures rupestres, les nombreux vestiges historiques dissimilés un peu partout à Mopti, l’architecture soudano-sahélien en banco sont le témoignage d’une civilisation brillante et ancienne. Ces vestiges du passé rendent compte du talent et de l’attachement des mopticiens à leur ville bâtie sur un site à la géographie unique, où la terre et l’eau se brassent et se confondent. Mopti est une ville de mémoire. La région du même nom est une terre d’humanisme qui a fait partie de l’ensemble plus vaste qu’a été l’Empire théocratique peulh du Macina ou « Dîna » de Sékou Amadou. Elle est de ce fait naturellement abreuvée aux valeurs de tolérance,
Kadiolo : Le directeur général des Douanes en visite de terrain
Kadiolo, 30 décembre (AMAP) Une mission conduite par le Directeur Général des Douanes, l’inspecteur général Mahamet Doukara, a entamé dimanche une visite de terrain dans le Cercle de Kadiolo, a constaté l’AMAP. Elle comprenait outre le Directeur général, le directeur des ressources humaines Harouna Dembélé, le directeur du bureau de contrôle interne, Mamadou Saro, le directeur des enquêtes douanières, Amadou Sanogo et le directeur régional de Sikasso, Cheick A Diallo. L’objectif de la mission nationale était de prendre contact avec les bases de vie, s’imprégner de leurs problèmes afin d’apporter des solutions urgentes. La mission a rendu une visite de courtoisie au préfet de Cercle pour le remercier de sa constante disponibilité à soutenir ce service au niveau local mais aussi solliciter son appui pour aider les services des douanes dans l’exercice de leur mission. Au cours d’une séance de travail à la brigade mobile d’intervention de Kadiolo (BMI), le Directeur Général et ses agents ont échangé sur le rôle déterminant dans l’économie nationale, la fraude, la corruption, la situation de guerre que vit notre pays et l’obligation de recettes des services de douanes pour faire face aux difficultés du moment. L’inspecteur général Mahamet Doukara a instruit de tout mettre en œuvre pour renforcer la capacité opérationnelle des douaniers sur le terrain en vue d’améliorer les recettes. Le DG des Douanes a également invité les agents à la vigilance à tous les niveaux afin de se sécuriser d’abord en ces temps dominés par les attaques terroristes et contrer l’intrusion de marchandises frauduleuses par tous les moyens. NIO/KM (AMAP)
Venise Malienne : Le PM aux festivités du centenaire de la Commune de Mopti
Mopti, 29 décembre (AMAP) Le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé est arrivé ce dimanche à Mopti où il prendra part aux festivités du centenaire de la Commune, a constaté l’AMAP. Dr Boubou Cissé qui est accompagné de certains membres du Gouvernement et de plusieurs autres personnalités, rencontrera les autorités régionales sur de nombreux sujets avant de rendre une visite de courtoisie aux notabilités de la Venise Malienne. KM (AMAP)
Sikasso : Le ministre Michel Hamala Sidibé rend visite aux déplacés de la région de Mopti
Sikasso, 29 décembre (AMAP) Le ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé, accompagné des autorités régionales, a rendu visite vendredi à Sikasso, aux 264 déplacés de Daga dans la commune rurale de Nando, cercle de Badiangara, région de Mopti, a constaté l’AMAP. Michel Hamala Sidibé a déclaré qu’il est venu au nom du premier ministre chef du gouvernement et du président de la République, leur transmettre la compassion du peuple malien tout entier. Le ministre de la Santé a remis aux déplacés des produits composés de vivres et de non vivres d’une valeur de 7 millions de francs CFA , notamment 6 tonnes de riz, 5 tonnes de mil, 500 kg de sucre, 5 sacs de sel, 20 bidons d’huile, 50 cartons de savon, des moustiquaires et plus d’un million de FCFA. Le maire de la commune urbaine de Sikasso, Kalifa Sanogo a salué la promptitude du gouvernement avant de souligner son inquiétude face à l’arrivée massive des déplacés dans la ville de Sikasso qui abrite aujourd’hui plus de 2000 personnes en détresse venues de la région de Mopti. « Avec la rentrée des classes, il faudra chercher un moyen pour les loger décemment » a conclu Kalifa Sanogo. Le porte-parole des déplacés, Amadou Karembé a, pour sa part, remercié les autorités pour cet acte de générosité qui signifie, selon lui, que les déplacés de Daga sont des maliens à part entière. Le ministre de la Communication, Chargé des relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement, Yaya Sangaré avait rendu, la semaine dernière aux déplacés à Sikasso où il leur a apporté la solidarité des plus hautes autorités. FD/KM (AMAP)

