Lancement de la 20ème édition du Forum de Bamako, ce jeudi

Bamako, 20 février (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 20ème édition  du Forum de Bamako, sera présidée ce jeudi à Bamako, par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, sous le thème : « L’Afrique à l’Horizon 2040 : entre mémoires et avenirs », a appris l’AMAP de source proche des organisateurs. Selon ses organisateurs,  la rencontre a pour objectif de favoriser le métissage de connaissances et le partage de savoirs et des meilleures pratiques dans une approche participative en quête de solutions aux défis démographiques, technologiques, climatiques et à la consolidation de la paix, de la sécurité et du développement inclusif et durable en Afrique. Plus de 300 participants composés de personnalités publiques, d’universitaires, d’étudiants,  d’experts, de leaders d’opinion et de responsables de mouvements associatifs, venus de la sous région, de l’Afrique, d’Europe et du monde entier, prennent part à l’évènement. Quatre sessions se dérouleront au cours de la rencontre sur «  Démographie, capital humain et villes durables », « Pour un État fort, un État stratège et un État social en Afrique à l’horizon 2040 », «  La culture : un enjeu du développement pour le continent » et  « Les déterminants prioritaires pour un décollage économique effectif de l’Afrique à l’horizon 2040 ». Le Forum de Bamako a été créé par le Président de l’Institut des hautes études en management (IHEM), Abdoullah Coulibaly, qui est par ailleurs son président. KM (AMAP)

Produits périmés : Bon prix, mais dangereux pour la santé

Reportage d’Anne Marie KEITA Bamako, 20 février (AMAP) Vendre un produit dont la date limite de consommation a expiré est interdit et réprimé par la loi malienne. Pourtant, nos marchés sont inondés de produits alimentaires impropres à la consommation. Ces produits sont vendus à vil prix par certains commerçants peu soucieux du danger qu’ils font courir aux consommateurs. La santé du consommateur malien est, donc, constamment menacée, surtout quand on sait que les commerçants ont les moyens de modifier la date de péremption des produits et souvent même, les emballages. Il suffit de faire un tour au grand marché de Bamako pour se convaincre que les produits périmés sont vendus partout et même prisés par les consommateurs. C’est làque la plupart des commerçants s’approvisionnent en produits périmés. Certains clients aussi. Des magasins existent, également, dans d’autres marchés et dans certains quartiers. La prolifération de ces magasins inquiète Ibrahima Diallo, gérant d’une boutique d’alimentation au marché «Dabanani». Pour lui, certains commerçants disposent aujourd’hui de machines leur permettant de falsifier les dates sur les emballages des produits périmés. « Le prix de ces produits défie toute concurrence, ce qui attire forcément la clientèle », souligne notre interlocuteur. Aminata Coulibaly est vendeuse de petit pois en conserve et pattes alimentaires et bien d’autres produits de consommation. Ici, la boîte de petit pois est cédée à 300 Fcfa, alors que le prix normal est de 500 Fcfa. L’explication est simple : parce que le produit est périmé. Si certains clients savent que ce sont des produits périmés et les achètent à leur risque et péril, d’autres non. C’est le cas de Rokia Diarra que nous avons rencontrée dans un marché et qui nous a confié : «J’ai acheté les boîtes de petits pois parce que c’était bon prix, mais je ne savais pas que le produit était périmé». « Lorsque j’ai ouvert la première boite, la dégradation du produit crevait les yeux, c’est à ce moment que j’ai vérifié la date de péremption et c’était écrit à consommer avant le 20/11/2019», a témoigné Rokia Diarra. Dans le même marché, nous avons suivi un livreur de marchandises. Son pousse-pousse rempli de cannettes de boissons et d’autres produits attirait les regards. Abordé, le jeune livreur se montre peu bavard. «Ces produits ne m’appartiennent pas, je me contente de les livrer», lâche-t-il. Le propriétaire, Baba Sylla que nous rencontrerons, plus tard, a expliqué que certains de ses produits alimentaires sont périmés mais que cela ne veut pas dire qu’ils sont impropres à la consommation. Le commerçant a ajouté qu’il n’a jamais enregistré de plaintes de ses clients. «Nous les vendons à bon prix pour ne pas perdre nos bénéfices», a expliqué Baba Sylla. Les services de la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC), n’ont pas souhaité parler, mais on peut s’autoriser à dire qu’il ne se passe pas un seul mois sans qu’ils ne  saisissent des produits impropres à la consommation, à Bamako comme à l’intérieur. Parmi les produits périmés qui inondent les marchés, on peut citer lesboissons,l’huile et les pâtes alimentaires, le lait,  les boîtes de sardine et de petit-pois, les pâtes dentifrices. QUE DIT LA LOI ? Il existe une loi interdisant la vente des produits périmés sur le territoire malien. Il s’agit de la loi n° 2015-036 du 16 juillet 2015 portant protection du consommateur, qui, dans son article 48, stipule qu’il est interdit d’exposer, de détenir en vue de la vente, de mettre en vente, de vendre ou d’utiliser comme matière première tout bien avarié périmé, falsifié ou contaminé. L’article 49 stipule que la détention en vue de la vente, la vente ou l’utilisation de biens toxiques nocifs ou dangereux pour la santé du consommateur, en dehors des dispositions règlementaires, sont interdites. Malheureusement, on constate que, dans la plupart des cas, les agents des services chargés du contrôle se contentent simplement de retirer ces produits dangereux et de les brûler. L’Association des consommateurs du Mali (ASCOMA) met surtout l’accent sur la sensibilisation de la population sur les conséquences de la vente et de la consommation des produits  périmés et impropres. Pour sa présidente, Mme Coulibaly Salimata Diarra, le consommateur doit être protégé contre ces produits et l’ASCOMA a déjà entrepris plusieurs actions dans ce sens. Des investigations approfondies sur l’utilisation du bromate de potassium et la collecte d’éléments irréfutables sur sa dangerosité, des enquêtes sur le terrain et des analyses de laboratoire des aliments de rue pour évaluer leurs qualités et les règles et normes d’hygiène appliquées, sont quelques actions qui ont été menées, ces dernières années, par l’ASCOMA. AMK/MD (AMAP)  

Gaz butane subventionné: Le prix a-t-il baissé chez les revendeurs ?

Reportage d’Amadou B. MAÏGA Bamako, 20 février (AMAP) La Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) a, récemment, annoncé que les prix indicatifs plafonds du gaz butane subventionné sont fixés à 2.910 Fcfa pour la bonbonne de 6 Kg et à 1.335 Fcfa pour celle de 2,75 Kg. Ce qui correspond, respectivement, précise un communiqué de la Commission de suivi du mécanisme de taxation des produits pétroliers, à une baisse de 590 Fcfa et de 270 Fcfa. Rappelons que la bouteille de 6 kg était vendue à 3.500 Fcfa, contre 1.605 Fcfa pour la bouteille de 2,75 Kg. Cette réduction du prix du combustible domestique survient après une crise entre opérateurs gaziers et le gouvernement. Les importateurs de gaz, qui réclamaient des impayés, avaient décidé de rompre toute collaboration avec l’Etat. Conséquence : les prix avaient flambé, au grand dam des consommateurs. C’est pourquoi la DGCC a, dès l’entrée en vigueur de cette décision, invité les consommateurs à signaler auprès de ses structures déconcentrées, les cas de non-respect des prix plafonds indiqués. «Les manquements seront sanctionnés conformément à la règlementation en vigueur», a indiqué le communiqué dont nous avons reçu copie. Qu’en est-il véritablement sur le terrain ? Dimanche 16 février, l’horloge affiche 10 heures. L’air frais matinal dégagé par le fleuve Djoliba souffle sur Badalabougou, un quartier de la Commune V du district de Bamako. Une ballade au marché nous conduit chez Moussa Dicko, revendeur de gaz butane et de divers produits. Assis devant sa boutique, son fils Mohamed s’occupe des clients. Interrogé, notre interlocuteur affirme sans transiger que le prix indicatif plafond fixé par le gouvernement ne marchera pas. D’après lui, ces tarifs sont mal pensés. Il dit payer à 3.000 Fcfa la bouteille de 6 Kg. «Quelqu’un qui achète une marchandise à 3.000 Fcfa, est-ce qu’il peut la revendre à 2.910 Fcfa ? Ce n’est pas possible», dit le commerçant. Après un long moment de discussion, une dame vient payer une bouteille de 6 Kg, sans poser de problème. Elle semble plutôt heureuse d’avoir le gaz. «Il y a quelques semaines, j’achetais la bombonne de 6 Kg à 5.000 Fcfa voire plus souvent. A un moment donné, je ne parvenais plus à en trouver sur le marché», confie-t-elle. Lundi 17 février. En cet après-midi, le marché Dibida grouille de monde. Boutiquiers, vendeurs ambulants et autres usagers se démènent pour se frayer un chemin. La chaleur est suffocante. Là, la quasi-totalité des revendeurs interrogés affirment céder la bouteille de 6 kg à 3.500 Fcfa au lieu de 2.910 Fcfa fixés comme prix indicatif plafond par la DGCC. Pour eux, le prix de 2.910 Fcfa est un faux prix, car il ne prend pas en compte les difficultés d’accès à ce produit. Amadou Kida, l’un d’eux, révèle avoir acheté la bombonne de 6 kg à 3.000 Fcfa chez Sodigaz. « Avant la fixation des prix indicatifs plafonnés », précise le négociant. Pour espérer m’en sortir « je suis obligé de revendre une bouteille à 3.500 Fcfa», avance-t-il. Au même marché de Dibida, le revendeur Birama Diarra est le seul qui cède la bouteille de 6 Kg à 3.000 Fcfa au lieu de 3.500 Fcfa. Arrondissant ainsi les 2.910 Fcfa à 3.000 Fcfa. Cela, précise celui dont la marchandise s’arrache, « dans le but d’éviter le souci de jeton qui risque de se poser avec les 2.910 Fcfa. En attendant l’arrivée de nouveaux stocks, il promet de maintenir ce prix jusqu’à nouvel ordre. Contacté à ce propos, le directeur général de Sodigaz, Oudiari Diawara, a expliqué, lundi, qu’au niveau de sa société, la bombonne de 6 Kg est vendue entre 2.450 Fcfa à 2.500 Fcfa aux distributeurs. Précisons que ce sont ces intermédiaires (les distributeurs) qui revendent le gaz aux revendeurs qui ont alors la charge de céder à 2.910 Fcfa la bouteille de 6 Kg et à 1.335 Fcfa celle de 2,75 Kg. Pour le patron de Sodigaz, la réduction des prix du gaz subventionné risque d’augmenter la subvention de l’Etat qui s’élève cette année à près 7 milliards de Fcfa. Alors qu’il n’a pas encore, à l’en croire, payé tous les arriérés de 2019. Pour s’assurer que les prix fixés sont respectés par les revendeurs, la direction régionale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence a mis à la disposition du public des numéros verts que les utilisateurs peuvent appeler pour signaler tout manquement à cette directive. Il s’agit pour la Commune I du numéro 66 81 04 59, Commune II, 16 49 22 91, Commune III, 76 13 50 47, Commune IV, 66 71 79 57, Commune V, 66 46 42 80 et Commune VI, 76 45 01 69. ABM/MD (AMAP)                                                

Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 19 février 2020

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi, 19 février 2020 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu une communication. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°09-687/P-RM du 29 décembre 2009 fixant les taux de redevance de régulation des marchés publics et des délégations de service public, des produits des ventes des dossiers d’Appels d’Offres versés à l’Autorité de Régulation des Marchés publics et des délégations de Service public et des frais d’enregistrement des recours non juridictionnels. L’Autorité de Régulation des Marchés publics et des délégations de Service public est une autorité administrative indépendante créée par la Loi n°08-023 du 23 juillet 2008 ayant pour mission d’assurer la régulation du système de passation des marchés publics et des conventions de délégation de service public en vue d’en accroitre la transparence et l’efficacité. Elle perçoit à ce titre la redevance de régulation des marchés publics et des délégations de service public dont les taux sont fixés par décret pris en Conseil des Ministres. Le projet de décret adopté modifie la base de prélèvement de cette redevance. Son adoption permettra entre autres de rétablir l’équilibre financier de l’Autorité. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INTEGRATION AFRICAINE Sur le rapport du ministre de l’Intégration africaine, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant création du Centre national pour la Coordination du Mécanisme d’Alerte précoce et de Réponse aux Risques. La 45ème session de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, tenue le 14 juillet 2014 à Accra au Ghana, a recommandé la création, dans chaque Etat membre, d’un mécanisme d’alerte précoce pour gérer et régler les conflits locaux de faible intensité et renforcer l’architecture de paix et de sécurité. Le Règlement communautaire relatif à la mise en place de mécanismes nationaux d’Alerte précoce et de Réponse aux Risques de la CEDEAO prévoit un Centre national de coordination dans chaque Etat membre. Dans ce cadre, le Gouvernement avait institué auprès du Premier ministre par Décret n°2016-006/PM-RM du 15 janvier 2016, modifié, le Mécanisme national d’Alerte précoce et de Réponse aux Risques. L’adoption du présent projet d’ordonnance vise à harmoniser le statut du centre avec les engagements communautaires. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DE L’EQUIPEMENT Sur le rapport du ministre des Infrastructures et de l’Equipement, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre organique de la Cellule d’Exécution des Travaux routiers d’Urgence (CETRU). La CETRU a pour mission : l’exécution des travaux d’entretien routier et d’aménagement nécessaires ; la réparation des dommages causés aux routes et aux ouvrages d’art par les intempéries et les calamités. Le projet de décret adopté vise à doter, pour les cinq (05) prochaines années, la Cellule en personnel nécessaire pour l’exécution de ses missions. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Conseiller consulaire à l’Ambassade du Mali à Abidjan : Monsieur El Boukhari BEN ESSAYOUTI, Professeur Principal de l’Enseignement secondaire. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION Chargé de Mission : Madame CISSE Oumou Ahmar Boubacar TRAORE, Spécialiste en Genre. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE Conseiller technique : Monsieur Hamidou MORBA, Maître-Assistant. Directeur National de l’Enseignement Normal : Monsieur Amidou Issoufi MAIGA, Professeur de l’Enseignement Supérieur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE Directeur Général de l’Agence Nationale de la Grande Muraille Verte : Madame KANOUTE Fatoumata KONE, Ingénieur des Eaux et Forêts. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE Directeur National de l’Emploi : Monsieur Mohamed Abdoulahi CHEIBANI, Ingénieur de la Statistique. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DE LA MOBILITE URBAINE Sur le rapport du ministre des Transports et de la Mobilité urbaine, le Conseil des Ministres a pris acte de la Stratégie nationale de la Sécurité routière 2020-2029 et son Plan d’Actions 2020-2024. Les questions liées à la sécurité routière touchent toutes les couches sociales et constituent une préoccupation majeure aussi bien pour les usagers que pour les pouvoirs publics. En dépit des actions engagées par le Gouvernement notamment la formation des acteurs et la sensibilisation des usagers de la route, les accidents de la circulation routière ont pris une ampleur préoccupante occasionnant fréquemment des pertes en vies humaines. C’est dans ce contexte que la Stratégie nationale de la Sécurité routière est élaborée. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Charte africaine sur la sécurité routière approuvée par la 26ème Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine, tenue le 31 janvier 2016 à Addis-Abeba. L’objectif visé par la Stratégie nationale de la Sécurité routière est de réduire le taux de mortalité des accidents de la route de 50% à l’horizon 2029. La présente stratégie est assortie d’un premier plan d’actions 2020-2024 déclinées dans les axes stratégiques ci-après : – la sécurisation des 2 et 3 roues motorisées ; – la sécurité des piétions ; – la réduction des accidents des véhicules légers ; – le renforcement de la sécurité des usagers âgés de 15 à 34 ans ; – la sécurisation du transport professionnel. Bamako, le 19 février 2020 Le Secrétaire général du Gouvernement, Madame SANOGO Aminata MALLE Commandeur de l’Ordre national  

Sikasso : L’UNICEF offre 17 motos aux services du développement social et de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille

Sikasso, 19 février (AMAP) La cérémonie de remise de la donation  de 17 motos par l’UNICEF aux directions régionales  du développement sociale et de l’économie solidaire et de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille a été présidée par le Conseiller au Gouverneur de région, Daniel Dembélé, a constaté l’AMAP. La donation s’inscrit dans le cadre du suivi du paquet intégré des activités communautaires qui sont  entre autres, la santé, la nutrition, l’éducation et la protection de l’enfant. Le représentant du  chef de l’exécutif régional  a remercié l’UNICEF pour tous les efforts en faveur des populations de la région avant de déclarer que le don  permettra de renforcer le système de collecte des données de routine en temps réel de la mise en œuvre des interventions et de mesurer les progrès à travers le partage des données. Le directeur régional du développement social, Mamadou Mama Dioné a également  remercié l’UNICEF pour ce don qui sera d’un apport inestimable dans la réalisation des activités relatives à la lutte contre la malnutrition à travers le renforcement des capacités opérationnelles des prestataires sur le terrain. Le représentant de l’UNICEF, Dr Aimé Namululi a déclaré que la donation s’inscrit dans le cadre de la mise à l’échelle des interventions communautaires et multisectorielles à travers les groupes de soutien aux activités de nutrition et les plateformes de coordination pour une réponse intégrée aux droits des enfants et des femmes dans la région de Sikasso. « Cette remise coïncide avec le démarrage du nouveau cycle de coopération entre le Mali et l’UNICEF qui s’étendra sur la période 2020-2024. Ces engins permettront aux prestataires des services locaux du développement social et de la promotion de la femme, de suivre 150.000 ménages dans 303 villages de la région » a-t-il conclu. La cérémonie a regroupé  les autorités régionales, les élus,  les chefs des services techniques et les représentants de la société civile.  FD/KM (AMAP)

Le président Ibrahim Boubacar Keïta reçoit le directeur général des opérations de la Banque mondiale

Bamako, 19 février (AMAP) Le directeur général des opérations de la Banque mondiale, Axel Van Trotsenburg, en visite au Mali dans le cadre d’une tournée dans les pays du G5 Sahel, a été reçu, lundi, en audience par le président Ibrahim Boubacar Keïta. A sa sortie d’audience, M. Van Trotsenburg, a indiqué avoir félicité le président Keïta pour les bonnes relations entre son institution financière et le gouvernement du Mali. Selon lui, les deux partenaires ont réussi à développer, pendant les trois dernières années, un  programme d’environ 1,2 milliard de dollars (600 milliards de Fcfa).  « Je lui ai indiqué que la Banque mondiale a l’intention d’augmenter son programme pour les pays du Sahel pour les trois prochaines années et le Mali va bénéficier de cet effort», a annoncéle directeur général des opérations de la Banque mondiale. Axel Van Trotsenburg a, aussi, déclaré avoir abordé avec le président de la République les grands axes d’intervention ainsi que la situation  générale et comment la Banque mondiale va continuer à accompagner le Mali. « Nous sommes solidaires du Mali et nous sommes déterminés à rester un partenaire de long terme», a assuré le directeur général des opérations de la Banque mondialequi s’est dit heureux de la collaboration et du travail des équipes de la Banque avec la partie malienne. Avant d’être reçu par le chef de l’Etat, le haut responsable de la Banque mondiale a eu une séance de travail avec le Premier ministre, au cours de laquelle il a fait le point du programme de la Banque mondiale au Mali. Avec le chef du gouvernement, il a été également question de comment traduire l’engagement que la Banque mondiale, dans les prochaines années, en actions concrètes. A cet effet, Axel Van Trotsenburga dit avoir instruit l’équipe de la Banque au Mali d’entrer  en discussions avec  le gouvernement pour définir concrètement le programme. Car pour lui, il est important de vite préparer ce programme pour assurer son exécution. « Malgré tous les engagements financiers, ce qui est le plus important, c’est l’effet de ce programme sur la population », a-t-il soutenu. DD/LN/MD (AMAP)

Adduction d’eau à partir de Kabala : Les travaux avancent à bon rythme

Bamako, 19 février (AMAP) Le directeur général des opérations de la Banque mondiale, Axel Van Trotsenburg, en tournée dans les pays du G5 Sahel, en prélude au sommet de l’organisation sahélienne, à Nouakchott, en Mauritanie, a constaté, lundi, dans la capitale malienne, le bon rythme du Projet d’alimentation en eau potable de Bamako à partir de Kabala, financé par la Banque mondiale. Le directeur général des opérations de la Banque mondiale dont la visite avait pour but de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux du chantier, s’est, aussi, assuré que les populations bénéficient effectivement du projet. Accompagné du ministre de l’Energie et de l’Eau, Axel Van Trotsenburg,a visité la Société malienne du patrimoine de l’eau potable (SOMAPEP), où se trouve une station d’alerte et de traitement. La délégation s’est, ensuite, rendue à Baco-djicoroni pour visiter le chantier d’extension des réservoirs. Après s’être entretenu avec les responsables techniques, le directeur des opérations de la Banque mondiale a affirmé que ce projet hydraulique couvrira les besoins en eau, d’au moins 1,2 million d’habitants dans la capitale malienne. Rappelons que ces fournitures sont faites à des coups favorables. Un branchement coûtera 20.000 Fcfa, au lieu de 100.000 à 150.000 Fcfa par le passé. « Faciliter l’accès à l’eau pour les couches pauvres est l’une des missions de la Banque mondiale. C’est pourquoi nous avons appuyé le gouvernement du Mali avec 1 milliard de dollars. Dans l’avenir, nous allons accroître les programmes pour ce pays, qui est un partenaire de longue date», a expliqué Axel Van Trotsenburg. Quant à l’état d’avancement des travaux, des sources techniques notent un grand progrès. Une vaste opération de 100.000 branchements sociaux a été lancée. Plus de 46.000 branchements sont en cours. Bientôt des marchés seront attribués pour les autres branchements restants, apprend-on des mêmes sources. M. Van Trotsenburg  a, pour sa part, souhaité que les travaux soient terminés le plus rapidement possible afin que les connexions avec les familles soient établies. Ce projet, dont tous les travaux ne sont pas encore terminés, profite déjà à bien des ménages. La délégation est allée le vérifier auprès de quelques familles. Mamou Traoré, une habitante de Baco-djikoroni, s’est réjouie du fait que le service de l’eau potable a mis un terme à ses souffrances quotidiennes. « Chaque matin, nous étions obligés de parcourir de longues distances à la recherche du liquide précieux. Il fallait se réveiller à quatre heures du matin. Femmes et enfants. Nous devions remplir dix bidons de 20 litres pour toute la famille. Ce n’est plus le cas maintenant. Depuis que j’ai payé 20.000 Fcfa, la Somapep a fait des installations, qui n’ont même pas pris du temps. Et l’eau coule 24/24 chez moi », a-t-elle témoigné. Même satisfaction chez Youssouf Kouyaté, un autre habitant du quartier. Pour lui, avec ce projet, il y a moins en moins de mésententes au sein des couples. « Les enfants pourront désormais se concentrer sur leurs études au lieu d’errer partout à la recherche de l’eau », s’est-il réjoui. DD/LN/MD (AMAP)

Mali : L’ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF, le Chanteur italien Ultimo, apporte son soutien aux enfants

 Bamako, 19 février (AMAP) L’ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF, le célèbre chanteur italien Ultimo qui a conduit une mission au Mali du 12 au 15 février dont l’objectif était de s’enquérir de la situation des enfants maliens, a organisé vendredi à la Cité des enfants, une rencontre de plaidoyer, a constaté l’AMAP. La cheffe de la communication de l’Unicef Mali, Eliane Lüthi a déclaré que la délégation conduite par le chanteur est au Mali pour apprécier les besoins des enfants et constater sur le terrain l’important travail d’encadrement. « La délégation est venue constater la situation des enfants en matière d’éducation, de santé, de nutrition et de protection. Elle est là pour aider l’état malien à relever le grand défi des enfants », a-t-elle précisé. S’adressant à Ultimo, la communicatrice a souhaité que le chanteur pourrait être un grand soutien en faveur des enfants en attirant l’attention de l’opinion publique italienne en général et celle des donateurs en particulier. « Dès son retour en Italie, il organisera un concert au profit des enfants du Mali »,a conclu Eliane Lüthi. La mission s’est rendue à Zantièbougou dans la région de Bougouni  pour visiter un centre de développement de petite enfance, un Centre de santé communautaire (CSCOM) et certaines familles avant de visiter un CSCOM et une école primaire à Bamako. Après toutes ces visites, le chanteur Ultimo a rencontré les jeunes musiciens et slameurs du Mali pour connaître leur culture musicale et également partager son art avec eux dans un esprit de partage culturel. La rencontre s’est déroulée en  présence du directeur général d’Unicef Italie, Paolo Rozera, de la directrice de la Cité des enfants, Mme Amina Cissé, de nombreux enfants parlementaires, artistes et journalistes. AOT/KM (AMAP)

Le bataillon des FAMa reconstituées est arrivé à Tombouctou, mardi

 Tombouctou, 19 février (AMAP) Le gouverneur de région, Ahmadou Ag Koina a présidé mardi, à la place d’armes du Camp fort Cheick Sidi Bekaye de Tombouctou, la cérémonie d’accueil du bataillon FAMa reconstituées, a constaté l’AMAP. Le Chef de l’exécutif régional et le commandant de zone et chef secteur de l’opération Maliko, le colonel Boubacar Yassanry Sanogo, après la montée des couleurs, ont procédé à la revue des troupes. Le gouverneur de région a déclaré qu’il n’y a plus de CMA ni de plateforme mais les FAMa au service de la nation avant d’inviter l’ensemble des  Forces de défense à se mettre au travail pour sécuriser les personnes et leurs biens. Le commandant de zone a salué et souhaité la bienvenue aux éléments avant de les  exhorter à aller dans le sens du sacrifice ultime, à l’observation des règles et des valeurs militaires et à la cohésion, seul gage de la réussite des missions régaliennes. La cérémonie a regroupé outre le gouverneur de la région, les autorités intérimaires, politiques, communales, les notabilités et les responsables des forces partenaires. KM (AMAP)

Bla : Un gendarme tué dans l’attaque du poste de péage

Bla, 19 février (AMAP) Un groupe de terroristes lourdement armés a attaqué, lundi, aux environs de 21 heures, le poste de péage de Bla, (Centre) situé sur la Route nationale (RN)12, à la sortie de la ville, faisant un mort et un blessé. Les tirs des assaillants ont semé la panique chez les agents en faction, ainsi que dans les quartiers voisins. Les deux gendarmes présents au poste au moment de l’attaque ainsi que les péagistes,  chargés de la barrière, se sont refugiés dans les concessions voisines. Le troisième gendarme, le Maréchal des logis (MDL) Youba Diarra, absent au moment de l’attaque, a été accueilli, à son retour, par des tirs des assaillants auxquels il a riposté. Malheureusement, le gendarme a été mortellement blessé par les terroristes qui, selon plusieurs témoignages, criaient Allah Akbar (Dieu est grand, ndlr). Le corps du gendarme a été retrouvé sur le terrain vague qui jouxte le péage. Un péagiste, Mamadou O. Diallo, a reçu des balles aux jambes. Il a été immédiatement transporté à l’hôpital régional de Ségou par le commandant de brigade, le lieutenant Souleymane Diallo, arrivé sur les lieux, en compagnie du service de la protection civile. Le pronostic vital de Mamadou O. Diallo n’est pas engagé. Quant aux deux gendarmes, qui ont réussi à s’échapper, ils souffrent de blessures légères. Mardi matin, une mission du gouvernorat de la Région de Ségou, conduite par le directeur de cabinet, Siné Dembélé, est arrivée à Bla pour s’enquérir de la situation. A son arrivée, la délégation a été accueillie par le préfet de Bla, Boikary Traoré, qui avait à ses côtés le président du Conseil de cercle, le maire, le commandant de brigade et le chef de peloton de la Garde nationale. La mission a rendu visite aux blessés au Centre de santé de référence (CSRef) de Bla, avant de se rendre au poste où, on pouvait encore voir des impacts de balles. Une enquête a été ouverte. BK/MD (AMAP)