Mali : La baisse de température se poursuivra jusqu’au 09 janvier 2020

Bamako, 6 janvier (AMAP) La baisse de température, observée actuellement sur l’ensemble du territoire national, va se poursuivre jusqu’au 09 janvier 2020, a appris l’AMAP de source officielle. La Cellule de Communication de l’Agence Mali-Météo précise que cette diminution de température sera accompagnée d’une réduction moyenne de la visibilité par la poussière en suspension dans une grande partie du pays et légèrement au Sud. « Il est conseillé de porter des habits adaptés et de veiller sur les enfants et les personnes âgées pendant cette période », Mali- Météo. En rappel, il a été constaté depuis la nuit de la Saint Sylvestre un grand froid qui plane sur l’ensemble du territoire, surtout la capitale Bamako. OD/KM (AMAP)

Médecine traditionnelle : Les vertus des plantes médicinales  

Par Fatoumata T DIAWARA Bamako, 06 janvier (AMAP) Le Mali dispose d’un département dédié à la Médecine traditionnelle  et a une bonne longueur d’avance sur nombre de ses voisins. Les spécialistes maliens enMédecine traditionnelle  ont fabriqué sept médicaments traditionnels améliorés qui sont en vente dans les officines pharmaceutiques. Il est admis, dans notre société, que presque tout le monde (intellectuel ou illettré, riche ou pauvre, croyant ou pas) a eu recours à la médecine traditionnelle, notamment aux recettes de grand-mère, à un moment ou à un autre. Ce constat général rappelle l’importance de cette médecine, bien acceptée dans nos différentes communautés, et qui doit s’inscrire dans la complémentarité avec la médecine conventionnelle, c’est-à-dire moderne. Ainsi, le Mali a adopté une politique nationale en la matière. Cette volonté de valorisation de la médecine traditionnelle s’est traduite par la création du département de médecine tradition de l’Institut national de santé (INSP), lui-même bâti sur les cendres de l’ex-Institut national de recherche en santé publique (INRSP). Ce département de médecine traditionnelle, qui dispose d’une équipe de recherche compétitive, est à l’origine de la fabrication des médicaments traditionnels améliorés (MTA) auxquels on prête de nombreuses vertus. Sept médicaments sont actuellement vendus dans les officines pharmaceutiques à des prix accessibles. Il s’agit de l’hépatisane, du malarial contre le paludisme, de la pommade psorospermine contre les infections de la peau, du sirop balembo, utilisé contre la toux, du laxacassia indiqué contre la constipation et du dysenterial prescrit contre la diahrrée et du gastrosédal contre la gastrite. D’autres molécules seraient aussi sur le marché. Dans un pays où, il vaut mieux aller au boulanger qu’au médecin, c’est-à-dire que le médicament coûte plus que la nourriture, la médecine traditionnelle apporte un véritable bol d’air aux malades. Ceux-ci n’ont pas forcément les moyens de se procurer des médicaments génériques encore moins des spécialités. Nos compatriotes utilisent les médicaments traditionnels améliorés pour se soigner contre certaines pathologies courantes, notamment le paludisme qui reste un fréquent motif de consultation dans nos établissements de santé, les maux de ventre et certains malaises au cours de la grossesse. La médecine traditionnelle s’est révélée surtout d’une très grande efficacité dans la prise en charge de certains problèmes de santé publique. Malades et spécialistes du domaine intègrent ce potentiel dans l’arsenal thérapeutique de notre pays contre les pathologies assez répandues. MARCHANDS D’ILLUSIONS – Sékou Kouyaté est une personne du troisième âge. Du haut de ses 90 ans et de ses nombreuses années d’utilisation de cette médecine, il sait de quoi il parle. Cet habitant de Sabalibougou prête de nombreuses vertus thérapeutiques aux plantes. « J’accorde de l’importance à la médecine traditionnelle. Il y a quelques années, il n’y avait pas un éventail assez large de médicaments modernes. On utilisait les décoctions et d’autres recettes de grand-mère », rappelle-t-il. Le nonagénaire pousse son analyse un peu plus loin. Il estime qu’il y a une énorme différence entre les enfants de sa génération et ceux d’aujourd’hui qu’ils juge plus fragiles. L’argumentaire pourrait être contesté par tout esprit cartésien. Mais le doyen d’âge voulait simplement rappeler que, depuis des lustres, cette médecine continue d’administrer la preuve de son efficacité dans la prise en charge et dans la prévention de certaines préoccupations de santé publique. Adiaratou Togo, résidente à Kalabancoro, partage les mêmes observations que son prédécesseur et soutient que du début de sa grossesse à l’accouchement, elle n’a utilisé que des produits traditionnels. « Par la grâce d’Allah, mon enfant se porte comme un charme », explique cette mère de famille. La médecine traditionnelle représente un maillon essentiel de la chaîne de soins du fait que les tradi-praticiens représentent, parfois, le premier contact du malade. Il y a, donc, une notion de complémentarité à établir entre la médecine conventionnelle et celle traditionnelle. Cette dernière reste confrontée à un problème d’organisation et de réglementation pour être plus profitable parce que c’est une discipline qui recèle de grandes potentialités. Au-delà des médicaments, les thérapeutes traditionnels offrent des recettes à base de feuilles ou d’écorces d’arbres, de poudre. Sur le marché, ces produits sont accessibles pour le citoyen lambda. Les prix de ces médicaments traditionnels varient entre 25 et 250 Fcfa. Mais pour des croyances qui perdurent, certains médicaments sont cédés au prix symbolique de 5 Fcfa. Outrepasser cette exigence, le médicament perdrait tout son principe actif et donc son efficacité. Jadis, certains tradi-thérapeutes ne réclamaient le moindre kopeck du malade avant sa guérison. Ces maîtres de la médicine traditionnelle étaient sûrs de leur science. Mais aujourd’hui, les vendeurs d’illusions ont pignon sur rue et se livrent à des pratiques pas très orthodoxes. On leur reproche une méconnaissance des plantes et de leur mode de conservation. Cependant, la médecine traditionnelle a franchi les âges et semble avoir encore de beaux jours devant elle. A Kalabancoro, Mah Diarra est tradi-praticienne depuis le bas âge. Cette mère de famille vit de son art et subvient aux besoins de sa famille. Quant à Abdoulaye Bakayoko, 70 ans, il a hérité la science de la médication de ses ancêtres. Il assure vivre bien de ses connaissances thérapeutiques. Au marché de Sabalibougou, Youssouf Dembélé est un vendeur de plantes médicinales. Quotidiennement, il se rend à Sanankoroba, Ouélessébougou, Kabé, Baguinéda pour se ravitailler en plantes qu’il revend dans la capitale. Il cède ses cueillettes journalières au détail et il ne manque pas de clients. Les thérapeutes traditionnels utilisent beaucoup les plantes comme « goulobè », « djoun », « Ségou fali » contre le paludisme. Le « silen » est conseillé aux malades de l’hémorroïde ou « koko ». « Farakolo kanchi » facilite la dentition des bébés. Le « gountigè » aide l’enfant à marcher vite et le « sidjan lili » traite les maux de ventre. FTD/MD (AMAP)

Santé : La Semaine d’intensification des Activités de Nutrition débute le 10 janvier prochain

Bamako, 6 janvier (AMAP) La date de démarrage de la Semaine d’intensification des Activités de Nutrition (SIAN) est prévue pour le 10 janvier 2020, a appris l’AMAP de source officielle. La nouvelle a été donnée vendredi, dans un communiqué signé du Directeur Général de la Santé et de l’Hygiène Publique, Dr Ousmane Dembelé. Dr Ousmane Dembelé a déclaré que la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique (DGSHP) a été dotée de 260 cartons de 25 boites de 1000 comprimés d’Albendazole, Après cette dotation une répartition a été faite conformément à la micro planification, avant de préciser qu’au décours de cette répartition, une distribution a été organisée. Les premières dotations avaient concerné les régions de Koulikoro, de Mopti, et celles du nord. Dr Ousmane Dembelé a, par ailleurs souligné que c’est lors de l’approvisionnement des régions de Kayes, Sikasso et de Ségou que la Direction Générale de la Santé et de L’Hygiène Publique a fait le constat du manquement de 202 cartons de comprimés d’Albendazole. « Aussitôt le Directeur Général de la Santé et de L’Hygiène Publique a saisi l’Inspection de la Santé et les services judiciaires pour faire la lumière sur la situation. L’agent comptable en charge de la gestion des stocks a été immédiatement suspendu de toutes les activités de la DGSHP et un compte rendu a été également fait à la hiérarchie », a conclu Dr Dembélé. Enfin,  la DGSHP rassure les populations des localités concernées que toutes les dispositions seront prises pour la réalisation de la SIAN, selon le communiqué. La supplémentation en vitamine A et le déparasitage à l’Albendazole dans les activités de routine des structures sanitaires et la Semaine d’intensification des Activités de Nutrition (SIAN) sont des stratégies adoptées pour la prévention et la lutte contre la carence en vitamine A et l’anémie, par le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales avec l’appui de ses Partenaires.  KM (AMAP)

Lutte contre la corruption : Les dossiers de trois fonctionnaires transmis à la Justice

Bamako, 6 janvier (AMAP) L’Office Central de Lutte Contre la corruption et l’enrichissement Illicite(OCLEIL) a présenté samedi à Bamako, son rapport d’évaluation des activités liées à la prévention et à la répression de l’enrichissement Illicite couvrant la période allant du 1er  janvier 2017 au 31 décembre 2018, a constaté l’AMAP. Le Président de l’OCLEIL, Moumouni Guindo, a saisi l’occasion pour déclarer aux hommes de presse, que les dossiers de trois fonctionnaires, qui se seraient enrichis illicitement, ont été déjà transmis à la Justice. Moumouni Guindo  qui n’a pas dévoilé l’identité des fonctionnaires incriminés, a précisé que le premier concerne un inspecteur des services de sécurité sociale, possédant  17 maisons d’habitation dont trois maisons ont déjà été vendues, 4 véhicules particuliers. Les experts immobiliers ont évalué ses biens à  969,31 millions  de francs CFA Le second dossier concerne un inspecteur des Finances qui possède 18 maisons d’habitation dont sa résidence, un bâtiment de trois étages avec une piscine, qui a coûté 400 millions de FCFA, 18 parcelles non encore bâties. Le total de ses biens est estimé à 1 milliards 751 millions de FCFA et pendant que l’enquête était en cours, il a vendu trois maisons, plutôt à brader (un villa à l’ACI 10 millions de FCFA) à ses propres enfants Le dernier dossier concerne aussi un inspecteur des Finances, possédant 20 bâtiments dont 17 maisons d’habitation, deux écoles privées, une ferme agricole mise en valeur, 46 parcelles dont l’essentiel est en titre foncier, deux maisons d’habitation déjà vendues, un bâtiment commercial vendu aussi. Moumouni Guindo  a précisé que l’intéressé a beaucoup utilisé des prêtes nom, notamment ses enfants de 2 ans, de 4 ans et de 6 ans, possèdent des maisons de 300 millions, 100 millions, 200 millions etc. La valeur de ses biens a été estimée à 1 milliards 562 millions de FCFA à titre d’expertise.  KM (AMAP)

Fana : Un jeune gardien de la SOTELMA décapité

Fana, 6 janvier (AMAP) Un jeune répondant au nom de Manafa Touré, gardien de son état du relai de la SOTELMA, marié et père de deux enfants,  a été décapité dans son sommeil, dans la nuit de samedi à dimanche à Fana,  par des hommes non identifiés qui ont emporté son sang, a appris l’AMAP de sources concordantes. Les mêmes sources précisent qu’aux environs de 2H du matin, au quartier Badialan,  non loin du terrain municipal et à quelques centaines de mètres du lieu où une femme Peulh et sa  fille avaient été décapitées, s’est produite une nouvelle décapitation qui est celle du jeune Fanafa Touré, âgé d’une trentaine d’année. Son corps a été découvert le dimanche dans les environs de midi par les enfants qui lui apportaient régulièrement  à manger. Informé,  le sous préfet,  Benena Mounkoro, accompagné   du maire de Guegneka, Abdoulaye Coulibaly, du Commandant de la gendarmerie, du chef de peloton de la Garde, du délégué du poste de police de la ville, du médecin chef, et certaines personnalités s’est rendu sur les lieux pour constater le crime et calmer les populations avant de prendre des mesures idoines pour décrisper l’atmosphère. Une enquête a été ouverte par la Gendarmerie pour déterminer les circonstances exactes du crime ainsi que l’identité des assaillants et d’éventuels complices, selon les mêmes sources. Une réunion de haut niveau sur la question regroupera ce lundi, les  gouverneurs  des régions de Koulikoro et de Doïla, les services techniques, les leaders d’opinion, l’honorable Mamadou Diarrassouba, et d’autres personnes ressources afin de trouver les stratégies adaptées mettant fin définitivement à de telles pratiques.  DF/KM (AMAP)

Mopti : 8 individus suspects interpellés par les Fama à Sévaré

Mopti, 5 janvier (AMAP) Huit individus suspects en provenance de Boni (Hombori) pour Bamako, ont été interpellés vendredi à Sévaré par les Forces Armées Maliennes (Fama), a appris l’AMAP de source sécuritaire. Cette source précise que huit individus suspects ne possédant aucune pièce d’identité, à  bord d’un car  de transport SONEF en provenance de Boni pour Bamako, ont été interpellés dans les environs de 17 Heures,  par les Fama au poste de Thy (Sévaré). Les huit suspects ont été conduits à la Brigade Territoriale (BT) de Sevaré pour des enquêtes afin de déterminer leur identité et au besoin leur motivation, selon la même source. KM (AMAP)

Le gouvernement invite les populations à la retenue suite à des manifestations pour le départ de la MINUSMA dans le Cercle de Bandiagara

Le Gouvernement de la République du Mali a suivi avec préoccupation les manifestations qui se déroulent dans le cercle de Bandiagara, visant le départ des troupes de la MINUSMA. Le Gouvernement condamne fermement ces actes qui sont de nature à remettre en cause les efforts déployés par les autorités nationales et les partenaires internationaux pour le retour de la sécurité, de la stabilité et de la paix au Mali. Tout en rappelant que la MINUSMA est présente dans notre pays à la demande des autorités nationales et conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies, dans le but d’assurer le respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale, le Gouvernement appelle les populations à la retenue et les invite à ne pas tomber dans le piège des ennemis de la paix. Le Gouvernement exprime son soutien et sa totale solidarité au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, au personnel de la MINUSMA et à l’ensemble des pays contributeurs de troupes pour leur engagement pour la paix et la réconciliation.

« Toute personne physique ou morale peut bénéficier du service des aéronefs militaires de transports maliens » (dixit le chef d’état-major de l’Armée de l’Air)

Bamako, 4 janvier (AMAP) Le chef d’état-major de l’armée de l’Air, le général de brigade, Daouda Dembélé, a déclaré vendredi à Bamako, que toute personne physique ou morale peut bénéficier du service des aéronefs militaires de transports maliens, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite par le Chef d’Etat Major de l’Armée de l’Air, au cours  d’une conférence de presse à la Direction de l’information et des relations publiques de l’Armée (DIRPA). Cette sortie médiatique est consécutive à l’affrètement, il y a quelques jours, d’un avion militaire par la famille Kane pour ses besoins à Nioro du Sahel. Toute chose qui a suscité chez certains internautes des «commentaires, incompréhensions et autres interrogations », sur les réseaux sociaux. «Oui il est normal que les aéronefs de transport militaires soient utilisés par des civils, des associations, des organisations, des institutions en dehors du ministère de la Défense et des Anciens combattants » a précisé  le chef d’état-major de l’armée de l’Air. Le Général Daouda Dembélé a précisé qu’il s’agissait d’affrètement. « L’affrètement n’est ni une location, ni un service gracieux. Il consiste à assurer le service au prix coûtant sans aucun bénéfice pour l’Armée de l’Air », a déclaré Le général Dembelé qui a précisé que dans l’affrètement, le demandeur assure les frais inhérents à la mission, l’Armée de l’Air ne paie rien, elle ne demande pas non plus un quelconque bénéfice. Selon le chef d’état-major de l’armée de l’Air., il s’agit tout simplement d’une assistance militaire en faveur de nos populations et de nos partenaires. AT/KM (AMAP)    

Des vergers au marché : Incontournables revendeuses de fruits à Bamako 

Par Maïmouna SOW Bamako, 03 janvier (AMAP) Ce lundi, 25 novembre, marché des bananes (Namassa Dankan). Comme tous les matins, Ici, la détermination est féminine. Les passages étroits, qui séparent les magasins des grossistes, grouillent de commerçantes au détail. La cohue, sans précipitation, se déplace dans tous les sens. Les revendeuses, arrivées tôt à la bourse des bananes, sont pressées de regagner le centre-ville. Elles sont chargées de régimes de bananes, de melons, d’oranges. Les retardataires sont reconnaissables à leur plateau coincé sous le bras. Elles bousculent tout le monde dans les étroits passages. Elles ont hâte d’arriver au stand de leur fournisseur habituel.  Dans ce souk, il n’est pas aisé de se frayer un chemin. Pour se faire entendre, tout le monde, clients, vendeurs, crie.  « C’est mon tour ! ». « Cédez-moi le passage ! ». « Dans quel sachet je mets tes achats ? ».  « Ne me bouscule pas ! ». Beaucoup de jeunes femmes rurales, venues en exode à Bamako, deviennent des vendeuses ambulantes de fruits de saison. Elles sont propres et bien habillées dans les rues, pour attirer la sympathie de la clientèle. Difficile de convaincre ces femmes de m’accorder deux ou trois minutes d’entretien sur le commerce de la banane. Je guette les allures des clientes. Je m’approche de celles qui affichent une mine sereine. Je me dis que celles-ci sont indulgentes et qu’elles seront gentilles de répondre à deux ou trois questions. Ma tactique se révèle efficace. Deux sœurs ressortissantes de Koro, Ramata et Awa Tolo, acceptent de m’accorder quelques minutes de leur précieux temps.  Toutes les deux sont mariées. Elles se partagent une caisse de banane chaque jour. « Le prix de la caisse de 30 kg oscille entre 4.000 Fcfa et 15.000 Fcfa, selon la taille des bananes », explique l’aînée Ramata. Depuis 5 ans, ce commerce apporte, à chacune, un bénéfice journalier de 2.000 Fcfa. Les deux jeunes femmes dogon sont dynamiques et pleines de vie. Elles affrontent, toute la journée, sourire aux lèvres, les personnes auxquelles elles proposent leur marchandise. Elles ne rentrent jamais à la maison sans avoir écouler leur stock. Il y a une bonne entente entre les deux sœurs. La cadette portait au dos le bébé de sa grande sœur, au moment de notre entretien, en plus du poids de la marchandise sur la tête. La cadette nous confie : « Nous visitons les places publiques et les marchés de quartiers de Bamako pour vendre la marchandise. Ce travail est pénible. Mais nous sommes sympathiques. Nous sommes arrivés à créer une chaîne de clients fidèles. Ils attendent notre passage ». Les deux sœurs participent à la charge du foyer. Elles font, de temps en temps, plaisir aux parents restés au village, en envoyant des cadeaux et de l’argent. La grossiste Aminata Diakité décharge, au cours de la semaine, plusieurs sacs de melons et d’oranges sur le marché de Bamako. Elle achète ses fruits à Ségou, Sirabolola, Banamba. « Les grossistes me cèdent cinq melons à 500 Fcfa. Je revends quatre à 500 Fcfa. Mon bénéfice est le prix de la vente d’un melon sur cinq. Pour gagner dans ce commerce, il faut être rapide et très compétitive dans l’écoulement des produits. Car ils sont périssables. Et si c’est le cas, on perd beaucoup d’argent », affirme-t-elle. Cette mère de deux enfants, d’une trentaine d’années, est consciente de son rôle éminent dans son foyer. Tous les jours, elle participe aux dépenses pour faire bouillir la marmite. Elle s’assume et, pour elle, cette contribution est un acte responsable pour la stabilité de son foyer. Le plus grand souhait de Bono Coulibaly  est de se faire une place au soleil à Bamako, grâce à la vente ambulante de fruits. Elle est âgée d’une cinquantaine d’années. Elle porte tous les jours, sur la tête 30 kg de fruits de saison depuis ses 12 ans. Ce matin, comme des dizaines de femmes, elle attend devant un camion de 10 tonnes pour être servie.   L’infatigable Bono avoue que, pendant sa jeunesse, elle n’ambitionnait pas de se faire une place sur le marché. C’était la rapidité d’écouler la marchandise qui comptait.  Mais elle n’est plus jeune. La mère de sept enfants qu’elle est devenue, a confiance en ses capacités de procurer le pain quotidien à sa progéniture. La mère poule a déjà prévenu ses enfants de son envie de « prendre sa retraite ». Elle encourage ses garçons adolescents de persévérer dans l’apprentissage du métier d’électricien et de chauffeur qu’ils ont librement choisi. Ils seront adultes dans deux ans et pourront prendre la relève. « Je n’arrive plus à écouler tout mon stock. Ce commerce de détail alterne les bons et les mauvais jours. La perte est énorme par ce que les fruits pourrissent vite. Nous ne connaissons aucune technique de conservation que nous pouvons acheter avec nos faibles revenus», a déploré Bono Coulibaly. Le tenace grossiste Abdoulaye Diarra est dans cette activité depuis 16 ans. Tous les jours, il gère au mieux de leurs intérêts une clientèle toujours pressée, et ses trente employés. Il écoule vingt tonnes (20) de fruits de saison, chaque semaine. Ces marchandises lui viennent du Burkina Faso, de la Côte Ivoire  et  du Mali.  Il juge que la quantité de fruits maliens est insuffisante dans son stock. «  Je vends des bananes, ananas, oranges. En ce moment nous vivons la saison  de la papaye solo’, dit-il. La difficulté dans ce business se situe au niveau du dédouanement. Avant, on acquittait le droit de passage. Maintenant, les cargaisons de fruits importés sont dédouanées. Et c’est cher. Plusieurs taxes sont payées sur le trajet Zégoua-Bamako. A  l’entrée de la capitale, le camion est bloqué pendant près de 22 heures.  Cette longue attente détériore une grande quantité de fruits. Plusieurs  millions de Francs Cfa partent en fumée. Les autorités douanières sont insensibles à nos doléances jusqu’à présent», s’indigne-t-il. Le président du Syndicat  des vendeurs de fruits, Bourama Diarra, et son vice-président, Bourama Kaba Diakité, sont, tous les deux, à la tête d’une entreprise familiale. Ils ont succédé à leurs pères qui avaient, eux aussi, succédé à leurs pères. Les récoltes maliennes ne suffisent pas pour

Le chef d’Etat Major de l’Armée de Terre est arrivé à Niono ce vendredi, après l’attaque de la Maison d’arrêt

Niono, 3 janvier (AMAP) Le Chef d’Etat Major de l’Armée de Terre, le Général Kéba Sangaré est arrivé à Niono ce vendredi, au lendemain de l’attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés à la Maison d’arrêt, qui a fait un mort du côté des assaillants et des blessés parmi les forces loyalistes jeudi dans l’après midi, a appris l’AMAP de source sécuritaire. La même source précise que le Général Kéba Sangaré a visité la Maison d’arrêt et des check points pour s’enquérir de la situation et remonter le moral des troupes sur le terrain. Le Chef d’Etat Major de l’Armée de Terre était accompagné du Commandant de la  2ème zone militaire, Djédjé Dembélé et de plusieurs officiers, selon la même source qui précise qu’auparavant,  le Gouverneur de région, Général Biramou Sissoko, des administrateurs, des élus et des responsables de la société civile s’étaient rendus sur les lieux pour apporter le message de soutien des plus hautes autorités à nos forces de défense. MS/KM (AMAP)