Kolondièba : 555 candidats ont entamé les épreuves écrites du baccalauréat 2026

Kolondièba, 22 juin (AMAP)– Les épreuves écrites du baccalauréat malien ont démarré, lundi, dans lelCercle de Kolondièba avec un total de 555 candidats, dont 381 garçons et 174 filles, répartis dans 21 salles d’examen. Le lancement officiel s’est déroulé dans la salle n°6 du centre d’examen de Kolondièba Groupe scolaire A, où le 1er adjoint au préfet, Ibrahima Dougnon, accompagné des acteurs de l’école, procédé à l’ouverture de la première enveloppe contenant les sujets de biologie, a constaté l’AMAP. Plusieurs personnalités ont pris part à la cérémonie, notamment le 2è adjoint au préfet, Sékou Dembélé, le 1er adjoint au maire de Kolondièba, Moussa S. Koné, les forces de défense et de sécurité, la CAFO, le président de la société civile, Daouda Coulibaly, les comités de gestion scolaire et des représentants de la jeunesse. Ibrahima Dougnon et sa délégation ont ensuite prodigué des conseils aux candidats dans les quatre centres d’examen du cercle, tout en leur souhaitant bonne chance. NMK/CMT (AMAP)

Baccalauréat 2026 : les épreuves écrites lancées à Yanfolila dans la région de Bougouni

Bougouni-Yanfolila, 22 juin (AMAP)– Le gouverneur de la Région de Bougouni, le Général de brigade Ousmane Wélé, a procédé, lundi, au lancement officiel des épreuves écrites du baccalauréat malien, session de juin 2026, au lycée public de Yanfolila, à 80 kilomètres de Bougouni, a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée en présence du préfet du Cercle de Yanfolila, Sékou Kanta, du directeur de l’Académie d’enseignement de Bougouni, Mamadou Sissoko, ainsi que des autorités administratives, politiques, coutumières et des responsables des services de l’éducation. Après la montée des couleurs et des échanges avec les enseignants, le gouverneur a ouvert, à 8 heures, la première enveloppe dans la salle N°7 de la série Sciences économiques (TSEco), pour une épreuve d’économie d’une durée de quatre heures. Le Cercle de Yanfolila compte 352 candidats, dont 145 filles et 207 garçons, répartis entre les centres Yanfolila Arabe LP-Coumba et Yanfolila Classique LYLA. Le chef de l’exécutif régional s’est félicité du bon déroulement de l’année scolaire et des dispositions prises pour garantir la transparence des examens, notamment le respect des règles de surveillance et le renforcement de la sécurité autour des centres d’examen. Il a invité les candidats à garder leur sang-froid et à faire preuve de confiance en leurs capacités, tout en saluant l’engagement des enseignants et des autres acteurs du système éducatif. Aucun incident n’a été signalé dans le cercle de Yanfolila. À l’issue de la cérémonie, la délégation régionale a rendu une visite de courtoisie au chef de village de Yanfolila, Elhadj Sékouba Sidibé, coordinateur des chefs de village de la Région de Bougouni. Pour cette session 2026, l’Académie d’enseignement de Bougouni enregistre 3.854 candidats, dont 2.362 garçons et 1.492 filles. BHT/CMT (AMAP)

Youwarou : l’équipe Bora remporte la finale du tournoi de football des pionniers

Youwarou, 20 juin (AMAP)– L’équipe Bora a remporté, samedi, la finale du tournoi de football organisé par le District des pionniers de Youwarou en battant la formation Médersa par 2 buts à 0 au terrain de sports «Mondé» de Youwarou, a constaté. Cette compétition, lancée le 21 avril 2026 avec la participation de six équipes, a mobilisé plusieurs responsables, dont le représentant du préfet, Abdramane Coulibaly, et le chef du détachement militaire, le Lieutenant Mountaga Djiré, venus assister à la rencontre disputée devant un public nombreux. À l’issue de la finale, Bora s’est adjugé la première place, devant Médersa, tandis que l’équipe des pionniers a terminé troisième. Des cadeaux et des enveloppes symboliques ont été remis aux trois formations distinguées. En prélude au match, des courses de 100 mètres ont opposé deux groupes d’athlètes et les trois premiers de chaque série ont été récompensés. Selon les organisateurs, ce tournoi sportif s’inscrit dans le cadre du renforcement de la cohésion entre les établissements scolaires. SC/CMT (AMAP)

Koutiala : les épreuves écrites du baccalauréat 2026 lancées

Koutiala, 22 juin (AMAP)- Les épreuves écrites du baccalauréat, session de juin 2026, ont été lancées, lundi, au centre L PRIMO de la Commune rurale de Sincina, qui accueille 300 candidats, en présence du directeur de cabinet du gouverneur de la région, Namakan Touré, et d’une forte délégation venue apporter le soutien des autorités aux 6.264 candidats relevant de l’Académie d’enseignement de Koutiala, a constaté. Le directeur de l’Académie d’enseignement de Koutiala, Drissa Koné, a invité les candidats à privilégier l’effort personnel et à éviter toute forme de fraude afin de garantir des examens transparents. L’Académie d’enseignement de Koutiala compte 6.264 candidats répartis dans 29 centres d’examen, placés sous la surveillance de 446 enseignants. DD/CMT (AMAP)

Baccalauréat 2026 à Kayes : 4.911 candidats composent dans des conditions jugées satisfaisantes

Kayes, 22 juin (AMAP)– Le gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a procédé, ce lundi, à l’ouverture officielle des épreuves du Baccalauréat, session de juin 2026, au centre d’examen du Lycée Dougoukolo Konaré (LDKK), en présence des autorités scolaires, communales et des responsables des Forces de sécurité. Au total, 4.911 candidats, toutes séries confondues, répartis dans 197 salles, prennent part à cet examen dans l’Académie d’enseignement de Kayes, a constaté l’AMAP. Après l’ouverture symbolique de la première enveloppe, dans une salle de Terminale sciences économiques, la délégation s’est également rendue au Centre franco-arabe du Lycée privé Aminata Kéïta afin de s’assurer des dispositions prises pour le bon déroulement des épreuves. À l’issue de cette visite, le chef de l’exécutif régional a indiqué que toutes les conditions étaient réunies pour permettre aux candidats de composer dans la sérénité. «Les Forces de sécurité, les présidents des centres et les surveillants sont sur place, ainsi que l’ensemble des candidats qui étaient confortablement installés», a-t-il souligné, ajoutant que «les épreuves se déroulent dans des conditions permettant aux candidats de travailler normalement». Le Général de brigade Moussa Soumaré a également invité les candidats à rester calmes et confiants, tout en les mettant en garde contre la fraude. «Tout le monde est concerné, les présidents des centres, les surveillants et surtout les élèves», a-t-il prévenu, rappelant que les candidats «ne doivent compter que sur eux-mêmes, sans attendre aucune aide extérieure». Selon lui, «nous voulons le nouveau Malien qui passe forcément par une éducation saine» et, «à ce niveau de leur formation, ils doivent apprendre à être des citoyens responsables qui ne trichent pas». Le gouverneur a, enfin, dit espérer de bons résultats, à l’image de ceux enregistrés lors des examens du DEF, où l’Académie de Kayes avait obtenu un taux de réussite supérieur à la moyenne nationale. OD/CMT (AMAP)

L’Obésité : une maladie chronique caractérisée par une accumulation anormale et excessive de graisse pouvant nuire à la santé

Bamako, 21 juin (AMAP)Dans notre société, les personnes différentes par leurs couleurs, formes physiques (obèse, handicaps physiques etc) font l’objet de stigmatisations, de rejets et de railleries à cause simplement de leur singularité. Sur ce tableau, les personnes obèses, notamment la gent féminine, ne font pas exception. AT, depuis l’âge de 17 ans,  vit sous le poids de cette maladie. À l’époque, elle pesait 95 kilogrammes. «Je ne pouvais pas aller du rez-de-chaussée à l’étage sans m’essouffler», confie AT qui a énormément souffert des moqueries de son entourage. Cette pression sociale va la pousser à s’investir pour positiver le regard de la société sur sa rondeur. Elle décide ainsi d’adopter un régime sportif et alimentaire pour obtenir une baisse de poids. «J’ai perdu 20 kg. Je ne suis pas encore mince, mais je respire mieux et surtout, j’ai appris à positiver le regard sur moi. J’ai compris que le changement commence dans la tête. Il ne faut pas maigrir pour plaire aux autres, mais pour se sentir bien dans sa peau», avoue AT. «L’obésité m’a enfermée dans un état  psychologique. Je ne sors presque plus, je n’ai pas d’amis proches. À l’université, je me sens mise à l’écart. Les gens parlent de mode, d’amour, de voyages, et moi je reste silencieuse. J’ai déjà failli faire une dépression. J’ai l’impression que tout le monde me juge, et parfois je me dis que je n’ai rien à faire dans ce monde», se lamente l’étudiante de 22 ans. L’Obésité, un Cauchemar Une femme de 32 ans confie que depuis son adolescence, elle a toujours eu des rondeurs. «Mais, mon poids augmentait au fur et à mesure que je prenais de l’âge. Chaque jour, j’affronte les regards et les moqueries. Dans ma famille, on me répète sans cesse que je dois maigrir, comme si je ne le savais pas déjà…», se lamente la pauvre avant d’indiquer que même dans les sotramas, les apprentis lui en veulent sous prétexte qu’elle occupe plus de place que les autres passagers. Selon elle, ces paroles la détruisent à petit feu. Cette pression sociale l’a poussée à s’isoler. «J’ai longtemps évité les relations amoureuses par peur d’être rejetée. L’obésité n’est pas seulement un poids sur mon corps, mais aussi une charge émotionnelle très forte sur mon cœur», résume la trentenaire. Quant à Mariam Sissoko commerçante de 45 ans, elle vit une autre facette de ce combat : celle de la douleur physique et de la résilience. «Mes genoux me font mal en permanence. Je ferme souvent ma boutique de vente de pagnes plus tôt que prévu parce que je me sens trop fatiguée. Pendant ma dernière grossesse, les médecins m’ont dit que mon obésité mettait ma santé et celle de mon bébé en danger», se souvient celle qui pèse 118 kg. Pire. Elle souffre d’un mal de dos horrible et du diabète. Malgré ces maux, elle se dit obliger de continuer à travailler pour nourrir ses enfants et payer leurs études. Malgré la fatigue et la peur, Aminata garde la tête haute. «Maigrir est devenu un cauchemar et une hantise pour moi au quotidien», soutient la marchande. Le courage des femmes obèses est salué par de nombreuses personnes. Matou Cissé Sangaré, vendeuse au marché de Daoudabougou en Commune V du District de Bamako dénonce les critiques discriminatoires à l’égard des femmes obèses. «Chez nous, en Afrique, dans certaines sociétés traditionnelles avoir des rondeurs était bien coté et a longtemps été vu comme un signe de beauté et de bien-être. Mais, les mentalités ont changé avec la modernité», dit-elle. La marchande affirme que les personnes qui se moquent d’elles devraient chercher à comprendre leur situation. «Pourtant, j’en connais beaucoup qui sont très actives et courageuses. Ce n’est pas parce qu’une femme est grosse qu’elle est malade ou paresseuse», témoigne-t-elle. Pour sa part, le couturier Tidiane Sangaré, déplore le regard négatif de la société sur les femmes obèses. «On les stigmatise, surtout les jeunes filles, comme si elles ne pouvaient pas être belles ou élégantes. Mais à mon avis, tout dépend de la confiance en soi», assure-t-il avant d’ajouter qu’une femme obèse qui s’accepte et s’habille bien attire le respect. Les régimes miracles sont dangereux  Le couturier  admet volontiers que la société doit apprendre à voir au-delà du physique et à valoriser la personnalité et le courage de ces femmes. De son côté, Amadou Kamissoko, chauffeur de taxi à Bamako, soutient que les femmes victimes de surpoids ont l’air de ne pas prendre soin d’elles notamment en termes d’hygiène. «Moi, franchement, je n’aime pas les femmes trop grosses. Souvent, elles disent que c’est naturel, mais en réalité c’est juste qu’elles mangent trop et ne bougent pas assez», argumente le transporteur. Au septentrion du pays, l’obésité est perçue comme un symbole de beauté et de richesse. Hadéïja Maïga, originaire de Tombouctou, explique que dans sa localité, on dit qu’une vraie femme, c’est celle qui a des formes généreuses. Elle explique que l’obésité n’est pas perçue comme une maladie, mais plutôt comme une fierté pour la famille. «Et puis, on se marie entre nous, donc personne ne s’inquiète pour ça», signale-t-elle. Cette perception culturelle retarde la prise de conscience des dangers liés au surpoids. Le diététicien-nutritionniste, Abdoulaye Konaté, affirme que l’obésité est une maladie complexe. «Elle n’est pas simplement liée à la gourmandise. Elle peut être due à des troubles hormonaux, au stress ou à un mode de vie trop sédentaire», indique-t-il avant de regretter le changement de nos habitudes alimentaires marqué par la consommation abondante de plats gras, de boissons sucrées et la faible consommation d’aliments naturels. La prise en charge doit être spécialisée Le spécialiste de la nutrition assure que toute prise en charge doit être personnalisée. «Il faut d’abord faire un bilan médical complet avant de commencer un régime. Et surtout se méfier des régimes miracles qui n’apportent aucune solution au problème», prévient-il. Et de souligner l’importance d’adopter une hygiène de vie durable, réduire les portions, privilégier le fonio, le mil, les légumes, boire beaucoup d’eau et bouger tous les

Mali : le Colonel-major Boubacar Bocar Maïga à la tête de la Direction de l’Information et des Relations publiques des Armées

Bamako, 21 juin 2026 (AMAP) Le Colonel-major Souleymane Dembélé a passé le témoin au Colonel-major Boubacar Bocar Maïga à la tête de la Direction de l’Information et des Relations publiques des Armées (DIRPA), vendredi, au cours d’une cérémonie organisée dans la salle de conférence de la structure, sous la présidence de l’Inspecteur général des Armées et Services, le Général de brigade Brahima Diabaté, a appris l’AMAP de source militaire. En présence des chefs de mission désignés et des cadres militaires de la Direction, le directeur sortant a remercié la hiérarchie militaire et le personnel pour leur accompagnement durant son mandat. Il a invité ses anciens collaborateurs à poursuivre leurs efforts au service de la mission d’information et de communication des Forces armées maliennes et a assuré son successeur de sa disponibilité. Le nouveau directeur de la DIRPA a salué le travail accompli par son prédécesseur et a annoncé la poursuite des actions engagées en matière de communication institutionnelle des Armées. Il a mis l’accent sur la circulation de l’information entre les structures, le respect des procédures et des règles de confidentialité, l’anticipation des enjeux informationnels et le renforcement des capacités du personnel. Le Général de brigade Brahima Diabaté a, pour sa part, félicité les responsables sortants et invité les nouveaux responsables à assurer la continuité du service. La cérémonie a pris fin par la remise des documents de passation de service. CMT/KM (AMAP)

Nioro du Sahel et Ménaka : deux camions et des logistiques détruits et une dizaine de terroristes neutralisés

Bamako, 21 juin 2026 (AMAP) Les vecteurs aériens des Forces Nationales de Défense ont mené, dans la matinée du samedi 20 juin 2026, des frappes ciblées contre deux camions transportant du matériel logistique destiné à des groupes armés terroristes dans la localité de Dioumara, région de Nioro du Sahel, a annoncé l’Etat-Major Général des Armées. Selon la même source, cette opération, conduite sur la base de renseignements précis, a permis de détruire les deux véhicules ainsi que l’intégralité de leur cargaison. Au cours de la même journée, une autre frappe de précision menée dans le secteur de Ménaka a permis de neutraliser une dizaine d’éléments terroristes qui observaient une halte sous des arbres. L’Etat-Major Général des Armées a assuré que les opérations coordonnées de recherche, de poursuite et de neutralisation des groupes armés terroristes se poursuivent avec détermination sur l’ensemble du territoire national. Il a également invité les populations à maintenir leur vigilance et à continuer d’apporter leur soutien aux Forces de défense et de sécurité. CMT/KM (AMAP)

Kayes : La société Petro Bama dote le 2ème pont de lampadaires solaires

Kayes, le 21 juin (AMAP) Le Gouverneur de la Région de Kayes, le Général de Brigade Moussa Soumaré, a officiellement mis en service, le samedi 20 juin, les lampadaires solaires installés sur le 2ème  pont de la Cité des rails, en présence des autorités communales et  du représentant du donateur, la société Petro Bama, a constaté l’AMAP. Deux mois après l’installation de lampadaires solaires sur le 1er pont, financée sur fonds propres par le général de brigade Moussa Soumaré, Petro Bama a emboîté le pas à travers ce geste citoyen afin de contribuer au renforcement de la sécurité routière dans la ville de Kayes au profit des populations. Le Gouverneur a indiqué que cette initiative s’inscrit dans la dynamique des actions citoyennes visant à améliorer les conditions de vie des populations et a rappelé la volonté des autorités de procéder à l’éclairage des principales artères de la ville, en commençant par les ponts. Il a réitéré son appel à l’ensemble des citoyens de bonne volonté à s’engager dans cette démarche et a remercié Petro Bama, première société à répondre favorablement à cet appel en réalisant ces installations sur le 2e pont. Selon lui, l’installation de ces lampadaires solaires participe au renforcement de la sécurité des populations, en particulier celle des usagers de cette voie très fréquentée. Il a également invité la population et les autorités communales à veiller à la préservation de ces infrastructures. Au nom des maires de la ville, Souleymane Sidibé a salué le geste du donateur et a promis d’œuvrer à la préservation des lampadaires solaires. Le représentant de Petro Bama, Aboubacar Niangadou, a, pour sa part, assuré que sa société continuera à répondre à l’appel de l’État en soutenant des actions citoyennes à travers le pays. Pour rappel, le 2ème pont de Kayes, inauguré le 27 février 2021, est une infrastructure majeure qui a été entièrement financée par le Budget National du Mali pour un coût global de 58, 15 milliards de FCFA. OD/KM (AMAP)

Nioro: Hamadi Kouyaté dit « Mari », un patrimoine vivant au service de l’éducation et de la culture

Nioro, 21 juin (AMAP) À Nioro du Sahel, rares sont ceux qui ne connaissent pas Monsieur Hamadi Kouyaté, affectueusement appelé « Mari ». Enseignant de profession et artiste de passion, cet homme au parcours exceptionnel a consacré sa vie à l’éducation des jeunes générations, tout en portant haut les couleurs de la culture malienne. Né d’une famille de griots Né le 27 mai 1952 à Nioro du Sahel, Hamadi Kouyaté est issu d’une famille de griots où la musique et la transmission des traditions occupent une place centrale. Il effectue ses études primaires à l’École des garçons de Nioro, où il est inscrit dès 1959. Brillant élève, il poursuit son cursus avec succès jusqu’à l’obtention du Diplôme d’Études Fondamentales (DEF) en 1971. Cette réussite lui ouvre les portes de l’Institut Pédagogique d’Enseignement Général (IPEG) de Sikasso, où il suit quatre années de formation. Maître de musique au second cycle à partir des années 74-75 Sa carrière dans l’enseignement débute au cours de l’année scolaire 1974-1975 en qualité de maître de musique au second cycle. Un choix qui correspond parfaitement à son histoire familiale. Dès l’âge de sept ou huit ans, il s’initie à la guitare, inspiré par son oncle musicien. Dans son entourage familial, le n’goni, le tama et d’autres instruments traditionnels rythment le quotidien, forgeant ainsi sa vocation artistique. Durant son séjour à Sikasso, ses talents musicaux se révèlent davantage. À l’IPEG, où la pratique artistique occupe une place importante dans l’animation du foyer scolaire. Il se fait très vite distinguer  par sa maîtrise de plusieurs instruments. Cette réputation lui vaut, à la fin de sa formation, d’être sollicité par l’orchestre Télé Star de Sikasso, alors à la recherche d’un guitariste soliste.  Prévu pour trois mois, son passage est finalement prolongé grâce à l’appui des autorités régionales, notamment du gouverneur et du directeur régional de la Jeunesse de Sikasso de   l’époque. Une riche carrière artistique Cette expérience marque le début d’une riche carrière artistique. À Sikasso, Hamadi Kouyaté se marie avec une secrétaire Fadima Diabaté, elle aussi issue d’une famille griotte de la localité. Notre artiste collabore avec plusieurs figures de la musique malienne, parmi lesquelles Baba Barry, Mamadou Sangarédit « Madou Guitare » de Ségou, Mah Kouyaté N°1, ainsi que la célèbre Nahawa Doumbia. Entre 1976 et 1977, aux côtés d’Abdoulaye Diabaté, Cheick Sadibou Diabaté, Mamadou Diakité et François Ballo, il participe à la composition de l’œuvre « Lala et Binèfou » cette chanson du Kéné star qui a fait le tour du monde. Son talent est également récompensé lors de plusieurs compétitions artistiques. En 1974, il décroche la deuxième place en solo de chant avec le titre ‘Djigui Tigné » un chant qui a fait feu à l’époque Deux ans plus tard, il se classe troisième avec la chanson « Né té nin don, né té djougou don ». Pour Hamadi Kouyaté, son passage à Sikasso constitue une étape déterminante. Il garde une profonde reconnaissance envers ses formateurs, notamment Mahamane Baby et un enseignant européen surnommé « le Lion », reconnu pour son engagement culturel et sa rigueur. De retour à Nioro du Sahel en 1982, il rejoint l’orchestre local et poursuit son engagement culturel. Il participe à trois éditions de la Biennale artistique et culturelle à Kayes, où il collabore avec plusieurs grandes figures de la culture régionale, notamment Harouna Barry, Cheicnè Diagouraga dit Diagous et Mamadou Laye Sisoko, chargé des compositions de solo de chant, qui sollicitait régulièrement ses avis et observations. Plusieurs distinctions obtenues Tout au long de sa carrière, l’artiste accumule les distinctions. Parmi elles figure le troisième prix national « Écho Sida ». Entre 2000 et 2002, il réalise également une composition consacrée à la Francophonie et publie deux albums, Démé et La Faga Wela, témoignant de sa créativité et de son attachement aux valeurs culturelles. Son parcours artistique l’amène aussi à franchir les frontières du Mali. Il effectue plusieurs tournées en Europe comme artiste de la Francophonie notamment en France, en Belgique et en Allemagne, où il participe à de nombreux spectacles destinés à promouvoir la culture malienne. Aujourd’hui, Hamadi Kouyaté regarde son parcours avec fierté mais aussi avec une certaine nostalgie. Beaucoup de ses compagnons de route ont disparu, tandis que d’autres ont été rattrapés par le poids des années. Cependant, il ne nourrit aucun regret. « Je suis fier d’avoir servi mon pays à la fois comme enseignant et comme artiste », confie-t-il. Cette double contribution lui a valu de nombreuses attestations de reconnaissance aux niveaux régional,  national et même ninternational et en Europe. La plus récente lui a été décernée lors de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou en 2025. Très attaché aux valeurs de respect et de fraternité, Hamadi Kouyaté entretient également des relations privilégiées avec la famille chérifienne. Une proximité qu’il explique notamment par les liens générationnels existant entre le guide des Hamallistes et son frère aîné Aguibou dit Baba Kouyaté.   Incarnation d’une génération d’hommes À 74 ans, l’homme reste animé par la même passion qui l’habite depuis son enfance. Malgré le poids de l’âge, il se dit toujours prêt à accompagner la troupe régionale de Nioro partout où besoin sera, afin de continuer à promouvoir l’image de sa ville natale et de contribuer au rayonnement de la culture malienne. Hamadi Kouyaté dit « Mari » demeure ainsi l’incarnation d’une génération d’hommes qui ont su conjuguer avec talent l’éducation, l’art et l’engagement au service de leur communauté et de leur pays. Beaucoup de jeunes doivent s’inspirer de ses œuvres pour faire du Mali un véritable pays des Arts et de la Culture.  MD/KM (AMAP)