Ouélessébougou 19 août (AMAP) La campagne agricole bat son plein dans le cercle de Ouélessébougou où les regards sont tournés vers les champs, a constaté l’AMAP).
Après le démarrage effectif des travaux champêtres, les conditions pluviométriques, l’accès aux intrants et l’accompagnement des services techniques agricoles restent des facteurs déterminants pour la réussite de la campagne en cours. Face à ces enjeux, nous avons mené une enquête dans le but de faire ressortir l’évolution de l’agriculture dans la zone, les résultats envisagés et les difficultés rencontrées
Un premier bilan satisfaisant
Interrogé sur le déroulement global de la saison, Théophile Diakité, Ingénieur de l’agriculture et du Génie rural, Chef secteur de l’Agriculture de Ouélessébougou dresse un premier bilan satisfaisant sur les plans social et technique dans la mise en œuvre de ses activités, tout en montrant le défi d’atteindre les objectifs de production fixés.
Les principales cultures pratiquées dans la zone de Ouélessébougou sont le maïs, le mil, le sorgho, le riz, le fonio et l’arachide. Ces cultures contribuent principalement à l’alimentation des populations et à la satisfaction des besoins des ménages agricoles. À ces cultures vivrières, s’ajoutent des cultures de rente, notamment le coton, qui constitue une source importante de revenus pour les producteurs. Le niébé est également cultivé pour son importance alimentaire et économique. L’ensemble de ces cultures contribue à la sécurité alimentaire, à la création de revenus et au développement économique des communautés de la zone , a confié M. Diakité, tout en soulignant que la superficie actuellement consacrée aux principales cultures est de 29818 Hectares , pour un rendement estimé à 71467 Tonnes de céréales.
Il a également fait savoir que les pluies sont parfaitement régulières et bien réparties, globalement suffisantes pour les cultures à cette date. Toutefois, il a expliqué que les principales difficultés rencontrées sont liées au démarrage tardif et à l’irrégularité parfois tardive des intrants agricoles, notamment les engrais et les pesticides. Ces difficultés ont pu perturber le calendrier des travaux et des semis.
Amélioration de la production
Parlant de l’augmentation de la production agricole par rapport aux années précédentes, l’Ingénieur de l’agriculture trouve que la production agricole dans la zone a globalement connu une hausse par rapport aux années précédentes.
Pour lui, cette amélioration s’explique principalement par l’utilisation de semences améliorées, d’engrais et d’autres intrants agricoles, ainsi que par l’adoption progressive de nouvelles techniques de production. L’appui des services techniques, des organisations paysannes et des différents partenaires a également contribué à améliorer les rendements.
Organisation de séances de formation
Pour les mesures d’accompagnement envers les producteurs, il dira que son service a récemment réalisé des séances de formation et de sensibilisation au profit des producteurs sur les bonnes pratiques agricole (labour, apport fumure de fond, semis en ligne, densité de semis), l’utilisation rationnelle des intrants, la gestion et l’entretien des cultures, la protection et la fertilité des sols, ainsi que l’adaptation aux changement climatiques.
Dans le champ de maïs de Sitapha Sangaré, producteur agricole dans le village de Mana, situé à 5 km de la ville, le constat est enviable avec l’état d’évolution de ses cultures. Il a souligné que son succès se réside dans l’utilisation du maïs hybride depuis plus de quatre ans. Quant à lui, même si ces semences sont très chères sur le marché, elles sont plus productives et font un bon rendement allant jusqu’à 80 sacs de maïs par hectare après les récoltes.
Irrégularité des pluies et coût élevé des engrais
Malgré l’évolution passable chez lui, il a noté des difficultés rencontrées par la majorité des paysans de la zone, notamment l’irrégularité des pluies, le coût et les retards des engrais et autres intrants, le manque de moyens financiers, la dégradation et la baisse de fertilité.
Le coût élevé des intrants amène les agriculteurs à réduire les quantités utilisées, ce qui entraîne une baisse des rendements et des revenus, et rend ainsi plus difficile le financement de la campagne suivante. Les engrais subventionnés par l’État tardent à arriver dans nos coopératives. Nous avons des difficultés pour acheter les engrais nécessaires dont le sac de 50kg coûte 25000 FCFA et plus sur le marché, a ajouté le producteur avant de solliciter un accompagnement des autorités pour accélérer la livraison des intrants.
A Ouélessébougou si la situation globale de l’évolution de la campagne agricole est acceptable selon le service de l’Agriculture et les producteurs approchés par notre équipe, cependant ils affichent tous le souhait du maintien de la séquence régulière des pluies et l’accélération de la chaîne d’approvisionnement des intrants.
AC/KM (AMAP)

