Bamako, 20 août (AMAP) A l’instar des autres pays du monde, le Mali a célébré la journée internationale de la Photographie le mercredi 19 août 2026. Pour l’évènement, l’Agence Nationale de Presse du Mali, s’intéresse aujourd’hui à Aliou Sissoko, champion de l’art visuel, qui a fait rayonner notre pays dans ce secteur, à travers sa couverture des grands évènements.
Courtois, d’un commerce agréable et discret, Alou comme l’appelle les siens, continue d’immortaliser les évènements sur le plan national et international, avec un œil viseur particulier. Il a su bien garder les secrets des photographes Malick Keïta, Ousmane Keïta de L’Essor, Madou Pompier et bien d’autres, pour servir la nation.
Profondément passionné par son art visuel, il y a déjà consacré des années pour l’illustration des articles de presse du Quotidien national (L’Essor) qui est un produit phare de l’Amap et à la préservation de la mémoire nationale
Un professionnel du métier
Le chef de la Section photo, Aliou Sissoko, ne prétend pas boxer dans la même catégorie des grandes figures maliennes de la photographie connue à l’échelle planétaire, mais il n’en est pas moins un professionnel accompli. Celui qui est affectueusement appelé dans le milieu de la presse Alou a rodé ses méthodes, il y a plus d’une trentaine d’années à l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap) avant de confirmer tout le bien qu’on pensait de lui à travers de nombreux reportages photos.
Il a couvert de grands évènements politiques et socio-culturels à travers le pays, mais aussi dans le continent africain voire ailleurs. Il a aussi accompagné les visites officielles de chefs d’État maliens, de Premiers ministres et autres ministres. Profondément passionné par son art visuel, il y a déjà consacré des années pour l’illustration des articles de presse du Quotidien national (L’Essor) qui est un produit phare de l’Amap et à la préservation de la mémoire nationale. Il faut admettre une réalité, sans vraiment heurter les égos, l’Amap dispose du plus grand fonds photographique du pays avec des archives qui remontent aux premières années de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale.
Un homme d’action
Dans son univers, la grande salle de la section photo où sont exposées de multiples poses, il s’y sent comme un poisson dans l’eau. Aliou Sissoko explique que c’est une chance de photographier un président de la République, mais en même temps une immense pression et la peur de ne pas rater ces prises de vue. Natif de Bamako, il effectua son premier stage lors d’un jumelage entre l’école fondamentale de Bozola et celle publique de Bougouni. Il y prend goût et commence à développer une passion pour l’image.
C’est ainsi qu’il participera à plusieurs séances de formation en photographie. Ce fut le début d’une aventure dont la somme d’expériences lui vaudra de se retrouver un jour à l’Amap, où il effectuera un premier stage en 1989, afin de renforcer ses connaissances auprès de têtes couronnées de ce métier. Il enchainera les formations et continuera son stage à l’Amap jusqu’en 1992, année où il est engagé dans la boîte avec un contrat à durée indéterminée (CDI). C’était donc le début d’une longue carrière aboutie derrière un objectif. Il a blanchi sous le harnais et finira par devenir chef de Section photo. Il a bénéficié de plusieurs stages de perfectionnement en photojournalisme et dans la photographie de narration. Au fil des années, son professionnalisme est resté intact et la qualité de ses œuvres lui ont valu la confiance totale de la hiérarchie.
Immortaliser les événements majeurs
De Paris à Abidjan, en passant Sénégal, Burkina Faso, Togo, Ghana, Maroc et par New York, Aliou a assez bourlingué pour immortaliser les événements majeurs et sous les couleurs de son entreprise de presse. Son parcours professionnel n’a pas été sans risque. Une anedocte confirme cet état de fait. En 2008, au Togo, il est agressé par des supporters mécontents après une défaite de leur équipe contre le Mali. Non contents de leur agression sur notre confrère, les supporters togolais lui retirent son passeport pour le déchirer. Son appareil photo est aussi détruit.
En 2012, lors de la reconquête des régions du Nord, il se rend également dans plusieurs zones à haut risque aux côtés des Forces armées maliennes, simplement mû par une volonté d’immortaliser les grands événements.
MLD/KM (AMAP)

