Le PM, porteur d’un message du Président de la République à Kigali
Bamako, 3 mars (AMAP) Le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, porteur d’un message du Chef de l’Etat, a été reçu lundi à Kigali par le président Paul Kagamé, a appris l’AMAP de source proche de la Primature. Dr Boubou Cissé a transmis au Chef de l’Etat rwandais les salutations amicales et fraternelles du Président Ibrahim Boubacar Keita avant de le remercier pour son soutien politique constant à l’endroit du Mali. Le Chef du Gouvernement a, enfin, salué le président Kagamé pour son implication personnelle ainsi que celle de son pays dans la recherche de la stabilisation au Mali et dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Le Président Paul Kagamé a, pour sa part, réitéré son engagement et celui du gouvernement rwandais à soutenir les efforts du gouvernement du Mali, en considération des liens profonds d’amitié existant entre les deux pays, les deux peuples et des relations fraternelles qu’il entretient, personnellement, avec le Président Ibrahim Boubacar Keïta. KM (AMAP)
CEDEAO :Réunion des ministres en charge de l’Energie et des Finances à Bamako
Bamako, 03 mars (AMAP) La Réunion des ministres en charge de l’Energie et des Finances de six Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), s’ouvre ce mardi, à Bamako, au Mali pour discuter de la sécurisation des paiements relatifs aux échanges transfrontaliers de l’énergie électrique en Afrique de l’Ouest. En prélude à cette réunion des ministres du Mali, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire, de la Sierra Leone, du Burkina-Faso et du Libéria, les experts passé au peigne fin, lundi, les aspects techniques et financiers de la sécurisation des paiements relatifs aux échanges transfrontaliers de l’énergie. La CEDEAO s’est engagée, ces dernières années, dans une vaste réforme structurelle en la matière et qui est axée sur sa vision 2020 : une CEDEAO des Etats vers celle des peuples. Ainsi, l’organisation a créé un marché régional de l’électricité qui a été lancé en 2018. Il a été suivi d’une directive régionale sur la sécurisation des échanges transfrontaliers d’énergie électrique, adopté en 2018 par la CEDEAO. Cette directive a obtenu le soutien financier de la Banque mondiale, à travers une aide budgétaire et la création d’un fonds renouvelable. Dans son allocution d’ouverture, le ministre malien de l’Energie et de l’Eau, Sambou Wagué, qui a présidé cette session technique, en compagnie de la ministre déléguée auprès du Premier ministre, ministre de l’Economie et des Finances, chargée du Budget, Mme Barry Aoua Sylla, a rappelé que ces instruments proposés par la Banque mondiale ont fait l’objet, le mois dernier, à Abidjan (Côte d’Ivoire), d’une Réunion des ministres en charge de l’Energie des six pays de la CEDEAO. « A l’issue de cette rencontre, les ministres des six Etats ont approuvé l’application des ces instruments, assortie de conditions préalables et d’un fonds renouvelable », a ajouté le ministre malien de l’Energie et de l’Eau. Ainsi, sur la période 2019-2033, la CEDEAO, à travers son marché régional de l’électricité, envisage de réaliser des lignes d’interconnexion électriques et de construction de centrales électriques. Le montant total prévu pour la période 2018-2033 s’élève à environ 36,392 millions de dollars (environ 18,2 milliards de Fcfa). « Sur ce montant, 25,912 millions de dollars (environ 13 milliards de Fcfa) seront dédiés à la production d’électricité et 10,480 millions de dollars (environ 5 milliards de Fcfa) pour le transport de l’énergie », a précisé, de son côté, le Directeur du Département de l’Énergie de la Commission de la CEDEAO,Dabiré Bayaornibè. «Pour la réussite des échanges commerciaux électriques entre nos Etats, a poursuivi le représentant du président de la commission de la CEDEAO, il nous faut donc trouver des solutions qui serviront de retour d’expérience pour les autres contrats dans le cadre du fonctionnement adéquat du marché régional de l’électricité». ABM/MD (AMAP)
Un couple français offre 15 tableaux au Musée national du Mali
Bamako, 03 mars (AMAP) Le couple français, Patrick et Marie Colette Defontaine, a offert au Musée national du Mali 15 tableaux photographiques de format poster dont la valeur financière est difficile à évaluer. La cérémonie de remise, la semaine dernière, a été présidée par la ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo, en présence du fils adoptif du couple, Jean Bakir Bertet, et du directeur général du Musée national, Daouda Kéita. «Cette action est un coup de cœur pour le Mali», a dit Jean Bakir Bertet. Ces images représentent une mise en scène de vie de la société africaine. Elles ont été réalisées entre 1970 et 1985, lors des nombreux voyages du couple à Bamako, en passant par le Burkina Faso. Elles représentent des événements du quotidien, transformés en stéréotypes accessibles à tous, notamment les masques dogon, la traversée des bœufs, le port de l’eau au pays dogon, l’ambiance dans une famille africaine… Bref, le photographe est un véritable ethnographe et historien qui a retracé la vie de la communauté malienne pendant une période bien définie. A travers ces images, il montre les caractéristiques de la communauté, sans autre ambition que de porter un témoignage sur son passage au Mali. La ministre N’Diaye Ramatoulaye Diallo, qui s’est dit très touchée, a salué, au nom du président de la République, champion pour les arts, la culture et le patrimoine pour l’Afrique, ce geste généreux des amis du Mali, tout en exprimant sa profonde reconnaissance pour la haute valeur patrimoniale des œuvres. Elle a rassuré le donateur que ces œuvres seront bien gardées et utilisées à des fins éducatives et dans le domaine de la recherche scientifique. « Cet acte d’une grande générosité montre l’amour d’un Mali qui avance », a poursuivi Mme N’Diaye. «Le grand mérite du Dr Patrick et Marie Colette Defontaine, est d’avoir saisi l’ampleur de ce phénomène culturel et d’avoir agi en conséquence», a dit pour sa part le directeur général du Musée national. Pour Daouda Keita, c’est une manière de participer à rehausser la valeur artistique, éducative, historique et mémorielle des œuvres du Musée national. Ces photographies des années 1970 montrent le professionnalisme des auteurs dans la conservation, la sauvegarde de ces chefs d’œuvre photographiques en péril. Selon Jean Bakir Bertet, ces photographies prises dans les années 1970, sont issues d’anciens appareils avec des pellicules argentiques et des diapositives. Ce qui explique la qualité extraordinaire des tableaux. Patrick Defontaine a été fait chevalier de la Légion d’honneur par la France et a reçu au Mali la médaille du Mérite de l’Ordre national. Le couple a travaillé, de 1970 à 1978, au Mali, au service de la population. Patrick Defontaine était médecin anesthésiste-réanimateur au Point G et Marie Colette Defontaine, gynécologue chargée des consultations dans la Protection maternelle et infantile (PMI). Tous deux ont enseigné à l’Ecole de médecine d’alors, tout en assurant une formation continue pour les infirmiers et sages femmes. Actuellement à la retraite, ils séjournent, régulièrement, au Mali et s’intéressent à toutes actions allant dans le sens de la promotion de la culture malienne. AS/MD (AMAP)
Grève des enseignants : Reprise des cours dans certains établissements
Bamako, 03 mars (AMAP) Des enseignants ont répondu favorablement à l’appel à la suspension de l’arrêt de travail lancé par le Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC), au grand soulagement des élèves et des parents, a constaté l’AMAP, lundi, à Bamako. Le SNEC a décidé, à la suite de sa réunion extraordinaire tenue le 23 février dernier, de «suspendre sa participation à l’observation du mot d’ordre de grève de 480 heures, soit 20 jours, à compter du 28 février 2020, décrété par la synergie, évoquant le contexte sécuritaire». Par la même occasion, il a suggéré aux autres organisations syndicales de la synergie des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, un changement de stratégies afin de rapprocher les points de vue du gouvernement et des syndicats et d’éviter une nouvelle année de crise. Pour ce faire, le SNEC a fait des propositions de sortie de crise, notamment l’alignement de la grille des enseignants sur l’indice plafond 1100 à compter de mars 2020 pour la catégorie A avec deux mois de rappel (janvier et février 2020), de la grille des enseignants sur l’indice 1200 à compter de janvier 2021 pour la catégorie A, le paiement par tranches des rappels de douze mois de l’année 2019, en fonction des moyens de l’Etat et la saisine des juridictions compétentes sur l’application de l’article 39. Ces propositions du SNEC ont été rejetées par les autres syndicats signataires du 15 octobre 2016. Pour autant, le secrétaire général du SNEC tient à un changement de stratégie pour arriver à l’atteinte des objectifs. «Nous avons longtemps appliqué la négociation positionnelle qui a, jusque-là, montré ses limites. Nos multiples grèves, meetings, assemblées générales et marches pacifiques depuis décembre 2019 n’ont pas pu aider à satisfaire les doléances. Chaque partie reste campée sur sa position. Cela ne fait pas bouger les choses. Quand le gouvernement propose, nous, syndicats de l’éducation, devons aussi faire une proposition pour rapprocher les positions. Si nous ne bougeons pas, le gouvernement ne bougera pas aussi», a déclaré Moustapha Guitteye, à l’endroit de ses camarades. Au regard des avancées constatées et compte tenu de la situation sécuritaire du pays, le SNEC a demandé à ses militants et à tous les enseignants de reprendre normalement le travail à partir de lundi 2 mars 2020 pour ne pas compromettre l’avenir des enfants. Un parent d’élève, qui a requis l’anonymat, a remercié le SNEC pour son sens de la responsabilité. Il a invité les autres syndicats à emboiter le pas au SNEC. «Si les enfants deviennent des victimes collatérales des grèves des enseignants, nous ne pouvons pas avoir les meilleurs cadres de demain», a-t-il laissé entendre. Dans certains établissements scolaires, les cours n’ont pas repris. Au groupe scolaire Mamadou Konaté et à l’Ecole publique fondamentale «Place de la République», notre équipe de reportage a constaté que le mot d’ordre de grève était bien observé. Par contre, les enseignants affiliés au SNEC ont bel et bien repris les cours, lundi, dans les écoles de Banconi, Djélibougou et Sébénikoro. Le secrétaire aux revendications de la synergie, Adama Bengaly, a fait savoir que le SNEC n’avait pas besoin d’envoyer une lettre pour proposer une autre stratégie de lutte. « Son secrétaire général aurait, a-t-il dit, pu simplement rencontrer ses homologues pour en discuter ». Depuis quelque temps, les huit syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016 multiplient les grèves et les marches pour exiger l’application de l’article 39 de la loi n°007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. SYW/MD (AMAP)
Sikasso : Trois blessés, 2 motos et une importante somme d’argent emportées par des bandits dans un cambriolage
Sikasso, 3 mars (AMAP) Trois personnes ont été blessées, deux motos et une importante somme d’argent emportées dans le cambriolage d’une boutique Orange Money et d’une station d’essence, par des bandits armés, samedi, dans la capitale du Kénédougou, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Des bandits armés, qui sont arrivés dans les environs de 21h dans une boutique d’Orange Money, dans le quartier Sanoubougou, non loin de la direction régionale des Douanes, ont tiré sur l’opérateur, le blessant avant d’emporter sa moto et une importante somme d’argent. Les assaillants ont pris la fuite, après des tirs de sommation de la sentinelle stationnée au poste de l’entrée des bureaux de la Douane, selon nos sources qui précisent que les mêmes bandits ont cambriolé, dans le même quartier, la station « SOMAYAF » sur la route de Bobo Dioulasso, blessant deux personnes et emportant une moto et une importante somme d’argent. Des enquêtes ont été ouvertes par la police afin de déterminer les circonstances exactes de l’attaque, identifier et retrouver les assaillants et leurs complices. FD/KM (AMAP)
Lutte contre le terrorisme : En patrouille avec Barkhane dans le Liptako
Reportage d’Issa DEMBELE Bamako, 03 mars (AMAP) «Ce n’est pas trop tôt !», réagit tout de go un soldat au grésillement de la radio du blindé n°34, annonçant un «personnel armé d’un AK47, en visuel ». A l’arrière du véhicule, ses frères d’armes n’en sont pas moins stimulés. Les regards se figent et les oreilles se tendent pour capter les détails sur cet ennemi circulant à « moto et habillé d’un tee-shirt bleu ». Il est 11 h 25, ce 17 février 2020. Le ratissage de la forêt d’Awagate, à environ 200 km, à l’est de Gao, dans le Liptako, vient juste de commencer. A l’invitation de la force Barkhane, qui maintient la pression sur les Groupes armés terroristes (GAT) dans le Liptako, afin de les priver de leurs moyens de combat et de l’espace pour s’organiser, nous avons embarqué aux côtés des soldats pour être au plus près des actions. Cette opération, d’une dizaine de jours, mobilise environ 150 hommes de la Légion étrangère française, deux militaires maliens qui jouent le rôle de pisteur, 41 véhicules, deux chiens et un drone. De quoi troubler le calme de cette forêt, devenue un repaire pour des katiba affiliées à l’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS)et au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). Elles y cachent des quantités importantes d’armements, de munitions, d’explosifs et de moyens de communication. Durant cette mission, le capitaine Frédéric et ses hommes tenteront de dénicher les caches des terroristes. «Il ne s’agira pas de grands face-à-face», avait prédit, la veille, l’officier. Les terroristes préfèrent, en effet, la pose d’explosifs aux affrontements directs avec la force française. Et, lorsque certains d’entre eux sont repérés, ils abandonnent leurs armes et se font passer pour de simples bergers. Une fourberie que notre « homme armé » maîtrise à la perfection. Il lui aura fallu moins de dix minutes pour se débarrasser de son AK47 et disparaître des radars. «C’est un Usain Bolt ou quoi ?», ironise le sergent Karim. Son arme et son blouson, qui contenait un téléphone avec carte SIM, sont récupérés dans les sous-bois par les éléments du génie. Ils sont d’abord accrochés à des fils et tractés à distance pour « s’assurer qu’ils ne sont pas piégés », explique le lieutenant Mathieu, le chef de section du génie. Son équipe, munie de détecteurs de métaux et appuyée par deux chiens, se met aussitôt à fouiller les lieux pour trouver d’autres armes. Rapidement, le détecteur d’un soldat s’affole, mais c’est juste un morceau de fer. Et au bout de plusieurs minutes de recherche, aucune cache dénichée. Pas de trace non plus de notre présumé terroriste. Les soldats découvrent une moto, qui ne présente cependant aucun signe suspect. «On sait reconnaitre les engins des GAT», explique, plus tard, le colonel Nicolas, commandant du Groupement tactique désert n°2 (GTD-2). INVISIBLE – Sur plusieurs kilomètres, les soldats arpenteront, à pied, un terrain sablonneux clairsemé de quelques épineux. Des troupeaux de bœufs et quelques ânes tentent d’y trouver à paître. Pour le commun des mortels, la zone doit peu de choses à un enfer : le mercure monte jusqu’à 40 °C à l’ombre. La « marche » est encadrée par des véhicules blindés à la silhouette menaçante et surmontés de tourelles qui virevoltent parfois. Mais ici, comme dans tout le Liptako, l’ennemi est quasiment invisible. Et pourtant, les renseignements font état de la présence d’au moins trois motos équipées de 12.7 et d’une trentaine de terroristes dans ce secteur. Pour cette première journée, la troupe doit se contenter d’une seule arme, d’un téléphone avec sa carte et quelques munitions. Un butin bien maigre, mais encourageant puisque « certains font des semaines, sans rien trouver », se console l’officier Etienne. «Aujourd’hui, la moisson sera abondante», espère un sous-officier, avant d’embarquer dans son blindé, au deuxième jour de l’opération. Quelques heures plus tard, les contrôles de motos s’enchaînent. Dans ce contexte de guérilla, la vigilance doit rester de mise. Difficile, en effet, de distinguer le suspect du simple passant ou le simple citoyen du poseur d’Engins explosifs improvisés (IED). Pire, ici, les Français ne sont pas les bienvenus. Et celui qui ose se rapprocher d’eux, devient systématiquement une cible pour les GAT qui ont une emprise réelle sur la zone. La troupe s’en est rendue compte, dès le premier jour de l’opération, dans un hameauoù les habitants s’étaient montrés moins accueillants. « Ça ne veut pas forcément dire qu’ils sont tous des terroristes, mais ça prouve que la zone est sous emprise terroriste », confirme le colonel Nicolas. Aussi, l’argent des trafics, notamment de stupéfiants, permet aux GAT de s’attirer les faveurs des populations. La pose d’un IED peut rapporter, selon une source anonyme, plus de 250.000 Fcfa. Une petite fortune dans une zone où la misère se lit sur les visages. Ces explosifs, essentiellement fabriqués à partir de ressources locales disponibles, sont la principale menace pour Barkhane. Ils ont couté la vie à plus d’une dizaine de soldats, depuis 2013. Les populations locales ne sont pas épargnées. En 2019, 48% des victimes d’IED étaient des civils, contre 39% en 2018, selon les Nations unies. Pour briser l’emprise terroriste et rassurer les populations, Barkhane mise sur les actions civilo-militaires. A Gao, le capitaine Christine, la responsable de ce volet, est persuadée que c’est l’absence de projets qui grossit les rangs des terroristes. Ainsi, lors des opérations, en particulier avec les Forces armées maliennes (FAMa), des aides médicales gratuites sont proposées à la population. Barkhane agit, également, en conduisant ou en soutenant des projets qui apportent une aide directe aux populations : accès à l’eau, à l’énergie, à la santé ou à l’éducation. En 2019, plus de 75 projets civilo-militaires ont été menés, dont 35 dans la zone du Liptako-Gourma. Actuellement, l’essentiel des efforts de Barkhane est concentré sur cette région, depuis le Sommet de Pau. Alors que le capitaine Fréderic fouillait la forêt d’Awagate, de fond en comble, deux autres sous groupements de Barkhane opéraient avec trois sections des FAMa dans le Liptako. Utilisant des modes d’actions variés pour surprendre l’ennemi, ils ont mis, du 12 au
Kidal : L’ambassadeur d’Allemagne prend part à l’inauguration des radiers construits par la MINUSMA
Kidal, 2 mars (AMAP) L’ambassadeur d’Allemagne au Mali, Dietrich Pohl, est arrivé à Kidal, lundi, dans le cadre de l’inauguration des radiers construits par la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), a appris l’AMAP, de source proche de la mission onusienne. Le diplomate allemand, qui a été accueilli par le chef de bureau par intérim de la MINUSMA à Kidal, Djibril Ndime, et le commandant du secteur Nord, le Général Hamed Nassour Soye, s’est rendu, après l’inauguration des radiers, sur le chantier de construction de la nouvelle piste d’atterrissage qui bénéficie d’une importante contribution financière de son pays. Dietrich Pohl a rencontré les travailleurs du bureau de la MINUSMA, les autorités intérimaires de la ville, les autorités coutumières et religieuses, les officiers de l’Armée reconstituée arrivée récemment à Kidal. les représentants de la société civile et des ONG partenaires, selon la même source. Le diplomate allemand et ses hôtes ont échangé sur, entre autres, les questions relatives à la paix, à la sécurité, à la réconciliation, à la cohésion sociale et au développement. Dietrich Pohl a déclaré que son pays, tout comme la MINUSMA, sera toujours aux côtés des populations avant de rappeler les liens historiques qui lient l’Allemagne au Mali. Le projet, dont le coût est estimé à plus de 313 millions de FCFA, a été financé par le Canada, à travers le Fonds fiduciaire des Nations Unies pour la Paix et la Sécurité au Mali. Les trois radiers insubmersibles situés dans les quartiers Aliou, Tazarghaft et à l’entrée du camp Général Abdoulaye Soumaré, construits par la MINUSMA pour sécuriser et désenclaver la ville, sont, à ce jour, le plus grand projet piloté par la MINUSMA dans la Région de Kidal. KM (AMAP)
Tominian : Onze listes retenues pour les élections législatives
Tominian 02 mars (AMAP) Onze listes ont été retenues par la Cour constitutionnelle, pour les prochaines élections législatives, dans la circonscription électorale de Tominian qui, à l’instar des autres localités du Mali, prépare ces consultations. Parmi ces candidatures on compte trois partis politiques et 8 groupements de partis politiques Le 30 février 2020, le Préfet du cercle de Tominian avait réuni l’ensemble des acteurs pour une large information sur le scrutin. L’ensemble des listes ont respecté le quota de 30% des femmes. Les bureaux de vote dans la circonscription électorale de Tominian sont au nombre de 368, pour 97.421 électeurs dont 46.316 femmes et 51.105 hommes. ST/MD (AMAP)
Douentza : Six soldats tués et plusieurs blessés dans une opération de destruction de bases de groupes terroristes à Mondoro
Douentza, 2 mars (AMAP) Six militaires maliens ont été tués et plusieurs autres blessés dans une opération de destruction de deux sites de groupes terroristes, dimanche à Mondoro, localité située dans le cercle de Douentza, région de Mopti, a appris l’AMAP de source sécuritaire. La même source précise que six militaires ont été tués, plusieurs blessés et des engins endommagés dans les environs de 22 heures, dans une opération de destruction de deux bases de regroupement des groupes terroristes. Les frappes aériennes des Forces loyalistes ont tué plusieurs terroristes et permis de récupérer un important lot de matériels aux assaillants, selon la même source qui précise que les militaires maliens blessés ont été acheminés à l’Hôpital régional de Mopti avant de déclarer que la zone est sous le contrôle des Fama. KM (AMAP)
Points de course en direct : folle ambiance au royaume des parieurs !
Reportage : Oumar DIAKITE Bamako, 02 mars (AMAP) Au Point de courses en direct (PCD) de Djikoroni Para, on trouve des personnes de toutes les couches sociales de la population malienne. Les cris des turfistes, leurs commentaires sur les différents chevaux susceptibles d’être parmi les numéros gagnants, animent les PCD. Si certains parieurs ont tiré profit des courses en direct, en faisant des réalisations notoires, d’autres turfistes acharnés courent toujours derrière la chance. Ce mercredi, du début de mois de février 2020, est un jour de course pour le quinté+ dans les PCD du Pari mutuel urbain qui enregistrent une affluence inhabituelle. Déjà, à 12 heures 30 mn, le parking motos, à l’entrée des lieux déborde d’engin. Ceux qui arrivent à la dernière minute prennent le soin de garer leurs motos de l’autre voie de la route, côté fleuve. Une vendeuse de brochettes, tout près de l’entrée de la cours, mène son business. A première vue, la cour du PCD en dit long sur l’atmosphère de la salle. Des groupuscules se sont formés, ici et là, selon les affinités. Ils ne parlent que de numéros. On rencontre toutes les catégories socioprofessionnelles de la population malienne. Des militaires en tenue correcte, des mécaniciens habillés aux habits tachés d’huile noire, d’autres personnes en costume se faufilent par-ci, par-là. Tout porte à croire que certains ont déserté leur bureau pour venir tenter leur chance. Il n’y a pas que des désœuvrés qui fréquentent le site. Dans la cour jonchée de mégots de cigarette, les fumeurs dévissent, chacun parle de sa base, de ses chevaux favoris. A 12 heures 55 mn, tout le monde afflue vers la salle de course. C’est une salle remplie comme un œuf. On y trouve des hommes (jeunes et vieux) et quelques femmes. Ici, c’est à la limite du confort. Certains jeunes ne se gênent pas pour fumer. Les regards tendus sur les écrans plats fixés au mur, sur fond de bourdonnements. « Le 11 va lâcher ! Vas-y, le cheval numéro 2 ! Eeeh, le 3 recule ! » les parieurs supportent de la voix leur combinaison. Ils se sont tous levés des quatre bancs métalliques fixés au sol dans la salle. Ils se tiennent débout. Un vieux au fond de la salle, la soixantaine révolue, ne tient plus sur place. On dirait un jockey, ses gestes et mouvements sont accompagnés de cris d’encouragement. Tout d’un coup : « Ho, ça nous a massacré… ! » lâche-t-il, désappointé. C’est la fin de la course du quinté+. Parallèlement, des turfistes, de hauts cadres, suivaient la course dans une salle VIP, différente de celle réservée au grand public. L’atmosphère y est plus feutrée. Les numéros gagnants s’affichent sur les écrans : 11-2-4-13-12. Tout d’un coup, la salle se vide des parieurs. Sur les visages, on lit qu’il y a eu moins de gagnants. Des figures froissées, des yeux rouges, les perdants ne manquent pas de mots pour justifier leur manque de pot du jour. « C’est toi qui m’a conseillé le cheval numéro 8 au détriment de mon numéro 2 », un homme d’une trentaine d’années accuse son compagnon. A peine quelques minutes, plus tard, les rapports de la course du quinté+ s’affichent sur les écrans et sont disponibles chez les guichetiers. le gagnant dans l’ordre, touche gros : 18.370.400 Fcfa contre 79.500 Fcfa pour les gagnants dans le désordre. Le bonus a fait gagner 5.300 Fcfa. Ainsi de suite…. ATTRAYANTE CAGNOTTE – Selon la cheffe d’agence de Djikoroni Para, Nana Touré, l’affluence de la course du mercredi 5 février 2020 est due à la mise en jeu d’une cagnotte. « La cagnotte dépend de la course précédente. S’il n’y a pas eu de gagnant dans l’ordre, le gain sera remis pour la prochaine course. Il n’y a eu aucun gagnant dans l’ordre au quinté + du lundi dernier, c’est pourquoi on avait une cagnotte aujourd’hui. Ce sont des cas imprévisibles», nous explique-t-elle après la course. Les courses en direct commencent à 8 heures du matin jusqu’à 18 heures du soir, sur différents Hippodromes. Selon les précisions de la première responsable de l’agence de Djikoroni Para, elles sont intercalées de 30 minutes, des fois de 15 minutes. Les courses en direct rapportent de l’argent rapide. « Et les mises vont de 500 Fcfa à des millions », révèle Mme Touré. La paie se fait sur place, en moins d’une heure. Ce paiement spontané attire les turfistes qui sont présents à tout moment et, ce, tous les jours. « On effectue les paiements, quelques minutes après les rapports finaux de chaque course, du matin au soir. Nos clients sont des personnes des deux sexes (des majeures) et de différentes catégories des couches sociales. Certains parieurs passent toute la journée ici. Ils jouent jusqu’au soir…Nous, on aime ça », dit Mme Touré. Elle ajoute que seuls les guichetiers ont leur jour de repos. Les difficultés ont trait aux agissements de certains parieurs. « Des fois, certains joueurs attendent la dernière minute. Si le guichetier ou la guichetière fait un erreur, bonjour les grossièretés, les injures…sans même chercher à comprendre nos agents », se plaint la chef d’agence. DES FORTUNES DIVERSES – Les turfistes en parlent. C’est les deux extrémités. Depuis leur introduction par le PMU, il y a plus de dix ans, les courses en direct au Mali ont fait des heureux parmi certains acharnés des salles de jeux. D’autres, au contraire, ont été ruinés. Aujourd’hui, on compte plus d’une vingtaine de PCD beaucoup de quartiers de la capitale, Bamako. Les parieurs, notamment les malheureux en jeu, parlent mais dans l’anonymat. « J’ai commencé à jouer dans les points de courses en direct, il y a à peine 5 ans. Je suis de ceux dont la vue a été changée par les PCD. Grâce aux courses en direct, j’ai eu un chez-moi. Je me suis procuré un lot d’habitation avant de le construire en étages », dit Abdoulaye Coulibaly, policier de son état. Il affirme avoir remporté des millions de francs CFA à deux reprises. « J’ai gagné 18 millions dans un premier, avant de ramasser 5 millions de francs CFA. Personne ne peut me déconseiller de miser

