Niono : Forum autour de la réduction des risques liés aux catastrophes

Niono 25 novembre (AMAP) Les participants à un forum pour la réduction des risques liés aux catastrophes qui s’est tenus, jeudi, à Niono, ont recommandé, entre autres, la participation des comités de veille villageois aux rencontres organisées au niveau communal, voir cercle, sur la prévention et la gestion des risques liés aux catastrophes. Les travaux, sous la présidence de sous préfet de Pogo, Maghan Bougoudogo, représentant le préfet, ont, aussi, recommandé la sensibilisation des parents à trouver des actes de naissance pour les enfants,  l’élaboration de plan d’actions, l’adoption de techniques agricoles durables et la réduction des dépenses lors des mariages. Ce forum avait comme objectifs de mettre en relation des mères d’enfants, membres du comité de veille, avec l’administration et les élus, favoriser l’intégration des femmes aux plateformes de réduction des risques liés aux catastrophes aux niveau local et communal, faciliter le plaidoyer des femmes pour l’intégration des risques liés aux catastrophes dans les plans locaux en tenant compte des besoins spécifiques des femmes. Il éttait organisé par l’Association malienne pour la promotion du Sahel (AMAPROS), à travers Résilience des femmes et des filles face aux désastres et leurs droits d’accès aux ressources de production dans les zones de conflits (GARP) a regroupé une quarantaine de participants venus des villages partenaires du projet. Le projet vise à renforcer la capacité des comités de veille et de gestion des catastrophes, dans chaque village partenaire du projet, avec une forte participation des femmes pour la prise en compte de leurs besoins de résilience. Dans son intervention, le représentant du préfet a dit que « les effets néfastes des changements climatiques et les catastrophes qui en résultent comme la désertification, la sécheresse, les inondations, les invasions acridiennes exposent les femmes et les enfants à plus de vulnérabilité aggravée par la situation sécuritaire que connait notre pays ». Il a, alors, exhorté les acteurs de son ressort territorial à prendre à bras le corps les activités du projet, afin de favoriser l’atteinte des résultats attendus. De son côté, le coordinateur du programme, Toumani Sidibé, a présenté le contexte, les objectifs du forum et du projet qui couvre cinq villages dans le cercle de Niono. Il est financé par Diakonia pour une durée de 21 mois MS/MD (AMAP)

Zirakoro Dounfing : Difficile cohabitation entre humains et animaux sauvages

Par Amadou Cissé Bamako, 25 novembre (AMAP) Quartier de la commune III, à la lisière de la capitale malienne, Bamako, et a la limite de la frontière avec le Cercle de Kati, Zirakoro Dounfing est réputé être une zone de prédilection pour les sciences occultes. Tout au long du marigot, qui laisse passer les eaux diluviennes emprisonnées par le chapelet de collines situées derrière les petits villages de Kati, d’étranges activités nocturnes attisent la curiosité des passants. Des esprits semblent habiter ces arbres touffus que le passant admire, à gauche, en partant à Kati. C’est l’un des rares poumons de la capitale. Selon les habitants du coin, deux grandes familles de « Djinns » se seraient partagées le territoire. La première est commandée par une vieille dame. L’autre, cousin de la vieille dame, est installée, plus loin, avec sa famille. Ce déplacement serait motivé par l’empiètement des hommes sur leur territoire. Selon la légende, les pieds humains marchent, à longueur de journées, sur leurs ustensiles de cuisine. Certains humains poussent la provocation jusqu’à construire des bâtiments sur l’espace de la communauté des « Djinns », qui a, dès lors, pris la décision d’éviter l’affrontement avec les humain. Les « Djinns » ne sont pas les seuls à se plaindre de l’agression de l’homme. Les serpents sont, quotidiennement, perturbés dans leur quiétude par les bruits et les odeurs humains. A défaut de les interroger directement, allons au contact de ceux qui en auraient le secret. En partant à Kati, après le vieux quartier de Samé, à gauche, dans le ravin, on arrive à Zirakoro avant Kati. Sur la route en latérite, parallèle à la principale, des hangars sont implantés entre les manguiers. Des poulets de toutes les couleurs y sont égorgés, puis sacrifiés et leur sang rependu sur le sol ou versé dans l’eau. Des esprits sont ainsi nourris pour répondre favorablement aux sollicitations des hommes désespérés. Les poulets ne sont pas les seules victimes de cette croyance populaire des temps révolus mais toujours tenace. Les cabris noirs et, quelques rares fois, des béliers blancs y sont immolés par des individus aux allures effrayantes. ESPRITS – Habillés en haillons, ces personnages ne quittent pas ces endroits particuliers. Ils attendent des clients. Une bonne quantité d’alcool pour arroser les esprits, quelques paquets de cigarettes et un peu de nourritures, c’est suffisant pour vivre. La nuit tombée, au lieu d’aller au lit, beaucoup de gens prennent la direction de Zirakoro. Là, ils ont rendez-vous avec ceux qui seraient les intermédiaires des diables et de leurs cousins « Djinns ». Originaires de la zone, ils ont démontré, à qui veut le croire, qu’ils ont la faculté de se connecter avec les esprits invisibles, au commun des mortels, pour donner une réponse positive aux diverses sollicitations des autres humains. Tout au long des rails qui s’enfoncent dans cette mangueraie, des véhicules de nantis sont garés dans la pénombre. Les occupants sont dans la petite forêt de manguiers où se trouve une petite marre aux eaux colorées, à force de recevoir du sang et des animaux morts. « Ici, il y a une grande famille de « Djinns ». Mais très gentille. Elle accepte les offrandes et en échange, fait ce qu’on lui demande », confie discrètement un jeune qui prétend être juste un ami du charlatan. Que demandent-ils aux esprits du marigot sacré ? Difficile d’y répondre. En revanche, il est connu que ces esprits ne sont pas les seuls occupants des lieux. S’ils existent, ils cohabitent avec des boas. Ces gros serpents ont colonisé ces lieux humides et touffus, depuis la nuit des temps. Les anciens le savent bien. De génération en génération, on enseigne aux jeunes de ne jamais tuer un boa. La raison : ils sont le totem qui protège la localité. « C’est le ciment de notre village devenu aujourd’hui un quartier de Bamako à cause de sa proximité », disent les habitants. Un problème se pose. Les mairies se sont adonnées à une vente effrénée de terrain et d’espaces de toute nature et de toute destination. Des maisonnettes, qui semblent suspendues dans le vide, pendent aux flancs des collines. Les cuvettes et des ravins sont vendus et des demeures y sont construites, sans peur ! Les marigots où se reproduisent les animaux sauvages sont investis par l’homme. Alors, les gros reptiles, devenus nombreux, sont pris en sandwich par les maisons. « Nous avons l’habitude de trouver des boas dans les chambres à Zirakoro. Mais, à chaque fois Boua (père) nous interdit de les toucher, encore moins de les tuer. Il semble qu’ils protègent le quartier, depuis plusieurs générations », raconte Adama, un jeune du quartier qui croit, dur comme fer, à cette réalité. Ces gros reptiles, selon le savoir endogène, ne sortent qu’une fois l’an, à la recherche de nourriture. Dans leur communauté, ils ont un chef. C’est le plus gros et le plus long. Le voir relève d’un miracle. Mais le voir est un porte-bonheur, selon un ancien. « Ils sont très nombreux ici mais ne font de mal à personne. Quand ils ont faim, ils se promènent la nuit pour chercher une chèvre, un coq ou se contenter de menus plus modestes comme les margouillats et les grenouilles qui croassent, en chœur, tous les soirs. L’orchestre des batraciens les attire vers les parties humides de la mangueraie. ETREINTE MORTELLE. Fins stratèges, ils se mettent souvent sur les arbres, en embuscade, pour surprendre les petits animaux imprudents. C’est ce qui est arrivé au chien d’un jardinier du coin. Le maitre du chien a été alerté par les aboiements de désespoir de l’animal de compagnie. Aussitôt, il abandonna ses planches de haricots et se dirigea vers l’animal en détresse. Ce dernier était en mauvaise posture. Le gros reptile l’avait pris en tenaille. Sa tête et sa poitrine sont enveloppées par la bête qui glisse son corps tout autour du chien. Le canidé remue, désespérément, sa queue. Le boa, partisan du moindre effort quand il s’agit de tuer sa proie, déploie, doucement et surement, sa force contre sa victime agonisante. Il est capable de détecter ses battements de cœur de sa

Quinté+ du mardi 26 novembre 2019 à Deauville, 4eme course, Prix du Pays de Bray

16-partants–Handicap divisé – première épreuve – Réf: +18 +19 – Classe 2 – 55.000 € – 1.900 mètres – Piste en sable fibré – Corde à droite – Terrain (PSF) – Lice 0 mètre pour chevaux entiers, hongres et juments de 3 ans et au-dessus, ayant couru depuis le 1er mai 2019 inclus. Liste des partants Nous sommes à Deauville  ce mardi avec  le prix Pays de Bray qui sera disputé par 16 concurrents  sur le parcours particulier de 1900 m de la grande piste. Une course de plat qui s’annonce palpitante avec des spécialistes du sprint très affutés et prêts à en découdre .Surprise en vue et gros rapports attendus. 1-EL MANIFICO Il vient d’être récompensé de sa régularité à ce niveau Quinté cette saison en remportant son second événement de l’année en retrouvant le sable et ce parcours normand justement. Cela lui vaut 7 livres de surcharge et dès lors sa marge se réduit dans cette catégorie à son poids. 2-SAYANN Son poids revu à la baisse depuis ses 2 succès du mois de mars dont un à ce niveau Quinté lui ont permis de refaire surface dans cette catégorie gros handicap chez lui à Marseille-Borély en octobre. Il fait un long déplacement et pourtant ce parcours ne lui a pour l’instant pas réussi. 3-BID ADIEU IRE Il n’a pour l’instant réussi à s’illustrer à ce niveau Quinté que sur les 2000m de Paris-Longchamp. Ses 2 tentatives cet été sur ce parcours en sable se sont soldées par 2 échecs. Son poids revu à la hausse ne lui laisse guère de marge pour espérer pouvoir se racheter sur cette surface. 4-ELECTRON LIBRE IRE Il n’a couru que sur le sable de Cagnes l’hiver dernier et pour l’instant, il a toujours déçu sur cette surface. Lui aussi semble surtout se plaire sur le gazon de Paris-Longchamp et son succès du 8 septembre dans un Quinté lui vaut de devoir porter trop de poids désormais en handicap. 5-SANDYSSIME Il vient de démontrer sur ce parcours au niveau Quinté qu’il était désormais performant sur cette surface et qu’il s’accommodait parfaitement de cette distance de 1900m. Son mentor insiste donc sur ce tracé et il n’y a aucune raison qu’il ne confirme pas. On n’hésite pas à le reprendre. 6-MIRACLE DES AIGLES Il est enfin en train de retrouver une zone de poids favorable qui lui permet de revenir dans cette catégorie Quinté avec de légitimes ambitions. Il a été baissé de 11 livres depuis le début de l’année et il vient de prouver qu’il était toujours aussi efficace sur ce genre de parcours. 7-LADY SIDNEY Elle adore ce parcours et elle vient encore de le confirmer en prenant une plaisante 4ème place dans le Grand Handicap de la Piste Fibrée disputée sur ce tracé le 22 octobre. Une épreuve qu’elle avait d’ailleurs enlevée l’an passé. On ne peut que lui refaire confiance dans ce tournoi. 8-MUTARABBY IRE Après avoir débuté sa carrière en Angleterre, il est arrivé dans les boxes de G. Hernon l’automne dernier et s’il a déjà gagné sur ce parcours en décembre, c’était à un niveau moindre. Il n’a pas encore démontré qu’il avait la pointure d’un Quinté et il va devoir y faire ses preuves. 9-AMIRVANN Il vient d’être malheureux dans le Grand Handicap de la Piste Fibrée le 22 octobre sur ce parcours, gêné en phase finale alors qu’il progressait et s’annonçait dangereux. Il mérite d’être racheté car il vaut beaucoup mieux que sa dernière 10ème place si tout se passe bien cette fois. 10-STRONG AND STABLE Elle dépend d’une écurie habile et redoutable mais elle reste très intermittente. Sa seule tentative sur cette surface à Chantilly en mars s’était soldée par un échec. Elle cherche encore sa meilleure distance et a besoin de rassurer sur le sable. Elle peut de nouveau nous décevoir. 11-WOW GER Bien que déjà vu à réclamer, il a démontré qu’il pouvait accrocher des places dans cette catégorie gros handicap. Adepte des bons terrains, il se plaît sur le sable et il vient de l’emporter avec autorité pour sa seconde tentative sur 1900m et sur ce tracé. Il peut monter de catégorie. 12-TABULARASA Il va effectuer une petite rentrée puisqu’il n’a plus couru depuis le 16 septembre. Il prépare surtout le meeting d’hiver de Cagnes où il avait réussi à remporter un Quinté en janvier dernier. Il apprécie cette surface mais il va avoir besoin de courir et surtout de baisser au poids. 13-ALLEZ HENRI IRE Second atout de F. Rossi dans ce Quinté, il a 8 ans désormais et sa tâche se complique dans cette catégorie gros handicap d’autant qu’il tarde à baisser franchement au poids. Le handicapeur ne le soulage que d’une livre et cela risque de ne pas suffire pour le voir se réhabiliter. 14-DARK SIDE Adepte des bons terrains, il avait réussi à accrocher le 5ème place de son premier Quinté sur les 1600m de Paris-Longchamp en septembre. Il revient cette fois sur le sable où il n’a couru qu’une seule fois l’hiver dernier à Cagnes car il vient de décevoir en très souple à Marseille. 15-WALEED Il vient de bien se comporter dans le Grand Handicap de la Piste Fibrée sur ce parcours où il terminait plaisant 7ème mais à moins de 2 longueurs du lauréat. Il a donc encore son mot à dire pour les petites places dans cet événement d’autant que sa zone de poids demeure favorable. 16-GOLD LAKE Second représentant de l’écurie de Mme H. Sauer, lui aussi vient de faire belle impression dans le Grand Handicap de la Piste Fibrée avec une excellente seconde place malgré une pénalité de 3 kg suite à son premier succès en Quinté sur cette Psf deauvillaise. Au mieux, il doit répéter.   PROPOSITIONS   16 GOLD LAKE  6 MIRACLE DES AIGLES       5 SANDYSSIME     1 EL MANIFICO     11 WOW GER          13 ALLEZ HENRI (IRE)         15 WALEED      4 ELECTRON LIBRE IRE      INCONTOURNABLES        16-7-6-1-11- 5- 9 -2

Le Premier Ministre en 4ème région pour le redémarrage des travaux de construction et de bitumage de la route Goma Coura – Tombouctou

Bamako, 25 novembre (AMAP) Le Premier ministre,  Dr Boubou Cissé se rendra, ce lundi à Goma Coura, dans la région de Ségou, pour le lancement officiel du redémarrage des travaux de construction et de bitumage de la route (Goma Coura – Tombouctou), a appris l’AMAP de source officielle. Dr Cissé sera accompagné du Représentant de l’Union Européenne, l’Ambassadeur Bart Ouvry, de certains membres du gouvernement et des experts  et des techniciens des travaux de construction et de contrôle. Cette route qui est financée sur les ressources du 10ème FED (Fonds Européen de Développement), va désenclaver les cercles de Niafunké, Diré, Goundam et Tombouctou. Les travaux de la route longue de 484 km, sont  répartis en trois lots à savoir  Goma Coura – Léré (165 km), Léré – Niafunké (121 km) et Niafunké – Tombouctou (198 km). KM (AMAP)

San : Quelque 126 810 enfants ciblés par les Journées locales de vaccination contre la poliomyélite

San, 25 novembre (AMAP) Quelque 126 810 enfants âgés de 0 à 59 mois, sont ciblés par les journées locales de vaccination contre la poliomyélite dont le lancement a été présidé vendredi à San, par l’adjoint du préfet de cercle, Abraham Kassogué, a constaté l’AMAP. L’objectif de la campagne au cours de la quelle 140.920 doses de vaccin sont déjà sur place, est d’atteindre un taux de couverture vaccinal de 95%. Cette campagne mobilise 634, les agents vaccinateurs, 45 superviseurs de proximité déployés auprès des centres de santé communautaire, 10 autres  au niveau du centre de santé de référence, dans une stratégie de porte à porte et fixe, pour la couverture de 30 aires sanitaires. Le représentant du chef de l’exécutif local qui a inoculé la 1ère dose de vaccin dans le vestibule du chef de quartier de Missira, a déclaré que l’éradication de la poliomyélite nécessite une collaboration étroite et intense entre tous les partenaires, à savoir les autorités administratives et politiques, les professionnels de la santé, les responsables coutumiers et religieux et surtout  les communautés elles – mêmes. Le médecin chef du District Sanitaire de San,  Dr N’Fa Adama Diallo, a pour sa  part, rappelé que  les premiers signes de la maladie sont la fièvre , la fatigue , les maux de tête , les vomissements , la raideur de la nuque et des douleurs des membres, avant de préciser que dans certains cas, la poliomyélite entraîne une paralysie irréversible.  NC/KM (AMAP)

Bandiagara : Deux gendarmes tués et 6 autres blessés au poste de sécurité de Ouo

Bandiagara, 23 novembre (AMAP) Deux gendarmes ont été tués et six autres blessés dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés vendredi au poste de sécurité de Ouo, sur la route nationale 15 ou route du poisson, dans le Cercle de Bandiagara, a appris l’AMAP de sources concordantes. Des hommes armés non identifiés ont attaqué vendredi dans les environs d’une heure du matin au poste de sécurité de Ouo, tuant deux gendarmes et blessant six autres dont un se trouverait  dans un état grave, déclarent les mêmes sources. Les mêmes sources ne précisent pas la direction prise par les assaillants après leur forfait encore moins les moyens qu’ils empruntent ou s’il ya eu des morts ou des blessés du côte des terroristes. Les blessés ont été admis au centre de santé de référence de Bandiagara et les gendarmes décédés ont eu droit à des honneurs militaires à la compagnie de la gendarmerie en présence des autorités, de la hiérarchie et de la société civile, avant d’être inhumés au cimetière de Bandiagara. OG/KM (AMAP)

Mali: Un avocat interpellé et entendu en lien avec une affaire terroriste 

Bamako , 23 novembre (AMAP) Maître Hassane Barry, avocat au Barreau du Mali et ancien ambassadeur,  a été  interpellé et entendu, vendredi matin, en relation avec l’affaire des deux présumés terroristes, soutiens logistiques du groupe terroriste ‘Ançaroul Islam, a appris l’AMAP de source proche des services de sécurité. Après l’arrestation, lundi,  de ces deux hommes porteurs d’importantes sommes d’argent, les mêmes sources sécuritaires avaient cité Me Barry comme l’intermédiaire dans une opération consistant  à « soudoyer des magistrats» pour faire libérer des djihadistes et qui aurait « déjà, reçu une importante part d’argent » à  cette fin. « Sauf décision contraire venue d’en haut, car il (l’avocat ) a beaucoup de choses contre lui, comme dans les autres non-lieux prononcés au profit d’autres terroristes qui avaient été arrêtés puis libérés par la justice, au grand dam de l’opinion », a indiqué une source  proche du dossier pour confirmer la détermination de la  Direction générale de la sécurité d’Etat (DGSE) malienne a aller au boutade la procédure On rappelle que la DGSE a interpellé, jeudi, vers 17h, au grand marché de Bamako, deux induvudus, Ousmane Hama Diallo Alias ’22’ et Harouna Diallo. Ils seraient arrivés à Bamako, dans la journée du mardi 19 novembre  2019, « en provenance de Boulekessi en vue de faire du repérage pour d’éventuels attentats à Bamako, de négocier la libération de plusieurs cadres de leur organisation détenus à la Maison d’arrêt et de correction (MCA) », ajoute la même source. Les deux envoyés n’excluaient pas l’éventualité de procéder, par la force, pour faire libérer leurs membres prisonniers à la MAC de Bamako, dont « deux experts en explosif, Oumar Dicko et Amadou Dicko, frère de l’ Emir Akilou Dicko », poursuit, encore, la source sécuritaire dans la capitale malienne. Parallèlement, les deux suspects devraient réaliser plusieurs achats au compte de ‘Ançaroul Islam’ « dont des caméras de haute définition pour réaliser leurs vidéos de propagande, des ordinateurs portables, des GPS, des Postes radio Talkies-walkies, des tissus kakis, des jumelles et des paires de chaussures de sport ». Les services de sécurité maliens indiquent que les enquêtes se poursuivent. MD (AMAP)

Assises : Yaya écope de dix ans de réclusion pour l’assassinat de l’amant de son épouse

Bamako, 22 novembre (AMAP) Les jurés de la Cour d’assises de Bamako ont infligé la peine de dix ans de réclusion à Yaya Guindo, jugé pour l’assassinat de Guimba Camara, lors de la dernière session de la capitale malienne, a appris l’AMAP. Guindo, le géomancien, profitait de l’absence de l’orpailleur, Camara, pour entretenir des relations intimes avec son épouse. Enhardi par son succès, il a finalement enlevé toute la famille du cocu. Tentant de récupérer les siens, l’orpailleur a fini par commettre l’irréparable. Une infraction prévue et punie par les articles 199 et 200 du Code pénal. La sordide histoire s’est passée à Deguela, dans le cercle de Kangaba. Yaya Guindo a quitté son bercail (le plateau Dogon) avec son épouse Binta Sangaré pour travailler, successivement, à Bamako, Bancoumana (Kati) et Deguela (Kangaba) dans des fermes agricoles. Son salaire ne lui permettant plus de faire face aux charges de sa famille, il a décidé de se rendre sur le site d’orpailleurs de Kokoyo, pour tenter sa chance et améliorer les conditions de vie précaire de sa famille. Il y a demeuré et venait rendre visite à sa famille, tous les lundis, jour de repos sur les sites d’orpaillage. Profitant de son absence, la victime, Guimba Camara, multipliait les visites chez Binta Sangaré qui se disait intéressée pour apprendre la géomancie. De ce rapprochement, est né un lien intime qui se transforma en concubinage. Les deux amants envisagèrent un projet de mariage qui les amena à prendre la fuite et trouver refuge à Bancoumana. Yaya Guindo, mis devant le fait accompli de l’enlèvement de sa famille par Guimba Camara, entreprit des démarches, tant auprès des autorités coutumières de Deguela qu’auprès du père de Guimba pour l’amener à lui rendre sa femme et ses enfants, mais sans succès. Il prit son mal en patience jusqu’à la date fatidique du 16 août 2016. Ce jour-là, aux environs de 14 h, lorsqu’il apprit que Guimba était de retour au village, il se rendit chez lui. Montant le guet dans un champ de maïs, lorsqu’il vit Guimba passer, il surgit de derrière lui. Une dispute les opposa au cours de laquelle, Yaya parvint à assener trois coups de poignard à son adversaire, au niveau du dos et la tête. Il s’écroula et succomba des suites de ses blessures. Yaya prit la fuite, mais fut recherché, appréhendé et conduit à la gendarmerie, plus tard. À la barre, l’accusé a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Sa défense, dans sa plaidoirie, a d’abord demandé à la Cour de mettre les faits dans leur contexte réel pour traiter ce dossier. Elle a demandé aux juges de requalifier l’infraction, d’ « assassinat »en « homicide involontaire ». Selon le ministère public, cet acte a été prémédité. Il a demandé à la Cour de maintenir l’accusé dans les liens de la culpabilité. Après délibération, la Cour a reconnu Yaya Guindo coupable de l’infraction d’ « assassinat ». Ila, certes, bénéficié de circonstances atténuantes, mais a écopé de 10 ans de réclusion. YD/OD/MD (AMAP)

Fin de règne pour un voleur d’or

Bamako, 22 novembre (AMAP) Nafou Traoré, as du cambriolage, spécialisé dans le vol d’or et d’argent, faisait des victimes dans les familles aisées des quartiers nantis, mais a fini par tomber dans la nasse de la police, à la suite de plusieurs plaintes, a appris l’AMAP. Il aurait réussi, à lui seul, plus d’une centaine d’opérations dans plus de 500 familles, à travers le district de Bamako et ses environs. Il faisait irruption dans la chambre à coucher de ses victimes, sévissant, aussi bien, dans certains quartiers de la rive droite que de la rive gauche du fleuve Djoliba, dans le District de Bamako. Ses zones de prédilection étaient les quartiers nantis de la ville, comme Baco-Djicoroni ACI, Kalabancoura-ACI, les 300-Logements, la Cité Unicef, Hamdallaye et Sotuba-ACI. « Nous sommes des voleurs, nous sommes au nombre de sept. Nous  encerclons la maison. Le chef est resté dehors avec les autres, donnez-nous les bijoux ! ». Le voleur tenait les mêmes propos à ses victimes, dans toutes ses opérations, muni de barre de fer, d’un arrache-clou, d’un détecteur de métaux et, par-dessus tout, il s’exprimait toujours en français à ses victimes qui étaient de hauts cadres ou commerçants, indiquent des sources policières. Aucune porte ne lui résistait et après ses passages, les victimes ont perdu des kilos d’or, en plus d’une centaine de millions de nos francs en espèces. Il aurait vécu, ainsi, pendant cinq bonnes années dans cette activité criminelle de vol, pour un préjudice estimé à des centaines de millions, avant de tomber dans les filets des éléments du commissaire Mamadou Mounkoro. Au commissariat de Kalabancoro-Koulouba, notre source explique que, quelques jours avant son interpellation, les policiers ont été saisis d’une plainte déposée contre le suspect numéro 1, Nafou Traoré, qui n’avait été identifié que de vue et par son mode opératoire. La plainte faisait suite à un cas de vol et cambriolage de maison. Dans cette affaire, comme dans d’autres du genre, Nafou avait cambriolé le domicile d’un particulier, une victime de plus. Cette dernière avait été dépossédée de plus de 5 kg de bijoux en or. Doté d’une technique dont il est seul à avoir le secret, le bandit avait réussi à cambrioler alors que les limiers étaient, déjà, à ses trousses. Les policiers de la brigade des recherches du commissariat de Kalabancoro-Koulouba n’ont pas mis beaucoup de temps avant de mettre la main sur lui. En moins de 48 h, le cambrioleur a été interpellé, à la suite d’une opération piégée, à travers des appels téléphoniques dans le secteur il sévissait. C’est ainsi que la police mit fin à son règne de cambrioleur de maison. Il fut interpellé et conduit, manu militari, au commissariat pour une audition sommaire. Les enquêtes établiront, plus tard, que depuis 2015, l’homme était impliqué dans d’autres affaires de cambriolage. Il serait un ancien secrétaire général d’une association estudiantine. Depuis lors, il croupit derrière les barreaux, le temps d’être fixé sur son sort. TC/OD/MD (AMAP)

Assises : Un assassin acquitté pour démence

Bamako, 22 novembre (AMAP) Les jurés de la Cour d’Assises de Bamakoont blanchi Moussa Sidibé du crime d’assassinat, perpétrée sur son oncle, pour raison de démence, a appris l’AMAP. Cette affaire remonte en décembre 2017, dans le village de Ouroun, une Commune rurale du Cercle de Bougouni. Dans la nuit du 21 au 22 décembre, de la même année, Moussa, muni d’une machette, quitta son domicile, aux environs de minuit, pour se diriger vers la concession de son oncle, Karim. Il arpenta les rues du village pour atterrir chez ce dernier. Arrivé sur place, après avoir constaté que tous les membres de la famille de son oncle étaient endormis, Moussa traversa la cour de la concession, pour s’introduire dans la chambre à coucher de son oncle, Kassim. Il le trouva endormi et, alors, sans aucune forme de procès, lui administra plusieurs coups de machette à la tête. A l’audience, c’est un accusé perdu dans ses pensées qui se présenta à la barre. Apparaissant sous les traits d’attardé mental, Moussa a reconnu les faits. A la fin des procédures requises, la Cour, après délibération, l’a déclaré non coupable. Et l’a acquitté, en raison de sa démence. TC/OD/MD (AMAP)