Moussa Boubacar Bah : « L’universalité du message de l’islam s’oppose à la stigmatisation d’une langue donnée»
Propos recueillis par Issa Dembélé Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale, chargé de la Promotion et de l’Intégration de l’Enseignement bilingue bat en brèche des arguments des obscurantistes qui ferment les écoles au nom de la religion musulmane. Il revient sur les efforts de son département en vue de renforcer les medersas dans leurs missions éducatives et de prendre en charge les écoles coraniques dans le cadre d’un enseignement bilingue franco–arabe. L’Essor : Les terroristes prétendent qu’ils agissent au nom de l’islam et s’en prennent aux écoles en disant qu’ils combattent l’enseignement en français. Que disent les textes coraniques en matière d’enseignement ? Moussa Boubacar Bah : L’islam est, avant tout, une religion de savoir. La recherche du savoir a été la première instruction donnée par Allah, Exalté soit-Il, au Prophète de l’islam, Béni soit-Il, dans le premier verset du livre sacré de l’islam, le Saint Coran. Aucune langue spécifique n’a été imposée aux êtres humains pour mener ce combat contre l’ignorance, toute langue ayant été créée par l’Eternel peut servir de vecteur de quête et de transmission de la connaissance. L’universalité du message de l’islam, structurée autour des cinq finalités, la préservation de la foi, la préservation de la vie, la préservation de la dignité, de la raison et du patrimoine requiert le recours aux différentes langues utilisées par les diverses nations du monde. L’universalité du message de l’islam s’oppose donc à la stigmatisation d’une langue donnée. De nos jours, un bon nombre de pays musulmans utilisent le français, à travers le monde, à des degrés différents, dans le processus d’enseignement et d’apprentissage. A l’instar de ces pays, le Mali, conscient de sa réalité et attaché à ses valeurs, a décidé d’utiliser plusieurs langues dans son combat contre l’ignorance et l’obscurantisme, notamment le français, l’arabe, l’anglais et les langues nationales. Sans être un leader religieux, j’ai du mal à comprendre comment on peut s’en prendre à l’enseignement des valeurs dans une langue donnée au nom de l’islam qui est une religion de savoir et qui se veut universelle. L’Essor : Il y a comme deux systèmes d’éducation dans notre pays. Le système d’inspiration française et les medersas qui sont d’inspiration arabo-musulmane. Votre département peut contribuer à trouver une solution à cette dichotomie par la promotion d’un système intégré. Quelle est la stratégie pour y parvenir ? Moussa Boubacar Bah : Pour nous, il n’y a qu’un seul système éducatif au Mali consacré par la Loi d’orientation sur l’éducation avec une seule finalité : «former un citoyen patriote et bâtisseur d’une société démocratique, un acteur du développement profondément ancré dans sa culture et ouvert à la civilisation universelle, maîtrisant les savoir-faire populaires et apte à intégrer les connaissances et compétences liées aux progrès scientifiques, techniques et à la technologie moderne ». Peuvent donc concourir à la réalisation de cette finalité, plusieurs types d’enseignement, plusieurs langues d’apprentissages et d’enseignement et plusieurs programmes. Il est vrai que l’enseignement public est laïc et fondamentalement dispensé en français. Il est aussi vrai que l’enseignement dans les medersas et les écoles coraniques est en arabe avec une place de choix à la religion musulmane, mais le mixage entre ces types d’enseignement a commencé au Mali depuis 1985 avec le rattachement des medersas au système éducatif malien, bien que la réforme de 1962 ait déjà posé les jalons en créant quelques écoles franco–arabes à travers le pays. Cependant, les médersas sont, en l’état, des établissements privés d’enseignement où le medium principal d’enseignement et d’apprentissage est l’arabe, le français y est enseigné obligatoirement, mais comme discipline donc comme une seule matière. Ils sont statutairement reconnus comme établissements d’enseignement. Quant aux écoles coraniques, elles constituent des structures éducatives de fait. Elles échappent aux contrôles pédagogiques et techniques de l’État puisqu’elles ne sont pas rattachées au ministère en charge de l’Éduction. Par conséquent, elles ne sont pas considérées, du point de vue juridique, comme des établissements d’enseignement. De nos jours, elles ne bénéficient pas de l’enseignement des matières académiques ou additionnelles (modernes), notamment le français. C’est dans ce contexte que les plus hautes autorités du Mali ont décidé de créer le Secrétariat d’État en vue de renforcer davantage les medersas dans leurs missions éducatives et de prendre en charge les écoles coraniques, dans le cadre d’un enseignement bilingue franco–arabe. Cet enseignement bilingue va concilier les besoins fondamentaux des communautés en matière d’éducation avec la finalité du système éducatif national. La stratégie consistera à échanger avec les communautés partout où elles sont, à travers les fora locaux, régionaux et nationaux, afin de recenser leurs préoccupations. Et à les sensibiliser sur les avantages de l’enseignement bilingue, en termes de renforcement de l’enseignement arabo-islamique, de la promotion de l’emploi, de la consolidation de la paix, de la participation active au développement du pays. Cependant, concrètement pour les medersas, il s’agira d’accompagner le développement de leur curriculum, en cours d’exécution au sein du Projet d’appui à l’éducation bilingue de base, de soutenir la formation des formateurs, la formation des enseignants et de mobiliser les partenaires techniques et financiers, à l’intérieur et à l’extérieur du Mali, autour du financement de l’enseignement bilingue. Quant aux écoles coraniques au Mali, qu’elles soient traditionnelles ou modernes, il faut d’abord les rattacher au système éducatif malien, tel que demandé par le forum national sur les écoles et centres coraniques et les associations des maitres coraniques. Ce rattachement permettra à l’État de contrôler la création, la gestion, les approches pédagogiques et la certification des apprentissages qui sont, jusque-là, laissées à l’appréciation de l’école ou du maître coranique, selon les cas. Il faudra, ensuite, adapter les programmes des écoles coraniques au système éducatif national. Cette adaptation se fera à travers le développement d’un curriculum harmonisé préservant l’essence de ces écoles, à savoir « apprentissage du Coran et sciences connexes » et s’ouvrant sur des contenus additionnels, conformément à la finalité du système éducatif malien reflétée dans la Loi d’orientation sur l’éducation. L’Essor : Quelles sont les actions déjà entreprises dans le cadre de la promotion et l’intégration de l’enseignement bilingue ?
Mopti : Clôture des opérations de la première phase du DDR spécial à Soufroulaye
Mopti, 26 novembre (AMAP) La cérémonie de clôture des opérations de la première phase du processus de Démobilisation-Désarmement-Réinsertion (DDR) des ex-combattants issus des groupes armés, a été présidée ce mardi à Soufroulaye, dans la région de Mopti, par le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, a constaté l’AMAP. Dr Cissé qui a entonné l’hymne national du Mali avec les 352 ex-combattants désarmés volontairement, qui appartenaient aux groupes armés parmi lesquels figurent 17 femmes, a visité le dépôt des armes et minutions rendus par les ex-combattants lors de leur enregistrement au programme. Le Premier Ministre a également visité les ateliers d’apprentissage de métiers destinés à ceux qui bénéficieront d’un programme de réinsertion socio-économique (formation et financement d’activités génératrices de revenus) lors de la seconde phase du DDR. L’enrôlement au sein des FAMa, pour ceux qui le souhaiteront se fera sur la base d’un processus tel que défini dans le décret fixant les modalités d’intégration des ex-combattants. Dr Cissé a déclaré que Soufroulaye constitue une étape importante dans le processus de stabilisation et de sortie de crise de notre pays, avant de préciser que le gouvernement tient à réaffirmer à l’ordre des priorités politiques élevées que le Président de la République accorde à la conduite de ce processus. La cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de région, Général Abdoulaye Cissé, du président de la Commission nationale DDR, Zahabi Ould Sidi Mohamed, de la représentante adjointe du secrétaire général des Nations Unies au Mali, Mme Mbaranga Gasarbwe. KM (AMAP)
Tominian : La politique de sauvegarde de l’enfant au centre des échanges
Tominian, 26 novembre (AMAP) Un atelier d’orientation des leaders locaux sur la politique de sauvegarde de l’enfant a pris fin le 23 novembre dernier à Tominian, sous la présidence du Préfet du cercle, Zoumana Norbert, a constaté l’AMAP. Son objectif était de mettre en place toutes les dispositions pratiques et légales afin que les enfants et les adultes soient protégés contre toutes formes d’abus, d’exploitation et de négligence. Les participants ont échangé sur entre autres, la politique de sauvegarde de l’enfant de World Vision, la consolidation de la paix, la composition des comités de protection de l’Enfant, la collaboration d’autres structures travaillant avec les enfants, les canaux d’alerte de World Vision. Le représentant du chef de l’exécutif local a félicité l’ONG World Vision pour les œuvres qu’elle exerce dans le cercle de Tominian, avant d’assurer les responsables de l’organisation de sa disponibilité à les accompagner pour la réussite de leur mission. L’ONG World Vision est une organisation internationale non gouvernementale humanitaire chrétienne d’aide et de développement créé en 1950 par un évangéliste journaliste Dr Bob Pierce, pour répondre aux besoins et à la souffrance des victimes de la guerre de Corée. De nos jours, World Vision travaille dans plus de 100 pays à travers le mode. Les programmes de secours d’urgence et de développement de World Vision ont débuté en 1974 en Afrique et au Mali en 1976 à travers des organisations chrétiennes. En Juin 1982, un bureau fut ouvert au Mali. ST/KM
Message de condoléances du président de la République suite au décès accidentel de 13 militaires Français dans le Liptako Gourma
A Son Excellence Monsieur Emmanuel Macron, président de la République Française, Paris Monsieur le Président, Suite au décès accidentel survenu cette nuit dans le Liptako Gourma, de treize militaires français en service commandé, je voudrais, en mon nom et en celui de la nation malienne toute entière, vous adresser nos condoléances les plus émues. Vous avez dit et à juste raison que ces soldats « sont morts pour la France ». J’ajouterais qu’ils sont morts pour le Mali, qu’ils sont morts pour le Sahel, qu’ils sont morts pour la Liberté, qu’ils sont morts pour l’Homme. La perte est lourde mais les peuples du Sahel partagent votre deuil, Monsieur le Président, eux qui payent tous les jours un lourd tribut à la guerre contre l’obscurantisme. Je puis vous assurer, qu’en dépit des impatiences observées, des frustrations ça et là exprimées, qu’elles soient sincères ou feintes, ces peuples ne retiendront et ne magnifieront que la solidarité dont elles bénéficient aujourd’hui, de la part des forces françaises en particulier et internationales en général, en ces temps où la survie de chacune des nations concernées est en jeu. En m’inclinant une fois de plus devant la mémoire de tous les héros de la guerre du Sahel, et en exprimant nos condoléances aux familles des victimes ainsi qu’au peuple français, je vous prie d’accepter, Monsieur le Président, l’assurance de ma plus haute considération. Bamako, le 26 novembre 2019 Ibrahim Boubacar Keita
Mali: treize soldats français tués dans un accident d’hélicoptères
Bamako, 26 novembre (AMAP) L’Élysée a annoncé ce mardi matin que treize soldats français avaient été tués lors du crash de deux hélicoptères dans la zone des trois frontières dans le nord du pays. Le président français Emmanuel Macron a salué le « courage » des soldats « morts pour la France », a appris de source officielle. Treize militaires français de la force Barkhane ont trouvé la mort au Mali dans une collision accidentelle de deux hélicoptères lors d’une opération de combat contre des jihadistes, a annoncé mardi l’Élysée. « Six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel », a indiqué la présidence dans un communiqué. Le président français Emmanuel Macron a salué le « courage » des soldats « morts pour la France ». RFI
Comité de suivi de l’accord : Vers le déblocage
Bamako, 25 novembre (AMAP) Le président Ibrahim Boubacar Keïta, a rencontré, samedi dernier, des responsables de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) pour débloquer la situation au Comité de suivi de l’accord (CSA) qui n’a pas pu se réunir, depuis presque trois mois, a appris l’AMAP de source sûre. Si rien n’a filtré, officiellement, de cette rencontre entre le chef de l’Etat et la CMA, elle est intervenue, quarante-huit heures, après une déclaration des membres du Conseil de sécurité des Nations unies dans laquelle ils ont affirmé que la «mise en oeuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali a besoin d’être accélérée». Pailleurs, ils ont exprimé «leur profonde préoccupation devant la situation sécuritaire et humanitaire au Sahel» et ont souligné «l’importance d’une mise en œuvre intégrale, effective et inclusive de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali». Les membres du Conseil de sécurité ont, aussi, noté avec « beaucoup d’impatience » que, malgré certains progrès, il restait encore beaucoup à faire pour mettre en œuvre les dispositions clés de l’Accord. Ils ont, donc, exhorté les parties maliennes à accélérer cette mise en œuvre. Pour rappel, en septembre dernier, la 38è réunion du CSA, qui devait se tenir à Kidal a été annulée à la dernière minute. D’après un communiqué du président du CSA, à l’époque, l’Algérien Ahmed Boutache, la session a été annulée «pour des raisons d’Etat impératives». En réaction, la CMA a publié un communiqué daté du 16 septembre 2019, dans lequel elle a dénoncé la «décision d’annuler la tenue du CSA à Kidal sur la seule demande de la partie gouvernementale». Par conséquent, elle a demandé une «réunion urgente et avant toute autre étape avec la communauté internationale et les autres parties de l’accord dans un lieu neutre pour clarifier l’ensemble des questions pendantes, notamment la «raison d’Etat impérative» qui a motivé l’annulation de la 38è session du CSA, afin de procéder à une évaluation transparente de la situation actuelle et de la gouvernance de l’accord». Depuis, la mise en oeuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali est au point mort. Dans leur déclaration, les membres du Conseil de sécurité ont, également, salué les récentes mesures prises par les pays du G5 Sahel pour l’opérationalisation de leur force conjointe. Ils les ont encouragés à veiller à ce cette force conjointe continue d’avancer dans cette direction «afin de démontrer des résultats opérationnels concrets accrus». En outre, ils se sont félicités des contributions versées ou en cours de versement à l’appui de la force conjointe du G5 Sahel, et ont exhorté les partenaires, qui ne l’avaient pas encore fait, à honorer leurs engagements. MK/MD (AMAP)
Assemblée nationale : Adoption d’une série de projets de lois
Bamako, 25 novembre (AMAP) Les députés maliens, réunis en séance plénière, ont adopté, jeudi dernier, plusieurs projets de lois dont le texte portant répression de la cybercriminalité qui a pour objet de déterminer les infractions relatives à la cybercriminalité, ainsi que la procédure suivie en la matière, a constaté l’AMAP. Dirigés par le président de l’Assemblée nationale, Issaka Sidibé, les travaux se sont déroulés en présence de plusieurs membres du gouvernement venus défendre les textes, et ont avalisé, aussi, la création du Conseil supérieur de la jeunesse et le projet de Code d’éthique et de déontologie de l’agent de l’Administration publique. Les députés ont approuvé le projet de loi portant répression de la cybercriminalité par 103 voix pour, 0 contre et 0 abstention. Le vote de cette loi vient combler un vide juridique car il n’y avait pas de texte réprimant les infractions de cybercriminalité. Les représentants de la nation ont, unanimement, donné leur quitus au projet de loi portant ratification de l’Ordonnance n°2019-023/P-RM du 27 septembre 2019 portant modification de l’Ordonnance n°2014-003/P-RM du 15 janvier 2014 portant création de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR). Ce texte qui prolonge la mission de la CVJR jusqu’au 31 décembre 2021, élargit ses travaux qui couvrent, désormais, la période allant de 1960 à 2019. Ce qui permettra de prendre en charge les victimes des récents évènements, notamment à Ogossagou, Boulkessi, Indélimane etc. Par 91 voix pour, 0 contre et 0 abstention, les députés ont adopté le projet de loi portant création du Conseil supérieur de la jeunesse. L’adoption de ce texte confirme la volonté du président Ibrahim Boubacar Keïta de placer son second mandat sous le signe du plein épanouissement de la jeunesse. Il résulte de la nécessité de mettre, réellement, les préoccupations des jeunes au cœur des priorités de développement du pays et de donner plus d’impact aux initiatives prises en leur faveur. « La mission essentielle de ce Conseil supérieur de la jeunesse est, surtout, de veiller à la mise en œuvre de Politiques et Programmes pour le plein épanouissement de la jeunesse, sous le leadership éclairé du président de la République », a argumenté Arouna Modibo Touré en charge du département de la Jeunesse et des Sports qui défendait le texte. Les élus de la nation ont, tous, donné le feu vert au projet de loi portant Code d’éthique et de déontologie de l’agent de l’Administration publique. Ce texte vise à améliorer la performance de l’Administration, moraliser davantage le service public et, ainsi, contribuer au développement du pays. Ils ont également donné leur assentiment, par 91 voix pour, 0 contre et 0 abstention, au projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2019-019/P-RM du 27 septembre portant modification de la loi n°02-071 du 19 décembre 2002 portant création de la Direction nationale de la formation professionnelle. Le vote de ce projet de loi contribuera à l’harmonisation et à la cohésion des acteurs de la formation professionnelle et permettra, ainsi, d’atteindre les objectifs fixés par la Loi d’orientation sur la formation professionnelle. Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Me Jean Claude Sidibé, qui défendait ce texte a indiqué que le détenteur du baccalauréat ne veut être ni maçon, ni plombier, encore moins ferrailleur. Pour lui, « nous avons bien du travail au Mali, mais nos jeunes ne sont pas formés dans ce sens ». « Mais, si nous continuons à former des gens dans les sciences sociales, nous n’avons pas de travail en sciences sociales. Il faut qu’on parvienne à renverser la tendance et c’est cela le rôle de mon département », a souligné le ministre Sidibé. Par les mêmes voix, les députés ont approuvé le projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2019-014/P-RM du 29 juillet 2019 autorisant la ratification de la Convention portant création et des statuts de l’Alliance pour le Biodigesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre (AB/AOC). Le projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2019-016/P-RM du 20 septembre 2019 portant création de l’Agence nationale de la Grande Muraille Verte. Ce texte a été voté à 91 voix pour, 0 contre et 0 abstention. Les parlementaires ont, à l’unanimité, adopté, également, le projet de loi autorisant la ratification de l’Accord de prêt, signé à Marrakech (Maroc), le 06 avril 2019, entre le gouvernement de la République du Mali et la Banque islamique de développement (BID), relatif au financement du programme FSID-EAA pour l’éducation des enfants hors école (PACETEM) au Mali. Pour finir, l’Assemblée nationale a adopté une Résolution portant création d’une commission d’enquête sur la vente des immeubles de l’Etat. BD/MD (AMAP)
Infrastructures routières : Les acteurs ont fait le bilan des réalisation et de l’entretien
Bamako, 25 novembre (AMAP) Les services maliens en charge des routes ont évalué, jeudi dernier, à Sikasso (Sud), les réalisations de 2019 et planifié les actions à mener au cours de 2020, a constaté l’AMAP. Pendant trois jours, les participants ont examiné le programme des travaux d’entretien courant des routes au titre de l’année 2020, l’opérationnalisation du transfert des compétences et des ressources dans le domaine de l’entretien routier et les propositions de relecture de certains textes législatifs et règlements. Ils ont, aussi, fait le point de l’état d’exécution des recommandations de la précédente réunion annuelle et du rapport d’activités 2019 de la Direction nationale des routes (DNR). Un accent particulier a été mis sur l’état d’exécution du financement de l’entretien routier 2019 et du projet de budget 2020. Avant de passer au peigne fin les conventions de maitre d’ouvrage déléguée au titre de 2019. Faisant le bilan des activités réalisées, la ministre des Infrastructures et de l’Equipement. Traoré Seynabou Diop, qui a présidé réunion annuelle, a cité des routes achevées en 2019. A ce titre, elle a relevé l’aménagement en 2×2 voies de la route Bamako-Koulikoro, la construction et le bitumage de la route Bénéna-Mandiakuy, de la route Yanfolila-Kalana, les ponts de Kayo sur le fleuve Niger à Koulikoro et celui de Dioila et leurs voies d’accès, les travaux de la route Kangaba-Dioulafoundo-Frontière Guinée etc. La ministre a ajouté que les travaux se poursuivent pour certains axes routiers. Elle a indiqué les routes Zantiébougou-Kolondiéba-Frontière Côte d’Ivoire, Kayes-Sadiola, Banconi-Dialakorodji-Safo-Nossombougou, Katélé-Zégoua-Kadiolo avec l’aménagement de 4 km de voies urbaines dans la ville de Kadiolo et la voie de Kouloubléni, dans la Commune rurale de Kalabancoro. Sont aussi encours de lancement ou de réalisation les travaux de construction du 2èpont de Kayes et ses voies d’accès, l’aménagement en 2×2 voies de la traversée de la ville de Sikasso, l’aménagement en 2×2 voies de la Tour de l’Afrique-Yirimadjo-3èpont de Bamako. S’y ajoute la réhabilitation/renforcement du tronçon Kati-Didiéni long de 150 km. Dans son intervention, Seynabou Diop a, aussi, rappelé le démarrage des travaux de construction de 547 km de pistes rurales dans les Régions de Koulikoro et de Sikasso. Cela, dans le cadre du Projet d’amélioration de l’accessibilité rurale (PAAR), phase II. Mme Traoré Seynabou Diop a, aussi, salué le démarrage des travaux d’élargissement en 2×2 voies de l’échangeur « Place des Martyrs » y compris ses voies d’accès (travaux à l’arrêt à cause de l’occupation des emprises), le lancement des travaux de construction d’un échangeur, d’un viaduc et l’aménagement de 10 km de voiries urbaines dans la ville de Sikasso. « S’agissant du programme d’entretien routier, nous avons, pour l’année 2019, procédé à l’entretien de 8.035 km dont 5.462 km de routes revêtues (soit 67,98%), 1.017 km de routes en terre (soit 12,66%) et 1.556 km de pistes rurales (soit 19,36%) », a détaillé la ministre. Elle a invité les services intervenant dans le secteur « à plus de rigueur et de pro activité dans l’exécution et le suivi des travaux en vue de satisfaire les exigences de qualité de nos populations ». Elle a, aussi, exhorté les populations bénéficiaires, dans le cadre de la veille citoyenne, à donner le meilleur d’elles-mêmes pour la réussite des projets d’infrastructures routières. « Sansvous substituer aux services techniques, aux entreprises et aux bureaux d’études, nous avons besoin de vos informations avisées pour plus de résultats sur le terrain », a dit Seynabou Diop à l’endroit des populations. En outre, la chef du département des Infrastructures et de l’Equipement, qui a remercié les Partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement, a indiqué que les efforts enregistrés, en 2019, en matière de développement et de maintenance des infrastructures routières, seront poursuivis et amplifiés en 2020. La ministre des Infrastructures et de l’Equipement avait à ses côtés le représentant du président de la commission Travaux publics, domaines, habitat et transports de l’Assemblée nationale, Seydou Traoré, le maire de la Commune urbaine de Sikasso, Kalifa Sanogo, et plusieurs chef de services et organismes personnalisés rattachés à son département. AG/MD (AMAP)
Diplomatie : L’ambassadeur de Cuba boucle son séjour
Bamako, 25 novembre (AMAP) Roberto Blanco Dominguez, ancien ambassadeur de Cuba au Mali a fait ses adieux, vendredi, au président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, lors d’une audience à la Villa des Hôtes, à l’ex-Base. Le diplomate, qui a regagné son pays, samedi dernier, après une année de mission, a rappelé, « utilement » les liens de coopération entre Bamako et La havane et échangé avec le président malien sur les préoccupations de l’heure. Le Mali et Cuba entretiennent, en effet, une collaboration étroite dans divers domaines, depuis les premières années de l’indépendance du Mali. Cette coopération s’est, d’abord, concrétisée pour la jeune nation indépendante par la formation de centaines de cadres dans tous les domaines pour faire face à ses besoins en ressources humaines. Elle s’est, plus tard, étendue à l’assistance technique dans les domaines de la santé, des sports et des arts. Roberto Blanco Dominguez s’est attelé, durant son séjour, à revigorer ces liens de coopération et d’amitié qui ont été établis par Modibo Keïta et Fidel Castro. Au premier président du Mali, le Lider Maximo a offert la disponibilité de son pays à soutenir le Mali. Depuis, cet élan est maintenu dans la coopération qui s’est étendue à plusieurs domaines. Aussi, selon le diplomate, ses échanges avec le chef de l’Etat ont porté « sur la vie politique dans (les) deux pays », avec un focus sur la situation sécuritaire au Mali et le blocus économique imposé à Cuba. Sur ce dernier point, il remercié le président Keïta pour le vote du Mali aux Nations unies, le 7 novembre dernier, en faveur de la levée de ce blocus. Ce choix du Mali « témoigne de la profondeur de ses liens avec Cuba » et rappelle l’adhésion, très tôt, de nos deux Etats au mouvement des Non-alignés qui milite pour la levée de cet embargo. M. Dominguez a confié avoir passé un bon séjour au Mali, dont il garde « un très bon souvenir ». Persuadé que le Mali surmontera ces moments difficiles, il a souhaité que la paix revienne afin que le « très solide peuple » du Mali puisse se développer et retrouver toute sa grandeur d’hier. ID/MD (AMAP)
Journée de réflexions et d’échanges sur les difficultés liés à l’accès aux services de base
Macina, 25 novembre (AMAP) Une journée de réflexions et d’échanges sur les difficultés liés à l’accès aux services de base, avec la participation équitable des femmes et des hommes, a regroupé, lundi, 21 participants dans la salle de délibération de la mairie de Macina. Ont participé aux travaux des maires, représentants des Associations de santé communautaire (ASACO), les Présidents des Comités de gestion scolaire (CGS), les groupements des femmes et des jeunes des Communes de Macina, Kokry-Centre, Boky-Wéré et Kolongo. La rencontre a été initiée par la Coalition des alternatives africaines dette et développement (CAD-Mali), en partenariat avec l’ONG suédoise, Diakonia et l’ambassade de Suède au Mali. Le 2èmeadjoint au préfet, Oumar Dembélé, qui a présidé la rencontre a invité les participants à véhiculer le bon message pour la consolidation et la capitalisation des acquis dans un environnement prospère pour le bonheur des populations. Cette journée de réflexions et d’échanges avait pour objectif principal de : « Contribuer à l’opérationnalisation des espaces locaux de recevabilité (cadre de concertation, espaces d’interpellation etc.), avec la participation équitable des femmes et des hommes ». Plus spécifiquement, il s’agit de faire un rappel sur quelques dispositifs législatifs, en matière de recevabilité dans la fourniture des services sociaux de base, de permettre aux acteurs d’échanger sur les problématiques liées à l’accès aux services sociaux de base et l’opérationnalisation des espaces locaux de recevabilité. Et, également, de recueillir des propositions de solutions des différents acteurs, visant à améliorer l’accès et la qualité de services de base, à travers une participation équitable des femmes et des hommes. CAD-Mali est un mouvement social d’alternatives populaires et de défense des droits humains. Elle a pour vision « n monde démocratique plus juste, solidaire et respectueux des droits sociaux, culturels, économiques, politiques et environnementaux dans lequel l’endettement des peuples se fera avec le consentement des citoyens ». AOK/MD (AMAP)

