Des opérateurs privés maliens en quête d’opportunités à la Semaine durable d’Abou Dhabi

Envoyés spéciaux Madiba KEITA Aliou SISSOKO Abou Dhabi, 15 janvier (AMAP)  Des opérateurs privés maliens participent à la Semaine durable d’Abou Dhabi à la recherche de partenaires pour des investissements en matière d’énergie solaire, a constaté l’AMAP Parmi ces quelques opérateurs privés maliens, Mody Sacko, directeur de l’entreprise Mohacom Sarl. Selon lui, le Mali et les autres pays africains qui ont suffisamment de soleil, pendant toute l’année, n’ont pas le choix, ils doivent migrer vers les énergies renouvelables. M. Sacko dit être à la Semaine durable d’Abou Dhabi pour saisir des opportunités. «Ce pays du Golf est connu pour sa production pétrolière. Malgré tout, il envisage de construire une centrale solaire de 100 mégawatts au Mali. C’est pour vous dire que tous les pays sont conscients du réchauffement de la planète. Ils essayent donc de lutter contre ce phénomène en faisant des investissements dans le domaine des énergies renouvelables », dit-il. Et l’entrepreneur malien de dire sa surprise que cette Semaine durable d’Abou Dhabi sur les énergies renouvelables, qui se tient chaque année, soit une initiative de pays producteurs de pétrole. Mardi, le président Ibrahim Boubacar Keïta, en compagnie du ministre de l’Energie et de l’Eau, Sambou Wagué, a visité le Salon où des entreprises, universités et autres spécialistes de questions énergétiques, hydrauliques et environnementales exposent leur savoir-faire. Le chef de l’Etat s’est arrêté, notamment aux stands de Total, de l’Université d’Abou Dhabi, d’AMEA Power, une entreprise des Emirats arabes unis spécialisée dans les projets énergétiques à partir de sources conventionnelles au Moyen-Orient, en Asie et en Afrique. C’est cet argument que le président Keïta a mis en avant lors de son intervention au panel du mardi dernier. La compagnie énergétique japonaise, Univergy Solar, réalise des projets des centrales solaires, à travers le monde. Son représentant en Afrique de l’Ouest, le Sénégalais Mansour Diagne, estime que nos Etats sont condamnés à aller vers les énergies renouvelables qui sont, non seulement écologiques mais, également, accessibles aux populations des ville comme des campagne. Avec une architecture inspirée de l’union du désert et de la mer, le Centre national des expositions est l’une des attractions d’Abou Dhabi, capitale des Emirats arabes unis. Considéré comme le plus grand centre d’exposition au Moyen-Orient, il a été inauguré en 2007 par son Altesse Cheikh Khalifa Bin Zayed Al Nahnyan, président des Emirats arabes unis et Emir d’Abu Dhabi. Avec un espace intérieur de 73.000 m², ce gigantesque joyau architectural a un calendrier annuel d’activités variées, accueillant près de deux millions de visiteurs chaque année. Des événements de dimension internationale y sont, fréquemment, organisés, comme, présentement, la Semaine durable d’Abou Dhabi. MK/MD (AMAP)

La pénurie de gaz butane paralyse des activités économiques à Bamako

Par Amadou B. MAÏGA Bamako, 15 janvier (AMAP)Mardi 07 janvier. Le soleil sur Bamako est enveloppé par un léger brouillard matinal. La météo affiche une température minimale de 15° C au Quartier du fleuve, en Commune III. Julienne Sidibé est assise derrière le comptoir de son restaurant. Où quelques clients prennent le petit déjeuner. En attendant l’arrivée de l’eau chaude qu’un employé est en train de faire bouillir, la gérante accepte de s’exprimer sur la pénurie de gaz à laquelle les usagers sont confrontés. En colère, la gérante du Bol de Jade juge accablante la situation. « De 7.500 Fcfa, la bonbonne de 12 kilos est, aujourd’hui, vendue entre 20.000 et 25.000 Fcfa », s’étonne-t-elle. A la question de savoir comment le restaurant fonctionne, elle s’exclame : « Hé ! Nous utilisons le charbon de bois, car nous y sommes obligés pour pouvoir assurer la continuité du service aux clients ». Comme la gérante de restaurant Julienne Sidibé, les foyers et autres consommateurs maliens sont privés de gaz butane, depuis un mois. La cause ? L’arrêt de la fourniture par les importateurs de ce combustible à usage domestique. Ceux-ci disent manquer de ressources financières nécessaires pour acheter, transporter et dédouaner ce produit commercial issu du raffinage du gaz naturel. Rappelons que ce produit dérivé du pétrole est importé de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Ghana. En effet, au tout début de la pénurie, qui prend des proportions inquiétantes, quelques producteurs peinaient à satisfaire la forte demande nationale. Occasion opportune pour des spéculateurs de sortir leur stock, visiblement, conservé à dessein. Ainsi, dans certains endroits de Bamako, la bonbonne de 6 kilos était cédée à 5.000 Fcfa voire 6.000 Fcfa, contre 3.500 Fcfa. Ces provisions seraient épuisées, à présent. Conséquence : ménages, restaurants, industriels et autres petites activités dépendant du gaz butane sont paralysés à travers différents quartiers de la capitale malienne. A Bamako Coura, au siège de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE), officient de nombreux kiosques vietnamiens spécialisés dans la vente de nems et de sandwiches. Rencontrée là-bas, une jeune Vietnamienne se force d’expliquer l’ampleur de la situation en langue nationale Bambara. « J’ai appelé mon fournisseur, il a répondu qu’il n’y a plus de gaz au dépôt », confie la jeune dame, en montrant du doigt une bonbonne vide de 12 kilos, l’air désemparée. A une centaine de mètres du kiosque, où travaille la vendeuse de nems, le jeune Bouba vend des omelettes qu’il prépare sur du gaz butane. Selon lui, avant la pénurie, la bonbonne de 6 kilos qu’il payait à 3.500 Fcfa pouvait durer plusieurs jours. Comparativement au charbon de bois, « le gaz fait notre affaire », affirme-t-il. Le manque de gaz a obligé Bouba à se tourner vers le charbon de bois. « Je n’ai pas le choix », dit-il. A côté de Bouba, des clients attendent impatiemment leur commande. Ils accusent l’Etat d’être le seul responsable de la situation. Selon eux, si la pénurie de gaz a atteint ce stade critique, c’est dû à la négligence de la part des autorités compétentes. En la matière, la subvention du gaz butane est gérée au niveau de plusieurs structures publiques. Il s’agit de l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et l’électrification rurale (AMADER), le ministère de l’Economie et des Finances et le Trésor public. A l’AMADER, la cellule de communication explique que le rôle de l’agence se limite à la collecte des factures des fournisseurs de gaz, faire les mandats des factures et les transmettre au ministère de l’Economie et des finances. L’AMADERdit avoir déjà effectué ce travail et transmis les mandats au ministère de l’Economie et des Finances, assurent ses communicateurs, qui ajoutent que les opérations de vérification et d’approbation des documents fournis par les opérateurs gaziers sont réalisées par l’Hôtel des finances. C’est après ces étapes que le Trésor public doit procéder au paiement par des virements bancaires. Selon une source au ministère de l’Economie et des Finances, les trois premiers trimestres de 2019 ont été déjà payés aux opérateurs gaziers pour un montant global de plus de 6 milliards de Fcfa. « Il reste à payer le quatrième trimestre au titre de 2019, reconnaît notre source qui explique ce retard est dû à la fermeture des crédits au titre de l’année fiscale 2019. « Il faudra alors, dit-elle, attendre l’ouverture des crédits pour 2020 pour apurer les arriérés de paiement ». Contacté à ce propos, le directeur de Sodigaz, Oudiari Diawara, dit que leur dernier paiement remonte à octobre 2018. Il précise qu’il avait, pour le mois d’octobre 2018, reçu un virement de 50 millions de Fcfa. ABM/MD (AMAP)

Semaine durable d’Abou Dhabi : Le président Ibrahim Boubacar Keïta plaide pour la révolution des énergies renouvelables

Envoyés spéciaux Madiba KEITA Aliou SISSOKO Abu Dhabi, 15 janvier (AMAP) Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, arrivé mardi à Abou Dhabi, la capitale des Émirats arabes unis, pour participer à la Semaine durable au cours de laquelle l’énergie, l’eau et l’environnement seront au cœur des échanges.. Le chef de l’Etat malien, qui est l’une des hautes personnalités invitées à ce rassemblement, le plus important en matière de développement durable au Moyen-Orient, s’est rendu au centre national des expositions d’Abou Dhabi où se déroule la Semaine du développement. Sur place, il a successivement rencontré le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur des Émirats arabes unies, Cheikh Saïf bin Zayed Al Nahyan, le vice-président des Émirats arabes unis et Émir de Dubaï, Mohamed ben Rachid Al Maktoum, le président du Fonds Khalifa, Hussain Al Nowais, et la ministre d’Etat à la Coopération internationale des Émirats arabes unis, Reem Al Hashimi. Dans l’après-midi, le président Keïta a pris la parole lors d’un panel sur la révolution des énergies renouvelables dans les pays du Sud. A ce propos, le chef de l’Etat a affirmé que l’énergie est à la base de tout développement.Selon lui, la satisfaction des besoins humains fondamentaux notamment, l’eau, l’alimentation, la santé, l’éducation, l’industrie, dépend de la disponibilité de l’énergie, en quantité, en qualité et accessible à tous, de façon durable. Ibrahim Boubacar Keïta a rappelé qu’aujourd’hui, notre continent, l’Afrique, est menacé par les effets du changement climatique et l’épuisement des sources d’énergies fossiles. Face à ces défis, il a indiqué que les énergies renouvelables se présentent comme une alternative indéniable à cause de leur caractère renouvelable, inépuisable et respectueux de l’environnement.Les énergies renouvelables sont, aussi, propres et constituent l’un des meilleurs moyens d’atténuation du changement climatique. De ce fait, elles révèlent de nombreuses opportunités pour les pays du Sud. Selon l’estimation des scientifiques, pour espérer limiter le réchauffement climatique en deçà de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle, tel que le prévoit l’Accord de Paris, les émissions de gaz à effet de serre devront baisser de 40 à 70%, entre 2010 et 2050. Pour le président de la malien, cet objectif n’est réalisable qu’avec l’utilisation à grande échelle des énergies renouvelables. «Certains pays du Sud, comme le nôtre, ont un coût de production d’énergie très élevé par la dominance de l’énergie fossile dans le mix énergétique. Le coût de production élevé limite l’accès de la population à l’énergie et freine le développement économique », a-t-il souligné. Selonle président Keïta, l’utilisation des énergies renouvelables, a soutenu, permet de diminuer le coût de production et contribuer au développement des infrastructures socio-économiques de base, à la création des richesses et des emplois. Il dira que d’une manière générale, les énergies renouvelables permettront d’accélérer l’industrialisation des pays du Sud. UN POTENTIEL INESTIMABLE – Le président de la République a, également, rappelé que le Mali regorge d’un potentiel inestimable en ressources énergétiques renouvelables telles que l’énergie solaire, l’énergie éolienne, l’énergie hydroélectrique, la biomasse qui sont sous exploitées par manque de financement. «Le pays pourrait produire 300 Méga Watt (MW) en valorisant mieux la biomasse », a-t-il relevé, ajoutant que la valorisation de ce potentiel d’énergie renouvelable, par le biais d’un financement approprié, constitue un défi majeur pour le Mali. Comment les pays du Sud pourront-ils développer leurs économies sans émissions destructrices et dommages environnementaux associés à un développement économique rapide ?En réponse, le chef de l’Etat a dit que les pays du Sud pourraient résoudre leurs besoins énergétiques par un développement accru des énergies renouvelables, respectueuses de l’environnement, pour développer leur économie. « Ces pays, a-t-il poursuivi, doivent orienter leur planification énergétique basée sur l’utilisation des énergies renouvelables en mettant en place des cadres politiques et réglementaires appropriés, des technologies respectueuses de l’environnement, des campagnes de sensibilisation et d’information ». Le président de la République a évoqué, à l’occasion, la menace qui pèse, aujourd’hui, sur le fleuve Niger à cause de l’ensablement et, surtout, de l’exploitation sauvage de l’or, autrement dit du dragage. Il a, aussi, mis l’accent sur les politiques publiques visant à assurer la sécurité alimentaire au Mali  A ce propos, il a indiqué que 15% du budget national est consacré au secteur de l’Agriculture. Ce qui a permis au Mali de produire 10 millions de tonnes de céréales en 2019 et 760.000 tonnes de coton. Mais, seulement 2% de la production cotonnière est transformée sur place. Ce qui est insignifiant, en terme de plus value. Pour le chef de l’Etat, le Mali a besoin d’énergie pour développer le secteur industriel pourvoyeur d’emplois pour les jeunes. Mais, il s’agit d’énergies renouvelables afin de préserver l’écosystème voire l’humanité toute entière. Depuis 2016, la Semaine de la durabilité d’Abou Dhabi est l’occasion de mettre les exposants et visiteurs en contact avec de nombreuses entreprises de développement durable. Organisée sous le thème «Accélérer le développement durable», l’édition de cette année a vu la participation de plus de 30.000 participants venus de plus de 175 pays. La Semaine durable d’Abou Dhabirassemble des décideurs politiques, des spécialistes de l’industrie, des pionniers de la technologie et la prochaine génération de leaders de la durabilité. À travers ses initiatives et ses événements, elle est un catalyseur pour partager les connaissances, mettre en œuvre des stratégies et proposer des solutions pour stimuler le progrès humain. MK/MD (AMAP)

Coopération Mali/République tchèque : Prometteuse pour l’industrie extractive

Bamako, 27 décembre (AMAP) L’entreprise tchèque, GET Ltd, spécialisée dans l’extraction des matériaux de construction, débutera, bientôt, ses opérations au Mali, afin de participer à la modernisation de la ville de Bamako, la capitale malienne, appris l’AMAP de source officielle. Dans un texte parvenu l’AMAP, le ministère des Mines et du Pétrole indique que la ministre, Lelenta Hawa Baba Ba, accompagnée d’une forte délégation, a séjourné à Prague, la capitale de la République tchèque du 9 au 12 décembre, pour vivifier la coopération entre le Mali et ce pays. Au cours de cette visite, dans le cadre de l’exploitation minière et du renforcement de capacités des cadres maliens intervenant dans le domaine, « Maliens et Tchèques se sont entretenus sur plusieurs questions intéressantes et qui pourraient contribuer à l’atteinte de cet objectif ». C’est ainsi que GET Ltd, lors de ses interventions au Mali fournira aux acteurs nationaux des BTP des matériaux de construction de qualité, notamment le sable et le gravier. Cette société est spécialisée dans la production du bêton armé préfabriqué. Mme Lelenta Hawa Baba Ba a visité deux unités de production de béton et dérivés du calcaire dans les environs de Prague. Quant au consortium Inco, il se propose de mettre à la disposition des entreprises extractives, qui exercent au Mali, des équipements et des technologies de pointe. Ce groupement de 15 entreprises représente 80% de capitaux de la République tchèque dans le domaine de l’industrie extractive. Des rues et certaines grandes artères de la ville de Prague sont recouvertes de pavés taillés dans la dolérite, une roche volcanique très répandue au Mali. « Sa transformation créera de nombreux emplois au profit de jeunes maliens et permettra de renflouer les caisses de l’Etat à travers les taxes et impôts d’une part et, d’autre part, de participer à l’embellissement de nos villes », indique le texte du ministère des Mines et du Pétrole. Lors de la séance de travail avec le ministre tchèque du Commerce et de l’Industrie qui a en charge les Mines, la ministre malienne des Mines et du Pétrole a insisté sur la diversification de l’exploitation des ressources minérales et la formation des cadres maliens. La partie tchèque a assuré avoir pris en considération les préoccupations soulignées par la délégation malienne. Les responsables tchèques ont assuré que cela se matérialisera bientôt avec la relance des activités d’extraction de sable et de gravier de la société GET Ltd au Mali. Ce qui va donner un coup d’accélérateur aux autres volets de la coopération. Mme Lelenta Hawa Baba Ba en a profité pour évoquer le projet de création de l’École africaine des mines du Mali qui se concrétisera dans les meilleurs délais. Les autorités tchèques ont promis une assistance, dans ce sens, en termes de formation. Rappelons que Mme Lelenta Hawa Baba Ba a reçu une distinction honorifique des autorités tchèques pour son engagement dans la promotion du secteur des mines et du pétrole au Mali. MD (AMAP)

Gaz butane : La spéculation fait flamber le prix

Par Amadou B. MAÏGA Bamako, 26 decembre (AMAP) Le gaz butane est beaucoup consommé par les Bamakois. Grâce à la subvention par l’Etat, qui dure depuis 1998, il est relativement abordable pour la plupart de nos compatriotes. L’Etat a décidé de supporter la subvention du gaz butane afin d’amener les foyers à se détourner du bois et du charbon de bois dont la consommation constitue un danger pour nos massifs forestiers. Le but est de sauvegarder la faune et la flore de la destruction massive. La subvention consiste à payer une partie du prix du gaz pour que les consommateurs puissent l’avoir à un prix abordable. L’Etat verse, donc, un montant aux importateurs. Mais d’année en année, le retard de paiement de la subvention menace le secteur. A cause du non paiement de la subvention par l’Etat, les importateurs ont fermé les robinets, provoquant un début de pénurie sur le marché. Les spéculateurs, qui ont constitué des stocks à cette fin, profitent de la situation. La situation d’impayés a d’ailleurs poussé beaucoup de multinationales (Total, Shell) à abandonner la distribution du gaz butane. Actuellement, le gaz butane est presque introuvable sur le marché. Car la majeure partie des sociétés gazières nationales (Sodigaz, Bama Gaz, Faso Gaz etc) n’en produisent plus. La pénurie dure depuis plus d’une dizaine de jours, à en croire un revendeur qui a préféré garder l’anonymat. Selon ce père de famille, qui mène plusieurs activités, pour joindre les deux bouts, la rupture du gaz a naturellement impacté son business. Car, d’après lui, les revenus (250 Fcfa à 500 Fcfa par bouteille) qu’il tire de la revente du gaz l’aidaient énormément dans ses dépenses quotidiennes. « Avant la pénurie, rappelle notre interlocuteur, la bonbonne de 6 kilos était cédée à 3.500 Fcfa. Aujourd’hui, elle est cédée à 4.000 Fcfa voire plus », précise-t-il. Il souffle que selon certaines indiscrétions, la société Kama gaz n’a pas complètement arrêté de distribuer. Précisant que cette dernière ne produit plus les bonbonnes de 3 et 6 kilos concernées par la subvention. SURENCHÈRE– Derrière toute difficulté peuvent se cacher d’immenses opportunités à saisir. Un jeune revendeur affirme qu’au niveau de l’autogare de Sogoniko et du marché de Médine « Sougouni Koura », les revendeurs n’attendent que la pénurie pour faire sortir leurs stocks. Selon lui, la bonbonne de 6 kilos est vendue jusqu’à 5,000 Fcfa à certains endroits. Pendant notre entretien avec le revendeur, son ami vendeur de poulet de chair rôti se mêle au débat. A la question de savoir quelle source d’énergie il utilise en ce moment, il répond sans ambages que la société Kama Gaz lui livre des bouteilles de gaz jusque sur son lieu de travail. Tout d’un coup, notre premier interlocuteur reçoit un appel d’un de ses fournisseurs de gaz. Le téléphone est mis sur haut parleur. L’appelant lui parle de grève, « le but étant de toucher les consommateurs et de mettre la pression sur le gouvernement ». Cette affirmation a fait sourire le récepteur de l’appel, qui a émis des prières afin que la stratégie puisse résoudre le problème. Oudiari Diawara, le directeur général de Sodigaz, ne parle pas de grève. Selon lui, la pénurie de gaz est simplement un problème économique. « Nous n’avons pas les moyens financiers d’acheter, transporter et dédouaner notre matière », explique le DG de Sodigaz. Selon lui, l’Etat n’a pas payé la subvention qu’il doit verser aux producteurs. Au sujet de cette subvention, Oudiari Diawara précise que beaucoup de gens pensent que l’Etat subventionne les producteurs. « Ce qui n’est pas le cas. La subvention qui concerne les bonbonnes de 3 et 6 kilos est destinée aux consommateurs et non aux sociétés de gaz », dit-il. Le patron de Sodigaz souligne à ce propos que les sociétés qui importent le gaz, paient le transport et le dédouanement à l’Etat. Pour vendre le produit fini aux consommateurs, les sociétés calculent le coût de revient en ajoutant leur bénéfice. C’est là que l’Etat intervient en prenant en charge 54% des prix de vente des bonbonnes de 3 et 6 kilos, détaille le patron de Sodigaz. C’est pourquoi le consommateur achète la bouteille de 6 kilo à 3500 Fcfa. C’est cet argent que les sociétés réclament au gouvernement sans lequel elles ne peuvent fonctionner normalement. Pour le moment, Oudiari Diawara assure qu’il n’y a pas de licenciement au niveau de sa société, mais si le phénomène perdure, la situation risque de s’aggraver. Il évoque le cas des distributeurs qui, selon lui, sont majoritairement de jeunes diplômés et pères de famille. Ces jeunes qui peuvent gagner 35.000 Fcfa par jour voire plus, ne sont pas en activité aujourd’hui, parce que « nous ne pouvons plus produire ». Souhaitant l’opérationnalisation du Fonds gaz annoncé par les autorités, le directeur général de Sodigaz demande à l’Etat de s’assumer ou de revoir sa politique de subvention.   PAS DE GRÈVE – Du côté de la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), le directeur général, Boucary Doumbia fait savoir que sa structure a été saisie par le Groupement des opérateurs gaziers. La DGCC et d’autres acteurs ont tenu une réunion avec le groupement afin d’écouter ses doléances. Le directeur général précise que la mission de son service est de veiller à l’organisation et au respect des textes législatifs et réglementaires du secteur du gaz. Selon M. Doumbia, la question majeure posée au cours de la réunion concerne le non paiement de la subvention que l’Etat doit verser aux importateurs. Cette question est gérée par le ministère de l’Economie et des Finances à travers l’Office national des produits pétroliers (ONAP) et celui de l’Energie et de l’Eau à travers l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale (AMADER). Cette dernière a pour rôle de recevoir les factures des producteurs de gaz. Ensuite, elle évalue le montant que chaque producteur doit percevoir. Et le Trésor public doit effectuer le virement bancaire dans les comptes des sociétés gazières. C’est ce virement qui n’a pas été fait, selon le directeur de la

Le Mali et le Sénégal déterminés à éradiquer le dragage sur la Falémé 

Bamako, 18 décembre (AMAP) La ministre malienne des Mines et du Pétrole, Mme Lelenta Hawa Baba Ba, et son homologue sénégalais des Mines et de la Géologie, Sophie Gladima, ont visité le fleuve Falémé les 15 et 16 décembre, dans le cadre d’une mission destinée à prendre des mesures communes urgentes et idoines pour sauvegarder cet affluent du fleuve Sénégal qui prend sa source dans la partie nord du Fouta-Djalon (Guinée) et arrose le Mali et le Sénégal. Cette partie du fleuve est gravement endommagée par l’exploitation artisanale et sauvage de l’or, notamment le dragage. La protection et la préservation de la Falémé, vitales pour la survie du fleuve Sénégal, étaient l’une des préoccupations essentielles soulevées par la 18e Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), qui s’est tenue à Bamako, il y a une semaine. La visite des deux ministres s’est déroulée sur le pont de la Falémé, à la frontière entre le Mali et le Sénégal, précisément à Mahinamine, côté malien et à Moussala, côté sénégalais. Les deux délégations ministérielles, composées des membres de leur cabinet, ont, tour à tour, visité les deux côtés du pont Falémé qui enjambe le fleuve. Le constat est alarmant. La Falémé se meurt à petit feu. La couleur de l’eau est devenue rougeâtre. Des digues créées par les débits de l’orpaillage empêchent l’eau de couler normalement. A l’arrivée de la délégation, les lieux étaient complètement vides. Seules quelques installations lourdes difficiles à évacuer à la hâte y trainent. A la fin de la visite, les deux ministres ont partagé leurs constats et leur vision commune face à la menace grandissante. A ce propos, la ministre des Mines et du Pétrole a insisté sur le danger que représentent les produits chimiques utilisés par les dragueurs. Ces derniers n’ont pas la connaissance requise pour l’utilisation de ces produits chimiques. Mme Lelenta Hawa Baba Ba a évoqué les conséquences de cette pratique pour les populations, surtout à travers les poissons et les animaux qu’elles consomment. Face à ce problème, « nous allons mettre en place une stratégie commune. Ce plan sera mis en œuvre par les autorités, les élus et les leaders religieux et coutumiers des deux pays », a affirmé la ministre Hawa Baba Ba. « Unique moyen de sauver la Falémé », a-t-elle dit. Pour ce faire, elle a demandé aux autorités locales de proposer un plan cohérent, afin que l’Etat puisse agir directement. Abondant dans le même sens, la ministre sénégalaise des Mines et de la Géologie a expliqué que leur présence conjointe sur la Falémé est un signal fort de l’engagement des deux pays à éradiquer cette pratique qui menace la Falémé. Sophie Gladima a promis des mesures urgentes qui « vont être prises en fonction des conclusions des rapports sur l’arrêt du dragage, décrété, il y a près d’un an, dans nos deux pays ». En attendant, le 2è adjoint au maire de Kéniéba, Mamadou Salif Diallo, et l’élu local sénégalais de Bembou, Mady Danfaga, se sont engagés à sensibiliser davantage les populations sur les dangers liés au dragage sur le fleuve Falémé. ABM/MD (AMAP) 

La 18è conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’OMVS s’ouvre samedi à Bamako

Bamako, 06 décembre (AMAP) La capitale malienne, Bamako, accueille la 18è conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Organidsation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) qui s’ouvre, samedi sous la présidence du chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, président en exercice de cette conférence. Ce sommet offre l’occasion aux autorités en charge de la gestion de l’OMVS de faire un bilan à mi-parcours de leur mandat au président Ibrahim Boubacar Keïta et à ses hôtes. Elles proposeront à l’instance décisionnelle qu’est la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, des réformes nécessaires à engager pour l’atteinte des objectifs que se fixe l’organisation. Le Haut-commissaire, l’ancien ministre malien, Ahmed Diane Semega, et les responsables des différentes sociétés de gestion, feront état  des grands chantiers à court et moyen termes. L’un des projets phares, en cours, est le Système intégré de transport multimodal (SITRAM). Ses composantes routes prévoient la réalisation des voies d’accès du barrage de Manantali, de liaison Diama-Rosso, Labé-Tougué-Dinguiraye-Siguiri,et Tougué-Koukoutamba. Son volet, le plus important, est la navigabilité pérenne du fleuve Sénégal sur 905 km, de Saint Louis du Sénégal et Ambidedi, au Mali. Porté par le Haut-commissaire Ahmed Diane Semega, ce projet est maintenant sur de bons rails. Le 11 octobre 2019, l’OMVS a signé avec le géant indien AFCONS le contrat commercial pour la réalisation des travaux qui sont composés de deux volets : la navigation de base et le transport minéralier sur le fleuve. Ce premier volet consistera à l’aménagement d’un chenal fluvial, la construction d’un port fluvial à Ambidédi et d’un port fluvio-maritime à Saint Louis. Aussi, verra-t-il la construction d’une dizaine d’escales portuaires, la réalisation de routes d’accès aux ouvrages hydroélectriques existants et à venir. Le transport minéralier sur le fleuve facilitera l’exploitation et l’évacuation, à moindre coût, des différentes richesses minières existant le long du fleuve dans les trois pays (phosphates de Bofal en Mauritanie, phosphates de Matam au Sénégal, gisement de fer et de bauxite au Mali). Cette composante prévoit : la construction d’un port maritime en eau profonde, aux environs de Saint Louis, de quais minéraliers à Matam et Boghé, dans un premier temps. Elle envisage l’extension de l’aménagement du chenal navigable à 75 m de largeur à terme et la construction de quais minéraliers au Mali. Un autre dossier prioritaire qui sera soumis à l’appréciation des chefs d’Etat est l’augmentation des capacités énergétiques. A ce niveau, un 3èbarrage hydroélectrique, celui de Gouina d’une capacité de 140 MW, est en cours de réalisation. Quatre ouvrages supplémentaires vont permettre, à moyen terme, une meilleure régularisation des débits du fleuve Sénégal et la valorisation des potentiels du bassin en ressources énergétiques et agricoles. Il s’agit des barrages de Koukoutamba (294 MW), Boureya (114 MW),  Gourbassi (18 MW) et Balassa (181 MW). A l’achèvement de ces projets, le système énergie de l’OMVS devrait atteindre une puissance installée d’environ 2000 MW. L’élaboration d’un nouveau modèle de répartition des coûts et charges devrait aussi s’inviter dans les débats. Il faut rappeler que, pour financer ses grands projets, l’OMVS a recours à des emprunts de manière conjointe, mais non solidaire. Un outil d’arbitrage scientifique impartial est alors indispensable pour fixer la quote-part qui revient à chaque Etat membre. Créée en mars 1972, l’OMVS est un organisme inter-Etats regroupant le Mali, le Sénégal, la Mauritanie et la Guinée. Sa vocation est de favoriser un développement intégré et coordonné du bassin du fleuve. Pour ce faire, ces Etats riverains du fleuve Sénégal conduisent, ensemble, un programme de développement multisectoriel et intégré, basé sur la maîtrise et la gestion rationnelle des ressources en eau. En la matière, l’OMVS intervient dans la valorisation des ressources énergétiques du bassin, le développement d’un système de transport intégré basé sur la navigation fluviale, la préservation des ressources en eau et de l’environnement, et dans l’appui au développement local (pêche, alimentation en eau potable, agriculture irriguée). CMT/MD (AMAP)

Interconnexion électrique Guinée-Mali : Un coup d’accélérateur au projet

Bamako, 03 décembre (AMAP) Le Comité de pilotage du Projet d’interconnexion électrique en 225 KV Guinée-Mali a tenu, vendredi et samedi derniers, sa 2e session au cour de laquelle les administrateurs maliens et guinéens ont passé au peigne fin l’état de mise en œuvre du Projet et de mobilisation des ressources nécessaires à cet effet. Durant deux jours, sous la présidence de la directrice nationale de l’Energie au Mali, Mme Théra Aminata Fofana, en présence de la représentante de la BOAD, Mme Lo Fatoumata Diop, les participants ont examiné et validé les programmes de travail et de budget annuels (PTBA) 2020 des Unités de gestion du projet. « L’objectif était de faire le point sur l’état d’avancement du Projet et d’approuver les Plans de travail et du budget annuel 2020 des Unités de gestion du projet (UGP) pour un suivi correct de son exécution », a souligné la directrice nationale de l’énergie, dans son allocution d’ouverture. Cela est d’autant nécessaire si l’on sait que le Mali est confronté à de nombreux défis en matière de développement. En effet, « outre le développement du secteur électrique, nos Etats doivent relever les défis liés à l’accès aux services sociaux de base tels la santé, l’éducation, l’approvisionnement en eau potable, l’autosuffisance alimentaire et le désenclavement », a rappelé Mme Théra. Et d’ajouter : «La modicité des moyens dont nous disposons nous commande à mettre en commun nos efforts en vue de leur optimisation pour créer les conditions favorisant notre développement», comme pour dire que le soutien des partenaires techniques et financiers est nécessaire pour y arriver. Son homologue guinéen, Dr. Cheick N’fall Sissoko, a assuré que tous les financements ont été ratifiés du côté de la Guinée, excepté celui de la Banque européenne des investissements (BEI). Le Projet d’interconnexion électrique en 225 kV Guinée-Mali consiste en la construction d’une ligne électrique de structure à double terne 225 kV en courant alternatif. D’une longueur d’environ 714 km, il est situé entre la ville de Sanankoroba, au Mali, et celle de Nzérékoré en Guinée (en passant par Fomi, en Guinée). Il verra l’implantation des postes de transformation associés dans les localités de Siguiri, Fomi, Kankan, Kérouane, Beyla et N’Zérékoré (en Guinée) puis Sanankoroba (au Mali). Le projet vise à faciliter la gestion d’énergie entre la Guinée et le Mali. La finalité est l’amélioration de la consommation des populations en énergie abordable. Cela, en augmentant la disponibilité de l’énergie électrique aux deux pays et en renforçant l’établissement du marché régional de l’énergie électrique en Afrique de l’Ouest, conformément au Plan directeur adopté, en 2012, par les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Ainsi, le projet d’interconnexion électrique Guinée-Mali contribuera au développement socio-économique du Mali et de la Guinée, à travers un accès plus accru des populations à l’électricité de qualité et à moindre coût. Le coût global est estimé à 299,63 millions Unité de compte (UC) soit environ 239,633 milliards de Fcfa HT/HD, dont 52,853 milliards de Fcfa pour le Mali. Il est cofinancé par la Banque africaine de développement (BAD) à travers le Fonds africain de développement (FAD), la Banque ouest africaine de développement (BOAD), la Banque mondiale (BM) et l’Union européenne (UE). Tous les accords de financement ont été signés. Sa durée d’exécution, prévue initialement pour quatre ans (2018-2021), à été prorogée à six ans (2018-2023), suite au retard accusé dans le processus de recrutement de l’ingénieur conseil, en charge de la supervision et du contrôle des travaux de la ligne 225 kV. D’où l’urgence de donner un coup d’accélérateur au projet. AG/MD (AMAP)

Mines : Un projet pour accroître les capacités des femmes orpailleuses

Bamako, 28 novembre (AMAP) La ministre des Mines et du Pétrole, Mme Lelenta Hawa Baba Ba, a lancé, le weekend dernier, au Centre de recherche solaire (CRES) de Badalabougou, le Projet de renforcement des capacités et de sensibilisation des femmes rurales travaillant dans les mines artisanales, « Empower rural women in gold artisanal mining (EWGAM). Ce programme répond à la problématique de la réduction de l’utilisation ds produits chimiques comme le mercure et le cyanure dans le traitement local de l’or. Cela, en inculquant aux actrices des méthodes recommandées par le programme environnement des Nations unies. Il s’agira, à terme, d’augmenter de 80% la capacité de production des femmes, de réduire de 50% l’utilisation du mercure et du cyanure dans l’orpaillage et d’encourager le transfert de connaissances entre les femmes bénéficiaires et d’autres femmes minières. Financé par l’ambassade américaine, à travers le fonds «Alumni Engagement Innovation Fonds», le projet EWGAM intervient dans les régions de Kayes, Koulikoro et Sikasso. Il a été initié par quatre «Alumnis» : Binta Traoré, Massira Touré, Djénéba Cissé et Abdoul Karim Camara. «Avec ce projet, nous explorons avec les femmes bénéficiaires un mécanisme d’épargne afin que les maigres ressources tirées de l’orpaillage puissent être investies dans d’autres activités économiques…», a expliqué la coordinatrice du projet, Binta Traoré, ajoutant que EWGAM se réalisera avec le concours de la Fédération des femmes minières du Mali (FEMIMA). A sa suite, la ministre des Mines et du Pétrole, a noté que 550 familles seront sensibilisées et formées avec un impact visible sur plus de 3.000 personnes dépendantes. « EWGAM servira aussi, a indiqué Mme Lelenta Hawa Baba Ba, d’appui aux politiques de mon département dans le domaine de l’artisanat minier ». Pour sa part, l’ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Dennis B. Hankins, a rappelé que ce projet a été initié en collaboration avec la société civile des zones concernées. Le diplomate américain espère qu’il permettra d’éliminer le travail des enfants sur les sites d’orpaillage. Quant à la présidente de la FEMIMA, Mme Diarra Djénéba Samaké, elle a salué l’initiative qui luttera contre l’utilisation des substances toxiques dans l’orpaillage. Mme Diarra a fait savoir que ce combat est inscrit dans le Plan d’action de sa fédération. .BBC/MD (AMAP)

Centrale solaire de 33 MWc à Ségou : Le démarrage des travaux prévu pour le second trimestre 2020

Bamako, 28 novembre (AMAP) La Société énergie du Mali (EDM) et Scatec Solar West Africaont signé, mercredi, un avenant au contrat d’achat, par l’entreprise malienne, de l’énergie qui sera produite par la future centrale solaire de Scatec à Ségou, d’un coût estimé à 31,748 milliards de Fcfa et dont le démarrage des travaux de construction est prévu au deuxième trimestre de 2020, selon un document remis à la presse. La cérémonie, organisée à cet effet, a eu lieu à l’ambassade de Norvège, en présence du directeur de Scatec Solar West Africa, Terje Pilskog, et du directeur général d’EDM, Boubacar Keïta. La construction de cette centralephotovoltaïque, d’une puissance de 33 Mwc, dont la réalisation participera à l’atteinte des nombreux objectifs d’EDM, est aussi l’un des projets prioritaires du Programme présidentiel d’urgence d’accès des populations à l’électricité. La demande d’énergie électrique au Mali est en constante augmentation, avec un taux de croissance de 10% par an, en moyenne, depuis plus d’une décennie. Le secteur de l’électricité au Mali est confronté à un important besoin d’investissement, tant en infrastructures qu’en services. « Pour faire face à cette demande croissante en énergie électrique des populations et dans tous les secteurs d’activité économique et assurer l’équilibre entre l’offre et la demande, il importe d’introduire des ressources alternatives et facilement mobilisables, dans le mix énergétique », selon des informations fournies par EDM. L’objectif recherché dans cette démarche est, selon les responsables de la société malienne, de valoriser l’important potentiel solaire dont dispose le Mali. Pour EDM, le potentiel en énergie solaire est, du reste, bien réparti sur le territoire, en attestent les chiffres ci-après : 5-7 kWh/m2/jour, 300 jours/an d’ensoleillement avec une moyenne de 2.800 heures/an. « Cependant, on constate, depuis plusieurs années, une amélioration de l’offre de solutions techniques pour l’exploitation de l’énergie solaire, tant par la tendance à la baisse des coûts que par la diversification », se réjouissent les responsables de la société nationale d’énergie. Pour eux, cette évolution est très favorable à la valorisation de l’important gisement d’énergie solaire du Mali. Elle permettra la réduction de la dépendance aux hydrocarbures et l’amélioration du coût du mix de production d’électricité du pays. C’est pourquoi, depuis quelques années, EDM indique avoir fait le choix stratégique de miser sur le solaire, par une augmentation progressive de sa part dans le système de production d’électricité, en vue de réduire les coûts de production, en réduisant la part du thermique. Ce mix énergétique dans lequel le solaire occupera une place de choix, contribuera à favoriser le développement de la fourniture d’électricité, produire le kW/h à un coût maîtrisé, renforcer la capacité de production, contribuer à la sauvegarde de l’environnement par la réduction du taux d’émission de gaz à effet de serre. BBC/MD (AMAP)