Mandiakuy : De l’engrais excessivement cher !
Par Jérémie DEMBÉLÉ Mandiakuy, 9 août (AMAP) En cette période d’hivernage, la vente d’engrais est devenue florissante à Mandiakuy, dans le Centre du Mali, où c’est une activité qui rapporte plus aux commerçants et, en même temps, cause énormément de difficultés aux paysans du Buwatun. De nombreux commerçants se frottent les mains dans le business de cet intrant, facteur incontournables dans la réussite de l’agriculture qui est devenu si cher à Mandiakuy. Malgré tous les efforts du gouvernement, pour avoir un sac d’engrais NPK, il faut débourser 28 500 Fcfa, le complexe coton coûte 32 500 à 35 000 Fcfa. Cependant, pour avoir un sac d’urée on vous demande la somme de 30 000 Fcfa. Certains paysans prennent leur mal en patience, espérant que la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) respectera sa parole donnée en leur livrant de l’engrais subventionné. Bourama Daou de Diarrakongo, qui a fait 08 hectares de coton, dit être « confiant que le nouveau Président directeur général (PDG) de la CMDT fera tout pour sauver la campagne agricole en cours. » Il affirme que « le prix du sac d’engrais n’est vraiment pas à la portée des paysans de la zone » et que « seule la dotation des paysans cotonculteurs en engrais peut faire chuter le prix du sac d’engrais sur nos marchés. » Cyriaque Dakouo, un paysan-commerçant de Duy-Mandiakuy dit que cette hausse du prix d’engrais était « prévisible depuis la dernière campagne, car la CMDT a eu des difficultés à satisfaire ses producteurs depuis 2024. » PROBLEME DE PAIEMENT AUX PAYSANS – Outre le problème de fournir de l’engrais aux paysans, il y a celui de trouver un poison efficace contre les Jassides qui continuent de ravager des hectares de coton. Le chef secteur d’agriculture, Philippe Dembélé a déploré une situation « qui risque d’aggraver la famine et l’insécurité dans la zone. » Emmanuel Dembélé, chef de village de Sanékuy, lui, dit avoir limité ses espaces agricoles et propose aux paysans de se tourner vers l’engrais organique ou fumier. JD/MD (AMAP)
Kangaba : Mission d’information et de sensibilisation sur la situation du réseau électrique
Kangaba, 8 août (AMAP) Une délégation de la Direction générale d’Énergie du Mali (EDM), conduite par le directeur des Ressources humaines, Ousmane Traoré, a tenu Kangaba (Ouest), jeudi, pour une séance de travail avec les autorités administratives et locales afin d’échanger sur les perturbations du réseau électrique affectant la ville, a constaté l’AMAP. Depuis près de deux mois, Kangaba subit des coupures d’électricité régulières, plongeant la ville dans l’obscurité de 21 heures à 6 heures du matin. Une première rencontre avec les forces vives locales n’avait pas permis d’apporter des réponses satisfaisantes, les explications du chef de centre EDM de Kangaba ayant été jugées insuffisantes. Face à cette situation persistante, la Direction générale d’EDM a dépêché une mission d’information et de sensibilisation, accompagnée de responsables du département de maintenance du réseau, tous membres du Syndicat national des constructions civiles, des mines et de l’électricité (SYNACOME. Cette délégation a engagé un dialogue approfondi avec les forces vives de Kangaba, lors d’une rencontre au cours de laquelle, les participants ont exprimé leur exaspération face aux coupures nocturnes prolongées. Les techniciens de l’EDM-SA, spécialisés dans l’entretien et la maintenance des lignes et des postes électriques, ont fourni des explications techniques détaillées. Le chef de la mission, Ousmane Traoré, a rassuré l’assemblée en affirmant l’engagement d’EDM à résoudre les problèmes d’approvisionnement électrique à travers le Mali. « Notre mission est d’écouter les préoccupations, d’identifier les causes des dysfonctionnements et de mettre en œuvre des solutions adaptées », a-t-il déclaré. Il a précisé que des équipes techniques sont mobilisées depuis une semaine pour diagnostiquer le réseau, examiner les postes et les lignes, et apporter des solutions concrètes. Le chef de la mission s’est montré optimiste, espérant une résolution définitive du problème dans les jours ou semaines à venir. Cet espoir a été partagé par le premier adjoint au préfet du Cercle de Kangaba et les autres participants. SD/OS/MD (AMAP)
Conférence des Nations Unies sur les Pays en Développement sans littoral : Le Mali se fait entendre
Amadou SOW Envoyé spécial Awaza, 07 août (AMAP) « En qualité de pays invité, nous dénonçons le non-respect des textes et lançons un appel à la Communauté internationale d’agir urgemment contre les manquements », a lancé la ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, jeudi, à la 3e Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral (PDSL), au Palais des sports d’Awaza, au Turkménistan. La ministre Madina Sissoko, qui a modéré les débats du jour sur le thème : « Construire des infrastructures durables, renforcer la connectivité et promouvoir des systèmes de transit sans restriction pour les pays en développement sans littoral », a ajouté que « cette tribune offre l’occasion au Mali d’être visible et de montrer au monde que le pays sera « toujours présent aux grands rendez-vous. ». « L’une des raisons principales qui bloque l’opportunité des pays sans littoral est la vision politique de certains pays qui prennent des décisions contraires à la Convention de Vienne », a-t-elle également soutenu. Le panel a été animé par l’ancienne ministre malienne chargée de l’Emploi et de la Formation professionnelle au Mali, Mme Fatou Haïdara, le ministre d’État burkinabè, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité (ME/MATM) Emile Zerbo, ainsi que d’autres panelistes. La ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a modéré les débats. Après deux heures d’échanges, les panélistes ont largement souligné les impératifs de relance économie pour les PDSL. Ils ont tous jugé nécessaire pour ces pays en développement de s’unir et de constituer un bloc contre les barrières qui entravent leur développement socio-économique. À l’issue de cette rencontre, la ministre Madina Dembélé a fait un résumé des différentes interventions, avant de préciser que le Mali reste debout. « La problématique de la mobilité des marchandises est un constat général dans les 32 pays concernés. Les PDSL ont les mêmes défis. Le problème est déjà connu et nous sommes dans la dynamique de trouver des solutions pour mettre fin à toute action qui bloque le développement de ces pays sans littoral », a expliqué la ministre chargée des Transports. La question est de savoir comment raccourcir le délai de transit du port jusqu’à la destination finale, digitaliser et faire une interconnexion pour faciliter les démarches douanières. Selon elle, « trouver des réponses à ces interrogations est une exigence pour les dirigeants des pays en développement sans littoral. » Elle a rappelé que l’objectif du Mali est de réduire le coût des transports, conformément à la vision du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, pour baisser les prix des produits de première nécessité. « Déjà un programme (2024-2034) a été élaboré et nous demandons l’application pure et simple de la Convention de Vienne », a laissé entendre la ministre des Transports et des Infrastructures. Pour elle, cette convention prend en compte les difficultés des PDSL. Mme Dembélé Madina Sissoko a, aussi, évoqué les cas des facteurs endogènes comme les vents violents, les inondations ou d’autres facteurs qui peuvent influencer la relance de l’économie des pays enclavés. En marge des travaux plusieurs forums se tiennent en vue d’accompagner les gouvernements dans la lutte contre l’injustice. Plus de dix rencontres (panels et plénières) ont été organisées pendant les trois premiers jours pour débattre les difficultés des 32 Pays en développement sans littoral. Ces tables rondes prennent en compte le Plan d’action d’Awaza pour la période 2024-2034. Parmi ces discussions, celles de la jeunesse des pays membres, des parlementaires et de la Société civile. Le Mali est valablement représenté pour accompagner le gouvernement dans sa démarche contre les abus et injustice contre les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le représentant de la jeunesse, Aly Kouma, (président de la Commission de la jeunesse de Bamako) a salué et remercié les organisateurs pour cette une tribune pour soutenir les autorités. « Nous sommes venus pour ajouter notre voix à celle du gouvernement dans le développement des pays sans littoral. » À noter que cette 3e Conférence des Nations unies sur les Pays en développement sans littoral a montré la détermination de ces Etats et des dirigeants du monde à trouver les solutions aux problèmes brûlants. Elle a réuni plus de 2 400 participants, selon les statistiques fournies par les organisateurs. Il y a environ une trentaine de stands tenus par des organisations et sociétés offrant une opportunité de contact en vue de sceller des partenariats. AS/MD (AMAP)
3e Conférence des Nations unies sur les Pays en développement sans littoral : Le Mali partage sa vision
Envoyé spécial Amadou SOW Awaza, 7 août (AMAP) La ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, et son collèque de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, ont fait, mercredi, des communications sur les problématiques qui handicapent les Pays en développement sans littoral (PDSL), à la 3ème Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral (PDSL) depuis Awaza (Turkménistan). Les nombreuses problématiques des PDSL ont été les thèmes de discussions de plusieurs panels animés par des experts lors de cette deuxième journée de la Conférence. La ministre malienne chargée des Transports est intervenue sur le thème : « Construire des infrastructures durables, renforcer la connectivité et promouvoir des systèmes de transit sans restriction pour PDSL ». Mme Dembélé Madina Sissoko a plaidé « la nécessité de lever les barrières qui entravent le développement des pays enclavés. » Elle a pointé du doigt le non-respect des textes et règlements par certains pays non enclavés et souligné l’urgence de s’inscrite dans la coopération et la résilience. La ministre Madina Sissoko a aussi soutenu que les pays ont les mêmes défis qui doivent se résoudre dans une vision globale. Elle a, également, parlé de l’expérience du Mali en tant que pays enclavé et ses ambitions dans la relance économique et le développement des infrastructures de transport. Quant au ministre Moussa Alassane Diallo, sa communication a porté sur le thème : « Saisir le potentiel de transformation du commerce, de la facilitation du commerce afin d’accroitre la participation des PDSL au commerce international. » I Il a, également, fait l’état des lieux du contexte des pays enclavés avant d’évoquer « la nécessité de travailler à fond sur les barrières douanières, les textes, la connectivité et la formation des acteurs. » Le ministre malien chargé du Commerce a, aussi, évoqué l’expérience du Mali ainsi que les difficultés que le Mali rencontre tous les jours ainsi que les situations qui handicapent le développement du commerce national et international. Il a, surtout, soutenu qu’« il faut développer le commerce international » et cela « passe obligatoirement par une solidarité. » Les deux ministres ont dénoncé « le non-respect des textes et règlements en vigueur » par certains du littoral. Selon eux, la solution des problèmes des PDSL s’inscrit parfaitement dans la Vision 2063 du Mali et de la Stratégie nationale de développement durable (SNDD) que le pays est en train de mettre en œuvre pour le développement socio-économique. Ils ont également expliqué la vision du programme qui repose sur le développement endogène. Le ministre Diallo a déclaré que notre pays a mis en place une stratégie pour permettre au gouvernement de se doter d’une Politique nationale du commerce et de s’inscrire dans le dynamisme de la coopération dans divers secteurs. Une Politique nationale de développement du commerce et une stratégie de développement des exportations ont été élaborées pour accroître la croissance. « Il s’agit pour nous de renforcer la gouvernance du commerce, un cadre favorable à l’exercice des activités commerciales », a-t-il dit Ainsi, il a proposé d’organiser et renforcer les capacités des acteurs et assurer leur participation dans le management du commerce pour développer les chaines de valeur. Les deux ministres ont jugé nécessaire pour les PDSL d’appliquer le plan d’action plan d’Awaza pour la période 2024-2034 De ces communications, il ressort la nécessité de se tourner vers un développement endogène à travers le Projet Mali Kura 2063 et sa stratégie de mise en place, initiés par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Plusieurs autres panels ont été animés pendant cette deuxième journée de la conférence par les représentants des PDSL, les partenaires et autres organisations. Analystes et observateurs s’accordent à dire que cette troisième rencontre sur les PDSL pourrait être déterminante dans la résolution de ces questions épineuses. Le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga participe à cette 3e Conférence des Nations unies sur les PDSL, à Awaza (Turkménistan) où il porte la voix du Mali et de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (Confédération AES). Il s’est adressé à la conférence lors de la séance plénière après l’ouverture des travaux devant plusieurs dirigeants du monde. AS /MD (AMAP)
Audience : Le Premier ministre Abdoulaye Maiga reçu par le président turkmène Serdar Berdimuhamedow
Envoyé spécial Amadou SOW Awaza, 6 août (AMAP) Le président de Turkménistan, Serdar Berdimuhamedow, a accordé, mercredi, au Palais des Sports d’Awaza, une audience au Premier ministre malien, le génénral de Division Abdoulaye Maïga, en marge de la 3ème Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral qui s’est ouverte mardi, en présence des dirigeants des 32 pays membres. Les deux personnalités ont fait un survol de la coopération bilatérale entre leurs deux pays. au cours de ces exchanges que le Premier ministre malien s’est convaincu de la nécessité de d’inscrire dans le raffermissement des liens qui remontent à plusieurs années. À sa sortie d’audience, le chef du gouvernement, qui représente le Président de la Transition, le général de d’Armée Assimi Goita, à ce rendez-vous des dirigeants des pays sans littoral, a exprimé sa « réelle satisfaction » d’avoir échangé avec son hôte sur les questions de relations bilatérales et d’autres préoccupations. Le général de Division Abdoulaye Maïga a aussi remercié les autorités de la République de Turkménistan pour avoir offert à notre pays « l’opportunité et l’honneur de participer » à cette rencontre de haut niveau sur les pays en développement sans littoral (PDSL). «Nous avons transmis au président du Turkménistan, les salutations de son homologue malien le président de la Transition, le général Assimi Goïta », a-t-il déclaré, avant de noter que le Président turkmène lui a prodigué beaucoup de conseils pour le raffermissement des relations bilatérales entre les deux pays. Ces liens de coopérations ont été bien ficelés depuis des années, notamment à travers le jumelage entre les villes de Bamako et d’Achgabat (la capitale du Turkménistan). Il existe même à Bamako, une rue dénommée : « Rue Achgabat» et inversement dans la capitale du Turkménistan, une rue porte le nom de Bamako. Le Premier ministre très satisfait de son entretien avec le président Serdar Berdimuhamedow a conclu que « les deux pays vont s’inscrire dans le renforcement de leurs relations bilatérales dans plusieurs domaines. » AS/MD (AMAP)
Lutte contre l’exploitation illégale d’or : Quelque 28 exploitants illégaux mis aux arrêts à Yanfolila (Sud)
Bamako, 5 août (AMAP) Une opération anti-exploitation illégale d’or de lutte contre, dans le district minier de Yanfolila (Sud), du 28 juillet au 02 août 2025, a permis l’arrestation de vingt-huit exploitants illégaux de nationalité étrangère interpellés et transmis aux brigades territoriales de Kalana et de Yanfolila, annonce le service de communication du ministère des Mines sur les réseaux sociaux. Quelque 28 pelles mécaniques, 6 véhicules personnels, une citerne, un gradeur et bien d’autres équipements ont été, également, saisis, ajoute la même source. L’opération a porté sur trois sites illégaux d’exploitation d’or, avec environ trente-et-une excavations (carrières), « situés sur les permis de recherche pour l’or valablement délivrés respectivement à Global Drilling and Blasting Services Mali (GDBS Mali) et Avion Mali West Exploration. » « Ces sites, installés en violation de l’article 62 du Code minier en vigueur, ont causé des dégâts environnementaux importants avec une superficie totale endommagée estimée à 240.000 m² pour le site de Gloabl Drilling and blasting Services Mali et 70.000 m² pour le site de Avion Mali West Exploration », précisent le ministère des Mines. Cette présence forte d’exploitants étrangers en violation du Code minier a causé des dommages économiques tout aussi importants aux deux sociétés régulièrement installées. La mission de lutte contre les infractions à la règlementation minière, sur réquisition du juge de Yanfolila, a été conduite par le Haut fonctionnaire de Défense du ministère des Mines. S’inscrivant dans le cadre de la lutte contre l’exploitation illégale des substances minérales, l’opération centrée dans la zone de Kalako, Commune de Gouandiaka (Kalana), dans le Sud du Mali. Le ministère des Mines a enclenché la procédure judiciaire pour faire valoir les droits de l’Etat du Mali. Le Ministre des Mines, saluant « la parfaite collaboration des sociétés minières de Kalana et des autorités locales », assure de sa détermination à lutter contre les infractions à la règlementation minière et « à faire sanctionner les auteurs desdites infractions. » On rappelle que l’Article 62 du Code minier dispose que « les substances minérales soumises au régime des mines ne peuvent être exploitées qu’en vertu d’un permis d’exploitation artisanale, d’un permis d’exploitation de petite mine ou d’un permis d’exploitation de grande mine… » MD (AMAP) Ccom/M. Mines
3ème Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral : Message du Premier ministre Abdoulaye Maiga au nom de l’AES
Amadou SOW Envoyé spécial Awaza, 5 août (AMAP) Le Premier ministre du Mali, le général de Division Abdoulaye Maïga a expliqué, mardi, à Awaza (Turkménistan), devant la 3ème Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral, que malgré leurs difficultés, les pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont été victimes d’une injustice flagrante. Ces pays « ont été violemment sanctionnés, ces dernières années, sous de prétextes politiques et fallacieux par rapport au droit d’accès à la mer. Ce droit, pourtant consacré par plusieurs textes, notamment la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 ou Convention de Montego Bay, ainsi que la Convention de 1965 relative au commerce de transit des États sans littoral », a dit le chef du gouvernement malien intervenant au nom de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) Dans un discours qui inscrit les pays de l’AES dans une démarche volontariste pour accélérer leur développement, il a rappelé que « le narratif que nos pays entendent construire est de faire du Sahel une terre d’opportunités et non pas une région de crises comme s’échine à le dépeindre une certaine opinion. » Dans cette perspective, la Confédération AES est disposée à coopérer avec l’ensemble des partenaires, dans un cadre équilibré et gagnant-gagnant, sous réserve du respect de principes simples et évidents comme le respect de la souveraineté de nos États, le respect de nos choix stratégiques et la prise en compte des intérêts vitaux de nos populations. Le Premier ministre Abdoulaye Maïga a appelé les pays concernés à faire bloc contre l’injustice et dans une solidarité agissante. Mais aussi à s’inscrire résolument dans la voie de l’épanouissement avec des propositions pertinentes qui reposent sur un programme de développement endogène. Le général de division Abdoulaye Maïga, en sa qualité de citoyen de l’AES, a aussi fait un bref survol de la situation géographique de la Confédération des États du Sahel. « La Confédération est encerclée par 11 pays voisins et côtiers et cet espace couvre une superficie d’environ 2 800 000 kilomètres carrés avec une population de 75 millions d’habitants, majoritairement jeunes. En dépit, l’espace AES est riche de ses terres fertiles, de ses cours d’eau, de ses sources d’énergie et constitue l’un des plus grands réservoirs en ressources minières du monde ». Toutefois, les trois membres fondateurs de l’AES, le Burkina Faso, le Mali et le Niger cumulent les mêmes problèmes lieux à l’absence de la mer. Malgré leur détermination commune, les coûts élevés des transports demeurent une réalité et les délais d’acheminement des marchandises restent relativement long, mais surtout une préoccupation majeure des autorités de l’AES. Il a saisi l’opportunité pour remercier des pays africains comme la Guinée Conakry, la Mauritanie et le Togo pour leur solidarité constante envers nos pays. Ces pays voisins ont gardé leurs frontières ouvertes. Le Chef du gouvernement a alerté le groupe des PDSL par rapport à la solidarité agissante au moment où les droits fondamentaux sont confisqués. Il a plaidé pour l’équité et l’application des textes relatifs à la gestion des transports et commerces au profit des pays enclavés à la mer. « Nous devons nous mobiliser, chaque fois que des pays ou organisations font recours à des blocus, des mesures coercitives unilatérales ou autres sanctions illégales et illégitimes comme moyen d’enclavement, de pression politique et de déstabilisation contre les pays en développement sans littoral », a dit le général de Division Abdoulaye Maïga. Et de poursuivre : « C’est avec beaucoup d’espoir que la Confédération prend part à la Conférence qui nous permet d’évaluer l’état de mise en œuvre du Programme d’action de Vienne en faveur des PDSL, pour la décennie 2014-2024. Mais, aussi, d’envisager de nouvelles perspectives prometteuses ». Il a soutenu que sur cette note d’espoir, « nous avons inscrit au cœur de nos priorités nationales et confédérales des politiques d’investissements stratégiques dans différents domaines prioritaires tels que les infrastructures, l’énergie, l’industrialisation et la diversification économique. Pour contribuer à la réalisation des projets confédéraux dans ces domaines prioritaires, la Banque confédérale pour l’investissement et le développement a été créée. Le Premier ministre a, également, évoqué les avancées des Forces armées et de sécurité « qui combattent. tous les jours, les forces du mal, ainsi que les organisations criminelles et obscurantistes. La neutralisation de nombreux éléments, y compris des chefs de groupes armés terroristes, ainsi que la reddition de plusieurs de leurs combattants en témoignent. L’AES dénonce de nouveau les soutiens multiformes apportés à ces groupes terroristes par des sponsors étatiques étrangers. « La Confédération AES a foi en un multilatéralisme à visage humain, celui qui fait de la coopération et de la solidarité entre les peuples un moteur de développement véritable », a souligné le Chef du gouvernement malien. Le Porte-parole de la Confédération a lancé un appel de solidarité à tous les PDSL, partenaires et organisation à redoubler d’effort et s’unir pour la mise en œuvre effective des domaines prioritaires du Programme d’action d’Awaza des PDSL. Il a insisté sur la réduction des coûts du transport, des frais de transit et la facilitation des échanges commerciaux. Selon le Premier ministre, une attention particulière mérite d’être accordée aux PDSL dans tous les processus intergouvernementaux, notamment celui relatif à la préparation de la Convention cadre des Nations unies sur la coopération en matière fiscale, en ce qui concerne la réduction des coûts du transport, des frais de transit et la facilitation des échanges commerciaux. « Nous sommes convaincus qu’une fois convenue, cette Convention aura un impact certain sur la mobilisation des ressources internes en minimisant les évasions et autres fraudes fiscales qui entachent, depuis des décennies, l’exploitation de nos ressources naturelles par des multinationales », a-t-il souligné. Il a ajouté qu’au nom de la solidarité internationale, « il importe d’œuvrer à l’atténuation des vulnérabilités des PDSL, tout en appelant à la révision des critères de notation et d’évaluation du risque appliqués aux pays les plus vulnérables, afin que d’ici à 2030, les Pays en développement à faible revenu bénéficient d’un financement efficace. » UN
Consultations politiques bilatérales Mali-Venezuela à Caracas (Officiel)
Bamako, 5 août (AMAP) Les consultations politiques entre le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et son homologue du Venezuela, Yvàn Gil Pinto, ministre du Pouvoir populaire pour les Relations, tenues le lundi 4 août 2025, à Caracas, ont été axées sur les points de coopération entre les deux pays, la signature du Procès-verbal de la réunion et un point de presse, rapportent des sources officielles. « Les échanges entre les deux chefs de la diplomatie ont concerné les domaines de politique étrangère, des relations internationales et des questions régionales », les services du ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI). Sur le plan de la coopération bilatérale, « les ministres ont échangé sur des perspectives de coopération dans les domaines de l’éducation et de la formation technique, de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, des questions de commerce, d’industrie et d’économie, de coopération énergétique, des hydrocarbures et des mines ou encore de la préservation de l’environnement. » Les deux ministres ont convenu de se concerter sur les meilleures approches de coopération, et les instruments juridiques appropriés. Sur les questions internationales, ils ont réaffirmé leur « soutien au Peuple palestinien », et exprimé leur « convergence de vue sur certaines questions internationales, notamment le renforcement du multilatéralisme, la promotion et la démocratisation des relations internationales en faveur d’une gouvernance mondiale adaptée à un monde multipolaire. » Dans ce cadre, ils ont condamné les mesures coercitives unilatérales et multilatérales contre les deux Etats et ont appelé à leur levée. Sur la Confédération des États du Sahel (AES), le ministre du Pouvoir populaire pour les Relations extérieures du Venezuela, Yván Gil Pinto, a salué l’action et le leadership du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, également président de l’AES soulignant le rôle fondamental « de cette réalité géopolitique indéniable dans l’intégration régionale africaine et sa contribution à la stabilité et au développement de la région. » Le ministre Abdoulaye Diop, pour sa part, a salué « les efforts politiques et diplomatiques de la République Bolivarienne du Venezuela qui ont significativement contribué à la réalisation des processus d’intégration régionale. » La réunion du mécanisme de consultations politiques Mali-Venezuela a été suivie par une série de rencontres entre le ministre Abdoulaye Diop et plusieurs personnalités, parmi lesquelles, les membres du Gouvernement en charge des Mines, de l’Enseignement supérieur, de l’Agriculture. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali a déposé une gerbe de fleurs au mausolée des héros dont le libérateur Simon Bolivar. MD (AMAP)
3e Conférence des Nations unies sur les Pays en développement sans littoral : Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga est attendu mardi à Awaza
Envoyé spécial Amadou SOW Awaza, 4 août (AMAP) La 3e Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral s’ouvre, demain mardi, en présence des dirigeants des 32 pays membres de la Conférence et des partenaires dont le Premier ministre malien, le général de Division Abdoulaye Maïga qui y prend part livrera le message du Mali et celui de la Confédération de l’Alliance pour les États du Sahel (AES). Abdoulaye Maïga, qui vient de l’Expo universelle Osaka 2025, au Japon, a arrivera, tôt mardi matin, à Awaza, la capitale de Turkménistan, pour prendre part à cette rencontre importante pour les Pays en développement sans littoral (PDSL), qui se déroulera du 05 au 08 août 2025. Le thème de ce rendez-vous est intitulé : « Favoriser le progrès par le biais de partenariats. » Au nom du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, le Chef du gouvernement défendra la position malienne sur les défis et enjeux pour les pays en développement sans littoral et ceux de la Confédération AES. Organisée, en collaboration avec les Nations unies, cette conférence de quatre jours vise à élaborer un nouveau programme pour faciliter l’intégration économique des pays en développement sans accès à la mer, en se concentrant sur les enjeux de transport, de connectivité régionale et de transition numérique. La participation du Mali à cette conférence sera l’occasion de présenter aux partenaires au développement et au secteur privé, les opportunités d’investissement dans les domaines des transports, des infrastructures, du commerce et de l’énergie, afin de susciter leur accompagnement dans le cadre du nouveau Programme d’actions en faveur des pays en développement sans littoral. Particulièrement, le Mali qui traverse une crise sécuritaire depuis plusieurs années. Il s’agit, pour notre pays, de confirmer sa vision d’un nouveau modèle de partenariat qui repose sur le respect de sa souveraineté dans un partenariat gagnant-gagnant. Et la particularité du Mali est sa présence régulière depuis la 1ère Conférence tenue en 2003, à Almaty. La grande décision de cette conférence sera l’adoption d’un nouvel Agenda de développement qui remplacera le Programme d’action de Vienne, mis en œuvre de 2014 à 2024. La conférence sur les PDSL est une rencontre périodique qui se tient généralement tous les dix ans et réunira des représentants des PDSL, des pays de transit, des partenaires au développement, des Organisations internationales et d’autres parties prenantes AGENDA TRÈS CHARGÉ – Après une rencontre de cadrage avec la délégation malienne dès son arrivée à l’hôtel Berkarar où il prendra ses quartiers, le Premier ministre prendra la parole ce lundi matin pour délivrer son message, après la cérémonie d’ouverture, qui sera présidée par le président du Turkménistan, Serdar Berdimuhamedow. Ce sera en présence du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres. Le chef de la délégation malienne sera, également reçu par le président du pays hôte mais, aussi, par le Premier président du Turkménistan, père de l’actuel Président de Turkménistan. Dans l’agenda du Général de division, Abdoulaye Maïga, il est prévu aussi plusieurs autres rencontres bilatérales avec les autorités Turkmènes. Les discussions seront menées dans le cadre d’un programme de travail en vue de propulser les bases d’une coopération prometteuse entre nos deux pays dans divers domaines. Au cours de son séjour, le Premier ministre Maïga visitera la Rue Bamako à Achgabat (Turkménistan) pour redynamiser le jumelage entre les deux villes qui remonte à 1974. En marge de la conférence, il y aura plusieurs autres rencontres bilatérales entres les gouvernements et les partenaires potentiels. Pour la circonstance, le Premier ministre est accompagné d’une forte délégation comprenant la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, son collègue de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, la conseillère diplomatique du président de la Transition, Mme Binta Diop, l’ambassadeur du Mali à Moscou, le général Seydou Kamissoko, un membre du Conseil national de Transition (CNT) et plusieurs hauts cadres. AS/MD (AMAP)
Le ministre Abdoulaye Diop a rencontré les étudiants maliens au Venezuela (Officiel)
Bamako, 4 août (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a rencontré, dimanche 03 août 2025, la communauté des étudiants maliens au Venezuela, en marge de sa visite de travail et d’amitié au Venezuela, dans le cadre du mécanisme de consultations politiques, ont annoncé les services du ministère en charge des Affaires étrangères. M. Diop, en compagnie de l’ambassadeur du Mali au Brésil, Ibrahim Diallo, et du Secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Moussa Tangara, a eu des « moments d’échanges sur les conditions de vie et d’étude de nos étudiants et l’actualité politique, sécuritaire, économique et sociale au Mali », précisent les mêmes sources. « Les étudiants ont exprimé leur gratitude au ministre Diop ainsi qu’aux autorités maliennes pour la marque d’intérêt et de considération à leur égard » à travers cette rencontre. Ils ont fait part de certaines leurs préoccupations, notamment le retard de paiement des bourses. Le ministre leur a adressé, au nom du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, du gouvernement et duministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ses « encouragements à exceller dans les études », avant de les exhorter « à retourner au pays pour apporter leur contribution à l’édification de la nation. » Le ministre les a également exhortés au respect des lois et règlements du pays d’accueil. Avant de les informer sur l’actualité du pays marquée par la lutte contre le terrorisme et les efforts consentis en matière de développement, le ministre Abdoulaye Diop a rassuré les étudiants maliens au Venezuela qu’il transmettra leurs « doléances aux ministres en charge de l’enseignement supérieur ainsi que celui des finances. » Quant au secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, il a dit avoir pris « bonne note des doléances des étudiants qui seront examinées et traitées avec diligence. » MD (AMAP)

