Bonne gouvernance : Le Premier ministre ouvre la 1re session de la Commission nationale de validation des manuels de procédures

Bamako, 18 août (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé lundi dans les locaux du Contrôle général des services publics, la cérémonie d’ouverture de la première session de la Commission nationale de validation des manuels de procédures administratives, opérationnelles, financières et comptables des services et organismes publics du Mali, a indiqué un communiqué de la Primature. Quatorze projets de manuels sont soumis à l’examen de la commission. Selon le Contrôleur général des services publics, Badra Alou Coulibaly, la mise en place de ces manuels constitue « un gage de transparence, de crédibilité et de bonne gouvernance » dans l’administration publique. Pour le Premier ministre, cette initiative confère une nouvelle dimension au contrôle interne, en droite ligne des priorités fixées par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, dans sa Lettre de cadrage. La lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière y occupe une place centrale. Le Général de division Abdoulaye Maïga a souligné que le gouvernement attache une importance particulière à l’adoption de manuels de procédures dans l’ensemble des services et organismes publics. Cette orientation s’inscrit dans le plan d’action gouvernemental 2025-2026, adopté par le Conseil national de Transition, dont l’axe 2 met en avant des mesures phares pour la consolidation de la bonne gouvernance. OS/MD (AMAP)

Ouélessébougou : Sensibilisation sur le port du casque apr l’ANASER et un Club de motards burkinabè

Ouélessébougou 17 août (AMAP) L’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), à travers la tournée du Club de motards burkinabè West Coast Adventure, en escale sur la place publique de Ouélessébougou, après avoir quitté Sikasso et Bougouni (Sud), en direction de Bamako, a organisé, dimanche, une Journée de sensibilisation à l’endroit des usagers, a constaté l’AMAP. L’opération, qui vise à transmettre des messages clés sur l’importance « du port du casque et les bonnes pratiques de conduite auprès des usagers de la route », s’est déroulée en présence des autorités communales dont le 1er adjoint au maire, Noko Samaké,. M. Samaké a souhaité une chaleureuse bienvenue aux hôtes, salué leur « engagement dans la lutte contre l’insécurité routière », avant d’adresser ses remerciements à l’ANASER et le Club de motards burkinabé, pour le choix de Ouélessébougou, comme point de sensibilisation, une localité à forte mobilité, traversée par la Route nationale 7 (RN7), située à 80 km de Bamako. Le président du West Coast Adventure, Adama Ouédraogo, a indiqué : « Notre association est créée en 2018 au Burkina Faso. Chaque année, elle organise une tournée de sensibilisation sur le port du casque et les actes de civisme routier dans les pays du Golf de Guinée. » « La première étape de la caravane a démarré du Burkina Faso à Sikasso, en passant par les grandes villes riverainnes, en direction de Bamako où des opérations similaires sont prévues », a souligné M. Ouédraogo. L’ANASER, dans sa mission de renforcement de la sécurité routière, a assisté, accompagné et facilité la traversée des motards et a profité de l’opportunité pour sensibiliser et distribuer des casques aux conducteurs de deux roues, pour encourager leur initiation. AC /MD (AMAP)  

Mali : Mise en échec d’une tentative de déstabilisation impliquant des militaires et un ressortissant français (Communiqué)

Bamako, 14 août (AMAP) Le Gouvernement de la Transition du Mali a annoncé, dans un communiqué officiel, jeudi, l’arrestation d’ « un groupuscule composé de militaires et de civils, dont un ressortissant français, Yann Vezilier », accusé d’agir pour le compte du service de renseignement français. Ce groupe, incluant les généraux de brigade Abass Dembélé et Néma Sagara, est impliqué dans une tentative de déstabilisation des institutions de la République, indique lameme source. « Grâce à la vigilance des services spécialisés, la conspiration a été déjouée dès le 1er août 2025, et les suspects ont été interpellés », ajoute le communiqué. Le Gouvernement condamne fermement cet acte subversif et indique que les enquêtes judiciaires se poursuivent pour identifier d’éventuels complices. Il réaffirme la détermination des Forces armées et de sécurité « à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes ». Le Gouvernement assure que « la situation est sous contrôle » et appelle l »a population à rester calme et vigilante face aux tentatives de déstabilisation. » OS/MD (AMAP)

Campagne agricole 2025-2026 : Les services centraux font le point à mi-chemin

Bamako, 14 août (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, a présidé, ce jeudi, à la Direction des finances et du matériel (DFM) du ministère, un Conseil de cabinet élargi des départements du secteur du Développement rural, pour faire le point à mi-parcours des activités de la campagne agricole 2025-2026, a constaté l’AMAP. « La campagne agricole en cours a connu un démarrage précoce au niveau de certains bassins de production. Ce qui a occasionné des besoins pressants en intrants agricoles, notamment les engrais », a déclaré le ministre de l’Agriculture, accompagné de son collègue de l’Elevage et  de la Pêche, Youba Ba, à l’ouverture de la réunion. Le ministre en charge de l’Agriculture, a fait noter « que la campagne en cours est marquée par de fortes quantités de pluies avec quelques arrêts constatés mais qui sont de courte durée par endroits. » Cette situation, selon le chef du département de l’Agriculture, « peut ne pas avoir de conséquences sur nos superficies cultivées, nos animaux voire notre population agricole si nous y prenons garde ». La situation vient s’ajouter « à la matrice des défis du secteur dont la résolution ne peut être trouvée que par l’adoption de pratiques climato-intelligentes afin d’améliorer notre modèle de résilience mais, aussi, de suivi pour davantage répondre aux aspirations de la population malienne, » a-t-il précisé. Il a souligné que « l’engagement des autorités du pays a permis de boucler au mois de juin 2025, le processus de paiement du coton graine aux producteurs et de gérer, convenablement, toutes contraintes qui entravaient l’approvisionnement correcte des producteurs de coton en intrants agricoles en particulier. » Le ministre Kelema a rappelé que « les objectifs se définissent comme suit : au titre de la production végétale, il s’agit, entre autres, de produire 11 682 721 tonnes de céréales, 682 000 de coton graine, 243 280 de pommes de terre, 881 208 d’oignon/échalote, 810 900 s de mangues ». Pour la production animale, il est prévu « 15 819 tonnes de lait collecté, 203 441 de viande contrôlée, 284 722 585 œufs de consommation, 10 288 577 sujets de poulets de chair, 18 000 inséminations (races laitières) et une production de 128 880 tonnes de poissons frais. » Cette rencontre a enregistré la présence des directeurs nationaux des services centraux des deux départements et plusieurs autres acteurs du domaine. MMD/MD (AMAP)

Validation de l’avant-projet du rapport à mi-parcours des recommandations de l’EPU : le Mali réaffirme son engagement pour les Droits humains

Bamako, 14 août (AMAP) Le Mali a lancé, ce jeudi à Bamako, un atelier de validation technique de l’avant-projet du rapport national à mi-parcours des recommandations acceptées lors de son 4e cycle de l’Examen périodique universel (EPU) du 2 mai 2023 à Genève. L’atelier, qui se tient du 14 au 15 août, « marque une étape clé dans le renforcement de la transparence et de la responsabilité du Mali en matière de droits humains », a déclaré Dr Boubacar Sidiki Diarrah, Secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, lors de l’ouverture des travaux. Organisé avec l’appui technique et financier du Fonds de consolidation de la paix des Nations Unies (PBF), l’atelier réunit des représentants du ministère, des points focaux des départements ministériels, des organisations de la société civile, ainsi que des partenaires internationaux comme le PNUD, l’UNICEF et le CICR. Il vise à évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre des 222 recommandations acceptées par le Mali sur les 275 formulées lors de l’EPU de 2023. Dr Diarrah a souligné l’importance du rapport à mi-parcours, qui permet de « faire état des efforts, des avancées et des réussites en matière de droits de l’homme, tout en identifiant les obstacles rencontrés et les appuis nécessaires pour les surmonter ». Ce document, fruit de consultations avec les acteurs étatiques et non étatiques, vise à renforcer la transparence et la responsabilité du Mali dans ce domaine. Roland Seri, représentant résident adjoint du PNUD, a salué « le leadership du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme pour son engagement continu en faveur d’une justice équitable ». Il a rappelé que l’EPU est « un mécanisme universel et participatif permettant à chaque État de faire le point sur les progrès réalisés en matière de droits humains ». Abdoul Karim Diarra, de la Direction nationale des Droits de l’Homme (DNDH), a insisté sur l’engagement du Mali à respecter les instruments internationaux ratifiés, tels que les pactes relatifs aux droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, ainsi que la Charte africaine des droits de l’Homme. « Cet atelier, le troisième depuis juillet 2025, vise à parachever un rapport fidèle aux réalités nationales », a-t-il précisé. L’atelier permettra d’examiner en profondeur l’avant-projet avant sa soumission au Conseil des ministres pour validation, puis sa transmission au Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies. Les participants ont été invités à contribuer activement pour produire un document de qualité, porteur de propositions concrètes pour une meilleure mise en œuvre des recommandations de l’EPU. Le Mali, l’un des rares pays à soumettre volontairement un rapport à mi-parcours, réaffirme son engagement en faveur des droits humains, malgré un contexte sécuritaire difficile. Les efforts notables incluent des poursuites judiciaires systématiques contre les violations graves des droits humains, une politique nationale de réparation, et des améliorations des infrastructures carcérales. OS/MD (AMAP)

Kangaba : Campagne de sensibilisation de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite

Kangaba, 13 août (AMAP) L’atelier de sensibilisation et d’information des cadres de l’administration générale, financière et de la justice du Cercle de Kangaba (Ouest), organisé mercredi 13 août 2025, par (OCLEI) a interpellé les participants, en vue de les conscientiser sur la corruption et l’enrichissement illicite, a constaté l’AMAP. A l’issue des travaux sur la prévention de la corruption et de l’enrichissement illicite, les participants (responsables administratifs et politiques, financiers et judiciaires) ont qualifié ces pratiques de fléaux » compromettant la bonne gouvernance, la performance de l’administration publique et la dignité humaine. » Les participants ont, également, suivi deux conférences sur les pratiques corruptives et l’enrichissement illicite et leurs conséquences économiques dans le système éducatif et sur les pratiques corruptives et l’enrichissement illicite et leurs conséquences économiques dans le secteur minier. L’atelier, en partenariat avec le projet canadien Lutte contre la corruption par et pour l’égalité des genres (LUCEG), intervient dans le cadre d’une mission de l’OCLEI conduite par son président par intérim, Seydina Oumar Diarra, qui séjourne, depuis mardi 12 août 2025, à Kangaba, dans le cadre de la prévention de la corruption et de l’enrichissement illicite. La rencontre, qui s’est déroulée au Centre de recherche et d’animation culturelle de Kangaba, sous la présidence du 1er adjoint au préfet, Drissa Konaré, vise à informer et sensibiliser les participants sur les pratiques corruptives et ses conséquences dans les domaines miniers et scolaires. Spécifiquement, il s’agit de renforcer les capacités des cadres de l’administration générale, financière et de la justice sur la connaissance des instruments juridiques nationaux et internationaux de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, d’impliquer d’avantage les participants à la culture de l’éthique et de la transparence dans la gestion des affaires publiques, d’informer les participants sur les pratiques corruptives dans les secteurs miniers et scolaires, d’informer les participants sur les impacts négatifs des pratiques corruptives sur les services sociaux de base de développement. Une journée qui a permis aux participants d’être largement informés sur l’OCLEI, sa création et sa mission, ses attributions spécifiques, ses organes et ses pôles d’activité. Le représentant du préfet du Cercle et le maire de la Commune rurale de Minidian ont reçu, chacun, une écharpe de l’OCLEI et le rapport 2023 de l’OCLEI, pour leur « engagement dans la lutte et la prévention contre la corruption et l’enrichissement illicite. » SD/MD (AMAP)

Harmonisation des pratiques et échanges d’expérience : les Agences routières de l’AES en réunion à Bamako

Bamako, 13 août (AMAP) Les responsables en charge de l’entretien routier du Mali, du Burkina Faso et du Niger se réunissent, depuis mercredi, à Bamako, la capitale malienne, pour la première rencontre des agences d’exécution et de maîtrise d’ouvrage déléguée des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES), a constaté l’AMAP sur place. . Pendant deux jours, cette rencontre vise à partager les expériences des trois agences, analyser leurs cadres juridiques et examiner la possibilité d’harmoniser les textes et procédures pour l’entretien routier. L’objectif est, également, d’instaurer un cadre permanent de coopération, favorisant l’efficacité et la modernisation des réseaux routiers dans l’espace AES. Dans son discours, le secrétaire général du ministère des Transports et des Infrastructures, Mama Djénépo, qui a présidé par a l’ouverture de la reunion, a rappelé que les infrastructures routières sont essentielles au développement et à la sécurité des États membres. « Elles assurent l’accessibilité des populations et des localités, en milieu urbain comme en zone rurale, et sont indissociables des enjeux de défense dans nos États confrontés au péril terroriste », a-t-il souligné. Il a, également, souligné les réformes juridiques et institutionnelles mises en place pour préserver ce patrimoine, notamment la participation des usagers à l’entretien et la répartition claire des responsabilités entre les différentes structures publiques. Le secrétaire général, en présence des directeurs généraux de l’Ageroute du Mali, de l’Agetib du Burkina Faso et de l’Amoder du Niger, ainsi que d’autres personnalités, a réaffirmé l’engagement de du département chargé des Transports « à donner suite aux recommandations de cette rencontre et à soutenir toute initiative visant à renforcer la coopération et l’harmonisation au sein de l’espace confédéral. » AG/MD (AMAP)    

Mali : Le prix du ciment a pris l’ascenseur !

Par Oumar SANKARE Bamako, 13 août (AMAP) Depuis plusieurs semaines, le prix du ciment grimpe en flèche sur l’ensemble du territoire malien. Dans les dépôts de la capitale comme dans les villes de l’intérieur, le sac de 50 kg s’achète désormais à 6 500 Fcfa, 125 000 Fcfa/ tonne, contre environ 110 000 Fcfa/ tonne il y a, à peine, deux mois. « La tonne atteint parfois 135 000 Fcfa, une hausse qui met à mal chantiers, promoteurs et particuliers », explique Moussa Drabo, gérant d’une quincaillerie à Bacodjikoconi. « On ne peut plus travailler au rythme habituel, les clients repoussent leurs projets », confie Abdoulaye Coulibaly, maçon à Banankabougou, rencontré devant un chantier à l’arrêt. Les acteurs du secteur mettent, d’abord, en cause la désorganisation du transport. L’interdiction des camions hors gabarit sur les routes nationales a rallongé les délais et augmenté les coûts de livraison. Un transporteur rencontré à l’Hippodrome estime que « le prix du fret a augmenté depuis la mesure » sans donner de montant précis. « Le gouvernement malien a interdit la circulation des camions hors gabarit et en surcharge sur le réseau routier national à partir du 1er avril 2025 », selon un communiqué conjoint des ministères des Transports et des Infrastructures et de l’Économie et des Finances, publié le 7 mars 2025. Cette décision, validée par le Conseil des ministres, le 12 février 2025, vise à préserver les infrastructures routières des dégradations causées par ces véhicules. Une période de sensibilisation de trois mois a été accordée aux transporteurs, qui a pris fin le 31 mars 2025. LOGISTIQUE, SECURITE ET PRODUCTION – À cela, s’ajoutent des incidents sur certaines unités industrielles. « Les importations de clinker — composant clé du ciment — connaissent également des perturbations », a dit Alou Bathily, président de l’Association des importateurs de ciment. Il ajoute : « les routes d’accès au port du Sénégal, notamment la route de Kayes, sont impraticables à cause de leur état défectueux. Si un camion devait faire 2 à 3 jours, aujourd’hui, c’est pratiquement 6 jours de route. » Lors d’une rencontre entre les secteurs privé et public tenue à la Primature, Mossadeck Bally, président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a expliqué au Premier ministre que « le manque d’électricité affecte certaines cimenteries. » « Les groupes électrogènes ne peuvent pas supporter une telle charge », a-t-il fait noter. Un acteur du milieu, a confié à l’AMAP sous anonymat : « Il y a un circuit de vente parallèlement aux propriétaires de licences qui doivent nous servir directement. Il y a souvent 2 ou 3 intermédiaires entre ces derniers et nous et chacun ajoute 2 000 ou 2500f pour faire bénéfice. » A Bamako et ses périphéries, le prix du ciment varie. Mohamed Sacko, gérant de quincaillerie à Ouezzindougou, achète la tonne de ciment local à 115 000 et le revend à 122 000 Fcfa. « C’est la croix et la bannière pour trouver le ciment local », déplore le jeune homme. TOUTE LA FILIERE TOUCHEE – Pour les entrepreneurs du bâtiment, la situation devient critique. Mamadou Traoré, gérant d’une société de construction à Bamako, explique que « sur un chantier de 100 m², la hausse du ciment peut ajouter plusieurs centaines de milliers de francs Cfa au budget final ». Certains petits projets sont suspendus ou réduits. Les revendeurs, eux, naviguent entre pénurie et hausse de prix. Au marché de Djikoroni, un commerçant montre ses stocks limités : « Je reçois deux camions par semaine au lieu de quatre et je dois augmenter le prix pour couvrir mes frais. » Moussa Drabo, renchérit : « Il faut se lever à 6h pour chercher le ciment importer. Le ciment local étant devenu très difficile à trouver ». En juillet dernier, il y avait une rupture totale sur le marché. DISPARITES REGIONALES – Si Bamako subit la hausse, certaines villes de l’intérieur paient encore plus cher. A Sikasso, le sac de ciment était vendu entre 7 000 et 7 500 Fcfa il y a quelques jours. Toutefois, aujourd’hui, le sac est vendu entre 5 750 et 6 000 Fcfa. Les conséquences sont visibles : chantiers à l’arrêt, logements inachevés, artisans sans travail. Dans le quartier de la Gare à Koulikoro, Djibril Sacko, père de famille, témoigne : « J’avais prévu de construire deux pièces supplémentaires cette année. Avec ces prix, j’ai arrêté les travaux. » En effet, le sac de ciment est vendu à 5 500, 5 750 et 6 000 Fcfa et le prix de la tonne varie entre115 000 et 120 000 Fcfa, 125 000 et 130 000 Fcfa dans certaines boutiques « sans facture », témoigne un client. « L’objectif est de ne pas laisser de traçabilité pour échapper aux services de contrôle de l’Etat ». Il faut noter qu’il y a rupture de ciment actuellement à Koulikoro. A Kayes les prix sont stables depuis un an : 82 500 à 87 500 FCFA la tonne et 4 250 FCFA le sac. Les experts estiment que sans amélioration rapide du transport et de la production locale, les prix resteront élevés. « Le ciment est un produit lourd et coûteux à transporter. Toute perturbation dans la chaîne logistique se répercute immédiatement sur le prix final », analyse Oumar Diawara, économiste. À moyen terme, certains plaident pour l’augmentation de la capacité de production nationale et la diversification des sources d’importation de clinker. Mais ces projets demandent des investissements et du temps. Le ministère du Commerce et de l’Industrie n’a pas souhaité réagir « pour le moment » souhaitant attendre les résultats de l’évolution des dispositions prises avec les acteurs du milieu. En attendant, Alou Bathily invite la population à plus de patience. « Des rencontres avec le ministère du Commerce et de l’Industrie ont eu lieu, des accords ont été trouvés et des solutions proposées. L’amélioration se sentira dans les jours à venir », a-t-il assuré. Face à la flambée des prix, le ministère de l’Industrie et du Commerce a réuni, début juillet, les principaux producteurs et importateurs. Selon une source au ministère, l’objectif est de « sécuriser l’approvisionnement et stabiliser les prix ». Les autorités envisagent un renforcement des contrôles

Coopération Mali-Etats-Unis : Une délégation du staff du Congrès US en audience chez le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop

Bamako, le 12 août (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a reçu, mardi 12 août 2025, dans l’après-midi, à son département, une délégation du staff du Congrès des États-Unis d’Amérique conduite par Mike McCabe et accompagnée par l’ambassadeur des États-Unis au Mali, Rachna Korhonen, pour des échanges sur comment travailler, collaborer, a constaté l’AMAP sur place. Au terme de l’audience, l’ambassadeur Rachna Korhonen, a confié à la presse que « les entretiens ont, également, porté sur la gestion des différentes ressources allouées à notre pays, les dispositions en cours prises par les autorités de la Transition pour faire face à la situation actuelle et surtout comment les États-Unis peuvent s’impliquer pour qu’on travaille ensemble.’ « Nous avons parlé, bien sûr, de sécurité, d’économie mais, également, nous avons essayé de voir comment est-ce que le Mali et les États-Unis peuvent faire face à la situation pour que l’économie puisse vraiment se développer », a-t-elle souligné. Elle a exprimé l’espoir « que le Mali et les États-Unis pourront vraiment travailler ensemble pour faire face à la situation sécuritaire, surtout dans les domaines des infrastructures de développement du pays. Et, nous savons tous que les États-Unis d’Amérique sont bien dans ces domaines.» OD/MD (AMAP)

Lancement du Plan national de réponses 2025 : le Mali réaffirme sa priorité à la sécurité alimentaire

Bamako, 12 août (AMAP) Le gouvernement malien a lancé, ce mardi, à Sogoniko, en Commune VI du District de Bamako, le Plan national de réponses (PNR) 2025, destiné à lutter contre l’insécurité alimentaire et à renforcer la résilience des populations vulnérables. a constaté l’AMAP. « Nous voilà réunis aujourd’hui pour procéder au lancement officiel du Plan National de Réponses (PNR) 2025. Ce rendez-vous, hautement important pour notre Nation, s’inscrit désormais comme une tradition bien établie dans l’agenda national », a déclaré Redouwane Ag Mohamed Ali, ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire. Dans son intervention, le ministre a rappelé que ce plan, initié en 2021 à Mopti (Centre) et reconduit chaque année, vise à assurer l’approvisionnement en denrées de base, stabiliser les prix et protéger les ménages vulnérables. Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, qui a présidé la cérémonie, a précisé que 1 470 114 personnes se trouvent actuellement en situation d’insécurité alimentaire aiguë, nécessitant des actions urgentes. Pour y répondre, « l’État a mobilisé 12,74 milliards de Fcfa, destinés notamment à fournir 22 700 tonnes de céréales, distribuer des kits alimentaires à moitié prix à 16 000 ménages vulnérables et livrer 300 tonnes d’aliments poisson. » Le Programme alimentaire mondial (PAM) soutient cette initiative avec un financement de 15 milliards de Fcfa et la livraison de 10 000 tonnes de vivres à 685 000 bénéficiaires. « En 2025, notre objectif est d’apporter une assistance à 2,3 millions de personnes. Malgré les déficits de financement, plus de 800 000 ont déjà été aidées », a indiqué Gian Carlo Cirri, Directeur pays du PAM, appelant les bailleurs à maintenir leur soutien. Le ministre Ag Mohamed Ali a, également, annoncé la mise en place de nouvelles mesures, telles que le ciblage précis des bénéficiaires, la création de l’Agence de veille et d’alerte en sécurité alimentaire et nutritionnelle (AVASAN) et la « Facilité alimentaire malienne » permettant aux ménages modestes d’accéder, plus facilement, aux denrées de base. Les autorités ont insisté sur la nécessité d’agir en amont face aux crises sécuritaires, climatiques et économiques. Les partenaires techniques, les ONG, les autorités locales et les forces de défense ont été remerciés pour leur implication. Le président Goïta a assuré que le dispositif national de sécurité alimentaire poursuivra ses efforts pour atteindre la souveraineté alimentaire et améliorer les conditions de vie des Maliens. OS/MD (AMAP)