Faire le marché : La croix et la bannière pour ménagères

Par Fadi CISSE     Bamako, 04 sept (AMAP) Jeudi, il est presque 6 heures du matin. Une fine pluie arrose le quartier Samanko II, dans la Commune du Mandé. Je suis la première personne à me réveiller dans la famille Touré. Je fais ma toilette, ma prière de l’aube, direction la cuisine pour préparer le petit-déjeuner. Je pose une marmite sur une bouteille de gaz. À peine mis en marche, le feu baisse progressivement jusqu’à disparaître. Heureusement, on avait du bois de chauffe en réserve dans la cuisine. En principe, trois à quatre tas suffisent pour faire la bouillie, le petit-déjeuner de ce matin. Mais, attention ! Il ne faut pas vite se réjouir. En cette saison des pluies, les fagots de bois sont humides. Hélas ! Je dois surmonter cette difficulté. Le feu mettra une vingtaine de minutes avant de prendre. Au prix de gros efforts physiques, j’y arrive, avec ou sans éventail. La fumée qui s’en est suivie, a provoqué chez la cuisinière un écoulement nasal et des larmoiements. Une heure après, la bouillie est prête et servie aux membres de la famille. Quelques temps plus tard, je prends ma douche pour ne plus sentir la fumée avant de me rendre au marché du quartier qui semble être le moins cher. J’enfile une belle robe africaine, chausse des ballerines, après m’être parfumée, je prends le chemin avec ma petite sœur Aïda, âgée de 14 ans. On sort la moto sans oublier notre ami, en cette période, notre imperméable. En ce moment, il était déjà 8 h et un quart. Ce marché situé à une dizaine de minutes de notre domicile s’appelle « Sougoudjan », en français (le marché éloigné ou au lointain). Il accueille hommes et femmes. Sur place, il est déjà plein de monde, comme « les dents d’une bouche. » Au rythme de de tam-tam, des vendeurs de friperies chantent et dansent pour accrocher les clients, comme au grand marché de Bamako (Suguba). Les cris des vendeurs ambulants submergent les lieux, en cette période de vacances. Plusieurs enfants aident leurs parents commerçants en tenant des plateaux  en équilibre sur leur tête, parcourant les coins et recoins du marché afin d’écouler leur marchandise. En ce matin, panier en mains, j’avais, en tout et pour tout, 4 000 Fcfa comme prix de condiment, pour une famille de douze personnes, sans compter les imprévus, solidarité et hospitalité obligent. Cette nourriture servira, aussi, pour le dîner. Mais (re) attention !!! Comme complément, j’ai caché 1 000 Fcfa derrière la pochette de mon téléphone, en cas de besoin, vue la cherté du marché. Cap pour l’achat des condiments pour la sauce d’oignons à la viande, communément appelé en Bambara (Nandji Sogoman). D’abord, on arrive chez le vendeur de viande Yakou où le prix du kilogramme de viande, avec os, est notoirement connu de tout le monde : 3 500 Fcfa. Il me sert un demi kilo et pour 500 Fcfa à part, en tout 2 250 Fcfa. Un peu plus loin, nous nous dirigeons chez la vendeuse d’oignons. « Combien fait le kilo ? Elle répond, 550 Fcfa pour les plus petits et 600 Fcfa pour les gros. Je négocie.  Chère belle maman, réduisez un peu le prix, s’il vous plaît. J’ai besoin d’un kilo de gros oignons. », dis-je. Après d’âpres et longs échanges, la vendeuse Aïssatou accepte de me céder l’oignon à 550 Fcfa, « compatissante et solidaire », de la cause des femmes sur le fait que l’argent que donnent les chefs de famille n’est jamais suffisant. Satisfaites de notre achat, Aïda et moi, nous nous dirigeons vers les vendeuses de légumes frais. A la maison, il faut absolument quelques légumes dans la sauce car les convives en raffolent, exceptée l’aubergine africaine. Une longue file s‘est formée devant l‘étable de la vendeuse Maïmouna aidée par ses filles. Elle est la meilleure du marché et connue pour la qualité de ses légumes et, aussi, leur prix abordable. Après quelques bousculades, on a pu se frayer une place. La table est remplie de toutes sortes et de toutes les couleurs de légumes. La vendeuse nous remet une assiette où mettre les condiments. Du chou, de la tomate, du piment, de la courge, de l’aubergine, du gombo frais, des céleris et persils, du poivron etc. Le tout nous a couté 1 000 Fcfa. Ce n’est pas encore fini. Il nous reste les condiments secs. Là, également, on se fait une place chez Adja qui semble être la moins chère du marché. Ici, on achète de la tomate concentrée à raison de 350 Fcfa, du soumbala, de la poudre de poivre, du poisson sec, des épices d’assaisonnement, de la poudre de gombo, de l’ail, du laurier de l’huile, de l’oignon sec etc. Cela m’a couté 1 200 Fcfa. Et de 4 000 Fcfa, je suis à 5 000 Fcfa, Sans surprise ! Et sans l’argent du charbon de bois pour cuire la sauce ainsi que le bois de chauffe pour préparer le riz. Ceux qui sont à la maison sont tous humides. De retour à la maison, il est déjà 10 heures passées de quelques minutes. Je me change, cherchant quelques pièces dans la chambre pour aller acheter du charbon et du bois pour aussitôt commencer à cuisiner. Malheureusement, la chance n’est pas de mon côté ce jour. Que faire ! Le chef de famille a déjà donné son prix de condiment qui est déjà fixé. Après expliqué la situation à la maman, elle me donne 500 Fcfa pour acheter 300 Fcfa de charbon et 200 Fcfa de bois. « Il faut vous débrouiller avec cela, coûte que coûte. Pendant des années, je me suis toujours débrouillée ainsi pour vous faire à manger. Ton père pense que ce qu’il donne est toujours suffisant. Il ignore la cherté du marché et ce qu’on ajoute à l’argent de popote pour manger une bonne sauce », éructe-t-elle. Chaque femme au foyer investit au-delà du prix de popote, dans l’ignorance des hommes. Et celles qui n’ont pas de quoi ajouter, sont dénigrées dans la famille, selon elle.  Souvent,

Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, est arrivé, samedi, à Caracas, au Venezuela

Bamako, 03 juil (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, est arrivé, samedi 2 août 2025, à Caracas, capitale du Venezuela, dans le cadre du mécanisme de consultations politiques entre le Mali et ce pays, ont annoncé, dimanche, des sources officielles. Selon les services du ministère en charge des Affaires, le ministre Diop a été accueilli à l’aéroport par le vice-ministre vénézuélien des Relations extérieures pour l’Afrique, Yuri Pimentel. « Il a signé le livre d’or dans lequel il remercie les autorités vénézuéliennes pour cette invitation qui s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de fraternité, de solidarité et de coopération entre le Mali et le Venezuela », indiquent les mêmes sources. MD (AMAP)

Afrobasket féminin 2025 : Le Mali en finale

Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Abidjan, 3 août (AMAP) Les Aigles Dames ne sont pas allées avec le dos de la cuillère contre le Soudan du Sud, en demi-finales de la 29è édition de l’Afrobasket féminin. Elles ont outragement dominées les Sud Soudanaises 76-50, 26 points d’écart. Dès le coup d’envoi, les Aigles Dames ont fait preuve d’une intensité de jeu incroyable. Leur stratégie offensive s’est rapidement manifestée par un jeu rapide et fluide, combiné avec une défense solide qui a déstabilisé les attaquantes sud-soudanaises. La différence de niveau de jeu était sans équivoque. Cela s’est traduit par une avance significative dès les premiers quarts de jeu. L’équipe malienne a su exploiter les faiblesses de son adversaire, imposant un rythme de jeu que les joueuses du Soudan du Sud n’ont jamais réussi à suivre et s’inclinent logiquement 8-29, soit 21 points d’écart. Au deuxième quart temps, les Aigles Dames ont continué à malmener les Sud Soudanaises. En effet, à peine 3 minutes de jeu, le score était de 40-8. Confiantes, la capitaine Djènèba N’Diaye et ses partenaires partent à la pause avec une avance de 31 points, soit 50-19. À la reprise c’était le même scénario, toutefois, avec une légère baisse de régime des Maliennes qui réussiront, tout de même, à inscrire 20 nouveaux points contre 13 pour leur adversaire, 70-36, score du troisième quart temps. Dans le dernier quart temps les Maliennes sans forcer leur talent s’imposent 76-50. En finale le Mali affrontera, ce dimanche 3 août à 18h, le Nigeria vainqueur du Sénégal (75-68). Si le score final témoigne de la supériorité technique et tactique des Aigles Dames, il ne faut pas négliger l’impact psychologique de cette victoire. En dominant un adversaire comme le Soudan du Sud, si nettement, les joueuses maliennes envoient un message clair aux Nigérianes. Djènèba N’Diaye et ses partenaires sont prêtes pour la finale et poursuivent leur rêve de décrocher le titre continental, pour la deuxième fois, avec celui de l’édition de 2007 à Dakar, au Sénégal. SSK/MD (AMAP)

Expo universelle Osaka 2025 : Une journée aux couleurs et rythmes du Mali

Envoyé spécial Madiba KEÏTA Osaka, 2 août (AMAP) La Journée du Mali à l’Exposition universelle Osaka 2025 à au Japon s’est tenue aujourd’hui, samedi, dans une ambiance de fête avec des es participants maliens, japonais et d’autres nationalités qui ont eu droit à des prestations d’artistes de belle facture. Des ténors de la musique malienne dont Cheick Tidiane Seck, Habib Koité, Baba Salah et Kader Tarhanine, pour ne citer que ceux-ci, ont réalisé une performance ont fait salle comble. C’est dans l’après-midi que le Premier ministre et sa délégation ont été accueillis sur le site par le secrétaire général de l’Expo universelle 2025, Ishige Hiroyuki. A leur arrivée dans la salle, ils ont été acclamés par un public conquis. Après la montée des couleurs du Mali et du Japon, le secrétaire général de l’Expo Osaka a salué la présence du Chef du gouvernement malien à cet événement de dimension internationale. Il a magnifié « la vitalité des relations entre le Mali et le Japon qui se manifestent par des échanges culturels et commerciaux ». « La coopération bilatérale, a-t-il indiqué, touche à plusieurs domaines : l’éducation, la formation des ressources humaines, la sécurité alimentaire et le développement des infrastructures. » Selon Ishige Hiroyuki, « le Mali peut bel et bien se glorifier de son histoire légendaire et de sa riche culture », en rappelant que les villes de Tombouctou (Nord) et Djenné (Centre) sont inscrites au Patrimoine mondial de l’UNESCO. En ouvrant la journée du Mali, le Premier ministre a transmis aux autorités japonaises, les « chaleureuses salutations du chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta ». Il a, également, félicité les organisateurs de l’Exposition universelle Osaka 2025 pour la réussite de ce grand rendez-vous mondial qui réunit plus de 156 pays et organisations internationales, venant de divers horizons. Le Chef du gouvernement s’est dit « très heureux « de lancer la Journée du Mali à l’Exposition universelle Osaka 2025. « A Osaka, symbole du rendez-vous du donner et du recevoir, la délégation du Mali n’est pas venue les mains vides. Dans nos stands, vous avez eu l’opportunité de vous rendre compte de la qualité des produits locaux Madein Mali, d’apprécier le dynamisme et la disponibilité de nos opérateurs économiques à monter des projets structurants et à s’engager dans la création des joint-ventures avec leurs homologues du Japon et d’ailleurs », a-t-il déclaré. Abdoulaye Maïga a dit que « le Mali d’aujourd’hui est une destination sûre et propice aux   affaires, un pays qui exerce sa souveraineté sur ses ressources naturelles stratégiques, un   pays doté d’un Code des investissements et d’un Code minier des plus attrayants, dans le contexte d’une gouvernance vertueuse. » « Notre pays est, aujourd’hui, victime d’une campagne de désinformation », a dénoncé le général Maïga, tout en invitant les investisseurs japonais » à bien s’informer sur notre pays » et à garder à l’esprit que le Mali n’est pas un «no man’s land ». « Tout comme, la distance qui sépare les deux pays, ne doit pas être un obstacle à l’investissement », car, selon lui, « à cœur vaillant rien n’est impossible». Il a, dans la foulée, invité le ministre chargé du Commerce à organiser la 2e édition du Business forum Mali-Japon à Bamako en y invitant 150 investisseurs du pays du Soleil levant. Enfin, le Premier ministre a réaffirmé la disponibilité des autorités maliennes à coopérer avec tous les partenaires sur la base des trois principes constitutionnels qui guident l’action publique au Mali, « à savoir le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et des choix de partenaires opérés par le Mali ainsi que la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. » « Sur ce plan, le Mali et le Japon sont sur la même longueur d’onde, à travers l’Exposition Osaka 2025, qui vise à rassembler des idées, des cultures et des technologies innovantes pour construire un avenir meilleur », a-t-il conclu. Après, le Chef du gouvernement et sa délégation ont visité au pas de charge les pavillons du Japon, du Mali et du Burkina Faso, pays membre de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). A u pavillon du Mali, il y a deux stands : l’un est occupé par la CMDT pour faire la promotion du coton malien et l’autre, par nos artisans, venus exposer leur savoir-faire à Osaka. MK/MD (AMAP)

Disparition du Pr N’Tji Idriss Mariko : Les Lettres maliennes en deuil

Bamako, 1er out (AMAP) Le monde universitaire et littéraire du Mali est en deuil. Le Professeur émérite N’Tji Idriss Mariko, figure de proue des Lettres maliennes, s’est éteint ce vendredi 1ᵉʳ août 2025 à Bamako. Sa disparition laisse un vide immense dans le paysage intellectuel et académique du pays. Enseignant-chercheur de renom, écrivain respecté et ancien ministre en charge des Arts et haut cadre du ministère de la Culture, le Pr Mariko a marqué des générations par sa rigueur intellectuelle, son amour pour les belles lettres et son engagement inlassable pour la valorisation du patrimoine littéraire et oral malien. Titulaire d’un doctorat ès Lettres, N’Tji Idriss Mariko a longtemps enseigné au Département d’enseignement et de recherche (DER) Lettres à l’Université de Bamako, où il a encadré de nombreux étudiants devenus aujourd’hui enseignants, chercheurs ou écrivains. Parallèlement à sa carrière universitaire, le Pr Mariko a occupé d’importantes fonctions dans l’administration publique. Il a été directeur national des Arts et de la Culture, puis ministre des Sports, des Arts et de la Culture. Auteur prolifique, N’Tji Idriss Mariko laisse derrière lui une œuvre littéraire dense et variée. Parmi ses ouvrages les plusconnus figurent : ‘Ciel d’hivernage’, ‘La rançon de la désobéissance et autres contes du Mali’, ‘Moriba Yassa le paresseux ‘et surtout ‘Nima, le fils du bonheur’, un récit autobiographique poignant qui retrace les péripéties de son enfance et de sa jeunesse dans le Mali colonial, entre souvenirs personnels et regards critiques sur l’histoire. La nouvelle de sa disparition a suscité une vive émotion dans les milieux universitaires, culturels et littéraires du pays. Sur les réseaux sociaux et dans les cercles intellectuels, anciens élèves, collègues et admirateurs lui ont rendu hommage. Le Directeur général de l’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication (ESJSC), Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, lui aussi professeur de Lettres, a salué, dans un message publié sur sa page Facebook, l’amour du défunt pour la littérature et son engagement pour l’excellence dans le milieu universitaire. MS/MD (AMAP)

Business forum Mali-Japon à Osaka :  Un franc succès

Envoyé spécial Madiba KEÏTA Osasa, 1er août (AMAP) Le business forum Mali-Japon, tenu ce vendredi 1er août 2025 à Osaka, dans le cadre de l’Exposition universelle Osaka 2025 ,a été un franc succès aussi bien en termes d’organisation, de mobilisation que d’échanges fructueux, a constaté l’AMAP sur place. Présidée par le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, la rencontre a réuni des centaines d’opérateurs économiques maliens et japonais autour des opportunités d’affaires et d’investissements dans les deux pays. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Mandiou Simpara, l’opérateur économique Ibrahim Diawara, Cheick Oumar Sacko de l’Organisation des commerçants détaillants étaient parmi les représentants du secteur privé malien présents à cette rencontre. Celle-ci s’est déroulée en trois phases : les discours, le panel sur le thème « Développement endogène : le Mali comme destination d’investissement privilégié en Afrique de l’Ouest » et les sessions de B2B et B2G. Le vice-gouverneur de la Région d’Osaka, Morioka Takekazu, et le vice-président de la Chambre de commerce de cette ville, Kuroda Akihiro, ont salué la tenue de cette rencontre qui vise à renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays et d’explorer d’autres opportunités d’investissements au bénéfice de leurs populations. Pour sa part, le directeur général de l’Agence pour la promotion des exportations au Mali (APEX) et vice-président du Comité de pilotage de l’Expo Osaka 2025, Massoudou Cissé, a souligné que le Mali et le Japon, « bien que géographiquement éloignés, partagent une vision commune de développement durable, de l’innovation technologique et du progrès économique. » « Ce forum d’affaires, a-t-il soutenu, représente une opportunité pour chacun d’entre-nous de construire ensemble un avenir prospère à travers des partenariats stratégiques tant au niveau des entreprises qu’au niveau des gouvernements », a-t-il ajouté. Dans son intervention, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a signalé que la 1e édition du Business forum Mali-Japon est une magnifique occasion pour faire le bilan de notre coopération bilatérale, saluer les acquis et corriger les imperfections. « C’est aussi l’occasion, pour les opérateurs économiques des deux pays, de créer des opportunités d’affaires et de négocier des contrats gagnant-gagnant », a-t-il ajouté, en saluant la forte mobilisation de la Chambre de commerce et d’Industrie d’Osaka, ainsi que la présence massive des opérateurs économiques maliens à ce forum. Pour le ministre chargé du Commerce, le Japon est aujourd’hui l’un des principaux partenaires commerciaux du Mali. « Nos exportations de produits agricoles, de coton et de minéraux vers le Japon ont considérablement augmenté, et les importations du Mali en provenance du Japon ont atteint un seuil considérable. I s’agit notamment de produits manufacturés, de technologies avancées et de biens de consommation. Ce commerce bilatéral, fondé sur le principe du bénéfice mutuel, a permis de dynamiser nos économies respectives et de créer des opportunités d’emploi et de développement pour nos populations », a-t-il expliqué. Pour faire face aux défis de l’heure, le ministre Diallo a invité « la partie japonaise à explorer ensemble de nouvelles opportunités dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, la santé, le textile, la sécurité alimentaire et la numérisation, pour construire ensemble un avenir durable et prospère. » « La vision du Mali, basée sur le développement endogène, vise à transformer notre économie pour en faire une économie de production. Nous sommes, donc, absolument engagés à industrialiser notre pays, à produire nos biens de consommation, à transformer nos produits agricoles pour créer le maximum d’emplois et de richesse. Sur ce sentier, nos amis seront nos principaux alliés et le Japon est un ami sur lequel nous comptons beaucoup », a-t-il déclaré. Alassane Moussa Diallo a dit que son département a élaboré les business plans de quelques projets industriels pour lesquels, il espère pouvoir conclure des protocoles d’entente qui aboutiront à leurs réalisations prochaines. « Il s’agit, a-t-il cité, d’un projet de construction de filature, d’un projet de construction d’une usine de production de sucre, d’un projet de développement d’une chaine de production de tenues militaires et d’un projet de construction d’une unité de production de compresse stérile communément appelé coton hydrophile. » Lors du panel dont le modérateur était le directeur général de l’Agence pour   la   promotion de l’importation   au Mali   (Api-Mali), Ibrahim  Ahamadou Touré,   les   intervenants ont mis en   exergue  les potentialités   du   Mali   en économique,   commerciale   et   d’industrie   culturelle   et   touristique. Pour les panélistes Moussa Alassane Diallo, ministre de l’Industrie et du Commerce, Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme,  ainsi que le Pr Oussouby Sacko (un malien installé au Japon où il enseigne à l’université d’Osaka) ont mis en avant les opportunités d’investissements au Mali, notamment dans les domaines agricole, industriel, minier, de l’électricité et des énergies renouvelables etc. La rencontre B2B ont conclu des engagements de part et d’autre. Et les discussions doivent se poursuivre dans les jours ou mois à venir pour aboutir à des contrats d’affaires ou d’investissements. Après le forum, le Chef du gouvernement et sa délégation ont visité le siège de la société Panasonic Energy, spécialisée dans la fabrication de batteries lithium. MK/MD (AMAP)

Expo universelle Osaka 2025 : Le Premier ministre est arrivé, jeudi, dans la ville où il présidera deux événements sur le Mali

Envoyé spécial Madiba KEITA Osaka, 31 juil (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, accompagné du ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo et du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, est arrivé, ce jeudi 31 juillet à Osaka au Japon pour participer à l’Exposition universelle 2025. Le Mali est au centre de deux rencontres majeures de cette importante rencontre : le Business forum Mali-Japon et la Journée du Mali. Des opportunités pour attirer les investisseurs du monde entier vers notre pays. Et en faire une destination prisée, dans le cadre des efforts des autorités de la Transition. Selon les informations recueillies auprès des services techniques de l’Etat, le Mali est le 3ème producteur d’or d’Afrique subsaharienne avec 65,905 tonnes en 2023, après l’Afrique du Sud et le Ghana, 2ème pays d’Afrique de l’Ouest après le Nigeria présentant le plus grand nombre de cheptel avec 60 310 469 sujets de volailles, 55 511 858 têtes de petits ruminants (ovins et caprins), 13 631 181 têtes de grands ruminants (bovins) en 2024. Le Mali est le 1er producteur de coton d’Afrique de l’Ouest avec 620 000 tonnes de graines de coton en 2024. Le pays est, également, un grand producteur de mangues avec une production moyenne de 650. 000 tonnes, toutes variétés confondues, lors des campagnes de 2021 à 2024. Demain vendredi, le chef du gouvernement présidera le Business forum Mali-Japon. Cet événement organisé, en marge de l’Expo universelle 2025, sera marqué un panel intitulé « Invest In Mali, développement endogène : le Mali comme destination d’investissement privilégiée en Afrique de l’Ouest ». Les ministres Moussa Alassane Diallo et Mamou Daffé présenteront les atouts économiques, commerciaux, culturels et touristiques du Mali dont la capitale Bamako se trouve à plus de 13 495 km d’Osaka par voie aérienne. La journée du vendredi s’achèvera par des échanges entre opérateurs économiques maliens et leurs homologues japonais d’un côté, et de l’autre, entre membres du gouvernement malien et leurs homologues japonais. Au cours de ces rencontres, il sera question des opportunités d’investissement et de l’offre exportable du Mali. Et vice versa. Le moment le plus attendu est la Journée du Mali, à l’Expo universelle d’Osaka, prévue samedi 2 août. La Commission d’organisation mise en place s’emploiera à vendre l’image du Mali auprès des 158 pays invités à l’Expo 2025 d’Osaka. En plus d’une pléiade d’opérateurs économiques maliens, plusieurs artistes ont également fait le déplacement dont Habib Koité, Cheick Tidiane Seck, Baba Salah, Balla Tounkara, Wassa Kouyaté, Delphine Mounkoro, Fama Diabaté et Kader Tarhanine. Selon le programme, la Journée du Mali commencera vers 18h (locales) avec l’arrivée des délégations malienne et japonaise sur le site de la cérémonie. La montée des couleurs du Mali et du Japon sera suivie de l’exécution des hymnes nationaux. Après les discours du secrétaire général de l’Expo universelle Osaka 2025, Ishige Hiroyuki, et du Premier ministre Abdoulaye Maïga, des échanges des cadeaux, les officiels visiteront les pavillons du Mali et du Japon. Le 3 août, le Premier ministre et sa délégation se rendront à Tokyo pour rencontrer la communauté malienne. L’expo universelle d’Osaka a ouvert ses portes le 13 avril dernier, donnant le coup d’envoi de six mois d’échanges et de dialogues internationaux sur le thème « Concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain. » Le site principal de l’exposition se situe sur l’île artificielle de Yumeshima sur environ 155 hectares. Il a été conçu par l’architecte Sou Fujimoto et est construit sur trois principaux zones : Green World, une zone ouverte comportant une station de bus et l’entrée principale, Pavillon World, la zone des pavillons des pays et Water World, zone de relaxation utilisant le paysage aquatique. Le financement de l’exposition est assuré par le gouvernement du Japon, la ville d’Osaka et des entreprises privées. Le budget est estimé à 235 milliards de yens et la part des entreprises privées est de 61,7 milliards de yens. MK/MD (AMAP)          

A Kayes, la ministre chargée de l’Entrepreneuriat national, Mme Oumou Sall Seck procédera au lancement de sessions de formation

Kayes, 31 juil (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, effectue, depuis le 30 juillet 2025, une visite dans la Région de Kayes marquée par des cérémonies de lancement de formation de jeunes et de femmes et de distribution de kits, a constaté l’AMAP sur place. Arrivée mercredi, la ministre, accompagnée d’une forte délégation nationale et régionale, s’est rendue dans la famille de Moussa Diarra, coordinateur des chefs de quartier de Kayes pour rencontrer avec les légitimités traditionnelles sur l’objet de sa visite et la situation du Mali. Auparavant, la délégation était chez le notable Hamet Niang. Les chefs de quartiers de Kayes, ainsi que le patriarche Hamet Niang, opérateur économique, ont apprécié cette démarche de Mme Oumou Sall Seck qui « s’inscrit dans le cadre de nos traditions. » Ils ont réitéré leur soutien au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, et ont fait des prières et bénédictions pour la bonne marche de la Transition. Ils ont salué et remercié les Forces de Défense et de Sécurité pour leur bravoure lors des attaques terroristes contre certaines localités du pays, dont la Région de Kayes. « A Kayes, nous sommes fiers. Les rebelles sont venus ici et sont repartis honteux. Que Dieu aide le Mali. Nous confions ce pays à Dieu et à Assimi Goïta (président de la Transition). Il a remis le Mali sur les rails », a commenté le vieux Niang. A chacune de ces étapes, la ministre Oumou Sall Seck a remis une enveloppe symbolique à ses interlocuteurs, visiblement tous satisfaits de sa présence dans la Cité des rails. Accompagnée du conseiller aux Affaires économiques du gouverneur, la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a, successivement visité les locaux des services régionaux relevant de son département : Agence nationale pour l’emploi (ANPE), Direction régionale de l’emploi et de la formation professionnelle, Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ) et Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA) pour s’imprégner des conditions de travail des agents de ces structures. Dans l’après-midi, une rencontre avec les chefs des services régionaux relevant de son département était prévue au gouvernorat afin de faire l’état des lieux et de dégager des perspectives Le programme de la seconde journée de cette visite ministérielle prévoit l’ouverture de la session de formation de 500 jeunes en entrepreneuriat, une rencontre avec les jeunes et les femmes de Kayes et le lancement de l’Opération permis de conduire. Vendredi (1er août), Mme Oumou Sall Seck procédera au lancement de la formation en technique de recherche d’emploi (TRE) au profit de 200 jeunes primo-demandeurs d’emploi. Ensuite, elle apportera un appui aux associations et groupements de femmes productrices. Samedi, la ministre présidera une cérémonie de remise de certificats et de kits aux jeunes bénéficiaires de la formation en agroforesterie, énergies renouvelables et fabrication de foyers améliorés par le projet « Taama Nexus », puis posera la première pierre des dortoirs des apprenants de l’Atelier école de Kayes. BMS/MD (AMAP)

Afrobasket féminin 2025 : Le Mali en quarts de final, après sa victoire sur le Cameroun 75-49 

Envoyé spécial Seibou S. KAMISSOKO Abidjan, 28 juin (AMAP) Grâce à une performance XXL de Sika Koné, auteure d’un double-double 15 points et 16 rebonds en 26 minutes disputées, le Mali a largement battu le Cameroun, 75-49, pour se qualifier pour les quarts de finale, lundi 28 juillet, au Palais des sports de Treichville. Pour cette rencontre, comptant pour la troisième et dernière journée de la phase de poule, le pivot Sika Koné a été épaulé par les ailières Aminata B. Sangaré (10 points), Kadidia Maïga (13) et l’intenable Djènèba N’Diaye (9 points). En quarts de finale, prévus jeudi prochain, les Aigles Dames affronteront le vainqueur du match Mozambique-Guinée, au Palais des sports de Treichville. Pour en venir à l’explication de cette rencontre, les protégées du technicien Oumarou Sidiyaya Maïga n’ont pas donné de temps d’observation à leurs adversaires. Premières a débloquer le tableau d’affichage, elles ont fait la course en tête pour s’imposer 18-9, au premier quart temps. Au deuxième quart temps, les Maliennes, avec une bonne disposition tactique, que ce soit défensivement qu’offensivement, quadrillent bien le parquet en réalisant des paniers. À 2 minutes avant la pause, les Aigles Dames dominaient 33-15. La capitaine Djènèba N’Diaye et ses partenaires sont allés à la pause avec une avance de 15 points soit 35-20. Au retour des vestiaires, confiantes, les Aigles Dames montrent le même dynamisme, en gardant la possession du ballon pour boucler le troisième quart temps 51-34. Au quart temps de la vérité, la sélection nationale malienne, bien huilée et sans pression ,continue à produire du beau spectacle sur les rythmes des « Djémbés » de l’Union nationale des supporters des Aigles du Mali, présents en grand nombre dans le Palais des sports de Treichville. Au coup de sifflet final, le score était de 75-49, soit 26 points. SK/MD (AMAP)

Interruptions temporaires des travaux sur des axes routiers : La ministre en charge des Transports et des Infrastructures donne des explications

Les travaux de construction connaissent des interruptions momentanées du trafic sur certains axes routiers, notamment Kayes-Sandaré, dans l’Ouest du Mali, a expliqué la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé, Madina Sissoko, dans un entretien lundi, avec la presse dont l’AMAP Il s’agit, plus précisément dans la localité de Tringa-Marena, Bla-San-Kessedougou (Centre), Sikasso-Loulouni-Zegoua (Sud), Embranchement Route nationale (RN) 07-Selingué, Pont de Fourou (Sud), a cité Mme la ministre. « Sur le tronçon Kayes-Sandaré, un ouvrage neuf était en construction. Suite à l’attaque terroriste survenu le 24 mai 2025, les travaux ont été interrompus. Une déviation a été aménagée pour assurer la continuité du trafic. Avec la pluie, cette déviation devient impraticable », a encore expliqué Mme Dembélé, Madina Sissoko. Elle a assuré que « les dispositions sont en cours pour la fermeture de la brèche en attendant la reprise des travaux, afin de rétablir le trafic ». En ce qui concerne le tronçon Bla-San-Kessedougou, « les travaux de construction du dalot ont nécessité l’aménagement d’une déviation. Mais, malheureusement, la déviation est sur un site marécageux dont la praticabilité a causé une interruption », a fait savoir la ministre des Transports et des Infrastructures.  Elle a ajouté que « le lendemain même, le trafic avait été rétabli. » « A la date d’aujourd’hui, l’ouvrage de franchissement est terminé », a-t-elle indique. Selon, Mme Dembélé, le tronçon Sikasso-Loulouni-Zegoua, en plus de la déviation, les travaux de renforcement du pont de Loulouni sont terminés. Et sur l’axe routier Embranchement RN07-Selingué, l’ouvrage qui a été emporté par les pluies diluviennes de 2024, a été reconstruit. « Le trafic a repris son cours normal », a-t-elle assuré. Pour le pont de Fourou, dans le Cercle de Kadiolo, la ministre des Transports et des Infrastructures a affirmé que « les autorités locales, dans le cadre d’un partenariat, ont manifesté leur intérêt pour la réparation de l’ouvrage en matière de maitrise d’ouvrage de leur réseau routier. » La ministre Madina Sissoko a annoncé que « le financement est disponible pour les travaux de construction de l’axe routier Sévaré-Boré-Douentza-Gao. » « L’attribution des marchés relatif aux travaux a connu certaines difficultés. Néanmoins, avec le génie militaire, certaines dispositions sont en cours pour le rétablissement du trafic sur cette route », a-t-elle conclu. MMD/MD (AMAP)