5è Revue annuelle des réformes de l’UEMOA : Le Mali réalise un taux de mise en œuvre de 82%, en 2019

Bamako, 20 novembre (AMAP)  Le Mali affiche, au titre de 2019, un taux de mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de 82% contre 77% en 2018, a révélé, mardi, à Bamako, le président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA),  Abdallah Boureima. M. Boureima, qui intervenait lors de la 5èrevue annuelle des réformes politiques, projets et programmes communautaires de l’UEMOA, au Mali, a expliqué qu’à l’issue des examens techniques, le gouvernement du Mali a enregistré des progrès significatifs, en termes de consolidation et de modernisation de l’exercice d’évaluation des réformes, politiques, projets et programmes communautaires. Cette session, au cours de laquelle, les résultats obtenus par le Mali, au titre de 2019, ont été présentés aux membres du gouvernement, était présidée par la ministre malienne déléguée auprès du Premier ministre, chargée du Budget, Mme Barry Hawa Sylla, en présence de plusieurs et de plusieurs commissaires de l’UEMOA. La ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée du Budget a rappelé que lors des travaux techniques tenus, du 16 au 18 octobre, 113 réformes et un portefeuille de 12 projets d’un montant d’environ 47 milliards de Fcfa ont été examinés. Mme Barry Hawa Sylla a ajouté qu’en termes de mise en œuvre des réformes communautaires, le Mali avait obtenu, en 2018, un taux de 77% contre 62% en 2017. Résultat qui l’a classé « au rang de 3èmeilleur élève en la matière », s’est-elle réjouie. « S’agissant des programmes et projets communautaires, toutes les revues ont conclu à un indice de  performance de 56%, en 2018 et 66%, en 2017 », a ajouté la ministre déléguée chargée du Budget. Au regard de l’impact réel de ces projets sur les populations, Mme Barry Hawa Sylla a interpellé les acteurs, afin d’améliorer davantage la qualité de la gestion de ces projets. « Car, les résultats obtenus par le Mali, cette année, auraient pu être meilleurs si la Commission de l’UEMOA avait analysé les directives », a-t-elle déploré. Elle a cité, à ce propos, les directives : n° 11/2009/CM/UEMOA portant harmonisation des stratégies d’entretien routier dans les pays membres de l’Union, n° 04/97/CM/UEMOA portant adoption d’un régime juridique des centres de gestion agréés dans les Etats membres de l’Union et n° 12/2009/CM/UEMOA portant institution d’un schéma harmonisé de gestion de la sécurité routière dans les pays membres de l’espace communautaire. Toutefois, Mme Barry a souligné que les progrès réalisés par le Mali dans l’application des textes communautaires « dénotent de l’attachement des autorités aux valeurs et principes de l’intégration régionale ». Elle a révélé, ensuite, que dans le domaine de la libre circulation des personnes et du droit d’établissement des professions libérales, le Mali détient un taux de mise en œuvre de 73%. C’est l’article premier de l’Acte additionnel n° 05/2013 de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA qui institue, au sein de l’Union, une revue annuelle dans le cadre de la mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires. ABM/MD (AMAP)

Emploi et formation professionnelle : 60 boursiers en route pour l’Algérie

Bamako, 20 novembre (AMAP) Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Me Jean Claude Sidibé, a présidé, jeudi, au Conseil national du patronat du Mali (CNPM), la cérémonie de mise en route de 60 bénéficiaires de bourses d’études et de formation professionnelle offertes par l’Algérie, en leur remettant leurs documents de voyage. Choisis par ordre de mérite, suite à un appel à candidatures, ces récipiendaires comptent 17 filles. Ils suivront des formations professionnelles dans une vingtaine de spécialités, en rapport avec le marché malien du travail. Il s’agit de l’installation et maintenance des équipements de froid et climatisation, maintenance des équipements informatiques et bureautiques, électronique industriel, maintenance industriel, électricité industriel, communication et industrie graphique, infographiste maquettiste, dessinateur projecteur en architecture, conducteur de travaux bâtiment etc. La mise à disposition de ces bourses est, a dit Me Jean Claude Sidibé, cohérente avec la vision du président Ibrahim Boubacar Keita qui a dédié son second quinquennat à la promotion des jeunes. Elle cadre, aussi, avec ses orientations consignées dans la lettre de mission qu’il a adressée au Premier ministre à savoir, « le développement du capital humain par une bonne formation, la réalisation et le renforcement d’une éducation de qualité pour tous, en privilégiant la formation technique et professionnelle qui offrira plus de perspectives d’emplois aux jeunes ». « Vous devez faire preuve de rigueur, de disponibilité, de discipline, de respect des lois du pays d’accueil. », a conseillé le ministre aux boursiers. Pour sa part, l’ambassadeur d’Algérie au Mali, Boualem Chebihi, s’est dit honoré d’avoir assisté, une nouvelle fois, à une mise en route de boursiers maliens retenus, cette fois-ci, pour la formation professionnelle en Algérie, au titre de l’année 2019-2020. Le diplomate algérien a remercié le ministre Sidibé d’avoir associé l’Algérie à cette initiative qui dénote tout l’intérêt qu’il porte « au suivi de cette formation, de la coopération entre nos deux pays dans le domaine de la formation professionnelle ». Pour la boursière Djénéba Diallo, la pertinence de ces formations dont ils vont bénéficier ne fait l’objet d’aucun doute. « Il s’agit d’une opportunité de formation de jeunes maliens, que nous sommes, dans des filières porteuses de l’économie du Mali, une des priorités du gouvernement malien », a déclaré la porte-parole des boursiers. Pour elle, cette initiative leur offrira des compétences techniques, devant permettre de répondre, au mieux, aux besoins essentiels en matière de formation et d’insertion professionnelle. AD/MD (AMAP)  

UEMOA : Le Mali affiche un taux de plus de 82% de mise en œuvre des réformes communautaires au titre de l’année 2019

Bamako, 20 novembre (AMAP) Le Mali affiche un taux de plus de 82% de mise en œuvre des réformes communautaires au titre de l’année 2019, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite à la faveur de la 5e revue annuelle des Réformes, Politiques, Programmes et Projets communautaires de l’UEMOA, dont l’ouverture des travaux a été présidée mardi à Bamako par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé. La Revue, qui a enregistré un taux de plus de 82 % de mise en œuvre des réformes communautaires au titre de l’année 2019, a évalué cent treize (113) réformes et 12 projets communautaires pour un montant de plus de 47 milliards de FCFA dans les domaines de l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’environnement, l’énergie, et l’artisanat. Ces réformes communautaires touchent la gouvernance économique et convergence où le Mali enregistre un taux de 73% contre 69% en 2018 ; le marché commun 84% contre 79% et les politiques sectorielles 89% contre 83% en 2018. « Les progrès réalisés par le Mali dénotent notre attachement aux valeurs et principes de l’intégration régionale, particulièrement au principe de la liberté de circulation des personnes et le droit d’établissement des professions libérales au sein de l’espace UEMOA » a déclaré la ministre Déléguée chargé du Budget, Mme BARRY Aoua Sylla ,. Le président de la Commission de l’UEMOA, Abdallah Boureima,  a saisi l’occasion pour  préciser que  « malgré un contexte sécuritaire difficile et ses impacts dans la marche des activités de développement, le Mali, a enregistré un taux très satisfaisant de mise en œuvre des réformes communautaires, ce qui constitue un signal fort à ceux qui perturbent notre environnement ».  KM (AMAP)  

Sociétés minières : Les énergies renouvelables comme recours

Bamako, 18 novembre (AMAP) Des experts, à la 8èédition des Journées minières et pétrolières du Mali, ont animé, samedi, le panel : « développement des mixtes énergies au Mali », et débattu du pourquoi du raccordement des sociétés minières au réseau électrique du Mali et de comment réduire les coûts énergétiques des industries minières par l’intégration de l’énergie solaire. Le Commissaire chargé de l’Energie et des Mines de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Sediko Douka, le directeur général de l’Autorité pour la recherche pétrolière du Mali (AUREP-Mali), Ahmed Ag Mohame, et Liam Gerding de l’Agence de coopération internationale allemande pour le développement (GIZ), ont analysé les enjeux liés à l’utilisation par les sociétés minières des énergies propres, durables et moins chères. Rappelons qu’aucune des treize sociétés minières opérant au Mali n’est raccordée au réseau électrique d’Energie du Mali (EDM), \la société nationale d’électricité. Elles produisent, elles-même,s plus cher l’énergie thermique ou hydraulique pour faire fonctionner leurs usines et autres installations nécessaires à l’exploitation du métal jaune. Des charges jugées exorbitantes que les sociétés semblent obligées de supporter. Le coût élevé de l’électricité et la faible capacité électrique du Mali, sont entre autres motifs, qui les poussent à ne pas faire confiance aux services de EDM ont affirmé des intervenants. Le commissaire chargé de l’Energie et des Mines de la CEDEAO a rappelé que le tarif moyen de l’électricité au Mali est de 97 Fcfa le kilowatt heure. La puissance totale de EDM est estimée à 700 MW pour une production énergétique de 2.000 GW/h. Rappelant que les moyens de production électrique du Mali sont les lignes d’interconnexion Manantali-Kayes-Bamako et Côte d’Ivoire-Sikasso-Bamako-Ségou, le géologue a ajouté que des centrales électriques isolées sont installées un peu partout dans le pays. « Eu égard à ces statistiques, les entreprises minières gagneraient plus à se raccorder au réseau électrique du Mali, vue les montants énormes qu’elles déboursent, par an, pour l’alimentation de leurs installations, en utilisant l’électricité thermique », a estimé Sediko Douka. Toutefois, les sociétés minières ont peut-être peur que EDM, avec ses 700 MW, ne soit pas à mesure de répondre à leur demande réelle en électricité. En outre, la réduction des charges électriques est nécessaire pour les sociétés minières. Pour ce faire, Liam Gerding de la Coopération internationale allemande au développement (GIZ) propose l’énergie solaire comme alternative, en raison de l’ensoleillement du Mali. Le consultant pense que l’énergie produite à partir du soleil est un choix favorable aux activités minières qui consomment beaucoup d’énergie pour le fonctionnement normal des affaires. Un autre avantage du solaire, a insisté l’expert, est que son coût est moins élevé par rapport aux autres sources d’énergie. « Il émet, aussi, moins de CO2 », a soutenu le spécialiste.   Au Mali, des compagnies minières comme Barrick investissent dans la production d’énergie solaire. Cette industrie minière développe un champ solaire d’une capacité installée estimée à 20 MW. Sa réalisation permettra au géant minier coté à la Bourse de Londres d’économiser 10 millions de litres de carburant par an, selon la compagnie.   Le directeur général de l’AUREP-Mali a mis en évidence la valorisation du gaz naturel liquéfié (GNL). « Le Mali peut produire du GNL transportable par camion », a ajouté Ahmed Ag Mohamed. L’avantage est que le gaz naturel liquéfié produit moins de gaz à effet de serre, en plus de son coût moins élevé. ABM/M (AMAP)       

Inclusion financière : L’UEMOA mise sur la digitalisation

Bamako, 18 novembre (AMAP) La 2èédition de la Semaine de l’inclusion financière (SIF) s’est ouverte, lundi, à Dakar, siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) sur le thème central de cette année : « La digitalisation au service de l’inclusion financière : enjeux pour le secteur financier et les Etats membres de l’UEMOA », a appris l’AMAP. Une note de présentation parvenue à l’AMAP annonce que la direction nationale de la BCEAO pour le Mali organise, mercredi 20 novembre, deux sessions sur « la digitalisation des paiements des Etats » et « des chaines de valeurs agricole », dans le cadre des activités de la SIF qui se tiendront, conjointement dans les huit Etats membres de l’UEMOA, durant les six jours de travaux que durera cette Semaine (du 18 au 23). Cet atelier réunira les représentants du Comité national de suivi de la mise en œuvre de la stratégie régionale d’inclusion financière (CNSMO), de plusieurs ministères et autres services concernés par ces thématiques. Les discussions permettront de mettre en relief la problématique de la digitalisation de l’ensemble des secteurs de la vie socio-économique, notamment des paiements des Etats. Elles mettront aussi l’accent sur l’apport de la digitalisation dans les différents processus des chaînes de valeur agricoles, précise une note de présentation déposée à L’Essor. La note de présentation ajoute que la journée du jeudi 21 sera consacrée aux sessions nationales de sensibilisation sur « l’éducation financière » et sur « la protection des consommateurs ». Ces séances, qui se tiendront à l’Université de Kabala, visent à sensibiliser les populations sur les actions d’éducation financière et de protection des consommateurs menées, dans chaque Etat, ainsi que les perspectives. Les participants se familiariseront, également, avec les risques liés à l’utilisation des technologies financières et les défis majeurs concernant la protection des clients, « au regard du développement des nouvelles technologies ». Le lendemain, vendredi 23, se tiendra l’atelier de formation sur « les innovations en matière de services financiers », à l’Auditorium de l’Agence principale de la BCEAO à Bamako. Les échanges sur ce thème permettront aux parties prenantes de partager leurs expériences par rapport aux évolutions qu’induisent les nouvelles technologies dans l’offre de services financiers. « Il sera mis à profit pour organiser une conférence de presse sur les principales conclusions de la deuxième réunion du Comité régional de pilotage de la stratégie », annonce la note. La 2è édition de la Semaine de l’inclusion financière prendra fin samedi 23 avec l’organisation d’activités récréatives et de promotion des institutions financières. Comme la « Foire de l’inclusion financière » et autres animations socioculturelles. Cette édition sera des échanges entre les parties prenantes sur les enjeux de la digitalisation des paiements pour le secteur financier et les Etats membres de l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA}, les risques liés à l’utilisation desnouvelles technologies financières ainsi que les mesures à mettre en œuvre pour protéger les consommateurs des services financiers. Un benchmark (technique marketing ou de gestion de la qualité) qui consiste à étudier et analyser les techniques de gestion, les modes d’organisation des autres entreprises afin de s’en inspirer et d’en tirer le meilleur) est, également, prévu sur la question, en vue de partager les meilleures pratiques en la matière. Le choix du thème ne semble pas anodin. « Car, le développement remarquable de l’inclusion financier, au cours de la dernière décennie, ne peut être dissocié de l’expansion des innovations technologiques dans le monde », avait noté le gouverneur de la BCEAO, Tiémoko Meyliet Koné, dans son allocution d’ouverture du Forum de haut niveau tenu, en 2018, sur « innovations technologiques au service de l’inclusion financière ». Ajoutant que par essence, les innovations technologiques induisent des changements et révolutionnent toutes les approches et modèles d’affaires en vigueur, M. Koné avait alors défini l’inclusion financière comme « l’ensemble des réformes conduites, aux plans réglementaires, stratégiques, des infrastructures et du marché, pour tirer davantage profit des innovations, en vue de promouvoir l’accès des populations aux services financiers dans des conditions qui garantissent un bénéfice certain pour toutes les parties prenantes, principalement pour les populations vulnérables ». La proportion de détenteurs d’un compte qui ont envoyé ou reçu des paiements par voie électronique est passée de 67% en 2014 à 76% en 2017 dans le monde et de 57% à 70% dans les pays en développement, selon le rapport triennal Global Findex de 2017. L’Association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile (GSMA) estime, également, à un milliard de dollars des Etats-Unis (plus de 590 milliards de Fcfa), la valeur moyenne quotidienne des transactions via la téléphonie mobile. La cérémonie inaugurale de la 2èédition de la SIF, qui sera suivie par visioconférence depuis le siège, marque son lancement officiel dans les huit pays membres de l’UEMOA. L’ouverture des travaux, placée sous le haut patronage du ministre béninois de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, président du Conseil des ministres de l’UEMOA, sera présidée par le Gouverneur de la BCEAO, Tiémoko Meyliet Koné. CMT/MD (AMAP)    

Journée minières et pétrolières : Des thématiques d’actualité développées par des experts

Bamako, 14 novembre (AMAP) La 8è édition des Journées minières et pétrolières du Mali (JMP), qui a débuté, mardi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), réunit différents acteurs et experts du secteur autour de thématiques d’actualité liées au développement du secteur minier et du pétrole et développées et disséquées par des experts reconnus et réputés, a constaté l’AMAP. A la fin des discussions de chaque édition, les acteurs doivent proposer des pistes de solutions devant permettre de relever les défis de l’exploitation et de la production de l’or dans notre pays. «Finances et investissements dans le secteur minier du Mali» était le thème d’un panel organisé, mercredi, en marge de cette 8èédition des JMP. Les panélistes étaient Me Mohamed Sidiki Sylla, avocat au barreau de Guinée et avocat d’affaires travaillant sur les questions minières, énergétiques et infrastructurelles, Me Nadia Myriam Biouelé, avocate Associée Senior et Django Mady Coulibaly, secrétaire permanent à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE-Mali). Me Sylla a indiqué que les JMP constituent une vitrine pour les opérateurs étrangers intéressés à venir investir au Mali. Selon lui, le secteur minier est financé, principalement, sur endettement. «Toutefois, ceux dont vous utilisez l’argent veulent s’assurer que vous avez tous les moyens, toutes les capacités techniques et financières pour pouvoir assurer le remboursement du service de la dette », a insisté le spécialiste. Pour lui, les miniers s’endettent, en général, auprès d’institutions financières (Banques internationales). « Des centaines de millions de dollars sont, parfois, nécessaires à la réalisation des projets », a précise l’avocat au barreau de Conakry. Ainsi, au regard des risques, les prêteurs exigent des miniers une part de participation dans le financement qui est, en général, estimée à 30% du capital d’investissement. Les emprunteurs, eux, apportent les 70 % restants. Me Nadia Myriam Biouelé a, elle, axé son intervention sur le «développement durable par les mines et le pétrole au Mali : une réalité possible». « Le Mali, a-t-elle affirmé, a été classé 3è producteur d’or en 2018 avec une capacité de production estimée à plus de 68 tonnes ». « Eu égard à ce rang de géant aurifère, il importe d’investir dans le secteur minier malien, a avancé l’avocate.  « C’est un business assez rentable, vu les capacités de notre sous sol. C’est, également, une affaire rentable pour ceux qui exportent lorsque toutes les conditions sont réunies», a-t-elle précise. Pour ce faire, Me Biouelé pense qu’il faudrait, au préalable, réunir les conditions nécessaires pour attirer les financements. « En la matière, les investisseurs sont regardants sur le cadre juridique et fiscal plus attractif et adapté », a insisté la conférencière, ajoutant que ce cadre juridique adapté doit être harmonisé. «Le cadre de la fiscalité minière en ce qui concerne les sociétés minières étrangères doit être respectueux des traités bilatéraux d’investissement que le Mali a ratifiés en termes de protection de l’investisseur et en termes de respect de légalité et de traitement», a précisé Me Nadia Myriam Biouelé. Le secrétaire permanent à ITIE-Mali a, pour sa part, rappelé que le Mali est d’un bon élève de l’ITIE. « Le Conseil d’administration de l’ITIE a admis que le Mali a fait des progrès significatifs avec des améliorations substantielles dans la mise en œuvre du processus ITIE », s’est réjoui Django Mady Coulibaly. «Concernant la loi relative aux ressources fiscales à allouer aux communes, cercles et régions, le Mali a fait plus. L’Etat malien a rétrocédé 15,70 milliards de Fcfa aux collectivités de 2012 à 2016 », a précisé M. Coulibaly, avant d’ajouter que cette loi stipule que 60% des patentes doivent revenir aux communes d’accueil, 25% doivent versés à la collectivité cercle et 15% à la collectivité régionale. En outre, le secrétaire permanent à ITIE-Mali a cité des études qui ont dénoncé des cas de corruption constatés dans les pays dont le sous sol est riche en substance minière. A son avis, « cette corruption est due à l’absence de transparence ». AG/MD (AMAP)

Le capital de la Banque africaine de développement (BAD) va passer de 93 a 208 milliards de dollars

Bamako, 11 novembre (AMAP) La 5èréunion extraordinaire du Conseil des gouverneurs du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), tenue jeudi 31 octobre, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, à laquelle a participé la ministre malienne déléguée chargée du Budget, Mme Barry Aoua Sylla, a décidé d’augmenter de 125%  le capital de l’institution financière, a-t-on appris de source officielle. Le capital de la BAD  va passer de 93 à 208 milliards de dollars (environ 114.400 milliards de Fcfa), la « plus importante hausse de son histoire », annonce un communiqué du ministère malien de l’Economie et des Finances « Cette augmentation de capital va nous donner beaucoup de ressources pour aller plus loin dans le développement de notre continent », a déclaré le président de la BAD,le Nigérian Akinwumi Adesina.   Fondée en 1964, la BAD est la première institution de financement du développement en Afrique, et l’une des cinq principales banques multilatérales de développement au monde. Ses priorités sont la lutte contre la pauvreté, l’amélioration des conditions de vie des populations africaines et la mobilisation de ressources pour le progrès économique et social de ses pays membres africains. La BAD compte 80 pays actionnaires dont 54 pays africains, 26 pays non africains d’Europe, d’Amérique et d’Asie. Son portefeuille actif au Mali comprend 23 opérations, au 15 octobre 2019, pour un montant global d’environ 565 millions d’Unités de compte (UC) soit environ 452 milliards de Fcfa. Ce montant est réparti entre 19 opérations du secteur public et quatre opérations du secteur privé, pour un taux moyen de décaissement de 30,09%. Ces opérations portent sur huit secteurs d’intervention : infrastructures routières, agriculture, eau et assainissement, changement climatique, énergie, développement social, gouvernance et secteur privé. MD (AMAP)

Salon international de l’artisanat du Mali : Gagner la commande publique par la qualité de la production

Bamako, 08 novembre (AMAP) Le président Ibrahim Boubabacr Keita a inauguré, jeudi, en fin d’après-midi, la 2ème édition du Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA) où il a promis que des consignes seront données pourvu que les artisans soient au rendez-vous de la qualité dans l’exécution de la commande publiqu Le président malien a indiqué que les autorités ont eu raison d’ouvrir la commande publique à l’artisanat qui a sa belle place. «Puisque nous évoluons vers la centrale d’achat, pour qu’au niveau du gouvernement et des autres institutions de la République, nous harmonisions les achats », a insisté le président Keïta,ajoutant que le SIAMA permet de mettre en valeur le travail de nos artisans. «D’une édition à une autre, il y a une amélioration. Il y a certes quelques réajustements à faire mais, pour l’ensemble, il y a de la qualité », a déclaré à la presse le président Keïta, après une visite des stands, dans un hommage aux artisans maliens. Il a mis en exergue le leadership du président de l’Assemblé permanente des chambres de métier du Mali (APCMM), Mamadou Minkoro Traoré, et de la ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Mme Nina Walet Intallou. «Ils ont été bien inspirés d’inviter le Sénégal et le Burkina Faso afin d’échanger des expériences», a-t-il apprécié. Pour le président de la République, l’exemple du Sénégal, qui a mis en place un système de financement bancaire au profit des artisans, est à saluer. «Nous avons certes un peu de retard par rapport à nos voisins, mais dans ce domaine, nous ferons en sorte que notre artisanat puisse se remettre et contribuer comme il se doit au développement économique notre pays», a-t-il déclaré. Revenant de Gao où il s’était rendu au chevet des blessés de l’attaque du camp militaire d’Indelimane, de l’aéroport de Bamako-Sénou, Ibrahim Boubacar Keïta a rallié directement le site du SIAMA au Parc des expositions de Bamako. La cérémonie d’ouverture a débuté par une minute de silence à la mémoire  de tous les morts de la guerre contre le terroriste. La ministre de l’Artisanat du Tourisme a rendu hommage au président de la République et au Premier ministre pour leur appui dans l’organisation de ce salon. Mme Nina Walet Intallou a beaucoup insisté sur la qualité de la finition de nos produits artisanaux et du respect des normes en vue de satisfaire la clientèle aussi bien nationale qu’étrangère. Selon elle, l’un des grands challenges de l’artisanat malien demeure la finition. «Mon département continuera à ne ménager aucun effort en vue d’appuyer les artisans pour y parvenir », a-t-elle dit, tout en sollicitant du président de la République la construction d’un site idéal pour les éditions futures du SIAMA. Pour sa part, le président de l’APCMM a dit que le SIAMA permet de se faire une idée du savoir-faire des artisanes et des artisans de toutes les régions du Mali, avec la participation de tous les professionnels de trois groupes d’artisanat, que sont l’artisanat de production ou de transformation, l’artisanat de services et artisanat d’art. Par ailleurs, Mamadou Minkoro Traoré, a  indiqué qu’il est prévu lors de ce salon, l’organisation de différents prix pour récompenser, notamment le meilleur talent des femmes et des jeunes artisans. «Nous nous engageons à relever le défi de la commande publique. En effet, nous restons confiants quant à nos capacités de fournir des produits artisanaux de qualité à même de satisfaire les besoins de la consommation», a déclaré M. Traoré, avant de souhaiter que les différentes administrations publiques et les services parapublics renforcent leur confiance aux artisans. Le ministre sénégalais de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat, dont le pays est l’invité d’honneur, s’est dit fier du choix porté sur son pays. Pour lui, la tenue de ce salon est la preuve que le peuple malien reste debout. « C’est un éloge à la beauté et à la créativité » s’est-il exclamé. Le Mali renvoi ainsi un message de vie et de résistance. Il refuse le dicta du silence qu’impose la violence. Cette édition compte 9 pavillons, 500 stands climatisés, 84 stands bâtis et plus de 222 stands aménagés… L’objectif global est de créer un cadre de promotion des produits artisanaux maliens, stimuler la créativité et l’innovation chez les artisans, promouvoir l’émergence de jeunes talents, encourager la consommation de nos produits artisanaux. Le Salon enregistre, cette année, la participation des pays membres du Comité de coordination pour le développement et la promotion de l’artisanat africain (CODEPA), à savoir l’Algérie, le Benin, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, et le Togo. YD/MD (AMAP)