Commune urbaine de Mopti : Un projet d’infrastructures routières de 34 milliards de Fcfa
Par Dieudonné DIAMA Envoyé spécial Mopti, 30 décembre (AMAP) Le chef du gouvernement, Dr Boubou Cissé,a annoncé, dimanche, à Mopti, un projet d’infrastructures routières de plus de 34 milliards de Fcfa destiné à améliorer la mobilité urbaine dans les villes de Mopti et Sévaré. Ce projet, soumis au financement de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), va concerner l’aménagement du tronçon Sévaré-Mopti en 2×2 voies, d’un autre tronçon en 2×1 voies, l’aménagement en 2×1 voies du tronçon pour le contournement de l’aéroport de Mopti Ambodedjo et de dix kilomètres de voiries urbaines. M. Cissé, qui intervenait, à l’occasion de la célébration du centenaire de la Venise malienne, a précisé que ces réalisations rentrent dans le cadre de la stratégie de stabilisation de la 5è Région en proie à l’insécurité. « Au cœur de la stratégie de stabilisation du gouvernement, se trouvent, en bonne place, les activités de développement endogène à travers la réalisation d’infrastructures structurantes », a expliqué Dr Boubou Cissé. Pour lui, Mopti a besoin d’un souffle nouveau pour se relever et de rayonner comme jadis puisque « sa situation géographique stratégique le permet ». « La stratégie de stabilisation de la Région de Mopti est, également, centrée sur des actions de renforcement de la cohésion sociale, du vivre ensemble et de réconciliation », a indiqué le Premier ministre qui a salué les initiatives prises dans le cadre du centenaire de la Commune urbaine par les autorités régionales, municipales et la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Malgré la situation difficile, voire critique de la Région de Mopti, Dr Boubou Cissé a promis que le gouvernement ne baisse pas les bras. « Des actions seront amplifiées dans le cadre du programme de réduction de la violence communautaire, destiné à démobiliser les combattants enrôlés dans des groupes d’autodéfense, a-t-il annoncé. Dr Boubou Cissé a souhaité que la célébration du centenaire de Mopti, coïncidant avec le nouvel an, apporte à la Commune et, « plus largement à notre pays la paix, la stabilité et la quiétude, socles de la cohésion sociale, du redressement national et du progrès économique et social ». C’est aux environs de 9 heures que l’avion, transportant le chef du gouvernement et l’ancien président, Amadou Toumani Touré, a atterri á l’aéroport de Mopti. Les deux personnalités ont été accueillies par le gouverneur de la Région, le général Abdoulaye Cissé et le maire de la Commune urbaine de Mopti, Issa Kansaye. Ensuite, le cortège s’est ébranlé vers le terrain scolaire de Gangal où se tenait la cérémonie du centenaire. Les habitants sont sortis massivement pour être témoins de cet événement qui marquait le retour au bercail du président Amadou Toumani Touré. Le maire Issa Kansaye a indiqué que la célébration du centenaire exprimait la volonté de la municipalité de promouvoir des actions concrètes pour la relance de l’économie locale. Pour l’édile, il s’agit de montrer un nouveau visage de la ville aux partenaires techniques et financiers et au monde entier. « En plus, c’est un moment de retrouvailles et d’union sacrée autour du patrimoine commun », a précisé M. Kansaye, ajoutant que le choix du Dr Boubou Cissé pour présider cet événement traduit son engagement personnel et le rôle capital qu’il joue dans le développement économique du pays. « La signature, récemment, d’accords de financement et la tenue du Dialogue national inclusif en sont des illustrations », a fait remarquer l’édile qui a déploré la situation sécuritaire difficile que traverse la Région de Mopti, ces dernières années. « L’insécurité a durement éprouvé les activités principales sur lesquelles repose l’économie locale », a indiqué Issa Kansaye qui a sollicité, au nom de ses mandants, l’ancien président Amadou Toumani Touré « pour une mission d’apaisement des tensions, de retour définitif de la paix, de la cohésion sociale et du vivre ensemble entre les communautés ». Pour sa première prise de parole en public, depuis son retour de Dakar, après 7 ans d’exil, Amadou Toumani Touré, a rappelé qu’il a déjà effectué des missions de bons offices dans des pays lointains. S’il n’a « pas refusé d’aller s’occuper des conflits dans des pays frères, il ne refusera jamais de s’occuper des tensions dans (son) propre pays et surtout celles qui concernent Mopti », a-t-il souligné, avant d’assurer au maire qu’il est totalement acquis à la sollicitation. Promettant de revenir, spécialement. pour parler aux jeunes, il a invité ses cousins et neveux qui sont de l’autre côté du fleuve, dans les montagnes, dans le Seno, dans le Bourgou et partout afin qu’ils se mettent ensemble pour la paix et la cohésion sociale. Au confluent du fleuve Niger et de son affluent le Bani, Mopti, capitale de la 5è région administrative du Mali, était, il y a peu, une ville rayonnante grâce à l’élevage, l’artisanat, la pêche et le commerce et surtout le tourisme. Toutes ces activités, qui faisaient la fierté et la renommée de la Venise malienne ont, de nos jours, fortement périclité, du fait de la crise sécuritaire dont la Région est devenue un épicentre. La Commune urbaine de Mopti fête, cette année ses 100 ans. Les manifestations ont débuté depuis le 21 décembre et prendront fin demain. La cérémonie de dimanche a été marquée par la remise de distinctions honorifiques à des personnalités ayant contribué au développement de la Commune urbaine de Mopti, à l’ancien président Amadou Toumani Touré, au Premier ministre Boubou Cissé et au gouverneur de Mopti, le général Abdoulaye Cissé. Elle a pris fin par la coupure du gâteau du centenaire et la visite guidée des stands au niveau de la foire organisée dans le cadre de la célébration. Avant de regagner Bamako, Dr Boubou Cissé a procédé à l’inauguration du monument érigé en l’honneur de feu député Aly Maïga à Sévaré. DD/MD (AMAP)
Circulation routière : «Le pont des martyrs ne représente aucun danger pour les usagers», selon le ministère des Infrastructures et de l’Equipement
Bamako, 03 décembre (AMAP) Le ministère des Infrastructures et de l’Equipement a indiqué, lundi, que le post sur les réseaux sociaux insinuant que le pont des Martyrs, sur le fleuve Djoliba à Bamako, ne tient plus est un «fakenews». Dans un communiqué, le ministère précise que «le pont des Martyrs est âgé, maisil n’y a aucun risque de son utilisation tant que la mesure conservatoire prise, à savoir l’interdiction des gros porteurs, est appliquée». La direction nationale des routes rassure donc la population que le pont des Martyrs ne représente aucun danger pour les usagers. Depuis plusieurs jours, la rumeur circulait que ce pont, inauguré en 1957, tremblait sur ses fondations, créant un début d’inquiétude chez les habitants de la capitale. MD (AMAP)
Infrastructures routières : Les acteurs ont fait le bilan des réalisation et de l’entretien
Bamako, 25 novembre (AMAP) Les services maliens en charge des routes ont évalué, jeudi dernier, à Sikasso (Sud), les réalisations de 2019 et planifié les actions à mener au cours de 2020, a constaté l’AMAP. Pendant trois jours, les participants ont examiné le programme des travaux d’entretien courant des routes au titre de l’année 2020, l’opérationnalisation du transfert des compétences et des ressources dans le domaine de l’entretien routier et les propositions de relecture de certains textes législatifs et règlements. Ils ont, aussi, fait le point de l’état d’exécution des recommandations de la précédente réunion annuelle et du rapport d’activités 2019 de la Direction nationale des routes (DNR). Un accent particulier a été mis sur l’état d’exécution du financement de l’entretien routier 2019 et du projet de budget 2020. Avant de passer au peigne fin les conventions de maitre d’ouvrage déléguée au titre de 2019. Faisant le bilan des activités réalisées, la ministre des Infrastructures et de l’Equipement. Traoré Seynabou Diop, qui a présidé réunion annuelle, a cité des routes achevées en 2019. A ce titre, elle a relevé l’aménagement en 2×2 voies de la route Bamako-Koulikoro, la construction et le bitumage de la route Bénéna-Mandiakuy, de la route Yanfolila-Kalana, les ponts de Kayo sur le fleuve Niger à Koulikoro et celui de Dioila et leurs voies d’accès, les travaux de la route Kangaba-Dioulafoundo-Frontière Guinée etc. La ministre a ajouté que les travaux se poursuivent pour certains axes routiers. Elle a indiqué les routes Zantiébougou-Kolondiéba-Frontière Côte d’Ivoire, Kayes-Sadiola, Banconi-Dialakorodji-Safo-Nossombougou, Katélé-Zégoua-Kadiolo avec l’aménagement de 4 km de voies urbaines dans la ville de Kadiolo et la voie de Kouloubléni, dans la Commune rurale de Kalabancoro. Sont aussi encours de lancement ou de réalisation les travaux de construction du 2èpont de Kayes et ses voies d’accès, l’aménagement en 2×2 voies de la traversée de la ville de Sikasso, l’aménagement en 2×2 voies de la Tour de l’Afrique-Yirimadjo-3èpont de Bamako. S’y ajoute la réhabilitation/renforcement du tronçon Kati-Didiéni long de 150 km. Dans son intervention, Seynabou Diop a, aussi, rappelé le démarrage des travaux de construction de 547 km de pistes rurales dans les Régions de Koulikoro et de Sikasso. Cela, dans le cadre du Projet d’amélioration de l’accessibilité rurale (PAAR), phase II. Mme Traoré Seynabou Diop a, aussi, salué le démarrage des travaux d’élargissement en 2×2 voies de l’échangeur « Place des Martyrs » y compris ses voies d’accès (travaux à l’arrêt à cause de l’occupation des emprises), le lancement des travaux de construction d’un échangeur, d’un viaduc et l’aménagement de 10 km de voiries urbaines dans la ville de Sikasso. « S’agissant du programme d’entretien routier, nous avons, pour l’année 2019, procédé à l’entretien de 8.035 km dont 5.462 km de routes revêtues (soit 67,98%), 1.017 km de routes en terre (soit 12,66%) et 1.556 km de pistes rurales (soit 19,36%) », a détaillé la ministre. Elle a invité les services intervenant dans le secteur « à plus de rigueur et de pro activité dans l’exécution et le suivi des travaux en vue de satisfaire les exigences de qualité de nos populations ». Elle a, aussi, exhorté les populations bénéficiaires, dans le cadre de la veille citoyenne, à donner le meilleur d’elles-mêmes pour la réussite des projets d’infrastructures routières. « Sansvous substituer aux services techniques, aux entreprises et aux bureaux d’études, nous avons besoin de vos informations avisées pour plus de résultats sur le terrain », a dit Seynabou Diop à l’endroit des populations. En outre, la chef du département des Infrastructures et de l’Equipement, qui a remercié les Partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement, a indiqué que les efforts enregistrés, en 2019, en matière de développement et de maintenance des infrastructures routières, seront poursuivis et amplifiés en 2020. La ministre des Infrastructures et de l’Equipement avait à ses côtés le représentant du président de la commission Travaux publics, domaines, habitat et transports de l’Assemblée nationale, Seydou Traoré, le maire de la Commune urbaine de Sikasso, Kalifa Sanogo, et plusieurs chef de services et organismes personnalisés rattachés à son département. AG/MD (AMAP)

