Musique : L’orchestre régional de Sikasso, le Kéné Star, un groupe musical mythique

Sikasso, 7 juin (AMAP) L’Agence Nationale de Presse du Mali a décidé en cette année, décrétée par le Président de la Transition année de l’éducation et de la culture de mettre en relief les célébrités et de retracer le parcours de nos formations qui ont rayonné notre pays sur le plan national et international. Aujourd’hui, nous allons décidé de mettre l’accent sur le Kéné Star, un orchestre mythique avec Abdoulaye Diabaté et Madou Guitare entre autres. L’orchestre régional Kéné-Star de Sikasso était un groupe musical mythique qui s’est imposé au Mali pendant les biennales de 1970 à 1988 sous la 2e république. Comme dans les autres régions, ce groupe musical visait à valoriser le patrimoine et la culture de la 3è région du Mali. C’est dans cet objectif que la région de Sikasso s’est illustrée par la création de cet orchestre moderne, un orchestre qui a fait les beaux jours des mélomanes avec des titres emblématiques comme « Diagnè mogo » de Madou guitare, « Kénédougou Fanga » titre créé par Abdoulaye Diabaté de Koutiala mais chanté par Cheik Sadibou Diabaté, Binafou et Lala majestueusement interprété par des artistes hors pair. Le Kéné Star s’est spécialisé dans la musique moderne en fusionnant les instruments et récits traditionnels avec des bonnes sonorités orchestrales. Pendant les compétitions des différentes biennales, le Kéné star qui avait comme chef d’orchestre Mamadou Diakité dit Appolo a toujours talonné le super Biton de Segou. L’orchestre régional de Sikasso a su allier harmonieusement modernité et tradition dans plusieurs de ses titres comme « Batouta Mori, Nafarima, Mali senèkèlaw et surtout le récital emblématique de Boubacar Boré qui retrace majestueusement l’histoire du Kénédougou au moment de la pénétration coloniale. Mme Camara Fatoumata Diaby, native de Sikasso et qui a activement participé à la première biennale en 1970, nous a fait un témoignage éloquent sur l’engagement patriotique des fondateurs du Kéné Star. Pour elle, cet orchestre était la fierté des Sikassois qui ne cessent de s’en languir. De 1978 à1986, votre serviteur Fousseyni Diabaté ancien journaliste de l’AMAP, mais qui était jadis conseiller culturel à la direction régionale de la jeunesse des sports des arts et de la culture de Sikasso a été le directeur administratif du Kéné Star. De par son initiative, les meilleurs musiciens des cercles de la région ont été très actifs dans l’orchestre régional car les autorités de Sikasso dans le passé, craignaient que les autres régions ne formulent des réserves sur ces artistes venant des autres cercles. C’est à partir de 1982 que l’orchestre régional de Sikasso a commencé à s’imposer sur l’échiquier national pendant les biennales. Rappelons que l’orchestre régional Kéné Star était composé de musiciens sélectionnés dans les différents cercles ( Sikasso, Koutiala, Bougouni, Kolondieba et Kadiolo) à la faveur des semaines régionales artistiques et culturelles. La renommée du Kéné Star a franchi les frontières maliennes après la biennale artistique et culturelle de 1984. Ainsi les autorités de la Haute Volta (ancienne appellation du Burkina Faso), ont invité l’orchestre régional de Sikasso à participer aux festivités commémoratives de l’indépendance de leur pays, le 4 Août 1984 au cours desquelles le pays a pris le nom de Burkina Faso. C’est ainsi que le directeur administratif a conduit le Kéné Star dans les grandes villes du Burkina Faso comme Bobo Dioulasso, Ouagadougou et Koudougou. L’orchestre a été chaleureusement félicité par le capitaine Blaise Compaoré qui avait représenté le chef de l’Etat Thomas Sankara à certaines prestations de l’orchestre de Sikasso. En 1985, l’Etat malien a envoyé le Kéné Star en Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) pour participer au festival international de la jeunesse qui a regroupé pendant plusieurs semaines de nombreux participants africains et européens. C’est toujours Fousseyni Diabaté qui a conduit les artistes de Sikasso à Moscou et dans plusieurs villes soviétiques ou le Kéné Star a fait des prestations élogieuses. Moussa Ouattara , un sexagénaire de Sikasso est nostalgique des beaux jours du Kéné Star qui a marqué la jeunesse malienne et africaine de 1970 à 1988. Moussa se souvient qu’il suivait régulièrement les prestations du Kéné Star dont aucun membre fondateur n’est encore vivant. Par ailleurs, des artistes traditionnels de talent ont évolué à côté des productions artistiques modernes du Kéné Star. Il s’agit entre autres du balafoniste feu Lamissa Bengaly dont la salle de spectacle de Sikasso porte le nom et Souleymane Traoré dit Néba Solo, une virtuose du balafon. Malgré l’existence des musiciens traditionnels de talent, les sikassois sont nostalgiques du Kéné Star. Aujourd’hui il n’y a aucun orchestre permanent dans la capitale du Kénédougou en dehors de quelques groupes d’artistes qui animent les mariages et les baptêmes. Les populations fondent beaucoup d’espoir sur la relance des activités culturelles dans notre pays. FD/KM (AMAP)
FAMa : frappes aériennes dans les régions de Gao et de Kayes

Bamako, 7 juin (AMAP) L’État-major général des Armées a annoncé que, dans le cadre des missions de reconnaissance offensive en cours sur l’ensemble du territoire national, les vecteurs aériens des FAMa ont mené avec succès, samedi , une série de frappes ciblées contre des groupes armés terroristes, a constaté l’AMAP. La première frappe a visé un refuge situé près de la localité de Doro, au sud-ouest de Gao, où une vingtaine de terroristes et plusieurs motos avaient été identifiés. Le site a été entièrement détruit. Dans la même zone, une deuxième frappe a ciblé un camion chargé de matériel logistique appartenant aux groupes armés terroristes. Le véhicule et son contenu ont été totalement anéantis. Une troisième frappe a atteint une tente et plusieurs motos, dont certaines équipées d’armes. Le refuge et les engins ont été détruits. Par ailleurs, dans la zone de Sandaré, région de Kayes, une base de repli terroriste a été repérée et neutralisée. Les frappes ont permis de détruire plusieurs motos et de neutraliser une trentaine de terroristes. Le chef d’État-major général des Armées a félicité les FAMa pour leur professionnalisme et leur engagement au service de la défense nationale. MMD/KM (AMAP)
Œuvres sociales : le chef de l’Etat inaugure la Maison des pupilles :

Bamako, 7 juin 2026 (AMAP) L’infrastructure a été inaugurée ce dimanche par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. Le Chef de l’Etat a déclaré que sa réalisation constitue un devoir de reconnaissance, de justice et d’équité sociale, a cobstaté l’AMAP. Fruit des œuvres sociales du Chef de l’État, l’infrastructure est bâtie sur une superficie de 2,25 ha. Elle est entourée d’un mur de clôture et comprend un bâtiment d’hébergement, un réfectoire avec sa cuisine, une buanderie, des espaces de loisirs, de sports, des crêches et restaurants. En plus, l’édifice est équipé de 3 systèmes d’énergie (EDM, solaire et groupe électrogène) ainsi que d’un forage. Un environnement digne de l’enfance que nous avons le devoir de protéger et un cadre idéal d’hébergement, d’éducation et d’épanouissement pour les pupilles, dira Aguibou Dembélé, conseiller spécial du Président de la Transition, chargé des œuvres. Construite pour les orphelins, la Maison des pupilles regroupera notamment les enfants des militaires et paramilitaires tombés sur le champ d’honneur, des enfants des préfets, des enfants des victimes de l’attaque du Bateau Tombouctou, des enfants des chauffeurs et transporteurs routiers décédés dans le cadre de l’approvisionnement du pays en carburant, des enfants des agents affectés dans les postes de péages. Les bénéficiaires de l’infrastructure comprennent également des enfants de médecins, d’enseignants, d’agents de santé, d’agriculteurs et ceux de nombreux fonctionnaires et agents de l’État décédés dans l’exercice de leurs fonctions. Selon Aguibou Dembélé, à travers la Maison des pupilles, c’est toute une perspective que le Président Goïta offre à ces jeunes orphelins qui verront désormais l’avenir sous de meilleurs auspices. En marge de la cérémonie d’inauguration, le Président de la Transition a également remis à l’Office national des pupilles en République du Mali des matériels roulants composés de 2 bus de 65 places, 1 véhicule PRADO, 2 Pick-up hillux, et 10 motos Jakarta avec casques. A l’issue de la cérémonie d’inauguration, le Chef de l’État a déclaré qu’il est animé d’un sentiment de joie et de grande satisfaction. Pour le Général d’armée Assimi Goïta, la concrétisation de cette promesse est un devoir de reconnaissance, de justice et d’équité sociale envers celles et ceux qui ont consenti le sacrifice ultime pour la défense mais aussi pour le développement de notre pays. D’après le Chef de l’État, la mise à disposition de ce joyau architectural permettra d’offrir un cadre de vie idéal non seulement pour le suivi mais aussi pour l’épanouissement des pupilles. En outre le Président Goïta a remercié la ministre de la Santé et du Développement social, la directrice de l’Office national des pupilles en République du Mali ainsi que l’équipe des œuvres sociales pour leur engagement et leur détermination qui ont permis la réalisation de cette infrastructure. Par ailleurs, le Président de la Transition a invité ces derniers à prendre soin de l’édifice qui servira de lieu symbolique pour toute la Nation. AC/CMT (AMAP)
FOPAME 2026 : Bandiougou Danté plaide pour une solidarité renforcée entre médias africains

Bamako, 7 juin (AMAP)– Le président de la Maison de la Presse du Mali, Bandiougou Danté, a exhorté, samedi, les professionnels des médias africains à faire de la solidarité éditoriale et professionnelle un levier de renforcement de la souveraineté médiatique du continent, a constaté l’AMAP. Intervenant à la clôture du Forum panafricain des médias (FOPAME 2026), tenu à Bamako du 3 au 6 juin, il a souligné que les défis actuels du secteur imposent une coopération accrue entre rédactions, centres de formation et organisations professionnelles africaines. «La solidarité entre médias africains n’est pas une option mais une nécessité», a-t-il déclaré, estimant que les échanges de contenus, les coproductions journalistiques et les réseaux d’information panafricains doivent devenir des pratiques régulières. Le responsable malien a également insisté sur l’importance de former une nouvelle génération de journalistes maîtrisant les outils numériques tout en restant attachés aux principes éthiques du métier et aux réalités africaines. Selon lui, la liberté de la presse demeure étroitement liée à la capacité des entreprises médiatiques à disposer de ressources économiques pérennes et indépendantes. Au cours de son allocution, Bandiougou Danté a remercié les autorités maliennes, les partenaires techniques et financiers, les délégations étrangères ainsi que les membres de la commission d’organisation pour leur contribution au succès du forum. Le FOPAME 2026 a réuni à Bamako des journalistes, universitaires, chercheurs, responsables de médias et experts du numérique autour des enjeux de souveraineté informationnelle, de transformation numérique et de coopération médiatique africaine. KD/CMT (AMAP)
FOPAME 2026 : Les participants expriment leur reconnaissance au Général d’Armée Assimi Goïta

Bamako, 7 juin (AMAP)– Les participants au Forum panafricain des Médias (FOPAME 2026), clôturé samedi à Bamako, ont adopté plusieurs motions d’hommage et de reconnaissance en faveur des pionniers du journalisme africain, des délégations étrangères ainsi qu’aux autorités maliennes ayant contribué à la réussite de cette première édition, a constaté l’AMAP. Dans une motion solennelle, les journalistes, responsables de médias, chercheurs et professionnels de l’information venus de plusieurs pays du continent ont rendu un hommage appuyé aux doyens de la profession pour leur contribution à la défense du droit à l’information, souvent dans des conditions difficiles et parfois au péril de leur sécurité. Les participants ont particulièrement salué le parcours d’un des maîtres du journalisme africain, Diomansi Bombote, ainsi que ceux de Gaoussou Drabo, Sidiki N’Fa Konaté, Martin Faye et Tiona Mathieu Koné, qui ont pris part aux travaux du forum. Les congressistes ont également adressé leurs remerciements aux délégations venues du Burkina Faso, du Niger, du Bénin, du Togo, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Sénégal, de la Mauritanie, du Cameroun, de la République démocratique du Congo et du Tchad pour leur contribution aux réflexions sur l’avenir des médias africains. Une mention spéciale a été réservée à la délégation du Maroc, pays invité d’honneur, représentée par onze participants. Les participants ont salué la présence remarquée du journaliste haïtien Jary Mendela, venu de son pays natal pour soutenir l’initiative, ainsi que celle de Almaleh Rafi Khitam Mohamed, représentant de la Palestine. Dans une autre motion, les participants ont exprimé leur profonde reconnaissance au Président de la Transition, le Assimi Goïta, pour le parrainage du forum et son soutien à la tenue de l’événement. Ils ont également adressé leurs remerciements au gouvernement malien pour l’appui technique, matériel et institutionnel ayant permis l’organisation du rendez-vous panafricain dans de bonnes conditions. ils ont souhaité la poursuite de cet accompagnement pour la mise en œuvre des recommandations issues des travaux. Placée sous le thème «Unir les voix, renforcer les liens entre les médias d’Afrique», la première édition du Forum panafricain des médias s’est tenue du 3 au 6 juin à Bamako. Elle a réuni des journalistes, universitaires, responsables de médias et experts du numérique autour des enjeux de souveraineté informationnelle, de transformation numérique et de coopération médiatique continentale. KD/CMT (AMAP)
Médias communautaires : naissance de la Panafricaine des Radios de Proximité à Bamako

Bamako, 7 juin (AMAP)– Les représentants des organisations de radios communautaires et associatives du Mali, de la Guinée, du Sénégal et de la République démocratique du Congo (RDC) ont annoncé, samedi à Bamako, la création de la Panafricaine des Radios de Proximité (PRP), une nouvelle organisation continentale destinée à renforcer la coopération entre les radios de proximité africaines, a constaté l’AMAP. La décision a été prise en marge de la première édition du Forum panafricain des médias (FOPAME), qui s’est tenu du 3 au 6 juin dans la capitale malienne. Selon le communiqué constitutif, la PRP entend promouvoir une information produite à partir des réalités africaines, renforcer la solidarité entre les radios communautaires du continent et contribuer à la lutte contre la désinformation ainsi qu’à la préservation de la cohésion sociale. Les membres fondateurs sont la Guinée, représentée par le président de l’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI) et président de la Maison de la Presse de Guinée, Aboubacar Camara ; le Mali, représenté par le président de l’Union des Radios et Télévisions Libres du Mali (URTEL), Mamoudou Bocoum ; la République démocratique du Congo, représentée par le président de la Fédération des radios de proximité du Congo, Modeste Shabani Bin Sueni ; ainsi que le Sénégal, représenté par le président de l’Union des Radios Associatives et Communautaires (URAC), Talla Dieng. La nouvelle organisation se fixe pour objectifs de favoriser la production et la diffusion d’informations locales fiables, de mutualiser les expériences et les ressources entre radios membres, ainsi que de promouvoir les langues nationales et les patrimoines culturels africains. L’assemblée constitutive a désigné le Mali à la présidence de la PRP et le Sénégal au poste de secrétaire général. Les responsables de la nouvelle faîtière continentale ont été chargés d’engager une campagne d’adhésion auprès des réseaux nationaux de radios de proximité, d’élaborer les textes fondamentaux de l’organisation et de préparer une assemblée générale de consolidation prévue dans un an. Les initiateurs de la PRP ont lancé un appel aux réseaux et fédérations de radios communautaires du continent à rejoindre cette nouvelle dynamique de coopération médiatique africaine. KD (AMAP)
Médias africains : le FOPAME 2026 s’achève à Bamako sur un appel à la souveraineté informationnelle du continent

Bamako, 7 juin (AMAP)– Les travaux de la première édition du Forum panafricain des médias (FOPAME) se sont achevés, samedi à Bamako, par un appel à renforcer la souveraineté informationnelle de l’Afrique, à travers une coopération accrue entre médias, la professionnalisation du secteur et le développement d’un narratif africain porté par les Africains eux-mêmes sous la présidence du ministre en charge de la Communication, Alhamdou Ag Illyene, a constaté l’AMAP. La cérémonie de clôture a été présidée par le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, en présence de l’ambassadeur du Royaume du Maroc au Mali, Driss Isbayene, du président de la Maison de la Presse du Mali, Bandiougou Danté, ainsi que de plusieurs responsables de médias, universitaires, experts et délégations venues de différents pays africains et hors Afrique, dont Haïti, Palestine, RD Congo, Niger, Burkina-Faso, Sénégal, Guinée Conakry, Bénin, Cameroun et bien d’autres. Dans son allocution de clôture, le ministre a estimé que Bamako est devenue, durant quatre jours, «la capitale africaine de la réflexion sur l’avenir de l’information, du journalisme et de la souveraineté narrative». Selon lui, les participants ont répondu à une interrogation fondamentale posée lors de l’ouverture du forum : «Qui parle de l’Afrique ?». «L’Afrique ne peut plus être seulement un sujet d’information ; elle doit être un acteur de l’information», a déclaré le ministre, soulignant que la souveraineté ne concerne pas uniquement les territoires ou les ressources, mais également les récits, les idées et les imaginaires. Le chef du département de la Communication a rappelé que les mutations technologiques, les réseaux sociaux, les plateformes numériques et l’intelligence artificielle imposent aux médias africains de nouveaux défis liés à la désinformation, aux manipulations informationnelles et à la préservation de la cohésion sociale. Il a insisté sur le rôle des médias comme espaces de vérité, remparts contre les fausses informations et acteurs de paix, de stabilité et de développement. Le ministre a particulièrement salué deux acquis majeurs de cette première édition : l’adoption de «l’Appel de Bamako», qui fixe les grandes orientations en matière de souveraineté narrative et numérique africaine, et la création du Réseau panafricain des radios de proximité destiné à renforcer la coopération entre radios communautaires et locales du continent. Pour sa part, le président de la Maison de la Presse du Mali, Bandiougou Danté, a estimé que le forum marque une étape importante dans la construction d’une coopération médiatique africaine fondée sur la solidarité professionnelle, les échanges de contenus et le partage des savoirs. Selon lui, les médias africains doivent davantage mutualiser leurs ressources et leurs expériences afin de renforcer leur capacité à produire et diffuser une information reflétant les réalités du continent. Il a également plaidé pour une réforme des formations en journalisme, une meilleure maîtrise des technologies émergentes et la mise en place de mécanismes économiques permettant de garantir l’indépendance des médias. Le président de la Maison de la Presse a réaffirmé son engagement à porter les recommandations du forum auprès des autorités maliennes et des partenaires du secteur. Invité d’honneur de cette première édition, le Royaume du Maroc a salué l’initiative à travers son ambassadeur au Mali, Driss Isbayene. Le diplomate marocain a rappelé que l’émergence d’une Afrique forte passe nécessairement par la consolidation d’un espace médiatique africain capable de faire face aux défis de la désinformation et des transformations technologiques. Il a souligné que le Maroc demeurait engagé dans le développement des médias africains et dans le renforcement de la coopération continentale dans le domaine de l’information. Driss Isbayene a notamment cité la récente signature d’une convention entre une chaîne marocaine (Medi 1) et la Haute Autorité de la Communication (HAC) du Mali, illustrant la volonté des deux pays de renforcer leurs partenariats médiatiques. L’ambassadeur a également estimé que l’Afrique doit désormais produire son propre récit, valoriser ses réussites et analyser ses défis à partir de ses propres réalités. Organisé autour du thème «Unir les voix, renforcer les liens entre les médias d’Afrique», le FOPAME 2026 a réuni, du 3 au 6 juin à Bamako, des journalistes, directeurs de médias, chercheurs, universitaires, formateurs et experts du numérique venus de plusieurs pays africains, du Moyen-Orient et d’Haïti. Les participants ont adopté l’Appel de Bamako, document de référence qui plaide pour la souveraineté narrative africaine, le développement d’infrastructures numériques africaines, le renforcement de la formation des journalistes, l’utilisation éthique de l’intelligence artificielle, la protection des journalistes et la lutte contre la désinformation, l’extrémisme violent et le terrorisme. Ce grand rendez-vous d’échanges et de partage se ferme ainsi avec l’espoir que ses conclusions servent de référence pour les dirigeants africains dans une logique d’une Afrique souveraine et indépendante. KD/CMT (AMAP)
Deuil : Bernadette Chirac décédée jeudi à l’âge de 93 ans

Bamako, 7 juin (AMAP) L’épouse de l’ancien président français, Jaques Chirac, Bernadette Chirac est décédée jeudi à l’âge de 93 ans, a appris l’AMAP de source proche de sa famille De sources concordantes, elle a joué u rôle prépondérante dans la gestion du pouvoir, depuis, la cohabitation de son mari défunt avec feu François Mitterrand, avant devenir président e la République en France Pour le moment, il n’y a pas eu de communiqué sur ses Obsèques qui auront lieu les très prochains jours KM (AMAP)
FOPAME : « Les médias africains doivent unir leurs voix pour imposer leur propre narratif », selon Salif Sanogo

Bamako, 7 juin ‘AMAP) Le président de la commission d’organisation du Forum panafricain des médias (FOPAME), Salif Sanogo revient sur les défis liés à la tenue de cette première édition à Bamako, les ambitions du forum en matière de coopération médiatique africaine et les mécanismes envisagés pour assurer le suivi des recommandations. Dans cet entretien accordé à l’Agence Nationale de Presse du Mali, il plaide pour une mise en réseau des médias africains afin de renforcer leur influence et leur autonomie. L’Agence Nationale de Presse du Mali : M. Sanogo, en tant que président de la commission d’organisation, quels ont été les principaux défis logistiques, financiers et diplomatiques rencontrés pour réaliser cette première édition du FOPAME ? Salif Sanogo : Comme on le dit souvent, le nerf de la guerre, c’est l’argent. Organiser une rencontre réunissant des représentants d’une vingtaine de pays africains et près de 300 participants nationaux exige d’importants moyens financiers. Il fallait trouver les ressources nécessaires dans un contexte marqué par une crise économique et sécuritaire. Heureusement, nous avons bénéficié d’une écoute attentive du gouvernement, qui a accepté de nous accompagner, ainsi que du soutien de plusieurs organisations partenaires. Cela nous a permis de mobiliser l’essentiel du budget. Sur le plan logistique, le défi était également de taille. Il fallait organiser une quinzaine de panels et coordonner l’intervention de nombreux experts. Un comité scientifique a été mis en place pour définir les thématiques, sélectionner les intervenants, les panélistes et les modérateurs. Ce fut un travail considérable. Enfin, il fallait garantir de bonnes conditions d’accueil et de restauration à tous les invités. Ce n’était pas évident, mais nous pouvons dire aujourd’hui que le défi a été relevé. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Pourquoi avoir choisi le thème « Unir les voix : renforcer les liens entre les médias d’Afrique » ? Salif Sanogo : Ce thème est assez évocateur. Aujourd’hui, les médias africains doivent se donner la main. Pris individuellement, nous ne pesons pas toujours très lourd face à de grands groupes médiatiques disposant de budgets colossaux. Il est important que les journalistes africains puissent s’appuyer sur un réseau continental. Par exemple, lorsqu’un média malien a besoin d’informations au Burkina Faso ou en Éthiopie, il doit pouvoir compter sur des relais fiables sur place. Les Africains doivent travailler ensemble afin d’imposer leur propre narratif. Si nous sommes unis, nous formons un bloc et nos voix auront davantage d’impact. Les autres seront alors obligés de nous écouter. C’est essentiel. L’Agence Nationale de Presse du Mali : M. Sanogo, en tant que président de la commission d’organisation, quels ont été les principaux défis logistiques, financiers et diplomatiques rencontrés pour réaliser cette première édition du FOPAME ? Salif Sanogo : Comme on le dit souvent, le nerf de la guerre, c’est l’argent. Organiser une rencontre réunissant des représentants d’une vingtaine de pays africains et près de 300 participants nationaux exige d’importants moyens financiers. Il fallait trouver les ressources nécessaires dans un contexte marqué par une crise économique et sécuritaire. Heureusement, nous avons bénéficié d’une écoute attentive du gouvernement, qui a accepté de nous accompagner, ainsi que du soutien de plusieurs organisations partenaires. Cela nous a permis de mobiliser l’essentiel du budget. Sur le plan logistique, le défi était également de taille. Il fallait organiser une quinzaine de panels et coordonner l’intervention de nombreux experts. Un comité scientifique a été mis en place pour définir les thématiques, sélectionner les intervenants, les panélistes et les modérateurs. Ce fut un travail considérable. Enfin, il fallait garantir de bonnes conditions d’accueil et de restauration à tous les invités. Ce n’était pas évident, mais nous pouvons dire aujourd’hui que le défi a été relevé. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Pourquoi avoir choisi le thème « Unir les voix : renforcer les liens entre les médias d’Afrique » ? Salif Sanogo : Ce thème est assez évocateur. Aujourd’hui, les médias africains doivent se donner la main. Pris individuellement, nous ne pesons pas toujours très lourd face à de grands groupes médiatiques disposant de budgets colossaux. Il est important que les journalistes africains puissent s’appuyer sur un réseau continental. Par exemple, lorsqu’un média malien a besoin d’informations au Burkina Faso ou en Éthiopie, il doit pouvoir compter sur des relais fiables sur place. Les Africains doivent travailler ensemble afin d’imposer leur propre narratif. Si nous sommes unis, nous formons un bloc et nos voix auront davantage d’impact. Les autres seront alors obligés de nous écouter. C’est essentiel. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quelles attentes concrètes aviez -vous en matière de coopération pratique entre les médias du continent ? Salif Sanogo : Mon souhait est que des collaborations concrètes naissent à l’issue de ce forum. C’est déjà en bonne voie puisque la création d’une fédération des radios communautaires est envisagée. Au-delà de cette initiative, j’aimerais voir les médias écrits, les télévisions, les radios et les plateformes numériques se structurer en réseaux. Notre ambition est de mettre en place une banque de données commune où l’on pourrait partager des photos, des sons et des vidéos. Ce serait une sorte d’embryon d’agence africaine de contenus, au service des médias du continent. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quels résultats tangibles espérez-vous à l’issue de ce forum pour que cette rencontre ne reste pas symbolique ? Salif Sanogo : J’espère avant tout que cette première édition ouvrira la voie à une deuxième. Mais avant cela, il faut obtenir des résultats concrets. Lors de la prochaine édition, nous devons être capables de montrer ce qui a été réalisé entre-temps. De nombreux médias étaient représentés à Bamako et j’ai vu beaucoup de participants nouer des contacts. Notre rôle sera de rester une interface pour faciliter ces connexions. L’équipe dirigeante du forum continuera à accompagner les initiatives et à favoriser les partenariats. À terme, nous souhaitons mettre en place une plateforme commune où chacun pourra retrouver des contenus et des opportunités de collaboration. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Comment comptez-vous assurer le suivi du forum ? Y aura-t-il des
FOPAME : l’«Appel de Bamako» pour la souveraineté informationnelle et numérique du continent

Bamako, 6 juin (AMAP) Les participants au Forum panafricain des médias (FOPAME 2026), tenu du 3 au 6 juin à Bamako sous le thème «Unir les voix, renforcer les liens entre les médias d’Afrique», ont adopté samedi l’«Appel de Bamako», un document stratégique plaidant pour une souveraineté narrative, informationnelle et numérique africaine, a constaté l’AMAP. Le texte apdoté a été lu lors de la cérémonie de clôture par Salif Sanogo, président du Comité d’organisation du FOPAME 2026, devant plusieurs responsables de médias, journalistes, universitaires, experts du numérique et représentants d’institutions venus de nombreux pays africains. Dans cet appel, les participants estiment que l’Afrique traverse une période marquée par de profondes mutations technologiques, la montée de l’intelligence artificielle, la désinformation et les transformations des modèles économiques des médias. Ils affirment que la souveraineté politique, économique et culturelle des États africains ne saurait être pleinement réalisée sans une véritable souveraineté informationnelle et numérique. L’Appel de Bamako préconise notamment la reprise du contrôle du récit africain par les Africains eux-mêmes, la promotion des langues nationales dans les médias et les plateformes numériques, ainsi qu’une coopération renforcée entre agences de presse, médias publics, médias privés et créateurs de contenus du continent. Les signataires demandent également aux États africains et aux institutions régionales d’investir dans des infrastructures numériques souveraines, notamment des centres de données, des plateformes de diffusion, des systèmes d’archivage et des réseaux africains de distribution de l’information. Le document plaide aussi pour la création de banques africaines d’images, de vidéos et de données afin de réduire la dépendance du continent vis-à-vis des plateformes étrangères. Sur le plan professionnel, les participants recommandent un renforcement de la formation des journalistes aux nouveaux enjeux du numérique, à la couverture des crises, à l’éducation aux médias ainsi qu’à l’utilisation éthique de l’intelligence artificielle dans les rédactions. L’Appel de Bamako insiste également sur la nécessité de bâtir des modèles économiques viables pour les entreprises de presse africaines, à travers des mécanismes de financement durables, le développement d’abonnements numériques et un soutien accru des investisseurs africains. Les participants ont, en outre, réaffirmé le rôle des médias dans la promotion de la paix et la lutte contre l’extrémisme violent. Ils ont rappelé que les médias ne doivent jamais servir de tribune aux groupes terroristes ou aux idéologies radicales. Dans leur engagement final, les signataires ont exprimé leur volonté commune de construire un espace médiatique africain «libre, fort, innovant, solidaire et souverain», afin que l’Afrique devienne pleinement maîtresse de son récit, de ses technologies et de son avenir informationnel. KD/CMT (AMAP)

