Douentza : Les Forces armées déjouent une attaque au check point au sud de la ville

Douentza, 11 novembre (AMAP) Les Force armées maliennes (FAMa) ont riposté, mardi dernier, à une attaque d’assaillants sur une moto qui ont ouvert, vers 20 heures, le feu sur le check point que des éléments des FAMa  tiennent sur la route Douentza-Koro, au sud de la ville. Aux tirs des assaillants, les militaires maliens ont répondu par des coups de feu à l’arme lourde qui ont permis de déjouer l’attaque, de repousser et mettre en déroute les assaillants qui ont pris fui, abandonnant sur les lieux une moto. Aucune victime, des deux côtés et aussi du côté des civils n’a été signalée. AD/MD (AMAP)

Bandiagara : Enda-Mali appuie des maraîchers des Communes de Dandoli, Soroly et Sangha

Mopti, 11 novembre (AMAP) L’ONG Enda-Mali a remis, en début novembre,des équipements aux coopératives maraîchers des communes de Dandoli, Soroly et Sangha, renforçant des équipements déjà mis à leurs dispositions, en 2017 et 2018, a constaté l’AMAP. Il s’agit de la construction d’un magasin, par commune, équipé avec des claies modernes, de séchoirs, de balances, de bâches et de moulins pour faciliter la conservation et la transformation des produits, 10 motos pompes et une moto tricycle, par commune, pour faciliter la commercialisation des produits maraichers. La remise de ces équipements s’est déroulée à Dandoli, dans le cercle de Bandiagara, en présence du sous-préfet central de Bandiagara, Abdoulaye Traoré, du président du Conseil de cercle de Bandiagara, des élus communaux, des représentants des coopératives maraichères et le représentant le coordinateur régional de l’ONG ENDA, Moussa Sylla. Cette année 2019 est la troisième année consécutive de la mise en œuvre de son Programme d’Appui àla promotion, la création et la sécurisation de l’emploi des jeunes et femmes dans les communes affectées par la crise dans les régions de Ségou, Mopti, Gao, Tombouctou, Taoudeni, Ménaka et Kidal. Initiées et mises en œuvre par ENDA Mali, avec l’appui financier du gouvernement allemand, la BMZ, à travers son partenaire, Caritas international Allemagne, les actions du programme visent à consolider les acquis antérieurs. Elles mettent le focus sur les investissements durables et le renforcement des capacités des ressources humaines, dans les domaines spécifiques, afin de favoriserl’auto emploi des jeunes et des femmes. Ses activités font suite à d’intenses activités de plaidoyer auprès des autorités locales, élus, chefs de villages et propriétaires terriens des Communes de Dandoli, Soroly et Sangha, du Cercle de Bandiagara, ayant concédé une redistribution des terres, accordant un important quota aux jeunes et aux femmes, pour renforcer leurs activités de maraichage. Selon M. Sylla, en amont, les activités ont porté sur le renforcement de capacités des ressources humaines dans le domaine de la gestion, la fabrique de cases de compostes pour l’utilisation des fumiers organiques à la place des produits chimiques. Au nom des populations et des pouvoirs publics, M. Traoré a félicité et remercié ENDA-Mali et ses partenaires pour leur appui au développement du Cercle de Bandiagara, surtout, en ces moments où les aléas climatiques et l’insécurité rendent précaire la situation alimentaire des communautés. DC/MD (AMAP)

Bourem : Don de kits scolaires à onze écoles du Cercle

Bourem, 11 novembre (AMAP) Le Projet d’appui à la qualité de l’éducation au Mali (PAQAMA) a distribué, la semaine dernière, des fournitures scolaires aux élèves des 11 écoles qu’il soutient dans le Cercle de Bourem. Ainsi, 1600 enfants dont 719 filles ont bénéficié de cahiers de 200, 100 et 50 pages, des règles, des bics bleus et rouges. Ce geste du consortium  PAQAMA-NRC a soulagé les parents ainsi que les bénéficiaires. Elle a été hautement appréciée tant par les autorités locales que  les autorités scolaires. Les responsables du Centre d’animation pédagogique (CAP) ont indiqué que le PAQAMA et le NRC sont leurs partenaires privilégiés et ne sont pas à leur première action, dans le cadre de la bonne marché de l’école à Bourem. TMT/MD (AMAP)

Bandiagara : Remise d’équipements d’insertion professionnelle à des jeunes de Dandoli et Soroly

Mopti, 11 novembre (AMAP) L’ONG Enda-Mali a remis, vendredi dernier, des kits d’installation à 30 jeunes dont 18 de Dandoli et 12 de Soroly, dans le Cercle de Bandiagara, après trois mois de formation intensive en réparation de moto pompe, d’engins à deux et trois roues et en énergie photovoltaïque librement choisi par les jeunes. A en croire les responsables de l’ONG Enda Mali, cette action, longtemps attendue par la jeunesse des communes de Dandoli et Soroly, vise à faciliter l’accès à l’auto emploi à travers la formation professionnelle. L’équipement mis à disposition permet, à chaque jeune, de s’installer à son compte, de contribuer aux dépenses et à la résilience de sa famille ainsi que de donner espoir à d’autres. La cérémonie de remise était présidée par le sous-préfet central de Bandiagara, Abdoulaye Traoré, représentant le préfet, en présence du chef de projet, Moussa Sylla, des élus des deux communes et les bénéficiaires. Le représentant du coordinateur régional d’Enda-Mopti, Moussa Sylla, a rappelé que cette action s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de renforcement des conditions de création d’emplois de jeunes et femmes à travers la formation professionnelle, les Activiyés génératrices de revenus (AGR), le maraichage dans les communes de Kayes, Ségou, Mopti, Gao et Tombouctou. Il est initié par Enda-Mali, avec le soutien de Caritas Allemagne pour une durée d’un an (2019). Le représentant du préfet, Abdoulaye Traoré, qui a présidé la cérémonie, a, dans son intervention, signalé qu’elle revêt, pour les autorités de tutelle, une importance capitale en raison de la place qu’occupe la question de l’emploi des jeunes et des femmes. Selon lui, l’insertion socioprofessionnelle de ces deux groupes est un facteur dynamique dans la construction d’une véritable paix, de cohésion et de stabilité sociale. « La mise en œuvre de ce projet de création d’emplois vient en appui au programme CRESEM I, en cours, dans les mêmes localités et contribuera, de façon substantielle, à la réalisation du projet présidentiel de création massive d’emplois, au terme de son second quinquennat, dédié à la jeunesse », a précisé M. Traoré Il a, ensuite, invité les bénéficiaires à plus de disponibilité, de courage et d’engagement pour que le projet soit un franc succès, afin que d’autres jeunes puissent aussi bénéficier des actions du projet. A travers Enda Mali, il a salué Caritas Allemagne et le gouvernement allemand pour leur appui constant au Mali. DC/MD(AMAP)

Diabète : Quelques 150 personnes se font dépister à Banamba

Banamba, 11 novembre (AMAP)Plus de 150 personnes se sont fait dépister à l’occasion de la Journée de dépistage gratuit du diabète initiée par l’Association des diabétiques de Banamba, avec l’appui financier de l’association Nieta. Cette activité, qui s’inscrit dans le plan d’action de l’association, s’est déroulée au Centre de santé de référence (CSREF) de Banamba, en présence des membres des deux organisations. L’année dernière, l’Association des diabétiques a enregistré 103 dépistages contre plus de 150 cette année.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta participe au Forum de Paris sur la paix

Kader MAÏGA Envoyé spécial Paris, 11 novembre (AMAP)Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, est, depuis, samedi, à Paris où il prend part aux travaux de la 2è édition du Forum de Paris sur la paix dont la cérémonie d’ouverture sera présidée, lundi, par le président français, Emmanuel Macron,a constaté l’AMAP. Des chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier, des représentants d’organisations internationales, d’entreprises et de la société civile participeront, également, à cette grande rencontre. Le président Keïta participera au panel de haut niveau sur le thème : « Perspectives de la jeunesse sur le multilatéralisme » au siège de l’Unesco à Paris. Au cours de son séjour dans la capitale française, en marge des travaux du forum, le chef de l’Etat aura des entretiens avec plusieurs personnalités françaises, d’Europe et d’Afrique sur des sujets d’intérêt commun. Ibrahim Boubacar Keita rencontrera, aussi, la communauté malienne installée en France. Lors de la 1èreédition du Forum de Paris organisée, en novembre 2018, en marge du Centenaire de l’Armistice, à la Grande Halle de la Villette, le président Keïta avait, longuement, abordé les questions de paix et de sécurité. Il avait souligné, en cette occasion, que la paix et la sécurité sont indispensables à la stabilité sociale et au développement économique. Le Forum de Paris sur la paix vise à renforcer l’action des enceintes multilatérales légitimes, au premier rang desquelles les Nations unies, et accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD). Il constitue, également, un cadre idéal pour rassembler des acteurs du monde entier afin de lancer des initiatives formelles, des exercices parallèles, des médiations et des dialogues bilatéraux. Inspiré du modèle de la COP21, le Forum de Paris sur la paix est une plateforme d’échanges et de débat mettant, particulièrement, en avant les initiatives de la société civile, réunissant tous les acteurs de la gouvernance, chefs d’Etat et de gouvernement, élus locaux et nationaux, organisations régionales et internationales et la société civile. Le Forum de Paris sur la paix est un événement annuel rassemblant tous les acteurs de la gouvernance mondiale lancé à l’initiative du président Emmanuel Macron. « Le monde dans lequel nous vivons est fragilisé par des crises qui déstabilisent nos sociétés : crise économique, écologique, climatique, défi migratoire. Il est fragilisé par la résurgence de menaces capables de frapper à tout moment : terrorisme, prolifération chimique ou nucléaire, cybercriminalité. Il est fragilisé aussi par le retour des passions tristes : nationalisme, racisme, antisémitisme, extrémisme qui remettent en cause cet horizon que nos peuples attendent », a déclaré le président Macron, lors de l’ouverture de la 1èreédition du Forum  à La Grande Halle de La Villette, en 2018. « C’est pourquoi nous avons voulu organiser ce Forum de Paris sur la paix qui a vocation à se reproduire chaque année et à rassembler les chefs d’Etat et de gouvernement mais également les représentants des organisations internationales, des organisations non gouvernementales, des pouvoirs locaux, des associations, des entreprises, des fondations, des intellectuels, des journalistes, des activistes, toutes celles et ceux qui font aujourd’hui le monde et qui peuvent le changer », a précisé le président français. Pour rappel, la 1èreédition a regroupé à Paris 65 chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier, 10 dirigeants d’organisations internationales, 121 porteurs de projetsquiont présenté leurs solutions concrètes face aux défis contemporains, 300 intervenants de haut niveauet plus de 6000 participantsd’ONG, d’entreprises,  de groupes religieux et de la société civile. MD (AMAP)

Le président Keïta en France pour le Forum de Paris sur la Paix

De notre envoyé spécial à Paris, Kader MAÏGA   Paris, 11 novembre (AMAP) Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, est depuis samedi à Paris où il prendra part aux travaux de la 2è édition du Forum de Paris sur la paix dont la cérémonie d’ouverture sera présidée ce lundi par le président de la République française, Emmanuel Macron. Des chefs d’État et de gouvernement du monde entier, des représentants d’organisations internationales, d’entreprises et de la société civile participeront à cette grande rencontre. Le président de la République participera au panel de haut niveau sur le thème : «Perspectives de la jeunesse sur le multilatéralisme» au siège de l’Unesco à Paris. Au cours de son séjour dans la capitale française, en marge des travaux du forum, le chef de l’État aura des entretiens avec plusieurs personnalités françaises, d’Europe et d’Afrique sur des sujets d’intérêt commun. Ibrahim Boubacar Keïta rencontrera, comme d’habitude, la communauté malienne installée en France. Lors de la 1ère édition du Forum de Paris organisée en novembre 2018, en marge du Centenaire de l’Armistice, à la Grande Halle de La Villette, le président Keïta avait longuement abordé les questions de paix et de sécurité. Il avait souligné à cette occasion que la paix et la sécurité sont indispensables à la stabilité sociale et au développement économique. Le Forum de Paris sur la paix vise à renforcer l’action des enceintes multilatérales légitimes, au premier rang desquelles les Nations unies, et accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD). Il constitue également un cadre idéal pour rassembler des acteurs du monde entier afin de lancer des initiatives formelles, des exercices parallèles, des médiations et des dialogues bilatéraux. Inspiré du modèle de la COP21, le Forum de Paris sur la paix est une plateforme d’échanges et de débats mettant particulièrement en avant les initiatives de la société civile, réunissant tous les acteurs de la gouvernance, des chefs d’État et de gouvernement, des élus locaux et nationaux, des organisations régionales et internationales et la société civile. Le Forum de Paris sur la paix est un événement annuel rassemblant tous les acteurs de la gouvernance mondiale, lancé à l’initiative du président Emmanuel Macron. «Le monde dans lequel nous vivons est fragilisé par des crises qui déstabilisent nos sociétés : crise économique, écologique, climatique, défi migratoire. Il est fragilisé par la résurgence de menaces capables de frapper à tout moment : terrorisme, prolifération chimique ou nucléaire, cybercriminalité. Il est fragilisé aussi par le retour des passions tristes : nationalisme, racisme, antisémitisme, extrémisme qui remettent en cause cet horizon que nos peuples attendent», a déclaré le président Macron lors de l’ouverture de la 1ère édition du Forum à La Grande Halle de La Villette, en 2018. «C’est pourquoi nous avons voulu organiser ce Forum de Paris sur la paix qui a vocation à se reproduire chaque année et à rassembler les chefs d’État et de gouvernement mais également les représentants des organisations internationales, des organisations non gouvernementales, des pouvoirs locaux, des associations, des entreprises, des fondations, des intellectuels, des journalistes, des activistes, toutes celles et ceux qui font aujourd’hui le monde et qui peuvent le changer», a précisé le président français. Pour rappel, la 1ère édition a regroupé à Paris 65 chefs d’État et de gouvernement du monde entier, 10 dirigeants d’organisations internationales, 121 porteurs de projets qui ont présenté leurs solutions concrètes face aux défis contemporains, 300 intervenants de haut niveau et plus de 6.000 participants d’ONG, d’entreprises, de groupes religieux et de la société civile. Envoyé spécial Kader MAÏGA  

San : Messe d’adieu à Mgr Jean Gabriel Diarra

San, 11 novembre (AMAP) Monseigneur Jean Gabriel Diarra, précédemment Évêque de San, décédé le 28 octobre dernier à l’Hôpital Mali—Gavaro de Bamako, a reçu, samedi, l’hommage de la nation malienne, au Stade Sékou Dembélé de San, a constaté l’AMAP. Mgr Jean Gabriel Diarra a été accompagné en sa dernière demeure par plusieurs évêques, collaborateurs, parents et autres personnalités dont les ministres de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, et des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Amadou Omar Hass Diallo, le gouverneur de la région de Ségou,  l’ancien Premier ministre du Mali,  Moussa Mara. Les préfets et sous préfets des Cercles de San et de Tominian, des députés élus dans la circonscription électorale de San et d’autres personnalités politiques locales et régionales étaient, aussi, présents. La messe d’adieu  à l’endroit de cet homme de Dieu a été présidée par Mgr Jonas Dembélé, président de la Conférence épiscopale du Mali et évêque de Kayes. Dans son homélie,  Mgr Dembélé a rappelé la mission des apôtres, à l’image de Mgr Jean Gabriel Diarra. Il a souligné, à cet effet, que « s’approcher de Jésus Christ, c’est s’approcher du mystère de Dieu, mais c’est, aussi, s’approcher de l’être humain, de sa propre humanité et de l’humanité de l’autre quel qu’il soit. Mgr Jean Gabriel Diarra,  selon l’évêque de Kayes,  « s’intéressait à tout ce qui fait partie d’une vie humaine, avec ses joies et ses peines, dans les chantiers immenses de l’annonce de l’évangile et de la propagation de la foi ». Au moment des prières et des bénédictions, l’eucharistie a été célébrée sans témoignage , selon la volonté exprimée par Mgr Jean Gabriel Diarra, dans son testament spirituel. L’Absoute, la prière qui termine une cérémonie funèbre dans la liturgie catholique, a été dirigée par Mgr Joseph Sama, évêque de Nouna, au Burkina Faso. Le corps de Mgr Jean Gabriel Diarra a été ensuite conduit dans sa cathédrale où il a été enseveli. Le ministre des Affaires religieuses et du Culte et son collègue de l’Administration territoriale et de la Décentralisation ont,  au nom du président de la République, présenté leurs condoléances à la famille du défunt,  à ses collaborateurs et à tout le peuple malien. Ils ont affirmé que c’est une perte douloureuse pour le Mali puisqu’il s’agit de celle d’un homme qui a marqué son passage sur terre en cultivant la paix,  le bon vivre ensemble et, surtout , en propageant  la parole de Dieu. Au nom  du président de la République, Mgr Jean Gabriel Diarra, a été élevé au rang d’Officier de l’Ordre National du Mali,  à titre posthume, par le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah. NC/MD (AMAP)  

Retrait de l’Armée de certains postes : Un réajustement stratégique selon le commandement

Bamako, 11 novembre (AMAP) Les postes militaires d’Anderaboukane et d’Indelimane ont replié, samedi, sur Ménaka, et celui de Labbezanga, a regagné Ansongo, selon le commandement militaire basé à Bamako. Le Chef d’état-major général des Armées, le Général de Division Abdoulaye Coulibaly, justifie ce retrait par « un souci de reconsidérer notre posture opérationnelle sur le terrain, les unités isolées vont être regroupées en point d’appui et centres de résistance » , sur un compte tweeter consulté par l’AMAP. « Dans ce choix opérationnel, d’autres unités seront également concernées » poursuit le texte qui ajoute que « cette décision s’inscrit dans l’exécution d’un nouveau concept d’opération qui vise à mieux adapter la stratégie à la menace des terroristes et autres narco trafiquants ». L’Etat major-général des Armées assure qu’il n’est « nullement question d’abandonner les populations ». Cette réorganisation stratégique des Forces armées maliennes (FAMa intervient après une série d’attaques terroristes ayant causé la mort de plusieurs dizaines de militaires et une perte importante en matériels. Le président de la République a, dès lors, instruit « des mesures fortes » pour renverser la tendance. AC/MD (AMAP)

Dioila : Le ministre de la santé fait l’état des lieux

Dioila, 10 novembre (AMAP) Le ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé, à la tête d’une forte délégation, a visité mardi dernier le Centre de santé de référence (CSREF) de la nouvelle région de Dioila pour identifier les besoins, faire l’état des lieux  et voir comment une la nouvelle circonscription administrative répondrait aux besoins de la population. La visite a surtout concerné le Dépôt répartiteur de cercle (DRC), la pédiatrie, la maternité et le service de développement social et de l’économie solidaire. Il ressort de cette visite que le centre manque de ressources humaines et matérielles. Au DRC, le médecin chef, Dr Moussa Bagayogo, a indiqué qu’il n’y a pas de problème à ce niveau. Par contre, au niveau de la pédiatrie, plus précisément aux soins intensifs, c’est tout le contraire. Le ministre et sa délégation ont pu constaté de nombreux enfants malades. Sur le tableau accroché tout juste devant la porte, on pouvait lire 66 enfants admis. La plupart souffrent de paludisme grave et de malnutrition sévère. Selon le médecin chef, la chimio prévention du paludisme saisonnier ne réduit pas, de façon significative, la transmission du paludisme. Il a révélé que cela est du au fait que la chimio n’est pas bien suivie. « Après la première dose, dit-il, les mères ne respectent pas la deuxième ». Dr Tidiane Dramé a ajouté que le mois passé son unité a enregistré 388 enfants dont 299 cas de paludisme, 37 cas de paludisme et 44 pour autres pathologies. Il faut préciser que, dans ce centre, plus d’une centaine d’accouchements sont enregistrés dans le mois. Parlant des difficultés de son centre, le médecin chef a dit que le district sanitaire de Dioila couvre 210 villages et 383 hameaux. Mais, il ne compte que deux soignants qualifiés pour 10 000 habitants. En plus de ce manque de personnel, il a, aussi, évoqué des difficultés de couverture sanitaire. Selon lui, cela est due au fait que 15% de la population se trouve au delà d’un rayon de 15 kilomètres du centre de santé. Il estime que beaucoup d’efforts doivent être fait à ce niveau pour atteindre de bons résultats. Comme autres difficultés, il a cité les ressources matérielles, surtout au niveau des laboratoires et le retard dans la prestation de la Caisse malienne de solidarité sociale (CMSS) et du RAMED. Comme progrès, il a annoncé que depuis 10 ans, le district n’a pas connu de grande épidémie. De 16 décès maternels par an, il est passé à 2 ou 3 décès par an. Sur ce point il s’est empressé de dire que son équipe et lui travaillent à ce qu’il n’ y ait plus aucun décès maternel. Pour le chef de la délégation, Michel Hamala Sidibé, qui croit en la décentralisation des soins, il importait de faire cette visite afin de définir  les stratégies adéquates pour permettre à une nouvelle région  de répondre aux demandes de soins de ses populations. Il a indiqué qu’on ne peut pas avoir une pyramide au sommet surchargé avec des hôpitaux qui sont incapables de prendre les malades et laisser les CSREF et CSCOM sans capacités humaines. Ce qui lui fait dire qu’il faudra repenser les approches à la base afin de renforcer ces capacités. Parlant de la chimio prévention du paludisme saisonnier, le ministre a  souligné qu’il faut une communication très forte pour réduire les cas de paludisme. C’est pour cela qu’il recommandé qu’il y ait un partenariat avec les politiques et les leaders communautaires pour casser le cycle de la transmission. Le ministre a souhaité que le concept de centre santé ou d’hôpital propre soit une réalité. Il est allé jusqu’à suggérer que soit lancé un mouvement dans ce sens pour l’hygiène dans chaque hôpital. Il veut, par là, de faire en sorte qu’aucun hôpital ne soit un lieu ou on peut avoir des bactéries. Il a aussi parlé de la mise en œuvre d’un département qui se chargera uniquement de la santé des mères et des enfants, afin de réduire les décès maternels néonataux et infantiles. Et aussi de la création d’hôpitaux dans les régions qui naissent. FN/MD (AMAP)