Administration territoriale : le défi de l’opérationnalisation des nouvelles entités locales
Bamako, 27 novembre (AMAP) Le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD), avec l’appui financier de la MINUSMA et le soutien technique du Groupe de recherche et d’appui au développement institutionnel (GRADI-Mali), organise du 23 novembre au 3 décembre prochain, dans le cadre de l’accompagnement des autorités intérimaires et collèges transitoires, la 2è session de renforcement des capacités des élus, représentants de l’État, autorités intérimaires et collèges transitoires des Régions de Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka et Taoudéni. La cérémonie d’ouverture de cette session s’est déroulée, samedi dernier, au Centre de formation des Collectivités territoriales (CFCT) devant plusieurs administrateurs et élus venus des régions concernées. L’objectif général de cette rencontre, sous la présidence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, est d’appuyer l’administration locale dans le Nord et le Centre du Mali, en vue de la restauration et de l’extension de l’autorité de l’Etat. A ce propos, le directeur de GRADI-Mali, Bocar Abdoulaye Touré, a indiqué que cette rencontre « s’inscrit dans un souci d’améliorer notre outil de gouvernance, de perfectionner notre savoir-faire en matière d’administration et de gestion de la chose publique ». C’est pourquoi, a ajouté Bocar Abdoulaye Touré, GRADI-Mali a conçu et soumis à la division des affaires civiles de la MINUSMA, des thématiques induites des réformes en cours au Mali, et en réponse à la demande de formation exprimée par certains participants lors de leurs précédentes sessions. Pour sa part, la représentante de la MINUSMA, Margaret Matic, a affirmé que la session, qui s’ouvre, s’inscrit en droite ligne des précédentes qui ont permis, entre autres, d’outiller les autorités intérimaires et collèges transitoires, au niveau des régions et cercles dans le Nord dy Mali, avec l’appui technique de la Direction générale des collectivités territoriales et du CFCT. « Cette dynamique se poursuivra », a assuré Mme Matic, estimant que les défis sont nombreux, notamment le transfert des services déconcentrés de l’Etat aux collectivités territoriales, la mise en place de la police territoriale, la relecture du Code des collectivités territoriales. Dans son intervention, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a rappelé que la réforme de décentralisation territoriale engagée au Mali, depuis 1991, entrera dans sa phase active qui est la régionalisation. Pour Boubacar Alpha Bah, l’accompagnement de cette étape décisive implique qu’un accent particulier soit mis sur le renforcement et l’intensification des actions de formation, au bénéfice des différents acteurs, en vue de leur permettre de s’approprier les réformes, en cours dans divers domaines, et de favoriser leur mise en œuvre effective. « En organisant la présente session de formation, j’entends relever le défi lié à l’opérationnalisation des nouvelles entités locales installées dans leurs fonctions par les représentants de l’Etat», a déclaré le ministre Bah. Durant dix jours, les participants auront à traiter les thématiques indispensables à la conduite de leurs missions respectives, notamment le cadre législatif et réglementaire, la gestion axée sur les résultats, la planification du développement local, la comptabilité-matières, le budget programme, le régime financier des collectivités territoriales, le contrôle de légalité des actes administratifs des collectivités territoriales. AT/MD (AMAP)
UEMOA : Producteurs, transporteurs et distributeurs de l’électricité face au défi énergétique
Bamako, 27 novembre (AMAP) La capitale malienne, Bamako, a abrité mardi, la 6èréunion du Comité régional des producteurs, transporteurs et distributeurs d’électricité (CRPTDE) qui, chaque année, tient une rencontre pour analyser et étudier les difficultés énergétiques auxquelles font face les pays membres de l’Union économique monétaire ouest africain (UEMOA), a constaté l’AMAP. Les autorités de l’UEMOA ont créé, en 2012, le CRPTDE, devant le constat des sérieux problèmes d’accès à l’électricité auxquels sont confrontées les populations de l’Union, en dépit des innombrables ressources énergétiques dont disposent ces pays membres. Deux jours durant, les participants à la rencontre de Bamako vont examiner et finaliser le règlement intérieur du CRPTDE, en vue de sa signature par les pays membres. Ce qui est une des recommandations de la session 2018, tenue à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Les experts passeront, également, en revue les autres recommandations de la session d’Abidjan. « Ce qui permettront aux acteurs de faire le bilan global de l’année du Comité », selon le directeur général chargé des Energies et des Mines de la commission de l’UEMOA, Lassane Ouédraogo. Ajoutant que les acteurs seront, aussi, sensibilisés sur les défis à relever pour le bon fonctionnement du CRPTDE. Pour le secrétaire général du ministère malien de l’Energie et de l’Eau, Moussa Cissé, qui a présidé la rencontre, les défis présents invitent les pays membres de l’UEMOA à l’union des forces. La mutualisation des efforts permettra à l’Union de bâtir des projets communs et de mobiliser ensemble les financements nécessaires pour « faciliter l’accès à l’énergie à nos populations », a ajouté M. Cissé. Il a d’invité les participants à des échanges francs et participatifs sur les défis énergétiques de l’Union commune à nos Etats. Prenant la parole, au nom de la Société nigérienne de l’électricité, Aldjouma Cissé Ibrahim, a reconnu que le Niger, comme dans tous les autres pays membres de l’UEMOA, est confronté à des défis énergétiques majeurs. A titre d’exemple, il a révélé que le taux d’accès à l’électricité est autour de 13%, contre un taux de couverture estimé à 40%. Aldjouma Cissé Ibrahim a précisé que ce taux est d’environ de 1% en milieu rural. Face à ces défis énergétiques, le représentant nigérien chargé de la planification au niveau de la Société nigérienne d’électricité a fait savoir que l’Etat nigérien a adopté une stratégie nationale visant à doubler le taux d’accès actuel à l’électricité, d’ici à 2023. Selon lui, la mise en œuvre de cette stratégie nationale verra la réalisation, à travers le pays, de centrales solaires et hydrauliques. Au Mali également, l’électricité est un bien rare. L’ambition du, selon la directrice nationale de l’Energie, Mme Théra Aminata Fofana, est de couvrir à 100% le territoire national en électricité. « Mais pour le moment, cette vision est loin d’être une réalité », a avoué Mme Théra. Pour l’atteindre, elle a listé plusieurs projets en cours de réalisation. Elle a, entre autres, cité l’interconnexion Guinée-Mali qui permettra au Mali d’importer, au moins 150 MW de la Guinée. « La ligne Sikasso-Bougouni-Sanankoroba-Bamako renforcera les capacités énergétiques du Mali », a assuré Mme Théra Aminata Fofana. Ajoutant que plusieurs centrales solaires et thermiques seront construites sur l’ensemble du territoire national. ABM/MD (AMAP)
Inclusion financière : La finance islamique, un outil efficace
Bamako, 27 novembre (AMAP) Acteurs de la finance, décideurs politiques, membres de la société civile, représentants d’institutions nationales et internationales réunis, lundi, à Bamako, participent à un atelier national d’information et de diffusion sur la pratique de la finance islamique pour relever le défi de l’inclusion financière, a constaté l’AMAP. Organisées par le ministère de la Promotion de l’Investissement privé, des Petites et moyennes entreprises et de l’Entrepreneuriat national, ces assises, présidée la chef de ce département, Safia Boly, a enregistré la présence des représentants du Haut conseil islamique du Mali (HCIM), de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), des consommateurs et de la mairie de la commune III. Cette session intervient à un moment où la promotion de l’inclusion financière apparaît comme une priorité en matière d’actions de développement et de lutte contre la pauvreté, dans plusieurs pays notamment ceux en voie de développement. C’est ainsi que le Mali a adopté, en juin 2016, la Politique nationale de développement de la microfinance et son Plan d’actions visant à « favoriser un accès large et diversifié aux services financiers et protéger les clients ». La BCEAO a, quant à elle, amendé la Loi cadre portant réglementation des Systèmes financiers décentralisés (SFD) pour permettre à ces structures de réaliser des opérations de finance islamique, à titre principal ou de manière exclusive. La concrétisation d’une telle volonté passe nécessairement par l’information des populations, la formation des acteurs opérationnels et l’implication des décideurs. Cela, en vue de mieux saisir les opportunités d’affaires et d’investissement en finance islamique. D’où la tenue de la présente rencontre. Ainsi, du 25 au 27, ces acteurs échangeront sur : les enjeux de la micro-finance, le cadre conceptuel de la finance islamique et les expériences d’institutions bancaires en la matière. Ils sont aidés pour ce faire par des experts internationaux. Invité à animer une thématique dans ce cadre, l’expert Sidi Bouaré trouve très faible le taux de bancarisation dans le secteur de la microfinance. Les raisons de cette faiblesse sont d’ordre culturel ou cultuel. « En ce sens qu’une part importante de la population ne semble pas avoir foi en la finance classique ou conventionnelle qu’elle considère interdite par la religion musulmane », a encore dit le directeur général de la Caisse d’intermédiation et de développement (CID Amanah finance Sa). « D’office, une part non négligeable de la société, qui pourrait être bancarisée par la finance islamique, se trouve exclue du système classique », déplore le spécialiste. Pour lui, en leur offrant un système financier conforme à leur conviction religieuse, ces clients potentiels forclos pourront contribuer à l’économie nationale grâce à leur épargne. Le mode de financement privilégié par la finance islamique qui « pourrait mobiliser plus de 500 milliards de Fcfa par an », répond à ce besoin légitime de nos populations, estime le directeur de la caisse intervenant dans la finance islamique. « Car, a-t-il ajouté, la finance islamique est basée sur le partage de risques ». En la matière, elle peut, à travers le mode de financement participatif, accompagner les opérateurs économiques, les PME/PMI qui peinent à se développer, faute de moyens suffisants, en leur apportant conseils et suivi, en plus de l’argent. Abondant dans le même sens, Safia Boly avait, dans son allocation d’ouverture, reconnu « les opportunités qu’offre la finance islamique sont multiples et variées ». Elle contribue non seulement à l’inclusion financière de nos populations, à la stabilité du système financier mais, aussi et surtout, à la résilience des structures financières. Elle demeure, aussi, encore de nos jours, un outil privilégié dans l’atteinte des objectifs de réduction de la pauvreté et de création d’emplois, a insisté la patronne du département. Et la ministre d’ajouter : « Composante essentielle du secteur financier, la finance islamique constitue un axe stratégique majeur dans les politiques publiques » dont l’objectif est de favoriser l’accès de tous au système financier. « Pour ce faire, les recommandations de cette session permettront, de répondre au mieux aux besoins en produits et services financiers pour le développement des secteurs sociaux », a dit Safia Boly. CMT/MD (AMAP)
Mopti : Les journalistes sensibilisés sur les reportages en temps de guerre
Mopti, 27 novembre (AMAP) Le séminaire de formation sur la sécurité des journalistes, les reportages sensibles aux conflits, les directives éthiques et les réalités migratoires au profit d’une vingtaine de journalistes, a pris fin, vendredi dernier, à Sévaré, près de Mopti (Centre). Les participants ont échangé sur le contexte sécuritaire du Mali, en lien avec la sécurité des journalistes, exploité des modules sur les techniques de reportage en situation de conflits. Ils ont, aussi, traité des thématiques sur les bonnes pratiques de la communication, en période de crise, le droit des migrants et le respect des règles liées à l’éthique. « A travers les exposés sur l’analyse du contexte sécuritaire de notre pays, les bonnes pratiques du journalisme en période de guerre à savoir : l’exactitude, l’impartialité et la responsabilité, vous avez été outillés pour bien exercer votre métier de manière professionnelle. Pour ces raisons je suis très satisfait et je me permets de dire que le rendez-vous de Sévaré a été une réussite », a déclaré le premier vice-président de la Maison de la presse,Daouda Mariko. « Je suis ici à cet atelier délocalisé à Sévaré pour apporter le message de soutien et de solidarité de l’ensemble des membres du gouvernement, en premier celui du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, à nos populations qui vivent au quotidien dans l’insécurité qui nous est imposée, dont le thème intéresse aujourd’hui la presse sous l’angle de la sécurité du journalisme sensible aux conflits », a indiqué le ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré qui a présidéla cérémonie de clôture. « Ce séminaire est destiné à vous outiller pour le reportage en temps de guerre. Nous sommes en guerre, nous devons donc construire une véritable communication de guerre. Une communication qui rassure les populations, qui renforce le moral de nos troupes partout, où elles se trouvent dans les casernes, au front, à l’extérieur et qui déstabilise l’ennemi », a déclaré le ministre Sangaré. Il a, en outre, appeler les journalistes à construire, à travers leurs articles, reportages et toutes couvertures des questions militaires, « la paix dans l’esprit des hommes et des femmes du Mali », avant de remercier les partenaires : l’UNESCO, la coopération italienne et la MINUSMA « Contribuer au renforcement des connaissances des acteurs des médias venus de toutes les régions et du district de Bamako sur les comportements à adopter dans la collecte des informations sensibles, les techniques de reportage en situation de conflits et les droits des migrants en vue de susciter l’adoption de bonnes pratiques », tel était l’objectif que s’est assigné la Maison de la presse du Mali en organisant ce séminaire de formation à l’intention des acteurs de la presse orale et écrite privée du Mali. Mise en œuvre en collaboration avec le ministère de la Communication, l’initiative a bénéficié de l’appui de l’UNESCO, de l’Agence italienne pour la coopération au développement et de la MINUSMA. La rencontre s’est déroulée en présence du directeur de cabinet du gouverneur, Kantara Diawara, de la cheffe de bureau de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à Mopti, Fatou Dieng Thiam. DC/MD(AMAP)
9è Réunion de la commission tripartite : Mali, Burkina et UNHCR restent mobilisés pour les déplacés
Bamako, 27 novembre (AMAP) La 9è réunion tripartite, de la commission pour une gestion efficiente des déplacés mis en place par le Mali, le Burkina Faso et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), s’est tenue, mardi 26 novembre à Bamako, dans le cadre du dialogue régional de protection et de la recherche des solutions pour le déplacement forcé dans le Sahel. Les travaux, qui se sont déroulés, conformément à l’accord signé entre les trois parties, en 2015, sur le rapatriement volontaire des réfugiés maliens vivant au Burkina Faso, avaient pour objectif, entre autres la signature des documents finaux, la réalisation d’un rapport, l’élaboration d’un plan de travail actualisé et l’adoption d’un communiqué conjoint. La cérémonie officielle était coprésidée par le secrétaire général du ministère de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, Salifou Maïga, le chef de la délégation du Burkina Faso, Sinka Seydou, et la représentante de UNHCR, Mme Angèle Djohossou, en présence des représentants des trois parties et ambassadeur du Burkina Faso au Mali, Lougué Kodio. Salifou Maïga a, au nom du gouvernement, salué l’engagement du Burkina Faso et le HNHCR pour la gestion des déplacés. La mise en place des activités tripartite a été renforcée par la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, signé en mai et juin 2015. Depuis, la commission tripartite et le groupe de travail technique poursuivent le processus de mise en ouvre du rapatriement organisé des réfugiés du Mali dans les trois pays d’asile. L’espoir est permis avec la mise en ouvre du Plan de sécurisation intégré des régions du centre (PSIRC) qui consiste à revitaliser l’Administration, le retour des services sociaux de base et le renforcement de la couverture humanitaire. Ce plan de sécurisation intégré pourra compter sur la Force conjointe du G5-Sahel en vue de pacifier la région et favoriser le retour des réfugiés. M. Maiga a souligné que des résultats particulièrement édifiants ont été obtenus. A la date du 30 septembre, 74.402 Maliens ont été rapatriés tandis que 138.402 sont encore réfugiés dans les pays limitrophes dont 25.719 au Burkina Faso, 56.184 en Mauritanie et 56.499 au Niger. Le chef de la délégation burkinabè, Sinka Seydou, a expliqué le contexte actuel de son pays marqué par des attaques terroristes. « Ces attaques mettent à mal la quiétude des populations, entrainant une situation humanitaire difficile marquée par l’accroissement du nombre de déplacés dont près de 600.000 déplacés internes et 26.000 réfugiés maliens », a-t-il dit. Il a soutenu que son pays continuera son plaidoyer pour la promotion de la paix et de la sécurité, le renforcement des capacités du G5 Sahel. Quant à la représentante du UNHCR, elle a salué l’engagement des trois parties. Cette régularité des réunions, la 9è du genre, témoigne de l’engagement des autorités maliennes et burkinabè dans la recherche de solutions durables à la situation des refugiés maliens accueillis par le Burkina Faso. AS/MD (AMAP)
Icône de l’intégrité 2019 de Accountibility Lab : Mme Coulibaly Aminata Goita à l’honneur
Bamako, 27 novembre (AMAP) Le médecin chef au district sanitaire de Sikasso, Mme Coulibaly Aminata Goita, a été distinguée la fonctionnaire la plus intègre du Mali en 2019 et présentée au public, samedi, lors du Gala annuel du programme Integrity Icon Mali 2019 de Accountibility Lab, tenu à cet effet. L’intronisation à laquelle ont participé les ministres de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Logement social, Hama Ould Sidi Mohamed Arbi, des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile, Amadou Thiam, et de la Justice et de Droits de l’Homme, Me Malick Coulibaly, a été marquée par la présence des ambassadeurs des Pays-Bas, Jolke Folkert Oppewal, du Canada au Mali, Louis Verret, et de plusieurs autres invités. Accountibility Lab est une Organisation non gouvernementale œuvrant dans le domaine de la transparence, la gouvernance, la lutte contre la corruption etc. A travers le Programme Integrity Icon Mali, elle identifie et célèbre, chaque année, les fonctionnaires intègres de l’Administration publique. Pour ce faire, les populations de toutes les régions du Mali votent par message ou en ligne, en plus du vote du jury. Pour cette édition, le public a dû départager quatre nominés finalistes. Issa Traoré, directeur du centre de l’Energie du Mali (EDM) du cercle de Dire (régions de Tombouctou) ; Mariam Bamba, conseillère pédagogique à Dioila (Région de Koulikoro), Abdoulaye Diakité, agent forestier à Koro dans la Région de Mopti et Mme Coulibaly Aminata Goita, médecin chef au district sanitaire de Sikasso qui a recueilli le plus grand nombre de votes. Intervenant après la réception de son prix, la lauréate a invité les Maliens « au travail bien fait et exécuté dans les règles de l’art ». Car, a dit Mme Coulibaly Aminata Goita, « c’est l’intégrité, la loyauté dans le service fourni aux usagers qui feront décoller notre pays vers le développement. « Je ferai tout pour que d’autres personnes intègres soient aussi célébrées », s’est-elle engagée. Avant de promettre qu’elle ne cessera jamais de bien faire son travail pour l’exécution duquel « je suis payée par le contribuable malien ». Pour sa part, le directeur de Accountability Lab Mali, Moussa Kondo, a rappelé que célébrer ces hommes et femmes est un devoir. Car, pour lui, il s’agit de promouvoir la bonne gestion de la chose publique. « Ces hommes et femmes, qui travaillent au quotidien dans des faibles conditions pour que les usagers de l’administration puissent avoir accès aux besoins les plus élémentaires tels que aller à l’école, être soigné ou protégé etc. , méritent une reconnaissance », a insisté Moussa Kondo. Pour y arriver, l’ambassadeur des Pays-Bas, Jolke Folkert Oppewal, a réitéré l’accompagnement de son pays au programme. Qui, selon lui, cadre bien avec la stratégie de développement de l’Ambassade des Pays-Bas au Mali. « La corruption, le manque d’intégrité et l’absence d’un Etat de droit, sont des défis majeurs auxquels le Mali est confronté », a noté le diplomate. Le ministre Me Malick Coulibaly a salué les efforts du lauréat 2018 en matière de promotion de la bonne gouvernance. L’ambassadeur du Canada, Louis Verret, a rappelé que l’intégrité est l’une des valeurs fondamentales de la fonction publique. Selon lui, le fonctionnaire doit réunir et renforcer la confiance publique en lui. « Cela avec intégrité et impartialité », a invité l’ambassadeur canadien au Mali qui a salué les efforts enclenchés par le Mali dans la lutte contre la corruption et la mal gouvernance. Précisons que chacun des quatre finalistes a reçu la somme symbolique de 200.000 Fcfa. ABM/MD (AMAP)
Relance du processus de paix : La médiation internationale à l’écoute du gouvernement
Bamako, 27 novembre (AMAP) La médiation internationale dans la crise malienne et le gouvernement, ont tenu, lundi, dans la salle de réunion du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, une importante rencontre sur la levée des blocages à la tenue régulière des réunions du Comité de suivi de l’Accord (CSA) pour la paix et la réconciliation. A l’ouverture de la réunion à huis clos, le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), Mahamat Saleh Annadif, a dit que la médiation internationale a sollicitée du gouvernement cette rencontre, après une autre, pour analyser la situation. Selon lui, ils ont trouvé que la mise en œuvre de l’Accord est dans une certaine impasse « car depuis sa signature, c’est la première fois que la réunion du CSA n’est pas tenue depuis trois mois ». Mais avant de rencontrer les autres signataires de l’Accord, ils ont jugé important de rencontrer, d’abord, le gouvernement. L’objectif étant de l’écouter et, ensuite, apporter la contribution de la médiation pour faire bouger les choses. Dans son discours introductif, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiebilé Dramé, indiqué que la médiation internationale a souhaité que la rencontre aborde une question spécifique, sans être fermée aux autres, à savoir comment accélérer le déploiement de la nouvelle Armée reconstituée dans la Région de Kidal. Selon le chef de la diplomatie malienne, c’est une question extrêmement importante qui détermine tout le reste du processus. « Le gouvernement s’est réuni pour se préparer sur cette question parce qu’elle est prioritaire pour le président de la République », a-t-il déclaré, soulignant que chacun sait ce que cette question représente, en termes d’impératifs de souveraineté nationale et politique. Pour lui, l’autre question porte sur les réformes politiques et institutionnelles. en particulier, la révision de la Constitution. Mais, il estime qu’elles sont intimement liées au déploiement des Forces de défense et de sécurité reconstituées dans la Région de Kidal. KIDAL – Parlant de la non-tenue de la réunion du CSA, depuis la tentative avortée à Kidal, M.Draméa révélé que, depuis cette période, des efforts sont en cours pour maintenir un canal de communication avec les leaders des mouvements signataires de l’Accord. Il a fait savoir que d’importants responsables des mouvements du Nord sont présents à Bamako et des rencontres ont eu lieu avec eux. Et les échanges se poursuivent, non seulement, avec le président de la République mais, également, avec le gouvernement et les représentants de la communauté internationale. « Ce qui, selon lui, voudrait dire qu’il y a une nouvelle ambiance à Bamako ». Le ministre Dramé a ajouté que la phase finale du Dialogue national inclusif est en vue. Il a souhaité que les leaders des mouvements signataires annoncent leur participation à ce débat national. Mais aussi que des mesures importantes soient prises pour le déploiement des Forces armées maliennes dans la Région de Kidal. Pour le chef de la diplomatie, le retour de l’Armée symbolisera plus que tout autre, la reconnaissance de l’intégrité territoriale du Mali. Il a exprimé l’empressement du Mali à passer à cette nouvelle étape, en déployant les premières unités sorties depuis le mois de septembre. LEVEE DES BLOCAGES – A l’issue de cette rencontre, qui a duré près de deux heures, le chef de la MINUSMA a fait remarquer que, depuis la signature de l’Accord, c’est la première fois que les sessions du CSA ne se sont pas tenues, régulièrement. C’est pourquoi, la médiation internationale, essaie de faire avancer les choses. Le premier pas dans ce sens a été de rencontrer le gouvernement. Ensuite, elle va rencontrer les responsables des mouvements pour obtenir leur adhésion. « Lors de la présente réunion, toutes les questions importantes et qui vont constituer des avancées dans la mise en œuvre de l’accord ont été abordées », a-t-il précisé. Enfin, Mahamat Saleh Annadif a dit que des démarches sont en cours pour que la réunion du CSA puisse se tenir « dans les plus brefs délais avec à l’ordre du jour, des points substantiels pour faire avancer la mise en œuvre de l’Accord ». Pour sa part, Tiebilé Dramé a souligné que cette réunion visait à relancer le processus. Selon lui, il n’y a pas eu de réunion du CSA à Kidal, en septembre, mais jamais, le dialogue inter-Maliens n’a été aussi intense que pendant cette période. « A cet effet, des canaux de communication ont été établis entre la partie gouvernementale, les leaders de la CMA et de la Plateforme a-t-il dit. Pour le ministre Dramé, « il y a, aujourd’hui, une compréhension commune et les divergences se réduisent ». A noter que la rencontre s’est déroulée en présence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, des ambassadeurs des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité, des représentants de l’Union européenne9UE), de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union africaine(UA), de l’Algérie, chef de file de la médiation internationale, du Nigeria, du Niger, du Burkina Faso et de la Mauritanie qui sont les vice-présidents de cette médiation. DD/MD (AMAP)
Accès à Internet : les resquilleurs de wifi
Par Fadi Cissé Bamako, 27 novembre (AMAP) Ce sont des jeunes filles et garçons qui squattent les réseaux sans fil des services publics et des particuliers. Ils n’hésitent pas à utiliser des méthodes de hacker pour percer les codes de connexion. Selon Wikipédia, le WI-FI est un ensemble de protocoles de communication sans fil qui permet de relier par ondes radio plusieurs appareils informatiques (ordinateurs, routeurs, smartphones, modems Internet, etc.) au sein d’un réseau informatique afin de permettre la transmission de données entre eux. Ainsi, la portée peut atteindre plusieurs dizaines de mètres (généralement entre une vingtaine et une cinquantaine de mètres) s’il n’y a aucun obstacle gênant (mur en béton par exemple) entre l’émetteur et l’utilisateur. Des fournisseurs d’accès à Internet peuvent aussi établir un réseau Wi-Fi connecté à Internet dans une zone à forte concentration d’utilisateurs (gare, aéroport, hôtel, train, etc.). Selon Wikipédia, ces zones ou points d’accès sont appelés bornes ou points d’accès Wi-Fi ou « hot spots ». Ces points d’accès sont, de plus en plus, recherchés par les jeunes pour se connecter à Internet. Et très souvent sans en avoir l’autorisation. Pour ce faire, ces jeunes filles et garçons passent beaucoup de temps à roder dans les alentours des maisons et services dotés de Wi-Fi. Un samedi matin du mois d’octobre, notre équipe de reportage a fait le constat derrière les murs de l’hôtel Sheraton, non loin de l’ACI 2000. Tout autour, de jeunes gens garent leurs engins à deux roues. Certains se faufilent entre les fleurs et arbres qui embellissent les lieux. Débout, le nez dans l’écran de leurs Smartphones, les uns et les autres se connectent aux multiples Wifi que le centre met à la disposition des clients et autres visiteurs. Comme eux, d’autres personnes sont assises de l’autre côté de la route, à moins de 10 m de la clôture de l’édifice. Têtes baissées, les regards rivés sur les écrans de leurs téléphones portables, ces jeunes gens semblent manquer de temps pour s’échanger quelques mots avec des personnes physiques. Ces individus, tous comme les cambistes, qui opèrent autour de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), utilisent toute sorte d’astuces pour disposer le code Wifi de cet établissement public. Pour pouvoir se brancher sur le réseau de l’AMAP, ils n’hésitent pas à nouer des relations avec des travailleurs du service. Un comportement nouveau qui étonne un vieux boutiquier, installé non loin de l’hôtel Sheraton. D’après le témoignage de ce vieil homme, qui n’a pas voulu être cité, ces jeunes sont accros à leurs appareils, du matin jusqu’au soir. Pour lui, chacun d’entre eux, tenant son téléphone en main, vient uniquement pour télécharger des choses sans importance ou envoyer des vocales sur WhatsApp. « Rares sont ceux qui viennent pour faire des recherches dans le cadre des études ou de l’éducation. Certains, plus malicieux et très futés, creusent souvent des petits trous dans le mur de clôture pour, disent-ils, accéder rapidement à la connexion Wifi », révèle-t-il. 2000 FCFA – Comment font-ils pour ce connecter à un Wifi dont ils n’ont pas le code d’accès ou mot de passe ? En réponse à cette question, un membre du groupe pointe du doigt un autre, qui semble être le cerveau du groupe. Interrogé, ce dernier rétorque sans hésitation : « Il faut débourser 2000 Fcfa pour avoir accès au code ». Car, ajoutera le jeune homme, il est indispensable de disposer d’une certaine connaissance informatique pour déchiffrer le code d’un réseau de connexion. Il poursuivit son récit en soutenant qu’avec les 2000 Fcfa, l’intéressé peut se connecter à souhait pendant une semaine. Passé ce délai, le client peut se connecter à nouveau en payant le même montant. « Grâce à ces petites sommes, que je gagne par jour, je peux subvenir à certaines de mes dépenses : paiement de crédits pour le téléphone, achat de nourriture et de carburant pour mes déplacements etc. », explique le jeune de 22 ans. Des pratiques similaires sont, de plus en plus, légion dans plusieurs quartiers. Quand vous voyez des groupuscules de jeunes installés calmement derrière une famille dotée d’internet, ne cherchez pas loin. En les approchant, vous les surprendrez en train de télécharger des vidéos ou de chatter avec leurs correspondants en utilisant le Wifi le plus proche. Un tour à Djicoroni-Para suffit pour en avoir le cœur net. Devant une concession, dans ce quartier périphérique de Bamako, des jeunes forment un « Grin ». Ce groupe de causerie entre amis, généralement autour du thé, semble, ici, prendre son sens. Connectés au Wifi à proximité, certains d’entre eux envoient des messages vocaux, via WhatsApp, à des amis. Tandis que d’autres, les têtes baissées, pianotent sur les claviers de leur Smartphone pour écrire et envoyer des messages. Le même scénario se répète de l’autre côté, en dépit des odeurs nauséabondes que dégagent les caniveaux, rendant ainsi difficile la respiration. Ahmed Mangara, propriétaire du Wifi, affirme qu’il change de code, régulièrement, mais les jeunes resquilleurs arrivent toujours à pirater son réseau. Pour lui, les jeunes manipulent la technologie avec dextérité. « Ils découvrent, chaque jour, de nouvelles choses sur les sciences que nous, les vieux, nous ne savons pas. Je change de code, presque chaque jour, mais ils arrivent à me contourner en trouvant un moyen de le détecter. Je ne sais plus que faire », déplore-t-il, l’air déçu. Pour Ibrahim Cissé, ingénieur réseau responsable informatique, pour trouver les mots de passe Wifi, les jeunes utilisent de nos jours plusieurs méthodes, à savoir le recours à des applications comme Wifi password, Wifi hacker… Ceux-ci peuvent facilement découvrir certains mots de passe Wifi. « Il y a certains, notamment, les plus malins qui vont essayer d’avoir un des équipements connectés à votre Wifi, par exemple un ordinateur qui est déjà connecté ou votre propre téléphone », révèle-t-il. Par ailleurs, il existe des artifices pour sécuriser son code Wifi. A ce propos, l’ingénieur Cissé conseille de solidifier les mots de passe, en utilisant des caractères spéciaux comme : ? / @ – + etc. qui sont plus difficiles à déchiffrer par les applications mobiles. FC/MD (AMAP)
Camp de cantonnement de Soufroulaye : 352 ex-combattants terminent la première phase du DDR spécial
Bamako, 27 novembre (AMAP) La première phase du processus de Démobilisation-Désarmement-Réinsertion (DDR), qui concerne 352 ex-combattants, volontairement désarmés, parmi lesquels figurent 17 femmes, issus des groupes armés, a pris fin, mardi matin, à Soufroulaye, près de Mopti (Centre), par une cérémonie sous la présidence du chef du gouvernement, Dr Boubou Cissé, indique un texte de la Primature. Dans son discours, en présence du gouverneur de la Région, le général Abdoulaye Cissé, du président de la Commission nationale DDR, Zahabi Ould Sidi Mohamed, et de la représentante adjointe du Secrétaire général des Nations Unis au Mali, Mme Mbaranga Gasarabwe, le Premier ministre a rappelé qu’il y a, seulement quelques semaines, il avait procédé à Soufouroulaye même, au lancement du programme de démobilisation des combattants à l’effet de réduire la violence communautaire. «J’avais promis de revenir, rapidement, pour constater l’évolution du processus, des progrès réalisés et m’enquérir des défis», a-t-il indiqué. Dr Boubou Cissé a, aussi, indiqué qu’à travers sa présence à cette cérémonie, « le gouvernement tient à réaffirmer l’ordre des priorités politiques élevées que le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, accorde à la conduite du processus du DDR ». «Je repars d’ici réconforté par l’engagement et l’adhésion des populations à s’inscrire dans ce processus politique dont la finalité est de rendre leur environnement plus sûr en les débarrassant des instruments de violence que constitue la circulation des armes», a affirmé Dr Boubou Cissé, tout en félicitant les communautés de la Région de Mopti pour leur adhésion et en les encourageant à poursuivre leur engagement pour garantir la réussite du processus. Pour le chef du gouvernement, au-delà du processus de désarmement, le programme a permis de créer une dynamique nouvelle, un climat fédérateur et de confiance impliquant toutes les communautés de la région. «Le président de la République m’a chargé de dire aux populations de Mopti que ce programme est le leur, et que sa réussite dépendra de leur adhésion massive et de leur mobilisation continue ». En outre, le Premier ministre a déclaré venu dire « aux populations et à tous les acteurs engagés dans ce processus que le président de la République a donné des orientations stratégiques que le gouvernement a consignées dans le document de stratégie du Centre, dans le cadre de la gestion de la crise que connait cette partie de notre pays ». Selon lui, la mise en œuvre de cette stratégie est en cours pour adresser de manière globale les défis qui se posent à cette région. Elle concerne les réponses de court terme et ceux du long terme, à savoir la réponse humanitaire d’urgence, le désarmement, la réconciliation nationale, le développement économique. Confiant, le Premier ministre a remercié tous les acteurs impliqués dans le processus de DDR et a lancé un appel à l’ensemble des forces vives pour un retour définitif de la paix et de la sécurité. Après avoir entonné l’hymne national du Mali avec les 352 ex-combattants, le chef du gouvernement a visité le dépôt d’armes et minutions rendus par les ex-combattants, lors de leur enregistrement au programme. Il a, également, visité les ateliers d’apprentissage de métiers destinés à ceux qui bénéficieront d’un programme de réinsertion socio-économique (formation et financement d’activités génératrices de revenus) lors de la seconde phase du DDR. L’enrôlement au sein des Forces armées maliennes (FAMa), pour ceux qui le souhaiteront, se fera sur la base d’un processus tel que défini dans le décret fixant les modalités d’intégrations pour les ex-combattants. MD (AMAP)
La sécurité des journalistes, les reportages sensibles aux conflits, les directives éthiques et les réalités migratoires au centre d’un atelier
Bamako, 27 novembre (AMAP) La cérémonie de clôture de l’atelier sur la sécurité des journalistes, les reportages sensibles aux conflits, les directives éthiques et les réalités migratoires, a été présidée le 22 novembre dernier, par le Ministre de la communication, Yaya Sangaré à Sévaré, a constaté l’AMAP. Initiée par l’UNESCO Mali, cette formation s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre du projet « autonomiser les jeunes en Afrique à travers les médias et la communication », financé par la coopération italienne à travers l’UNESCO en partenariat avec le département de la communication et la maison de la presse. « Nous devons construire une véritable communication de guerre, une communication qui rassure les populations, qui renforce le moral de nos troupes, partout où elles se trouvent (casernes, front, à l’extérieur), qui déstabilise l’ennemi », a déclaré le ministre Sangaré. Yaya Sangaré a soutenu que le moral des troupes ne doit pas être sapé en cette période de guerre contre les forces terroristes. « J’ai lancé cet appel aux hommes et femmes de médias par rapport à ce que traverse notre pays en ce moment. Évitons de saper le moral de notre armée par nos articles qui ne doivent que les réconforter en ces temps de guerre, qui tranchent avec toute déontologie et qui font le jeu de nos ennemis. Nous sommes en guerre. » a conclu le ministre de la communication. La cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de région, le Général Abdoulaye Cissé, des représentants de l’UNESCO, de la Maison de la Presse et de plusieurs journalistes venus du District de Bamako, de Mopti et de nombreuses localités du pays. KM (AMAP)

