Mission médicale chinoise au Mali : Une coopération en bonne intelligence
Par Bréhima DOUMBIA Bamako, 28 novembre (AMAP) La Mission médicale chinoise apporte une plus-value aux prestations de l’Hôpital du Mali où de grands spécialistes chinois mettent leurs expertises au service des malades et autres usagers du seul établissement hospitalier, véritable fleuron de la coopération médicale sino-malienne, sur la rive droite, dans la capitale malienne, Bamako. Selon le chef de la Mission médicale chinoise, Jiang Yihua, ell exerce en bonne intelligence avec les praticiens maliens dans les différentes spécialités (médecine interne, gynécologie, chirurgie, pharmacie, ORL, ophtalmologie, endoscopie, traumatologie, radiothérapie, imagerie médicale, acupuncture, et autres). La 26è Mission médicale chinoise, composé de 24 praticiens, consulte au moins 120 malades par jour et délivre autant d’ordonnances servies, gratuitement, à la pharmacie tenue par l’équipe médicale chinoise. Mais le malade doit, préalablement, prendre un ticket de consultation à 3.500 Fcfa pour pouvoir bénéficier de médicaments de spécialité requis pour sa prise en charge et qui, ailleurs, lui coûteraient trois ou quatre fois le prix de la consultation. L’équipe médicale chinoise dispose d’un stock important de molécules assez variées. Il y a 250 types de molécules disponibles, selon Jiang Yihua. Le stock de médicaments, de consommables et d’équipements médicaux est renouvelé une fois par an par la partie chinoise. Les médecins chinois consultent, opèrent et réalisent aussi des actes d’exploration et de diagnostic. Il ressort des statistiques fournies par l’équipe médicale chinoise que de l’arrivée de cette 26è mission, en janvier à novembre, elle a accompli un peu plus de 500 interventions chirurgicales et autres actes de diagnostic. Les chirurgiens chinois interviennent, en collaboration avec des praticiens qui s’améliorent avec cette expertise. Au niveau du centre d’oncologie et de radiothérapie (une unité destinée à la prise en charge des malades cancéreux en nécessité de radiothérapie), un physicien médical chinois intervient dans une spécialité qui serait rare, même à l’échelle planétaire. L’Hôpital du Mali a envoyé, avec le soutien financier de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), deux agents en formation en Italie qui, à leur retour, enlèveront une épine du pied de l’administration hospitalière qui a fait le paris d’administrer des soins de qualité aux Maliens. Parce que, sans physicien médical, il ne saurait y avoir de radiothérapie parce que c’est ce spécialiste qui, à partir d’une console calibre les constantes de l’accélérateur lunéaire (un équipement de pointe de la radiothérapie) pour effectuer la radiothérapie. Au niveau du service de traumatologie, les spécialistes chinois, officient, en tandem, avec leurs collègues maliens. Le chef de la Mission médicale chinoise, a salué l’exemplarité de la coopération médicale sino-malienne qui date de plus de 50 ans. Il a indiqué que l’équipe médicale chinoise et les médecins maliens travaillent, en symbiose, pour une meilleure prise en charge des patients de l’Hôpital du Mali. Pour le directeur général de l’Hôpital du Mali, Ousmane Attaher Dicko, l’apport des praticiens chinois est incommensurable. Les médecins travaillaient à Markala, Kati et Sikasso. Mais depuis 2010, ils n’officient plus qu’au niveau de l’Hôpital du Mali. « Malgré les barrières culturelles et de la langue, les médecins chinois travaillent en harmonie », a expliqué M. Dicko, avant de féliciter l’équipe médicale chinoise pour les soins de qualité qu’elle délivre et les praticiens maliens pour avoir bien intégrer les médecins chinois. « Nous avons fait le pari de créer un climat serein, une bonne ambiance de travail pour faciliter la collaboration avec les médecins chinois », a succinctement rappelé Ousmane Attaher Dicko. Il est utile de préciser que les missions médicales chinoises séjournent désormais une année et demi dans notre pays. Elles restaient, auparavant, deux ans. BD/MD (AMAP)
Mali- UNICEF : Revue annuelle de la coopération sur la Communication pour le développement et la communication externe
Bamako, 28 novembre (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la revue annuelle de la coopération Mali – UNICEF sur la Communication pour le développement (C4D) et la communication externe (CE), a été présidée mercredi à l’Hôtel Sheraton de Bamako, par le secrétaire général du ministère de la Communication, chargé des Relations avec les institutions, Porte-parole du gouvernement Mamadou Hady Traoré, a constaté l’AMAP. C’étai en présence du chef de la section C4D de l’Unicef, Bouraïma Konaté, de plusieurs responsables de l’Agence Malienne de Presse et de Publicité (AMAP), de l’Office de radiodiffusion télévision du Mali (ORTM, de la maison de la Presse et de nombreux autres invités. Il s’agissait de faire avait l’état de la mise en œuvre des recommandations de la précédente revue, la présentation de la composante CE et C4D et celle des axes stratégiques du nouveau descriptif du programme pays (CPD) 2020-2024. Le représentant du ministre de la Communication a rendu hommage à l’Unicef pour son accompagnement constant avant de rappeler que les droits des enfants sont menacés dans les domaines de la sécurité et de l’éducation. Hady Traoré a enfin soutenu que la revue permettra d’évaluer les acquis et de cibler les perspectives pour un meilleur avenir des enfants. Bouraïma Konatéde l’UNICEF a saisi l’occasion pour rappeler que la revue de la composante C4D-CE s’inscrit dans un cadre de partenariat entre l’Unicef et notre gouvernement. « C’est dans cette dynamique qu’il y a eu une première planification en 2015 sur 5 ans en vue de voir avec tous les acteurs de ce secteur les priorités du pays qui devraient être mises en œuvre pour atteindre des résultats importants » a-t-il conclu. La Communication pour le développement (C4D) est un moyen de renforcer l’amélioration de la santé, la nutrition et autres résultats sociaux essentiels pour les enfants et leurs familles. MD/KM (AMAP)
La coopération transfrontalière entre le Mali et la Guinée au centre des discussions à Koulikoro
Koulikoro 28 novembre (AMAP) La cérémonie de signature des textes juridiques de groupement local Yanfolila, Kangaba (Mali), Mandiana et Siguiri (Guinée), a été présidée mardi à Koulikoro, par le chef de cabinet du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation Hamidy Belco Maïga, a constaté l’AMAP. La rencontre s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre de l’appui au programme frontière de l’union africaine(PFUA) financé par le ministère fédéral Allemand des affaires étrangère avec l’appui technique de la GIZ. Elle avait pour objectif de procéder à la signature officielle des documents juridiques du groupement local de coopération transfrontalière Yanfolila-Mandiano d’une part et de Siguiri- Kangaba d’autre part. Hamidy Belco Maïga a exhorté les acteurs de ce projet, comités inter régionaux de pilotage et des commissions techniques mixtes de mise en œuvre des activités de coopération transfrontalières des deux pays à rester engager dans cette dynamique pour contribuer le plus efficacement possible aux préoccupations de sécurité et de développement des zones frontalières communes. « Notre présence à Koulikoro s’inscrit dans la tradition de bon voisinage, exprime à la fois la solidarité profonde entre nos deux peuples et concrétise les relations d’amitié et de fraternité entre nos deux chefs d’Etat, qui sont entrain de marquer d’une empreinte particulière leur contribution à la consolidation et au renforcement de l’unité de nos populations à travers la coopération transfrontalière » a déclaré le chef de la délégation Guinéenne, Fadama Itala Kourouma. Le programme frontière de l’union africaine(PFUA) vise à favoriser la paix, la sécurité et la stabilité et à faciliter l’intégration socio économique et le développement durable de l’Afrique. La cérémonie s’est déroulée en présence du coordinateur régional GIZ du projet d’appui au Programme Frontalier de l’Union Africaine (PFUA), Gérome Dakouo, des responsables politiques et administratifs des cercles et communes des deux pays concernés AM/KM (AMAP)
Florence Parly à Gao pour rendre hommage aux militaires français décédés
Gao, 28 novembre (AMAP) La ministre française des Armées, Florence Parly est arrivée mercredi à Gao où elle a rendu un vibrant hommage aux 13 militaires français décédés dans un accident d’hélicoptères mardi au cours d’une traque contre les terroristes dans le Liptako Gourma, a constaté l’AMAP. Florence Parly était accompagnée du ministre de la Défense et des Anciens combattants, Ibrahima Dahirou Dembélé, du chef d’état-major français des armées, le général François Lecointre, et du chef d’état-major français de l’armée de terre, le général Thierry Burkhard. La ministre française des Armées s’est rendue mercredi à la base de Barkhane où elle s’est recueillie sur les corps des soldats dans l’enceinte de la chapelle ardente avant d’échanger avec les militaires français pour leur réaffirmer le soutien total des autorités et du peuple français dans le combat noble au Sahel contre le terrorisme. Florence Parly a réaffirmé «à cette occasion aux militaires qui se battent contre le terrorisme au Sahel la douleur, la reconnaissance et la détermination de la nation française». Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Général Ibrahima Dahirou Dembélé a, au nom du président de la République, présenté ses condoléances les plus émues à son homologue français. « Depuis 2013, les forces françaises nous soutiennent dans la lutte contre un ennemi qui devient de plus en plus difficile à saisir» a soutenu Ibrahima Dahirou Dembélé, avant de saluer le courage des militaires de Barkhane dans leur combat contre le terrorisme dans le Sahel. Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, avait auparavant, au nom de la nation tout entière, adressé ses «condoléances les plus émues» à son homologue français, tout en précisant que ces militaires «sont morts pour la France, pour le Mali, pour le Sahel, pour la Liberté». AT/KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi, 27 novembre 2019
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi, 27 novembre 2019 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. A l’ouverture de la session, le Conseil des Ministres a observé une minute de silence à la mémoire de treize (13) militaires français décédés lors d’une opération anti-terroriste dans le Liptako Gourma, le lundi 25 novembre 2019. Le Président de la République a présenté ses condoléances les plus émues au Président de la République française et aux familles des disparus. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE L’INTEGRATION AFRICAINE Sur le rapport du ministre de l’Intégration africaine, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique du Centre national pour la Coordination du Mécanisme d’Alerte précoce et de Réponse aux Risques. La 45ème session de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, tenue le 14 juillet 2014 à Accra au Ghana, a recommandé la création dans chaque Etat membre d’un mécanisme d’alerte précoce pour gérer et régler les conflits locaux de faible intensité et renforcer l’architecture de paix et de sécurité. Le Règlement C/REG.12/12/15 relatif à la mise en place de mécanismes nationaux d’Alerte précoce et de Réponse de la CEDEAO du 14 décembre 2015, prévoit un Centre national de coordination dans chaque Etat membre. Dans ce cadre, le gouvernement a institué par Décret n°2016-006/PM-RM du 15 janvier 2016, relu par le Décret n°2017-0950/PM-RM du 27 novembre 2017, auprès du Premier ministre, le Mécanisme national d’Alerte précoce et de Réponse aux Risques sécuritaires, avec un organe permanent dénommé Centre national pour la Coordination du Mécanisme d’Alerte précoce et de Réponse aux Risques (CNAP). Le centre a pour missions entre autres : de collecter, de centraliser et d’analyser les données et renseignements fournis par les autres services de l’Etat, les Collectivités territoriales, les organisations de la société civile et toute autre source d’information ; de produire et diffuser des notes, bulletins et rapports sur les risques identifiés. L’adoption des présents projets de texte vise à renforcer les capacités opérationnelles du Centre. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative aux conclusions et recommandations de l’étude diagnostique de la Cellule de Contrôle et de Surveillance des Systèmes financiers décentralisés. Le secteur de la microfinance compte 87 systèmes financiers décentralisés composés d’unions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit, de caisses mutualistes ou coopératives de base non affiliées, d’associations et de sociétés anonymes. Les services financiers sont offerts à travers 905 agences ou guichets. Le secteur comprend 1 million 228 mille 66 membres ou clients en septembre 2019. Le taux de dégradation du portefeuille est de 8% contre la norme communautaire de l’UEMOA de 3%. Le secteur connaît également des difficultés liées entre autres, à la baisse de l’activité d’épargne, à la perte des investissements et du portefeuille ainsi qu’au resserrement des refinancements des systèmes financiers décentralisés. L’étude diagnostique réalisée, à cet effet, propose des mesures destinées notamment à : adapter le cadre institutionnel de la surveillance des systèmes financiers décentralisés à l’évolution du secteur ; renforcer les capacités de la Cellule de Contrôle et de Surveillance des Systèmes financiers décentralisés pour un meilleur encadrement du secteur de la microfinance ; anticiper les crises dans le secteur des systèmes financiers décentralisés. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE Sur le rapport du ministre de l’Agriculture, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative à la stratégie nationale de résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dénommée « Priorités-Résilience-Pays-Mali » et son plan d’actions 2020-2024. L’élaboration de la présente stratégie et de son plan d’actions s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de la 28ème réunion annuelle du Réseau de Prévention des Crises alimentaires, tenue du 4 au 6 décembre 2012 à Ouagadougou au Burkina Faso. Le Réseau de Prévention des Crises alimentaires, créé en 1985 suite à la grave crise agricole et alimentaire des années 1984-1985, a pour vocation d’entretenir et de renforcer la coordination et l’efficacité de la prévention et de la gestion des crises alimentaires. La stratégie définit la résilience comme : « la capacité des ménages, des familles et des systèmes vulnérables à faire face à l’incertitude et au risque de choc, à résister au choc et à y répondre efficacement, ainsi qu’à récupérer et à s’adapter de manière durable ». Elle a pour objectif de réduire de manière durable la vulnérabilité alimentaire et nutritionnelle et sa mise en œuvre permettra entre autres : de renforcer la résilience des populations à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle ; d’améliorer les interventions des politiques publiques dans le domaine de la protection sociale ; d’accroitre la production et la productivité agricoles ; de bénéficier du financement de l’Alliance globale pour l’Initiative « Résilience-Sahel-Afrique de l’Ouest ». La stratégie nationale de résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle est assortie d’un plan d’actions dont le financement sera assuré par l’Etat et les partenaires techniques et financiers. Bamako, le 27 novembre 2019 Le Secrétaire général du Gouvernement, Madame SANOGO Aminata MALLE Officier de l’Ordre national
Les vols commerciaux ont repris à l’Aéroport international de Kayes Dag-Dag
Kayes, 28 novembre (AMAP) Le premier vol commercial, entre Bamako et Kayes, a été effectué, mardi, pour la relance du trafic aérien pour laquelle les populations de la capitale de la 1èreRégion administrative du Mali étaient conviées à l’aéroport international Dag-Dag, et assister à l’arrivée de ce vol inaugural, en provenance de Bamako, a constaté l’AMAP Fruit de la collaboration entre le Mali et le Burkina Faso, à travers leurs compagnies respectives Afrikayes Air et Air Burkina, cette reprise des vols sur Kayes est une promesse du Premier ministre Boubou Cissé. Il l’avait annoncée après des manifestations en aout qui avaient perturbé la circulation routière, entre Kayes et Bamako, pendant quelques jours. Après avoir obtenu l’aval de leurs Etats respectifs, Afrikayes Air et Air Burkina, ont décidé de mettre fin au calvaire et soulager les habitants de la Région de Kayes. Ce mardi 26 novembre 2019, les populations de la Cité des rails ont, ainsi, vécu une journée inoubliable. Pourtant, rien ne laissait présager cet événement au lever du soleil. A 07:15, il n’y avait pas d’effervescence particulière sur la route qui mène à l’aéroport. La circulation était fluide et le motocycliste pouvait parcourir des centaines de mètres sans qu’il ne soit dépassé par un véhicule sur le tronçon qui relie l’aéroport à la route de Yélimané. Il a soufflé un vent de bonheur quand l’avion d’Air Burkina s’est immobilisé, peu après 10 heures, sur le tarmac de l’aéroport avec à son bord, le Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, Moustapha Ben Barka, le gouverneur Mahamadou Zoumana Sidibé, des parlementaires, des anciens ministres, des femmes et hommes des médias et des passagers ordinaires. Le directeur d’Afrikayes Air, Souleymane Sidibé, et le directeur général de la compagnie Air Burkina, Blaise Sanou, qui était accompagné par son PCA, ont tous remercié les gouvernements des deux pays qui leur ont facilité la tâche. « Il appartient aux pouvoirs publics de nous accompagner davantage pour pérenniser cet exemple d’intégration. Le calvaire est terminé. Nous avons l’ambition d’aller loin, c’est-à-dire relier Kayes au reste du monde », a déclaré M. Sidibé. Abondant dans le même, le burkinabé Blaise Sanou a laissé entendre que ce qui est plus important pour sa compagnie, « c’est l’avancée de l’intégration et l’unité dans l’action afin de lutter contre le terrorisme et de bloquer les actions de ceux qui ne veulent pas que nos pays se développent ». « Merci d’être venu à l’aéroport. Cette journée est très importante. La reprise des vols commerciaux est une chance pour Kayes. Il faut faire en sorte que les deux compagnies ne regrettent pas leurs bienfaits. Les voyageurs doivent payer les billets d’avion de ces compagnies pour que les sacrifices consentis par celles-ci ne soient pas vains », a déclaré le gouverneur de Kayes, Mahamadou Zoumana Sidibé, à sa descente d’avion. Le maire de la Commune rurale de Khouloun, qui abrite le site de l’aéroport, a invité les populations à redoubler d’efforts pour assurer la pérennité de ces vols. « J’ai opté pour l’avion pour aller à Bamako. C’est reposant et c’est plus rapide (45mn à 1h30 de vol). Que Dieu veille sur nous tous », s’est réjouie Fatoumata Diakité, après avoir rempli les formalités du voyage. Peu avant 9 heures, les services de l’aéroport n’avaient enregistré que 6 passagers sur 13 attendus pour ce premier vol. Or, la capacité de l’avion est estimée à plus de 100 places. Le directeur de l’Aéroport de Kayes, Amadou Dansogo, a indiqué que le billet coûte 70.000 Fcfa (Aller simple) et 130.000 Fcfa (Aller-Retour). « J’ai constaté la présence de beaucoup d’accompagnateurs ici. Nous sommes là, depuis 6 heures. Des passagers étaient déjà présents. Nous n’avons rencontré aucune difficulté dans l’exercice de notre mission. Tout se déroule bien », a affirmé Baba Daou, commissaire principal de la Police spéciale de l’Aéroport. La Douane était également à pied d’œuvre. On rappelle que des mouvements et associations de la société civile avaient perturbé, en août 2019, la circulation routière, notamment à Kati et à Kayes, pour réclamer la reconstruction de la route Bamako-Kolokani-Diéma-Kayes-Dakar, la relance du train voyageur et du trafic aérien. Suite à ces manifestations, le Premier ministre, Boubou Cissé, avait effectué une tournée, le 30 août dans certains cercles de Kayes pour constater l’état des routes, notamment l’axe Bamako-Kati-Kolokani-Didiéni-Diéma-Kayes-Dakar. Sur instruction du Président Ibrahim Boubacar Kéïta, le gouvernement a annoncé des mesures pour répondre aux doléances des populations afin d’apaiser la tension. Il faut souligner que la création d’Afrikayes Air était en cours, depuis 4 ans, initiée par des ressortissants maliens à l’étranger, notamment le Conseil supérieur de la diaspora malienne. BMS/MD (AMAP)
Marché du poisson de mer : La bonne affaire !
Par Fatoumata NAPHO Bamako, 21 novembre (AMAP) Le commerce du poisson de mer ou « glaci dieugueni » « sénégal dieugueni » ou « frigo dieugue », comme la population aime si bien les appeler, est très florissant. En tout cas, à voir le nombre de boutiques installées dans les marchés ou aux alentours, il est évident que les acteurs de ce marché se frottent les mains. La raison ? Acheter nos poissons locaux d’eau douce est devenu un luxe que toutes les bourses ne peuvent se payer. Ils sont si chers que la population est obligée de se ruer sur les poissons importés du Sénégal, de la Mauritanie, du Maroc ou de la Chine. Ces poissons sont de plusieurs variétés : « Sacha, tilapia, milieu, lucia, thon, mademoiselle, pageot, merluza, buro, gari etc. » Toutes ces espèces entrent dans la préparation de nos plats. Le marché de « Sougounikoura » est le lieu où se ravitaillent la plupart des revendeurs de poissons de mer. Ici, stationnent les camions de bananes plantains. Devant, des magasins qui ne vendent que du poisson de mer. Ils sont tous dotés de chambres froides. Ce sont des magasins uniquement de grossistes. Ils commencent leur travail à 5h du matin, pour finir entre 18h et 20h. Pour être le premier servi, il faut se réveiller tôt. Les revendeurs, par ordre d’arrivée, font le rang. Mohamed Tounkara est un des grossistes qui nous a dévoilé qu’ils confectionnent des tickets pour les revendeurs. La clientèle, principalement composée de femmes, est en file indienne devant le magasin. Le grossiste peut écouler 40 à 50 cartons par jour. Le prix d’un carton de poissons varie, entre 10.400 et 18.000 Fcfa. Ses poissons viennent du Sénégal, de la Mauritanie et du Maroc. Awa, une jeune dame, se trouvait devant ce magasin. Elle attendait qu’on emballe les cartons qu’elle venait d’acheter. Pour cette dernière, le choix de ces poissons n’est pas gratuit. « Ils sont moins chers, contrairement à nos poissons locaux. En plus, ils s’écoulent très rapidement » a-t-elle confessé. Juste à côté, un magasin plus grand que celui de notre premier interlocuteur. Ici, nous sommes chez Boucary Aya qui en est à sa septième année d’activité. Comme Mohamed Tounkara, il est fourni par les mêmes pays. Mais à ceux-ci, s’ajoute la Chine. Assis un peu en retrait, il a la main droite remplie de bouts de papier blancs. A notre demande, il explique que c’est pour identifier le nombre de cartons de poissons sortis ou vendus. Dans ce magasin, se trouve une grande chambre froide où sont stockés les différents poissons. Il a confié qu’il vend seulement en gros et que ces principaux clients sont les femmes qui revendent en détail, dans le marché. Boucary Aya peut vendre 500 à 750 à cartons par jour. Le prix des cartons commence à partir de 9.000 Fcfa. Devant ces magasins, s’est formé un vrai marché de poissons. Plusieurs femmes sont assises, çà et là, devant des cartons de poissons. Elles n’ont pas d’étals ni sur quoi déposer leurs marchandises. Elles sont assises à même le sol et les cartons, devant elles, entrouverts. Dès qu’elles voient un potentiel client s’approcher, elles commencent à le héler : « venez ici, y’a des poissons très très frais » ou « ma belle ! Vient, je te les cède à bon prix » ou « ne ya a bila a dala » (Je vous le cède à prix coûtant ). Une d’entre elles, qui n’a pas voulu nous dire son nom, a déclaré faire ce commerce depuis, presque, 20 ans. « C’est un commerce florissant », a t-elle reconnu, avant d’indiquer qu’elle peut finir de vendre ces cartons, avant le petit soir. Notre interlocutrice peut prendre, chaque jour, 3 à 4 cartons. Elle vend le kilo à partir de 1.300 Fcfa. Une dame, qui se tenait devant elle, avec un sachet noir, nous lança, sans être interpellée : « Hum, on ne peut que se contenter que de ces poissons venus d’ailleurs. Ils sont moins chers et on peut en trouver partout », confirmant ainsi l’engouement pour ces espèces de mer. « Regardes », dit-elle, en nous montrant des Tilapia, « ces poissons ressemblent à ceux que nous avons. Je les préfère pour faire mes poissons braisés. Avec ça, je peux avoir beaucoup et à moindre coût, contrairement à nos poissons. A seulement 2.500 Fcfa, j’ai pu en avoir une grande quantité ». Au niveau de la gare ferroviaire, deux grandes boutiques sont contiguës. Elles vendent, toutes, la même chose. Mais la première est plus grande que la seconde. Elles font, toutes, du gros et du détail. Contrairement aux vendeurs du premier marché, ces boutiques ont à la place des chambres froides, de gros congélateurs. Sous un grand hangar, devant la première boutique, des hommes en uniforme bleu se tenaient devant une grande table. Chacun tenait un poisson, dans sa main protégée par un gang rouge. Avec de gros couteaux, ils dépeçaient les poissons. Un autre, à côté d’eux, était occupé à laver les récipients qui servent à récupérer les poissons retirés des frigos. Il était presque 8 heures, mais le gérant n’était pas encore en place. A la seconde boutique, c’étaient de jeunes garçons, autour d’une table moins grande. Une dame en complet wax est assise, tout en faisant face aux jeunes qui préparaient ses poissons. Avec sa pochette accrochée autour de la taille, elle avait l’air d’une vendeuse. De temps à autre, elle leur donnait des directives. « Pour celui-ci coupez le en trois parts et pour celui-là en 4 parts », lançait-elle. Durant une vingtaine de minutes, les deux jeunes dépeçaient, coupaient et déposaient les poissons dans des paniers. Les deux récipients ont été finalement remplis, au grand bonheur de la dame en Wax. Elle nous confiera, par la suite, que chaque matin, c’est ainsi car elle détient un étal au grand marché. Elle n’y vend que de l’attiéké. Pour son commerce, elle achète, chaque jour, deux cartons de poissons pour faire accompagner l’attiéké. Elle témoigna que c’est uniquement ces poissons qu’on peut vendre à petit prix. C’est-à-dire à partir de 100 Fcfa. « Avec nos poissons locaux, c’est impossible de les céder à ce prix-là »,
Forum national de la jeune fille : Le rendez-vous donne naissance à un projet d’appui
Ségou, 27 novembre (AMAP) La 4è édition du Forum national de la jeune fille, a pris fin, dimanche dernier à Ségou (Centre) sur l’idée de mettre en place un programme cohérent, pertinent, inclusif sur des thématiques majeures et réalisables en faveur des déplacées et des domestiques. Après trois éditions avec de fortes recommandations, il a été jugé opportun de passer à l’échelle supérieure. A l’issue de la rencontre, un Projet d’appui à la femme et à la jeune fille (PAJEF) a été élaboré. Initié par le Réseau national de la jeunesse du Mali (RENAJEM), il s’agit, à travers cette activité, d’attirer l’attention des autorités, des décideurs sur le problème d’inégalités, de violences et même de privations des droits essentiels des jeunes filles notamment les filles déplacées et les domestiques. C’est aussi un espace qui mobilise tous les acteurs communautaires, société civile, partenaires, leaders d’opinions, autorités traditionnelles et religieuses. Pour ces assises, les participants se sont penchés sur le thème : « Problématique du bien-être, des violences basées sur le genre et de l’insertion économique des femmes et des jeunes filles déplacées : cas des filles domestiques». Plusieurs interventions, slams, témoignages, dialogue intergénérationnel ont permis de mettre en exergue les efforts de notre pays en faveur de l’autonomisation de la femme et par ricochet de la jeune fille. Il a été convenu que ces efforts soient renforcés par la mise en œuvre urgente de ses dispositions et l’adoption d’autres lois afin de permettre à la femme, à la jeune fille de retrouver toute sa place dans la société. Pour la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diakité Aïssata Traoré, qui a présidé les travaux,le thème du cette édition « est à la fois, une interpellation et un appel à plus d’attention et de regard sur ces couches fragiles et marginalisées ». Selon elle, cette mobilisation en faveur des filles déplacées et des filles domestiques, offre un cadre adéquat de plaidoyer, pour plus d’engagement et de réponses concrètes et durables, pour soulager leurs souffrances et les traitements dégradants dont elles font souvent l’objet. Et Mme Diakité Aïssata Traoré de rappeler que dans cette logique, « la promotion de la santé reproductive et sexuelle des jeunes filles permet de créer un environnement favorable à leur épanouissement et à leur développement personnel ». Par ailleurs, la ministre a expliqué que dans le cadre de la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), les autorités du Mali, avec l’accompagnement des partenaires, ont mis en place des politiques publiques, des programmes, des plans d’actions, des stratégies et des mécanismes appropriés. Elle s’est réjouie de la mise en place du PAJEF lors de cette rencontre. Elle reste convaincue qu’il sera une réponse des jeunes, eux-mêmes, à leurs problèmes. Elle a assuré de l’accompagnement de son département dans la finalisation de ce projet et dans sa mise en œuvre, de sorte qu’il puisse les aider à atteindre les objectifs. La ministre a, par ailleurs, rappelé que l’autonomisation de la Femme et l’épanouissement de la jeune fille, constituent des priorités pour son département. En témoigne la création du Fonds d’appui à l’autonomisation de la Femme et à l’épanouissement de l’enfant (FAFE). MAT/MD (AMAP)
Inclusion financière dans l’UEMOA : l’éducation financière, un levier incontournable
Bamako, 27 novembre (AMAP)La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour le Mali a, dans le cadre de la 2è édition de la Semaine de l’inclusion financière, organisé une session nationale de sensibilisation sur l’éducation financière et la protection des consommateurs, jeudi à l’Université de Kabala. La rencontre, présidée par le conseiller technique au ministère de l’Economie numérique et de la Prospective, Mme Mariko Assa Simbara, a enregistré la présence du directeur national de la BCEAO pour le Mali, Konzo Traoré. Cette séance répond à un besoin réel. L’état des lieux de l’éducation financière dans l’UEMOA révèle que de nombreuses initiatives sont entreprises dans les pays en faveur de l’amélioration de la culture financière des populations. Ces idées ont conduit à la mise en place, en 2018 au Mali, d’un programme national d’éducation financière et d’un manuel d’éducation financière, à l’intention des institutions de micro-finance. Cependant des défis restent à relever. Entre autres, l’absence d’un cadre de coordination des interventions en éducation financière, l’insuffisance de compétences techniques en la matière dans les Etats, l’absence d’actions structurantes d’éducation financière, l’insuffisance de ressources financières pour la mise en œuvre des actions identifiées. Des difficultés pouvant être résolues grâce aux opportunités qu’offre le numérique. Mme Mariko Assa Simbara a, dans son allocution d’ouverture, expliqué que dans tous les pays du monde, notamment ceux en développement, les télécommunications et les Technologies de l’information et de la communication (TIC) constituent des moyens indispensables pour le développement social, économique et culturel des populations. « Au Mali, le numérique fait partie du secteur tertiaire qui impacte positivement la croissance économique du pays », a affirmé la conseillère technique. L’enjeu pour le Mali est, non seulement, de pérenniser les avancées déjà réalisées mais, aussi et surtout, de permettre l’insertion du Mali dans la société de l’information, via une intégration amplifiée et largement diffusée du numérique au niveau de tous les acteurs de la société : administration publique, entreprises et citoyens. « Face à ce défi, le gouvernement, à travers le département de l’Economie numérique et de la Prospective, entend impulser une nouvelle dynamique dans la création de valeur ajoutée, sans laquelle aucun développement durable ne peut être réalisé », a-t-elle indiqué. Pour concrétiser cette volonté, le gouvernement a approuvé, le 15 février 2016, la Politique nationale de développement de l’économie numérique et son plan d’actions 2016-2020. Elle vise à renforcer l’utilisation des TIC au service du développement. A sa suite, le directeur national de la BCEAO a souligné que l’élargissement de l’accès aux services financiers, basé essentiellement sur l’utilisation des nouvelles technologies, ne peut être dissocié de l’éducation financière des populations et de leur protection. « Il est donc primordial de placer l’éducation financière et la protection des consommateurs au cœur des stratégies visant à accroître l’inclusion financière », a dit Konzo Traoré. Des statistiques publiées par les Nations unies, il ressort que dans les pays de l’Union, plus des 2/3 de la population sont jeunes. 45% des personnes âgées de plus de 15 ans ne sont pas alphabétisés. « La présente session sera donc l’occasion de rechercher les voies et moyens pour atteindre ces cibles dans le domaine du renforcement de leur culture financière, gage d’une utilisation efficace et éclairée des services financiers digitaux », a expliqué M. Traoré. « L’éducation financière permet, en effet, de renforcer la confiance des populations envers les institutions financières, de contribuer à accroître leur accès aux services financiers et d’en faciliter l’usage », a-t-il soutenu. Pour Konzo Traoré, elle est devenue la clé de voûte pour un système financier numérique profond et inclusif. « C’est pourquoi, la Banque centrale s’est investie, dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie régionale d’inclusion financière, dans l’élaboration d’un programme régional d’éducation financière», a-t-il dit. Avant de souligner que la BCEAO, en tant que régulateur, ne ménagera pas ses efforts pour fournir aux usagers des services financiers, les informations nécessaires sur leurs droits et obligations. « Afin de leur permettre de prendre des décisions financières avisées, en connaissance de cause et réduire l’asymétrie d’information », a précisé Konzo Traoré. ADS/MD (AMAP)
Collision des hélicoptères militaires français au Mali : les boîtes noires retrouvées
Bamako, 27 novembre (AMAP) Les boîtes noires des deux hélicoptères militaires français accidentés, lundi soir, au Mali ont été récupérées et vont être analysées, a annoncé, sur BFM-TV, mercredi, le colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l’état-major des armées françaises, deux jours après l’accident qui a causé la mort de treize militaires français. « Les deux boîtes noires des hélicoptères ont été récupérées, elles seront remises aux autorités compétentes à des fins d’analyse », a déclaré M. Barbry. Il a ajouté queles corps destreize militaires tués « sont maintenant dans un camp de base militaire française » et « les opérations de rapatriement vers la métropole vont pouvoir débuter. » Sur BFM-TV mercredi matin, le porte-parole de l’état-major a jugé qu’il était « trop tôt » pour pouvoir « préjuger de la date de ces différentes analyses. » « On va laisser aux spécialistes le temps qu’il convient pour analyser tous les paramètres de vol qui sont dans ces boîtes noires », a poursuivi Frédéric Barbry, ajoutant que « aucune piste n’est écartée ». Pour rappel, Lundi soir, à l’appel d’un groupe de militaires au sol, trois hélicoptères de la force « Barkhane », deux Tigre et un Cougar, sont envoyés sur place, dans le Liptako, dans la région de Ménaka, aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, pour assister les commandos parachutistes. MD (AMAP)

