Mesures contre le coronavirus : C’est la déprime chez les acteurs culturels
Par Amadou SOW Bamako, 19 mars (AMAP) Dans le milieu des acteurs culturels maliens, l’heure est à la déprime après les mesures prises par le gouvernement contre la pandémie du Covid-19. Parmi ces mesures, qui contrarient les artistes et autres opérateurs culturels, figurent l’interdiction des événements culturels et toute activité populaire à caractère festif comme les concerts, les festivals, les émissions grand public pour les chaines de télévision. Les acteurs culturels réclament au gouvernement des mesures d’accompagnement pour leur permettre d’éviter la faillite. La question était au centre d’une rencontre organisée, lundi dernier, par la Fédération nationale des artistes du Mali (FEDAMA). Les artistes se plaignent du fait que plus d’une trentaine d’événements étaient programmés comme le Festival international «Les Nuits du Wassulu», mais qui ont été annulés à cause de cette situation. Abdoul Berthé, le promoteur du festival international «Les Nuits du Wassulu» a du mal à encaisser le coup. «Nous avons été obligés de reverser l’argent que nous avions reçu des partenaires car notre festival est tout simplement annulé. Après cette période, c’est la campagne pré hivernage qui se prépare, ce qui nous oblige à annuler l’activité car elle est organisée dans une zone agricole», explique-t-il, ajoutant que sa structure a mis environ 16 millions de Fcfa dans la campagne de communication et autres activités préparatoires. Le directeur du Festival de Sélingué (un des plus grands festivals au Mali), se trouve dans la même situation. Salif Telly estime que les pertes sont énormes pour sa boîte. «Nous avons travaillé pendant toute une année pour mettre en place notre activité. C’est un coup dur aussi bien pour les organisateurs que pour les artistes. C’est difficile, pour le moment, d’évaluer les pertes car plusieurs millions sont déjà investis pour l’organisation», dit-il. Après l’annulation de l’activité, la direction du Festival de Sélingué doit faire face maintenant au problème de gestion des contrats avec les prestataires. Parmi les événements culturels frappés par les mesures gouvernementales, on peut citer aussi le Festival « Holà Bamako », le Festival « Ecrans d’Afrique », le concert géant de Salif Keita, le Festival « Vivre ensemble à Tombouctou », le Festival « Hippo ». Sans compter les programmations nationales et internationales de Blonba. Pour Aly Castro, organisateur du Festival « Holà Bamako », plus de 4 millions de Fcfa ont été déjà dépensés dans les affiches et les préparatifs. L’Institut français du Mali a également annulé plusieurs activités programmées. On retrouve l’information sur le site officiel et la page Facebook de l’Institut. Parmi ces activités, on peut retenir le Festival international de Slam et humour, le Festival FISH, le concert de Amadou Bagayoko et Mariam Doumbia. L’Institut français du Mali envisage de rembourser ceux qui avaient déjà payé leur réservation. Le président de la FEDAMA, Alioune Ifra N’Diaye, pense qu’il faut créer un fonds d’urgence pour venir en aide aux acteurs culturels pris au piège du coronavirus. Selon lui, les artistes et les opérateurs culturels ont connu le même sort en 2013 avec l’état d’urgence. «Ils ont perdu énormément d’argent et des contrats qui ont été résiliés avec les partenaires potentiels », rappelle-t-il, ajoutant qu’après la diffusion de la lettre circulaire du ministère de la Culture par rapport au report et à la suspension des activités culturelles et artistiques, la FEDAMA a saisi les artistes pour évaluer les pertes et proposer au gouvernement un plan de remboursement pour permettre au monde de la culture de survivre à la pandémie du coronavirus. Dès la semaine prochaine, la FEDAMA compte adresser une correspondance au gouvernement pour demander de mettre en place un fonds d’urgence pour le remboursement des activités, dont le montant est estimé à environ 1,230 milliard de Fcfa. «Cette somme va permettre à la FEDAMA de rembourser les artistes et les organisateurs des événements culturels», annonce Alioune Ifra N’Diaye. Lundi dernier, aux environs de 20 heures, notre équipe de reportage a fait le tour de certaines structures qui accueillent les événements culturels. Au palais de la Culture Amadou Hampâté Ba, c’était le calme plat. Le directeur Abdoulaye Diombana estime que le gouvernement a bien fait de prendre des mesures préventives contre le coronavirus. «Depuis l’annonce de la décision, nous avons annulé ou suspendu plusieurs de nos activités, notamment les prestations de l’Ensemble instrumental national qui avait trois programmations pendant ce mois de mars. C’est une perte énorme en termes de budget, mais une avancée importante dans la prévention contre le Covid-19», soutient-il. Mme Coulibaly Fadima, directrice de la Pyramide du souvenir, confirme que toutes les activités programmées au niveau de sa structure ont également été annulées suite à la lettre circulaire du ministère de la Culture. Cependant, malgré l’interdiction, certains opérateurs ont maintenu leurs activités. C’est le cas du Festival international Didadi de Bougouni. Pour les organisateurs, il était trop tard pour faire machine arrière. Ils disent avoir, tout de même, respecté les consignes données par les services sanitaires. AS/MD (AMAP)
Covid19 : Les grands hôpitaux en alerte
Bamako, 19 mars (AMAP) Depuis l’annonce des premiers cas de coronavirus en Chine, en décembre dernier, le Mali a mis en branle le dispositif de prévention et de lutte contre cette pandémie. Des centres de confinement et de prise en charge ont été installés dans les grands hôpitaux de Bamako (Point G, Gabriel Touré et Hôpital du Mali) pour, éventuellement, faire face à la situation. Notre équipe de reportage a fait le tour de ces établissements hospitaliers pour apprécier. Il était environ 11 heures lorsque nos reporters ont franchi l’entrée de l’hôpital du Point G. Au niveau de cet établissement, situé sur les hauteurs de Bamako, une équipe en faction procède au contrôle. Deux dames munies de thermomètre prennent la température de tous les usagers et appliquent sur leurs mains une solution hydro alcoolisée (gel) pour minimiser les risques de contamination. Le même dispositif est mis en place au niveau du bureau des entrées de l’établissement par où accèdent les visiteurs. Au niveau de chaque département, une personne est postée pour faire le même travail. Les personnes, qui affichent une température supérieure à la norme, c’est-à-dire 38 degrés voire plus, feront l’objet d’une investigation plus poussée. Pr Sounkalo Dao, coordinateur du centre de prise en charge des maladies à potentiel épidémique, explique que son établissement dispose d’une unité de tri, héritée de la gestion d’Ebola, un autre virus mortel auquel le Mali a eu à faire, il y a quelques années. Dans l’enceinte de l’hôpital, on trouve le centre de prise en charge des maladies à potentiel épidémique qui a été créé, urgemment, pour assurer la prise en charge d’éventuels cas de Coronavirus. Il a une capacité d’accueil de 7 lits, y compris un lit pour les cas graves. Une salle de réanimation aussi a été prévue. Le coordinateur explique que ces mesures représentent le plan A. Un plan B a été aussi élaboré et sera mis en œuvre en cas d’un éventuel débordement de la capacité d’accueil. Il conseille à tous, dès l’apparition des symptômes de toux sèche, céphalées, maux de tête, éternuement, avec ou sans difficulté respiratoire, de rester sur place et porter un masque. Le médecin recommande surtout d’appeler le numéro vert 36 0 61 pour recevoir des instructions des spécialistes. «Ne vous levez pas pour prendre un transport en commun ou pour vous rendre dans une officine pharmaceutique. Mais restez sur place pour suivre les instructions édictées par le médecin. Parce que tout déplacement expose toute la population avec laquelle vous entrez en contact», conseille-t-il. A l’hôpital Gabriel Touré, les mêmes mesures de prévention sont observées. Des agents de santé en blouse, bonnet vissé sur la tête et bavette au nez, veillent au grain. Ils soumettent tous les usagers à une surveillance de la fièvre. Le Pr Timbo Samba Karim, point focal de la lutte le coronavirus, rappelle que la pandémie nous a pratiquement encerclés de part sa propagation fulgurante. Il a fait savoir qu’on a l’expérience de la lutte contre Ebola au Mali qu’il faut capitaliser. Il évoque aussi des mesures prises par l’établissement, en termes de formation du personnel, de sensibilisation des malades et autres usagers pour éviter de transporter des germes et d’installation des kits de lavage des mains avec du savon ou de distributeurs de solutions hydro-alcooliques. Par ailleurs, Pr Timbo Samba Karim a dit que l’hôpital dispose d’une salle d’isolement où on procédera aux prélèvements de cas suspects. Ces prélèvements seront acheminés dans les laboratoires de diagnostic. Mais en attendant, le cas suspect bénéficiera de la continuité des soins. Si le résultat est négatif, il quitte la zone d’isolement pour l’unité de soins qui doit l’accueillir. Mais s’il est positif, il sera pris en charge par le centre de soins du Coronavirus. A l’hôpital du Mali, le même dispositif de prévention fonctionne. Dr Garan Dabo, infectiologue, explique l’utilité du dispositif. Dans l’enceinte de l‘établissement se trouvent deux grandes tentes pour recevoir les cas suspects et les confiner en attendant de poser le diagnostic. Le cas suspect est admis dans l’unité de tri où un médecin derrière une cabine vitrée procède à son interrogatoire. Si la personne répond à la définition des cas suspects, elle passera donc dans la deuxième tente de 4 lits avec une distance règlementaire de 4 m où elle sera prélevée. Le prélèvement est envoyé au laboratoire et la durée du rendu des résultats est de 6 heures. En plus, l’hôpital dispose d’un centre de prise en charge d’une capacité d’accueil de 10 lits, y compris 4 pour les cas sévères et 2 salles pour la réanimation. Le chef du service social de l’Hôpital du Mali, Seydou Moussa Traoré, se présente devant les visiteurs pour les sensibiliser. Il plaide pour le respect strict des consignes données à la porte et à l’intérieur de l’établissement. FN/MD (AMAP)
A Kidal, la MINUSMA poursuit son appui à l’Armée nationale reconstituée
Bamako, 18 mars (AMAP) Le Bureau régional de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à Kidal a remis du matériel informatique et de bureau à l’Armée nationale reconstituée au camp Abdoulaye Diallo, le 17 mars dernier, indique un texte de la mission onusienne. Le matériel dont a bénéficié le premier bataillon de l’Armée nationale reconstituée est composé d’ordinateurs de bureau, d’ordinateurs portables, d’une imprimante, d’un projecteur ainsi que d’onduleurs. Cet appui de la MINUSMA, à travers la section Réforme du Secteur de la Sécurité/ Désarmement, Démobilisation et Réintégration (RSS/DDR), a pour objectif d’améliorer les conditions des militaires maliens. En réceptionnant le matériel, le Commandant du bataillon, Mamadou Keita, a remercié la MINUSMA qui « reste le partenaire privilégié des FAMa » avant de déclarer que « ce matériel est le bienvenu, car cela répond à un besoin crucial existant ». « Nous faisions nos photocopies soit en ville ou bien à la MINUSMA » a dit Mamadou Keita qui a, également assuré qu’ils feront « bon usage de ce matériel ». Au nom du Chef du bureau régional par intérim, Marie Toussaint de la section RSS/DDR, a souligné que cet appui « renforcera la responsabilité des forces de sécurité dans leurs activités quotidiennes, celle de protéger la population et rétablir la confiance entre les populations civiles et les forces de sécurité ». « Cet appui en matériel vient, une nouvelle fois, confirmer l’engagement de la MINUSMA à être aux côtes du gouvernement malien pour faciliter la restauration de l’autorité de l’État », indique le communiqué. MD (AMAP)
COVID19 : la MINUSMA prend des mesures de prévention renforcées et active son plan de continuité d’activité
Bamako, le 18 mars (AMAP) La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA)a prisdes mesures de prévention renforcées et activé son plan de continuité d’activité, à la suite de l’annonce des mesures prises par le gouvernement malien pour éviter l’épidémie de Covid-19 au Mali, a appris, mercredi, l’AMAP de source officielle. « J’ai la plus grande confiance dans l’engagement du personnel de la MINUSMA à se protéger mutuellement, protéger les autres, tout en continuant à assurer la continuité de nos opérations au Mali, » a déclaré le mercredi matin le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies au Mali, M. Mahamat Saleh Annadif. « D’autres mesures seront renforcées au besoin. Nous suivons de près l’évolution de la situation et continuerons, en toute transparence, de tenir l’opinion informée de tout développement significatif nous concernant, lié à l’épidémie COVID-19. » a ajouté M. Annadif. Pour préserver sa capacité de travail aussi longtemps que les évènements l’exigeront, la MINUSMA a, ainsi, renforcé « les mesures mises en place par le gouvernement et par mesure de précaution, quand ils rentrent au Mali depuis une zone affectée, tous les personnels civils, police et militaires MINUSMA sont, systématiquement, mis en auto-isolation pour une durée de 14 jours ». La Mission a pris les dispositions nécessaires et a mis en place un centre de transit à cet effet. La tenue de toute réunion publique, atelier ou séminaire est étudiée, au cas par cas, et leur capacité suit, strictement, les recommandations gouvernementales. Des mesures sanitaires appropriées ont déjà été prises et adoptées par l’ensemble du personnel, dans tous les bureaux ou installations MINUSMA, une ligne d’assistance médicale dédiée a été établie. Un principe général de télétravail est en cours, la présence physique du personnel au quartier général de Bamako s’organisera afin de réduire les effectifs présents, tout en assurant la continuité des opérations. « La MINUSMA anticipe et se prépare tout en restant extrêmement adaptable face à l’évolution de la situation, en coordination avec le gouvernement de la république du Mali », indique le communiqué. MD (AMAP)
Syndicats de l’éducation : Une grève de 25 jours en vue
Bamako, 18 mars (AMAP) Les syndicats grévistes de l’éducation, à l’exception du Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC) qui s’est désolidarisé du mouvement, projettent d’observer, à compter du 2 avril prochain, un arrêt de travail de 600 heures, soit 25 jours, avec rétention des notes. Ce mouvement de grève interviendra après les congés de Pâques et prendra fin le 8 mai 2020. La Synergie a déposé dans ce sens un préavis en date du 14 mars dernier sur la table du ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique. L’application immédiate de l’article 39 de la Loi N°2018-007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale, est la raison principale invoquée par les syndicalistes pour justifier cette énième cessation de travail. Après 20 jours de grève, du 17 février au 13 mars 2020, les cours devraient reprendre en principe cette semaine. Plusieurs enseignants étaient sur place dans leurs établissements scolaires respectifs, mais n’ont pas occupé les classes. Ils estiment être en arrêt de travail, faute de non paiement de leur salaire de février 2020. Notre équipe de reportage a fait, mardi, le tour au Groupe scolaire « Mamadou Konaté » où les classes étaient fermées. Le coordinateur-directeur de « Mamadou Konaté » Abdrahamane Diallo et quelques enseignants prenaient du thé sous un arbre. Au lycée «Askia Mohamed », des élèves de 12è Sciences exactes (TSE) et 12è Sciences expériences (TSEXP) s’exerçaient en physique-chimie pour préparer le baccalauréat. Pendant ce temps, l’enseignant Madjou Démé dispensait des cours privés de comptabilité et mathématiques à des élèves de 12è année pour mieux les préparer à l’examen. « Nous sommes en arrêt de travail parce que nous n’avons pas encore perçu nos salaires de février dernier. Nous empêchons aussi les volontaires de travailler. Tant que nos salaires ne seront pas débloqués, nous ne travaillerons pas », ont averti certains enseignants du lycée « Askia Mohamed ». Ces grévistes ont invité le gouvernement à opérer les retenues sur les salaires en fonction des jours non ouvrés et non tout le mois. Les volontaires recrutés par l’Etat ont été repartis entre les différents établissements scolaires du pays, le 11 mars dernier par le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Le lycée « Ba Aminata Diallo » a reçu 18 nouveaux enseignants, toutes disciplines confondues. Après avoir reçu leur emploi du temps, ces enseignants ont été repartis entre les classes, en priorité dans les 12è années (Terminales). Sur les 36 classes de l’établissement, seules 4 ont pu travailler lundi dernier. « Après 25 minutes de cours, les volontaires ont été contraints par les enseignants grévistes d’arrêter les cours », a expliqué un responsable. SYW/MD (AMAP)
Koulikoro : La pandémie du Coronavirus au centre des échanges
Koulikoro, 18 mars (AMAP) La situation de la pandémie du coronavirus était au centre d’une réunion de sensibilisation des membres du bureau permanent de gestion des épidémies mardi à Koulikoro, sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur, Sékou Samaké, a constaté l’AMAP. C’était en présence de la directrice régionale de la santé, Oura Diallo, des trois représentants de l’OMS, des chefs de services régionaux et de la presse. Il s’agissait pour les membres du bureau permanent de gestion des épidémies de faire le point de la situation de la pandémie du coronavirus dans le Cercle. Les participants ont échangé sur entre autres, la définition du Coronavirus, ses symptômes, les modes de transmission de la pandémie, les moyens de prévention mais aussi les mesures de prévention envisagées au Mali et en 2è région . « Heureusement que dans la région de Koulikoro comme sur l’ensemble du territoire national aucun cas n’a été encore décelé » s’est réjoui Dr Youssouf Coulibaly, chef de division santé à la direction régionale de la santé et porte parole du comité permanent de gestion des épidémies qui a précisé que les cordons sanitaires de la frontière avec la Guinée fonctionnent de leur mieux malgré l’insuffisance des moyens en termes d’équipements et d’intrants. Dr Coulibaly a également précisé que dans les autres districts sanitaires les mêmes mesures sont prises pour prédisposer des lieux d’isolement en cas de suspicion de maladie du coronavirus et pouvoir orienter les gens vers des structures adéquates et adaptées qui sont définies par le niveau central pour la prise en charge des cas . Les mesures de prévention définies portent sur la sensibilisation des populations sur l’épidémie, l’équipement des services publics, des écoles, des lieux de culte en dispositifs de lavage des mains, le contrôle de la température à l’entrée de tous les services de santé, la prédisposition d’un lieu d’isolement des cas suspects dans tous les districts sanitaires, la collaboration avec les autres services (service de santé de l’armée, de la protection civile entre autres). Le comité régional permanent de gestion des épidémies a également fait le bilan des autres maladies sous surveillance dont l’apparition de la rougeole de façon isolée et sporadique dans certains villages des cercles de Kangaba, Kati et Kolokani Le représentant du Gouverneur de région a enfin invité les acteurs à s’impliquer résolument dans la prévention et aux radios de proximité et à toute la presse de donner des informations saines à la population. AM/KM (AMAP)
Pandémie de coronavirus : L’inquiétude monte chez les commerçants maliens
Reportage de Lassana NASSOKO Bamako, 18 mars (AMAP) Jusque-là, le Mali n’a enregistré aucun cas de coronavirus, mais plus les jours passent, plus l’inquiétude monte chez les commerçants. Pour s’en convaincre, il suffit de faire un tour au marché Dabanani où, nombre de vendeurs craignent l’épuisement de leurs stocks, alors qu’ils ne peuvent pas se rendre en Chine, en ce moment, à cause du Covid-19. Ici, les négociants que notre équipe de reportage a rencontrés, lundi, sont unanimes : la pandémie du coronavirus commence à se faire sentir dans le monde des affaires. Aujourd’hui, une question est sur toutes les lèvres au marché Dabanani : que se passera-t-il, dans deux ou trois mois, si cette maladie pandémique n’est pas maîtrisée ? Pour l’heure, comme d’habitude, au centre commercial de Bamako, on constate l’affluence. Des clients massés devant des articles dans des charrettes ou devant des magasins. Partout, les mouvements incessants des commerçants ambulants qui vantent la qualité de leurs marchandises. Devant une boutique de téléphones, des jeunes discutent. Boubacar dit ‘Chinois’ est l’un d’eux. Ce jeune homme, la trentaine révolue, a fait plusieurs fois le voyage en Chine, bien avant l’apparition et la propagation fulgurante du coronavirus. Lui et trois camarades ne cachent pas leur inquiétude. Depuis janvier, ils sont sans nouvelle de la cargaison de batteries qu’ils ont commandée. La raison ? La pandémie du Covid-19 a paralysé le fonctionnement des usines de fabrication. Les mesures de confinement des populations, prises par les autorités chinoises, ont plombé la production industrielle. «Nous savons que les activités ont maintenant repris timidement en Chine, mais la demande dépasse largement l’offre», explique ‘Chinois’. PRIERES – Assis sur une chaise haute, Diagouraga, vêtu d’une chemise wax, vend des panneaux solaires et des ventilateurs. Que pense-t-il du Covid-19 ? Le quadragénaire commence d’abord par des prières. «Quelle maladie destructrice qu’est le coronavirus !», s’exclame-t-il, la mine et la voix exprimant son inquiétude. Son souci est qu’il ne parvient plus à se procurer des ventilateurs de type TMC qu’il importait de Chine et d’autres pays asiatiques. «Regardez dans ma boutique, il n’y a plus cette marque depuis un mois. Et c’est introuvable sur le marché. Pour la majorité des clients, c’est la meilleure qualité en période de chaleur», se lamente le commerçant. A quelques mètres de là, une autre boutique. Là, on ne vend que des motos Djakarta. Des caisses contenant des motos en pièces détachées sont superposées les unes sur les autres dans le magasin. Derrière un comptoir, un homme au regard vif. Sous couvert de l’anonymat, il se dit être tout simplement anxieux. « Comment ne pas l’être si vous peinez à faire des commandes ? », s’interroge-t-il. A côté de lui, un autre commerçant ne semble pas s’intéresser à la conversation, absorbé par ses comptes. L’homme plonge le nez dans un registre qu’il n’arrête pas de feuilleter. Plus loin, deux jeunes proposent des marchandises exposées sur des charrettes. Ce sont des vendeurs de chaussures. Ils redoutent aussi la diminution des stocks. A les entendre, ils n’ont plus de nouveautés à offrir ou à montrer aux clients. Ils ont remarqué que depuis plus d’un mois, leurs fournisseurs chinois ne viennent plus au marché. Du coup, ils assistent, impuissants, à l’épuisement progressif de leurs stocks. Là où le bât blesse, c’est que les deux vendeurs constatent que les prix de certaines chaussures augmentent, légèrement, auprès de certains fournisseurs locaux qui ont en leur possession une grande quantité mais préfèrent tirer profit de la situation de pénurie qui se dessine, actuellement, sur le marché. LN/MD (AMAP)
Communiqué de la session extraordinaire du conseil supérieur de la défense nationale du 17 mars 2020
Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta, Président de la République, Chef de l’Etat, a présidé ce mardi 17 mars 2020, à Koulouba, une réunion extraordinaire du Conseil Supérieur de la Défense Nationale (CSDN) à laquelle ont pris part, outre les ministres concernés, les experts du Comité Scientifique du Ministère de la Santé et des Affaires Sociales et ceux de la Défense. L’ordre du jour unique a porté sur les mesures relatives à la Pandémie du coronavirus au Mali. Même si tous les cas suspects notifiés au Mali ont été testés négatifs, la menace demeure, d’où la nécessité d’une plus grande vigilance. Par conséquent, le Conseil Supérieur de la Défense Nationale a pris les mesures importantes suivantes à compter du jeudi 19 mars 2020 : 1. la suspension jusqu’à nouvel ordre, des vols commerciaux en provenance des pays touchés, à l’exception des vols cargos ; la fermeture des écoles publiques, privées et confessionnelles (maternelles, primaires, secondaires et supérieures) y compris les medersas et ce, pendant trois (3) semaines; la suspension jusqu’à nouvel ordre, de tous les regroupements publics y compris les ateliers, les colloques, les séminaires, les meetings populaires ; l’interdiction jusqu’à nouvel ordre, des regroupements à caractère social, sportif, culturel et politique de plus de cinquante (50) personnes, sous réserve du respect des gestes-barrières. Il s’agit des mariages, des baptêmes, des funérailles ; La fermeture jusqu’à nouvel ordre des boites de nuit et bars dancings. Par ailleurs, en ce qui concerne les rassemblements à caractère religieux, le gouvernement engagera incessamment des consultations avec les responsables du Haut Conseil Islamique, de la Ligue des Imams, des Eglises Catholiques et Protestantes ainsi qu’avec d’autres autorités religieuses et cultuelles du Mali afin de convenir des mesures appropriées pour assurer la santé des fidèles. Son Excellence Monsieur le Président de la République exhorte l’ensemble des populations vivant au Mali à la responsabilité et au strict respect des mesures de Santé Publique. Vu l’urgence de la situation, le Président de la République a décidé la mise en place d’une enveloppe initiale de six milliards trois cent millions (6 300 000 000) F CFA pour lutter contre la pandémie de Coronavirus.
Tominian : Réunion du comité de pilotage des épidémies sur le Coronavirus
Tominian, 17 mars (AMAP) Le préfet de Cercle, Zoumana Norbert Dembélé a présidé ce mardi, une réunion d’informations sur l’épidémie du Coronavirus qui sévit dans des pays frontaliers et dans plusieurs endroits à travers le monde, a constaté l’AMAP. La rencontre s’est déroulée en présence du maire de la commune rurale de Tominian, Boba Abed Négo Dakouo, des membres du comité local de pilotage des épidémies du cercle, des représentants de la Direction régionale de la Santé (DRS) de Ségou et de STOP-TEAM/OMS. Le Chef de l’exécutif local a saisi l’occasion pour remercier les responsables locaux pour leur présence avant de les inviter à prendre les mesures nécessaires pour prévenir cette épidémie dans le cercle. « Nous ne voulons pas être surpris dans notre cercle particulièrement et de façon générale dans notre pays d’où l’objet de la présente rencontre » a déclaré le Médecin chef du District Sanitaire de Tominian. Les participants ont échangé sur entre autres, l’historique de la maladie de coronavirus, ses modes de transmission, les symptômes et moyens de protection contre l’épidémie. ST/KM (AMAP)
Région de Ségou : Le Commandant du Secteur Centre sur le terrain pour rehausser le moral des troupes
Ségou, 17 mars (AMAP) Le commandant par intérim du secteur centre de l’opération « Maliko », le colonel major Félix Diallo s’est rendu, la semaine dernière à Diabaly, Alatona et Macina, dans la Région de Ségou pour rehausser le moral des troupes, dans le cadre de la réussite de leur mission régalienne de sécurisation du pays, a appris l’AMAP de source officielle. Le colonel major Félix Diallo, qui était accompagné du commandant de la 2ème Région militaire, le colonel Didier Dembélé et plusieurs autres chefs militaires, voulait s’imprégner des conditions de vie et de travail des hommes sur le terrain. Le nouveau commandant du secteur centre a assuré le commandement et les troupes sur le terrain de son soutien face aux difficultés qu’ils vivent quotidiennement dans la sécurisation du pays. Les échanges entre le responsable militaire du Centre, la hiérarchie et les soldats sur le terrain ont essentiellement tourné autour des conditions de vie et de travail des hommes engagés dans les opérations. Le colonel major Félix Diallo a félicité la hiérarchie militaire et les soldats engagés sur le terrain pour leur engagement et leur dévouement patriotique, avant de les instruire de conjuguer leurs efforts pour la sécurisation des élections du 29 mars prochain. OD/KD (AMAP)

