Lutte contre l’insalubrité : Le salut par la taxe de voirie
Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 29 janvier (AMAP) Aujourd’hui, Bamako est envahie d’ordures et de plastiques. Des endroits stratégiques comme des marchés, des hôpitaux, des abattoirs, des artères principales sont insalubres et presque inondés de débris. Marchands, soignants, patients, accompagnants, usagers et déchets cohabitent sans gêne. Dans les rues de la plupart de nos quartiers, coulent des eaux usées et de ruissellement, des déchets solides sont entassés, formant souvent des montages et dégageant une odeur nauséabonde. Pour y faire face, les ménages sont tenus de débourser 2.000 à 2.500 Fcfa/mois aux Groupements d’intérêt économique (GIE) de ramassage des ordures. Mais cela ne semble pas suffire. Conséquence : des maladies parasitaires comme le paludisme, la diarrhée mettent à rudes épreuves les maigres ressources des citoyens. Les Bamakois rechignent à s’acquitter du devoir de payer des taxes. Pourtant, son paiement est incontournable si l’on veut vivre dans un environnement assaini. Que fait ou peut faire l’Etat pour assainir le cadre de vie des populations ? Quid des collectivités à qui ces compétences ont été transférées ? Les citoyens s’acquittent-ils de leur devoir en la matière ? Depuis quelques années l’Etat a, en ce qui le concerne, employé Ozone Mali pour nettoyer les grandes artères et des endroits stratégiques. En dépit de ses moyens matériels, humains et les efforts énormes qu’elle déploie, l’entreprise marocaine, payée à coût de milliards de Fcfa, semble débordée par la taille de la mission qui lui est confiée. La taxe de voirie, qui vise à contribuer à l’assainissement de nos villes, pourrait être une alternative pour débarrasser Bamako des déchets ménagers. Cet impôt apparait comme l’un des prélèvements fiscaux qui enregistre un taux d’acquittement très faible dans notre pays. Selon le Code général des impôts, cette taxe est due par les personnes physiques ou morales assujetties à la patente et les familles vivant à l’intérieur d’une concession (ménages). Dans le district de Bamako, elle coute 3.000 Fcfa par an et par famille vivant à l’intérieur d’une concession alors que, dans les autres localités du pays, ce montant s’élève à 2.000 Fcfa par an et par famille vivant à l’intérieur d’une concession. Interrogée à ce propos, la directrice des finances et du matériel de la mairie du district de Bamako confirme que la taxe de voirie est utilisée pour appuyer la mairie du district dans l’assainissement de la ville de Bamako. « Les recettes de cette taxe, explique Mme Diawara Jeannette Ba, reviennent à 100% à la mairie du district ». Mais, regrette-t-elle, aujourd’hui, la mairie peine à recouvrer la taxe de voirie. « On a beaucoup de difficultés. Tout le monde aime vivre à Bamako, mais les gens ne font rien pour embellir et rendre la ville propre », déplore-t-elle, ajoutant que les populations qui vivent dans la capitale malienne et environnant viennent y exercer leurs activités. « Toute chose qui augmente l’insalubrité », ajoute-t-elle. Pour elle, le payement correct de la taxe de voirie sera déterminant dans la lutte contre l’insalubrité, source des maladies et de la dégradation des routes. « Il faut que nous nous mettions tous ensemble pour trouver les moyens de relever ce défi là pour rendre Bamako plus propre. La population aime réclamer ses droits mais l’incivisme est grandissant au Mali. Si tu réclames tes droits, tu te dis que tu as aussi des devoirs vis-à-vis de ton Etat, vis-à-vis de ta collectivité, personne ne viendra faire ce travail à notre place. Le développement, c’est nous et ça commence par nous d’abord », interpelle la directrice des finances et du matériel de la mairie du district de Bamako. Selon elle, la ville de Bamako comprend une population estimée à près de quatre millions d’habitants. Si un million d’entre eux payent leurs taxes, poursuit notre interlocutrice, cela fait 3 milliards de Fcfa. « Si nous regardons nos recouvrements par rapport à 2018, on n’a pas dépassé les 200 millions de Fcfa, pratiquement insignifiantes comme si ça n’existe même pas», précise-t-elle. Avant d’annoncer que la mairie du district de Bamako est en train de voir avec les prestataires, les services des impôts et du trésor dans quelle mesure elle peut faire le recensement pour que chacun s’implique dans le recouvrement de la taxe de voirie. Par ailleurs, Mme Diawara Jeannette Ba invite tous les contribuables à payer leurs taxes et à être disponibles quand les agents de collecte passeront dans leurs familles pour les recensements. Elle les prie à se prêter à ce jeu en évitant toute discordance. Pour sa part, le directeur des services urbains de voirie et d’assainissement de la mairie du district de Bamako (DSUVA) a, pour sa part, souligné l’importance de cette contribution pour sa structure. « Cette taxe est très importante pour nous, si on arrive à la recouvrer, ça va augmenter la capacité financière de la mairie du district et surtout celle de la DSUVA qui a la charge de l’assainissement de la ville de Bamako à travers le renforcement des capacités des ressources humaines et celui des capacités matérielles », souligne Modibo Zerbo. Selon lui, un autre avantage du bon recouvrement de la taxe de voirie pour la mairie du district de Bamako est la réduction des inondations. « Les immondices peuvent être entrainées par les eaux diluviennes dans les caniveaux qui sont à leur tour bouchés. Quand l’eau n’arrive pas à trouver une issue, cela peut provoquer une inondation », explique M. Zerbo, exhortant les ménages à aider la mairie du district à rendre notre capitale plus coquette qu’auparavant. Drissa Diawara, citoyen à Torokorobougou (commune V), travaille pour une assurance. Comme lui beaucoup d’autres chefs de ménages rencontrés disent ignorer l’existence de la taxe de voirie. Ils sont nombreux à penser que la somme forfaitaire qu’ils payent aux éboueurs est la taxe de voirie. « Je n’ai pas connaissance de l’avoir une fois payé, mais chaque mois je paye une somme forfaitaire aux éboueurs », révèle-t-il, ajoutant qu’il est prêt à s’acquitter de cette taxe à condition que la mairie installe une bonne voirie dans nos quartiers. Notre homme soutient que si les autorités municipales font montre d’initiatives et
Affaire des « bérets rouges » : Les faits
Bamako, 29 janvier (AMAP) La mise en liberté provisoire du chef de l’ex-junte, Amadou Haya Sanogo, et ses co-inculpésaccusés «d’enlèvement et de complicité d’enlèvement, d’assassinat et de complicité d’assassinat» dans l’affaire dite des «bérets rouges», est le deuxième acte concret enregistré depuis le début de la bataille juridique qui oppose l’ex-homme fort de Kati aux familles des commandos parachutistes assassinés et enterrés à Diago. Le 30 avril 2012, des «bérets rouges » « Commandos parachutistes » ont tenté un contre-putsch, qui a été sévèrement réprimé par les tombeurs du régime d’Amadou Toumani Touré (ATT). C’est ainsi que 21 soldats et officiers du 33è régiment des commandos parachutistes seront enlevés et assassinés. Lorsqu’il a ouvert l’instruction du dossier, le juge Yaya Karembé du pôle économique de Bamako a d’abord posé l’inculpation «d’enlèvement de personnes». Le 10 avril 2015, il a requalifié les faits en assassinat. Infraction retenue par la Chambre d’accusation, la juridiction d’instruction du second degré, qui, au passage, a mis hors de cause le général Sidi Alassane Touré, patron de la sécurité d’Etat au moment des faits. Parmi les accusés, l’adjudant-chef Fousseyni Diarra dit Fouss, Tiemoko Adama Diarra et Mamadou Koné sont déjà passés aux aveux depuis l’instruction du dossier. Dans l’arrêt de mise en accusation et de renvoi devant la Cour d’assises, il est écrit : «Dans la nuit du 2 au 3 mai 2012, les 21 bérets rouges qui devaient être exécutés furent embarqués à bord d’un camion militaire, les mains attachées derrière le dos, les yeux bandés d’étoffe noire pour prendre la direction de Diago sous la garde de Fousseyni Diarra dit Fouss ou encore le «boucher de Kati» et de Tiémoko Diarra, qui furent rejoints plus tard sur les lieux par Mamadou Koné. Et une fois à Diago, sur les lieux de leur exécution, les suppliciés furent attachés et jetés dans une fosse déjà préparée, avant d’être arrosés par des rafales ». C’est par cette confession que ces inculpés ont reconnu formellement les faits d’assassinat reprochés à eux dans l’affaire dite des 21 bérets rouges. Ont-ils commis ces crimes d’eux-mêmes ou recevaient-ils des ordres ? C’est la grande question à laquelle le procès devra répondre. Pour les juges qui ont signé, le 22 décembre 2015, l’arrêt de mise en accusation, il ne fait aucun doute que «la décision prise d’enlever et d’exécuter les 21 bérets rouges est une décision prise par les responsables» de la junte. Les yeux sont donc tournés vers Amadou Haya Sanogo même s’il est accusé de complicité d’enlèvement et d’assassinat. Mais, Amadou Haya Sanogo, tout comme Oumar Sanafo dit «Kif Kif», Blonkoro Samaké, Soïba Diarra et Christophe Dembélé ont nié en bloc les faits de complicité d’enlèvement de personnes tant à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur. Cependant, le colonel Blonkoro Samaké aurait confirmé lors de son interrogatoire qu’Amadou Haya était régulièrement tenu informé de la situation des détenus. Le général Yamoussa Camara, alors ministre de la Défense et Dahirou Dembélé, chef d’état-major au moment des faits, sont également poursuivis pour complicité d’assassinat. La Cour d’assises de Bamako en transport à Sikasso avait tenté, en 2016, de trancher l’affaire. De suspension en suspension, le procès avait finalement buté sur une irrégularité de taille, relative à l’expertise des corps enterrés à Diago. La Cour avait alors ordonné une nouvelle expertise au niveau du laboratoire Charles Mérieux de Bamako. Ainsi, Amadou Haya Sanogo et les autres accusés sont restés en prison, malgré les tractations menées par leurs avocats pour obtenir une mise en liberté provisoire. ID/MD (AMAP)
La chambre d’accusation de la Cour d’appel accorde la liberté provisoire à Amadou Aya et co accusés dans l’affaire des bérets rouges
Bamako, 29 janvier (AMAP) La chambre d’accusation de la Cour d’appel de Bamako a accordé mardi, la liberté provisoire à Amadou Aya et co accusés dans l’affaire des bérets rouges, a appris l’AMAP de source officielle. Ainsi, Amadou Aya Sanogo et ses co inculpés «d’enlèvement et de complicité d’enlèvement, d’assassinat et de complicité d’assassinat» dans l’affaire dite des «bérets rouges», recouvrent la liberté en attendant le procès dont la date n’a pas été fixée. Me Tiéssolo Konaré, avocat de la défense a précisé qu’il s’agit d’une mise en liberté provisoire qui est accordée à la condition que l’inculpé prenne l’engagement de se représenter à tous les actes de la procédure aussitôt qu’il lui sera demandé et de tenir le magistrat instructeur informé de tous ses déplacements. Me Moctar Mariko, avocat de la partie civile et président de l’Association malienne des droits de l’Homme (AMDH), s’est dit animé d’un sentiment mitigé. En défenseur des droits humains, il a reconnu que le «temps de détention préventive des accusés a été trop long» avant de déplorer le fait que les familles des victimes aient attendu sept ans, sans percevoir une quelconque indemnisation. « Fort heureusement, un processus est en cours aux fins d’indemnisation des victimes est en très bonne voie. Je n’ai pas encore reçu le document final», a-t-il déclaré. Dans un communiqué conjoint, l’AMDH et la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) ont déclaré avoir pris acte de la libération provisoire d’Amadou Haya Sanogo et co-accusés et appelé les autorités judiciaires à mener cette affaire à son terme. Tout a commencé le 30 avril 2012, quand des «bérets rouges» ont tenté un contre-putsch, qui a été sévèrement réprimé par les tombeurs du régime d’ATT. C’est ainsi que 21 soldats et officiers du 33è Régiment des commandos parachutistes seront enlevés et assassinés. Lorsqu’il a ouvert l’instruction du dossier, le juge Yaya Karembé du Pôle économique de Bamako a d’abord posé l’inculpation «d’enlèvement de personnes». Le 10 avril 2015, il a requalifié les faits en assassinat. Infraction retenue par la Chambre d’accusation, la juridiction d’instruction du second degré qui, au passage, a mis hors de cause le général Sidi Alassane Touré, patron de la Sécurité d’État au moment des faits. Parmi les accusés, l’adjudant-chef Fousseyni Diarra dit Fouss, Tiemoko Adama Diarra et Mamadou Koné sont déjà passés aux aveux depuis l’instruction du dossier. Dans l’arrêt de mise en accusation et de renvoi devant la Cour d’assises, il est écrit : «Dans la nuit du 2 au 3 mai 2012, les 21 bérets rouges qui devaient être exécutés furent embarqués à bord d’un camion militaire, les mains attachées derrière le dos, les yeux bandés d’étoffe noire pour prendre la direction de Diago sous la garde de Fousseyni Diarra dit Fouss ou encore le «Boucher de Kati» et de Tiémoko Diarra, qui furent rejoints plus tard sur les lieux par Mamadou Koné. Et une fois à Diago, sur les lieux de leur exécution, les suppliciés furent attachés et jetés dans une fosse déjà préparée, avant d’être arrosés par des rafales». C’est par cette confession que ces inculpés ont reconnu formellement les faits d’assassinat reprochés à eux dans l’affaire dite des 21 bérets rouges. En rappel, la Cour d’assises de Bamako en transport à Sikasso en 2016 dans cette affaire avait suspendu le procès pour une nouvelle expertise au niveau du Laboratoire Charles Mérieux de Bamako. ID/KM (AMAP)
Mali: Le premier ministre annonce le recrutement de 10.000 militaires
Envoyé spécial Dieudonné DIAMA Gao, 29 janvier (AMAP) Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, a annoncé, mardi, à Ansongo le recrutement de 10.000 hommes pour renforcer la présence des Forces armées maliennes (FAMa) sur l’ensemble du territoire, dans le cadre du nouveau concept opérationnel adopté par le Conseil supérieur de la défense Le chef du gouvernement, qui est au deuxième jour de sa visite dans la Région de Gao (Nord) a, également, annoncé le retour très prochain de l’Armée à Labbezanga, à la frontière avec le Niger. « Le chef d’état-major général des Armées et le ministre de la Défense ont proposé au gouvernement, pendant le Conseil supérieur de la défense, un document qui a été accepté et qui sera le nouveau concept opérationnel. Il y aura, dans ce nouveau concept opérationnel, un recrutement de 10.000 hommes supplémentaires. Cela va permettre à nos forces de défense et de sécurité d’être beaucoup plus présentes en quantité et en qualité dans les zones où elles ne l’ont pas été ces derniers temps», a expliqué Dr Boubou Cissé. Quant au retour des FAMa à Labbezanga, il se fera dans les semaines à venir, avec un effectif plus important et des moyens adéquats pour assurer la quiétude et la sécurité des populations, a ajouté le chef du gouvernement. A son arrivée à Ansongo, le Premier ministre a été accueilli par le préfet du Cercle d’Ansongo, Waly Silimakan Sissoko et le maire Alassane Sidi Touré. Après avoir rendu visite aux notabilités, Dr Boubou Cissé a présidé une conférence des cadres. Premier à prendre la parole, le maire a présenté sa commune avant d’égrener les difficultés liées à l’insécurité. Selon lui, malgré les efforts du gouvernement et des organisations non gouvernementales, la majorité des actions de développement sont interrompues à cause de l’insécurité. Alassane Sidi Touré a aussi demandé l’extension des réseaux d’EDM et de la Somagep à certains quartiers de la ville d’Ansongo. Pour sa part, le préfet Waly Silimakan Sissoko a mis l’accent sur les efforts consentis par les forces de défense et de sécurité dans la protection des personnes et de leurs biens. Il a aussi demandé au Premier ministre, l’aménagement de certains périmètres agro-pastoraux pour rendre efficace leur productivité en vue de satisfaire les besoins locaux. Lors de cette rencontre, les préoccupations formulées par les populations tournaient autour de l’insécurité, du retour de l’Armée à Labbezanga, de la réalisation d’infrastructures de développement, du manque d’ambulance pour le centre de santé, du désarmement des ex-combattants de la zone et de la prise en charge des orphelins et des veuves. PROJETS DE DÉVELOPPEMENT – En réponse, le Premier ministre a exprimé la détermination de l’Etat à combattre l’insécurité et les terroristes afin que les populations vivent en paix. Il a salué les efforts des forces armées et de sécurité qui ont repoussé deux fois des attaques terroristes à Ansongo. Dr Boubou Cissé a promis que les soldats seront dotés de plus de moyens pour pouvoir assurer leur mission. Pour les problèmes de développement posés au niveau des communes et villages, Dr Boubou Cissé a annoncé que jeudi se tiendra le comité de pilotage du Fonds de développement durable dont l’objectif est de contribuer à relever le niveau de développement et les conditions de vie des régions, particulièrement du Nord. Il a indiqué que ce fonds servira à financer des projets de développement depuis le niveau le plus décentralisé jusqu’au niveau région. Des ressources seront donc disponibles pour prendre en charge un certain nombre de demandes des populations d’Ansongo en matière de santé, d’éducation, d’accès à l’eau potable, d’infrastructures, etc. Par rapport à l’ambulance pour le centre de santé d’Ansongo, Boubou Cissé a annoncé qu’un véhicule a été offert gracieusement par une ONG. Mais l’Etat financera l’achat d’une autre ambulance. Par rapport au bac de traversée, le gouvernement verra s’il faut le réparer ou prendre des dispositions pour acheter un nouvel engin dans les meilleurs délais. Pour les maisons touchées par les pluies diluviennes, le Premier ministre a promis que l’Etat va mettre des ressources à la disposition de la mairie pour prévenir ce type de problème. Après la conférence des cadres, Boubou Cissé et sa délégation se sont rendues au camp militaire d’Ansongo pour partager un repas de corps avec les militaires déployés sur place. Après ce repas, il a confié à la presse que ce geste était pour dire aux soldats que le pays et les autorités pensent à eux. « Venir partager le repas avec eux est aussi une occasion de partager leur quotidien, leurs préoccupations et les difficultés auxquelles ils sont confrontés sur le terrain à Ansongo », a expliqué le chef du gouvernement, ajoutant que cette visite a été l’occasion de connaître les besoins et difficultés de nos forces de défense et de sécurité. Mais aussi de savoir si les efforts que l’Etat est en train de faire en termes d’armements, de munitions se sont matérialisés sur le terrain. De retour à Gao, le Premier ministre a rencontré le secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix. Les deux personnalités ont notamment évoqué le retour de l’Armée reconstituée à Kidal, la situation des déplacés, la sécurisation des élections à venir dans les zones à risque. Aujourd’hui, le chef du gouvernement et sa délégation sont attendus dans la Région de Tombouctou pour un périple de trois jours. DD/MD (AMAP)
Kangaba : L’administration et les partis politiques se concertent sur les préparatifs des élections législatives
Kangaba, 28 janvier (AMAP) Une réunion du cadre de concertation administration – partis politiques sur les préparatifs des élections législatives, a été présidée lundi à Kangaba, par le préfet de Cercle, Mahamadou Ismaila Maïga, a constaté l’AMAP. Le chef de l’exécutif local et les représentants de 8 partis politiques présents (RPM, l’ADEMA-PASJ, YELEMA, ADP-MALIBA, PRVM-FASOKO, l’URD, SADI, PARENA) ont échangé sur la validation des bureaux de vote. Les participants, après correction des erreurs, ont procédé à la validation de 155 Bureaux de vote (BV) pour le cercle et par commune ils ont dénombré 10 pour Balan-bakama, 13 BV pour Benkadi, 26 BV pour Kaniogo, 09 BV pour Karan, 21 BV pour Maramandougou, 35 BV pour Minidian, 16 BV pour Naréna, 15 BV pour Nouga et 10 BV pour la commune de Séléfougou. S’agissant des agents électoraux, le préfet de Cercle a précisé que la majorité donne un assesseur et l’opposition un assesseur par Bureau de vote avant d’inviter les deux camps à envoyer la liste des agents électoraux dans les jours qui viennent. Le Chef de l’exécutif avait rappelé certaines activités notamment la convocation du collège électoral le 22 janvier 2020, la date limite de dépôt des candidatures auprès du Préfet ou du Gouverneur du district de Bamako le 13 février 2020 et la remise des cartes d’électeurs biométriques du 25 février au 27 mars 2020. Mahamadou Ismaila Maïga avait également mis l’accent sur l’ouverture de la campagne électorale (1er tour) 8 mars 2020, la clôture de la campagne électorale (1er tour), le 27 mars 2020, le déroulement du scrutin (1er tour), le 29 mars 2020, l’ouverture de la campagne électorale à l’occasion du 2ème tour, le 7 avril 2020, la clôture de la campagne électorale à l’occasion du 2ème tour le 17 avril 2020 et le déroulement du scrutin du 2ème tour, le 19 avril 2020. Les participants de la rencontre ont convenu de se réunir toutes les deux semaines. SD/KM (AMAP)
Cité des Askias : Le Premier ministre lance les travaux de réhabilitation de la route Gao- Sévaré
Gao, 28 janvier (AMAP) Le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé a lancé lundi à Gao, les travaux de réhabilitation de la route Gao- Sévaré, longue de 565 km, a constaté l’AMAP. «Cette route Gao-Sevaré est une forte recommandation de la jeunesse de Gao et le président de la République nous avait instruit à l’époque de tout mettre en œuvre pour trouver le financement nécessaire à la réhabilitation de cette route», a déclaré le chef du gouvernement. Dr Cissé a précisé que le tronçon Sevaré-Hombori sera financé par la BADEA et que le budget national a mis à disposition différents financements pour que les travaux puissent commencer à partir de Gao et rallier Hombori. Le chef du gouvernement a ensuite visité le chantier de la salle de spectacles de la jeunesse dont les travaux sont à l’arrêt depuis plusieurs années avant d’inaugurer un système d’adduction d’eau à Boulgoundjié. En rappel, les jeunes de la Cité des Askias avaient occupé les rues pour faire un certain nombre de revendications légitimes portant notamment sur l’amélioration de leurs conditions de vie et pour une mobilité plus adéquate des personnes et des biens dans la ville de Gao et entre Gao et le reste du pays. Le Premier ministre est accompagné du ministre de la Jeunesse et des Sports, Arouna Modibo Touré, du ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, du ministre de l’Agriculture, Moulaye Ahmed Boubacar et du ministre des Infrastructures et de l’Équipement, Mme Traoré Seynabou Diop. DD/KM (AMAP)
San : Concertation sur la validation du projet de configuration des bureaux de vote du cercle
San, 28 janvier (AMAP) Le préfet de Cercle, Amadou Dicko a présidé lundi à San, la réunion du cadre de Concertation sur la validation du projet de configuration des bureaux de vote du cercle, a constaté l’AMAP. La rencontre a regroupé les autorités administratives locales, le représentant de la commission électorale nationale indépendante (CENI) et les responsables des partis politiques. Le Chef de l’exécutif local a présenté le projet de configuration des bureaux de vote, commune par commune et dans lequel il ressort que le cercle de San enregistre au total 169.085 électeurs qui seront repartis entre 573 bureaux de vote. Le nombre d’électeurs par bureau de vote varie de 50 à 500, selon le préfet Dicko qui a précisé que la liste électorale récemment révisée est la seule à être utilisée pour toutes les élections qui se dérouleront au cours de l’année 2020, sauf prescription d’une révision spéciale qui est de l’initiative du Ministre de l’Administration Territoriale , scénario qui n’est , pour le moment, pas à l’ordre du jour. Après la validation du projet de configuration des bureaux de vote par les partis politiques, le préfet de Cercle, en clôturant à la clôture des travaux, a adressé ses vœux de nouvel an à l’ensemble des populations de sa circonscription administrative et au peuple malien tout entier. Le Chef de l’exécutif local a enfin rappelé que l’administration, c’est la neutralité et l’impartialité, avant de souligner que les représentants de l’état sont juste là pour départager les candidats suivant les règles de droit. NC/KM (AMAP)
Mali : Célébration de la 12ème édition de la Journée Internationale de la Douane
Bamako, 28 janvier (AMAP) La 12ème édition de la Journée internationale de la Douane a été présidée diamche à Bamako, par la ministre déléguée chargée du budget, Mme Barry Aoua Sylla, sous le thème « la contribution de la douane à un avenir durable », a constaté l’AMAP. Le début de la cérémonie a été marqué par le dépôt de gerbes de fleurs au « monument des morts » par le Ministre délégué, avec à ses côtés le Directeur général de la Douane, l’inspecteur Général Mahamet Doucara, pour rendre hommage aux douaniers qui ont perdu leur vie dans l’exercice de leurs fonctions. Mme Barry Aoua Sylla a saisi l’occasion pour féliciter l’administration douanière de tous ses efforts consentis dans le cadre ses missions en matière fiscale, économique, de protection de la santé publique, du consommateur, de l’environnement, de la sécurité intérieure et du patrimoine culture avant de déclarer qu’ il est essentiel que les administrations douanières se penchent sur les défis environnementaux, économiques, sanitaires et sociaux à relever. Des conférences-débats, un match de football entre l’AS- Douanes et l’AS Police ainsi que la remise de certificats du mérite 2020 aux agents qui se sont les plus distingués par la qualité de leur travail durant l’année 2019, ont également marqués la célébration de la journée. La Journée internationale de la douane soulignant l’action des hommes et des femmes qui, au sein ou en relation avec des administrations douanières, apportent leur contribution à la facilitation et à la sécurisation des échanges internationaux, est célébrée le 26 janvier de chaque année, sous l’égide de l’Organisation mondiale des douanes (OMD). La cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre des Mines et du Pétrole Mme Lalenta Hawa Baba Ba, du Directeur Général des Douanes l’inspecteur général, Mahamet Doucara, plusieurs anciens directeurs des douanes ainsi que les agents et l’ensemble des partenaires de l’administration douanière. KM (AMAP)
Recrutement d’enseignants volontaires : Le concours est annoncé depuis lundi (Officiel)
Bamako, 27 janvier (AMAP) Le Centre national de promotion du volontariat au Mali (CNPV) a annoncé, lundi, l’ouverture d’un concours de recrutement de 15.300 enseignants volontaires dont 10.300 pour l’enseignement fondamental 1et2 (premier et second cycle) et 5.000 pour l’enseignement secondaire pour une durée de six mois. Dans un communiqué en date du 27 janvier, le CNPV note que « les enseignants retraités à compter de 2018 et 2019, aptes à enseigner, peuvent aussi faire acte de candidature». Les postes sont ouverts par Académie d’enseignement. Les dossiers de candidature doivent être déposés, au plus tard, le 07 février 2020 à 17 heures30 minutes, délai de rigueur, au niveau de l’Académie d’enseignement ou du Centre d’animation pédagogique (CAP) où le candidat souhaiterait être recruté. Et le communiqué d’insister que « les diplômes des candidats retenus feront l’objet d’une authentification auprès des services compétents ».« Ceux dont les diplômes seront déclarés faux ou falsifiés s’exposeront aux sanctions prévues par la règlementation en vigueur », avertit le texte. Le Premier ministre Dr Boubou Cissé avait annoncé, il y a une semaine, le « recrutement exceptionnel » de 15.000 enseignants formés dans les Instituts de formation des maîtres. « Ces derniers sont qualifiés, sans emplois, que l’on peut utiliser sur la base d’un volontariat. C’est à ceux là que nous allons faire appel avec des Contrats à durée déterminée (CDD). En fonction de l’évolution de la situation, nous verrons comment les intégrer », avait déclaré M. Cissé. MD (AMAP)
Diéma : Le dialogue communautaire en débats
Diéma, 27 janvier (AMAP) Une rencontre sur le dialogue communautaire, initiée par le ministère de la cohésion sociale, de la paix et de la réconciliation nationale et le projet d’appui à la stabilisation et à la paix(PASP) de GIZ, a pris fin samedi à Diéma, sous la présidence du préfet de Cercle, Abou Diarra, a constaté l’AMAP. Elle avait pour objectifs, d’identifier les difficultés qui entravent la paix et la cohésion sociale dans le cercle, de découvrir les notions et outils pour faciliter une approche participative, d’expliquer les avantages et les inconvénients des médias et des réseaux sociaux dans la stabilisation du pays, de favoriser les échanges d’expériences en matière de prévention et de gestion des conflits dans le cercle. Le Chef de l’exécutif local s’est réjoui de l’organisation d’une telle rencontre qu’il a qualifiée de remède miracle à la problématique de l’esclavage qui provoque depuis un certain temps des dissensions au sein des communautés. Abou Diarra a déclaré que cette initiative vise l’instauration de la paix dans la circonscription administrative de Diéma avant d’émettre le vœu ardent de voir multiplier ce genre de rencontre pour mieux échanger avec les acteurs à la base, afin d’endiguer définitivement les tensions sociales dans le cercle. A l’issue de leurs travaux, les participants ont formulé entre autres recommandations, la multiplication des actions d’information et de sensibilisation pour la prévention et la gestion des conflits, la promotion du dialogue pour le renforcement de la cohésion sociale dans le cercle, la sensibilisation des populations pour éviter de se rendre justice et l’application des textes et lois pour punir les auteurs des incitations à la violence à travers les médias et les réseaux sociaux, Ils ont recommandé également la mise en place d’un cadre de concertation périodique entre les membres de l’association Gambana et les leaders traditionnels, le respect des choix des jeunes pour le mariage quelque soit leur appartenance sociale, l’invitation des autorités traditionnelles à mettre fin à l’appellation « esclave » dans le cercle, l’identification et la matérialisation des pistes de transhumance et la prise de dispositions pour le retour des personnes déplacées ayant abandonné leurs localités pour des motifs esclavagistes. La cérémonie s’est déroulée en présence du président du Conseil de cercle, Makan Koma, du maire Abdoulaye Sissako, du représentant du chef de village, Fousseiny Sissoko, du chef de la mission, Drissa Lacky Gnamba, des Chefs des services techniques et des représentants de la société civile. OB/KM (AMAP)

