Sécurité : les Forces Nationales de Défense neutralisent des regroupements terroristes dans la zone de Tessalit

Bamako, 30 juillet (AMAP) Les Forces armées maliennes, appuyées par leurs partenaires, ont conduit mercredi une opération contre des regroupements d’individus affiliés à la coalition terroriste JNIM/FLA détectés aux abords de la localité de Tessalit, dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, a a appris l’AMAP de source sécuritaire. Sur la base de renseignements et d’observations aériennes, plusieurs regroupements ont été détectés le 29 juillet 2026 aux abords de Tessalit. Après recoupement et confirmation des informations recueillies, les objectifs identifiés ont été traités avec succès. Les opérations de reconnaissance et de ratissage du secteur se poursuivent afin d’évaluer les effets de l’action menée et de sécuriser la zone. L’État-Major Général des Armées a réaffirmé la détermination des FAMa à poursuivre avec rigueur, professionnalisme et engagement les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national et a invité les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. KD/KM (AMAP)

SN : Une meilleure coordination des acteurs pour une Gouvernance du numérique au Mali

Bamako, 30 juillet (AMAP) Le Directeur National de l’Economie Numérique, Abdoul Kader Ky, a partagé son regard sur l’évolution de la gouvernance numérique dans le pays. Son intervention a mis en avant les acquis existants tout en soulignant les pistes d’amélioration pour renforcer la cohérence de l’écosystème, a constaté l’AMAP. C’était au cours du panel « Écosystème du numérique au Mali : État de la question, enjeux et perspectives pour une transformation digitale réussie ». Des textes et des structures déjà en place M. Ky a rappelé que de nombreux textes structurants existent et sont de qualité. Il a notamment évoqué la loi portant création de l’organisme de service public, ainsi que le Plan national de développement du numérique, validé par l’ensemble des acteurs dès 2014. Ces documents constituent, selon lui, une base solide sur laquelle s’appuyer. Il a souligné l’importance de bien distinguer les niveaux stratégique, opérationnel et technique, afin que chacun puisse jouer pleinement son rôle dans une architecture claire et complémentaire. AGETIC et SMTD, des acteurs clés à mieux articuler Le Directeur national a rappelé le rôle historique de l’AGETIC (Agence des Technologies de l’Information et de la Communication), créée en 2005, qui a été conçue comme le principal outil d’appui à l’informatisation de l’administration. Une vision stratégique a été définie pour moderniser les services publics, avec une approche visant à déployer des unités au niveau des départements et des structures déconcentrées. Il a noté que la mise en œuvre de ces unités a rencontré des difficultés liées aux moyens et à l’organisation, ce qui a conduit l’AGETIC à porter davantage de charges opérationnelles. Ky a également mentionné la SMTD (Société Malienne de Transmission et de Diffusion) parmi les structures importantes de l’écosystème, en insistant sur l’intérêt de renforcer les mécanismes de reporting et de suivi. Concernant les conseils d’administration, il a souhaité qu’ils puissent davantage jouer leur rôle d’orientation et de contrôle, dans un esprit de responsabilité collective. Le Conseil national du numérique, une ambition à concrétiser M. Ky a évoqué le projet de Conseil national du numérique, initié depuis plusieurs années. Le texte existe, mais son introduction dans le circuit reste à finaliser. Il a également rappelé des discussions antérieures autour d’une société d’économie mixte et de partenariats avec les opérateurs de télécommunications, dont les détails historiques (dates, acteurs, aboutissement) restent partiellement flous dans l’intervention. Valoriser les compétences numériques Le Directeur a insisté sur l’importance de mieux reconnaître et valoriser les ingénieurs informaticiens au sein de l’administration. Il a mentionné que des textes visant à créer un corps spécifique d’ingénieurs informaticiens ont été proposés et qu’il serait utile de les rendre opérationnels, afin de stabiliser et de motiver ces profils essentiels. Un message constructif, renforcer la coordination En conclusion, M. Ky a plaidé pour la mise en place d’un cadre de coordination de haut niveau, qui pourrait prendre la forme d’un Haut Conseil, idéalement rattaché à la Présidence. Il a également évoqué l’intérêt de créer une Direction des systèmes d’information pour mieux articuler les initiatives. « Beaucoup d’efforts sont faits au niveau de l’administration pour qu’on puisse voir un cadre de coordination et de convergence », a-t-il souligné, tout en reconnaissant que des difficultés persistent encore sur le chemin. OS/KM (AMAP)

Koulikoro : Renforcement des capacités des journalistes sur la santé de la reproduction

Koulikoro, 30 juillet (AMAP) La cérémonie d’ouverture de l’atelier de renforcement des capacités de 30 journalistes sur la santé de la reproduction et la planification familiale, a été présidée, lundi à Koulikoro, par le représentant du directeur général de l’Office National de la Santé de la Reproduction (ONASR), Nouhoum Togo, a constaté l’AMAP. C’était en présence du maire de la commune urbaine, Aliou Moussa Tamboura, du chargé de plaidoyer du Centre Sahélien de Prestation d’Etude d’Eco développement et Démocratie Appliquée (CSPEEDA), Dr Youssouf Traoré, du chargé de la communication de Marie stopes international Mali, Amidou Doumbia et des participants. Cet atelier a été organisé par Marie Stopes International (MSI) Mali, en collaboration avec l’Office National de la Santé de la Reproduction (ONASR) et fait suite à un précédent qui s’inscrit dans le cadre de ses actions de plaidoyer et de communication en faveur de la santé de la reproduction et de la planification familiale (SR/PF). Cette initiative a permis de créer une dynamique prometteuse au sein d’un réseau de journalistes engagés dans la promotion de la santé de la reproduction et de la planification familiale. Après cette formation, certains participants ont réalisé des productions médiatiques portant sur les thématiques abordées. Ces productions ont témoigné de l’intérêt des journalistes pour ces questions et de leur volonté de contribuer à une meilleure information des populations et au plaidoyer pour l’amélioration des services SR/PF au Mali. Cependant l’analyse des productions réalisées a mis en évidence la nécessité de consolider les acquis de cette première session. Si les connaissances de base ont été renforcées, cependant plusieurs contenus ont révélé des besoins d’approfondissement, notamment en matière d’utilisation des données probantes, de traitement journalistique des enjeux liés à la santé reproductive et à la planification familiale, d’analyse des politiques et réformes en cours, de suivi des engagements du Mali ainsi que des techniques de plaidoyer médiatique auprès des  décideurs. Il a été aussi constaté que certains journalistes n’ont pas encore traduit les acquis de la première formation en productions régulières ou partagé les contenus  réalisés, limitant ainsi la valorisation des résultats obtenus, d’où la tenue de cette deuxième session qui vise ainsi à maintenir la dynamique créée, renforcer les compétences techniques des journalistes et favoriser une production médiatique plus régulière, plus qualitative et davantage orientée vers le suivi des engagements publics. Au cours de cet atelier les 30 journalistes (Presses écrite, audiovisuels, en ligne, blogueurs) auront une meilleure compréhension des principaux enjeux liés à la révision de la loi sur la santé de la reproduction, au   financement de la SR/PF, la gratuité de la PF, à l’intégration de la PF dans la réponse humanitaire ainsi qu’au suivi des engagements du Mali. Aussi les productions médiatiques réalisées à l’issue de la première session seront analysées et les bonnes pratiques aussi, les insuffisances ainsi que les recommandations d’amélioration seront identifiées et documentées. Les capacités des 30 participants en production de contenus médiatiques fondés sur des données probantes en journalisme de plaidoyer et en communication stratégique seront renforcées, pour qu’ils maîtrisent les principes de sauvegarde et d’être en mesure de les intégrer dans leurs pratiques journalistiques et leurs productions médiatiques. Les organisateurs ont saisi l’occasion pour rappeler que cette initiative intervient dans un contexte marqué par plusieurs enjeux stratégiques pour la SR/PF au Mali, notamment la poursuite de la révision de la loi relative à la santé de la reproduction, les défis liés au financement domestique de la santé reproductive et la planification familiale, la nécessité de rendre gratuite la planification familiale et obtenir son intégration dans la réponse humanitaire, ainsi que le suivi des engagements pris par le Mali dans le cadre du Partenariat de Ouagadougou et des Objectifs de développement Durable. Selon l’EDSM VII, le ratio de mortalité maternelle est de 325 décès pour 100 000 naissances vivantes, la mortalité périnatale de 29 pour 1 000 naissances vivantes et la prévalence contraceptive moderne est estimée à 21 %, traduisant d’importants besoins non satisfaits en matière de planification familiale. Les résultats précisent que dans ce contexte, les médias demeurent des acteurs incontournables pour informer les populations, promouvoir des comportements favorables à la santé, lutter contre les fausses informations, assurer le suivi des engagements publics et contribuer au plaidoyer en faveur d’un environnement politique, institutionnel et financier favorable à la santé de la reproduction et à la planification familiale. A l’issue des travaux, les livrables produits ont été les présentations des facilitateurs,  les compilation des productions médiatiques analysées, les plans d’actions des journalistes pour la réalisation de nouvelles productions et le rapport de l’activité. ALD/KM (AMAP)

Mali : un nouvel avion de commandement, un Boeing 737, entièrement rénové

Bamako, 30 juillet (AMAP) La République du Mali s’est dotée d’un nouvel avion de commandement, un Boeing 737 entièrement rénové et modernisé, en remplacement de l’appareil présidentiel endommagé lors des attaques du 17 septembre 2024, a appris l’AMAP de sources officielles. Le Secrétaire général de la Présidence, Fousseyni Diawara, a précisé que l’ancien appareil avait subi des dommages structurels et sur un de ses moteurs lors des attaques complexes du 17 septembre 2024, le rendant immobilisé et difficile à réparer. Le nouveau Boeing 737, qui est en réalité l’appareil original intégralement rénové, dispose d’une autonomie de vol d’environ 11 500 kilomètres, soit près de 14 heures de vol, permettant des liaisons directes vers les grandes capitales mondiales, notamment Moscou. Sa vitesse de croisière est d’environ 950 km/h et son altitude de croisière atteint 41 000 pieds, soit environ 12 300 mètres. Sur le plan financier, le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, a présenté cette acquisition comme une opération économiquement avantageuse pour le Trésor public. L’appareil a coûté 15,6 milliards de francs CFA, mais les économies réalisées sont substantielles : l’assurance a versé 6 milliards de FCFA au titre des dommages et les pièces de rechange de l’ancien appareil devraient rapporter entre 3 et 4 milliards supplémentaires. Le décaissement net pour le Trésor ne serait donc que de 5,6 à 6 milliards de FCFA. KD/KM (AMAP)

Chine : Le district de Pinggu veut devenir un hub du livestream e-commerce

Beijing, 30 juillet (AMAP) Les journalistes étrangers du Centre International de Presse et de Communication de Chine (CIPCC)en visite Pékin ont assisté à la présentation du village agricole central du district de Pinggu mardi dernier au gouvernorat populaire du district de Pinggu. District rural de Pékin, très connu pour ses cerises, l’agrotourisme et l’agriculture moderne, Pinggu mise beaucoup sur l’agriculture livestream e-commerce pour vendre ses produits locaux. Il propose des subventions massives pour les parcs, studios, entrepôts frigorifiques, MCN, et marques locales. L’objectif est d’attirer les entreprises, développer les produits agricoles locaux « d’origine », et booster les ventes en ligne. Plusieurs mesures du district de Pinggu ont été prises pour promouvoir le développement de haute qualité de l’industrie du e-commerce en livestream. Il veut stimuler l’élan du développement du e-commerce en livestream, formation aux compétences. Les programmes assurant au moins 500 participations de formation par an, tenant des registres complets, et atteignant un taux d’au moins 20% de stagiaires obtenant un emploi dans le e-commerce ou ouvrant une boutique en ligne dans les 3 mois recevront une subvention allant jusqu’à 100 000 RMB. La valeur de transaction via les canaux de livestream dépasse 10 millions RMB pour la première fois, l’intéressé recevra une récompense d’incubation de marque de 500 000 RMB. Pinggu veut devenir la capitale du livestream agricole » de Pékin, surtout pour les cerises et produits locaux. Les données de dépenses se basent sur les déclarations de l’entreprise, la subvention annuelle totale versée à une même entreprise ne dépassera pas 1 milliard RMB. Cela pour encourager les entreprises à maintenir une croissance rapide. Cependant, suite à cette présentation les journalistes ont fait un tour dans le champ de Pinggu pour cueillir les grosses pêches juteuses, afin de témoigner que ce district de Pékin ultra connu pour ses pêches, une spécialité locale protégée, est très sucrée et juteuse.  Maïmouna SOW Envoyée spéciale à Beijing

Traite des personnes : Alerte de l’OIM sur les arnaques en ligne, nouvelle forme d’exploitation qui gagne l’Afrique de l’Ouest et du Centre

Bamako, 30 juillet (AMAP) L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) alerte sur l’émergence d’une nouvelle forme de traite des personnes en Afrique de l’Ouest et du Centre, où des réseaux criminels recrutent des victimes par de fausses offres d’emploi pour les contraindre à mener des opérations d’arnaque en ligne, a appris l’AMAP du communiqué de l’organisation publié à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la traite des êtres humains. Longtemps associé à l’Asie du Sud-Est, ce phénomène repose sur les mêmes mécanismes que les formes anciennes de traite : fausses promesses d’emploi diffusées sur les réseaux sociaux, confiscation de documents, surveillance, endettement forcé et servitude. Au 16 juillet 2026, l’OIM avait assisté 1 513 victimes de traite dans la région, dont 1 022 femmes et 491 hommes. Depuis 2017, le total s’élève à 12 308 victimes assistées. Les données de l’OIM révèlent par ailleurs que la traite ne suit pas uniquement les routes vers l’Europe ou le Golfe : entre 2017 et 2026, quatre des dix principaux pays de destination des victimes assistées se trouvaient dans la région elle-même, confirmant que ce phénomène se joue en grande partie à l’intérieur du continent africain. La directrice régionale de l’OIM pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Sylvia Ekra, a appelé à protéger et accompagner les victimes contraintes de participer à des arnaques, plutôt que de les stigmatiser, et à adopter une approche transrégionale fondée sur les routes migratoires pour identifier et accompagner les personnes à risque tout au long de leur parcours. KD/KM (AMAP)

Sélingué : Le programme d’aménagement agricole de 2 500 hectares pour 34 milliards au centre d’une rencontre

Kangaba, 30 juillet (AMAP) Le préfet du cercle de Kangaba, Abou Dao a rencontré ce mercredi 29 juillet 2026 dans la salle de réunion du cercle, les légitimités traditionnelles et la jeunesse des villages de Molodjebougou et Kolondjigué dans la commune rurale de Maramandougou sur la rive droite du fleuve Niger, bénéficiaires du programme d’aménagement agricole de 2 500 hectares à Sélingué, a constaté l’AMAP. En organisant cette rencontre, le préfet du cercle de Kangaba s’est fixé comme objectif d’écouter  les bénéficiaires et la société ZECHAO GROUP Mali SARL, initiateur du projet, échanger avec eux sur les difficultés dans la mise en œuvre du projet et proposer des solutions. Pour les populations bénéficiaires, le programme d’aménagement agricole de 2 500 hectares n’a que trop duré. Elles souhaitent la réalisation de projet pour éviter les inondations dévastatrices et les crises alimentaires à répétition qu’elles ont connues ces dernières années. Le coordonnateur de la société ZECHAO GROUP, Abdoulaye Diarra a, pour sa part, remercié le préfet du cercle de Kangaba pour avoir initié cette rencontre. Selon lui, un protocole a été signé entre la société et le Ministère de l’Agriculture en 2018. 5 ans après en 2023, la convention a été signée. Mais avant, la société a réalisé des études avec les services techniques de l’Agriculture qui lui ont coûté près de 300 millions de FCFA. Après ces études, toujours selon le coordonnateur de la société, le dossier a été monté en PPP (Partenariat Public Privé). Deux ans après, la société a jugé nécessaire de s’engager seul sur le projet à cause de la lenteur administrative de l’Etat. C’est ainsi que la convention a été signée le 30 mars 2023 puis la réalisation d’autres activités notamment la concertation publique et la mise en place du comité de suivi évaluation. La société n’attend maintenant que la signature du contrat-bail pour démarrer les travaux d’aménagement des 2 500 hectares, qui vont couter 34 milliards FCFA. Toutes ces difficultés sont d’ordre administrative a ajouté le coordonnateur de la société. En définitive, on comprend aisément que les populations bénéficiaires et la société souhaitent toutes le démarrage du salvateur programme d’aménagement agricole des 2 500 hectares à Sélingué. Après avoir écouté toutes les parties, le préfet les a invités à la patience pour clarifier les documents y afférents. Pour ce faire, il va informer sa hiérarchie. Il faut souligner que sur les investissements, la loi agricole prévoit que 15% des terres aménagées seront restituées aux populations féminines et à la jeunesse. SD/KM (AMAP)

Justice : le Ministère dénonce des réseaux de dépravation de mœurs et de détournement de mineurs sur les réseaux sociaux

Bamako, 30 juillet 2026 (AMAP)  Le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, a exprimé sa grande stupéfaction et sa profonde consternation face à l’existence de véritables réseaux de dépravation de nos mœurs et de détournement de mineurs à des fins sexuelles ou d’activités pédopornographique, dans un communiqué publié ce mercredi. Selon le département, ces groupes criminels opèrent principalement sur les réseaux sociaux. Leur mode opératoire consiste à créer des groupes WhatsApp, TikTok ou Snapchat de rencontres et de partage de vidéos à caractère sexuel. Ils constituent ainsi des centres de recrutement de futures victimes et de redoutables pièges pour tous les consommateurs d’images illicites. Le communiqué précise que ces réseaux organisent également des rencontres physiques dans des lieux fermés tels que des maisons closes, des appartements meublés ou des constructions dans les champs. Ils s’adonnent à des actes sexuels de toutes natures et à la consommation de substances psychotropes. Le Ministère dénonce aussi l’organisation de voyages impliquant des victimes mineures, parfois âgées de 12 à 13 ans, vers des zones d’extraction minière et certains pays, à des fins d’exploitation sexuelle et pour subir d’autres atrocités indicibles. Le Garde des Sceaux rappelle que ces actes immoraux et malsains, importés d’ailleurs, ne correspondent pas à nos valeurs sociétales et menacent gravement les fondements mêmes de notre société. Ces faits constituent des infractions pénales passibles de qualifications telles que : outrage public à la pudeur, attentat à la pudeur, viol, pédophilie, incitation à la débauche, prostitution forcée, proxénétisme, détournement de mineurs, corruption de la jeunesse, tourisme sexuel, pornographie forcée, traite de personnes et trafic de stupéfiants, précise le communiqué. Le Ministère souligne par ailleurs que la mise en scène, le filmage, la publication et le commentaire inapproprié de telles images sur les réseaux sociaux relèvent de la cybercriminalité. Face à ces « déviances sociales inacceptables », le Ministre de la Justice invite les parents, éducateurs, propriétaires d’immeubles, bailleurs, gérants d’appartements meublés, tenanciers de bars et d’hôtels et l’ensemble des citoyens à « veiller scrupuleusement et prioritairement sur la protection des enfants, qui constituent l’avenir de notre pays ». Il porte en outre à la connaissance du public qu’il vient d’instruire à tous les Procureurs généraux, Procureurs de la République, Juges de paix, officiers et Agents de Police judiciaire à sévir avec la dernière rigueur contre les auteurs, co-auteurs et complices de tels actes. Il les exhorte également à dénoncer aux autorités compétentes les auteurs de ces actes antisociaux. MMD/KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 29 juillet 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 29 juillet 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création de la Société des Textiles du Mali et à l’approbation de ses Statuts. Notre pays, avec une production annuelle de 656 mille tonnes, est le premier producteur de coton en Afrique de l’Ouest. Cette production, exportée à hauteur de 98% à l’état brut, révèle une faible capacité de création de valeur ajoutée au niveau national et une dépendance de notre économie aux exportations de matières premières. Pour inverser cette tendance, le Gouvernement a initié un projet d’implantation d’une usine de transformation de la fibre de coton d’une capacité annuelle de 40 000 tonnes. Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre de la Politique de Développement industriel, de « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et de la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033, traduit la vision des Autorités de la Transition d’assurer un développement endogène à travers la transformation de nos ressources locales, la création de richesses et d’emplois durables ainsi que l’amélioration de la compétitivité de notre économie. Les projets de texte, adoptés, créent la Société des Textiles du Mali avec pour objet, entre autres : – la filature, le tissage, le tricotage, la teinture et l’ennoblissement des fibres et tissus decoton ; – la confection, le conditionnement et la commercialisation des articles textiles et d’habillement ; – la formation, la recherche, le développement et l’innovation dans le domaine des textiles. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA RECONCILIATION, DE LA PAIX ET DE LA COHESION NATIONALE – Secrétaire exécutif de l’Autorité de Gestion des Réparations en faveur des Victimes des Crises au Mali : Colonel-major Lanseny DOUMBIA. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Conseiller technique : Colonel-major Kaya Issa CISSE. – Chargés de mission : Colonel Mama Sékou LELENTA ; Colonel Fily FOFANA. – Directeur adjoint du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées : Colonel-major Mamadou Namballa TRAORE. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Gouverneur de la Région de Ségou : Monsieur Chiaka MAGASSA, Administrateur civil. – Gouverneur de la Région de Dioïla : Général de Division Kéba SANGARE. – Gouverneur de la Région de Koutiala : Général de Brigade Harouna SAMAKE. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Inspecteur à l’Inspection des Services diplomatiques et consulaires : Monsieur Mohamed Mahmoud BEN LABAT, Conseiller des Affaires étrangères. – Ministre Conseiller à l’Ambassade du Mali au Caire (Egypte) : Monsieur Moussa DOLLO, Conseiller des Affaires étrangères. – Ministre Conseiller à l’Ambassade du Mali à Paris (France) : Madame TRAORE Aïssata GAYE, Conseiller des Affaires étrangères. – Consul général du Mali à Lyon (France) : Madame COULIBALY Mariam COULIBALY, Administrateur civil. – Troisième Conseiller à l’Ambassade du Mali à Ottawa (Canada) : Colonel Sidi Sadio DIALLO. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Chef de Cabinet : Monsieur Ahmadou FANE, Professeur de l’Enseignement supérieur. – Chargés de mission : Monsieur N’Bégué KONE, Professeur de l’Enseignement supérieur ; Monsieur Bakary Mamadou CISSE, Professeur de l’Enseignement supérieur ; Madame MAIGA Aïssata NIARE, Ecologue-Biologiste ; Madame Adiaratou SANOGO, Professeur de l’Enseignement supérieur. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Président Directeur général de la Pharmacie populaire du Mali : Monsieur Abdelaye KEITA, Professeur de l’Enseignement supérieur. – Directeur général de l’Agence nationale d’Evaluation et d’Accréditation des Etablissements de Santé : Madame Oumou DIAKITE, Professeur de l’Enseignement supérieur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE – Président Directeur général de l’Office des Produits agricoles du Mali : Colonel-major Moussa DEME. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENTREPRENEURIAT NATIONAL, DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE – Chargés de mission : Monsieur Lanfia SINABA, Journaliste-Communicateur ; Madame Kadia CISSE, Professeur de l’Enseignement secondaire général ; Madame Oumou Oumar TOURE, Gestionnaire des Ressources humaines ; Monsieur Oumar Harber CISSE, Médecin. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Chargés de mission : Monsieur Moussa Issa DAOU, Juriste ; Monsieur Abakary TOURE, Juriste ; Monsieur Moulaye Idrissa TOURE, Spécialiste en Communication et Relations internationales ; Madame Fatoumata Azahara MAIGA, Spécialiste en Droits de l’Homme et Culture de la Paix. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT, DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE HOTELIERE ET DU TOURISME – Inspecteur à l’Inspection de l’Artisanat et du Tourisme : Monsieur Nohan SOW, Professeur de l’Enseignent supérieur. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative au rapport d’évaluation du Plan d’Action du Gouvernement 2025-2026, au titre du 2ème Semestre 2025. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, lors du Conseil des Ministres du 27 novembre 2024, a adressé au Premier ministre, Chef du Gouvernement, une lettre de cadrage comprenant 8 axes prioritaires devant servir de fondement à l’élaboration du Plan d’Action du Gouvernement pour la période 2025-2026. Ces priorités, qui s’inspirent des préoccupations légitimes du Peuple malien, sont en phase avec les conclusions du Dialogue inter-Maliens, de « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et de la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033. Pour assurer un meilleur suivi des activités inscrites dans le Plan d’Action du Gouvernement, un dispositif informatisé de suivi et d’évaluation, dénommé : « Système Intégré

Industrie : le gouvernement crée la Société des Textiles du Mali pour transformer le coton local

Bamako, 29 juillet (AMAP)– Le Conseil des ministres, réuni ce mercredi 29 juillet 2026 sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, a adopté les projets de textes portant création de la Société des Textiles du Mali et approbation de ses statuts, a appris l’AMAP. Selon le rapport présenté par le ministre de l’Industrie et du Commerce, cette société a pour objectif de développer la transformation locale du coton. Le Mali, premier producteur de coton en Afrique de l’Ouest, enregistre une production annuelle de 656.000 tonnes. Toutefois, 98% de cette production est exportée à l’état brut. Dans cette perspective, le gouvernement a engagé l’implantation d’une usine de transformation de la fibre de coton d’une capacité annuelle de 40.000 tonnes. La création de la Société des Textiles du Mali s’inscrit dans le cadre de la Politique de développement industriel, de «Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma» et de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033. La société aura notamment pour missions la filature, le tissage, le tricotage, la teinture et l’ennoblissement des fibres et tissus de coton, ainsi que la confection, le conditionnement et la commercialisation des articles textiles et d’habillement. Elle assurera également des activités de formation, de recherche, de développement et d’innovation dans le secteur textile. MMD/CMT (AMAP)