Sécurité : Les FAMa neutralisent une vingtaine de terroristes dans les régions de San et de Bandiagara

Bamako, 20 août (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) , appuyées par leurs partenaires, ont conduit deux opérations aériennes de précision contre des regroupements terroristes dans les régions de San et de Bandiagara les 18 et 19 août 2026, dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, a appris jeudi l’AMAP de source sécuritaire. Le mardi 18 août, plusieurs points de regroupement de groupes armés terroristes abritant d’importants matériels de guerre ont été détectés et traités avec succès à environ 35 kilomètres au sud-ouest de San. Le mercredi 19 août, une surveillance prolongée a conduit à la localisation d’un refuge terroriste dans le secteur de Kilimpo, dans la région de Bandiagara. Après observation et évaluation de la situation, le repaire  a été ciblé et frappé avec succès. Le bilan fait état d’une vingtaine de terroristes neutralisés et de plusieurs équipements détruits, dont des motos. Les opérations de surveillance se poursuivent dans les secteurs concernés pour évaluer les effets des frappes, établir un bilan consolidé et neutraliser toute menace résiduelle a assuré l’Etat Major des Armées. KD/KM (AMAP)

Retour volontaire : 162 migrants maliens accueillis à Bamako

Bamako, 20 août (AMAP) Cent soixante-deux (162) migrants maliens de retour volontaire, dont 125 hommes, 27 femmes, cinq garçons et cinq filles, ont été accueillis jeudi à l’aéroport  international Modibo Keïat Sénou de Bamako par le ministère des Maliens Etablis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, en collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), a constaté l’AMAP. Les migrants, de retour d’Algérie, seront hébergés pendant trois jours à la Maison des Maliens de l’Extérieur à Niamakoro, où ils bénéficieront d’une assistance, d’une écoute et d’une orientation, a indiqué le chef de cabinet du ministre, Sidi Mohamed Koné. « Nous venons ici les accueillir, leur remonter le moral au nom du gouvernement », a-t-il déclaré, précisant que l’ambassade du Mali en Algérie et l’OIM œuvrent à leur protection et à leur accompagnement jusqu’à leur retour. Plusieurs migrants ont évoqué les difficultés rencontrées, durant leur séjour en Algérie. Wali Fomba, qui travaillait dans le secteur de la construction depuis 2023, a expliqué avoir décidé de rentrer volontairement après des problèmes avec la police. Salah Yattara, qui y a travaillé pendant quatre ans, a fait état de faits de racisme, d’exploitation et de vols de salaires. Assetou Sidibé, de son côté, a indiqué avoir travaillé pendant quatre mois comme lavandière et technicienne de surface, avant de décider de rentrer en raison de la pénibilité du travail et de difficultés liées au logement. Le ministère dispose d’un programme de réinsertion et de réintégration destiné aux migrants de retour, a expliqué Sidi Mohamed Koné. Il a indiqué que plus de 200 jeunes avaient été réinsérés et réintégrés entre 2021 et 2025 sur le budget national, certains bénéficiaires ayant ensuite créé des activités et recruté d’autres migrants de retour. Les autorités espèrent que les personnes accueillies jeudi, pourront également bénéficier de ces dispositifs. OS/KM(AMAP)

Hydrocarbures : près de 1.400 citernes réceptionnées au Mali en deux semaines

Bamako, 20 août (AMAP)– Près de 1.400 citernes d’hydrocarbures ont été réceptionnées au Mali entre le 3 et le 16 août 2026, selon les données présentées ce jeudi lors de la 31e réunion de suivi de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers, tenue à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), a annoncé un communiqué du ministère de l’Industrie et du Commerce. Du 3 au 9 août, 710 citernes, représentant 33,749 millions de litres, ont été réceptionnées par 37 opérateurs. Du 10 au 16 août, 720 citernes, pour un volume de 32,817 millions de litres, ont été acheminées par 34 opérateurs. Le dernier convoi comptait 230 citernes. La réunion, présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a relevé que les régions de l’intérieur sont globalement approvisionnées. Une rupture de gasoil persiste toutefois à Bandiagara et fait l’objet d’un suivi particulier. Les participants ont également examiné la hausse des cours internationaux des hydrocarbures, considérée comme un facteur nécessitant une anticipation et une adaptation constantes pour prévenir les ruptures d’approvisionnement. La sécurisation des axes par les Forces de défense et de sécurité contribue, par ailleurs, à améliorer l’acheminement des produits pétroliers. Les efforts se poursuivent notamment sur les corridors stratégiques, dont l’axe Bamako-Dakar, avec une implication accrue du Génie militaire dans l’amélioration et la sécurisation des voies. La réunion a enfin constaté une nette régression de la fraude sur les produits pétroliers, favorisant une meilleure maîtrise des flux. CMT (AMAP)

Tenenkou : un atelier pour renforcer la prévention des violences basées sur le genre

Tenenkou, 20 août (AMAP) Le deuxième adjoint au préfet du cercle de Tenenkou, le Commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, a présidé jeudi, au Centre de santé de référence (CSRef), la cérémonie d’ouverture d’un atelier de formation sur les approches transformatrices du genre, la prévention des violences basées sur le genre (VBG) et la transformation des violences pour la paix et la santé, a constaté l’AMAP. Organisée par le district sanitaire de Tenenkou avec l’appui du Centre Carter, à travers son projet «Paix par la santé», la session vise à renforcer les capacités des acteurs communautaires et sanitaires sur les questions de genre, de prévention des VBG et de transformation des violences. Elle entend également contribuer à la consolidation de la paix, de la cohésion sociale et de l’accès équitable aux services de santé dans les zones d’intervention du projet. Le médecin-chef du CSRef et point focal du Centre Carter, Dr Amadou Coulibaly, a indiqué que la formation permettra aux participants de mieux comprendre les notions de genre et de promouvoir des approches adaptées au contexte communautaire. Le deuxième adjoint au maire de la commune urbaine, Soumaïla Bocar Coulibaly, a salué la tenue de cette session et exhorté les participants à suivre attentivement les enseignements afin de devenir des relais efficaces auprès des communautés. Représentant le préfet, le commissaire principal de police Ousmane Diamouténé a salué l’initiative et invité les participants à mettre les connaissances acquises au service des communautés. Il a également remercié le Centre Carter pour ses actions en faveur des populations du cercle, assurant que l’administration restera disponible pour accompagner les initiatives contribuant à l’amélioration des conditions de vie. Durant deux jours, une trentaine de participants, composés d’acteurs communautaires et de représentants des services techniques issus de plusieurs aires de santé du district, seront formés sur les concepts de genre, les approches transformatrices et la prévention des violences. Ils apprendront notamment à analyser les normes de genre et les rapports de pouvoir susceptibles d’alimenter les conflits et les VBG, à renforcer les mécanismes communautaires de prévention et d’orientation des victimes, ainsi qu’à promouvoir le leadership des jeunes et des femmes dans la consolidation de la paix. La formation est assurée par Boris Ghislain Kabré, instructeur à l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye de Bamako. AS/CMT (AMAP)

Kolondièba : Atelier de restitution du plan quinquennal de la commune de Bougoula

Kolondièba 20 août (AMAP)  Les autorités communales de Bougoula et leurs partenaires ont procédé à la restitution du plan quinquenal 2026-2030 de la commune de Bougoula, hier mercredi, a constaté l’AMAP. Présidée par le Maire de la commune de Bougoula, Diamatio Konaté, cette rencontre a regroupé le président du conseil communal, le représentant de la Société Tam_Sam international SARL, les chefs services locaux de la pêche de la promotion de la femme, du développement social, du génie rural, des productions et Industries Animales  ,du service Vétérinaire, de la planification de la statistique de l’information, de l’aménagement du territoire et de la population et du correspondant local de la presse AMAP. Le maire de la commune rurale de Bougoula  Diamatio Konaté , après les salutations d’usage du représentant du chef de village de Bougoula, a placé l’événement dans son contexte. Il s’agit de faire la restitution du plan quinquenal 2026_2030 du Programme de Développement Économique Social et Culturel (PDSEC)  de la commune de Bougoula. Pour réussir cette projection, tous les acteurs de développement local étaient présents à savoir les partenaires au développement, les services déconcentrés de l’État, les représentants de la société civile, les représentants des cinq villages de la commune , la CAFO et la jeunesse. S’adressant à sa population, le Maire dira que cette rencontre vise à édifier tous les citoyens de la commune et les collaborateurs sur les activités menées, ce qui a été fait, ce qui reste à faire et de faire la programmation des réalisations de la commune dans 5 ans. Les facilitateurs Inza Samaké consultant de la Société Tam- Sam international SARL et le chef service local du plan et de la statistique, Souleymane Traoré ont édifié les participants, par une projection d’images, sur les activités et les réalisations de la commune de Bougoula, cercle de Fakola. Au cours des débats les participants venus très nombreux ont fait des  contributions et posé des questions de compréhension sur tous les aspects de développement de la commune. Les axes stratégiques de développement ont été passés au peigne fin à savoir le développement agro-pastorale et sécurité alimentaire ; l’accès aux services sociaux de base Santé Éducation eau ; le désenclavement et développement des infrastructures ; la gestion durable de l’environnement et changement climatique ; la gouvernance locale et développement local. Le maire s’est dit satisfait de la richesse des débats et la participation massive de tous les acteurs. Cet exercice de recevabilité renforce la confiance entre les décideurs et les contribuables. Le coût de ce plan quinquennal est estimé à plus de 561millions de FCFA. NMK/KM (AMAP)  

ORTM: Tenue de la 58ème session de son Conseil d’administration

Bamako, 20 août (AMAP) La cérémonie d’ouverture des travaux de la 58ème session d’administration de l’Office de Radio et Télévision du Mali (ORTM), se sont déroulés ce jeudi, sous la présidence du ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Illiène, dans la salle de Conférence de son département, a constaté l’AMAP. C’était en présence du Directeur Général de l’ORTM, Yaya Konaté et des membres du Conseil d’administration. À l’ordre du jour figuraient, notamment, l’examen et l’adoption du procès-verbal de la 57è session ordinaire du conseil d’administration, l’examen de l’état d’exécution des recommandations issues de la 57è session ordinaire du conseil d’administration, et l’examen et l’adoption du rapport d’activités du 31 décembre 2025. La session a permis de faire le point sur la bonne marche de la structure qui est la mémoire audiovisuelle de notre pays (ORTM) et de dégager les priorités pour les prochaines années. Dans son discours d’ouverture des travaux, le président du conseil d’administration, le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a mis l’accent sur la nécessité d’une rupture managériale. Il a précisé que « le Conseil entend passer d’une culture de constats à une culture de résultats et de reddition de comptes ». Le ministre Alhamdou Ag Ilyène a rappelé que « l’examen du procès-verbal de la session précédente servira de test pour évaluer l’exécution des recommandations formulées, exiger des justifications sur les retards constatés et fixer des échéances fermes pour leur mise en œuvre ». Tout en saluant le travail accompli par les équipes de l’ORTM (journalistes, techniciens et agents administratifs) dans la couverture des événements majeurs du pays. Alhamdou Ag Ilyène a appelé à une exigence accrue de crédibilité et d’efficacité au service du public. L’exercice 2025 a enregistré un taux d’exécution budgétaire de 79 % , soit 10,96 milliards de F CFA dépensés sur une prévision annuelle de 13,83 milliards de F CFA. Situation au 31 mai 2026 : Les dépenses à la date du 31 mai 2026 se sont élevées à 5,08 milliards de F CFA sur une prévision de 13,49 milliards de F CFA, représentant un taux de réalisation de 38 % », a fait savoir le président du conseil d’administration. Selon lui, « face aux contraintes budgétaires, le Conseil a préconisé une rationalisation des charges, le développement de nouvelles recettes propres et une meilleure valorisation du patrimoine audiovisuel ». Le ministre a, par ailleurs, précisé, « l’accumulation des dettes fiscales et sociales a été qualifiée de risque majeur pour la stabilité de l’établissement. La mise en place d’un plan d’apurement réaliste et d’un mécanisme de suivi rigoureux a été vivement recommandée pour éviter la création de nouveaux arriérés ». « Pour maintenir son influence face à l’émergence des plateformes numériques, des réseaux sociaux et des contenus à la demande, l’ORTM est sommé d’accélérer sa transformation technologique », a-t-il dit. « Le Conseil appelle à une modernisation axée sur le développement de contenus digitaux dédiés, tout en préservant l’éthique professionnelle et l’identité nationale. Considérant le personnel comme la ressource la plus précieuse de l’office, un plan pluriannuel de formation continue a été préconisé. Ce programme devra couvrir des compétences clés telles que : L’intelligence artificielle et la production, numérique, la cybersécurité et la maintenance des équipements modernes, et le management, la gestion et l’éthique journalistique », a rappelé le patron du conseil d’administration de l’ORTM ». ​Enfin, s’inscrivant dans la dynamique de la Confédération des États du Sahel (AES), le Conseil a exhorté l’ORTM à intensifier sa coopération avec les médias publics du Burkina Faso et du Niger, ainsi qu’avec des initiatives telles que Tafouk TV et Radio Danté. L’objectif affiché est de bâtir un espace informationnel souverain, solidaire et autonome, capable de promouvoir les potentialités et les réalités culturelles et politiques des trois nations partenaires, a évoqué le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration. ST/KM (AMAP)

Golfe d’Aden : six hommes armés prennent le contrôle d’un pétrolier

Bamako, 20 août (AMAP) Six hommes armés ont pris ce jeudi le contrôle d’un pétrolier dans le golfe d’Aden, au large du Yémen, et l’ont détourné vers la Somalie, a indiqué l’agence britannique des opérations commerciales maritimes (UKMTO). « Nous avons reçu la confirmation que le pétrolier a été abordé par six personnes armées qui contrôlent désormais le navire et le redirigent vers la Somalie », a indiqué l’UKMTO sur le réseau social X. L’agence a précisé que les autorités enquêtaient sur l’incident et appelé les navires transitant dans la zone à faire preuve de prudence et à signaler toute activité suspecte. L’UKMTO avait auparavant indiqué qu’un pétrolier avait lancé un appel de détresse sur la fréquence VHF 16, signalant avoir été approché par un navire non autorisé alors qu’il naviguait vers l’ouest dans le golfe d’Aden. À 11h45 GMT, l’identité du pétrolier et sa localisation n’étaient pas connues et aucune organisation n’avait revendiqué l’incident. Les routes maritimes de la région, notamment en mer Rouge et dans le golfe d’Aden, sont confrontées à des tensions accrues. Le groupe yéménite houthi avait annoncé en juillet une interdiction visant les navires liés à l’Arabie saoudite, tandis que Riyad a annoncé la formation d’une coalition maritime défensive destinée à protéger la liberté de navigation dans le détroit de Bab al-Mandab. La zone avait également connu une forte activité de piraterie au large de la Somalie entre 2008 et 2018, avant une baisse des incidents, puis une reprise à partir de la fin de 2023 dans un contexte de tensions sécuritaires régionales. OS/KM(AMAP)

RCA : 49 morts dans l’effondrement d’un site d’orpaillage

Bamako, 20 août (AMAP) Au moins 49 personnes ont été tuées dans l’éboulement survenu mardi sur un site d’orpaillage artisanal à Zamboye, dans la préfecture de Nana-Mambéré, dans l’ouest de la République centrafricaine (RCA), près de la frontière avec le Cameroun, ont annoncé jeudi les autorités. Le ministre des Mines et de la Géologie, Rufin Benam-Beltoungou, a indiqué que les victimes confirmées comprennent 34 Centrafricains, 13 Camerounais et deux Tchadiens. Les autorités ont ordonné la fermeture du site alors que les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver d’éventuelles personnes encore prisonnières sous les décombres. Un premier bilan avait fait état d’environ 100 morts. L’éboulement a touché une partie du vaste site minier, comme le montrent des images diffusées sur les réseaux sociaux. « Les autorités avaient ordonné la fermeture du site », a indiqué le ministre, alors que les recherches se poursuivent. L’exploitation minière artisanale constitue une importante source de revenus pour les jeunes dans les régions riches en ressources minérales du pays. Le 8 juin, un autre éboulement sur un site d’orpaillage à Kinyeme, dans la même région, avait fait au moins huit morts et laissé plus d’une dizaine de personnes portées disparues, selon les médias locaux. Les puits d’exploitation sont souvent creusés manuellement et peuvent atteindre plusieurs mètres de profondeur. OS/KM(AMAP)

Photographie : Aliou Sissoko, champion de l’art visuel

Bamako, 20 août (AMAP) A l’instar des autres pays du monde, le Mali a célébré la journée internationale de la Photographie le mercredi 19 août 2026. Pour l’évènement, l’Agence Nationale de Presse du Mali, s’intéresse aujourd’hui à Aliou Sissoko, champion de l’art visuel, qui a fait rayonner notre pays dans ce secteur, à travers sa couverture des grands évènements. Courtois, d’un commerce agréable et discret, Alou comme l’appelle les siens, continue d’immortaliser les évènements sur le plan national et international, avec un œil viseur particulier. Il a su bien garder les secrets des photographes Malick Keïta, Ousmane Keïta de L’Essor, Madou Pompier et bien d’autres, pour servir la nation. Profondément passionné par son art visuel, il y a déjà consacré des années pour l’illustration des articles de presse du Quotidien national (L’Essor) qui est un produit phare de l’Amap et à la préservation de la mémoire nationale Un professionnel du métier Le chef de la Section photo, Aliou Sissoko, ne prétend pas boxer dans la même catégorie des grandes figures maliennes de la photographie connue à l’échelle planétaire, mais il n’en est pas moins un professionnel accompli. Celui qui est affectueusement appelé dans le milieu de la presse Alou a rodé ses méthodes, il y a plus d’une trentaine d’années à l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap) avant de confirmer tout le bien qu’on pensait de lui à travers de nombreux reportages photos. Il a couvert de grands évènements politiques et socio-culturels à travers le pays, mais aussi dans le continent africain voire ailleurs. Il a aussi accompagné les visites officielles de chefs d’État maliens, de Premiers ministres et autres ministres. Profondément passionné par son art visuel, il y a déjà consacré des années pour l’illustration des articles de presse du Quotidien national (L’Essor) qui est un produit phare de l’Amap et à la préservation de la mémoire nationale. Il faut admettre une réalité, sans vraiment heurter les égos, l’Amap dispose du plus grand fonds photographique du pays avec des archives qui remontent aux premières années de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale. Un homme d’action Dans son univers, la grande salle de la section photo où sont exposées de multiples poses, il s’y sent comme un poisson dans l’eau.  Aliou Sissoko explique que c’est une chance de photographier un président de la République, mais en même temps une immense pression et la peur de ne pas rater ces prises de vue. Natif de Bamako, il  effectua son premier stage lors d’un jumelage entre l’école fondamentale de Bozola et celle publique de Bougouni. Il y prend goût et commence à développer une passion pour l’image. C’est ainsi qu’il  participera à plusieurs séances de formation en photographie. Ce fut le début d’une aventure dont la somme d’expériences lui vaudra de se retrouver un jour à l’Amap, où il effectuera un premier stage en 1989, afin de renforcer ses connaissances auprès de têtes couronnées de ce métier.  Il enchainera les formations et continuera son stage à l’Amap jusqu’en 1992, année où il est engagé dans la boîte avec un contrat à durée indéterminée (CDI). C’était donc le début d’une longue carrière aboutie derrière un objectif. Il a blanchi sous le harnais et finira par devenir chef de Section photo. Il a bénéficié de plusieurs stages de perfectionnement en photojournalisme et dans la photographie de narration. Au fil des années, son professionnalisme est resté intact et la qualité de ses œuvres lui ont valu la confiance totale de la hiérarchie.  Immortaliser les événements majeurs De Paris à Abidjan, en passant Sénégal, Burkina Faso, Togo, Ghana, Maroc et par New York,  Aliou a assez bourlingué pour immortaliser les événements majeurs et sous les couleurs de son entreprise de presse. Son parcours professionnel n’a pas été sans risque. Une anedocte confirme cet état de fait. En 2008, au Togo, il est agressé par des supporters mécontents après une défaite de leur équipe contre le Mali. Non contents de leur agression sur notre confrère, les supporters togolais lui retirent son passeport pour le déchirer. Son appareil photo est aussi détruit. En 2012, lors de la reconquête des régions du Nord, il se rend également dans plusieurs zones à haut risque aux côtés des Forces armées maliennes, simplement mû par une volonté d’immortaliser les grands événements. MLD/KM (AMAP)

‎Néguéla : Solidarité à l’endroit des voyageurs en transit

Néguéla, 20 août (AMAP) Dans la soirée du samedi 15 août 2026, les autorités locales, communales et villageoises du cercle de Néguéla se sont mobilisées pour porter assistance aux voyageurs contraints de passer la nuit dans la localité en attente de l’ordre de passage émis par les autorités militaires, a constaté l’AMAP. Cette mesure s’inscrit dans le cadre des dispositifs mis en place pour sécuriser la portion forestière de la RN24 et réduire les risques encourus lors du départ le lendemain matin. ‎L’action, conforme à l’une des cinq prescriptions du Préfet du cercle de Néguéla, Ousmane Keïta, vise à renforcer la lutte contre le terrorisme par la solidarité et la protection des populations en transit. Sous l’égide d’un consortium d’ONG locales regroupant notamment les Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE), COMAGESC, SAHEL HOPE, ADEDAC, AJCM et AJBLD, la soirée a permis de partager des repas avec les voyageurs et de leur distribuer des kits destinés aux enfants. ‎La mobilisation a également ciblé les petits commerçants qui bénéficient de la présence des voyageurs. Ces derniers ont reçu des kits d’assainissement pour les sites d’accueil, ainsi que des moustiquaires et leurs supports, en priorité pour les femmes et les enfants, afin d’améliorer les conditions d’hébergement temporaire et de prévention sanitaire. ‎S’exprimant à l’occasion de cette activité, le Préfet Ousmane Keïta a remercié les populations engagées dans des actions de solidarité quotidienne et a félicité les organisateurs pour leur engagement. Il a également salué le rôle des Forces Armées Maliennes (FAMa) pour leur vigilance et le bon déroulement du séjour des voyageurs à Néguéla ainsi que pour l’encadrement de leur traversée de la zone forestière. ‎Cette initiative conjointe des autorités et de la société civile illustre la volonté des acteurs locaux de conjuguer sécurité et solidarité pour mieux protéger les personnes en transit et soutenir l’économie locale affectée par les contraintes sécuritaires. ‎ALK/KM (AMAP)