Kayes : Des lâchers d’eau prévus au courant de la semaine au niveau du barrage de Manantali

Kayes, 13 octobre (AMAP) L’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal/ Société de Gestion de l’Energie de Manantali, à travers la Société d’Exploitation de Manantali et de Félou (SEMF), informe, dans un communiqué rendu public le 11 octobre, les populations riveraines des cours d’eau en aval du barrage de Manantali qu’elle procédera à des lâchers d’eau dans la semaine, a appris l’AMAP de source proche de la Société. Dans cette note de sensibilisation des populations, le Directeur général de la SEMF précise que la retenue de Manantali est proche de son niveau maximum d’exploitation. Par conséquent, selon lui, la SEMF procédera à des lâchers d’eau dans la semaine dès que le niveau du lac atteindra la cote 208,05 m IGN. Alors que le niveau, dans la matinée de ce 12 octobre, était à 207, 82 m à Manantali. Pour ce faire, a-t-elle avisé, ces lâchers vont élever le niveau d’eau dans certaines zones riveraines du fleuve Sénégal. «Il est donc demandé à tous ceux dont l’activité est liée à l’eau à plus de prudence dans les zones concernées», a  averti la Direction générale de la SEMF.  À cet effet, pour la protection des personnes et leurs biens, la Société d’exploitation appelle les populations riveraines du fleuve à prendre toutes les précautions utiles.  L’arrêt des lâchers fera l’objet d’un communiqué ultérieur. OD/KM (AMAP)

Journée internationale de la fille : le Mali appelle à mettre fin au mariage des enfants

Bamako, 13 octobre (-AMAP) Le Mali a célébré, le lundi 11 octobre 2026, la 15e édition de la Journée internationale de la fille, a constaté l’AMAP. Placée sous le thème international « Mettre fin au mariage d’enfants et investir dans les droits des filles », la commémoration a mis l’accent, au plan national, sur l’éducation et la culture comme leviers de protection des droits des filles. La cérémonie était présidée par la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djeneba Sanogo. Elle s’est tenue en présence de représentants de l’UNICEF, de Plan International Mali, du Parlement des enfants, ainsi que d’artistes et d’acteurs engagés dans la sensibilisation. Un appel à l’action urgente Dans son allocution, la ministre a rappelé que la Journée internationale de la fille avait été instituée par l’Assemblée générale des Nations unies à travers la résolution n° 66/170 du 19 décembre 2011. Elle a estimé que le thème retenu constitue un appel à l’action urgente contre le mariage des enfants. Selon elle, plus de 12 millions de filles sont mariées chaque année dans le monde avant d’avoir atteint l’âge adulte. Cette situation, a-t-elle expliqué, compromet leur accès à l’éducation, menace leur santé, les expose aux violences et réduit leurs perspectives d’avenir. Le thème national, « Investir dans l’éducation et la culture pour une meilleure sensibilisation sur les conséquences du mariage d’enfants et la promotion des droits de la fille », vise à promouvoir un environnement sûr et protecteur pour les filles. La ministre a insisté sur le rôle des valeurs éducatives et culturelles positives dans la prévention des violences et du mariage précoce. L’éducation au cœur de l’année 2026 Mme Diarra Djeneba Sanogo a également relié cette célébration à l’année 2026, décrétée année de l’éducation et de la culture. Elle a indiqué que cette orientation s’inscrit dans la vision du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, de bâtir une société responsable, consciente de ses valeurs et tournée vers l’avenir. La ministre a salué les interventions des enfants, des artistes de la troupe Nyamakoro et des partenaires présents. Elle a assuré que les doléances exprimées par les filles ont été prises en compte dans les recommandations des États généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille. Ces recommandations portent notamment sur des mesures législatives favorisant l’accès, le maintien et l’achèvement de la scolarité des filles, la formation des adolescentes en santé de la reproduction, ainsi que le renforcement des mécanismes communautaires d’information et de sensibilisation. « Les filles sont des leaders » La représentante du représentant résident de l’UNICEF au Mali, Fosca Giulidori, a salué les efforts du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, de la société civile, des leaders communautaires et religieux, ainsi que des familles en faveur des droits des enfants et des filles. Elle a rappelé que les filles ne sont pas seulement des bénéficiaires des actions menées en leur faveur, mais aussi des leaders, des innovatrices et des partenaires indispensables. « Vos voix comptent, vos idées et vos rêves comptent », a-t-elle déclaré aux filles maliennes, en les invitant à exprimer leurs opinions et à croire en leurs capacités. Fosca Giulidori a appelé à un engagement collectif renouvelé pour mettre fin au mariage d’enfants et faire de l’éducation et de la culture de véritables moteurs de transformation sociale. « Lorsque nous éduquons une fille, nous renforçons une famille. Lorsque nous protégeons une fille, nous renforçons une communauté », a-t-elle affirmé. La voix des enfants La présidente par intérim du Parlement des enfants, Mlle Rokia Camara, a rappelé que le 11 octobre ne se limite pas à une date symbolique. Selon elle, cette journée rappelle que chaque fille a des projets spécifiques qui doivent être intégrés dans les politiques et programmes de développement. Elle a remercié la ministre pour la place accordée aux droits des enfants et des filles lors des États généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille. Elle a également exprimé l’espoir que le plan décennal de mise en œuvre des recommandations soit effectivement appliqué. Mlle Camara a aussi salué les actions de renforcement du centre de formation professionnelle Awa Keïta, susceptibles de favoriser la réinsertion socioprofessionnelle des filles déscolarisées et non scolarisées. La célébration s’est notamment achevée par la lecture et la remise d’une note de plaidoirie consacrée à la protection des filles et des enfants. ST/KM (AMAP)

Mopti : Point presse sur le lancement des activités de l’initiative de relance des groupes Tombola

Mopti, 12 octobre (AMAP) La salle de délibération du conseil régional de Mopti a abrité ce lundi 12 Octobre un point de presse en prélude au lancement des activités de l’initiative culturelle intitulé « Humen Tombola » prévu le mercredi 14 Octobre prochain, a constaté l’AMAP. Cette initiative qui vise à relancer les groupes folkloriques Tombola de Sévaré (Mopti) et de Diondiori, commune rurale de Socoura s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme CulturAct 1, financé par la coopération Suisse à travers le Conseil Régional de Mopti. Le point de presse a mobilisé les animateurs des radios de proximité et des blogueurs de la presse en ligne. Il s’agissait par cette rencontre, d’informer les hommes de médias sur le rôle des groupes folkloriques dans la culture qui constitue le socle fondamental pour la paix et la cohésion sociale. La conférence était animée par le président de l’association culturelle Djigui de Mopti, Dramane Coulibaly, structure porteuse de l’initiative. Il était assisté du point focal du Programme CulturAct 1 du conseil régional de Mopti, Ousmane Sawadogo. Celui-ci a rappelé le partenariat stratégique qui lie la collectivité de la région de Mopti à la DDC dans les domaines variés en particulier la culture à travers le programme CulturAct 1 dont les objectifs sont entre autres ; l’amélioration de la gouvernance locale et la structuration durable du secteur culturel ; la professionnalisation des acteurs ; le soutien à la création et à la diffusion  des œuvres pour que secteur devient un véritable levier de développement et un outil de dialogue social favorisant l’inclusion active des jeunes et des femmes. Le conférencier, Dramane Coulibaly président de l’association Djigui a mis l’accent du le rôle et la responsabilité des hommes de médias dans la sensibilisation et l’éducation de nos valeurs. Selon lui, face aux défis de la faible capacité de transmission des valeurs des aînés aux jeunes générations, le désintérêt de ceux-ci pour la culture, la situation requiert l’implication de tous et à tous les niveaux. Au regard de l’incidence significative de la culture sur le quotidien des communautés, investir dans le secteur de la culture c’est soutenir durablement la croissance a-t-il indiqué, avant de salué et remercié le Conseil Régional et son partenaire stratégique, la Coopération Suisse (DDC) pour l’accompagnent du secteur de la culture à travers le programme CulturAct 1. DC/KM (AMAP)

Mali : l’ABV appelée à renforcer sa gouvernance et ses ressources

Bamako, 12 octobre (AMAP) Le ministre malien de l’Énergie et de l’Eau, Tiemoko Traoré, a appelé lundi à renforcer la gouvernance, la transparence financière et l’efficacité opérationnelle de l’Autorité du bassin de la Volta (ABV), à l’ouverture à Bamako des travaux du Comité technique des experts préparatoires à la huitième session ordinaire du Conseil des ministres de l’organisation. Cette réunion, prévue du 12 au 16 octobre, doit permettre d’examiner les activités de l’ABV depuis mai 2019, ses rapports d’audit externe, son plan de travail biennal 2027-2028 ainsi que des propositions visant à renforcer ses capacités institutionnelles et son fonctionnement. « La crédibilité de l’ABV dépendra de notre capacité à faire correspondre nos ambitions politiques à nos moyens d’action et nos décisions à des résultats mesurables », a déclaré Pr Tiemoko Traoré, invitant les experts à formuler des recommandations réalistes, hiérarchisées et assorties de mesures concrètes. Le directeur exécutif de l’ABV, Robert Y. Dessouassi, a pour sa part alerté sur les difficultés financières de l’organisation, liées notamment au faible niveau des contributions annuelles des États membres et aux retards de paiement. Cette situation a entraîné, selon lui, la démission d’une dizaine d’agents et une surcharge de travail pour le personnel restant. Il a appelé les États membres à rechercher des solutions pour assurer le bon fonctionnement de l’institution et consolider sa crédibilité auprès des partenaires techniques et financiers. Le coordinateur de la Structure focale nationale de l’ABV au Mali, Sékou Diarra, a souligné que les travaux du Comité des experts doivent permettre d’examiner les dossiers administratifs, techniques et financiers de la Direction exécutive, notamment les dépenses de fonctionnement et les mesures de renforcement des capacités institutionnelles. M. Dessouassi a également présenté plusieurs acquis de l’organisation, dont la mise en place des structures focales nationales dans les six États membres, le développement d’un système d’alerte précoce contre les inondations et les sécheresses, ainsi que des outils d’aide à la décision pour la gestion concertée des ressources en eau. Créée le 19 janvier 2007 à Ouagadougou à l’initiative du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali et du Togo, l’ABV œuvre à la gestion concertée des ressources naturelles du bassin de la Volta, qui couvre environ 398.390 km². La dernière session ordinaire du Conseil des ministres remonte à mai 2019, à Accra, au Ghana. Selon le directeur exécutif, la huitième session, initialement prévue pour fin 2021, intervient dans un contexte de difficultés institutionnelles et financières. Les travaux de Bamako doivent notamment contribuer à améliorer la gouvernance de l’organisation, à renforcer la mobilisation des ressources et à consolider la coopération entre les États membres face aux effets du changement climatique et aux pressions sur les ressources en eau. OS/KM(AMAP)

Coopération Mali- Rwanda : Bamako et Kigali veulent redynamiser leurs relations bilatérales

Bamako, 12 octobre (AMAP)  Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et son homologue rwandais, Olivier Nduhungirehe, ont réaffirmé, lundi à Bamako, leur volonté de redynamiser et de renforcer la coopération entre le Mali et le Rwanda, notamment dans les domaines de la sécurité, du développement économique et social, de l’éducation et des échanges technologiques, a constaté l’AMAP. Le chef de la diplomatie rwandaise effectue une visite d’amitié et de travail au Mali, la première d’un ministre rwandais des Affaires étrangères depuis janvier 2017. Cette visite a permis aux deux parties d’échanger sur les relations bilatérales ainsi que sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun. Selon le ministre Abdoulaye Diop, le Mali et le Rwanda sont « des pays africains, des pays frères et amis » qui entretiennent des relations fondées sur la solidarité, la fraternité et une volonté commune de renforcer leur coopération. Il a souligné les similitudes entre les deux pays, notamment face aux défis sécuritaires et de développement, estimant que l’expérience rwandaise en matière de résilience constitue une source d’inspiration pour plusieurs pays africains. « Malgré les souffrances qu’il a connues, le Rwanda a su compter sur lui-même pour se relever, avancer et se hisser au niveau des nations les plus avancées du continent », a relevé le ministre malien. Pour lui, cette expérience montre la capacité des États africains à puiser dans leurs propres ressources et capacités pour répondre aux défis auxquels ils sont confrontés. Abdoulaye Diop a également évoqué la volonté du Mali de prendre davantage en main son destin, notamment dans le domaine de la sécurité, en s’appuyant sur ses propres ressources et capacités. Les deux pays entendent également accélérer la mise en œuvre des accords conclus lors de la première session de la Grande commission mixte de coopération Mali-Rwanda, tenue à Kigali en mai 2024. Cette rencontre avait abouti à la signature de 19 accords couvrant plusieurs secteurs, auxquels s’ajoutent cinq autres accords conclus antérieurement. Pour le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, cette visite s’inscrit dans la continuité des relations entre les deux pays et vise à donner un nouvel élan à leur coopération. Il a indiqué que les deux parties ont convenu de travailler à la mise en œuvre effective des accords signés en 2024 et de préparer la deuxième session de la Grande commission mixte, prévue à Bamako en 2027. « Nous allons laisser à nos équipes du comité de suivi le temps de revoir les accords qui ont été signés et d’explorer ceux qui sont encore en cours de négociation », a-t-il expliqué, ajoutant que l’objectif est d’élargir la coopération à tous les domaines susceptibles de bénéficier aux populations des deux pays. Olivier Nduhungirehe a également annoncé la volonté de renforcer les contacts entre les départements des Affaires étrangères et de promouvoir un forum d’affaires destiné à développer les échanges commerciaux entre le Mali et le Rwanda. Il a salué l’accueil qui lui a été réservé au Mali et s’est réjoui des échanges consacrés aussi bien aux questions bilatérales que multilatérales. Les deux ministres ont réaffirmé leur attachement au panafricanisme et à l’intégration africaine. Ils estiment que les États africains doivent davantage œuvrer ensemble au sein des organisations continentales et internationales pour défendre leurs intérêts communs. « Notre but, c’est l’intégration continentale », a déclaré le ministre rwandais, soulignant que le Mali et le Rwanda entendent continuer à travailler ensemble au sein des organisations internationales afin que les préoccupations africaines soient davantage prises en compte. Concernant l’Union africaine, Olivier Nduhungirehe a réaffirmé l’attachement de son pays à l’organisation continentale, considérée comme « la maison commune » des États africains. Il a plaidé pour une approche permettant de maintenir tous les pays africains au sein de la famille continentale, indiquant que le Rwanda n’est pas favorable aux sanctions africaines contre les États membres. Cette convergence de vues, selon les deux parties, devrait contribuer à consolider davantage les relations entre Bamako et Kigali et à donner une nouvelle impulsion à leur coopération bilatérale. MMD/KM (AMAP)

Belgique : une grève nationale perturbe les services publics

Bamako, 12 octobre (AMAP)  Les services publics belges ont été perturbés lundi par une grève nationale organisée par le syndicat socialiste ACOD pour protester contre les politiques gouvernementales, les réductions budgétaires prévues et les mesures visant les agents du secteur public, rapporte l’agence Belga. Le mouvement a affecté les transports publics, l’audiovisuel, l’enseignement, les services postaux et la collecte des déchets, avec des perturbations d’ampleur variable selon les régions. La compagnie ferroviaire nationale SNCB a indiqué que sept trains Intercity sur dix circulaient selon un horaire adapté, tandis que seulement la moitié des trains locaux étaient en service. La plupart des trains supplémentaires prévus aux heures de pointe ont été supprimés. En Flandre, l’opérateur De Lijn a signalé des perturbations de son réseau de bus et de tramways, tandis que le transporteur wallon TEC a annoncé des difficultés sur l’ensemble de son réseau. À Bruxelles, la société de transport STIB n’a pas exclu des interruptions de service. Le secteur de l’enseignement a également été touché, notamment dans les établissements du réseau flamand GO!, après le dépôt d’un préavis de grève par le syndicat ACOD Education. Les radiodiffuseurs publics VRT et RTBF ont aussi enregistré d’importantes perturbations. Les services postaux et la collecte des déchets pourraient également être affectés. L’opérateur Bpost s’attend à des difficultés similaires à celles observées lors du mouvement social de vendredi dernier. À Bruxelles, l’organisme chargé de la propreté a prévenu que le retour à la normale de la collecte des déchets pourrait prendre plusieurs jours. Cette mobilisation s’inscrit dans l’opposition du syndicat ACOD aux projets budgétaires du gouvernement et aux réductions de dépenses annoncées. OS/KM(AMAP)

Maroc : Mohammed VI appelle à un tournant économique et social

Bamako, 12 octobre 2026 (AMAP)– Le roi Mohammed VI a appelé, vendredi, à faire du nouveau mandat législatif et gouvernemental un tournant pour le Maroc, qui ambitionne de consolider son statut de puissance économique émergente et fiable, tout en renforçant la justice sociale et territoriale, selon la MAP. Dans un discours prononcé à l’ouverture de la session parlementaire d’automne, le souverain a souligné la nécessité de concilier la croissance économique avec les impératifs d’une justice sociale et spatiale renforcée. Évoquant les mutations géoéconomiques internationales, Mohammed VI a rappelé que le Royaume s’est engagé dans une nouvelle dynamique de réformes et de grands chantiers. Cette stratégie a permis au pays de consolider sa position sur la scène internationale en tant que partenaire responsable, fiable et respectueux de ses engagements. Le roi a toutefois insisté sur le caractère souverain et volontaire des partenariats, qui ne sauraient faire l’objet de pressions, de menaces ou de chantage. Abordant la question migratoire, il a estimé que le modèle actuel de coopération avait atteint ses limites, malgré les résultats obtenus grâce à l’approche équilibrée du Maroc. Il a notamment évoqué les difficultés liées à certaines dispositions légales et décisions judiciaires qui, selon lui, entravent le rapatriement des mineurs et des personnes usurpant le statut de réfugié, tout en favorisant les réseaux criminels. Le souverain a annoncé que le Maroc présenterait à ses partenaires un document stratégique proposant une nouvelle approche fondée sur le codéveloppement, la compétitivité économique et la stabilité régionale. CMT (AMAP)

Djibouti : au moins 109 migrants morts dans le naufrage d’une embarcation

Bamako, 11 octobre (AMAP) Au moins 109 migrants, dont 15 enfants, ont péri et plus de 116 autres sont portés disparus après le naufrage d’une embarcation au large des côtes de Djibouti, a annoncé dimanche l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). L’embarcation transportait environ 350 personnes et faisait route de Djibouti vers le Yémen lorsqu’elle a chaviré dans la nuit de jeudi à vendredi, selon l’agence onusienne. Plus de 80 personnes ont survécu, toutes de nationalité éthiopienne. Parmi les corps repêchés figurent 52 hommes, 42 femmes et 15 enfants. Les autorités djiboutiennes poursuivent les opérations de recherche et de sauvetage, tandis que les survivants reçoivent des soins médicaux. Des dispositions sont également prises pour assurer des inhumations dignes aux victimes. « C’est une perte de vies humaines dévastatrice », a déclaré Alexandre Coissac, chef de mission de l’OIM à Djibouti, exprimant sa solidarité avec les survivants et les familles sans nouvelles de leurs proches. Le responsable a rappelé les dangers auxquels sont exposés les migrants empruntant cette route maritime dans l’espoir de rejoindre le Moyen-Orient, notamment l’Arabie saoudite via le Yémen. OS/KM(AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du vendredi 9 octobre 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 9 octobre 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :  – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES  1. Sur le rapport du ministre de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret fixant les modalités d’étiquetage énergétique des lampes électriques et des appareils électroménagers neufs ; b. un projet de décret fixant les mesures d’efficacité énergétique dans la construction de Bâtiments.  Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Initiative régionale pour l’Energie durable, la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine a initié le Programme régional d’Economie d’Energie visant à réduire la consommation énergétique et à promouvoir l’efficacité énergétique dans l’espace communautaire. L’exécution de ce programme a conduit, entre autres, à l’adoption des Directives n°04/2020/CM/UEMOA du 26 juin 2020 portant étiquetage énergétique des lampes électriques et des appareils électroménagers neufs et n°05/2020/CM/UEMOA du 26 juin 2020 fixant des mesures d’efficacité énergétique dans la construction de Bâtiments dans les Etats membres de l’UEMOA.  S’agissant de l’étiquetage énergétique des lampes électriques et des appareils électroménagers neufs, il a pour objet d’harmoniser les normes d’étiquetage et d’imposer un système d’information standardisé sur la consommation d’énergie des équipements électriques commercialisés au Maliainsi qu’à l’élimination progressive du marché des appareils énergivores ou de mauvaise qualité.  Quant à l’efficacité énergétique dans la construction de bâtiments, elle a pour objet d’établir des exigences minimales de performance énergétique, en matière d’isolation thermique et d’efficacité des systèmes de climatisation et d’éclairage. Ces Directives, qui visent à établir un cadre harmonisé en matière d’efficacité énergétique, s’alignent parfaitement sur les politiques et stratégies nationales de promotion de la maîtrise de l’énergie, d’efficacité énergétique et de développement durable.  Les projets de décret, adoptés, transposent lesdites Directives dans la règlementation nationale.  2. Sur le rapport du ministre de l’Agriculture, le Conseil des Ministres a adopté des projets detexte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique du Programme de Développement de l’Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué-Phase II. Le Programme de Développement de l’Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué a été créé par la Loi n°2016-003 du 12 février 2016 avec pour mission de réaliser les infrastructures hydroagricoles dans les zones de Sélingué, Bla, San et Djenné et de créer les conditions de leursexploitations. Son organisation, les modalités de son fonctionnement et son cadre organique sont fixés respectivement par les Décrets n°2016-0412/P-RM et n°2016-0414/P-RM du 14 juin 2016.  La mise en œuvre de la première phase du Programme a été confrontée à de nombreuses contraintes liées, entre autres, à la crise sociopolitique et à la situation sécuritaire du pays qui ont entraîné des arrêts ou des interruptions dans l’exécution de certaines activités.  Au regard des résultats enregistrés, de la persistance des besoins en matière d’aménagement hydroagricole et de la nécessité de consolider les acquis de la première phase, il est apparu nécessaire de poursuivre la mise en œuvre du Programme.  Les projets de texte, adoptés, créent pour une durée de 5 ans le Programme de Développement de l’Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué avec pour mission de poursuivre la réalisation des infrastructures hydroagricoles dans les zones de Sélingué, du Moyen Bani et de Djénné ainsi que de créer les conditions de leur exploitation.  AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES  Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :  AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Chargé de mission : Colonel (er) Issa KALOGA.  – Haut fonctionnaire de Défense au Ministère de la Santé et du Développement social : Colonel-major Abdoulaye Kola MAIGA. – Haut fonctionnaire de Défense au Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population : Colonel-major Hamidou SANOGO.  – Haut fonctionnaire de Défense au Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme : Contrôleur général major de Police Makan COULIBALY.  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION  – Inspecteur à l’Inspection de l’Intérieur : Monsieur Yacouba Diankinè COULIBALY, Administrateur civil.  AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE  – Conseiller technique : Monsieur Paul Hervé DIARRA, Administrateur civil.  – Conseiller consulaire à l’Ambassade du Mali à Abidjan : Monsieur Boubacar Sidiki FOMBA, Ingénieur informaticien. – Conseiller consulaire à l’Ambassade du Mali à Madrid : Monsieur Bassirou PORGO, Ingénieur informaticien. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE – Inspecteur à l’Inspection de l’Agriculture : Monsieur Oumar SAWADOGO, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural. AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE – Conseiller technique : Monsieur Daouda TRAORE, Administrateur de l’Action sociale. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Inspecteur à l’Inspection des Domaines et des Affaires foncières : Monsieur Ousmane MAHAMANE, Enseignant-chercheur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT, DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE HOTELIERE ET DU TOURISME  – Conseiller technique : Madame Dikoorè JALLO, Ingénieur informaticien. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative au 4ème Schéma Directeur de la Statistique et son Plan d’actions. Pour répondre aux besoins en informations statistiques, le Gouvernement du Mali a adopté en 2006, 2014 et 2020 des Schémas Directeurs de la Statistique dont la mise en œuvre a permis de renforcer le Système Statistique national et de réaliser plusieurs opérations statistiques majeures.  Cependant, malgré les progrès réalisés, des insuffisances ont été constatées dans la coordination du Système et des structures sectorielles et déconcentrées.  Pour pallier ces insuffisances et consolider les acquis, le 4ème Schéma Directeur de la Statistique et son Plan d’actions 2026-2030 sont élaborés pour servir de cadre de référence aux activités statistiques.  Ce 4ème Schéma est bâti autour de 4 axes stratégiques, à savoir : – l’amélioration de la gestion du Système Statistique national ; – le renforcement des capacités du Système Statistique national ; – l’amélioration de la production statistique ; – le développement de l’analyse, la modernisation de la diffusion et la promotion de l’utilisation des statistiques.  2. Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances a informé le Conseil des Ministres : a. de la tenue du Pari confédéral des Sociétés de Loteries nationales et de Pari Mutuel Urbain du Burkina, du Mali et du Niger, du 12 au 16 octobre 2026, à Bamako.  Dans le cadre du renforcement de la coopération entre les Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel, les Sociétés de Loteries nationales et de Pari Mutuel Urbain du

GAYA : Lancement de la première biennale internationale de la danse au Mali

Bamako, 11 octobre (AMAP) La première édition de GAYA, la Biennale internationale de la danse au Mali, a été officiellement lancée le samedi au Siège de I DANCE’O à Sabalibougou Courani, a constaté l’AMAP . La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, représenté par son chargé de mission, Attaher Maïga. Elle a enregistré la présence de la représentante du ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Touré, de la présidente de l’association IDANCE’O, Bibata Ibrahim Maïga, ainsi que des artistes, créateurs, professionnels de la culture et représentants du corps diplomatique. Portée par l’association IDENCE’O, cette initiative vise de faire de la danse un espace de transmission du patrimoine, de création contemporaine et de rencontre entre les artistes et le public. Dans son allocution, le représentant du ministre de la Culture, Attaher Maïga, a salué une initiative qui place la danse au cœur de la valorisation du patrimoine culturel malien. Il a rappelé que les danses, les gestes, les rythmes et les pratiques artistiques du Mali sont les dépositaires d’une mémoire, de savoirs et d’une vision du monde qui méritent d’être transmis et reconnus. Selon lui, la transmission du patrimoine ne signifie pas son immobilisation. Un patrimoine vivant doit continuer à se pratiquer, à se renouveler et à dialoguer avec les générations présentes et futures. À travers GAYA, le Mali entend ainsi renforcer sa place sur la scène chorégraphique africaine et internationale, tout en offrant une meilleure visibilité à la richesse de son patrimoine et à la créativité de ses artistes. Attaher Maïga a également parlé de l’importance de la formation et de l’accompagnement des jeunes talents. Il a cité le parcours de Bibata Ibrahim Maïga, initiatrice de la biennale, qui a bénéficié du programme d’incubation de talents Mali (ITM), mis en place par le département chargé de la Culture. Il a félicité les initiateurs, les artistes et les partenaires engagés, souhaitant que cette première édition soit un moment d’inspiration, de transmission et de création. Au nom du ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Touré a, pour sa part, insisté sur la dimension économique et professionnelle de la culture. Elle a rappelé que les arts vivants mobilisent plusieurs métiers, notamment les artistes-interprètes, les chorégraphes, les techniciens, les administrateurs, les producteurs, les communicants et les formateurs. Pour elle, le développement de ce secteur nécessite le renforcement des compétences et la création de conditions favorables à la professionnalisation. Elle a salué l’approche de GAYA, qui articule transmission, recherche artistique, création et diffusion dans un cycle biennal. Cette démarche, a-t-elle expliqué, permet de relier l’apprentissage à la recherche, puis à la création et à la rencontre avec le public. Elle a enfin souhaité que la biennale favorise de nouvelles perspectives professionnelles et entrepreneuriales pour les acteurs culturels maliens. Prenant la parole, Bibata Ibrahim Maïga a présenté GAYA comme le résultat d’une réflexion, d’un parcours et d’une conviction transformés en action. Elle a précisé que le projet repose sur trois dimensions essentielles : la transmission, la création et la diffusion. Le cycle biennal 2026-2028 vise à favoriser la formation, la recherche artistique, les cocréations et les échanges avec le public. L’initiatrice a particulièrement insisté sur les cocréations, qui doivent permettre à des artistes aux parcours, aux sensibilités et aux langages différents de se rencontrer et d’imaginer des propositions originales. Elle a également soulevé la question de la place du public et de la nécessité de faire des arts vivants un véritable espace de dialogue avec les populations. Tout en remerciant son équipe, les artistes, les formateurs et les partenaires, Bibata Ibrahim Maïga a rendu hommage aux artistes et formateurs disparus, en demandant une minute de silence en leur mémoire. Gaoussou TANGARA (AMAP)