Néguéla : Solidarité à l’endroit des voyageurs en transit

Néguéla, 20 août (AMAP) Dans la soirée du samedi 15 août 2026, les autorités locales, communales et villageoises du cercle de Néguéla se sont mobilisées pour porter assistance aux voyageurs contraints de passer la nuit dans la localité en attente de l’ordre de passage émis par les autorités militaires, a constaté l’AMAP. Cette mesure s’inscrit dans le cadre des dispositifs mis en place pour sécuriser la portion forestière de la RN24 et réduire les risques encourus lors du départ le lendemain matin. L’action, conforme à l’une des cinq prescriptions du Préfet du cercle de Néguéla, Ousmane Keïta, vise à renforcer la lutte contre le terrorisme par la solidarité et la protection des populations en transit. Sous l’égide d’un consortium d’ONG locales regroupant notamment les Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE), COMAGESC, SAHEL HOPE, ADEDAC, AJCM et AJBLD, la soirée a permis de partager des repas avec les voyageurs et de leur distribuer des kits destinés aux enfants. La mobilisation a également ciblé les petits commerçants qui bénéficient de la présence des voyageurs. Ces derniers ont reçu des kits d’assainissement pour les sites d’accueil, ainsi que des moustiquaires et leurs supports, en priorité pour les femmes et les enfants, afin d’améliorer les conditions d’hébergement temporaire et de prévention sanitaire. S’exprimant à l’occasion de cette activité, le Préfet Ousmane Keïta a remercié les populations engagées dans des actions de solidarité quotidienne et a félicité les organisateurs pour leur engagement. Il a également salué le rôle des Forces Armées Maliennes (FAMa) pour leur vigilance et le bon déroulement du séjour des voyageurs à Néguéla ainsi que pour l’encadrement de leur traversée de la zone forestière. Cette initiative conjointe des autorités et de la société civile illustre la volonté des acteurs locaux de conjuguer sécurité et solidarité pour mieux protéger les personnes en transit et soutenir l’économie locale affectée par les contraintes sécuritaires. ALK/KM (AMAP)
Football : Le président de la FIFA, Ìnfantino, sous le feu des critiques

Bamako, 20 août (AMAP) Cherchant à sa faire réélire à la tête de l’instance du football mondial, le président de la FIFA, est au cœur des polémique en raison de son projet de cession d’actifs lié à la Coupe du monde. Le mardi, le Guardian (un journal d’information britannique) a rapporté qu’Israël était devenu le dernier pays en date à retirer son soutien à la réélection de Gianni Infantino, le président contesté de la FIFA, l’instance mondiale du football, en raison des retombées de son projet controversé visant à céder des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés. De nombreux autres pays ont également retiré leur soutien à la réélection de Gianni Infantino, et Kevin Lamour, le directeur des opérations du groupe FIFA, a été licencié après avoir critiqué ce projet. Le retrait d’Israël a été annoncé dans une lettre de Moshe Zuares, le président de la Fédération israélienne de football (IFA), selon l’article. Dans une lettre adressée à la FIFA, le président de l’IFA, Moshe Zuares, a confirmé ce changement de position. « Nous n’avons d’autre choix que de retirer notre soutien précédent », écrit-il, tout en espérant qu’un dialogue puisse permettre de retrouver une vision commune pour l’avenir du football mondial. Cette décision intervient quelques jours après le départ de Kevin Lamour, ancien directeur des opérations de la FIFA, qui avait publiquement critiqué plusieurs initiatives de Gianni Infantino. Israël n’est pas la première fédération à prendre ses distances avec le dirigeant suisse. L’UEFA continue notamment de brandir la menace d’un boycott de certaines compétitions de la FIFA. Plusieurs fédérations nationales, parmi lesquelles la Suède, le pays de Galles, l’Angleterre, la Jordanie et la Norvège, ont également retiré leur soutien. Cette accumulation de prises de position fragilise davantage Gianni Infantino alors qu’il ambitionne de poursuivre son mandat à la tête de l’instance mondiale. Le prochain enjeu sera donc de savoir si cette contestation reste limitée à quelques fédérations ou si elle continue de s’étendre avant les prochaines échéances électorales de la FIFA. AMAP (Source The Times of Israël)
Bandiagara : Les effets sexo-spécifiques et les risques liés aux changements climatiques, au centre d’une rencontre

Bandiagara, 20 août (AMAP) Le Conseiller aux Affaires Économiques et Financières du Gouverneur de région, Issiaka Cissé, a présidé le mardi 18 août 2026 dans la salle de conférences du gouvernorat, l’atelier renforcement des capacités des des membres du Comité Consultatif de Sécurité (CCS) sur les effets sexo-spécifiques et les risques liés aux changements climatiques dans la région de Bandiagara, a constaté l’AMAP. C’était en présence des membres du Comité Consultatif de Sécurité (CCS) des communes d’intervention du projet. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Femmes maliennes mobilisées pour le climat, la paix et la sécurité », une collaboration entre le DCAF et le PNUD, soutenue financièrement par le Fonds pour la Consolidation de la Paix (PBF). Elle est mise en œuvre par le Réseau National pour l’Éveil Démocratique et Patriotique (RENEDEP) et la COMAGESC, en étroite collaboration avec le Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité. L’objectif principal de cet atelier est de renforcer les capacités opérationnelles des acteurs clés des Comités Consultatifs de Sécurité des communes de Kendié et de Segué iré, ainsi que du CCS de la région de Bandiagara. Le Maire de la Commune Urbaine de Bandiagara, Abdoulaye Kassogué a, dans son mot de bienvenue, salué cette initiative, soulignant son importance pour la paix et la sécurité dans la région. Les représentants des partenaires de mise en œuvre, Ibrahim Maïga du RENEDEP et Mme Sanogo Niania SENE, ont également pris la parole pour expliquer l’importance du CCS. Ils ont souligné que ce comité joue un rôle fondamental dans la promotion du dialogue entre les communautés et les autorités, contribuant ainsi à la consolidation de la paix et à la sécurité locale. Le représentant du Chef de l’exécutif local, a précisé que cette initiative traduit la volonté de l’État malien, à travers le Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité, de participer activement à la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS). Il a mis l’accent sur l’objectif de restaurer la confiance entre les populations et les institutions en charge de la défense, de la sécurité et de la justice, tout en promouvant un système de police de proximité. De plus, il a exprimé sa gratitude envers les acteurs de la société civile ainsi qu’aux partenaires qui soutiennent ce processus, dans le respect des principes établis par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Au cours de cet atelier, les participants ont bénéficié d’une présentation détaillée sur le projet et ont travaillé sur quatre modules abordant divers aspects liés à l’initiative. Ces échanges ont permis de renforcer les compétences des membres du CCS et de mieux appréhender les enjeux sexo-spécifiques et environnementaux auxquels la région est confrontée. OG/KM (AMAP)
AES : La bataille pour la conquête de la souveraineté, au centre d’une rencontre à Niamey

Bamako, 20 Août (AMAP) Une conférence a été animée à l’intention de la population de Niamey, dans la salle des conférences du Palais des Congrès, dans le cadre des activités de la Commission nationale de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) du Burkina Faso, a appris l’AMAP de l’ANP. Cette conférence, placée sous le thème : « La bataille pour la conquête de la souveraineté dans le contexte de la Confédération des États du Sahel (AES) : regard historique et prospectif », a été animée par le président de la Commission nationale AES du Burkina Faso, M. Bassolma Bazié, et le panéliste M. Nouhou Arzika, conseiller au Conseil consultatif de la Refondation. Ont pris part à la rencontre des responsables de l’administration des trois pays de la confédération, des représentants des Forces de Défense, des organisations de la société civile et des hommes des médias, entre autres. Cette rencontre vise à apporter des réponses sur les ressorts, la nature, l’originalité et les enjeux de la dynamique de souveraineté portée par la Confédération des États du Sahel. Elle s’est intéressée à son impact sur le panafricanisme et sur la lutte contre l’impérialisme, ainsi qu’aux leçons à tirer pour l’Afrique. Pour le président de la Commission nationale de la Confédération de l’AES du Burkina Faso, M. Bassolma Bazié, la souveraineté est un combat qui exige de la lutte, des sacrifices et de l’engagement. Au cours de cette conférence, il a notamment évoqué les souffrances que les Africains, en particulier les populations des pays de l’AES, ont endurées sous la domination et l’influence des puissances occidentales. Il a insisté sur l’unité et la solidarité entre les trois pays membres de l’AES, qui doivent se soutenir en toutes circonstances. En introduisant la conférence, le modérateur l’Ambassadeur Illo Adani a indiqué que « la quête de la souveraineté a toujours été une revendication constante des peuples depuis l’accession à l’indépendance nominale des pays d’Afrique et particulièrement ceux regroupés au sein de la Confédération des États du Sahel». Le conférencier, le président de la Commission nationale AES du Burkina Faso, M. Bassolma Bazié, a affirmé que « la souveraineté doit se traduire par des conséquences concrètes dans la vie quotidienne des populations. À ce titre, il a appelé au renforcement des hôpitaux, de l’accès aux soins, du personnel médical et des infrastructures sanitaires. Il a également insisté sur l’importance de l’éducation et de la création d’emplois. Le panéliste, M. Nouhou Arzika, a, quant à lui, retracé les tournants décisifs du 26 juillet 2023. Il a notamment évoqué l’intervention des Forces de défense et de sécurité (FDS), présentée comme ayant mis fin à une situation qu’il considère comme un soulagement. KM (AMAP)
Campagne agricole 2026 à Bafoulabé : Les producteurs entre inquiétudes et espoirs

Bafoulabé, 20 août (AMAP) Alors que l’hivernage s’annonce déficitaire dans le cercle de Bafoulabé, la campagne agricole 2026 s’organise activement. Dans les zones rurales, les producteurs s’affairent dans les champs de niébé, de maïs, de sorgho et de mil, espérant avoir une meilleure pluviométrie pour sauver les récoltes. « Comparativement à l’année dernière, la saison 2026 ne rassure pas pour l’instant », confie Abdoulaye Diaby, paysan à Bafoulabé. Aujourd’hui, 60 % des exploitants s’inquiètent de la rareté des pluies. « J’ai planté 3 hectares d’arachide et un demi-hectare de mil dès les premières pluies, fin juin. C’est le mil qui m’inquiète le plus : la pluie s’est arrêtée en pleine levée des plants. J’ai dû recommencer, puis un nouveau٫ long ٫arrêt s’est produit. » Face à ce déficit qu’il attribue au changement climatique, M. Diaby demande l’implication des autorités pour encourager le reboisement et lutter contre la coupe abusive du bois. Malgré l’utilisation d’engrais organiques, il exhorte également l’État à accélérer l’acheminement des engrais subventionnés Adama Touré qui a produit du mil cette année garde confiance en l’avenir, mais reste prudent face aux risques possibles. « J’étais producteur de maïs. Suite au retard dans l’acheminement des engrais, je ne parvenais pas à faire un bon rendement. Cette année, j’ai essayé le mil, compte tenu de la situation actuelle pour pouvoir stocker quelque chose dans le grenier afin de nourrir la famille ». Malgré ces circonstances inquiétantes, Adama Touré garde espoir en Dieu car selon lui, le succès final est entre ses mains. Quant à Sanga Sissoko, producteur de riz à Kamankolé, cette campagne ne le rassure point. Selon-lui, pour parler d’une bonne campagne en riz, il faut qu’il soit absorbé par l’eau puis procéder à sa fertilisation en engrais chimique. « Cette année, nous ne connaissons pas la situation actuelle de l’engrais subventionnés à fortiori l’avoir. En plus, nos champs de riz sont asséchés. C’est pourquoi, certains s’adonnent à d’autres choix tel le haricot pour pouvoir faire une bonne récolte. « Cette année, la pluviométrie a favorisé la prolifération des herbes au détriment de l’humidité du sol, entraînant des retards de labour », déplore Mamadou Sissoko, président de la Chambre d’agriculture du cercle de Bafoulabé. Privés de matériel adéquat (charrues, tracteurs), de nombreux paysans ont dû patienter. Cette situation s’ajoute à un déficit pluviométrique qui a compromis les semailles et les jeunes plants, tandis que les engrais subventionnés pour le maïs et le riz se font toujours attendre. Pour pérenniser les récoltes, M. Sissoko plaide pour la professionnalisation du secteur et la formation des producteurs à l’engrais organique, estimant qu’il est possible de s’affranchir des produits chimiques. La campagne agricole 2026-2027 est relativement calme dans l’ensemble des sous-secteurs de l’agriculture du cercle de Bafoulabé », a déclaré Abdoulaye Diarra, chef du secteur de l’agriculture. Les cultures se trouvent aux stades de la levée, de la montaison, de la ramification et du tallage. La sécurité alimentaire fait face à plusieurs menaces à savoir la mauvaise répartition temporelle et spatiale des pluies, le retard des semis et la perturbation du calendrier agricole due à l’irrégularité pluviométrique. Le cumul des pluies s’établit à 452,8 mm en 39 jours, contre 583,6 mm en 49 jours l’année précédente. Face à ces aléas, le chef de secteur recommande l’usage de semences améliorées et le respect d’un calendrier adapté aux changements climatiques Espérant sur une bonne campagne, les producteurs du cercle de Bafoulabé appellent les autorités à prendre les dispositions nécessaires pour l’acheminement des engrais subventionnés et de mettre en avant la professionnalisation du secteur. BM/KM (AMAP)
Tenenkou : La campagne agricole démarre avec des inquiétudes

Tenenkou, 19 août (AMAP) Le cercle de Tenenkou, zone agro pastorale par excellence est entré de plein pied dans la campagne agricole 2026. Ici la majeure partie de la population active vit de l’agriculture. La ville de Tenenkou d’ailleurs tire son nom de cette activité. Après la fondation de la ville en 1818 par Bory Hamsala Cissé, la récolte avait été si abondante cette année là qu’ on ramassait du riz un peu partout sur le site de création de la ville d’où l’appellation en peulh Tènè ( ramassons) négou ( riz) devenue plus tard Tenenkou. Dans cette zone agricole, la couleur de l’année dépend en grande partie du ciel, tout simplement de l’hivernage. Et pour cette campagne hivernale 2026, pour l’instant le ciel n’est pas assez clément pour les agriculteurs du cercle. Les pluies recueillies cette année sont en deçà de celles recueillies l’année dernière. Le riz n’a pas germé à certains endroits Selon le chef sous-secteur de l’Agriculture de Tenenkou, Allassane Kamanta , 307 mm de pluies sont tombés cette année contre 334 mm l’année dernière à cette même période. A cela, il faut également noter la mauvaise répartition de ces pluies d’où l’existence de poches de sécheresse dans plusieurs endroits du cercle notamment dans la zone exondée où le mil est la principale culture des paysans. Dans certains endroits de cette zone exondée, le riz cultivé en submersion libre n’a pas germé d’où les inquiétudes des paysans. Concernant la zone inondée du cercle, celle qu’on appelle le Bourgou, la situation n’est pas aussi reluisante. Les poches de sécheresse sont signalées un peu partout. Selon le technicien, la situation est inquiétante mais pas alarmante, elle peut évoluer très rapidement en fonction de la météo et du climat. Autres inquiétudes des paysans, la présence des oiseaux granivores qui obligent les paysans à mettre les semences sous terre avant de démarrer le labour. D’habitude dès que les premières pluies tombent, les oiseaux disparaissent du ciel Tenenkois mais cette fois ci tel n’est pas le cas obligeant les paysans à changer de stratégie. Dans le casier rizicole de Tenenkou avec ses 1980 ha exploités par 1000 exploitants, selon le chef du casier rizicole Amadou Coulibaly, la campagne agricole a démarré tardivement. Plusieurs difficultés demeurent à ce niveau Il s’agit de l’insuffisance d’équipements de labour. On estime à 7, le nombre de tracteurs à Tenenkou, un chiffre jugé insignifiant pour les superficies agricoles disponibles dans la zone. S’agissant des charrues qui constituent les équipements de labour les plus utilisés dans le cercle, force est de constater que les bœufs de labour essentiels à leur usage ne sont toujours pas au point au moment des travaux champêtres, occasionnant un démarrage poussif de ces activités agricoles. Il faut aussi rappeler que le coût d’exploitation de ces équipements augmente d’année en année. Cette année, le prix de labour d’un ha avec un tracteur oscille entre 70000 et 75000FCFA. Pour une charrue, il est entre 50000 et 60000FCFA. Il y’ a moins de 10 ans, il était à 25000 FCFA. Concernant la crue, elle est également en retard comparativement à l’année dernière. A cette période, normalement l’eau devrait être dans les ouvrages mais ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. A ce rythme, si la situation n’évolue pas, le remplissage du casier rizicole de Tenenkou qui, d’habitude se déroule entre les 5 et 10 septembre de chaque année risque d’être fortement impacté. Par ailleurs, en ce qui concerne la disponibilité des intrants, le chef du casier rizicole tient à rassurer que toutes les dispositions sont prises pour satisfaire les demandes des paysans. En attendant des lendemains meilleurs, les paysans du cercle ont désormais les yeux rivés vers le ciel en espérant une météo plus clémente pour la poursuite des activités agricoles dans la plus grande quiétude et dans l’espoir de remplir les greniers en janvier prochain. AS/KM (AMAP)
Mali-Russie : Goïta et Poutine conviennent de poursuivre la coordination sur la sécurité

Bamako, 19 août (AMAP) Le président de la Transition, le général Assimi Goïta, et le président russe Vladimir Poutine ont convenu mercredi de poursuivre la coordination de leurs efforts en faveur du renforcement de la sécurité et de la stabilité au Mali et dans l’ensemble de la région du Sahel, a indiqué le Kremlin. Les deux dirigeants ont eu un entretien téléphonique au cours duquel ils ont examiné plusieurs questions inscrites à l’agenda bilatéral et convenu de poursuivre le développement du dialogue politique ainsi que les contacts à différents niveaux, selon un communiqué du Kremlin. Au cours de l’échange, le général Assimi Goïta a exprimé sa reconnaissance à la Russie pour son soutien au renforcement de la sécurité du Mali et à la lutte contre le terrorisme international, notamment les attaques menées par des groupes armés extrémistes. « Assimi Goïta a exprimé sa gratitude pour le soutien important de la Russie au renforcement de la sécurité du Mali et à la lutte contre le terrorisme international », a indiqué le Kremlin. Les discussions ont également porté sur la coopération dans les domaines commercial, économique et humanitaire. Les deux parties ont convenu d’élargir leur coopération mutuellement bénéfique dans ces secteurs. Depuis 2021, les autorités maliennes de Transition ont renforcé leurs relations avec la Russie, tout en réduisant la place de la France dans les questions de sécurité. Le Mali et la Russie poursuivent ainsi le développement de leur coopération, notamment autour des questions sécuritaires et économiques. OS/KM(AMAP)
Campagne agricole 2026 à Ouéléssebougou : une évolution satisfaisante

Ouélessébougou 19 août (AMAP) La campagne agricole bat son plein dans le cercle de Ouélessébougou où les regards sont tournés vers les champs, a constaté l’AMAP). Après le démarrage effectif des travaux champêtres, les conditions pluviométriques, l’accès aux intrants et l’accompagnement des services techniques agricoles restent des facteurs déterminants pour la réussite de la campagne en cours. Face à ces enjeux, nous avons mené une enquête dans le but de faire ressortir l’évolution de l’agriculture dans la zone, les résultats envisagés et les difficultés rencontrées Un premier bilan satisfaisant Interrogé sur le déroulement global de la saison, Théophile Diakité, Ingénieur de l’agriculture et du Génie rural, Chef secteur de l’Agriculture de Ouélessébougou dresse un premier bilan satisfaisant sur les plans social et technique dans la mise en œuvre de ses activités, tout en montrant le défi d’atteindre les objectifs de production fixés. Les principales cultures pratiquées dans la zone de Ouélessébougou sont le maïs, le mil, le sorgho, le riz, le fonio et l’arachide. Ces cultures contribuent principalement à l’alimentation des populations et à la satisfaction des besoins des ménages agricoles. À ces cultures vivrières, s’ajoutent des cultures de rente, notamment le coton, qui constitue une source importante de revenus pour les producteurs. Le niébé est également cultivé pour son importance alimentaire et économique. L’ensemble de ces cultures contribue à la sécurité alimentaire, à la création de revenus et au développement économique des communautés de la zone , a confié M. Diakité, tout en soulignant que la superficie actuellement consacrée aux principales cultures est de 29818 Hectares , pour un rendement estimé à 71467 Tonnes de céréales. Il a également fait savoir que les pluies sont parfaitement régulières et bien réparties, globalement suffisantes pour les cultures à cette date. Toutefois, il a expliqué que les principales difficultés rencontrées sont liées au démarrage tardif et à l’irrégularité parfois tardive des intrants agricoles, notamment les engrais et les pesticides. Ces difficultés ont pu perturber le calendrier des travaux et des semis. Amélioration de la production Parlant de l’augmentation de la production agricole par rapport aux années précédentes, l’Ingénieur de l’agriculture trouve que la production agricole dans la zone a globalement connu une hausse par rapport aux années précédentes. Pour lui, cette amélioration s’explique principalement par l’utilisation de semences améliorées, d’engrais et d’autres intrants agricoles, ainsi que par l’adoption progressive de nouvelles techniques de production. L’appui des services techniques, des organisations paysannes et des différents partenaires a également contribué à améliorer les rendements. Organisation de séances de formation Pour les mesures d’accompagnement envers les producteurs, il dira que son service a récemment réalisé des séances de formation et de sensibilisation au profit des producteurs sur les bonnes pratiques agricole (labour, apport fumure de fond, semis en ligne, densité de semis), l’utilisation rationnelle des intrants, la gestion et l’entretien des cultures, la protection et la fertilité des sols, ainsi que l’adaptation aux changement climatiques. Dans le champ de maïs de Sitapha Sangaré, producteur agricole dans le village de Mana, situé à 5 km de la ville, le constat est enviable avec l’état d’évolution de ses cultures. Il a souligné que son succès se réside dans l’utilisation du maïs hybride depuis plus de quatre ans. Quant à lui, même si ces semences sont très chères sur le marché, elles sont plus productives et font un bon rendement allant jusqu’à 80 sacs de maïs par hectare après les récoltes. Irrégularité des pluies et coût élevé des engrais Malgré l’évolution passable chez lui, il a noté des difficultés rencontrées par la majorité des paysans de la zone, notamment l’irrégularité des pluies, le coût et les retards des engrais et autres intrants, le manque de moyens financiers, la dégradation et la baisse de fertilité. Le coût élevé des intrants amène les agriculteurs à réduire les quantités utilisées, ce qui entraîne une baisse des rendements et des revenus, et rend ainsi plus difficile le financement de la campagne suivante. Les engrais subventionnés par l’État tardent à arriver dans nos coopératives. Nous avons des difficultés pour acheter les engrais nécessaires dont le sac de 50kg coûte 25000 FCFA et plus sur le marché, a ajouté le producteur avant de solliciter un accompagnement des autorités pour accélérer la livraison des intrants. A Ouélessébougou si la situation globale de l’évolution de la campagne agricole est acceptable selon le service de l’Agriculture et les producteurs approchés par notre équipe, cependant ils affichent tous le souhait du maintien de la séquence régulière des pluies et l’accélération de la chaîne d’approvisionnement des intrants. AC/KM (AMAP)
Koulouba : Le président de la Transition reçoit un émissaire de Guterres

Bamako, 19 août (AMAP) L’émissaire du Secrétaire Général des Nations unies, Mme Sahle-Work Zewde, en tournée dans la sous-région, a été reçu, mardi en audience par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, au Palais de Koulouba, a constaté l’AMAP. L’ancienne présidente d’Ethiopie, ambassadrice de son pays pendant plusieurs années au Mali, est venue échanger avec le Chef de l’Etat sur la structuration du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (Unowas) en vue de son adaptation aux nouvelles réalités du moment. Etaient présents à l’audience le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et les proches collaborateurs du Président de la Transition. Aux termes des échanges, la diplomate onusienne a indiqué qu’elle est à Bamako dans le cadre du mandat qui lui a été confié par le secrétaire général et entériné par le Conseil de sécurité des Nations unies, pour une revue stratégique du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (Unowas) se trouvant au Sénégal. L’émissaire s’est réjoui de la qualité des échanges qu’elle a eus avec le Chef de l’Etat sur les questions abordées. Selon elle, il s’agissait de voir avec le Général Assimi Goïta, comment Unowas accomplira cette tâche en fonction du mandat qui lui a été confié par le Conseil de sécurité. « C’est dans cet esprit que nous avons eu des échanges très fructueux avec le Président de la Transition », a-t-elle souligné. NK/KM (AMAP)
Campagne agricole 2026 à Kangaba : un démarrage tardif dû à l’installation tardive des pluies

Kangaba, 19 août (AMAP) La campagne agricole 2026 a connu un démarrage tardif dû à l’installation tardive des pluies et à sa mauvaise répartition dans le temps et dans l’espace. C’est le constat fait par les chefs secteurs de l’agriculture, Emanuel Traoré et de l’Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN),Adama Sanogo. Ils ont donné d’autres précisions par rapport à la pluviométrie, aux objectifs de la campagne, au stade phénologique et à la situation phytosanitaire des cultures. A la date du 10 août 2026, Kangaba a reçu 429,4 mm de pluie contre 714,4 mm en 2025. Pour la même période, Naréna a reçu 458,1 mm contre 583,4 mm en 2025. Telle est la situation pluviométrique donnée par le secteur de l’agriculture de Kangaba. Pour le secteur de l’OHVN, à la date du 08 août 2026, Kangaba a reçu 459 mm d’eau en 28 jours contre 510,7 mm en 30 jours. S’agissant des objectifs, le secteur OHVN a prévu 3 600 ha en coton avec une réalisation de 3 442 ha. Le stade phénologique du coton évolue entre la levée, la ramification et la formation des boutons floraux. La situation phytosanitaire est relativement calme au niveau du secteur OHVN. La réception des engrais système coton a atteint 62% pour le complexe coton, 100% pour l’urée et le complexe céréale. Le chef secteur de l’agriculture a fourni les objectifs de la campagne 2026. Ainsi, il est prévu 24 780 ha pour le maïs avec une production de 78 061 tonnes ; 6 036 ha pour le riz et une production de 14 783 tonnes ; 2 679 ha pour le mil pour 2 438 tonnes ; 7 501 ha pour le sorgho pour 8 628 tonnes et pour toutes les céréales confondues, il est prévu 41 366 ha pour une production de 104 149 tonnes. Le Chef Secteur a également précisé que pour l’arachide il est prévu 16 532 ha pour une production de 15 705 tonnes ; le Niébé 4 146 ha pour 3 886 tonnes ; pour les cultures maraîchères et de contre saison il est prévu 1 917 ha pour une production de 31 801 tonnes et les agrumes et autres arbres fruitiers 95 ha pour 1 393 tonnes. A la date du 10 août 2026, le stade phénologique des plantes se présente comme suit dans le secteur agriculture le maïs au stade de montaison ; le riz et le mil au stade de tallage ; le sorgho au stade de levée ; l’arachide au stade de floraison mâle et le Niébé au stade de ramification. La situation phytosanitaire est calme dans l’ensemble. Il faut cependant signaler la présence de la chenille légionnaire sur le maïs. Pour lutter contre ce mal, les agents ont prospecté 285 ha sur lesquels 108 ha infestés ont été traités. Dans les deux secteurs, l’état phénologique des plantes est satisfaisant et prometteurs si la pluie continue jusqu’au mois d’octobre 2026. SD/KM (AMAP)

