Koulikoro, 30 juillet (AMAP) La cérémonie d’ouverture de l’atelier de renforcement des capacités de 30 journalistes sur la santé de la reproduction et la planification familiale, a été présidée, lundi à Koulikoro, par le représentant du directeur général de l’Office National de la Santé de la Reproduction (ONASR), Nouhoum Togo, a constaté l’AMAP.
C’était en présence du maire de la commune urbaine, Aliou Moussa Tamboura, du chargé de plaidoyer du Centre Sahélien de Prestation d’Etude d’Eco développement et Démocratie Appliquée (CSPEEDA), Dr Youssouf Traoré, du chargé de la communication de Marie stopes international Mali, Amidou Doumbia et des participants.
Cet atelier a été organisé par Marie Stopes International (MSI) Mali, en collaboration avec l’Office National de la Santé de la Reproduction (ONASR) et fait suite à un précédent qui s’inscrit dans le cadre de ses actions de plaidoyer et de communication en faveur de la santé de la reproduction et de la planification familiale (SR/PF).
Cette initiative a permis de créer une dynamique prometteuse au sein d’un réseau de journalistes engagés dans la promotion de la santé de la reproduction et de la planification familiale. Après cette formation, certains participants ont réalisé des productions médiatiques portant sur les thématiques abordées.
Ces productions ont témoigné de l’intérêt des journalistes pour ces questions et de leur volonté de contribuer à une meilleure information des populations et au plaidoyer pour l’amélioration des services SR/PF au Mali. Cependant l’analyse des productions réalisées a mis en évidence la nécessité de consolider les acquis de cette première session.
Si les connaissances de base ont été renforcées, cependant plusieurs contenus ont révélé des besoins d’approfondissement, notamment en matière d’utilisation des données probantes, de traitement journalistique des enjeux liés à la santé reproductive et à la planification familiale, d’analyse des politiques et réformes en cours, de suivi des engagements du Mali ainsi que des techniques de plaidoyer médiatique auprès des décideurs.
Il a été aussi constaté que certains journalistes n’ont pas encore traduit les acquis de la première formation en productions régulières ou partagé les contenus réalisés, limitant ainsi la valorisation des résultats obtenus, d’où la tenue de cette deuxième session qui vise ainsi à maintenir la dynamique créée, renforcer les compétences techniques des journalistes et favoriser une production médiatique plus régulière, plus qualitative et davantage orientée vers le suivi des engagements publics.
Au cours de cet atelier les 30 journalistes (Presses écrite, audiovisuels, en ligne, blogueurs) auront une meilleure compréhension des principaux enjeux liés à la révision de la loi sur la santé de la reproduction, au financement de la SR/PF, la gratuité de la PF, à l’intégration de la PF dans la réponse humanitaire ainsi qu’au suivi des engagements du Mali. Aussi les productions médiatiques réalisées à l’issue de la première session seront analysées et les bonnes pratiques aussi, les insuffisances ainsi que les recommandations d’amélioration seront identifiées et documentées.
Les capacités des 30 participants en production de contenus médiatiques fondés sur des données probantes en journalisme de plaidoyer et en communication stratégique seront renforcées, pour qu’ils maîtrisent les principes de sauvegarde et d’être en mesure de les intégrer dans leurs pratiques journalistiques et leurs productions médiatiques.

Les organisateurs ont saisi l’occasion pour rappeler que cette initiative intervient dans un contexte marqué par plusieurs enjeux stratégiques pour la SR/PF au Mali, notamment la poursuite de la révision de la loi relative à la santé de la reproduction, les défis liés au financement domestique de la santé reproductive et la planification familiale, la nécessité de rendre gratuite la planification familiale et obtenir son intégration dans la réponse humanitaire, ainsi que le suivi des engagements pris par le Mali dans le cadre du Partenariat de Ouagadougou et des Objectifs de développement Durable.
Selon l’EDSM VII, le ratio de mortalité maternelle est de 325 décès pour 100 000 naissances vivantes, la mortalité périnatale de 29 pour 1 000 naissances vivantes et la prévalence contraceptive moderne est estimée à 21 %, traduisant d’importants besoins non satisfaits en matière de planification familiale.
Les résultats précisent que dans ce contexte, les médias demeurent des acteurs incontournables pour informer les populations, promouvoir des comportements favorables à la santé, lutter contre les fausses informations, assurer le suivi des engagements publics et contribuer au plaidoyer en faveur d’un environnement politique, institutionnel et financier favorable à la santé de la reproduction et à la planification familiale.
A l’issue des travaux, les livrables produits ont été les présentations des facilitateurs, les compilation des productions médiatiques analysées, les plans d’actions des journalistes pour la réalisation de nouvelles productions et le rapport de l’activité.
ALD/KM (AMAP)

