Opération Dougoukoloko : Les FAMa frappent deux positions des terroristes à Dioura et à Ségou

Bamako, 15 octobre 2026 (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont mené avec succès deux frappes contre des positions abritant des éléments terroristes, respectivement à 12 kilomètres au nord-ouest de Dioura et à proximité de Tongolo-Coura, dans la région de Ségou, a indiqué l’État-Major général des Armées dans un communiqué rendu public jeudi. Selon le communiqué, l’exploitation de renseignements précis a permis, mercredi 14 octobre 2026, de localiser une importante base abritant plusieurs éléments terroristes ainsi que du matériel de guerre et de logistique, à 12 kilomètres au nord-ouest de la ville de Dioura. Après confirmation des renseignements et appréciation de la situation, le site a été ciblé et frappé avec succès. Le jeudi 15 octobre, à 1,5 kilomètre à l’ouest de Tongolo-Coura, dans la région de Ségou, un point de regroupement terroriste dissimulé sous un couvert végétal a également été repéré. Après une phase d’observation et d’analyse, la position a été ciblée et frappée avec précision. Les éléments ayant échappé à la frappe ont été poursuivis, précise la même source. L’État-Major général des Armées souligne que les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans les secteurs concernés afin d’évaluer avec précision les effets des actions menées, d’en établir un bilan consolidé et de rechercher puis neutraliser toute menace résiduelle. Il réaffirme, par ailleurs, la détermination des FAMa à poursuivre les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national, avec « rigueur, professionnalisme et engagement », tout en invitant les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. MMD/ KM (AMAP)

FEMAFOOT : Hausse de la subvention annuelle des clubs et des ligues

Bamako, 15 octobre (AMAP) La subvention annuelle accordée aux clubs et ligues a connu une hausse, a constaté l’AMAP. Elle est passée de 25 à 40 millions de Fcfa pour chaque club, et de 10 à 20 millions de Fcfa pour chaque ligue régionale. Cette décision a été prise par la Fédération malienne de football (Femafoot), lors de la 53è Assemblée générale ordinaire, tenue mardi dernier, à Bamako, a constaté l’AMAP. Les 76 délégués présents issus des ligues régionales, des clubs de première division, des champions régionaux et des groupements sportifs ont adopté la révision des textes de l’instance, élu 23 membres au sein des commissions indépendantes à partir de listes uniques proposées par le comité exécutif, donné quitus au président de la fédération de lever la suspension des dirigeants suspendus. La cérémonie d’ouverture était présidée par Mamadou Sidibé, représentant le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne. C’étaient en présence de Adama Mariko, représentant du Comité national olympique et sportif (CNOS-Mali), Fatou Camara et Reda Ghezal, représentants de la FIFA, Mapathé Gaye, directeur exécutif de la Zone A de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA-A) et Mamoutou Touré, chargé de l’expédition des affaires courantes de la Commune IV. Au cours de la session, les délégués ont adopté la révision des statuts de la Femafoot, du règlement de l’Assemblée générale, du code électoral, du règlement financier, des statuts de la Ligue nationale de football professionnel et des statuts types des ligues régionales. Par ailleurs, l’Assemblée a approuvé le procès-verbal de la session précédente, validé le rapport d’activités, le bilan consolidé, le compte de résultat, les états financiers et le budget de l’exercice à venir, tout en désignant les auditeurs externes et indépendants. Dans le chapitre des élections, l’Assemblée générale a procédé au renouvellement des instances de contrôle. Concernant les commissions indépendantes, l’élection de la Chambre d’instruction de la commission d’éthique a enregistré 73 votants pour un résultat de 61 voix favorables, 5 contre, 5 abstentions et 2 bulletins nuls. L’instance sera présidée par le magistrat Issa Coulibaly, secondé par le magistrat Hamadoun Ouologuem en qualité de vice-président et le capitaine de gendarmerie Salif Sissoko comme rapporteur, tandis que le juriste Abdoulaye Madia et le commandant des Eaux et Forêts et N’Dié Hameye y siègeront en tant que membres. Pour la Chambre de jugement de cette même commission d’éthique, sur 75 votants, la liste a recueilli 63 oui, 6 non et 6 abstentions. Le magistrat à la retraite Djakaridia Bagayoko en prend la présidence, épaulé par le juriste Abel Keïta à la vice-présidence et le professeur Mohamed Alassane au poste de rapporteur. Le consultant-formateur Abdallah Yattara et le lieutenant de gendarmerie Baba Djittèye complètent l’effectif à titre de membres. La Commission de recours a quant à elle obtenu 64 voix pour, 5 contre et 3 abstentions sur 72 votants. Elle sera dirigée par le magistrat Djibrilla Aroubouna Maïga, assisté du magistrat Zakariah Kanté à la vice-présidence. Les magistrats Dramane Ouattara et Abdoulaye Sidibé, ainsi que le juriste Moustapha Konaté, en sont les autres membres. De son côté, la Commission de discipline a été validée par 64 oui, 3 non et 7 abstentions sur 74 votants. Sa présidence est confiée au magistrat Issa Aguibou Diallo et sa vice-présidence au juriste Oumar Ben Tayeb, tandis que l’administrateur territorial Diandian Dembélé, le douanier Salia Koné et le contrôleur général de police Cheick El Kébir Bouh y siègent comme membres. Enfin, la Commission d’audit et de conformité a été adoptée avec 62 voix favorables, 6 contre et 6 abstentions sur 74 votants. La présidence et la vice-présidence reviennent respectivement aux experts-comptables Hamadoun Maïga et Massaoulé Samaké, la magistrate Oumou Rita Sy occupera le poste de membre. La cérémonie de clôture a été marquée par une allocution applaudie du président de la Femafoot. Mahazou dit Baba Cisset, remercié les délégués pour la qualité des échanges et l’esprit de responsabilité qui a prévalu tout au long des travaux, voyant dans l’adoption de l’ensemble des documents un « signal fort de confiance, de maturité et d’engagement collectif ». Rappelant que la réussite des assises ne se mesurera pas uniquement aux résolutions adoptées, mais à la capacité du comité exécutif à les traduire concrètement sur le terrain, le président a souligné que les réformes engagées depuis plusieurs mois visent à moderniser la fédération, renforcer sa gouvernance et professionnaliser les compétitions. Bien que le chemin reste long, il s’est dit convaincu que l’unité, la transparence et le respect mutuel permettront de relever tous les défis. Lançant un appel à toute la famille du football malien à laisser derrière elle «le passé conflictuel» et à mettre ses énergies au service d’un football «fort, uni et respecté », Mahazou dit Baba Cisset a adressé ses remerciements aux autorités, aux partenaires, aux membres du comité exécutif, au secrétaire général, aux travailleurs de l’instance et aux délégués. Rappelant que «les hommes passent, les institutions demeurent», il a exprimé sa volonté de léguer aux générations futures une fédération plus solide que celle dont l’équipe actuelle a hérité, avant de déclarer clos les travaux de cette 53ᵉ Assemblée générale ordinaire. LMD/KM (AMAP)

Prix Nobel de la paix 2026 : Navi Pillay récompensée pour son engagement en faveur du droit international

Bamako, 15 octobre  (AMAP)  La juriste sud-africaine Navanethem « Navi » Pillay a été désignée lauréate du prix Nobel de la paix 2026 pour ses efforts en faveur de la paix et du droit international, selon la motivation du Comité Nobel norvégien. Née le 23 septembre 1941 à Durban, en Afrique du Sud, Navi Pillay a consacré une grande partie de sa carrière à la défense des droits humains et au développement de l’ordre juridique international. Issue d’une famille d’ascendance tamoule indienne, elle a commencé par défendre des militants opposés à l’apartheid avant de fonder son propre cabinet d’avocats en 1967. Après des études de droit à Harvard, où elle a obtenu un doctorat en sciences juridiques en 1988, elle a été nommée à la Haute Cour d’Afrique du Sud en 1995. En 1999, elle est devenue juge puis présidente du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). À ce poste, elle a contribué à faire reconnaître que les violences sexuelles et le viol, ainsi que la diffusion de propagande, pouvaient conduire à des poursuites pour crimes contre l’humanité et génocide. Elle a ensuite siégé comme juge à la Cour pénale internationale (CPI). De 2008 à 2014, Navi Pillay a occupé les fonctions de Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme. Elle a également présidé, de 2021 à 2025, la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies sur le territoire palestinien occupé. En 2019, elle est devenue juge ad hoc à la Cour internationale de Justice (CIJ) dans l’affaire où le Myanmar est accusé de génocide. Contexte Le Comité Nobel norvégien a souligné le rôle de Navi Pillay dans le développement d’un système juridique international, mettant en avant sa rigueur judiciaire, son intégrité personnelle et son courage. Dans un contexte marqué par la multiplication des guerres et des conflits, ainsi que par des attaques politiques contre les juges et les institutions du droit international, le Comité a voulu rappeler que le règlement pacifique des différends repose sur le respect de l’État de droit à l’échelle internationale. Pour le Comité, un système juridique capable de traduire en justice les responsables de crimes de guerre et d’assurer justice aux victimes constitue une condition préalable à un monde pacifique. OS/KM (AMAP)

Ebola : l’OMS et le CDC Afrique appellent à une réponse coordonnée contre la désinformation

Bamako, 15 octobre (AMAP)  L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) ont appelé mercredi à une action coordonnée contre la désinformation et au renforcement de la riposte régionale à la maladie à virus Ebola, soulignant le rôle des informations fiables dans la lutte contre la propagation de l’épidémie. Lors d’un atelier avec les médias organisé à Nairobi, au Kenya, des responsables des deux institutions ont insisté sur la nécessité de diffuser des informations rapides, exactes et vérifiables pour soutenir les interventions communautaires et limiter la transmission du virus. « Dans toute épidémie, l’information est un élément essentiel de la riposte, et cela est encore plus vrai pour Ebola. Elle contribue à déterminer la manière dont les populations réagissent et recherchent rapidement des soins », a déclaré Neema Rusibamayila Kimambo, représentante de l’OMS au Kenya. Elle a également souligné que la qualité de l’information pouvait influencer la déclaration des contacts des personnes infectées, un élément important pour interrompre les chaînes de transmission. Mme Kimambo a salué la rapidité avec laquelle les autorités kényanes ont notifié aux organismes sanitaires internationaux le premier cas importé d’Ebola dans le pays, signalé le 6 octobre. Le Kenya a confirmé mercredi un deuxième cas. Selon le ministère de la Santé, le patient, un proche de la première personne infectée, décédée la semaine dernière, est placé en quarantaine. La représentante de l’OMS a appelé à renforcer le partage transparent des données, la surveillance épidémiologique, les capacités de diagnostic rapide et la prise en charge clinique des malades. De son côté, Wessam Mankoula, directeur du Centre des urgences de santé publique et responsable de l’équipe continentale d’appui à la gestion des incidents du CDC Afrique, a estimé que la diffusion d’informations vérifiées était indispensable pour encourager les communautés à adopter des comportements de protection contre le virus. Selon lui, des messages publics fondés sur des faits permettent de mieux comprendre les modes de transmission et de favoriser les changements de comportement nécessaires pour interrompre les chaînes d’infection. OS/KM(AMAP)

Mopti : Lancement officiel des activités de l’initiative culturelle « Humen Tombola ».

Mopti, 15 octobre (AMAP) Le terrain Hambodedjo de Sévaré a abrité dans l’après-midi du mercredi 14 Octobre 2026, la cérémonie de lancement officiel des activités de l’initiative culturelle « Humen Tombola », a constaté l’AMAP. Organisé par l’association culturelle Djigui -Mopti, l’événement était présidé par le sous préfet de l’ Arrondissement de Fatoma, Brehima Kourouma représentant le sous préfet des communes de Mopti et Socoura, zones d’intervention de l’initiative. Il avait à ses côtés le point focal du Programme CulturAct1 du Conseil Régional de Mopti, Ousmane Sawadogo et le président de l’association culturelle Djigui, Dramane Coulibaly. C’était en présence des représentants des maires des communes de Mopti et Socoura , Koundia Tamboura et Mohamed Sanogo, les légitimités traditionnelles et coutumières des quartiers de Sévaré et Diondiori. On notait aussi la présence des directeurs régionaux de la culture, du tourisme et de l’hôtellerie et celui de l’artisanat de Mopti, des acteurs des groupes folkloriques Tombola de Diondiori et Sévaré, les communautés bénéficiaires de l’initiative. Selon les organisateurs, cette activité  vise à renforcer les capacités (en danse chorégraphie , matériel de sonorisation et accoutrements) des groupes folkloriques Tombola de Sévaré et Diondiori, les redynamiser pour qu’ils jouent pleinement leur rôle d’éducation des consciences pour la construction de la paix. Pour le président de l’association culturelle Djigui, la mise en œuvre de cette activité s’inscrit en droite ligne de la vision des plus hautes autorités du pays, de faire de la culture, le socle de paix, le levier de la cohésion sociale. Elle ambitionne contribuer à la promotion et à la transmission de notre passé, nos valeurs aux jeunes générations pour préserver la paix et le vivre ensemble dans les communautés . Pour rappel, l’initiative culturelle portée par l’association Djigui dont les activités viennent d’être lancées, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme CulturAct1, financé par le Conseil Régional de Mopti en partenariat avec la Direction du Développement de la Coopération Suisse (DDC)  DC/KM (AMAP)

Prix Nobel d’Economie 2026 : Robert Hall et Michael Woodford récompensés

Bamako, 15 octobre (AMAP)  Le prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel 2026 a été attribué lundi aux économistes américains Robert E. Hall et Michael Woodford pour leurs travaux sur les « fondements microéconomiques de la stabilisation macroéconomique », a annoncé l’Académie royale des sciences de Suède. Selon l’Académie, leurs recherches ont permis de développer des modèles macroéconomiques qui améliorent la capacité des pouvoirs publics à mettre en œuvre des politiques de stabilisation efficaces. Ces modèles montrent notamment comment des mesures budgétaires et monétaires prises au bon moment peuvent contribuer à atténuer les fluctuations économiques. « Les travaux des lauréats ont fourni une base théorique solide aux modèles aujourd’hui utilisés par les banques centrales et les gouvernements du monde entier », a déclaré John Hassler, président du comité du prix en sciences économiques. Ces modèles permettent de mieux faire face aux chocs économiques, notamment aux crises énergétiques et aux variations soudaines de la consommation des ménages, a-t-il ajouté. Nés aux États-Unis, Robert E. Hall est professeur à l’université Stanford, tandis que Michael Woodford est affilié à l’université Columbia. OS/KM (AMAP)

Mali : poussière en suspension et risques d’orages dans certaines régions

Bamako, 15 octobre (AMAP)  La visibilité sera réduite par la poussière en suspension sur l’ensemble du territoire malien, à l’exception de la région de Taoudéni où elle sera assez bonne, selon le bulletin météorologique de jeudi de l’Agence nationale de la météorologie (Mali-Météo). Des orages isolés, parfois accompagnés de pluies, sont également prévus dans l’après-midi ou au cours de la nuit dans les régions de Bougouni et de Sikasso, précise la même source Les températures devraient rester globalement stables par rapport aux valeurs observées la veille. Prévisions dans les villes Les températures maximales devraient atteindre 38 °C à Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao, contre 37 °C à Bamako, Kayes, Koulikoro, Ménaka, Nioro, Nara, San et Douentza. Taoudéni devrait enregistrer la maximale la plus basse, avec 35 °C. Les minimales varieront entre 22 °C à Koulikoro, Kidal, Koutiala et Kita, et 28 °C à Gao. OS/KM(AMAP)

Maroc : Fatima Ezzahra El Mansouri reçue par le roi sur la formation du nouveau gouvernement

Bamako, 14 octobre (AMAP) Le Roi Mohammed VI, a reçu mercredi, au Palais Royal à Rabat, Fatima Ezzahra El Mansouri, Cheffe du gouvernement chargée de la formation du nouveau gouvernement, a indiqué un communiqué du cabinet royal. Au cours  de cette audience, la Cheffe du gouvernement a informé le Roi Mohammed VI, des différentes étapes que le processus de formation du gouvernement a franchies. A cette occasion, le Roi a exprimé à la Cheffe du gouvernement chargée de la formation du nouveau gouvernement ses voeux de succès et de réussite dans sa mission, soulignant que la prochaine étape exige une mobilisation globale et une action gouvernementale sérieuse et responsable, eu égard à l’ampleur des enjeux, des défis et des attentes sur les différents plans. Cette audience royale s’inscrit dans le cadre des attributions constitutionnelles conférées au souverain et sa détermination à garantir le bon fonctionnement des institutions constitutionnelles, a ajouté le même communiqué KM (AMAP)

Mali : Présentation de la 7ème cohorte du Service national des jeunes, devant le drapeau national

Bamako, 14 octobre (AMAP) La cérémonie de présentation au drapeau national de la 7ème cohorte du Service National des Jeunes, a été présidée, mardi sur la place d’armes du Génie militaire, par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a constaté l’AMAP. C’était en présence des membres du gouvernement, du président du Conseil national de Transition (CNT), le Général de corps d’armée Malick N’Diaw, du chef d’état-major général des Armées, le Général de brigade Élisée Jean Dao, ainsi que des diplomates accrédités au Mali. Parents et amis des nouvelles recrues y étaient aussi. La 7ᵉ cohorte du Service national des jeunes (SNJ), composée de 2.400 recrues issues des première et deuxième vagues, a achevé six mois de formation militaire et civique au Centre d’instruction de Bapho. Pendant six mois, ces hommes et ces femmes ont suivi un programme exigeant de formation militaire et civique qui leur a permis d’apprendre à transformer la fatigue en endurance, les difficultés en courage et les contraintes en responsabilités. Les nouvelles recrues, dont 800 femmes, ont ainsi achevé six mois d’apprentissage consacrés à la discipline, au patriotisme et au sens du devoir. Cette cohorte comprend 573 non fonctionnaires et 1.827 fonctionnaires, parmi lesquels des admis à la Fonction publique de l’État et à celle des collectivités, des auditeurs de justice ainsi que des non-fonctionnaires. Durant leur séjour au Centre d’instruction de Bapho, les recrues ont bénéficié d’un encadrement physique, militaire et moral. Cette formation leur a permis de développer la maîtrise de soi, le réflexe citoyen, l’esprit civique, la loyauté, le sentiment patriotique et la culture du don de soi. Arrivé à la place d’armes du Génie militaire à 10 heures, le Chef de l’État a procédé à la revue des troupes avant de prendre place dans la loge officielle pour assister à la cérémonie de présentation au drapeau des recrues. La cérémonie a été marquée par le chant de la promotion, suivi de la présentation des deux majors et du défilé militaire. Le soldat de 2ᵉ classe Salla Sidibé, cadre d’Orange Mali, s’est distingué en obtenant une moyenne de 19,41, se classant major parmi les non-fonctionnaires. Son camarade Souleymane Maïga, issu de la cohorte des admis de la section médecine-pharmacie générale, s’est également illustré avec une moyenne de 17,90. Dans son intervention, le directeur du SNJ, le Colonel-major Tiémoko Camara, a exprimé sa reconnaissance au Président de la Transition pour sa présence à la cérémonie et son engagement en faveur de l’accomplissement du service militaire obligatoire. Selon lui, cette présence témoigne de l’attention accordée à la formation militaire et civique des citoyens, qu’ils soient fonctionnaires ou non-fonctionnaires. Pour le directeur du SNJ, cette formation revêt une importance particulière dans un contexte marqué par des crises sécuritaires, économiques, environnementales et sociales. Face à ces défis, a-t-il souligné, le Mali a besoin d’une jeunesse responsable, disciplinée et capable de contribuer pleinement à la construction, au développement et à la défense de la nation. Et de rappeler que la formation ne se limite pas à l’apprentissage des fondamentaux militaires. Elle vise également à inculquer aux recrues le respect de l’autorité, l’esprit d’équipe, le dépassement de soi et le sens de responsabilité. Le président de l’Amicale des anciens du SNJ (Ama-SNJ), Ousmane Abou Diallo, a félicité les autorités de la Transition, avant d’adresser un message de félicitations aux jeunes recrues, tout en les invitant à faire preuve de responsabilité et d’engagement patriotique. Il a insisté sur les valeurs de discipline, de civisme, d’intégrité et de dévouement au service de la nation. TC/KM (AMAP     VALEURS FONDAMENTALES DE LA RÉPUBLIQUE- Pour sa part, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a souligné l’importance de cette étape dans le processus de formation des nouveaux agents de l’administration publique. Selon lui, cette formation vise à inculquer aux recrues les valeurs de discipline, de civisme, de patriotisme et de dévouement au service de la nation. «Durant leur séjour au Centre d’instruction militaire de Bapho, les jeunes recrues ont acquis les rudiments du métier des armes et ont été formées aux valeurs fondamentales de la République», a-t-il déclaré. Le ministre a aussi indiqué que les visites d’inspection effectuées sur le site lui avaient permis de mesurer les transformations physiques et morales des stagiaires, qu’il estime désormais prêts à servir leur pays avec honneur et fidélité. Revenant sur l’historique de l’institution, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a rappelé que la décision d’élargir la formation militaire obligatoire à tous les nouveaux admis s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la souveraineté nationale et de transformation de l’administration malienne. Cette initiative vise à former des cadres intègres, disciplinés et profondément attachés aux valeurs républicaines, capables d’assurer efficacement la continuité des services publics, notamment les services sociaux de base, au bénéfice des populations sur toute l’étendue du territoire national. Face à la montée en puissance des effectifs, le ministre Fomba a sollicité l’appui personnel du Président Goïta, afin de permettre au SNJ de disposer de ressources matérielles et budgétaires à hauteur de ses ambitions. S’adressant à la presse à la fin de la cérémonie, le Chef de l’État a exprimé sa fierté et sa satisfaction face aux acquis de cette formation. Il a invité les jeunes à faire preuve de rigueur, de ponctualité, de courage et d’esprit de sacrifice au service du peuple malien. Le Général d’armée Assimi Goïta a également salué la discipline, la cohésion et la détermination affichées par les recrues lors du défilé, tout en leur souhaitant la bienvenue au sein de la réserve stratégique des Forces de défense et de sécurité. Enfin, le Président de la Transition a félicité le ministre chargé de la Jeunesse et l’ensemble des membres du gouvernement pour leur engagement et le suivi régulier de la formation. Tamba CAMARA  

Kangaba : formation des agents des collectivités territoriales sur l’élaboration et l’exécution du budget communal

Kangaba, 14 octobre (AMAP) Les maires et les secrétaires généraux, les régisseurs des recettes et des dépenses, venus des 08 communes du cercle de Kangaba ont participé du 12 au 14 octobre 2026, dans la salle de conférence du cercle, à une session de formation sur l’élaboration et l’exécution du budget communal, a constaté l’AMAP. Initiée par les services financiers (Perception et Contrôle financier) du cercle, cette formation se situe dans le cadre du transfert des compétences de l’Etat aux collectivités territoriales et pour une gestion transparente des ressources. En organisant cette session, les services financiers du cercle de Kangaba se sont fixés trois objectifs à atteindre à savoir contribuer au renforcement des capacités des agents des collectivités territoriales et ceux de l’administration publique, asseoir une gouvernance inclusive et participative et maitriser les étapes d’élaboration et d’exécution du budget en mode croisé. Pour atteindre scs objectifs, les participants sous la conduite des formateurs de la Direction de ReCoDe (Ressources des Collectivités Décentralisées) ont présenté plusieurs thématiques notamment la mise en application de ReCoDe, les étapes d’élaboration des recettes et dépenses, l’exécution du budget communal et l’acheminement des documents. Les travaux, placés sous la présidence du préfet du cercle, Abou Dao, ont été entièrement financés par les budgets des 08 communes. Les participants se sont réjouis de l’organisation de cette formation et ont recommandé de la tenir chaque année. Les travaux ont pris fin par la remise d’Attestation à tous les participants. SD/KM (AMAP)