Kangaba : Le Centre d’Animation Pédagogique (CAP) prépare la prochaine rentrée scolaire

Kangaba, 25 septembre (AMAP) La grande salle de réunion de l’IFM de Kangaba a servi de cadre, le jeudi 24 septembre 2026, à la tenue des travaux de la rencontre de concertation en vue des préparatifs de la prochaine année scolaire 2026-2027, a constaté l’AMAP. Les Directeurs des écoles du premier et second cycle, les représentants des Comités de Gestion Scolaire (CGS), des maires et ceux des syndicats ont pris part à la rencontre présidé par le préfet du cercle, Abou Dao. Ce dernier dans son introduction a salué la présence massive des acteurs de l’école, ce qui témoigne réellement, selon lui, de l’intérêt qu’ils portent à l’avenir de l’école dans le cercle de Kangaba. Le préfet de Cercle, a également précisé que cette rencontre organisée par le CAP, à la veille de la rentrée scolaire, vise à mieux préparer la rentrée scolaire, à renforcer la concertation entre tous les acteurs de l’éducation et à jeter ensemble les bases d’une année scolaire apaisée. Pour sa part, le Directeur du CAP, Flatié Diallo dira qu’une école ne peut être apaisée que si le dialogue est privilégié au détriment des tensions. Il a invité à cette occasion l’ensemble des enseignants, avec l’appui des directeurs d’écoles et des CGS à privilégier le dialogue entre tous les acteurs de l’école, à placer la réussite et les apprentissages des élèves au cœur de toutes les priorités, et à maintenir un climat de respect et de responsabilité au sein des établissements. Le Directeur du CAP a félicité les uns et les autres pour le bon résultat obtenu au DEF session de juin 2025. En effet, le CAP de Kangaba s’est classé 2ème sur 06 CAP de l’AE (Académie d’Enseignement) de Kati avec un taux de réussite de 88,20% pour les garçons et 88,53% pour les filles. Les candidats présents étaient au total 3526 dont 2000 garçons et 1526 filles. Le personnel enseignant pour assurer l’encadrement pédagogique des enfants compte au total 633 enseignants. Le Directeur du CAP a également énuméré les activités réalisées, courant l’année scolaire 2025, au nombre desquelles on peut citer entre autres les missions de suivi, l’organisation d’ateliers de renforcement des capacités, l’organisation des cours de rattrapage à l’intention des localités touchées par l’insécurité et l’organisation du DEF. A côté de ces résultats satisfaisants, les directeurs des écoles ont tous pointés du doigt le manque criard d’enseignants dans toutes les écoles du cercle sans exception. A cela s’ajoute le manque et le mauvais état des mobiliers scolaires. Le préfet de cercle et le Directeur du CAP ont dit avoir pris bonne note des difficultés. Ils ont reconnu et salué les efforts fournis par les collectivités et les populations pour le recrutement de maitres et l’achat des tables-bancs. Il est à noter que le CAP de Kangaba compte en tout 226 écoles dont 70 premiers cycles publics, 46 premiers cycles communautaires, 12 premiers cycles privés, 46 premiers cycles médersas, 36 seconds cycles publics, 03 seconds cycles privés, et 13 seconds cycles médersas. SD/KM (AMAP)
Médecine traditionnelle : « nous devons investir davantage dans la recherche et valoriser nos savoirs endogènes » dixit Pr Diarra

Bamako, 25 septembre (AMAP) Dans un entretien accordé à l’Agence Nationale de Presse du Mali, le directeur de l’Atelier Luban du Mali, Pr Boubacar Diarra, aborde les missions de la structure de coopération sino-malienne, créé en 2019, la formation aux pratiques de la médecine traditionnelle chinoise et les perspectives de valorisation scientifique des savoirs et plantes médicinales du Mali. Il plaide pour un renforcement de la recherche, de la formation et des infrastructures afin de faire de la médecine traditionnelle un levier de souveraineté sanitaire. Agence Nationale de Presse du Mali : Professeur, pouvez-vous nous présenter l’Atelier Luban du Mali et rappeler les principales raisons qui ont conduit à sa création ? Pr Boubacar Diarra : L’Atelier Luban du Mali est le seul Atelier Luban au monde dédié à la médecine traditionnelle. Il constitue une importante plateforme de coopération professionnelle sino-malienne dans ce domaine. Il propose aux apprenants maliens des formations théoriques et pratiques et favorise les échanges, la formation des talents et le partage des savoir-faire. Sa création s’inscrit dans une dynamique qui remonte aux premières années de l’indépendance du Mali. Notre pays avait déjà fait le choix de développer sa médecine traditionnelle, notamment avec la création d’un institut de recherche spécialisé, parmi les premières structures de ce type en Afrique. L’Atelier Luban répond ainsi au besoin de structurer la formation professionnelle, de renforcer les compétences et de favoriser le transfert d’expériences entre la Chine et le Mali, tout en créant un espace d’échanges entre les médecines traditionnelles chinoise et malienne. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quelles sont les principales formations dispensées au sein de l’Atelier Luban ? Pr Boubacar Diarra : Les formations portent notamment sur les fondements théoriques de la médecine traditionnelle chinoise, l’acupuncture, le massage Tuina, l’identification et la préparation des plantes médicinales, ainsi que le diagnostic et la prise en charge de certaines affections selon les approches de la médecine traditionnelle. Elles associent enseignements théoriques et exercices pratiques. L’objectif est de former des techniciens maliens qualifiés et de renforcer les capacités dans ce domaine. L’acupuncture peut notamment apporter une contribution dans la prise en charge de la douleur, qui constitue un véritable défi. Cette pratique existe d’ailleurs au Mali depuis les années 1960. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quelle importance revêt la coopération sino-malienne dans le développement de l’Atelier Luban ? Pr Boubacar Diarra : Cette coopération constitue un pilier essentiel du développement de l’Atelier. Elle associe les structures compétentes des deux pays, ainsi que les universités maliennes et chinoises partenaires. La partie chinoise apporte notamment des enseignants, des programmes pédagogiques, des équipements et des ressources didactiques. Cette collaboration permet aux apprenants maliens de bénéficier de l’expérience accumulée par la Chine dans le domaine de la médecine traditionnelle. Elle favorise également le transfert de techniques et d’expériences, tout en encourageant le dialogue entre les savoirs médicaux traditionnels chinois et maliens. L’Agence Nationale de Presse du Mali : En quoi l’expérience chinoise peut-elle contribuer à la valorisation scientifique des savoirs et plantes médicinales du Mali ? Pr Boubacar Diarra : L’expérience chinoise peut nous inspirer dans plusieurs domaines, notamment la normalisation, la documentation et la conservation des connaissances traditionnelles. Les méthodes de recherche développées en Chine peuvent également contribuer à améliorer l’identification botanique, les études pharmacologiques et l’évaluation de la sécurité des plantes médicinales maliennes. Il faut aussi renforcer la formation de chercheurs et de techniciens capables de conduire ces travaux localement. Nous devons favoriser le dialogue entre médecine traditionnelle et médecine moderne, tout en préservant nos savoirs endogènes. La validation scientifique de certaines pratiques permettra de renforcer leur reconnaissance et de mieux encadrer leur utilisation. À terme, cette démarche peut contribuer au développement d’une véritable filière des plantes médicinales et à l’émergence d’une industrie pharmaceutique traditionnelle malienne. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quels sont vos principaux projets de recherche dans ce domaine ? Pr Boubacar Diarra : Nos travaux portent notamment sur l’inventaire des plantes médicinales maliennes, leur identification botanique et la documentation des savoir-faire traditionnels. Nous souhaitons également constituer une base de données sur ces ressources. Nous menons des études pharmacologiques et des évaluations de sécurité afin d’identifier les principes actifs, d’évaluer l’efficacité et la toxicité de certaines plantes et de déterminer celles qui présentent un potentiel de développement. Nous travaillons également sur la mise au point de produits à base de plantes médicinales maliennes, ainsi que sur la documentation et la validation scientifique des pratiques thérapeutiques traditionnelles. Enfin, nous voulons établir un lien étroit entre recherche et formation afin que les résultats obtenus puissent être intégrés aux programmes d’enseignement et contribuer au renforcement des compétences locales. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Comment se porte aujourd’hui la médecine traditionnelle malienne ? Pr Boubacar Diarra : Elle dispose d’un ancrage populaire très solide et constitue un complément important du système de santé. Le Mali possède une grande diversité de plantes médicinales et un riche patrimoine thérapeutique transmis de génération en génération. Cependant, plusieurs défis persistent. Une partie importante des savoirs est encore transmise oralement et demeure insuffisamment documentée. Le dispositif de formation doit être renforcé, tout comme la recherche scientifique sur l’efficacité et la sécurité des plantes médicinales. La fabrication des produits reste également, dans de nombreux cas, artisanale et le cadre normatif et réglementaire doit être consolidé. C’est pour répondre à ces défis que l’Atelier Luban entend contribuer, à travers la formation et la recherche, à une meilleure structuration et à une validation scientifique de la médecine traditionnelle malienne. L’Agence Malienne de Presse du Mali : Vous avez souligné l’importance de la diversité des plantes médicinales africaines. Que doit faire le Mali pour mieux positionner sa médecine traditionnelle sur le plan mondial ? Pr Boubacar Diarra : Le Mali possède une longue expérience dans le domaine. Depuis les premières années de l’indépendance, nous avons affirmé la nécessité d’intégrer la médecine traditionnelle au système de santé et mis en place des structures de recherche spécialisées. Nous devons aujourd’hui poursuivre cette dynamique en investissant davantage dans la
Mali : 13 morts et plus de 12.400 personnes affectées par les intempéries

Bamako, 25 septembre (AMAP) Les intempéries enregistrées depuis le début de la saison des pluies au Mali ont fait 13 morts et 23 blessés et affecté 1.933 ménages, soit 12.405 personnes, selon le communiqué N°2026-04 du Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes. Le document, publié à l’issue de la réunion du Comité technique de gestion de la crise des inondations tenue mercredi à Bamako, fait état de sept cas d’inondation, 11 cas de foudre, cinq cas de vents violents et 479 effondrements. Face à la poursuite des activités pluvio-orageuses en septembre, accompagnées notamment de vents violents et d’éclairs de forte intensité, « les risques d’inondations par endroits demeurent élevés », indique le communiqué. Les opérations de curage des caniveaux et collecteurs se poursuivent, de même que les travaux de libération des servitudes et des lits des marigots dans le District de Bamako. Le dispositif prévoit également le renforcement des interventions rapides de la Protection civile et la diffusion régulière des alertes hydrométéorologiques. Sur le plan hydrologique, les principaux cours d’eau connaissent une montée progressive de leurs niveaux, avec des écoulements globalement normaux à déficitaires. Le barrage de Sélingué a atteint 348,52 mètres IGN, contre une cote cible de 347,05 mètres IGN. OS/KM(AMAP)
Maroc : le PAM en tête des législatives avec 97 sièges selon les résultats préliminaires

Bamako, 24 septembre (AMAP) Le Parti authenticité et modernité (PAM) est arrivé en tête des élections législatives marocaines avec 97 sièges sur les 395 que compte la Chambre des représentants, selon les résultats préliminaires annoncés jeudi par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit. Le Rassemblement national des indépendants (RNI) arrive en deuxième position avec 66 sièges, devant le Parti de l’Istiqlal (65) et le Parti de la justice et du développement (PJD), qui obtient 54 sièges. Le Mouvement populaire (MP) obtient 29 sièges, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) 26, le Parti du progrès et du socialisme (PPS) 19 et l’Union constitutionnelle (UC) 17. Le Mouvement social-démocrate (MDS) et l’Alliance de la gauche (ALN) remportent chacun huit sièges. Le Front des forces démocratiques (FFD) et le Parti de l’équité et de la réforme (PER) décrochent chacun deux sièges, tandis que le Parti des nouveaux démocrates et l’Union pour la démocratie et le développement (UDD) obtiennent chacun un siège. Abdelouafi Laftit a indiqué que « le processus électoral s’est déroulé sans incident majeur à travers le pays, à l’exception de quelques événements isolés sans incidence sur le déroulement général », notamment à Tanger. Le taux de participation s’est établi à 38,02 % au niveau national, contre 50,35 % en 2021, 43 % en 2016 et 45,4 % en 2011, selon les chiffres rapportés dans les résultats préliminaires. Le PAM, créé en 2008, arrive ainsi pour la première fois en tête d’une élection législative après 18 ans de présence sur la scène politique marocaine. Le scrutin marque également la remontée du PJD, dirigé depuis octobre 2021 par l’ancien Premier ministre Abdelilah Benkirane. Le parti avait obtenu 13 sièges lors des élections législatives de septembre 2021. Selon l’article 47 de la Constitution marocaine, le Roi choisit le chef du gouvernement parmi les membres du parti politique arrivé en tête des élections législatives. Le PAM se trouve ainsi au premier plan des consultations pour la formation du prochain gouvernement. OS/KM(AMAP)
Kayes : Une hausse remarquable du stock d’essence dans la région

Kayes, 24 septembre (AMAP) Contrairement à la semaine dernière, la Région de Kayes est suffisamment servie en essence pour un taux de 129,61%, a appris l’AMAP, au cours de la réunion hebdomadaire du Comité de gestion des crises et catastrophes sur les hydrocarbures. Tous les représentants des services concernés par la problématique étaient présents à la rencontre, à part celui des douanes, empêché. A savoir, la Direction régionale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, des forces de défense et de sécurité, des opérateurs économiques évoluant dans le domaine ainsi que l’Association des consommateurs de Kayes. Le représentant du Gouverneur, son Conseiller à la Sécurité et de la Protection civile, le Colonel Adama Bamba, a présidé la séance avec à ses côtés le Directeur régional du Commerce, Robo Bayo. D’entrée de jeu, Robo Bayo a partagé avec les participants la situation hebdomadaire des hydrocarbures dans la Région. Selon lui, les prix des hydrocarbures sont restés stables dans l’ensemble. Il précisera, par ailleurs, que le stock de l’essence a été estimé à 1. 752 824 litres contre 763 381 litres la situation passée, soit une hausse de 989 443 litres de plus (un taux de 129,61%). Pour celui du gas-oil, le Directeur régional du Commerce a informé qu’il existe un stock de 1. 083 850 litres contre 1 704 304 litres la situation passée, soit une baisse de 620 454 litres de moins par rapport à la situation précédente (taux de 36,41%). Toutefois, Robo Bayo a rassuré que les stocks disponibles au niveau des stations-services couvrent largement les besoins de consommation pendant une longue période en essence et en gas-oil. Car, selon lui, ils demeurent toujours supérieurs aux seuils d’alerte. Comme d’habitude, le Colonel Adama Bamba a encouragé la Direction régionale du Commerce à continuer à soulager les populations pour la disponibilité des hydrocarbures dans toute la région, tout en félicitant les efforts fournis. Avant de saluer la résilience des populations, le Conseiller à la Sécurité et à la Protection civile du Gouverneur a reconnu l’engagement sans faille des Forces de défense et de sécurité pour l’escorte des convois des camions-citernes. OD/KM (AMAP)
Mali : lancement de trois chantiers majeurs pour l’engagement citoyen, la dignité et la cohésion nationale

Bamako, 24 septembre (AMAP) Le lancement officiel de trois chantiers majeurs, après la promesse historique formulée au sortir des Assises Nationales de Refondation, cinq ans après, a été présidé par le Premier Ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, ce jeudi à la Primature, a constaté l’AMAP. C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre d’État, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de corps d’armée Ismaël Wagué, et le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. Les trois chantiers fondamentaux sont destinés à porter l’édification du Mali Kura, plaçant l’engagement civique, la protection des plus vulnérables et l’apaisement du climat social au centre des priorités nationales. Le premier de ces grands chantiers s’attaque directement à la source même du renouveau démocratique et institutionnel en consacrant la mobilisation pour l’engagement citoyen. Convaincu que la refondation ne saurait se limiter aux sphères administratives de décision, le gouvernement entend essaimer la conscience patriotique dans chaque village, quartier et établissement scolaire à travers une stratégie nationale dédiée. S’appuyant sur des valeurs cardinales profondément ancrées dans l’histoire et la culture maliennes, ce dispositif vise à transformer l’habitant en acteur conscient et responsable, capable de porter le flambeau du civisme au quotidien et de participer activement à l’effort collectif de redressement national. Dans la même dynamique d’un humanisme retrouvé, le second chantier s’attaque à une plaie profonde qui mine la conscience collective : la mendicité des enfants. Enclenchant la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre ce phénomène, le Chef du gouvernement a rappelé avec fermeté que la rue ne saurait constituer ni une fatalité religieuse ni une destination culturelle pour la jeunesse malienne. Le Général de division Abdoulaye Maïga a souligné que l’approche voulue par l’État se veut résolument protectrice et structurelle plutôt que purement répressive. Pour lui, il s’agit d’accompagner les familles, de structurer l’action des maîtres coraniques et d’offrir à chaque enfant l’accès inaliénable à l’éducation et à la dignité, posant ainsi les jalons d’une insertion socio-économique durable et équitable. Enfin, le troisième volet de cette vaste ambition touche à la paix des cœurs et des esprits, un impératif vital sur une terre de dialogue et de foi telle que le Mali. Face aux dérives constatées sur les réseaux sociaux et dans l’espace public, où la parole irresponsable menace parfois la cohésion séculaire entre communautés, le Premier ministre a appelé à un sursaut général de responsabilité. Il a fait savoir que le comité de réflexion, fraîchement installé pour prévenir les troubles dans l’espace religieux, aura pour noble mission d’harmoniser les pratiques, de réguler les prêches et de barrer la route à l’extrémisme violent. Pour le patron de l’Administration malienne, la diversité des croyances, loin de constituer un facteur de division, est ainsi réaffirmée comme un ciment précieux de fraternité et de tolérance. En paraphant l’installation officielle des différents comités de pilotage et de réflexion au nom du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, le Chef du gouvernement a rappelé que ces initiatives ne relèvent pas de simples programmes administratifs figés, mais constituent l’ossature morale d’un projet de société profondément humain. Appelant l’ensemble des citoyens à se muer en sentinelles vigilantes de la concorde, le Général de division Abdoulaye Maïga en appelle à la résilience légendaire du peuple malien pour tourner définitivement la page des divisions. Pour lui, c’est à travers cette alliance indéfectible entre civisme, paix spirituelle et respect de la dignité humaine que s’écriront les plus belles pages du Mali Kura pour les vingt-cinq prochaines années. SS/KM (AMAP)
Neguela : Célébration du 22 septembre sous le signe de la souveraineté retrouvée

Neguela, 24 septembre (AMAP) Le cercle de Neguela, à l’instar des autres localités du pays a célébré mardi, la fête de l’indépendance de notre pays, sous la présidence du préfet de cercle, Ousmane Keïta, en présence des membres de l’administration locale, de la municipalité, des Légitimités Traditionnelles, et des organisations de la société, entre autres, a constat é l’AMAP. Les activités marquant de la 66ème année de l’accession de notre Patrie à sa Souveraineté Nationale et Internationale ont été marquées par plusieurs activités. Dans un premier temps, s’est tenue la rencontre, le 21 septembre, entre les Représentants de l’Etat et les Autorités-Légitimités Traditionnelles qui a débuté par la minute de silence observée en mémoire des victimes Civiles et Militaires de l’agression de notre Pays par le terrorisme international. Cette rencontre s’est déroulée sous le signe de la souveraineté retrouvée, elle s’est terminée par la remise du Drapeau aux Couleurs Nationales aux Sages et aux Mairies. Ensuite, il y a eu dans la soirée du 21 Septembre 2026 la remise d’un bœuf, d’un sac de riz, et d’un montant symbolique aux Forces Armées Maliennes positionnées à Néguéla par le Préfet du Cercle de Néguéla, Ousmane Keïta au nom des braves populations du Cercle ; La 3ème activité s’est déroulée dans la matinée du 22 Septembre 2026 par la montée du Drapeau aux Couleurs Nationales par nos vaillantes FAMA vivement remerciées par le Préfet dans son adresse du 22 Septembre, cette activité s’est également déroulée au niveau des Mairies . S’en est suivi l’organisation, dans la journée du 22 Septembre 2026, d’une table ronde entre les Représentants de l’Etat et les membres des bureaux communaux du Conseil National de la Jeunesse du Mali autour des thèmes à savoir les Réalisations et les grands chantiers du Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Assimi GOITA, les avancées locales majeurs après la création de la Circonscription Administrative Cercle de Néguéla, et la mobilisation de la Jeunesse autour des Forces Armées Maliennes pour une lutte efficace contre la nébuleuse terroriste. Dans la soirée du 22 Septembre par deux 02) matchs de football, l’un à Néguélabougou et l’autre à Djinina dans la commune rurale de Bossofala. Pour conclure le Préfet de cercle a vivement félicité les FAMa pour leur assistance tout au long des activités, les Maires, Cheick Sékouba Konaté érudit musulman de Wôlôni, les populations de Samouroubougou, l’association des éleveurs de la commune rurale de Bossofala, la CAFO de Bossofala, l’Association Ançar-Dine de Néguéla, les Services techniques, les membres de la Commission d’organisation dont la Presse pour leurs appuis multiformes et constants. ALD/KM (AMAP)
Journée de l’Ayurveda : le Mali et l’Inde misent sur le partage d’expériences

Bamako, 24 septembre (AMAP) L’Ambassade de l’Inde au Mali, en partenariat avec l’Institut national de recherche sur la médecine et la pharmacopée traditionnelles (INRMPT), a célébré, mercredi à Bamako, la 11è Journée de l’Ayurveda, sous le thème « L’Ayurveda pour un lendemain en meilleure santé », avec pour slogan « Une seule santé, un seul avenir », a constaté l’AMAP. La cérémonie, organisée dans les locaux de l’Institut des sciences humaines, a été marquée par des communications consacrées à l’Ayurveda, à ses principes et à ses perspectives de coopération avec la médecine traditionnelle malienne. Dans son intervention, l’Ambassadeur de l’Inde au Mali, Dr Nandakumar, a expliqué que l’Ayurveda, qui signifie « science de la vie », constitue depuis plus de 3.000 ans un système traditionnel de soins axé notamment sur la prévention et l’équilibre entre le corps, l’esprit et l’environnement. Selon lui, la célébration de cette journée à l’équinoxe d’automne revêt une portée symbolique, l’égalité entre la durée du jour et de la nuit renvoyant à la recherche d’un équilibre global, au cœur de la philosophie ayurvédique. Dr Nandakumar a également insisté sur la nécessité de rapprocher les connaissances traditionnelles et les avancées de la science moderne, à travers les soins intégratifs, la recherche, l’innovation et la valorisation des ressources naturelles. Il a rappelé que l’Inde et le Mali disposent tous deux d’une longue tradition dans le domaine des médecines traditionnelles. Il a salué, à cet égard, les efforts du Mali en matière de recherche et de valorisation de ses médicaments traditionnels, souhaitant que cette célébration contribue à renforcer le partenariat entre les deux pays dans ce domaine. Pour sa part, la directrice générale de l’INRMPT, Pr Rokia Sanogo, a souligné que l’initiative constitue « une importante opportunité de visibilité et de coopération » pour la médecine traditionnelle malienne. Elle a expliqué que la participation de l’Institut à cette célébration fait suite à une audience accordée par l’Ambassadeur de l’Inde au Mali aux responsables de l’INRMPT, après avoir découvert les activités de recherche menées par l’institution dans le domaine de la médecine traditionnelle. « Le partenariat entre l’Inde et le Mali constitue une grande opportunité pour notre pays », a déclaré Pr Rokia Sanogo, estimant que le Mali peut tirer profit de l’expérience indienne en matière d’organisation, de formation, de recherche, de production et d’industrialisation des médicaments issus de la médecine traditionnelle. Elle a notamment évoqué l’organisation des médecines traditionnelles en Inde à travers des structures spécialisées assurant la formation, la recherche et la pratique. « Lors de ma visite en Inde, j’ai pu constater le niveau d’organisation de ces structures. On y trouve des spécialistes du yoga, des techniques traditionnelles et différents services destinés au bien-être des populations. Cette expérience montre qu’il est possible de professionnaliser la médecine traditionnelle et de l’intégrer de manière scientifique au système de santé », a-t-elle expliqué. La directrice générale de l’INRMPT a également indiqué que l’Inde dispose d’importantes capacités industrielles dans le domaine des médecines traditionnelles, une expérience dont le Mali pourrait bénéficier notamment à travers le transfert de technologies et le partage d’expériences. Pr Rokia Sanogo a rappelé que l’INRMPT mène plusieurs activités de recherche et de valorisation des produits de la pharmacopée traditionnelle. Elle a notamment fait référence aux activités organisées récemment à l’occasion de la Journée africaine de la médecine traditionnelle, consacrées à la valorisation des résultats de la recherche en vue de contribuer à la médecine traditionnelle et à la souveraineté sanitaire du Mali. L’Ayurveda, a-t-elle expliqué, est une médecine traditionnelle indienne qui met l’accent sur l’équilibre et le bien-être global de l’être humain, en privilégiant non seulement le traitement des maladies, mais aussi leur prévention et le maintien de l’équilibre du corps. La célébration de cette 11è Journée de l’Ayurveda a également été marquée par un webinaire animé par des spécialistes indiens, dont le Professeur G. Gangadharan et la Professeure Leena P. Nair, chercheurs, praticiens et auteurs dans le domaine de l’Ayurveda. MMD/KM (AMAP)
Maroc : début du dépouillement après les élections législatives

Bamako, 24 septembre (AMAP) Le dépouillement des voix a commencé mercredi au Maroc après la fermeture des bureaux de vote, à l’issue des élections législatives destinées à renouveler les 395 sièges de la Chambre des représentants, selon Anadolu Agency. Les bureaux de vote avaient ouvert à 8h00 GMT et fermé à 19h00. Le ministère marocain de l’Intérieur avait annoncé un taux de participation de 28,05 % à 17h00 GMT, précisant que le scrutin s’était déroulé dans des « conditions normales ». Au total, 15.801.162 électeurs étaient inscrits. Vingt-huit partis politiques ont participé au scrutin à travers 1.850 listes de candidats, regroupant 7.288 candidats, dont 2.658 femmes. Quelque 3.206 observateurs, parmi lesquels 200 étrangers, ont supervisé le déroulement du vote. Le ministère de l’Intérieur devait annoncer les premiers résultats dans les premières heures de jeudi. Une majorité parlementaire nécessite au moins 198 sièges. En l’absence de majorité absolue pour un parti, des négociations de coalition pourraient donc être nécessaires pour former le prochain gouvernement. Conformément à l’article 47 de la Constitution marocaine, le roi nomme le chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête des élections à la Chambre des représentants. Les membres du gouvernement sont nommés par le roi sur proposition du chef du gouvernement. Le prochain gouvernement devra notamment faire face à des enjeux politiques, économiques et sociaux, ainsi qu’à d’importants projets liés aux préparatifs du Maroc pour co-organiser la Coupe du monde de football 2030. OS/KM(AMAP)
NU : Discours d’adieu du secrétaire Général sortant, Antonio Guterres à la 81è session ordinaire de l’Assemblée générale

New York (24 septembre (AMAP) La 81è session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies s’est ouverte, mercredi à New York, en présence du secrétaire général sortant, le Portugais Antonio Guterres, du nouveau secrétaire général élu en juin dernier de l’Assemblée générale, le diplomate bangladais, Khalilur Rahman, et de plusieurs Chefs d’État et de gouvernement, dont le président américain Donald Trump. Prenant la parole pour son dernier discours puisqu’il est en fin de mandat, Antonio Guterres a dressé un bilan sans complaisance de la santé du monde. Il a rappelé que les fractures de notre monde ne cessent de s’élargir. Les fissures sont devenues des gouffres béants. Eclatement de guerres Au cours de la dernière décennie, des guerres ont éclaté avec leurs cortèges de conséquences dévastatrices et n’ont fait que s’éterniser avec une cruauté odieuse. Les populations civiles ont été prises pour cible, les droits humains piétinés, la faim a été instrumentalisée comme une arme, des humanitaires ont été tués, le droit international a été relégué aux oubliettes, les clivages géopolitiques se sont creusés, les inégalités se sont aggravées. La confiance s’est érodée. Crise climatique La crise climatique n’est plus une menace lointaine, c’est une réalité quotidienne et l’intelligence artificielle a évolué à un rythme tel que même ses créateurs en restent médusés. Toutes ces crises ne sont pas isolées, ce sont les chapitres d’une même histoire, l’histoire du pouvoir, de ceux qui le détiennent, de ceux qui en sont privés, de l’usage qui en est fait, et des mûs qui l’opèrent. Il exhorte à la redéfinition du pouvoir qui s’opère au temps de trois grands axes. Tout d’abord entre États. De nouveaux pôles d’influence économique, politique et technologique ont vu le jour. Deuxièmement, dans un basculement spectaculaire, le pouvoir échappe de plus en plus au gouvernement pour se concentrer entre les mains d’une poignée d’entreprises privées et de particuliers. L’influence de ces acteurs s’étend désormais à la politique, à l’économie, au flux d’informations, au développement technologique et à l’espace civique dont dépend le développement de la société. Troisièmement, les êtres humains cèdent de plus en plus le pouvoir à la machine. Les agents d’intelligence artificielle deviennent incontrôlables et les armes létales autonomes ne relèvent plus de la science-fiction, mais sont aujourd’hui une réalité militaire. Un monde multipolaire Nos institutions et nos systèmes de gouvernance mondiale, eux, sont toujours le reflet des réalités du pouvoir et des intérêts d’une époque largement révolue. Tel est le défi d’ampleur que nous devons relever. À l’heure où l’humanité fait face à une conjonction de menaces inédites, nos mécanismes d’action collective ploient sous des difficultés de plus en plus nombreuses. Nous nous dirigeons, de toute évidence, vers un monde multipolaire. C’est une volution irréversible. Mais la multipolarité peut revêtir des formes différentes. Le risque est celui de voir advenir un monde fragmenté, transactionnel, un monde gagné par la montée des tensions et l’aggravation de la méfiance, où les marchés seraient fracturés, les institutions affaiblies, où la coopération céderait la place à des calculs à somme nulle. À bien des égards, c’est le chemin que nous suivons pour l’instant. Mais il y en a un autre possible. Un monde qui nous permet d’échapper aux tendances hégémoniques et à ce que j’ai -dire la division du monde en deux blocs rivaux avec des systèmes économiques et technologiques et des dispositifs de sécurité distincts. Nous devons éviter cela. Un monde en réseau est fondé sur les principes selon lesquels aucune puissance ne peut relever à elle seule les défis contemporains. Bien entendu, la concurrence restera une constante des relations internationales. Mais la concurrence ne doit pas nécessairement mener à la confrontation. Les événements de ces dernières années l’ont amplement démontré. La puissance militaire ne saurait à elle seule garantir la paix. La puissance économique ne suffit pas à elle seule à assurer la stabilité. Et la puissance technologique ne peut à elle seule apporter la sécurité. Un monde multipolaire en réseau peut créer les conditions permettant de régler les problèmes mondiaux de manière plus équilibrée, plus représentative. Inégalités hommes-femmes Mais pour cela, il faut un système multilatéral centré sur l’ONU qui soit lui aussi équilibré, représentatif. Des institutions solides et efficaces qui reflètent les réalités et l’évolution progressive du poids relatif des pays et des économies dans le monde d’aujourd’hui. Pas les rapports de force d’il y a 80 ans. Reforme du Conseil de sécurité Nous devons également réformer le Conseil de sécurité pour qu’il soit le reflet du monde contemporain et qu’il ait la légitimité et l’efficacité requises face aux difficultés de notre époque. Le Conseil de sécurité a été créé au lendemain de la seconde guerre mondiale mais le monde a changé du tout au tout depuis. Ces évolutions n’ont guère trouvé leur écho au Conseil de sécurité. L’exemple le plus frappant, c’est celui de l’Afrique. Lorsque l’ONU a été fondée, la majeure partie de l’Afrique était sous domination coloniale. Aujourd’hui, l’Afrique ne dispose toujours pas de représentation permanente au Conseil. Au XXIe siècle, il est injuste et indéfendable qu’il n’y ait pas de siège africain permanent au Conseil de sécurité. Cela doit changer. La deuxième épreuve de pouvoir, c’est celle des inégalités. Jamais l’humanité n’a disposé d’autant de richesse, de savoir et de puissance technologique. Mais pour des milliards d’êtres humains, le progrès reste hors de portée. Ils observent la prospérité tout autour d’eux mais pas dans leur propre vie. Et pourtant beaucoup de pays en développement sont écrasés par une dette insoutenable, frappés de plein fouet par des catastrophes dont ils ne sont guère responsables et tenus à l’écart de financements abordables. Voilà pourquoi nous avons créé de nouveaux espaces politiques pour faire avancer la réforme de l’architecture financière internationale. Pour un allègement de la dette rapide, efficace et juste. Pour des banques multilatérales de développement plus grandes, plus audacieuses et mieux armées, capables de financer de long terme à un coût abordable et à grande échelle et de mobiliser massivement les capitaux privés. Pour les droits de tirage spéciaux bénéficiaires aux

