Niger : le ministère de la Défense affirme avoir maîtrisé un mouvement d’humeur de soldats à Niamey

Bamako, 29 août (AMAP) Le ministère nigérien de la Défense a confirmé samedi qu’un mouvement de soldats survenu dans la nuit de vendredi à samedi à Niamey avait été maîtrisé par les Forces de défense et de sécurité (FDS), appelant la population à garder son calme et à vaquer à ses occupations. Dans un communiqué signé du ministre de la Défense nationale, le Général d’Armée Salifou Moudi, le ministère indique qu’« un groupe de soldats en rupture avec la discipline et le règlement militaire » avait entrepris de séquestrer certains de leurs camarades au sein de la base 101 de Niamey et d’effectuer des tirs sur des sites sensibles de la capitale. La prompte intervention des FDS a permis, selon le communiqué, de « circonscrire ce mouvement et de reprendre progressivement le contrôle de ces sites ». Des coups de feu et des tirs à l’arme lourde avaient été entendus durant la nuit, notamment aux environs de l’aéroport international Diori-Hamani et dans la zone du palais présidentiel, selon des sources sécuritaires citées dans les informations disponibles. Le ministère a assuré que la situation était sous contrôle et invité les populations à poursuivre normalement leurs activités. L’aéroport international Diori-Hamani avait déjà été visé à deux reprises en 2026, en janvier et en juin, lors d’attaques attribuées respectivement à l’État islamique et au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), lié à Al-Qaïda, selon les éléments fournis. OS/KM(AMAP)

Algérie : 64 incendies toujours actifs, 12 morts et 54 blessés

Bamako, 29 août (AMAP) Soixante-quatre (64) incendies restaient actifs vendredi dans 10 wilayas algériennes, principalement à Jijel, après l’extinction de 110 des 174 incendies recensés au cours des dernières 24 heures, selon un communiqué de la Direction générale de la Protection civile. Jijel comptait 20 foyers toujours en cours, devant Skikda (14), El Tarf (10), Guelma (6), Annaba (5) et Béjaïa (4). Des incendies étaient également signalés à Bouira, Tébessa, Constantine et Mila. Les opérations d’extinction se poursuivent avec l’appui d’avions BE-200 de l’armée, d’avions AT-802 et d’hélicoptères Mi-26. Les interventions concernent notamment plusieurs communes de Jijel, ainsi que des zones de Skikda, El Tarf et Annaba. La vague d’incendies, déclenchée mercredi, a fait 12 morts et 54 blessés, dont six dans un état critique, selon le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud. Jeudi, le président Abdelmadjid Tebboune a décrété trois jours de deuil national en hommage aux victimes. Le Premier ministre Sifi Ghrieb s’est également rendu à Jijel pour suivre les opérations et s’enquérir de la situation des sinistrés. Les incendies interviennent dans un contexte de forte chaleur en Afrique du Nord. Les services météorologiques avaient annoncé des températures pouvant atteindre 49°C dans certaines régions. La Protection civile avait recensé près de 4.000 incendies entre le 1er mai et le 20 juillet, contre 1.501 sur la même période en 2025, soit une hausse d’environ 167 %. Les autorités algériennes indiquent maintenir une « mobilisation totale des moyens terrestres et aériens » pour protéger les vies et les biens. OS/KM(AMAP)

Sécurisation du pays : Les FAMa annoncent avoir frappé plusieurs regroupements terroristes à Tessalit et Koutiala

Bamako, 29 août (AMAP)  Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, poursuivent leurs opérations permanentes de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, a annoncé l’État-Major général des Armées dans un communiqué. Selon la source, l’exploitation de renseignements précis a permis, le vendredi 28 août 2026, de détecter plusieurs points de regroupement de groupes armés terroristes dans la périphérie de la ville de Tessalit. Ces positions abritaient d’importants matériels de guerre, notamment des véhicules armés et des réserves de carburant. Elles ont été traitées avec succès, précise le communiqué. Dans le même temps, à environ 60 kilomètres à l’ouest de la ville de Koutiala, d’autres points de regroupement terroristes comprenant plusieurs chefs et disposant de matériels de guerre ont été repérés. Après analyse et évaluation de la situation, ces zones ont également été ciblées et frappées, indique l’État-Major général des Armées. Les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans les secteurs concernés afin d’établir un bilan consolidé et de rechercher puis neutraliser toute menace résiduelle. L’État-Major général des Armées réaffirme, par ailleurs, la détermination des Forces armées maliennes à poursuivre, avec rigueur, professionnalisme et engagement, les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national. Il invite les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. MMD/KM (AMAP)

Industrie : À Natien, Cimaf renforce l’autonomie du Mali en ciment

Sikasso, 28 août 2026 (AMAP)– Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a effectué, du 27 au 29 août, une mission dans la région de Sikasso. La délégation s’est notamment rendue à Natien pour constater l’état d’avancement de la cimenterie de Ciments de l’Afrique (CIMAF), avant l’inauguration de l’antenne régionale de l’Agence pour la promotion des investissements au Mali (API-Mali) et une rencontre avec les opérateurs économiques. À Natien, le ministre, accompagné du ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de division Oumar Diarra, et des autorités régionales, a visité les installations de CIMAF. L’usine a démarré sa production le 23 mars dernier. Elle dispose actuellement d’une capacité d’un million de tonnes de ciment par an. Cette capacité devrait atteindre trois millions de tonnes à l’horizon 2027-2028. Selon Moussa Alassane Diallo, le Mali est passé de trois unités de production de ciment en 2021 à six en 2026, pour une capacité totale de 5,5 millions de tonnes. «Cette dynamique devrait permettre au Mali d’atteindre son autonomie en matière de production de ciment à partir de 2027», a-t-il déclaré. Les besoins nationaux sont estimés à environ six millions de tonnes par an. Le projet CIMAF de Natien représente un investissement d’environ 56 milliards de FCFA, dont 35 milliards pour la construction de l’usine et 21 milliards pour la logistique et le parc roulant. Il devrait générer quelque 250 emplois directs et près de 1.500 emplois indirects. Le ministre a également réaffirmé l’engagement des autorités à assurer la sécurité des unités industrielles. «Nous allons faire en sorte que la sécurité soit assurée sur l’ensemble de nos unités industrielles», a-t-il assuré. Le directeur de l’usine, Ousmane Diallo, a salué l’accompagnement des pouvoirs publics. «Nous ne pouvons pas continuer à importer pour consommer. Il faut que nous produisions», a-t-il souligné. À Sikasso, le ministre a ensuite inauguré l’antenne régionale de l’API-Mali. Cette structure doit rapprocher les services publics économiques des investisseurs et des porteurs de projets. Elle aura notamment pour mission de promouvoir les opportunités d’investissement, faciliter la création et la formalisation des entreprises et accompagner les investisseurs. La mission s’est achevée par une rencontre avec les commerçants et opérateurs économiques à la Chambre de commerce et d’industrie de Sikasso. Le ministre a salué leur mobilisation face aux difficultés liées à la crise des hydrocarbures et à la hausse des prix. Les acteurs économiques ont notamment soulevé la question de l’écoulement et de la commercialisation de la noix de karité. La délégation ministérielle a également présidé la Semaine régionale de la jeunesse. Elle a rendu une visite de courtoisie aux notabilités du vestibule de Sikasso. MFD/CMT (AMAP)

RDC : Tshisekedi fixe les orientations du futur Dialogue national

Bamako, 29 août (AMAP) Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi, a annoncé les principales orientations du futur Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État, avec un processus devant partir des provinces et une exclusion des groupes armés en tant qu’acteurs politiques, a rapporté jeudi la Présidence congolaise. Dans une adresse à la Nation jeudi 27 août 2026, le chef de l’État a indiqué que ce dialogue vise à réunir les différentes composantes de la société congolaise autour des principaux défis du pays, notamment la situation sécuritaire dans l’Est, les divisions politiques et les difficultés socio-économiques. Selon les orientations présentées, les consultations devraient débuter dans les provinces avant de converger vers Kinshasa, afin de faire remonter les préoccupations des populations et des forces vives du pays. Sur la participation des groupes armés, Félix Tshisekedi a établi une distinction entre le dialogue politique national et les négociations destinées à mettre fin aux conflits armés. Il a notamment refusé que les mouvements ayant choisi la voie des armes puissent accéder au dialogue en qualité d’acteurs politiques. Le président congolais a également annoncé des mesures de confiance et de décrispation politique destinées à créer un climat favorable à la participation des différentes sensibilités politiques et sociales. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la persistance de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC et par l’existence de plusieurs processus diplomatiques, notamment à Doha et à Washington. Le futur dialogue devra ainsi s’articuler avec ces mécanismes afin de contribuer à la recherche de la paix et de la cohésion nationale. « L’inclusivité du dialogue ne saurait conduire à institutionnaliser la violence », souligne, en substance, l’orientation défendue par le chef de l’État, qui entend préserver le cadre institutionnel tout en favorisant une démarche nationale de concertation. OS/KM(AMAP)

Burkina Faso : 17 sociétés de transport sanctionnées pour des hausses tarifaires

Bamako, 29 août (AMAP)  Dix-sept (17) sociétés de transport routier de personnes ont été sanctionnées financièrement par les autorités burkinabè pour avoir procédé à des augmentations unilatérales de leurs tarifs, selon un arrêté consulté par l’Agence de presse africaine (APA). Les pénalités infligées aux entreprises concernées vont de 1,05 million à 26,25 millions de FCFA, en fonction notamment des montants supplémentaires perçus à la suite des hausses tarifaires jugées irrégulières. Les sanctions concernent les compagnies ayant appliqué des augmentations à partir du 22 août 2026, sans autorisation préalable et en violation de la réglementation en vigueur. L’arrêté somme également les transporteurs concernés de revenir immédiatement aux tarifs appliqués avant le 21 août 2026. « Tout refus d’obtempérer » peut entraîner une suspension de l’activité de transport de voyageurs sur l’ensemble du territoire national. Les sociétés sanctionnées disposent d’un délai de 72 heures à compter du 31 août 2026 pour s’acquitter de leurs pénalités auprès du Trésor public. Tout retard de paiement entraînera une majoration de 10 % par jour de dépassement. Au-delà d’un mois sans règlement, la société défaillante pourra être suspendue de toute activité de transport de voyageurs sur l’ensemble du territoire national. OS/KM(AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du vendredi 28 août 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 28 août 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES  Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités de participation de l’Etat au capital social de la Société MINES DE KOBADA-S.A. Suite à l’attribution à la Société TOUBANI RESOURCES MALI-SARL, d’un permis d’exploitation d’or et des substances minérales du groupe 2, la Société MINES DE KOBADA-S.A. a été créée pour l’exploitation du gisement aurifère de Kobada, dans le Cercle de Kangaba, Région de Koulikoro. Pour une meilleure intégration du secteur minier à l’économie nationale, le Gouvernement a entrepris des réformes importantes qui ont abouti à l’adoption d’un Code minier et d’une loi relative au Contenu local en 2023. Dans le cadre de la mise en œuvre de ces réformes, les négociations menées avec les Sociétés TOUBANI RESOURCES MALI-SARL et MINES DE KOBADA-S.A. ont abouti à la signature d’un Protocole d’accord fixant les conditions de poursuite du projet minier de Kobada dans le respect des exigences du nouveau cadre légal. Conformément audit Protocole d’accord et aux dispositions du Code minier de 2023, la participation de l’Etat et des investisseurs nationaux au capital social de la Société MINES DE KOBADA-S.A. est fixée à 35% et composée : – d’une participation gratuite et non diluable de 10% ; – d’une participation supplémentaire en numéraire de 20% ; – d’une participation de 5% réservée aux investisseurs nationaux. Le projet de décret, adopté, fixe les modalités de cette participation et confie sa gestion à la Société du Patrimoine minier du Mali. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret déclarant Pupilles de la Nation ; b. un projet de décret déclarant Pupilles de l’Etat. La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les Pupilles de la Nation et les Pupilles de l’Etat en République du Mali afin d’assurer la protection des enfants pouvant prétendre à l’une de ces qualités. En application des dispositions de cette loi, les projets de décret, adoptés, accordent le statut de Pupilles de la Nation à 247 enfants mineurs dont les pères ont été victimes d’attaques terroristes, d’embuscades ou d’explosions d’engins improvisés et celui de Pupilles de l’Etat à 13 enfants mineurs abandonnés sans substitut parental valable. Ces enfants bénéficieront selon leur statut : – de la prise en charge des frais d’actes médicaux et de soins ; – de la prise en charge des frais scolaires et d’apprentissage ; – de l’octroi d’une bourse entière de l’enseignement supérieur ; – de l’adoption ou du placement, le cas échéant, en institution spécialisée. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°2022-0401/PT-RM du 11 juillet 2022 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Palais des Pionniers. Le Palais des Pionniers est créé par la Loi n°2022-022 du 28 juin 2022 avec pour mission de promouvoir la formation, la recherche et les études dans le domaine de l’éducation pionnière. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°2022-0401/PT-RM du 11 juillet 2022. Dans son application, ce décret a révélé des insuffisances liées, entre autres, à la composition du Conseil d’Administration et au manque de précision de certaines attributions de la Direction générale. Le projet de décret, adopté, corrige ces insuffisances afin de renforcer la gouvernance et d’améliorer l’efficacité administrative du Palais des Pionniers. Sur le rapport du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Centre de Formation professionnelle AOUA KEITA. Le Centre de Formation professionnelle AOUA KEITA a été créé par l’Ordonnance n°99-037/P-RM du 23 septembre 1999, modifiée, avec pour mission principale de contribuer à la promotion sociale et économique de la femme et à la lutte contre la déperdition scolaire féminine. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°99-342/P-RM du 02 novembre 1999, modifié. Après plusieurs années d’application, ces textes ont révélé des insuffisances liées, entre autres, à l’inadéquation du cadre institutionnel au regard de l’évolution des missions et des activités du Centre. Pour pallier ces insuffisances, les missions de vérification et l’étude réalisée sur le cadre législatif et règlementaire du Centre ont recommandé sa restructuration afin de renforcer la gouvernance et l’efficacité de sa gestion. Les projets de texte, adoptés, créent, sous forme d’Etablissement public à Caractère scientifique et technologique, le Centre de Formation professionnelle AOUA KEITA avec pour mission d’assurer la formation professionnelle et le perfectionnement au profit des filles et des femmes non scolarisées ou déscolarisées. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre d’Etat, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale a informé le Conseil des Ministres de l’organisation de la 5ème Edition de la Semaine nationale de la Réconciliation, prévue du 15 au 21 septembre 2026. Cette 5ème Edition, placée sous le thème : « Education, culture et réconciliation : bâtir une citoyenneté résiliente pour une paix au sein de l’AES et de la sous-région », vise à valoriser l’éducation, la culture et la réconciliation comme des piliers indispensables à la construction d’une paix durable, à la préservation des valeurs positives de nos sociétés et au rétablissement de la confiance entre les communautés. L’Edition 2026 sera marquée par des conférences-débats sur la Paix et la Réconciliation nationale, des activités artistiques, culturelles, éducatives et sportives,

Mali : des orages isolés annoncés dans plusieurs régions

Bamako, 29 août (AMAP) Des orages isolés accompagnés de pluies sont prévus dans l’ensemble du Mali, à l’exception des régions du Nord, au cours des prochaines 24 heures, selon le bulletin météorologique de l’Agence nationale de la météorologie (Mali-Météo). La visibilité devrait rester assez bonne sur l’ensemble du pays, avec toutefois des réductions possibles dans la région de Taoudéni en raison de la poussière en suspension. Les températures devraient rester globalement stables par rapport aux valeurs enregistrées vendredi, tandis qu’une légère hausse est attendue dans les régions du Nord. À Bamako, les températures sont annoncées à 33°C au maximum et 23°C au minimum, avec des vents du sud-ouest atteignant 10 km/h. Mali-Météo recommande, par ailleurs, une vigilance dans plusieurs localités, notamment Bougouni, Koutiala, Dioïla, Nioro, Nara, Kita, San, Douentza et Bandiagara. « Vigilance sur le pays dans les prochaines 24 heures », indique l’Agence nationale de la météorologie dans son bulletin. OS/KM(AMAP)

Burkina Faso : ouverture du Forum confédéral de la jeunesse de l’AES, à Ouagadougou

Bamako, 29 août (AMAP) Le Forum confédéral de la Jeunesse et du Volontariat de l’Alliance des États du Sahel (AES) a officiellement ouvert ses travaux vendredi à Ouagadougou, avec la participation de jeunes du Burkina Faso, du Mali, du Niger et de pays invités, selon les organisateurs. Placée sous le thème « Consolidation de la Confédération des États du Sahel : rôle, responsabilité et engagement de la jeunesse », cette première édition vise à renforcer l’implication des jeunes dans la consolidation de l’espace confédéral. Le Niger participe aux travaux à travers une délégation conduite par le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Sidi Mohamed Almahmoud, co-parrain de l’événement. Dans leurs interventions, les ministres chargés de la Jeunesse du Mali et du Niger ont appelé les jeunes à renforcer leur engagement en faveur de la paix, de la cohésion sociale, du volontariat et de l’excellence, tout en œuvrant à une Confédération « unie et davantage intégrée ». La cérémonie d’ouverture a été suivie de la coupure du ruban symbolique et de la visite des stands d’exposition. OS/KM(AMAP)

Parlement AES : plusieurs recommandations formulées, adoptées en plénière

Bamako, 28 Août (AMAP) Les rapports des travaux des différentes commissions ont été présentés ce vendredi, en séance plénière par les députés confédéraux du parlement de l’Alliance des Etats du Sahel qui ont formulé plusieurs recommandations, a appris l’AMAP de source proche des organisateurs. Cette séance était placée sous la présidence du Président des sessions confédérales des parlements des Etats du Sahel (AES), Dr Ousmane Bougouma, Président de l’Assemblée Législative du Peuple du Burkina Faso. Deux points étaient inscrits à l’ordre du jour de cette séance plénière, à savoir l’examen et l’adoption du compte rendu sommaire de la séance plénière du Mercredi 26 Août 2026 et la présentation des rapports des travaux des différentes commissions installées, notamment la commission défense et sécurité, la commission diplomatie et la commission développement. La première présentation a concerné la commission défense et sécurité sur la coopération policière et partage de renseignements dans l’espace AES. La commission diplomatie, quant à elle, a fait sa présentation sur la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace AES et enfin la commission développement qui a fait une présentation sur le modèle économique des médias de l’AES, notamment sur le financement, la viabilité et l’efficacité. Au terme de ces présentations, les trois (3) commissions ont formulé d’importantes recommandations. Ainsi, la commission défense et sécurité a recommandé l’adoption et la ratification du protocole additionnel relatif à la sécurité intérieure et l’élaboration d’un corpus juridique sur la coopération policière ; la mise en place d’un dispositif confédéral de partage du renseignement criminel ; l’extension du système IRAPOL au Mali et au Niger et l’abandon progressif du système WAPIS dans ces deux (2) pays. Elle a également recommandé la mise en place d’un système de sensibilisation et d’encadrement des communautés afin de participer davantage à la lutte contre l’insécurité. Pour sa part, la commission diplomatie a formulé la recommandation sur l’élaboration d’un protocole additionnel au traité relatif à la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace confédéral ; la mise en place des postes frontaliers unifiés ; et de rendre accessibles les titres d’identité AES ; de renforcer la lutte contre la corruption ; et enfin de Substituer au régime provisoire, une convention AES- CEDEAO contraignante. Enfin, la commission développement a proposé de hisser les budgets des médias confédéraux dans les priorités gouvernementales ; de doter les médias confédéraux d’équipements sécurisés de collecte, de traitement et de diffusion, et enfin de garantir des ressources pérennes, indépendantes des aléas budgétaires sectoriels, et de mettre en place un fonds d’urgence pour les médias confédéraux. Toutes ces recommandations formulées ont été adoptées par la plénière du parlement de la confédération, indique-t-on.  KM (AMAP)