Népal-Chine : au moins 362 morts et plus de 1.300 disparus dans les inondations

Bamako, 27 août (AMAP) Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivaient jeudi après les violentes inondations à la frontière entre le Népal et la Chine, qui ont fait au moins 362 morts et plus de 1.300 disparus, selon les autorités des deux pays. Au Népal, la police a confirmé 359 décès et 826 disparitions. Plus de 650 touristes étrangers et locaux seraient également portés disparus. L’Inde a, de son côté, indiqué que 288 de ses ressortissants restaient injoignables au Népal. Les autorités ont mobilisé des centaines de soldats, des hélicoptères et des drones. Trois districts népalais ont été déclarés zones de crise, tandis que la destruction de 19 ponts et d’environ 40 kilomètres de route complique les opérations de secours. « Les lignes de communication dans cette zone ont été complètement interrompues », a déclaré le porte-parole du ministère indien des Affaires étrangères, Randhir Jaiswal. En Chine, trois personnes sont mortes et 558 restent portées disparues dans le comté de Gyirong, touché par un glissement de terrain. Plus de 100 secouristes chinois ont été déployés. L’Inde, la Chine et la Banque mondiale coordonnent par ailleurs une aide financière pour les opérations de secours et de reconstruction. New Delhi a annoncé l’envoi de 37,5 tonnes supplémentaires d’aide humanitaire au Népal. OS/KM(AMAP)
Filière bétail-viande : l’IFBV-Mali veut conquérir les marchés avec le label «Viande Rouge Malissogo »

Bamako, 27 août (AMAP)– L’Interprofession de la Filière Viande-Bétail du Mali (IFBV-Mali) entend accélérer la valorisation du bétail malien grâce notamment au label «Viande Rouge Malissogo», a déclaré jeudi son président, Mamoudou Abdoulaye Diallo, à l’ouverture de la sixième session ordinaire de l’Assemblée générale de l’organisation, au Mémorial Modibo Keïta, a constaté l’AMAP. Prévue les 27 et 28 août 2026, la session est marquée par le premier renouvellement du Conseil d’administration de l’IFBV-Mali, cinq ans après sa mise en place à l’issue de l’Assemblée générale constitutive des 27 et 28 août 2021. Selon M. Diallo, l’organisation a enregistré plusieurs avancées, notamment dans la prévention et la gestion des conflits liés à l’exploitation des ressources naturelles, à la transhumance interne et au transport transfrontalier du bétail. Le dialogue entre les familles professionnelles, la médiation, le renforcement des capacités et la formation des acteurs figurent également parmi les acquis. Le président de l’IFBV-Mali a surtout mis en avant la mise en place du label «Viande Rouge Malissogo» et l’obtention de son certificat d’enregistrement auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). Il a estimé que ce label constitue un levier important pour mieux valoriser le bétail et la viande maliens sur les marchés sous-régionaux et internationaux. Présidant la cérémonie d’ouverture, le secrétaire général du ministère de l’Élevage et de la Pêche, Balla Kéïta, a salué la régularité des instances de l’IFBV-Mali et le renouvellement de son Conseil d’administration, qu’il a présenté comme «le signe d’une gouvernance responsable». Il a invité les acteurs à tirer pleinement parti de la certification du label pour renforcer la compétitivité de la filière. M. Kéïta a assuré l’IFBV-Mali du soutien du gouvernement pour promouvoir durablement la filière et contribuer à la souveraineté alimentaire, à travers la disponibilité, l’accès, la stabilité de l’approvisionnement et l’utilisation des produits. Il a également annoncé la tenue prochaine des États généraux de l’élevage et de la pêche. Ces assises devront permettre d’identifier les forces, les faiblesses et les opportunités des deux sous-secteurs. Il a invité les professionnels de la filière bétail-viande à prendre part aux concertations régionales et nationales afin de contribuer au diagnostic des contraintes et à l’élaboration d’un modèle de développement durable. L’IFBV-Mali regroupe les producteurs, les transformateurs et les marchands de bétail. Elle œuvre notamment à la défense des intérêts des professionnels, à la promotion de la filière, au dialogue entre ses différents maillons et au renforcement de la sécurité alimentaire et sanitaire ainsi que de la traçabilité des produits. OS/CMT (AMAP)
Bamako : des femmes leaders africaines plaident pour la paix au Sahel

Bamako, 27 août (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a participé, mercredi à Bamako, à l’ouverture de la rencontre régionale sur le leadership des femmes pour la paix, en présence notamment de la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et de l’Envoyée spéciale du président de la Commission de l’Union africaine pour les femmes, la paix et la sécurité, Liberata Mulamula. Placée sous le thème « Plaidoyer en faveur du leadership des Femmes pour la paix dans la Région du Sahel et des pays côtiers », la rencontre réunit des femmes leaders de plusieurs pays africains autour de la prévention des conflits, de la médiation communautaire et du renforcement de la paix dans la région. Dans son intervention, Abdoulaye Diop a salué cette mobilisation, qu’il a qualifiée de « signal fort de solidarité » africaine. Il a évoqué les défis sécuritaires et économiques auxquels le Sahel est confronté, appelant à une solidarité accrue entre les pays africains face à une menace terroriste transfrontalière. Le ministre a également insisté sur la nécessité d’associer les pays du Sahel aux discussions concernant leur région, avant d’inviter les femmes leaders à porter un message de vérité et de solidarité auprès des citoyens et dirigeants africains. Les participantes ont salué l’engagement du ministre en faveur de la promotion du leadership féminin et de son implication pour une meilleure prise en compte des femmes dans les efforts de paix et de développement. OS/KM (AMAP)
Santé : « la hernie discale, une maladie assez fréquente » dixit Dr Daouda Sissoko, neurochirurgien

Bamako, 26 août (AMAP) Les signes de complications de cette maladie ont trait à la paralysie des membres et le syndrome de la queue de cheval qui consiste à perdre la fonctionnalité de ses membres mais aussi les urines Le mal de dos a pour cause la hernie discale, un déplacement du disque inter-vertébral hors de sa position anatomique normale. Au Mali, selon des études, les personnes âgées entre 47 et 52 ans représente la tranche d’âge la plus atteinte par cette maladie. La profession la plus touchée était les cultivateurs et les employés de commerce qui sont dans la prise de charges lourdes. Cette pathologie est à l’origine de 30% d’arrêt de travail. Ces statistiques ont été données par le Dr Daouda Sissoko, neurochirurgien à l’Hôpital du Mali. Des patients donnent leurs avis Des patients expliquent comment la hernie discale peut affecter l’être humain. Amadou Ouattara, enseignant dans une école publique à Koutiala, est père de 4 ans enfants. Il a contracté la hernie discale en 2019 suite à un choc lors de la prise d’un sac de maïs de 100 kg. « J’ai fait l’objet de consultations médicales à Koutiala et des examens à Ségou qui ont indiqué que j’avais une hernie discale », se souvient le quadragénaire que nous avons joint au téléphone. A l’époque, s’il s’asseyait longtemps, il ne pouvait se tenir débout. « C’était très douloureux », se plaint l’enseignant généraliste qui finira par se rendre à l’Hôpital du Mali où il a subi une intervention chirurgicale réussie. Très satisfait de cette prise en charge, Amadou sourit : « Après l’opération, j’ai eu trois enfants ». Par ailleurs, il retient une leçon de ces moments pénibles. «Ton apparence fait croire aux gens que tu fais un semblant de maladie», regrette-t-il. Après sa prise en charge médicale, il devait respecter les consignes du médecin relatif à éviter une station assise ou débout prolongée. « Mon directeur pensait que je refusais de travailler. Il m’a affecté dans une école plus éloignée de mon domicile m’obligeant à parcourir une longue distance à moto », dénonce Amadou Ouattara. Drissa Ouattara, chauffeur à Koutiala, a subi une intervention chirurgicale en 2018 à l’hôpital du Mali. Ce père de 7 enfants affirme que sa pathologie lui avait paralysé avant l’opération. « Maintenant, je me débrouille pour faire mes activités », confie le quadragénaire joint au téléphone. En outre, il insiste sur le respect des instructions des médecins. Le non-respect des consignes, une contrainte majeure Malheureusement, de nombreux patients n’y tiennent pas compte. En plus de la gestion de la peur des patients, le neurochirurgien Daouda Sissoko affirme que le non-respect des instructions du médecin est une contrainte majeure dans la gestion de la hernie discale. Le spécialiste approfondit les explications sur cette maladie. Il informe que le disque inter-vertébral joue le rôle d’amortisseur de la colonne vertébrale. «Quand il y a une fissure de la partie périphérique (l’anneau) et que la partie centrale (noyau) sort par cette fissure, on dit que le disque a fait hernie», explique-t-il, avant d’ajouter que la hernie discale peut atteindre tous les segments de la colonne vertébrale surtout le bas du dos et le segment cervical. Paralysie des membres Le spécialiste de la neurochirurgie indique que les signes de complications ont trait à la paralysie des membres, le syndrome de la queue de cheval qui consiste à perdre la fonctionnalité de ses membres mais aussi les urines. Y compris la cervicalgie. Dr Daouda Sissoko fait savoir que la hernie discale est une pathologie assez fréquente dans le monde entier. Il précise que la prévalence est d’environ 5% de la population et concerne les personnes qui manifestent les signes liées à la hernie discale. Selon des études, cite-t-il, la prévalence pour les personnes qui n’ont pas encore développé les signes peut aller à 39%. Le neurochirurgien conseille de consulter très tôt un médecin en cas de douleur au niveau de la colonne vertébrale. Il poursuit qu’il faut préserver le dos, se reposer pendant le traitement médical. Le praticien énumère des méthodes de traitement qui pourront soulager les douleurs notamment la kinésithérapie, la physiothérapie. « Si toutes ces thérapies échouent, on a recours à la chirurgie », informe-t-il. Dr Daouda Sissoko signale que la hernie discale peut être source de discrimination surtout dans les couples et les milieux professionnels. Le praticien de l’Hôpital du Mali prévient que ces attitudes peuvent aboutir au stress, l’anxiété et à la dépression. Par ailleurs, il assure que notre pays dispose des moyens techniques et les ressources humaines qualifiées pour faire la prise en charge de la hernie discale. MD/KM (AMAP)
Mali : la CNDH appelle à renforcer la lutte contre les mutilations génitales féminines

Bamako, 26 août (AMAP) La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a appelé mercredi les autorités et les organisations de la société civile à intensifier la sensibilisation contre les mutilations génitales féminines (MGF), notamment l’excision, a appris l’AMAP de source proche de la CNDH. Dans un communiqué, la CNDH considère que les MGF portent atteinte à l’intégrité physique, morale et psychique ainsi qu’à la dignité des femmes et des jeunes filles. Elle invite également les autorités maliennes à adopter une loi spécifique sur les MGF et rappelle que la protection des droits de l’Homme constitue une responsabilité partagée. KD/KM (AMAP)
Niger-Algérie : le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine est arrivé ce mercredi à Alger pour une visite de travail

Bamako, 26 août (AMAP) Le Premier ministre nigérien, Ali Mahamane Lamine Zeine, est arrivé mercredi soir à Alger, à la tête d’une importante délégation, pour une visite de travail de deux jours, selon les informations fournies par les autorités nigériennes. Cette visite vise à renforcer le partenariat bilatéral entre le Niger et l’Algérie et à élargir la coopération dans les domaines économique et social. Les discussions doivent également porter sur les questions liées à la sécurité et à la stabilité régionales, dans le cadre du renforcement des convergences entre les deux pays. OS/KM(AMAP)
Kolondièba : la commune prépare son budget primitif 2027 autour de trois priorités

Kolondièba, 26 août (AMAP) La mairie de la commune rurale de Kolondièba a organisé, mercredi, un débat public d’orientation consacré à l’élaboration du budget primitif 2027, a constaté l’AMAP. La rencontre, présidée par le maire Abdoul Karim Sangaré, a réuni le conseil communal, les services techniques, les responsables des forces de défense et de sécurité, la CAFO, les représentants de la jeunesse et de la société civile. Le secrétaire général de la mairie, Moussa Doumbia, le régisseur des recettes, Seydou Diarra, et le régisseur des dépenses, Yacouba Dembélé, ont également pris part aux travaux. Le maire Abdoul Karim Sangaré a invité les participants à contribuer activement aux échanges afin de parvenir à un budget réaliste et adapté aux besoins de développement de la commune. Il a salué la mobilisation des acteurs locaux et leur contribution aux travaux. Le secrétaire général de la mairie a présenté le processus d’élaboration des budgets aux niveaux national, régional et local. Les régisseurs ont, pour leur part, exposé les prévisions de recettes et les dépenses exécutées au cours de l’exercice 2026. Les échanges ont notamment porté sur les moyens d’équilibrer les recettes et les dépenses en 2027 et d’assurer la prise en charge des 21 domaines de compétences transférés aux collectivités territoriales. Selon Moussa Doumbia, trois secteurs constituent les priorités retenues par la mairie pour 2027 : la santé, l’éducation et l’eau. Il a toutefois invité les participants à formuler d’autres propositions prioritaires susceptibles de contribuer au développement de la commune. Les services techniques ont exposé leurs besoins, donnant lieu à des échanges sur les principales préoccupations de la commune. Les différentes questions soulevées ont reçu des réponses au cours de cette séance d’orientation budgétaire. NMK/CMT (AMAP)
Football féminin U17 : l’édition 2026 démarre à Bamako

Bamako, 26 août (AMAP)– Le tournoi U17 de football féminin, saison 2025-2026, a débuté mercredi au Stade Mamadou Konaté de Bamako, avec deux rencontres au programme, a appris l’AMAP. Pour cette première journée, l’AS Mandé et la Commune III se sont séparées sur un score nul et vierge (0-0). En deuxième heure, les Amazones de la Commune V de Bamako ont dominé l’ATS de Koro (1-0), grâce à un but de Awa Traoré. La compétition se poursuit jusqu’au 19 septembre prochain aux stades Mamadou Konaté et Ouezzin Coulibaly de Bamako. KD/CMT (AMAP)
Kangaba : un aérodrome privé de 1 600 mètres en projet sur le site de Bagama Mining
Kangaba, 26 août (AMAP) La société Bagama Mining SA projette d’aménager un aérodrome privé sur son site minier, à cheval sur les communes rurales de Nouga et Kaniogo, dans le cercle de Kangaba. Une consultation publique consacrée à l’Étude d’impact environnemental et social (EIES) du projet s’est tenue mercredi sous la présidence du préfet de Kangaba, Abou Dao. La rencontre a réuni les maires des deux communes, des représentants des associations et organisations de la société civile ainsi que les forces de défense et de sécurité du cercle. L’étude, réalisée par le Bureau d’études Groupe d’Experts pour le Développement Durable (GEDD), vise à identifier et évaluer les impacts environnementaux et socioéconomiques du projet, conformément au décret n°2018-0991/P-RM du 31 décembre 2018 relatif aux études et notices d’impacts environnemental et social. Elle doit notamment permettre de prévenir les risques de dégradation de l’environnement, de prendre en compte les enjeux liés aux changements climatiques et de définir des mesures d’atténuation, de compensation et de suivi des impacts du projet. La participation des populations locales figure également parmi les objectifs de la démarche. Selon le chef de mission du GEDD, Tiémoko Coulibaly, l’infrastructure projetée comprendra une piste de 1 600 mètres de longueur sur 30 mètres de largeur, avec un prolongement d’arrêt de 60 mètres à chacun des seuils. À l’issue des échanges, les participants ont recommandé une large restitution des résultats de l’étude et une implication effective des populations locales dans les différentes étapes d’aménagement et d’exploitation de l’aérodrome. SD/CMT (AMAP)
Trajet Koutiala – Bamako : les préoccupations quotidiennes au cœur d’un périple de sept heures

Bamako, 24 août (AMAP) Parti avec plus d’une heure de retard de l’autogare de Sinsina, à Koutiala, un bus à destination de Bamako a mis environ sept heures pour rallier la capitale, dimanche, dans un voyage marqué par la fatigue, l’état de certains tronçons routiers et les préoccupations des passagers sur le coût du transport et l’hivernage. Prévu à 6 heures, le départ n’a finalement eu lieu qu’une heure plus tard, sans explication précise fournie aux voyageurs. À bord, toutes les places étaient occupées. Quelques minutes après le départ, la musique de l’artiste Doussou Ballo accompagne les passagers, tandis que les discussions s’installent. Parmi les voyageurs, une jeune mariée se rend à Bamako pour rejoindre son époux, deux semaines après son mariage. À la sortie de Koutiala, le paysage change progressivement. Des femmes circulent à vélo, transportant des fagots de bois de chauffage. Les discussions portent notamment sur l’hivernage et le coût de la vie. Plusieurs passagers s’inquiètent de l’insuffisance des pluies dans certaines zones agricoles. Le prix du transport alimente également les échanges. «Le carburant est maintenant disponible, mais les frais de transport restent inchangés. Bamako-Koutiala fait 8 000 FCFA, ce qui est trop», estime un passager. Les voyageurs évoquent aussi la situation sécuritaire sur les axes routiers, qu’ils jugent globalement plus rassurante. Au poste de contrôle de Ségou, ils présentent leurs pièces d’identité avant de poursuivre leur trajet. De part et d’autre de la route, quelques champs cultivés apparaissent, mais le manque de pluie reste visible. L’état parfois dégradé de la chaussée oblige le chauffeur à réduire la vitesse sur certains tronçons. À 11 heures, une halte permet aux passagers de se restaurer et de satisfaire quelques besoins avant de reprendre la route. La fatigue se fait davantage sentir à l’approche de Bamako. Certains voyageurs somnolent, tandis que d’autres poursuivent leurs discussions. Le bus arrive finalement à Bamako aux environs de 14 heures, après près de sept heures de trajet depuis Koutiala. MMD/CMT (AMAP)

