La sécurité d’Etat arrête deux importants soutiens logistiques du groupe terroriste ‘Ançaroul Islam’

Bamako, 22 novembre (AMAP) La Direction générale de la sécurité d’Etat (DGSE) malienne a interpellé, jeudi, vers 17h, au grand marché de Bamako, deux importants soutiens logistiques du groupe terroriste ‘Ançaroul Islam’, a appris l’AMAP de source sécuritaire malienne. Ousmane Hama Diallo Alias ’22’ et Harouna Diallo sont arrivés à Bamako dans la journée du mardi 19 novembre 2019, « en provenance de Boulekessi en vue de faire du repérage pour d’éventuels attentats à Bamako, de négocier la libération de plusieurs cadres de leur organisation détenus à la Maison d’arrêt et de correction (MCA) », ajoute la même source. Il y aurait parmi ces cadres ‘djihadistes’ incarcérés, à Bamako, « deux experts en explosif, Oumar Dicko et Amadou Dicko, frère de l’ Emir Akilou Dicko », poursuit, encore, la source sécuritaire dans la capitale malienne. « Pour ces besoins, les deux hommes étaient porteurs d’importantes sommes d’argent destinées à soudoyer des magistrats» par l’intermédiaire d’un avocat connu de la place qui aurait « déjà reçu une importante part d’argent », selon notre source. Les deux envoyés n’excluaient pas l’éventualité de procéder, par la force, pour faire libérer leurs membres prisonniers à la MCA Parallèlement, ils devraient réaliser plusieurs achats au compte de ‘Ançaroul Islam’ « dont des caméras de haute définition pour réaliser leurs vidéos de propagande, des ordinateurs portables, des GPS, des Postes radio Talkies-walkies, des tissus kakis, des jumelles et des paires de chaussures de sport ». Les services de sécurité maliens espèrent qu’avec ces arrestations, ils approfondiront leurs connaissances sur ‘Ançaroul Islam’ « et faire la lumière sur ses derniers faits de guerre ». « Elles permettront, également, d’élucider certains cas de libération et d’acquittement étonnants de dangereux terroristes survenus lors des dernières Assises », indique la source sécuritaire qui ajoute que les enquêtes se poursuivent.
Le 48ème pèlerinage national catholique débute, samedi à Kita

Kita, 22 novembre (AMAP) Le 48ème pèlerinage national catholique débute samedi à Kita, sous la présidence de l’Archevêque de Bamako, Son Éminence, Jean Zerbo, en présence du ministre des Affaires Religieuses et du Culte, Thierno Hass Diallo, a appris l’AMAP de source proche des organisateurs. La Conférence épiscopale du Mali a choisi cette année le thème : « Avec Marie pour un Mali nouveau», dont le choix s’explique par la situation politique et sécuritaire de notre pays, selon les organisateurs. Quelque 7000 fidèles parmi lesquels de nombreuses grandes personnalités de l’Eglise Catholique du Mali sont attendus à Kita pour cet évènement dont l’animation sera assurée par le diocèse de Bamako. KM (AMAP)
Crise malienne : Les députés interpellent le ministre de la Défense et des Anciens combattants

Bamako, 22 novembre (AMAP) Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général Ibrahim Dahirou Dembélé, et plusieurs de ses collègues étaient, jeudi, devant la séance plénièrede l’hémicycle pour répondre aux questions des députés sur les questions de défense, de sécurité, de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, a constaté l’AMAP. Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants répondait au député Moussa Diarra, élu en Commune IV du district de Bamako, sur les questions de Défense et la présence des forces étrangères sur notre sol. Les questions en lien avec la situation sécuritaire étaient adressées au ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Salif Traoré. Quant à la problématique des cartes de Numéro d’identification nationale (NINA), elle a été prise en charge par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah. Les questions sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation ont été abordées par le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré. La séance s’est déroulée en présence de Yaya Sangaré, ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du gouvernement. Le député Moussa Diarra a d’abord rappelé que l’Assemblée nationale a donné son aval le 02 juillet 2015 pour la ratification du traité de coopération militaire signé entre le Mali et la France. Selon lui, le ministre de la Défense, de l’époque, avait indiqué que cette signature allait permettre aux deux pays d’échanger des informations relatives aux menaces à la sécurité nationale et régionale. « Mais cinq années après la signature de cet accord de coopération militaire, a estimé le député élu en Commune IV, la crise multidimensionnelle que traverse notre pays, depuis 2012, se perpétue et reste marquée par des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, des tentatives de démembrements du pays ». Mais aussi, des tentatives de guerre inter ethniques dans la Région de Mopti (Centre) « sous le regard des forces étrangères présentes dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, la protection des civils et la stabilisation du pays ». Face à cette situation, l’élu de la Commune IV a demandé au ministre en charge de la Défense, de faire la différence entre un traité de coopération militaire et un accord de défense. Aussi, le député Diarra a interpellé le général Dembélé sur l’existence de bases militaires françaises à Gossi et Tessalit, sur les objectifs d’un accord de coopération militaire avec la Russie. PÉRIL TERRORISTE – Le député a, aussi, rappelé que le Parlement a donné son quitus à la mise en œuvre de la Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM). Quelle évaluation peut-on en faire et quel est le résultat du contrôle physique, au niveau de l’armée entre 2014 et 2015 ? En réponse, le général Ibrahim Dahirou Dembélé a, d’abord, salué le courage, la détermination et l’esprit de sacrifice des Forces de défense et de sécurité du Mali et, aussi, les forces partenaires engagées aux côtés du Mali dans cette lutte, quotidiennement, face aux groupes armés terroristes et aux réseaux de criminalité transnationale organisée. Selon lui, le Mali est, aujourd’hui, confronté à de graves menaces, notamment le terrorisme en passant par les tensions intercommunautaires, l’extrémisme violent, le trafic illicite des personnes et de la drogue. Pour lui, « le péril terroriste au Mali et dans la sous-région constitue la menace la plus dangereuse de notre histoire. » Et c’est dans ce contexte que se multiplient les initiatives en matière de défense et de développement, au plan national, régional et international. « La présence des forces africaines et internationales auprès des Forces armées nationales participe de cela », a expliqué le ministre, soulignant qu’aucun pays, à lui seul, ne peut faire face à ce fléau. D’après le général Dembélé, un accord de défense est un texte intergouvernemental signé par un pays avec un autre pour sous-traiter sa défense en cas de menaces. Il a précisé que le Mali a signé un traité de coopération militaire avec la France. Il s’agit d’un accord technique dans le cadre de la formation, du soutien logistique, des renseignements, de l’information et de l’équipement. Le ministre a expliqué que pour acheter de l’armement avec la Russie ou la France par exemple, il faut signer ce genre d’accord. Le général Ibrahim Dahirou Dembélé a indiqué que la défense du Mali appartient aux Maliens d’abord et qu’ « il nous appartient de créer les conditions nécessaires pour un appareil de défense performant ». « La Force Barkhane est venue pour nous aider mais nous n’avons pas sous-traité notre défense », a assuré le ministre de la Défense et des Anciens Combattants. Parlant de la présence de bases militaires françaises à Tessalit et Gossi, Ibrahim Dahirou Dembélé a dit que Barkhane s’est installée à Tessalit pour faire face aux groupes armés terroristes au Nord et à Gossi dans le cadre du G5 Sahel. Et cette présence est temporaire. Répondant aux questions des députés sur la signature d’un accord avec des puissances différentes, le ministre Dembélé a clarifié que c’est comme la diplomatie où l’on développe des relations avec plusieurs pays. Concernant la LOPM, le général Ibrahim Dahirou Dembélé a indiqué que beaucoup a été fait pour l’Armée, en comparaison avec sa situation, dans un passé récent. Il a ajouté que le contrôle physique a permis d’avoir une idée sur les effectifs réels de l’Armée et de faire des planifications en termes de ressources à lui apporter. Il a invité les députés à se rendre sur le terrain pour aller s’enquérir de la réalité des militaires. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, est intervenu pour donner des explications aux questions des élus sur les difficultés d’accès à la carte NINA. Le ministre Bah a commencé par rappeler que c’est la loi n° 040 du 11 août 2006 portant institution du Numéro d’identification nationale (NINA) des personnes physiques et morales qui, en son article 7, dit que « le numéro d’identification nationale attribué à une personne
Kangaba : Une rencontre pour l’amélioration du service de l’état civil à Minidian

Kangaba, 22 novembre (AMAP) Une rencontre dont le but est d’améliorer le service de l’état civil de la commune, a regroupé les élus et les techniciens de la mairie cette semaine à Minidian, sous la présidence de l’adjoint du préfet de Cercle, Alidji Bagna, a constaté l’AMAP. Elle a été organisée par le Programme d’appui au fonctionnement de l’Etat Civil et à la mise en place d’un Système d’Information Sécurisé (PAECSIS) en collaboration avec l’Union Européenne, elle visait à faire l’état des lieux du service d’état civil et arrêter un plan pour son amélioration. Les participants ont échangé sur entre autres, le processus d’élaboration du plan d’amélioration du service de l’état civil (PASEC), le traitement préalable des données disponibles sur le système d’état civil local, la mission de collecte des données prioritaires, la session communale d’élaboration et de validation du rapport diagnostic. Ils ont également échangé sur la consultation publique, la rédaction finale du rapport PASEC, l’adoption du PASEC par le conseil communal et la contractualisation avec le PAECSIS, la préfecture et la Direction nationale de l’état civil. Le représentant du Chef de l’exécutif local a saisi l’occasion pour rappeler que l’amélioration du système d’état civil est aussi bien pour le citoyen que pour les pouvoirs publics. « Un système d’état civil efficace garantit au citoyen l’accès à ses droits élémentaires notamment celui d’être reconnu juridiquement, de pouvoir être scolarisé, d’accéder au système de protection sociale et à ses pièces d’identité », a t-il indiqué avant de préciser. que le traitement des données statistiques qu’il engendre offre la possibilité d’une meilleure connaissance des territoires et permet une planification plus efficiente des politiques publiques. Le Programme d’appui au fonctionnement de l’Etat Civil et à la mise en place d’un Système d’Information Sécurisé (PAECSIS) contribue à l’universalité des faits d’état civil par la mise en place d’un système d’information et de gestion sécurisé à même d’être exploité par les administrations utilisatrices. SD/KM (AMAP)
Gao : Les enfants de la 7ème région ont célébré l’anniversaire de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant
Gao, 21 novembre (AMAP) A l’instar du niveau national, les enfants de la région de Gao ont fêté le mercredi la célébration de la journée internationale des droits de l’enfant sur la voie goudronnée en face du gouvernorat. L’événement a enregistré la présence du conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de Gao, Alhader Amadou Bella, du représentant du chef du bureau de zone Unicef Gao, Moustaph Diarra, de la directrice régionale de la Promotion de la femme de l’enfant et de la famille, Mme Haidara Aissatoune Sango, la présidente du parlement des enfants de Gao, Fatoumata Abdoulaye Diallo et autres invités de marque. Cette journée était célébrée sur toute l’étendue du territoire sous le thème : « 1989-2019, les 30 ans de la CDE : Agir pour les Droits de tous les enfants dans un contexte de paix et de sécurité ». La présidente du parlement des enfants de la 7èmerégion, Fatoumata Diallo a déclaré que la crise qui a frappé notre pays en 2012 accentué le problème de protection des droits des enfants notamment l’association des enfants au poste des groupes armés, la séparation des enfants d’avec leurs familles, la fermeture des écoles dans certaines localités de la région de Gao, le mariage précoce et d’autres formes de violence faite aux enfants, la mendicité des enfants. Malgré toutes ses difficultés, nous (enfants) saluons l’engagement de l’Etat et ses partenaires à l’endroit des enfants surtout pour la création du centre de transition et d’orientation de Gao. Le représentant du chef du bureau de zone Unicef/Gao, Moustaph Diarra, dira que cette célébration marque le 30èmeanniversaire de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant, cadre juridique de référence qui est devenu la pierre angulaire garantissant le droit de chaque enfant à survivre, se développer, à apprendre, à s’épanouir et à faire entendre sa voix. Selon M. Diarra, le thème choisi cette année, au-delà son caractère évocateur, « il est une invite aux décideurs et porteurs d’obligation que nous sommes, à faire un bilan rétrospectif des avancées obtenues dans la mise en œuvre de la CDE mais, aussi et surtout, en concentrant nos efforts au relèvement des grands défis qui constituent de nos jours un frein à l’épanouissement des enfants ». Le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de Gao, Alhader Amadou Bella, a déclaré qu’à l’instar des autres pays affectés par la crise humanitaire, « notre pays connaît, aussi, des problèmes tels que les déplacements forcés, la séparation des enfants de leurs familles, la traite ou le recrutement des enfants au sein des forces et des groupes armés ». « Malgré ces difficultés, il est heureux de constater qu’au cours de ces trois dernières décennies, des progrès réels ont été enregistrés dans chacun des grands domaines des droits de l’enfant à savoir : dans le domaine de la survie, le développement, la protection et la participation de l’enfant », a-t-il estimé M. le représentant du gouverneur de la région de Gao. Les temps forts de la journée de la CDE dans la cité des Askia étaient l’inauguration du vernissage du mur dédié aux enfants de la région de Gao dont les dessins constituent pour les enfants un moyen d’interpellation des décideurs pour un engagement sans faille en faveur de la satisfaction des droits de l’enfant. AT/MD (AMAP)
Tombouctou : 30ème anniversaire de la convention relative aux droits de l’enfant

Tombouctou, 21 novembre (AMAP) Le 30ème anniversaire de la convention du droit des enfants a comblé toutes les attentes des autorités administratives, politiques, des partenaires et des enfants à Tombouctou. Le flanc ouest du groupe scolaire Bahadou a servi de cadre pour abriter la cérémonie marquant le 30ème anniversaire de la convention du droit des enfants ce 20 novembre 2019.Discours, vernissage, débat intergénérationnel gouverneur-enfants journalistes, prestations d’artistes, match de football sont les temps forts qui ont marqué l’événement à Tombouctou. Le maire de la commune urbaine Aboubacrine Cissé dira que cette journée offre à chacun une occasion unique de sensibiliser nos populations sur les droits des enfants, de promouvoir et de mettre en lumière ceux-ci, mais aussi de transformer cette date en actes concrets en faveur des enfants. Le représentant du bureau de zone UNICEF de Tombouctou Kounindjou Dolo a affirmé que depuis que le Mali a ratifié la CDE, des progrès indéniables ont été enregistrés, le taux de mortalité a baissé de 50/100, de plus en pus d’enfants sont vaccinés contre les maladies les plus meurtrières, les filles et les garçons fréquentent et achèvent de plus en plus l’école primaire. Il fera ensuite savoir que des efforts restent à faire car 1 enfant sur 10 meurt avant d’atteindre son cinquième anniversaire, plus de 2 millions d’enfants en âge scolaire sont toujours en dehors du système et plus de mille écoles sont toujours fermées, un enfant sur quatre souffre de malnutrition chronique, une fille sur deux se marie avant d’avoir 18 ans, les violations graves à l’encontre des enfants dans les zones affectées par la crise ont fortement augmenté. L’UNICEF continuera toujours à faire un plaidoyer ferme pour améliorera la situation des enfants a ajouté le représentant du bureau de zone UNICEF. Aly Issiaka représentant le chef de bureau de la MINUSMA, les enfants ont besoin d’espaces surs dans lesquels ils peuvent s’exprimer librement et réaliser leurs rêves, des espaces publics, citoyens, physiques. « Nous devons leur offrir la sécurité, la paix, l’éducation, la santé, des perspectives d’avenir, une voix et une place dans la société », a exhorté représentant le chef de bureau de la MINUSMA. Il a ensuite rappelé une déclaration du secrétaire général des Nations Unies dans son dernier rapport sur le sort des enfants en temps de conflit armé. « les enfants font les frais de notre échec collectif à prévenir et régler les conflits. La guerre a un impact dévastateur sur les enfants et viole tous les droits surtout à travers les 6 violations graves, les enfants sont recrutés et utilisés par les parties en conflits, tués et mutilés, enlevés, victimes de violences sexuelles, souffrent des conséquences des attaques contre les écoles et les hôpitaux et du déni d’accès humanitaire. » La présidente régionale du parlement des enfants de Tombouctou, Fadimata Touré, a rappelé certains maux qu’engendrent les conflits armés sur les enfants maliens. Elle a reconnu que le gouvernement et ses partenaires fournissent beaucoup d’efforts en faveur des enfants mais cependant il y a du chemin à faire. Elle rajoute : « S’il est vrai que nous sommes l’avenir de cette nation, aucun d’entre nous ne devra rester en marge de cette étape cruciale de restauration d’un climat de paix et de sécurité à travers des activités de sensibilisation et de plaidoyer dans la région de Tombouctou en particulier et notre pays en général et cela sans distinction de race, de couleur, d’apparence culturelle, politique, religieuse, un Mali ou tous les enfants se sentiront protéger contre toute forme de violences dans la paix et la cohésion comme le veut notre devise un Peuple un But une Foi. » Le gouverneur de région Koïna Ag Ahmadou a fait savoir quela célébration de la Journée Internationale des droits de l’Enfant autour d’un thème aussi interpellateur est une invitation des États ayant ratifié la Convention relative aux Droits de l’Enfant à prendre les mesures adéquates pour protéger tous les droits des enfants quelque soit le moment. Il s’agit, dans un premier temps, de faire une rétrospection des progrès réalisés dans la mise en œuvre effective de la Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE) depuis son adoption en 1989 par les États parties. Le gouverneur a aussi rappelé l’objectif de cette journée de l’édition 2019 qui est d’assurer une mobilisation nationale en faveur de la mise en œuvre effective de la Convention relative aux Droits de l’Enfant à travers la consolidation de la paix et de la sécurité au Mali et de mûrir la réflexion sur les stratégies pour la consolidation de la paix et de la sécurité dans un Mali uni et prospère. Après ces discours, suivi d’intermède musical, le gouverneur a coupé le ruban du vernissage des enfants peint sur le mur de l’école Bahadou. Des tableaux qui en disent beaucoup car c’est l’expression des enfants sur le Mali qu’ils veulent. A cet endroit précis, les enfants ayant participé à oxyjeunes ont expliqué le sens des différents tableaux au gouverneur et à sa délégation. Les activités de la journée se sont poursuivies l’après-midi par le débat intergénérationnel gouverneur-enfants journalistes ayant comme thème l’éducation dans la région. De ce débat, il ressort que 106 écoles sont fermées privant 15 528 élèves de l’éducation. Le gouverneur a assuré que des stratégies sont en train d’être élaborées pour mettre tous les enfants dans leur droit à l’éducation. MS/MD (AMAP)
Sikasso : Célébration du 30e anniversaire de la convention relative aux droits des enfants

Sikasso, 21 novembre (AMAP) La célébration de la convention relative aux droits des enfants a été marquée à Sikasso ce 20 novembre, par le vernissage des dessins des enfants sur un pan du mur du stade municipal et une table ronde animée par le gouverneur Boubacar Bagayogo et les enfants journalistes encadrés par le correspondant régional de l’AMAP. La convention relative aux droits des enfants a été adoptée le 20 novembre 1989 par l’assemblée générale des nations unies et ratifiée par notre pays en 1990 qui s’est ainsi engagé à respecter les droits énoncés dans ce document. Au cours de la cérémonie qui a regroupé les autorités régionales, de nombreux enfants et leurs parents, les responsables des services techniques, le chef du bureau UNICEF de Sikasso Mr Sekou Sidibé, a remercié tous les partenaires surtout la commune urbaine qui a offert un pan du mur de clôture du stade municipal sur lequel ont été imprimés les dessins des enfants artistes. Il a rappelé quelques droits des enfants inscrits dans la convention avant d’évoquer les efforts des autorités régionales et les partenaires dont l’UNICEF, qui ont permis d’atteindre certains résultats probants, notamment la réduction significative de la prévalence de la malnutrition chronique qui est passée de 39,5% à 28,9% entre 2011 et 2018 selon l’enquête SMART 2018. Concernant la vaccination des progrès appréciables ont été également enregistrés, le taux de vaccination a atteint 69,4% en 2018 contre 63,8% en 2012 selon EDS III et V, les accouchements assistés ont aussi connu une grande amélioration entre 2012 et 2018 ( 42,6% à 62,5%). Concernant l’enregistrement des naissances, Sikasso fait partie des régions qui ont le taux le plus élevé (89%) a-t-il conclu. Dans le message des enfants de Sikasso, lu par l’enfant journaliste Adiaratou Mamby DIABY, Certains droits des enfants ont été évoqués avec force notamment le droit à une identité, à la survie, à la nutrition adéquate, aux soins de santé, à la protection contre toute forme de violence et d’exploitation et à une éducation de qualité inclusive. Le chef de l’exécutif régional Boubacar Bagayogo a remercié tous les partenaires comme l’UNICEF dont les efforts ont permis d’atteindre ces résultats. Il a engagé les autorités administratives de la région, les responsables politiques et coutumiers à mieux s’investir pour la promotion et la protection des droits de l’enfant dans la région. Des explications détaillées des dessins qui expriment la vision des tout-petits pour le Mali de l’avenir, ont été données par les enfants journalistes coachés par le correspondant de l’AMAP. Un entretien entre le gouverneur et ces enfants ont permis au chef de l’exécutif d’entrer dans les détails des dispositions prises dans la région de Sikasso pour la protection des enfants en milieu urbaine comme dans les zones rurales. FD/MD(AMAP)
Célébration des 30 ans de la CDE à Kayes : Le public découvre le rêve des enfants à travers des dessins gravés sur le mur du Stade Bassi Coulibaly

Kayes, 21 novembre (AMAP) A l’instar de la capitale et des autres régions du Mali, Kayes a célébré le 20 novembre 2019 le 30è anniversaire de la Convention des droits de l’enfant (CDE). La cérémonie a été marquée par le vernissage du mur du Stade Bassi Coulibaly qui s’est déroulée sous la présidence de Bernard Coulibaly, préfet de Kayes, et de nombreux invités. Sur le « mur bleu » du Stade Bassy Coulibaly, on peut apprécier les dessins qui reflètent le rêve des enfants pour notre pays. Ces œuvres ont été produites par des Enfants « Equation Nomades » lors d’un atelier d’OxyJeunes qui s’est tenue à Koulikoro en août 2019. Parmi ces dessinateurs, figure Modibo Sissoko, 15 ans et élève en 8è année à l’Ecole de Diakalleul, près de Kayes. L’un des ses dessins expriment son attachement à la devise du Mali « Un Peuple – Un But – Une Foi » et son souhait de voir des toilettes séparées (hommes et femmes dans les écoles ». Des images qui ont été appréciées par le préfet Bernard Coulibaly. Après les discours et les prestations d’artistes, cet enfant a expliqué aux officiels le sens de ces œuvres. Le public a eu droit à un sketch invitant les parents à maintenir leurs filles à l’école et à lutter contre le mariage précoce, un phénomène fréquent dans la région. Adoptée en 1989, ratifiée par notre pays en 1990, cette Convention est le premier texte international qui a reconnu explicitement les enfants en tant que porteurs de droits. En la ratifiant, le Mali s’est engagé formellement à respecter et promouvoir tous les droits énoncés dans la Convention. Malgré les progrès accomplis, force est de reconnaitre que le chemin reste encore long. En effet : un enfant sur 10 meurt toujours avant d’atteindre son cinquième anniversaire.Beaucoup d’enfants en âge scolaire ne sont pas toujours scolarisés. Un enfant sur 4 souffre de malnutrition chronique, une fille sur deux se marie avant d’avoir atteint 18 ans et les violations graves à l’encontre des enfants dans les zones d’orpaillage demeurent. Lors de la présente cérémonie, Amadou Samaké, chef de Bureau zone par intérim de l’Unicef de Kayes, a estimé que c’est le moment de renouveler leurs engagements, sous le leadership des décideurs dans une région digne de ses enfants afin de s’assurer que chaque fille et chaque garçon jouissent pleinement de ses droits. « Mais je resterai toujours convaincue que les vrais experts de l’enfance resteront toujours les enfants eux-mêmes. C’est pourquoi, en reconnaissance de l’importance critique d’impliquer systématiquement les enfants dans toutes les affaires qui les concernent, nous avons une tradition mondiale à l’UNICEF de donner les commandes aux enfants le 20 novembre », a souligné chef de zone par intérim de l’Unicef. Amadou Samaké a rappelé qu’en 2018, les enfants ont pris les commandes des réseaux sociaux de l’UNICEF-Mali et ont publié des messages à leur place. Dans d’autres pays, des enfants ont pris les commandes en présentant le journal télévisé le 20 novembre, ou en animant une session parlementaire. En 2017 à New York (Etats-Unis d’Amérique), les enfants étaient également au devant de la scène à l’Assemblée générale des Nations Unies. Pour le président par intérim du Parlement des enfants de la région de Kayes, Abdoulaye Makoro Diabaté, le Mali a fait des progrès dans l’application de la CDE. Abdoulaye Makoro Sissoko qui est également un enfant journaliste grâce au partenariat entre l’AMAP et l’UNICEF, a attiré l’attention du public sur la persistance de certains problèmes, comme le mariage précoce. « Vous êtes la plus grande richesse de la région. Merci de nous avoir partagé votre vision du Mali de demain, de votre Mali sur le mur bleu. Je suis convaincue qu’avec votre force, vos idées, vos inspirations, et avec le leadership du Gouverneur et le soutien de tous les partenaires, nous pourrons atteindre l’objectif commun », a-t-espéré. Il s’agit, selon lui, de bâtir un Mali où chaque fille et chaque garçon est enregistré à la naissance, bénéfie d’une vaccination et d’un allaitement maternel, d’une education, d’une protection contre toutes formes de violence. L’objectif visé zst aussi de voir ces enfants garçon en parfaite santé, devenir un adulte qui peut contribuer positivement à l’avenir de la région. Cette célébration se poursuivra la semaine prochaine par une table-ronde avec les autorités regionales qui sera animée par les enfants journalistes. BMS/MD (AMAP)
Convention relative aux droits des enfants au Mali : Progrès et défis

Ségou, 21 novembre (AMAP) Le Mali occupe un rang honorable et plusieurs dispositions sont envisagées pour améliorer davantage la prise en charge des aspirations de la couche juvénile, a appris l’AMAP de source officielle. La Convention relative aux droits des enfants (CDE) a 30 ans aujourd’hui. Le document est le premier traité international juridiquement contraignant concernant les droits des enfants. S’il faut le rappeler, la CDE a été adoptée à l’unanimité par l’ONU lors de l’Assemblée générale du 20 novembre 1989. Depuis, cette date historique est devenue celle de la Journée mondiale des droits de l’enfant. Le texte est aujourd’hui ratifié par tous les pays du monde, à l’exception des États-Unis. Ratifié par notre pays en septembre 1990, la CDE marquait la volonté du Mali de faire de la promotion de l’enfant un axe prioritaire du développement du pays. Cela se réaffirmera avec l’adoption en 1992 du Plan d’action pour la survie, le développement et la protection des enfants. Notre pays a également ratifié le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants et le Protocole sur l’implication d’enfants dans les conflits armés. Il faut aussi noter l’amélioration de la législation nationale avec de nouvelles lois, telles que la Loi portant sur la minorité pénale et l’institution de juridictions pour mineurs qui a intégré les principes directeurs en matière d’administration de la justice pour mineurs. Au plan institutionnel, des actions ont été menées. Ces actions ont concerné l’adoption de politiques et programmes et la création et/ou le renforcement des structures publiques de promotion et de protection des enfants. Cependant, après 30 ans d’exercices, quelle appréciation peut-on faire de l’application de la CDE dans notre pays ? Il faut dire que ce 30è anniversaire de la CDE intervient dans un contexte difficile pour notre pays du fait de la crise. En effet, depuis 2012, plusieurs écoles restent fermées, privant du coup des milliers d’enfants de leur droit à l’éducation. Par ailleurs, notre pays connaît des problèmes comme les déplacements forcés des enfants, la séparation des enfants de leurs familles, la traite ou le recrutement des enfants aux fins de conscription dans des groupes armés, entre autres. Cet état de fait nécessite une reconnaissance et une protection continue des droits des enfants dans de telles situations humanitaires. UN ENFANT SUR QUATRE- À ces problématiques s’ajoutent la persistance des pratiques traditionnelles néfastes notamment l’excision et le mariage d’enfant. Selon l’Enquête démographique de santé au Mali, phase 5 (EDSM-V), la prévalence des mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) chez les femmes de 15-49 ans est de 91% pour les 5 régions du Sud : Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti et le District de Bamako. En raison de la situation sécuritaire, l’EDSM-V n’a pas concerné les régions du Nord (Gao, Tombouctou, Kidal), où les taux de prévalence sont faibles. Par ailleurs, notre pays est le deuxième après le Niger qui enregistre le taux de prévalence le plus élevé de mariages précoces des enfants en Afrique de l’Ouest. Il faut aussi noter que la problématique des enfants de rue reste toujours d’actualité. Par ailleurs, le Mali enregistre un fort taux d’enfants malnutris. La tendance générale indique qu’un enfant sur quatre souffre de malnutrition chronique, tandis qu’un sur dix souffre de malnutrition aiguë, avec des conséquences économiques graves. Malgré la quasi-gratuité de la vaccination, les résultats du Programme élargi de vaccination (PEV) restent en deçà des attentes. Ainsi, en 2017, seulement six enfants sur dix ont été complètement vaccinés, soit 60,29% qui ont reçu toutes les doses des antigènes. Il faut aussi retenir que la problématique du non enregistrement à la naissance demeure. Le tableau est peu reluisant, mais, du côté de la direction nationale de la promotion de l’enfant et de la famille, on rassure que plusieurs dispositions sont prises pour faire face aux nouveaux défis et appliquer correctement la CDE pour la protection des droits des enfants. Ayouba N’Goualé, directeur national de la promotion de l’enfant et de la famille, indique que «de nombreux obstacles freinent l’effectivité des droits de l’enfant au Mali, notamment la pauvreté, l’analphabétisme ou l’insuffisance des moyens de l’État et les stéréotypes comme la conservation de certaines pratiques et idéologies traditionnelles». Il plaide pour le renforcement des actions en vue d’étoffer les budgets affectés à la mise en œuvre de la Convention, en particulier pour la défense des droits économiques, sociaux et culturels des enfants. Pour l’application effective de la CDE dans notre pays, il est demandé à l’État de revoir à la hausse le budget alloué au ministère de la Promotion de la Femme, de l’enfant et de la Famille. Bonne fête aux enfants du Mali et d’ailleurs. Mariam A. TRAORÉ (AMAP)
Beurre de karité : Peu exploité, mais très prometteur

Par Anne-Marie KEITA Bamako, 20 novembre (AMAP)Au Mali, la noix de karité peut rapporter gros, si des investissements conséquents sont mis en place pour passer à la transformation industrielle. Surtout que les industriels chocolatiers envisagent l’adjonction du beurre dans la fabrication du chocolat. Ici, environ 78% des femmes travaillent dans le secteur rural et apparaissent, ainsi, comme des actrices de premier plan dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. Depuis la nuit des temps et aussi vieux que le karité existe sur la terre, les femmes en milieu rural ont toujours été au cœur de l’extraction du beurre dans les villages, campagnes et hameaux. Parallèlement aux activités agricoles et, en amont de l’extraction du beurre, les femmes sont impliquées dans le ramassage des noix de karité. Cette activité est, aussi, laborieuse, car nécessitant de nombreux déplacements aux pieds des arbres avec des mouvements répétitifs dorsaux pour ramasser les noix. Après suivra l’étape de la transformation artisanale qui est aussi harassante que fatigante pour produire du beurre de karité. La vente de ce produit fini est une source de revenus pour les femmes qui contribuent aux charges du ménage. Faut-il rappeler que le Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP) met un accent particulier sur la promotion de la filière karité notamment comme moyen d’atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). En effet, la filière karité a été identifiée comme une des filières porteuses d’emplois et de revenus. Mme Doumbia Sounoukou Sacko évolue dans une coopérative de production de beurre de karitéà Sanankoroba, près de Bamako. Elle explique que l’extraction du beurre de karité est une activité très difficile et épuisante. Le processus est très long et fatiguant pour obtenir le beurre de karité de bonne qualité. « Beaucoup de femmes s’adonnent dans les zones rurales à la fabrication du beurre de karité pour aider leurs maris dans les périodes de soudure », confie Mme Doumbia. Elle explique le processus de transformation qui démarre par le ramassage des noix, le dépulpage, le lavage et la cuisson. Ensuite, suivent le conditionnement, le décorticage, le broyage et l’extraction sont les différents procédés auxquels les femmes sont astreintes pour produire du beurre de karité de bonne qualité répondant aux critères de commercialisation. L’activité de production du beurre de karité ne peut se faire individuellement. Pour cela, les femmes se regroupent en coopératives, groupements et associations afin de rendre le travail plus facile et rapide, car le processus est un travail d’endurance. Elles s’organisent pour améliorer la production et la qualité du produit afin d’être compétitives sur le marché et contribuer au développement économique de la communauté. La vente de ce produit de karité procure ainsi une source de revenus non négligeable aux femmes rurales. Ces revenus contribuent à améliorer leur statut social et leur indépendance économique au quotidien. Pour Mme Diarra Djélika Diarra, la production du beurre est une activité qu’exercent beaucoup de femmes en milieu rural, en plus des tâches ménagères. Et c’est un travail difficile qui prend tout le temps de ces femmes. Exerçant cette activité depuis sa tendre jeunesse, Mariam Koïté soutient que l’extraction du beurre de karité nourrit bien son homme. « En effet, ajoute-t-elle, la plupart des femmes dans les Régions de Sikasso et Ségou sont douées dans cette activité qui leur permet de subvenir aux besoins des ménages ». « Sans cette activité d’extraction du beurre de karité, que deviendront les femmes rurales, dont les revenus sont limités, voire insignifiants », s’interroge Mariam avant de dénoncer les contraintes liées à cette activité. Ce sont, entre autres, la transformation et le manque de moyen de conservation au niveau local. La Fédération nationale de karité (FNK) pointe du doigt les principaux problèmes de la filière karité. Il s’agit, entre autres, de la faible organisation des acteurs, la faible maîtrise des techniques améliorées, l’insuffisance d’infrastructures pour la collecte des noix, la conservation, la vente et le transportdu beurre de karité vers les marchés. 39,25 MILLIARDS DE FCFA-De son côté, Mme Doumbia Sounoukou Sacko énonce le manque de moyens appropriés pour la transformation du beurre de karité et l’accès au marché international. Elle sollicite le soutien des autorités pour promouvoir la filière. Aussi, indique-t-elle, il faut former les femmes, évoluant dans ce domaine, sur les bonnes techniques d’extraction du beurre et apporter des aides matérielles nécessaires, que ce soit sur le plan alphabétisation que technologique. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), notre pays a produit en 2008, 190 000 tonnes d’amendes de karité. En ce qui concerne les noix de karité, notre pays représente à lui seul 23 % de la production mondiale. Ce qui fait du Mali, le deuxième plus gros producteur mondial de karité après le Nigeria. Selon le document de la 9è session du Conseil supérieur de l’agriculture qui s’est tenu en mai dernier, notre pays dispose d’un potentiel de 250.000 tonnes d’amendes, dont seulement 53.000 tonnes sont exportées. Les objectifs de la campagne 2019 sont de 196.276 tonnes d’amandes. La transformation de cette quantité d’amendes peut donner 58.882 à 78.510 tonnes de beurre de karité. Le rendement pour la production de beurre se situe entre 35 et 40% du produit brut. Pour la campagne 2020-2021, les objectifs de productions sont respectivement de 206.090 tonnes et 216.394 tonnes. Les principaux produits de la filière karité qui font l’objet d’exploitation et de commercialisation sont l’amende et le beurre dont la vente attendue pourra générer environ 39,25 milliards de Fcfa en raison de 200 Fcfa/kg d’amande. Cette noix peut rapporter gros, si des investissements conséquents sont mis en place pour passer à la transformation industrielle. Des tentatives d’industrialiser cette production ont été mises en vigueur, mais, elles n’ont duré que le temps d’un feu de paille. Le département en charge du Commerce et de l’Industrie gagnerait à mieux carburer dans le sens de la production industrielle qui placerait notre pays dans la catégorie des gros producteurs et vendeurs de beurre de karité dans le monde. Les industriels chocolatiers avaient envisagé la possible adjonction du beurre

