La coopération transfrontalière entre le Mali et la Guinée au centre des discussions à Koulikoro
Koulikoro 28 novembre (AMAP) La cérémonie de signature des textes juridiques de groupement local Yanfolila, Kangaba (Mali), Mandiana et Siguiri (Guinée), a été présidée mardi à Koulikoro, par le chef de cabinet du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation Hamidy Belco Maïga, a constaté l’AMAP. La rencontre s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre de l’appui au programme frontière de l’union africaine(PFUA) financé par le ministère fédéral Allemand des affaires étrangère avec l’appui technique de la GIZ. Elle avait pour objectif de procéder à la signature officielle des documents juridiques du groupement local de coopération transfrontalière Yanfolila-Mandiano d’une part et de Siguiri- Kangaba d’autre part. Hamidy Belco Maïga a exhorté les acteurs de ce projet, comités inter régionaux de pilotage et des commissions techniques mixtes de mise en œuvre des activités de coopération transfrontalières des deux pays à rester engager dans cette dynamique pour contribuer le plus efficacement possible aux préoccupations de sécurité et de développement des zones frontalières communes. « Notre présence à Koulikoro s’inscrit dans la tradition de bon voisinage, exprime à la fois la solidarité profonde entre nos deux peuples et concrétise les relations d’amitié et de fraternité entre nos deux chefs d’Etat, qui sont entrain de marquer d’une empreinte particulière leur contribution à la consolidation et au renforcement de l’unité de nos populations à travers la coopération transfrontalière » a déclaré le chef de la délégation Guinéenne, Fadama Itala Kourouma. Le programme frontière de l’union africaine(PFUA) vise à favoriser la paix, la sécurité et la stabilité et à faciliter l’intégration socio économique et le développement durable de l’Afrique. La cérémonie s’est déroulée en présence du coordinateur régional GIZ du projet d’appui au Programme Frontalier de l’Union Africaine (PFUA), Gérome Dakouo, des responsables politiques et administratifs des cercles et communes des deux pays concernés AM/KM (AMAP)
Florence Parly à Gao pour rendre hommage aux militaires français décédés
Gao, 28 novembre (AMAP) La ministre française des Armées, Florence Parly est arrivée mercredi à Gao où elle a rendu un vibrant hommage aux 13 militaires français décédés dans un accident d’hélicoptères mardi au cours d’une traque contre les terroristes dans le Liptako Gourma, a constaté l’AMAP. Florence Parly était accompagnée du ministre de la Défense et des Anciens combattants, Ibrahima Dahirou Dembélé, du chef d’état-major français des armées, le général François Lecointre, et du chef d’état-major français de l’armée de terre, le général Thierry Burkhard. La ministre française des Armées s’est rendue mercredi à la base de Barkhane où elle s’est recueillie sur les corps des soldats dans l’enceinte de la chapelle ardente avant d’échanger avec les militaires français pour leur réaffirmer le soutien total des autorités et du peuple français dans le combat noble au Sahel contre le terrorisme. Florence Parly a réaffirmé «à cette occasion aux militaires qui se battent contre le terrorisme au Sahel la douleur, la reconnaissance et la détermination de la nation française». Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Général Ibrahima Dahirou Dembélé a, au nom du président de la République, présenté ses condoléances les plus émues à son homologue français. « Depuis 2013, les forces françaises nous soutiennent dans la lutte contre un ennemi qui devient de plus en plus difficile à saisir» a soutenu Ibrahima Dahirou Dembélé, avant de saluer le courage des militaires de Barkhane dans leur combat contre le terrorisme dans le Sahel. Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, avait auparavant, au nom de la nation tout entière, adressé ses «condoléances les plus émues» à son homologue français, tout en précisant que ces militaires «sont morts pour la France, pour le Mali, pour le Sahel, pour la Liberté». AT/KM (AMAP)
Les vols commerciaux ont repris à l’Aéroport international de Kayes Dag-Dag
Kayes, 28 novembre (AMAP) Le premier vol commercial, entre Bamako et Kayes, a été effectué, mardi, pour la relance du trafic aérien pour laquelle les populations de la capitale de la 1èreRégion administrative du Mali étaient conviées à l’aéroport international Dag-Dag, et assister à l’arrivée de ce vol inaugural, en provenance de Bamako, a constaté l’AMAP Fruit de la collaboration entre le Mali et le Burkina Faso, à travers leurs compagnies respectives Afrikayes Air et Air Burkina, cette reprise des vols sur Kayes est une promesse du Premier ministre Boubou Cissé. Il l’avait annoncée après des manifestations en aout qui avaient perturbé la circulation routière, entre Kayes et Bamako, pendant quelques jours. Après avoir obtenu l’aval de leurs Etats respectifs, Afrikayes Air et Air Burkina, ont décidé de mettre fin au calvaire et soulager les habitants de la Région de Kayes. Ce mardi 26 novembre 2019, les populations de la Cité des rails ont, ainsi, vécu une journée inoubliable. Pourtant, rien ne laissait présager cet événement au lever du soleil. A 07:15, il n’y avait pas d’effervescence particulière sur la route qui mène à l’aéroport. La circulation était fluide et le motocycliste pouvait parcourir des centaines de mètres sans qu’il ne soit dépassé par un véhicule sur le tronçon qui relie l’aéroport à la route de Yélimané. Il a soufflé un vent de bonheur quand l’avion d’Air Burkina s’est immobilisé, peu après 10 heures, sur le tarmac de l’aéroport avec à son bord, le Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, Moustapha Ben Barka, le gouverneur Mahamadou Zoumana Sidibé, des parlementaires, des anciens ministres, des femmes et hommes des médias et des passagers ordinaires. Le directeur d’Afrikayes Air, Souleymane Sidibé, et le directeur général de la compagnie Air Burkina, Blaise Sanou, qui était accompagné par son PCA, ont tous remercié les gouvernements des deux pays qui leur ont facilité la tâche. « Il appartient aux pouvoirs publics de nous accompagner davantage pour pérenniser cet exemple d’intégration. Le calvaire est terminé. Nous avons l’ambition d’aller loin, c’est-à-dire relier Kayes au reste du monde », a déclaré M. Sidibé. Abondant dans le même, le burkinabé Blaise Sanou a laissé entendre que ce qui est plus important pour sa compagnie, « c’est l’avancée de l’intégration et l’unité dans l’action afin de lutter contre le terrorisme et de bloquer les actions de ceux qui ne veulent pas que nos pays se développent ». « Merci d’être venu à l’aéroport. Cette journée est très importante. La reprise des vols commerciaux est une chance pour Kayes. Il faut faire en sorte que les deux compagnies ne regrettent pas leurs bienfaits. Les voyageurs doivent payer les billets d’avion de ces compagnies pour que les sacrifices consentis par celles-ci ne soient pas vains », a déclaré le gouverneur de Kayes, Mahamadou Zoumana Sidibé, à sa descente d’avion. Le maire de la Commune rurale de Khouloun, qui abrite le site de l’aéroport, a invité les populations à redoubler d’efforts pour assurer la pérennité de ces vols. « J’ai opté pour l’avion pour aller à Bamako. C’est reposant et c’est plus rapide (45mn à 1h30 de vol). Que Dieu veille sur nous tous », s’est réjouie Fatoumata Diakité, après avoir rempli les formalités du voyage. Peu avant 9 heures, les services de l’aéroport n’avaient enregistré que 6 passagers sur 13 attendus pour ce premier vol. Or, la capacité de l’avion est estimée à plus de 100 places. Le directeur de l’Aéroport de Kayes, Amadou Dansogo, a indiqué que le billet coûte 70.000 Fcfa (Aller simple) et 130.000 Fcfa (Aller-Retour). « J’ai constaté la présence de beaucoup d’accompagnateurs ici. Nous sommes là, depuis 6 heures. Des passagers étaient déjà présents. Nous n’avons rencontré aucune difficulté dans l’exercice de notre mission. Tout se déroule bien », a affirmé Baba Daou, commissaire principal de la Police spéciale de l’Aéroport. La Douane était également à pied d’œuvre. On rappelle que des mouvements et associations de la société civile avaient perturbé, en août 2019, la circulation routière, notamment à Kati et à Kayes, pour réclamer la reconstruction de la route Bamako-Kolokani-Diéma-Kayes-Dakar, la relance du train voyageur et du trafic aérien. Suite à ces manifestations, le Premier ministre, Boubou Cissé, avait effectué une tournée, le 30 août dans certains cercles de Kayes pour constater l’état des routes, notamment l’axe Bamako-Kati-Kolokani-Didiéni-Diéma-Kayes-Dakar. Sur instruction du Président Ibrahim Boubacar Kéïta, le gouvernement a annoncé des mesures pour répondre aux doléances des populations afin d’apaiser la tension. Il faut souligner que la création d’Afrikayes Air était en cours, depuis 4 ans, initiée par des ressortissants maliens à l’étranger, notamment le Conseil supérieur de la diaspora malienne. BMS/MD (AMAP)
Administration territoriale : le défi de l’opérationnalisation des nouvelles entités locales
Bamako, 27 novembre (AMAP) Le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD), avec l’appui financier de la MINUSMA et le soutien technique du Groupe de recherche et d’appui au développement institutionnel (GRADI-Mali), organise du 23 novembre au 3 décembre prochain, dans le cadre de l’accompagnement des autorités intérimaires et collèges transitoires, la 2è session de renforcement des capacités des élus, représentants de l’État, autorités intérimaires et collèges transitoires des Régions de Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka et Taoudéni. La cérémonie d’ouverture de cette session s’est déroulée, samedi dernier, au Centre de formation des Collectivités territoriales (CFCT) devant plusieurs administrateurs et élus venus des régions concernées. L’objectif général de cette rencontre, sous la présidence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, est d’appuyer l’administration locale dans le Nord et le Centre du Mali, en vue de la restauration et de l’extension de l’autorité de l’Etat. A ce propos, le directeur de GRADI-Mali, Bocar Abdoulaye Touré, a indiqué que cette rencontre « s’inscrit dans un souci d’améliorer notre outil de gouvernance, de perfectionner notre savoir-faire en matière d’administration et de gestion de la chose publique ». C’est pourquoi, a ajouté Bocar Abdoulaye Touré, GRADI-Mali a conçu et soumis à la division des affaires civiles de la MINUSMA, des thématiques induites des réformes en cours au Mali, et en réponse à la demande de formation exprimée par certains participants lors de leurs précédentes sessions. Pour sa part, la représentante de la MINUSMA, Margaret Matic, a affirmé que la session, qui s’ouvre, s’inscrit en droite ligne des précédentes qui ont permis, entre autres, d’outiller les autorités intérimaires et collèges transitoires, au niveau des régions et cercles dans le Nord dy Mali, avec l’appui technique de la Direction générale des collectivités territoriales et du CFCT. « Cette dynamique se poursuivra », a assuré Mme Matic, estimant que les défis sont nombreux, notamment le transfert des services déconcentrés de l’Etat aux collectivités territoriales, la mise en place de la police territoriale, la relecture du Code des collectivités territoriales. Dans son intervention, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a rappelé que la réforme de décentralisation territoriale engagée au Mali, depuis 1991, entrera dans sa phase active qui est la régionalisation. Pour Boubacar Alpha Bah, l’accompagnement de cette étape décisive implique qu’un accent particulier soit mis sur le renforcement et l’intensification des actions de formation, au bénéfice des différents acteurs, en vue de leur permettre de s’approprier les réformes, en cours dans divers domaines, et de favoriser leur mise en œuvre effective. « En organisant la présente session de formation, j’entends relever le défi lié à l’opérationnalisation des nouvelles entités locales installées dans leurs fonctions par les représentants de l’Etat», a déclaré le ministre Bah. Durant dix jours, les participants auront à traiter les thématiques indispensables à la conduite de leurs missions respectives, notamment le cadre législatif et réglementaire, la gestion axée sur les résultats, la planification du développement local, la comptabilité-matières, le budget programme, le régime financier des collectivités territoriales, le contrôle de légalité des actes administratifs des collectivités territoriales. AT/MD (AMAP)
Mopti : Les journalistes sensibilisés sur les reportages en temps de guerre
Mopti, 27 novembre (AMAP) Le séminaire de formation sur la sécurité des journalistes, les reportages sensibles aux conflits, les directives éthiques et les réalités migratoires au profit d’une vingtaine de journalistes, a pris fin, vendredi dernier, à Sévaré, près de Mopti (Centre). Les participants ont échangé sur le contexte sécuritaire du Mali, en lien avec la sécurité des journalistes, exploité des modules sur les techniques de reportage en situation de conflits. Ils ont, aussi, traité des thématiques sur les bonnes pratiques de la communication, en période de crise, le droit des migrants et le respect des règles liées à l’éthique. « A travers les exposés sur l’analyse du contexte sécuritaire de notre pays, les bonnes pratiques du journalisme en période de guerre à savoir : l’exactitude, l’impartialité et la responsabilité, vous avez été outillés pour bien exercer votre métier de manière professionnelle. Pour ces raisons je suis très satisfait et je me permets de dire que le rendez-vous de Sévaré a été une réussite », a déclaré le premier vice-président de la Maison de la presse,Daouda Mariko. « Je suis ici à cet atelier délocalisé à Sévaré pour apporter le message de soutien et de solidarité de l’ensemble des membres du gouvernement, en premier celui du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, à nos populations qui vivent au quotidien dans l’insécurité qui nous est imposée, dont le thème intéresse aujourd’hui la presse sous l’angle de la sécurité du journalisme sensible aux conflits », a indiqué le ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré qui a présidéla cérémonie de clôture. « Ce séminaire est destiné à vous outiller pour le reportage en temps de guerre. Nous sommes en guerre, nous devons donc construire une véritable communication de guerre. Une communication qui rassure les populations, qui renforce le moral de nos troupes partout, où elles se trouvent dans les casernes, au front, à l’extérieur et qui déstabilise l’ennemi », a déclaré le ministre Sangaré. Il a, en outre, appeler les journalistes à construire, à travers leurs articles, reportages et toutes couvertures des questions militaires, « la paix dans l’esprit des hommes et des femmes du Mali », avant de remercier les partenaires : l’UNESCO, la coopération italienne et la MINUSMA « Contribuer au renforcement des connaissances des acteurs des médias venus de toutes les régions et du district de Bamako sur les comportements à adopter dans la collecte des informations sensibles, les techniques de reportage en situation de conflits et les droits des migrants en vue de susciter l’adoption de bonnes pratiques », tel était l’objectif que s’est assigné la Maison de la presse du Mali en organisant ce séminaire de formation à l’intention des acteurs de la presse orale et écrite privée du Mali. Mise en œuvre en collaboration avec le ministère de la Communication, l’initiative a bénéficié de l’appui de l’UNESCO, de l’Agence italienne pour la coopération au développement et de la MINUSMA. La rencontre s’est déroulée en présence du directeur de cabinet du gouverneur, Kantara Diawara, de la cheffe de bureau de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à Mopti, Fatou Dieng Thiam. DC/MD(AMAP)
Icône de l’intégrité 2019 de Accountibility Lab : Mme Coulibaly Aminata Goita à l’honneur
Bamako, 27 novembre (AMAP) Le médecin chef au district sanitaire de Sikasso, Mme Coulibaly Aminata Goita, a été distinguée la fonctionnaire la plus intègre du Mali en 2019 et présentée au public, samedi, lors du Gala annuel du programme Integrity Icon Mali 2019 de Accountibility Lab, tenu à cet effet. L’intronisation à laquelle ont participé les ministres de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Logement social, Hama Ould Sidi Mohamed Arbi, des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile, Amadou Thiam, et de la Justice et de Droits de l’Homme, Me Malick Coulibaly, a été marquée par la présence des ambassadeurs des Pays-Bas, Jolke Folkert Oppewal, du Canada au Mali, Louis Verret, et de plusieurs autres invités. Accountibility Lab est une Organisation non gouvernementale œuvrant dans le domaine de la transparence, la gouvernance, la lutte contre la corruption etc. A travers le Programme Integrity Icon Mali, elle identifie et célèbre, chaque année, les fonctionnaires intègres de l’Administration publique. Pour ce faire, les populations de toutes les régions du Mali votent par message ou en ligne, en plus du vote du jury. Pour cette édition, le public a dû départager quatre nominés finalistes. Issa Traoré, directeur du centre de l’Energie du Mali (EDM) du cercle de Dire (régions de Tombouctou) ; Mariam Bamba, conseillère pédagogique à Dioila (Région de Koulikoro), Abdoulaye Diakité, agent forestier à Koro dans la Région de Mopti et Mme Coulibaly Aminata Goita, médecin chef au district sanitaire de Sikasso qui a recueilli le plus grand nombre de votes. Intervenant après la réception de son prix, la lauréate a invité les Maliens « au travail bien fait et exécuté dans les règles de l’art ». Car, a dit Mme Coulibaly Aminata Goita, « c’est l’intégrité, la loyauté dans le service fourni aux usagers qui feront décoller notre pays vers le développement. « Je ferai tout pour que d’autres personnes intègres soient aussi célébrées », s’est-elle engagée. Avant de promettre qu’elle ne cessera jamais de bien faire son travail pour l’exécution duquel « je suis payée par le contribuable malien ». Pour sa part, le directeur de Accountability Lab Mali, Moussa Kondo, a rappelé que célébrer ces hommes et femmes est un devoir. Car, pour lui, il s’agit de promouvoir la bonne gestion de la chose publique. « Ces hommes et femmes, qui travaillent au quotidien dans des faibles conditions pour que les usagers de l’administration puissent avoir accès aux besoins les plus élémentaires tels que aller à l’école, être soigné ou protégé etc. , méritent une reconnaissance », a insisté Moussa Kondo. Pour y arriver, l’ambassadeur des Pays-Bas, Jolke Folkert Oppewal, a réitéré l’accompagnement de son pays au programme. Qui, selon lui, cadre bien avec la stratégie de développement de l’Ambassade des Pays-Bas au Mali. « La corruption, le manque d’intégrité et l’absence d’un Etat de droit, sont des défis majeurs auxquels le Mali est confronté », a noté le diplomate. Le ministre Me Malick Coulibaly a salué les efforts du lauréat 2018 en matière de promotion de la bonne gouvernance. L’ambassadeur du Canada, Louis Verret, a rappelé que l’intégrité est l’une des valeurs fondamentales de la fonction publique. Selon lui, le fonctionnaire doit réunir et renforcer la confiance publique en lui. « Cela avec intégrité et impartialité », a invité l’ambassadeur canadien au Mali qui a salué les efforts enclenchés par le Mali dans la lutte contre la corruption et la mal gouvernance. Précisons que chacun des quatre finalistes a reçu la somme symbolique de 200.000 Fcfa. ABM/MD (AMAP)
Camp de cantonnement de Soufroulaye : 352 ex-combattants terminent la première phase du DDR spécial
Bamako, 27 novembre (AMAP) La première phase du processus de Démobilisation-Désarmement-Réinsertion (DDR), qui concerne 352 ex-combattants, volontairement désarmés, parmi lesquels figurent 17 femmes, issus des groupes armés, a pris fin, mardi matin, à Soufroulaye, près de Mopti (Centre), par une cérémonie sous la présidence du chef du gouvernement, Dr Boubou Cissé, indique un texte de la Primature. Dans son discours, en présence du gouverneur de la Région, le général Abdoulaye Cissé, du président de la Commission nationale DDR, Zahabi Ould Sidi Mohamed, et de la représentante adjointe du Secrétaire général des Nations Unis au Mali, Mme Mbaranga Gasarabwe, le Premier ministre a rappelé qu’il y a, seulement quelques semaines, il avait procédé à Soufouroulaye même, au lancement du programme de démobilisation des combattants à l’effet de réduire la violence communautaire. «J’avais promis de revenir, rapidement, pour constater l’évolution du processus, des progrès réalisés et m’enquérir des défis», a-t-il indiqué. Dr Boubou Cissé a, aussi, indiqué qu’à travers sa présence à cette cérémonie, « le gouvernement tient à réaffirmer l’ordre des priorités politiques élevées que le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, accorde à la conduite du processus du DDR ». «Je repars d’ici réconforté par l’engagement et l’adhésion des populations à s’inscrire dans ce processus politique dont la finalité est de rendre leur environnement plus sûr en les débarrassant des instruments de violence que constitue la circulation des armes», a affirmé Dr Boubou Cissé, tout en félicitant les communautés de la Région de Mopti pour leur adhésion et en les encourageant à poursuivre leur engagement pour garantir la réussite du processus. Pour le chef du gouvernement, au-delà du processus de désarmement, le programme a permis de créer une dynamique nouvelle, un climat fédérateur et de confiance impliquant toutes les communautés de la région. «Le président de la République m’a chargé de dire aux populations de Mopti que ce programme est le leur, et que sa réussite dépendra de leur adhésion massive et de leur mobilisation continue ». En outre, le Premier ministre a déclaré venu dire « aux populations et à tous les acteurs engagés dans ce processus que le président de la République a donné des orientations stratégiques que le gouvernement a consignées dans le document de stratégie du Centre, dans le cadre de la gestion de la crise que connait cette partie de notre pays ». Selon lui, la mise en œuvre de cette stratégie est en cours pour adresser de manière globale les défis qui se posent à cette région. Elle concerne les réponses de court terme et ceux du long terme, à savoir la réponse humanitaire d’urgence, le désarmement, la réconciliation nationale, le développement économique. Confiant, le Premier ministre a remercié tous les acteurs impliqués dans le processus de DDR et a lancé un appel à l’ensemble des forces vives pour un retour définitif de la paix et de la sécurité. Après avoir entonné l’hymne national du Mali avec les 352 ex-combattants, le chef du gouvernement a visité le dépôt d’armes et minutions rendus par les ex-combattants, lors de leur enregistrement au programme. Il a, également, visité les ateliers d’apprentissage de métiers destinés à ceux qui bénéficieront d’un programme de réinsertion socio-économique (formation et financement d’activités génératrices de revenus) lors de la seconde phase du DDR. L’enrôlement au sein des Forces armées maliennes (FAMa), pour ceux qui le souhaiteront, se fera sur la base d’un processus tel que défini dans le décret fixant les modalités d’intégrations pour les ex-combattants. MD (AMAP)
La sécurité des journalistes, les reportages sensibles aux conflits, les directives éthiques et les réalités migratoires au centre d’un atelier
Bamako, 27 novembre (AMAP) La cérémonie de clôture de l’atelier sur la sécurité des journalistes, les reportages sensibles aux conflits, les directives éthiques et les réalités migratoires, a été présidée le 22 novembre dernier, par le Ministre de la communication, Yaya Sangaré à Sévaré, a constaté l’AMAP. Initiée par l’UNESCO Mali, cette formation s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre du projet « autonomiser les jeunes en Afrique à travers les médias et la communication », financé par la coopération italienne à travers l’UNESCO en partenariat avec le département de la communication et la maison de la presse. « Nous devons construire une véritable communication de guerre, une communication qui rassure les populations, qui renforce le moral de nos troupes, partout où elles se trouvent (casernes, front, à l’extérieur), qui déstabilise l’ennemi », a déclaré le ministre Sangaré. Yaya Sangaré a soutenu que le moral des troupes ne doit pas être sapé en cette période de guerre contre les forces terroristes. « J’ai lancé cet appel aux hommes et femmes de médias par rapport à ce que traverse notre pays en ce moment. Évitons de saper le moral de notre armée par nos articles qui ne doivent que les réconforter en ces temps de guerre, qui tranchent avec toute déontologie et qui font le jeu de nos ennemis. Nous sommes en guerre. » a conclu le ministre de la communication. La cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de région, le Général Abdoulaye Cissé, des représentants de l’UNESCO, de la Maison de la Presse et de plusieurs journalistes venus du District de Bamako, de Mopti et de nombreuses localités du pays. KM (AMAP)
L’Association des ressortissants du Cercle de Diré réalise un plan contre les inondations
Diré, 26 novembre (AMAP) L’Association des ressortissants du Cercle de Diré a envoyé son Secrétaire au développement, Seydou M Traoré, en mission, à Diré pour présenter le schéma du Projet de gestion des risques d’inondation dans la ville. Ce projet découle des études du réseau d’assainissement fluvial de la ville fait par Hamidou Touré, ingénieur hydro technicien, autochtone de la ville, qui a réalisé ce plan d’une valeur de plus de vingt millions, pour un projet de cinq cent trente millions. On précise qu’il faut un budget de cinq cent millions à chercher pour réaliser tous les travaux) Les techniciens, qui se sont rendus à Diré pour les relevés topographiques, ont séjourné deux semaines, à la charge de M. Touré qui a dit avoir fait cet effort pour appuyer sa ville, régulièrement frappée par des inondations qui ont fait, durant les deux dernières années plus d’une centaine de sinistrés et des dégâts matériels (maisons, biens détruits). Mr Traoré, qui a dit qu’il n’est pas spécialiste, a, cependant, été très clair dans son exposé appuyé par des éclaircissements sur le croquis du plan. Il s’est excusé du retard mis à venir expliquer le plan et pour l’absence des autres membres qui devaient venir, en une délégation plus importante y compris le concepteur et le président de l’Association des ressortissants. Etant le seul disponible, c’est ainsi qu’il est arrivé pour, également, la remise officielle du plan aux autorités (la mairie et l’Administration). Dans la grande salle de conférence de la Mairie, en présence de toute les autorités administratifs politico, les religieux, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), la jeunesse, le Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE) et les populations, des explications ont été données sur le plan accroché au mur, sur le creusement des cinq caniveaux qui traversent la ville pour le déversement des eaux dans le fleuve et le creusement de la grande mare réservoir de la ville, les dimensions, les coûts, les différents croisements, les profondeurs etc. Des explications techniques qui ont été à la hauteur de la compréhension de l’auditoire. M. Traoré a terminé son exposé par la remise officielle des plans au maire de la Commune urbaine de Diré et au1er adjoint du préfet. Il a fait comprendre à l’auditoire qu’ils ont des promesses de certains partenaires mais a lancé un appel « aux bonnes volontés, à tous les bienfaiteurs de l’intérieur et extérieur pour aider notre chère ville de Diré ». MA/MD (AMAP)
Diéma : Bagamabougou Sacko, un village qui s’en tire bien
Par Ouka Ba Diéma, 26 novembre (AMAP) Bagamabougou Sacko, village de la Commune rurale de Madiga Sacko, dans le Cercle de Diéma. La bourgade est perdue dans les broussailles, sans réseau téléphonique. Une population, composée, majoritairement de Soninkés, estimée à plus de 4.000 habitants. A leurs côtés, vivent une minorité de peulhs, bambara et maures. L’économie du village repose, principalement, sur l’agriculture et l’élevage. L’apport de ses ressortissants joue un rôle prépondérant dans son développement. Comme rapporté par Sadio Gory, un notable de Bagamabougou Sacko, le fondateur de ce village, du nom de Tounkoro Coulibaly, un Massassi, est venu de Diabé, de l’arrondissement de Sandaré, Cercle de Nioro du Sahel, à la recherche de terres fertiles. Une famille Sacko est venue s’installer à ses côtés, vers l’est. Ils ont tissé des relations de bon voisinage. C’est ainsi que, lorsque le tour d’occuper les fonctions de chef de village est arrivé à Tounko, considéré à l’époque comme le doyen des Massassi de Diabé, on manda quelqu’un à cheval pour le chercher à Bagamabougou Sacko. Avant de ramasser ses affaires, Tounko remit, à ses hôtes, le village qu’il a fondé de ses propres mains. Les Sacko ont, donc, quitté leur lieu de résidence habituelle pour venir s’installer dans les maisons abandonnées par Tounko. Ils ont remercié leur logeur pour ce cadeau, combien précieux, à leurs yeux. De sa création à nos jours, il y a près de 200 ans, 9 chefs de villages se sont succédé à Bagamabougou Sacko, à savoir, Damou Sacko, qui a régné 47 ans, suivi de Sanga Sacko, qui a fait 50 ans de pouvoir, 3 ans pour Diarouma Sacko, Sandiakou Sacko, 7 ans de règne, Diaguély Sacko, 23 ans, Demba Koré Sacko, 19 ans, Oura Mahamadou Sacko, 10 ans, Kankou Demba Sacko, 5 ans. Oussoubi Sacko, désigné comme chef de village, sera le prochain à monter sur le trône. Les ressortissants de Bagamabougou Sacko sont, un peu partout, dans le monde, en France, en Espagne, au Gabon, en Angola, au Congo-Brazaville, en Guinée équatoriale, en Mauritanie, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, etc. Bagamabougou Sacko, est un village qui s’en tire assez bien. Les populations de cette localité n’attendent pas tout de l’Etat. « Le Mali est un pays vaste, l’Etat, à lui seul, ne peut résoudre tous les problèmes. On n’a pas besoin d’être instruit pour le savoir », explique un septuagénaire, assis en tailleur sur le mirador. Ici, les ressortissants ont fait de nombreux investissements. Selon leur représentant, Sanga Sacko, les différentes réalisations portent sur, notamment, la construction d’une école fondamentale premier cycle, une medersa, un centre de santé, un château d’eau d’une capacité de 5000 litres, quatre mosquées, un centre d’alphabétisation non fonctionnel qui manque de moniteurs, une boulangerie moderne en chantier, un barrage de retenue d’eau, emporté à deux reprises par les eaux de ruissellement, deux magasins pour l’approvisionnement en denrées alimentaires des populations, deux grands miradors modernes, situés au centre du village, un pont d’une longueur de 50 mètres, pour faciliter, surtout en période d’hivernage, la traversée de l’affluent qui coupe le village en deux. Hormis ces infrastructures et équipements, les ressortissants du village payent, chaque année, la totalité des impôts et taxes de leurs populations et assurent la prise en charge des salaires des enseignants et des agents de santé, depuis plusieurs années. Ils envoient de l’argent pour acheter des bœufs, les égorger, tous les lundis et vendredis, et partager la viande entre les familles, sans distinction, mêmes les parents qui n’ont pas d’enfants émigrés, gagnent leur part. Le directeur de l’école, Lamine Sanogo, affirme, lui, qu’il reçoit, régulièrement, son tas de viande. Le drapeau de l’école est en berne ! Le directeur, avec beaucoup de tristesse, nous annonce le décès, le même jour, d’une de ses écolières, du nom de Oumou M. Sacko, âgée de 11 ans, en classe de 4èmeannée, « qui se faisait distinguer par son courage et son intelligence ». Le village dispose également d’un mini car qui fait la liaison entre Bagamabougou Sacko et Bamako, desservant tous les villages sur le tronçon. Le coût total des investissements des ressortissants s’élève à environ 500 millions de francs cfa. Le représentant du chef de village, Sounkoutou Sacko, ne cache pas sa satisfaction devant les gigantesques œuvres réalisées à l’échelle d’un village. Il a rendu grâce à Dieu et dit des bénédictions pour tous les fils de Bagamabougou Sacko, « qu’ils soient à l’extérieur ou à l’intérieur du Mali et qui songent, nuit et jour, à leurs parents ». Le chef du village de Bagamabougou Sacko souhaite que le Gouvernement du Mali leur vienne en aide, surtout pour le paiement des salaires des enseignants et agents de santé qui constitue, selon lui, « un lourd fardeau ». Il a formulé des vœux pour l’instauration de la paix et la quiétude dans le pays. Sanga Saccko, 2ème adjoint au Maire de la commune rurale de Madiga Sacko, résidant à Bagamabougou Sacko, fait de son mieux. L’élu développe de belles initiatives qu’il compte mettre en œuvre. Selon lui, le constat général, dans ce village, comme partout dans le Cercle de Diéma, est que la campagne agricole s’est bien déroulée, sans « aucun dégât majeur causé aux cultures ». Malheureusement, l’absence de réseaux téléphoniques des deux opérateurs majeurs, rend difficile la communication. « Pour pouvoir émettre ou recevoir un appel, il faut aller se percher sur la colline », raconte Bouyagui, un jeune du village. « Or, à cette gymnastique, poursuit-il, les femmes et les vieilles personnes ne s’y prêtent guère ». Une « fatiya » prononcée par l’Imam Cheickné Sacko mit fin à la conversation avec notre équipe de reportage à Bagamabougou Sacko. OB/MD (AMAP

