Gao : Visite du président aux blessés de l’attaque du camp d’In Delimane

Gao, 07 novembre (AMAP) Le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, a effectué, jeudi, une visite à Gao pour s’enquérir de l’état des blessés de l’attaque terroriste contre le camp d’In Delimane, dans le cercle d’Ansongo, a constaté l’AMAP. Le chef suprême  des Armées était accompagné par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général Dahirou Dembélé, et du conseiller à la présidence, Seydou Fofana. Ibrahim Boubacar Keita, à sa descente d’avion, sur le tarnac de l’aéroport international de Gao, a été accueilli par le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade, Sidiki Samaké, avec le maire de la Commune urbaine de Gao, Dacka Boubacar Traoré. Après le piquet d’honneur et la revue des troupes qui ont été présentés par le commandant des troupes, Abdramane Koné, le président Keita a mis le cap sur l’Infirmerie « Rôle 2 » de la région militaire N°1 de Gao où il s’est rendu au chevet des blessés d’In Delimane. Il s’est, ensuite, rendu en ville pour rencontrer les notabilités de la Cité des Askia, au pied-à-terre. Ici, le président a demandé aux populations de la Région de Gao de soutenir leur armée « parce que nous sommes en guerre contre un ennemi sans foi ». Selon le président, « s’il s’agit de foi, nous (Maliens) sommes descendants de grands érudits de Tombouctou pour ne citer que cela ». Face aux responsables militaires de la région militaire N°1, le président de la République a dit ne pas être venu pour faire peur mais assister et protéger tout en demandant l’accompagnement des troupes et également celui des populations. Il a exhorté les hommes à soigner les rapports militaro civils, en écoutant, en demeurant des enfants en service, à mission et qui ont souci des populations, sans nuire à la bonne marche de l’unité des communautés, Selon lui, le souci du soin des relations avec les populations peut se réaliser, si les miliaires créent un climat social, accueillant et convivial autour d’eux et non en venant, en chef autoritaire, s’imposer au village. Cette attitude est importante « pour la vie de vos hommes et la vie de vos hommes m’importe », a dit le président Keïta à l’adresse des responsables militaires. Selon lui, la période coloniale est révolue et le monde a évolué. « Aujourd’hui, nous sommes dans un monde où nous sommes, quotidiennement, agressés’, a encore dit Ibrahim Boubacar Keïta, faisant allusion à l’attaque survenue au Burkina Faso le même jour. Il a instruit aux hommes de changer de comportement vis-à-vis de l’ennemi. «  Vous avez le devoir de combattre, ce qui est votre mission et il faut que vous soyiez vigilants parce que nous sommes en guerre contre un ennemi sans foi qui s’adapte à tout comportement », a lancé le chef suprême des Armées aux hommes. Il exprimé son souci quotidien et celui du gouvernement du Mali de renforcer les capacités en équipements des Forces de défense et de sécurité. « Cela va se faire», a promis le chef de l’Etat. AT/MD (AMAP)

Le président Keïta à Gao pour souhaiter prompt rétablissement aux blessés d’Indelimane

Gao, 7 novembre (AMAP)  Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita est arrivé ce jeudi à  Gao où il va rendre visite aux militaires blessés de l’attaque d’Indelimane vendredi, pour leur souhaiter prompt rétablissement et leur renouveler la reconnaissance de la Nation entière, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Le Chef de l’Etat rendra visite aux notabilités avant d’échanger avec la hiérarchie militaire sur plusieurs sujets dont les questions sécuritaires et la protection des personnes et de leurs biens, précise la même source. Le président de la République, dans un discours à la nation lundi, s’est incliné devant la mémoire des disparus avant d’inviter les Maliens à l’union sacrée autour des forces de défense et de sécurité tout en rappelant que le Mali est « en guerre’’. En rappel, une attaque revendiquée par le groupe terroriste de l’Etat islamique au Grand Sahara, avait fait le 1er novembre dernier, 54 victimes du côté des Forces de défense du Mali qui ont neutralisé les forces djihadistes dans cette même localité d’Indelimane, dans le Cercle d’Ansongo. KM (AMAP)

Yélimané : Echanges sur la productivité et la diversification agricole dans les zones arides et semi-arides

Yélimané, 7 novembre (AMAP) Un atelier sur le processus de ciblage, de définition des activités de sensibilisation et d’information  sur la diversification agricole dans les zones arides et semi-arides, à l’intention des acteurs communaux  a pris fin lundi dans la commune rurale de Guidimé,  dans le Cercle de Yélimané, sous la présidence du sous-préfet de Cercle,  Almamy Ibrahima Kagnassy a constaté l’AMAP. Organisé par le Projet de développement de la productivité et de la diversification agricole dans les zones arides et semi-arides (PDAZAM), il avait pour objectifs de présenter le programme, de préciser les rôles des différents acteurs, de former les membres des comités communaux et villageois sur le processus de ciblage et définir les activités de sensibilisation et d’information du programme. Le PDAZAM en collaboration avec Jiguisèmèjiri (programme filets sociaux) compte améliorer la résilience de 4383 ménages pauvres et vulnérables dans la région de Kayes dont 1682 dans le cercle de Yélimané. Dans les trois communes bénéficiaires de Yélimané ( Guidimé, Kirané- Kagniaga et Diafounou-Tambacara), 1010 ménages vulnérables bénéficieront de transferts monétaires sociaux de 15 000 FCFA par mois et 870 autres bénéficieront de transferts monétaires productifs de 250 000FCFA. Une des finalités du programme, qui sera mis en œuvre par Jiguisèmèjiri, est de permettre aux ménages d’investir dans l’accumulation du capital humain pour réduire la transmission intergénérationnelle de la pauvreté. AS/KM (AMAP)  

Femmes rurales : Gros efforts, petits revenus

Bamako, 07 novembre (AMAP) Les femmes rurales occupent une place importante dans l’économie rurale de notre pays. Dans les zones rurales, on remarque leur forte implication dans les activités économiques génératrices de revenus, notamment l’agriculture. En effet, la production agricole est une activité principale des femmes en général et jusqu’à preuve du contraire, la principale source des revenus des femmes paysannes. Ces dames s’adonnent aux activités agricoles pour subvenir aux charges de leur famille. Malgré cet apport inestimable, elles restent toujours en marge de la prospérité, en raison de préjugés qui freinent l’éclosion de leur autonomie financière. Plusieurs d’entre elles vivent et travaillent dans les campagnes, villages et hameaux et, souvent, dans des conditions difficiles et précaires pour subvenir à leurs besoins.Dans le village de Mafélé, situé dans le Cercle de Bougouni (Sud), les femmes, malgré une surcharge de tâches ménagères, travaillent dur toute la période hivernale afin de gagner la subsistance de leur famille, sans attendre l’aide de leur mari.   Dans ce village, où, la culture du coton est prédominante, les femmes sont au premier rang, contribuant fortement au rendement agricole. En plus des cultures céréalières, notamment le riz, le maïs, les produits de cueillette occupent une place importante dans les activités des femmes, à travers la transformation traditionnelle du karité ou du néré. Une partie de ces produits transformés traditionnellement estautoconsommée et l’autre est destinée à la vente, afin de trouver de quoi couvrir les besoins.   Nous avons approché quelques femmes de Mafélé. Elles ont parlé de leur implication et de leur calvaire pendant les travaux champêtres, afin de prendre en charge leur famille et ne pas dépendre, financièrement, de leur mari. « Le champ de mon mari se situe à plus de trois kilomètres du village. Je participe, du début à la fin, aux travaux champêtres. Je suis impliquée dans toutes les activités champêtres, du désherbage en passant par le semis », dit Fanta Sidibé.   Quand les plantes arrivent à maturité, Fanta passe la journée au champ. « Depuis que je me suis mariée, il y a de cela 20 ans, mon activité principale est l’agriculture. Je ne compte pas sur mon mari pour m’aider », témoigne-t-elle.   Tout comme elle, Sitan Samaké est paysanne et participe, activement, aux travaux champêtres. « Pendant la période de récoltes, je multiplie les aller-retour au champ. Je vends une partie et garde une quantité pour la consommation. Cependant, tout ce que je gagne après la vente est dépensé pour nourrir, vêtir, soigner mes enfants, payer les frais scolaires », assure Sitan. Elle ose à peine élever la voix pour désapprouver le comportement de son mari qui participe moins aux dépenses et passe ses journées à gaspiller son argent pour ses seuls plaisirs, au lieu de satisfaire, en priorité, les besoins de leur foyer.   Quant à Kany Bagayoko, elle avoue n’avoir exercé d’autres activités que l’agriculture, depuis 18 ans. « Je cultive le coton, le maïs, le riz sur une parcelle que mon mari m’a donnée, depuis 10 ans. C’est grâce à cette activité que mes enfants sont maintenus à l’école car, les revenus tirés des récoltes me permettent de les vêtir et de payer leur scolarité. « Dans ce village, sur le plan agricole, hommes et femmes sont sur un pied d’égalité. En effet, tout ce que l’homme peut faire, comme travaux agricoles, la femme le peut aussi. Elle participe, du début à la fin, sans repos, aux travaux pour subvenir aux besoins de la famille », soutient Yacouba Koné, membre de la Coopérative des producteurs de coton de Mafélé.   ACCÈS À LA TERRE –Pour Moussa Doumbia, c’est grâce à l’implication des femmes dans l’agriculture qu’il y a, dans ce village, l’autosuffisance alimentaire. « Pas besoin pour les villageois d’acheter des céréales ailleurs car, nous avons tout ce qu’il nous faut ici grâce à nos femmes », indique notre interlocuteur qui estime que les femmes rurales doivent être, vraiment, soutenues dans leurs activités car, elles rencontrent beaucoup de difficultés.   Parlant des difficultés, beaucoup de ces femmes évoquent la problématique de l’écoulement des produits agricoles. En effet, elles éprouvent des difficultés à vendre et à acheminer leurs produits agricoles sur d’autres marchés ou vers les grands centres de consommation. Les moyens de transport sont limités et la voie d’accès aux différents marchés est impraticable. Toutes les femmes rurales, en général, et celles de Mafélé, en particulier, sont confrontées à cette difficulté de vente de leurs produits agricoles qu’elles acquièrent à la sueur de leur front.   Elles font, également, face à d’autres contraintes, notamment l’accès à la terre. En effet, en milieu rural, les femmes sont, rarement, propriétaires de terre et quand elles le sont, leur parcelle de culture est plus petite et moins fertile que celle des hommes. En raison, surtout, de préjugés traditionnels qui freinent l’éclosion de l’autonomie financière de la femme de ménage. A cela, s’ajoute le manque d’encadrement agricole, la non maitrise des techniques agricoles adaptées.   Tous ces goulots d’étranglement amenuisent les bénéfices de ces battantes qui ne manquent, pourtant, pas de courage et d’abnégation. Malgré leur détermination, elles peinent, pour leur grande majorité, à assurer la plénitude de leur autonomie économique. Ces « Nyeleni » (battantes, courageuses) vivent en marge de la prospérité espérée, si elles ne côtoient pas la misère, malgré leur dévouement à la recherche du pain quotidien pour leur famille. AMK/MD (AMAP)

Bandiagara : L’ONG Harmonie du développement au Sahel lance le Projet résilience et sécurité alimentaire

Bandiagara, 06 novembre (AMAP) LeProjet Resilience et Sécurité alimentaire dans les Régions de Mopti et Tombouctou, financé par la coopération allemande (BMZ)à plus de 393 millions de Fcfa,à travers BORDA, une ONG allemande, a été lancé, récemment, à Bandiagara, sous la présidence du sous-préfet central, Abdoulaye Traoré, en présence des maires des communes bénéficiaires, les chefs de village, les services techniques et les ONG partenaires. L’objectif du projet est derenforcer la résilience et contribuer à la sécurité alimentaire des populations et des coopératives locales dans le Nord du Mali. Il est articulé autour de 4 composantes, à savoir la composante Sécurité alimentaire et services de base, la composante (Ré) aménagement des infrastructures de production et de restauration de sols, la composante Education et formation des communautés et des producteurs touchés et la composante Développement de la société civile et des structures sociales des collectivités. Il est mis en oeuvre par l’ONG Harmonie du Développement au Sahel (HDS), pour une durée de 4 ans (2019-2023) dans 14 communes du Cercle de Bandiagara (Dandoli, Dourou, Barasara, Soroly, Sangha, Bandiagara, Doucombo, Pelou, Muetoumo, Kendé, Kendié, Dogani-Bèrè, Ondougou et Wadouba). Le suivi est assuré par le  réseau RLD. Pour le directeur de l’ONG HDS, Korka Lougué,  le projet permettra d’aider les populations à surmonter les difficultés auxquelles elles sont confrontées. Pour cela, il a sollicité l’accompagnement de tous pour sa réussite. La représentante de BORDA, Mme Bintou Traoré, a remercié les autorités et l’ensemble des acteurs du cercle. Dans son discours de lancement, le sous-préfet a remercié les responsables de la mise en oeuvre du projet et leur a donné l’assurance de l’accompagnement de l’Administration. Il a, aussi, invité les populations à s’impliquer pour que les actions qui seront menées sur le terrain leur soient bénéfiques. L’occasion était opportune pour le directeur de HDS de faire une présentation succinte du projet et le representant du service du développement social, Bourema Kodio, de présenter la situation des déplacés et des sociétés coopératives. Ces présentations ont permis aux participants de poser des questions de compréhension. Le projet intervient dans un contexte de crise sécuritaire, de conflits violents et de propagation d’une économie violente ainsi que d’insécurité alimentaire et de crises provoquées par des phénomènes météorologiques extrêmes résultant du changement climatique qui se renforcent mutuellement. Les conséquences de cette situation sont la faim, le chômage, la pauvreté et la rareté des ressources naturelles continuent d’alimenter les conflits violents, et l’État et ses organes de sécurité n’existent plus dans des zones rurales. La détérioration de la situation sécuritaire dans ces zones rurales, depuis 2015, s’est accentuée en 2019. Les attaques contre la population civile ont, aussi, augmenté localement. Le nombre de personnes déplacées a doublé depuis le début de l’année. Selon le rapport du Haut commisariat aux refugiés (HCR) du 17 janvier 2019, les Régions de Mopti et Tombouctou abritent 60% des personnes déplacées et rapatriées du pays. C’est dans ce contexte que BORDA a établi des relations de travail avec les ONG locales ADAZ et HDSet les a consolidées, grâce à des projets communs. OG/MD (AMAP)

Education : Bientôt un nouveau projet dans les Régions de Mopti et du Nord

Bamako, 06 novembre (AMAP) Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, a reçu, mardi, en audience, la responsable pays de la Fondation Dubaï Cares au Mali, Sinda Ouertani, accompagnée de ses collaborateurs,  a constaté l’AMAP. La représentante de cette organisation caritative a, à sa sortie d’audience, révélé avoir échangé avec le chef du gouvernement sur l’intention de sa structure de soutenir l’éducation des enfants du Mali, notamment dans la Région de Mopti et dans les régions du Nord. « Car, des écoles ont été fermées au niveau de ces régions-là, privant ainsi des milliers d’enfants d’éducation », a-t-elle justifié. « Aujourd’hui, on évalue le nombre de ces enfants à 285.000. On essaie de voir comment remédier à cela et accroître l’accès à une éducation de qualité, tout en renforçant la gouvernance des structures locales », a précisé Sinda Ouertani. Rappelons que la Fondation Dubaï Cares a mené des activités au Mali entre 2012 et 2014. Elle a, durant cette période, financé un grand projet de réalisation de points d’eau et d’infrastructures d’hygiène dans des écoles. « Depuis, la Fondation Dubaï Cares avait quitté le pays », a rappelé sa représentante, sans en expliquer les raisons. L’organisation caritative a signé son retour avec le lancement, récemment, « d’un tout nouveau projet d’alphabétisation financière et sociale pour les adolescents dans le cadre d’un projet international ». Le projet d’éducation des enfants des régions de Mopti et du Nord, qu’elle espère lancer d’ici fin 2019, complète donc son retour au Mali. CMT/MD (AMAP)  

DDR accéléré : 324 soldats prêts à servir

Ségou, 06 novembre (AMAP) Trois cent vingt-quatre éléments, qui ont suivi la formation accélérée correspondant à leurs catégories dont 15 officiers formés à l’EMIA de Koulikoro, 80 sous-officiers à l’ESO de Banancoro et 229 militaires du rang à Tiby, sont prêts à servir, à l’issue de la formation de la 2è vague des éléments issus du désarmement, démobilisation et réinsertion accéléré (DDR), dans le cadre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.   Le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, représentant son collègue en charge de la Défense et des Anciens combattants, a présidé, vendredi dernier, au Centre d’instruction de Bafo (Ségou), la cérémonie de fin de formation, en présence du chef d’état-major de l’armée de terre, le général de brigade Kéba Sangaré, du représentant du chef d’état-major général des armées, Moustapha Drabo, du président de la Commission nationale du désarmement, démobilisation et réinsertion (CNDDR), Zahabi Ould Sidi Mohamed, des ambassadeurs accrédités dans notre pays et de plusieurs autres hauts gradés de l’Armée.   Selon le chef d’état-major de l’Armée de terre, l’Accord pour la paix et la réconciliation traite, dans son titre 3, des questions ayant trait à la défense et à la sécurité, notamment le cantonnement, l’intégration et le processus de démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR). En somme, la démarche cohérente pour l’unicité des Forces armées et de sécurité du Mali, relevant organiquement et hiérarchiquement de l’autorité de l’Etat.   Le général de brigade Kéba Sangaré a précisé que le programme d’instruction élaboré pour chaque catégorie était bien adapté au contexte spécifique de l’heure et a été dispensé en systèmes modulaires. Cela a permis d’atteindre le résultat escompté à travers à travers les efforts louables des différents encadrements.   S’adressant aux nouveaux membres des FAMa, il a fait savoir qu’ils doivent, toujours, garder à l’esprit que le drapeau national, emblème de la Patrie est, d’abord, le symbole de notre Nation. A ce propos, le général de brigade Kéba Sangaré a dit que les éléments issus du DDR accéléré doivent servir la patrie avec honneur, loyauté et fidélité, participer, en tout temps et en toutes circonstances, à la défense de l’intégrité du territoire national et protéger les populations civiles et leurs biens. Et d’ajouter que les connaissances acquises, pendant cette formation, permettront à chacun de tenir une fonction au sein d’une unité de combat.   Le chef d’état-major de l’Armée de terre a poursuivi qu’en acceptant de venir dans l’Armée, les nouvelles recrues n’ont pas choisi la facilité, car, le métier des armes et l’état de militaire exigent d’eux, en tout temps et lieu, la discipline, la loyauté et l’esprit de sacrifice.   Le général de brigade Kéba Sangaré a adressé une mention particulière aux commissions DDR et de réintégration « pour leurs efforts multiformes ayant conduit à ce jour mémorable, et le retour dans le giron de la République de ce millier d’ex combattants épris de paix ».   Animé d’un sentiment de réconfort et de fierté, le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, a déclaré que cette cérémonie est la preuve que l’Accord et le processus de sécurisation avancent. Saisissant l’occasion, il a affirmé que ces éléments constituent les premières unités de l’armée reconstituée, afin de faire face au vide sécuritaire en l’occurrence dans les Régions du Nord, tout en indiquant que l’étape prochaine concerne le profilage des détenteurs d’armes pour voir qui respecte les critères afin de faire face aux enjeux sécuritaires.   Pour le président de la Commission nationale du désarmement, démobilisation et réinsertion, la fin de formation de 324 éléments marque un pas décisif dans l’unicité des FAMaetdans le processus de paix. Zahabi Ould Sidi Mohamed a souligné que le gouvernement est résolument engagé et respecte ses engagements pour un Mali en paix.   La remise des attestations et la parade militaire ont marqué la fin de la cérémonie. MS/MD (AMAP)

Niono : Tenue d’un forum sur la paix et la réconciliation nationale

Niono 05 novembre (AMAP) Un forum sur le thème : « les jeunes et les femmes s’engagent pour la paix et la réconciliation dans le Cercle » de Niono s’est tenu, la semaine dernière, dans la salle de conférence du Cercle, a constaté l’AMAP. Ce forum, sous la présidence du sous-préfet central, Mme Diassana Fatou Daou, assurant l’intérim du préfet et en présence du représentant du ministère de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, des représentants de l’équipe régionale d’appui à la réconciliation de Ségou et des participants venus des 12 communes du cercle, avait pour but d’amener les différentes communautés et, particulièrement, les jeunes et les femmes des Communes du cercle de Niono, autour d’une même table de dialogue sur des facteurs de blocage du processus de réconciliation. L’ouverture des travaux a été marquée par des interventions dont celle du chef du village et du maire de la commune urbaine de Niono, du représentant du ministère de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale qui a déclaré que, depuis 2013, le Mali s’est engagé dans un processus de réconciliation qui s’est soldé, les 15 et 20 juin 2015, par la signature, à Bamako, de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Il a ajouté qu’en 2018, en vue de soutenir les efforts du gouvernement, un consortium d’organisations du système des Nations Unies (UNESCO, UNICEF, OIM) a initié, en collaboration, avec des départements ministériels le projet PBF, « les jeunes acteurs pour la paix et la réconciliation », dont l’objectif est d’accélérer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, à travers, entre autres, la promotion de la culture de la paix, l’opérationnalisation des équipes régionales d’appui à la réconciliation, avec l’appui et l’engagement des jeunes et des femmes dans le processus de paix et de la réconciliation nationale. « La réalisation de ce forum rentre dans ce cadre », a dit le représentant du ministre. De son côté, le sous-préfet central assurant l’intérim du préfet a dit que cette journée est celle « de grande écoute, de partage, de réflexion et de fraternité afin de dissiper les malentendus, les incompréhensions pour une paix durable et un bon vivre ensemble ». Après, l’animateur du forum, Seydou Yalcouyé, a présenté le thème « jeunes et femmes s’engagent pour la paix et la réconciliation ». Cette présentation a été suivie de débats et de recommandations, entre autres, la mise en place ou la redynamisation des comités de paix, l’organisation des rencontres intercommunautaires et intracommunautaires, la sensibilisation des jeunes et des femmes sur les dangers de leur enrôlement du coté des ennemis de la paix. Des recommandations ont porté, aussi, sur l’appui aux jeunes et aux femmes pour mener des activités génératrices de revenu et les initiatives de paix et réconciliation, leur formation sur leurs rôle et responsabilités dans le cadre de l’instauration la paix et de la cohésion sociale. Le forum s’est achevé avec la mise en place d’un comité de suivi des recommandations. MS/MD (AMAP)

Diéma : Des produits périmés retirés de la circulation

Diéma, 05 novembre (AMAP) Le service local du commerce, de la consommation et de la concurrence de Diéma a procédé, récemment, à la saisie, dans des boutiques et magasins de la ville, d’une importante quantité de produits périmés, impropres à la consommation, dans le cadre de sa mission de préservation de la santé des consommateurs, a constaté l’AMAP. Ces produits sont composés, entre autres, de lait, de biscuits, de boissons gazeuses sucrées, d’huile, de bonbons, de chocolat et une multitude de médicaments de contrebande, appelés ‘Pharmacie par terre’. Le  chef du service local du commerce, de la consommation et de la concurrence, Moussa Sissoko, en a profité pour lancer à l’endroit des populations, un appel afin de l’aider à retirer tous les produits périmés sur l’étendue du Cercle de Diéma, « pour éviter des cas d’intoxication alimentaire ». Le maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Sissako, a salué cette opération de répression, entreprise par le service local du commerce, de la consommation et de la concurrence, pour débarrasser le secteur du commerce, des produits périmés, impropres à la consommation, qui nuisent, dangereusement, à la santé des populations. Il a assuré du « soutien incontesté et incontestable de l’ensemble des autorités communales » pour atteindre l’objectif de ces actions. A la fin des opérations de saisie, les produits  périmés collectés et stockés, seront détruits au vu et au su de tous,  autorités administratives,  services techniques,  élus,  commerçants et  consommateurs. OB/MD (AMAP)

Koulikoro : Lancement de la campagne de sensibilisation sur l’entreprenariat en milieu scolaire et universitaire

Koulikoro, 05 novembre (AMAP) Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Jean Claude Sidibé, a présidé, la semaine dernière, à l’IPR/IFRA de Katibougou, à Koulikoro, le lancement des sessions d’information et de sensibilisation sur l’entreprenariat en milieu scolaire et universitaire, a constaté l’AMAP. Ce lancement, selon le ministre Jean Claude Sidibé, revêt une signification profonde, car elle traduit la volonté de son département à ne pas ménager ses efforts pour faciliter l’insertion des jeunes dans l’emploi indépendant. Cela, à travers l’information et la sensibilisation sur l’entreprenariat des jeunes diplômés ou non. Ainsi, dans les jours à venir, des dizaines de sessions de sensibilisation et d’information seront-elles organisées, à travers le pays, notamment dans les chefs-lieux de Régions et dans certains Cercles. Il en sera de même dans plusieurs espaces scolaires et universitaires afin de toucher le maximum de jeunes. « Une grande médiatisation, aussi, se fera autour de ces sessions, notamment avec les radios partenaires de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APJ) », a expliqué le ministre Jean Claude Sidibé. Organisées, régulièrement, par l’APEJ, depuis une quinzaine d’années, ces sessions de sensibilisation sur l’entreprenariat visent à développer chez les jeunes élèves et étudiants la culture entrepreneuriale. Ces sessions se justifient si l’on sait que les micros petites et moyennes entreprises font partie des principaux mécanismes de création d’emplois et que la population devant assurer le développement de ces entreprises est constituée de jeunes. Elles permettront aux jeunes de s’approprier les avantages de l’entreprenariat, de connaitre les contours de la culture entrepreneuriale, d’identifier les secteurs porteurs au Mali entre autres. Le gouverneur de la région de Koulikoro, le général Débérékoua Soara, le directeur général de l’APEJ, Yaya Daou, le directeur général de l’IPR/IFRA, Lassine Soumano des chefs de services régionaux et locaux, la société civile et de nombreux étudiants ont assisté à ce lancement qui a été marqué par une présentation sur l’APEJ et une conférence sur l’entreprenariat jeunes. AM/MD (AMAP)