Région de Mopti : Barkhane neutralise plusieurs terroristes au cours de différentes opérations

Bamako, 10 janvier (AMAP) Un assaut héliporté a permis aux commandons de Barkhane, appuyés par une patrouille de Tigre et de Gazelle, de mettre hors de combat six terroristes, le 30 décembre, dans la Région de Mopti, annonce le ministère des Armées françaises sur son site. Dans le même temps, trois individus armés qui s’exfiltraient de la zone ont été neutralisés par un drone Reaper, poursuit la même source qui ajoute que cette nouvelle opération menée, après le repérage d’un rassemblement de plusieurs terroristes, intervient dans la continuité des opérations menées dans la nuit du 20 au 21 décembre 2019. Selon la même source, dans la nuit du 4 au 5 janvier, une frappe de Mirage 2000 suivie d’un assaut héliporté, a permis de neutraliser, sur un site d’entraînement des groupes armés terroristes, une dizaine de combattants et de détruire une quinzaine de motos dans la zone de Serma. Elle annonce, également que, dans la nuit du 4 au 5 janvier, une frappe de Mirage 2000 suivie d’un assaut héliporté, a permis de neutraliser, sur un site d’entraînement des groupes armées terroristes, une dizaine de combattants, et de détruire une quinzaine de motos dans la zone de Serma « De l’armement et du matériel ont été saisis au cours de ces opérations, qui portent des coups sévères aux «katibas» du Centre du Mali et limitent leurs capacités de nuisance et leur sentiment d’impunité », indique la source. Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle regroupe environ 4 500 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes. MD (AMAP)

Mopti : Rencontre du comité régional de gestion de la crise au centre

Mopti, 9 janvier (AMAP) Le Gouverneur de région, le Général de brigade Abdoulaye Cissé a présidé mercredi à Mopti,  une réunion du comité de gestion de la crise au centre élargie aux représentants des forces vives des  cercles de Bandiagara, Bankass et Koro, a constaté l’AMAP. C’était en présence des préfets, des présidents de conseil de cercle et une forte délégation de la MINUSMA conduite par le Général Sadou Maïga, commandant du secteur centre-Minusma. Il s’agissait pour les différents acteurs d’échanger directement afin de trouver des réponses urgentes, consensuelles à mettre en œuvre pour ramener la paix et la quiétude, suite aux manifestations des populations des localités suscitées pour réclamer le départ des forces onusiennes à cause de la recrudescence des attaques meurtrières. A ce sujet, les conseils locaux de la jeunesse de Bandiagara et de Bankass avaient adressé une correspondance aux autorités locales et posté le document sur les réseaux sociaux pour décrier le comportement passif des casques bleus face aux attaques, viols et enlèvements dans leurs zones. Ainsi, plus d’une semaine, dans ces localités en proie à l’insécurité les patrouilles de la MINUSMA ne peuvent plus sortir. Le Chef de l’exécutif régional a déclaré que permettre à la MINUSMA de reprendre toutes ses activités de sécurisation des biens et des personnes en lien avec les FAMa est une nécessité urgente qui nous interpelle. « Il n’est plus besoin de rappeler que la MINUSMA est à nos côtés aujourd’hui, parce que le pays a besoin d’elle et les plus hautes autorités ne cessent de le dire. Les besoins du pays sont énormes, les moyens limités, il nous faut aider la MINUSMA et les autres forces amies à accomplir leurs missions d’appui à la stabilisation de notre région »  a-t-il souligné avant d’inviter les populations à la retenue et à la sagesse afin que la région puisse retrouver sa quiétude. Les participants ont formulé entre autres recommandations,  l’augmentation des effectifs, leurs redéploiements sur le terrain avec la création de postes permanents à des points stratégiques notamment sur la route du poisson ; la réinstallation des postes de sécurité de Yoro et Baye ; la création de postes à Batouma et Kiro qui sont les verrous pour la stabilisation du pays Dogon. Le commandant du secteur centre de la MINUSMA, le général Sadou Maïga a apporté un démenti des allégations à l’endroit des éléments de sa structure avant de faire une présentation des missions de la MINUSMA qui se résume globalement à l’accompagnement du Mali pour sa stabilisation. Après les explications, les présidents des conseils locaux de la jeunesse, Amadou Lougué de Bandiagara, Mamoudou Guindo de Bankass et Aboye Djimdé de Koro se sont réjouis de la tenue de cette rencontre qui a permis de les édifier sur les missions de la MINUSMA. DC/KM (AMAP)

Koro: Les jeunes organisent un sit-in pour réclamer plus de sécurité

Koro, 9 janvier (AMAP) L’association des jeunes ressortissants du Domno (AJRD0) a organisé mercredi au centre ville de Koro un sit –in pour réclamer plus de sécurité dans le Cercle, a constaté l’AMAP. Les organisateurs ont souligné que le but de leur action est d’attirer l’attention des plus hautes autorités du pays sur la dégradation de la situation sécuritaire dans leur localité et dans tout le pays dogon . Les banderoles et les pancartes portaient, entre autres  mentions : « retour des Famas à Yoro », «Non à l’inertie », « je suis un déplacé, je souffre, j’ai droit à l’assistance », « sécurisation des axes routiers Koro-Dinangourou, Koro- Mopti ». Le président de l’AJRDO, H. Aya a déclaré que «  si rien n’est fait dans les jours à venir, c’est l’existence même de la commune qui sera menacée ». Le Domno est une aire géographique située à l’est du cercle de Koro et qui regroupe les communes de Yoro, Dinangourou et une partie de la commune de Dioungani. Depuis le retrait des Fama positionnés à Yoro pour des raisons opérationnelles en décembre 2019, la commune a fait l’objet de plusieurs attaques d’hommes armées non identifiés, causant de nombreux morts, des déplacés et d’importants dégâts matériels. Sur les 11 villages et hameaux qui composent la commune de Yoro, seulement les habitants de deux villages sont restés sur place à ce jour malgré l’insécurité grandissante. MN/KM (AMAP)

Pénurie de gaz butane : Le charbon fait feu de tout bois

Par Babba B. COULIBALY Bamako, 08 janvier (AMAP) Depuis plusieurs semaines, à Bamako, le gaz butane joue la star. Il faut débourser le double, voire le triple du prix subventionné (3.500 Fcfa) pour s’offrir la bouteille de 6 kg. Les usagers se tournent vers le charbon de bois, dont les prix prennent aussi l’ascenseur. Mais les vendeurs réfutent toute relation de cause à effet. Nous sommes en pleine pénurie de gaz butane. Ce combustible non pollueur est devenu au fil du temps un compagnon indispensable des ménages de la capitale malienne. Il se substitue même, souvent, au charbon de bois, de moins en moins, utilisé par une classe moyenne. Cette rupture suivie d’une augmentation du prix d’un tel produit a poussé les ménages à se tourner vers le charbon de bois, On peut en imaginer dont les dommages sur l’environnement qui restent à évaluer. Aux points de vente du charbon de bois, à travers la ville de Bamako, la situation est à la surenchère. N’Golo Diarra est vendeur grossiste de charbon depuis près de 25 ans au marché de Lafiabougou. Habits et visage colorés noircis au contact du charbon, il est catégorique : « Le manque de gaz butane n’a pas eu d’impact sur le prix du charbon ». Pour lui, la flambée, ces derniers temps, du prix du charbon est périodique. « En ce sens, argumente-t-il, que l’accès aux sites de production du charbon est très difficile pour les véhicules pendant la saison des pluies ». S’y ajoute le froid qui empêche les producteurs de couper suffisamment d’arbres. Créant, ainsi, une situation où l’offre est inférieure à la demande. « C’est ce qui a entraîné l’augmentation du prix du charbon », tente de convaincre N’Golo Diarra dont le dépôt était pris d’assaut par des clients. A l’en croire, les prix pourraient baisser après la saison froide. Car, la production du charbon est moins onéreuse et moins pénible en saison sèche. « C’est pourquoi nous cassons les prix pendant la saison de sèche », explique celui qui cède le sac de charbon à 5.000 Fcfa, précisant que le prix varie d’un point de vente à un autre et en fonction des localités de provenance. La Région de Sikasso apparaît comme un centre de production par excellence du charbon de bois. En témoigne la disparition accélérée et inquiétante des forêts qui ceinturent la région frontalière de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. A preuve, toutes les deux semaines, Madou Sonta décharge des centaines de sacs de charbon transportés par des véhicules en provenance de Sikasso. Ce fournisseur, âgé d’une cinquantaine, est installé au marché de Ouolofobougou. Par jour, Madou Sonta peut écouler plus d’une cinquantaine de sacs de charbon. « Le manque de gaz butane, renchérit-il, n’a pas provoqué une augmentation de prix du sac de charbon. Il a, par contre, entraîné un soudain afflux de la clientèle », reconnaît M. Sonta. « Bien avant la crise du gaz, on vendait le sac aux détaillants à 4.500 Fcfa », rappelle-t-il, ajoutant que le charbon qu’il vend provient de Kolondièba. Si les marchands de charbon réfutent tout lien entre la hausse du prix et la pénurie de gaz butane, ils confirment tous que cette crise a gonflé leur clientèle. « La crise du gaz, nous arrange en quelque sorte car, par jour, je vends plus de 50 sacs. Et les sacs que vous voyez seront écoulés avant la fin de la journée », sourit Madou Sonta, en pointant le stock du doigt. Contrairement à son voisin Madou Sonta, Salif Doumbia a, lui, cassé ses prix. « Le prix dépend de la provenance. Je cède le sac à 3.500 Fcfa voire 3.750 Fcf », assuré M. Doumbia, qui venait de vendre une dizaine de sacs à Mme Diarra. Le charbon dont il fait commerce provient de Siby, localité située à quelques dizaines de kilomètres de la capitale. La pénurie de gaz semble être une aubaine pour des livreurs de charbon. Saisissant l’opportunité, ils se sont transformés en revendeurs ambulants de charbon de bois. Tel est le cas du jeune Boua Théra. Rencontré au niveau du marché de Fassambougou, en Commune II, il explique : « Maintenant, le commerce de charbon est très florissant. Comme la plupart de mes camarades, j’ai choisi cette option, c’est plus rentable que la livraison que je faisais. Sur chaque sac, je fais un profit de 500 Fcfa ». Conséquence ?  Les ménagères, elles, se plaignent de la hausse du prix de combustible. « Le sac de charbon est intouchable. Le gaz butane est introuvable. C’est vraiment difficile pour nous », peste Aïssata Diallo. La bonne dame venait d’acheter quelques sachets de charbon. BBC/MD (AMAP)

Niono : Le lycée public observe la grève et une suspension d’activité à la suite de l’attaque de la prison

Niono, 08 janvier (AMAP) Le lycée public de Niono observe une suspension de travail suite au mouvement des syndicats signataires du 15 octobre 2016 auquel s’est greffée une suspension du travail, en raison de l’insécurité qui prévaut dans cet établissement, mitoyen de la prison récemment attaquée par des individus armés non identifiés. A l’image de leurs collègues des autres lycées membres des syndicats grévistes, les professeurs du lycée public « sont en grève mais assurent le service minimum », a confié le proviseur Anse hé Arama. Le secrétaire général du Syndicat des enseignants du secondaire (SYNESEC) du lycée, Passani Diassana, indique que la grève des professeurs s’est greffée à cette situation d’insécurité. Dans une lettre adressée aux autorités administratives et politiques locales et régionales, les deux syndicats (SYNESEC, SYPESCO) signalent que c’est la deuxième fois, à l’issue de l’attaque de la Maison centrale d’arrêt contigüe au lycée public, que les assaillants investissent l’enceinte de l’établissement, « confinant le gardien et sa famille, fort heureusement, pour l’instant, en absence des professeurs et des élèves ». Selon les syndicats, les impacts de balles sur la maison du gardien témoignent de la violence de la dernière attaque. « En conséquence, nous nous réservons le droit de suspendre toutes les activités pédagogiques au lycée public de Niono pour préserver nos vies et celles des apprenants », ajoutent-ils. Interrogé sur cette suspension de travail, le proviseur dit ne pas en être informé, n’ayant pas reçu de correspondance, en tout cas, au moment où nous passions. Par contre, le 2ème vice président du Conseil de cercle, Moussa Traoré, a affirmé avoir reçu une correspondance, en date du 7 Janvier, lui notifiant la suspension de travail des syndicats. Il a déploré cet arrêt de travail avant d’ajouter que les syndicalistes n’ont pas donné le temps aux autorités de gérer cette situation. Selon M. Traoré, « seule la concertation peut aider à trouver une solution à ce problème ». MS/MD (AMAP)

Kayes : Lancement de l’introduction de la 2ème dose de vaccin contre la rougeole

Kayes, 8 janvier (AMAP) Le lancement de l’introduction de la 2ème dose du vaccin contre la rougeole a été présidé mardi à Kayes, par le Conseiller aux Affaires économiques du Gouverneur de région, Adama Assagaidou Maïga, a constaté l’AMAP. La tranche d’âge d’administration de cette seconde dose est de 15 à 23 mois avec   l’intervalle minimal d’un mois entre les 2 doses. L’objectif de cette couverture vaccinale est d’atteindre au moins 95% pour chaque dose (première et deuxième) et la VAR2 contribuera à renforcer l’immunité chez les enfants qui la recevront et qui bénéficieront d’une visite de suivi au cours de leur deuxième année de vie. Cette campagne vise également à intégrer d’autres interventions de santé comme le suivi de la croissance, le déparasitage, la supplémentation en vitamine A, et à réduire le nombre de sujets susceptibles de faire la rougeole d’où la réduction de la transmission de la maladie chez la population. Le représentant du Chef de l’exécutif régional a déclaré  que la cérémonie s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan régional de communication et de mobilisation sociale sur l’introduction de la 2è dose du vaccin anti-rougeoleux dans le PEV (Programme élargi de vaccination) de routine. « Les maladies évitables par la vaccination demeurent un problème majeur de santé publique dans plusieurs pays en développement, dont le Mali. Le pays connaît régulièrement des épidémies dues à certaines maladies infectieuses telles que la rougeole. Depuis 2001, la rougeole fait partie d’une initiative mondiale dont les efforts ont permis une réduction du nombre de cas annuel », a conclu Adama Assagaidou Maiga. Au cours des dix dernières années, le Mali a connu des épidémies de rougeole dont les plus remarquables étaient celles de 2009 et 2010 qui avaient respectivement occasionné 2 936 cas confirmés par le labo dont 13 décès et 1 715 cas dont trois décès et en 2018, notre pays a enregistré 440 cas confirmés de rougeole dont 3 décès. La cérémonie s’est déroulée en présence du représentant du chef de bureau de Zone UNICEF Kayes, Abdoulaye Konaté, des responsables des services techniques et des représentants de la société civile. BMS/KM (AMAP)

Enlèvement du chef de village de Gossi, dans le Nord du Mali

Bamako, 07 janvier (AMAP) Le chef de village de Gossi, dans le Nord du Mali, Mohamed Maïga dit Congo, a été enlevé, lundi soir, chez lui, par des hommes armés, à bord d’un véhicule de type 4×4 escorté par des motos, a appris l’AMAP de source locale. Les assaillants sont arrivés 23 h. Ils ont abattu un pan du mur d’enceinte de la maison qui est bien clôturée et munie de portails très lourds. Les ravisseurs, venus en voiture, savaient que le vieil homme d’environ 75 ans, qui souffre d’arthrose, aurait pu difficilement supporter un long voyage à motos. Cet enlèvement est le quatrième après celui du chef de fraction, Abouguene, le marabout Abdourahmane, tous deux relâchés, après une semaine de séquestration, et l’éleveur Daouda ag Nock, donné pour mort parce qu’il aurait refusé de coopérer avec ses ravisseurs. Une dizaine de troupeaux ont été enlevés dont le dernier mardi dernier. Tout propriétaire d’animaux qui veut récupérer ses bêtes doit payer 50.000 Fcfa Notons qu’à Gossi, il y a un détachement des Forces armées maliennes (FAMa) et un camp de l’opération française Barkhane. MD (AMAP)

Du poulet avarié intercepté à Kouremalé, à la frontière guinéenne 

Bamako, 07 janvier (AMAP) Les douaniers de Kourémalé ont saisi, très tôt, lundi matin, un véhicule de type 4×4 contenant 45 cartons de viande de poulets en état de putréfaction avancé, a appris l’AMAP de source proche de la douane. Sur la base d’une information fiable, les agents des douanes se sont lancés à la recherche du véhicule qui sera immobilisé, à 1h 45 mn, à 35 km de Kourémalé, après une longue course-poursuite. Le véhicule, conduit par une personne handicapée de nationalité malienne, dégageait une puanteur insupportable, attirant la curiosité des douaniers Il contenait 45 cartons de 10 kg, soit 450 kg de pièces de poulets. Le délinquant avoue s’être approvisionné à Siguiri, côté guinéen à 70 km de la frontière. Après la saisie de cette viande avariée qui était destinée au marché malien, les responsables régionaux des douanes de Koulikoro ont inspecté le produit avant de féliciter les agents de Kourémalé qui saisissent, très souvent, des produits prohibés. Le chef de la division des services de brigade, le lieutenant-colonel Bourama Diakité, a indiqué que «la protection de la santé publique est une mission régalienne des services des douanes. « Ce produit qui vient d’être soustrait du marché alimentaire est vendu à 25.000 FCFA le carton. La cargaison complète pourrait être vendue à plus d’un million de Francs cfa », a-t-il dit. L’individu arrêté serait un récidiviste. Il y a deux semaines, il aura été arrêté par les douaniers en possession de foie avarié. Le 29 décembre dernier, il aurait été, également, appréhendé avec 41 cartons du même produit et du foie impropre  la consommation. « La douane n’est pas que fiscale », a insisté le chef de la division qui n’a pas manqué de féliciter les agents qui ont opéré cette saisie. AC/MD (AMAP)

Douanes : Saisie à Zégoua de 27 kg d’or d’une valeur de plus de 800 millions de Fcfa

Bamako, 07 janvier (AMAP) Les douanes maliennes ont saisi, dans la même soirée, dimanche, à la frontière ivoirienne, 17 kg et 10 kg, soit 27 kg d’or pur, pour une valeur cumulée de plus de 800 millions de Fcfa, indiquent des sources officielles. La valeur marchande de la première saisie est de 306 millions de Fcfa tandis que la seconde est évaluée à 508 millions Fcfa, ajoutent les mêmes sources qui rappellent que cette opération intervient après trois autres saisies d’orsur l’axe Bamako-Abidjan, dont deux par le bureau secondaire de Zégoua  Un bus transportant des passagers est arrivé à 2 heures du matin dans la cour du bureau secondaire de Zégoua. Les agents des douanes ont décidé de fouiller le véhicule en provenance d’Abidjan, en passant par Bouaké et dont la destination finale était Bamako. Les douaniers ont interrogé expressément le conducteur du car sur la nature des marchandises qu’il transporte. Celui-ci aurait déclaré ne rien transporter d’illégal et que ses passagers étaient respectueux de la réglementation douanière. Pas convaincus par cette déclaration, les douaniers, savent d’expérience que les cars de transport en commun sont, très souvent, empruntés par des individus mal intentionnés pour tromper la vigilance des services de contrôle. Ils ont noté qu’un passager du car était perturbé par leur présence. Il montrait des signes de panique dont quelques gouttes de sueur sur ses joues. Les agents ont soupçonné que ce passager cachait une marchandise prohibée. Dès les premiers échanges de l’interrogatoire, le voyageur est passé à table. Le chef du bureau des douanes a, ainsi, ordonné à ses agents de passer à la fouille corporelle à la recherche de la marchandise que l’individu disait transporter. L’agent des douanes a découvert sur le voyageur des objets durs et compacts. Deux ceintures tenaient des chaussettes en soie cousues pour la circonstance. A l’intérieur de chaque colis, se trouvaient des lingots d’or de 17 kg soigneusement emballés. Dans le même bus, un autre passager tremblait, aussi, de peur. Il promenait un regard inquiet dans tous les sens. A la fouille, il a été découvert, sous ses habits amples, des colis totalisant 10 kg d’or. Tous les deux trafiquants sont de nationalité ivoirienne.  On rappelle que les 4 dernières saisies d’or par les douanes pourraient atteindre une valeur marchande de plus d’un milliard de Francs Cfa AC/MD (AMAP)

Tominian: Inauguration d’une nouvelle chapelle à Yasso

Tominian, 7 janvier (AMAP) L’inauguration de la nouvelle chapelle de Yasso, dans le Cercle de Tomininan a été présidée dimanche, par Monseigneur Jonas Dembélé Evêque de Kayes, président de la Conférence Episcopale des Evêques du Mali, en présence du Préfet du cercle, Zoumana Norbert Dembélé, a constaté l’AMAP. Financé par la communauté catholique de Yasso et ses partenaires, l’édifice dont le coût est estimé à 95 millions de francs CFA, portant le nom de Sainte Therèse, mesure 30 de long et 25 mètres de large. Le cérémonial de consécration de la nouvelle chapelle, émaillé de chants de la chorale et de la lecture de certains chapitres de la Bible, a été dirigé par l’Evêque Monseigneur Jonas Dembélé. Monseigneur Jonas Dembélé qui a salué la présence des autorités administratives et coutumières et des anciens qui ont vu la création de la paroisse de Yasso, a invité les uns et les autres à plus d’amour mutuel conformément à la parole de Dieu. L’évêque qui a souhaité que « que chacun soit un instrument de paix » a formulé des vœux de paix et de bonheur pour le nouvel an, avant d’inviter les fidèles à plus de prière. Auparavant, une minute de silence a été observée par les invités en la mémoire de son excellence Monseigneur Jean Gabriel Diarra Evèque du Diocèse de San, décédé le 28 octobre 2019 à l’hôpital Mali Gavardo à Bamako. La cérémonie s’est déroulée en présence du maire de la commune rurale de Yasso, Cléophas Koné, du Curé de la paroisse, Abbé Bertin Koné, des Honorables députés Ange Mari Dakouo et Abdias Thera, des maires des différentes communes du cercle, des Prêtres et Soeurs du diocèse de San et autres invités de marque venus d’autres régions et du Burkina Faso. ST/KM (AMAP)