Le ministre de l’Administration territoriale prend contact avec les cadres de la 2è Région

Koulikoro 09 novembre (AMAP) Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Bah, a rencontré, cette semaine, l’ensemble des autorités administratives de la 2è Région, pour une prise de contact, a constaté l’AMAP Cette rencontre avec préfets, maires et sous-préfets du cercle de Koulikoro, responsables des Forces de défense et de sécurité, chefs de services régionaux, société civile et notabilités, s’est déroulé dans la salle de conférence du gouvernorat,  en présence du gouverneur de la Région de Koulikoro, le général Déberékoua Souara. « Je suis venu me rendre compte, sur place, de la situation administrative de la Région, féliciter les Forces de défense et de sécurité et leur apporter le soutien de l’Etat. Nous savons qu’elles sont sur pied de guerre, car la Région de Koulikoro fait frontière avec la forêt de Wagadou. Je voudrai, également, leur annoncer que,depuis l’attaque de Guiré et, récemment, celle de Ballé, l’Etat a envisagé de nouvelles dispositions sécuritaires parmi lesquelles l’appui de la garde par les FAMa », a soutenu le ministre. Bah a, également, félicité, au nom de l’Etat et en son nom, les élus et les chefs de villages pour tout ce qu’ils sont en train de déployer, au quotidien, comme efforts pour sécuriser les populations. Il s’est, particulièrement, réjoui du cas de Nyamina. « Récemment, à Nyamina, ce sont les populations, elles-mêmes, qui ont neutralisé ceux qui sont venus les terroriser. Cela dénote le sens élevé de la responsabilité des populations de la Région de Koulikoro, dans la prise en charge de leur sécurité et dans la collaboration avec les Forces de défense et de sécurité. Ce que nous encourageons et apprécions fortement car peut faire école dans les autres régions », a conclu le ministre. Dans son discours introductif le ministre a, surtout, insisté sur l’union sacrée des Maliens autour des Forces armées et de sécurité « car le Mali, a-t-il souligné, n’est pas en guerre seulement contre le terrorisme mais aussi contre l’absentéisme, l’indifférence et tout ce qui peut altérer le développement du pays ». La région de Koulikoro, a rappelé le gouverneur Débérékoua Souara, couvre une superficie de 90.120 km2 pour une population de 2.126.505 habitans. Elle compte sept cercles, trente neuf arrondissements, un conseil régional, sept conseils de cercles et cent huit communes dont trois urbaines (Koulikoro, Kati et Karan dans le cercle de Kangaba). Deux cercles ont été érigés en régions. Il s’agit de Dioila et de Nara. Dans le cadre de l’administration de ces différentes circonscriptions administratives, le gouverneur a assuré que les représentants de l’Etat sont tous présents à leurs postes respectifs, exceptés le cas des sous-préfets de Sébété, dans le cercle de Banamba, Guiré et Ballé dans le cercle de Nara. Avant de regagner Bamako, le ministre et sa délégation ont rendu une visite de courtoisie aux notabilités de Koulikoro. AM/MD (AMAP)

Régions de Ségou et Sikasso : Les comités d’éveil et d’alerte contre les VBG s’organisent

Ségou, 08 novembre (AMAP) La salle de conférence du village artisanal de Ségou abrite depuis, jeudi, l’atelier de conception des Termes de référence(TdR) pour la mise en place et le fonctionnement des comités d’éveil et d’alerte sur les Violences basées sur le genre (VBG) et les pratiques néfastes, dans le cadre du «Programme Spotlight Initiative Durant deux jours, les participants aborderont lors de cet atelier des modules dont les objectifs spécifiques sont, entre autres, de faire connaitre la composition et le système de mise en place des comités au niveau village et commune, d’identifier les rôles et responsabilités de ces derniers sur les VBG, d’élaborer et de partager les outils de collecte de données et de faire remonter des informations mensuelles, à travers une synergie d’actions permettant une meilleure prise en charge des survivants(es). Dans son intervention, le représentant du gouverneur de la Région de Ségou, Siné Dembélé,  qui a présidée l’ouverture des travaux,a fait savoir que le Mali vient de bénéficier du «Programme Spotlight Initiative», une œuvre conjointe de l’Union européenne (UE) et de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour éliminer toutes les formes de violence à l’égard des filles et des femmes. Siné Dembélé a souligné la pertinence du programme qui repose sur six piliers retenus pour atteindre les Objectifs du développement durable (ODD). Il a cité le cadre législatif et politique, le renforcement des institutions, la prévention et les normes sociales, la disponibilité des services essentiels et de la qualité ainsi que des données fiables et le renforcement du mouvement féminin. M. Dembélé a fait remarquer que les Mutilations génitales féminines (MGF) et le mariage des enfants demeurent deux pratiques profondément ancrées dans les us et coutumes et dont l’abandon fait l’objet de débats au sein de notre société.Saisissant l’occasion, le représentant du gouverneur de la Région de Ségou a rendu hommage aux acteurs et partenaires qui travaillent, inlassablement, pour une meilleure protection des droits des enfants, avant de remercier, particulièrement, l’UNICEF pour avoir appuyé la Direction régionale de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille de Ségou dans la mise en place de 82 comités de veille sur le mariage des enfants dans 82 communes des cercles de Bla, Ségou, Tominian, San et Barouéli durant l’année écoulée. De l’avis du représentant du gouverneur de Ségou, la mise en place d’un système d’alerte et d’éveil social sur toutes les formes de VBG ainsi que les pratiques néfastes, au niveau communautaire, contribuera, sans équivoque, à la prévention et la prise en charge holistique des cas de VBG et pratiques néfastes. Pour les directrices régionales de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille des régions de Ségou et Sikasso, Mme Haïdara Bernadette Keïta et Fatoumata Samaké, l’atelier est un cadre d’échange idéal pour aborder la problématique des VBG qui concerne aussi bien les hommes que les femmes en vue de disposer d’un canevas qui servira de guide pour les différents acteurs des zones ciblées par le «Programme Spotlight Initiative». Etaient aussi présents aux travaux la représentante de l’UNICEF, Aminata Dicko Sangaré, des représentants des maires des communes cibles, des coordinateurs des ONG et associations. MS/MD (AMAP)

Académie d’enseignement de Koulikoro : Le taux de scolarisation des enfants en hausse

Koulikoro 08 novembre (AMAP) « Le taux de scolarisation des enfants est en pleine croissance, suite aux efforts conjugués du département de l’Education et l’intervention, de plus en plus, d’ONG dans le secteur de la scolarisation des enfants et des filles, en particulier » a annoncé mercredi, Mme Dembélé Kadiatou Samaké, chargée de scolarisation des filles à l’Académie d’enseignement de Koulikoro dans la salle de conférence du gouvernorat. Au cours d’une conférence organisée par la direction régionale du développement social dans le cadre du Mois de la solidarité et présidée par le directeur de cabinet du gouverneur, Sékou Samaké en présence de plusieurs acteurs régionaux et d’un nombre impressionnant de femmes, . la conférencière a indiqué qu’au premier cycle de l’Académie de Koulikoro, on enregistre une amélioration  du taux d’accès des garçons et des filles. Au niveau des garçons, le taux est passé de 87,3% en 2015/2016 à 96,81% en 2016 /2017. Pendant la même période, celui des filles est passé de 64,3% à 74,18%. Au niveau du 2è cycle, sur la même période, le taux des garçons est passé de 59,29% à 75,37% et celui des filles de 34,47% est monté à 67,62%. Mme Dembélé a évoquée de nombreuses actions, des programmes et stratégies exécutés auprès des communautés pour faciliter l’accès et le maintien à l’école de tous les enfants du Mali. Au niveau de l’Académie de Koulikoro, pour illustrer, elle a cité, entre autres, le Programme d’appui à l’accès de tous les enfants à l’école au Mali (PECETEM), le programme d’appui à l’inclusion scolaire (PAIS) sur financement de l’Union européenne (UE), la stratégie « d’insertion directe » qui consiste à donner la chance aux enfants non scolarisés de rejoindre les classes et de leur faire bénéficier des cours de soutien ou de rattrapage. Une stratégie financée par l’UNICEF. Cependant Kadiatou Samake a reconnu que la scolarisation des filles pose, toujours, beaucoup de problèmes dans nos communautés, à cause du mariage précoce, des Violences basées sur le genre (VBG), de l’accessibilité géographique des écoles, du manque de responsabilité de certains parents, de la pauvreté, de l’ignorance, entre autres. Les débats ont suscité plusieurs questions parmi lesquelles les grossesses précoces, la gratuité de l’inscription à l’école publique, les mariages religieux, le châtiment corporel, les cantines scolaires. AM/MD (AMAP)     

Salon international de l’artisanat du Mali : Gagner la commande publique par la qualité de la production

Bamako, 08 novembre (AMAP) Le président Ibrahim Boubabacr Keita a inauguré, jeudi, en fin d’après-midi, la 2ème édition du Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA) où il a promis que des consignes seront données pourvu que les artisans soient au rendez-vous de la qualité dans l’exécution de la commande publiqu Le président malien a indiqué que les autorités ont eu raison d’ouvrir la commande publique à l’artisanat qui a sa belle place. «Puisque nous évoluons vers la centrale d’achat, pour qu’au niveau du gouvernement et des autres institutions de la République, nous harmonisions les achats », a insisté le président Keïta,ajoutant que le SIAMA permet de mettre en valeur le travail de nos artisans. «D’une édition à une autre, il y a une amélioration. Il y a certes quelques réajustements à faire mais, pour l’ensemble, il y a de la qualité », a déclaré à la presse le président Keïta, après une visite des stands, dans un hommage aux artisans maliens. Il a mis en exergue le leadership du président de l’Assemblé permanente des chambres de métier du Mali (APCMM), Mamadou Minkoro Traoré, et de la ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Mme Nina Walet Intallou. «Ils ont été bien inspirés d’inviter le Sénégal et le Burkina Faso afin d’échanger des expériences», a-t-il apprécié. Pour le président de la République, l’exemple du Sénégal, qui a mis en place un système de financement bancaire au profit des artisans, est à saluer. «Nous avons certes un peu de retard par rapport à nos voisins, mais dans ce domaine, nous ferons en sorte que notre artisanat puisse se remettre et contribuer comme il se doit au développement économique notre pays», a-t-il déclaré. Revenant de Gao où il s’était rendu au chevet des blessés de l’attaque du camp militaire d’Indelimane, de l’aéroport de Bamako-Sénou, Ibrahim Boubacar Keïta a rallié directement le site du SIAMA au Parc des expositions de Bamako. La cérémonie d’ouverture a débuté par une minute de silence à la mémoire  de tous les morts de la guerre contre le terroriste. La ministre de l’Artisanat du Tourisme a rendu hommage au président de la République et au Premier ministre pour leur appui dans l’organisation de ce salon. Mme Nina Walet Intallou a beaucoup insisté sur la qualité de la finition de nos produits artisanaux et du respect des normes en vue de satisfaire la clientèle aussi bien nationale qu’étrangère. Selon elle, l’un des grands challenges de l’artisanat malien demeure la finition. «Mon département continuera à ne ménager aucun effort en vue d’appuyer les artisans pour y parvenir », a-t-elle dit, tout en sollicitant du président de la République la construction d’un site idéal pour les éditions futures du SIAMA. Pour sa part, le président de l’APCMM a dit que le SIAMA permet de se faire une idée du savoir-faire des artisanes et des artisans de toutes les régions du Mali, avec la participation de tous les professionnels de trois groupes d’artisanat, que sont l’artisanat de production ou de transformation, l’artisanat de services et artisanat d’art. Par ailleurs, Mamadou Minkoro Traoré, a  indiqué qu’il est prévu lors de ce salon, l’organisation de différents prix pour récompenser, notamment le meilleur talent des femmes et des jeunes artisans. «Nous nous engageons à relever le défi de la commande publique. En effet, nous restons confiants quant à nos capacités de fournir des produits artisanaux de qualité à même de satisfaire les besoins de la consommation», a déclaré M. Traoré, avant de souhaiter que les différentes administrations publiques et les services parapublics renforcent leur confiance aux artisans. Le ministre sénégalais de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat, dont le pays est l’invité d’honneur, s’est dit fier du choix porté sur son pays. Pour lui, la tenue de ce salon est la preuve que le peuple malien reste debout. « C’est un éloge à la beauté et à la créativité » s’est-il exclamé. Le Mali renvoi ainsi un message de vie et de résistance. Il refuse le dicta du silence qu’impose la violence. Cette édition compte 9 pavillons, 500 stands climatisés, 84 stands bâtis et plus de 222 stands aménagés… L’objectif global est de créer un cadre de promotion des produits artisanaux maliens, stimuler la créativité et l’innovation chez les artisans, promouvoir l’émergence de jeunes talents, encourager la consommation de nos produits artisanaux. Le Salon enregistre, cette année, la participation des pays membres du Comité de coordination pour le développement et la promotion de l’artisanat africain (CODEPA), à savoir l’Algérie, le Benin, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, et le Togo. YD/MD (AMAP)

Kadiolo : Les cotonniers dressent le bilan de la campagne agricole

Kadiolo, 08 novembre (AMAP) Plus de 200 producteurs cotonniers, venus de toutes les communes du Cercle de Kadiolo, se sont réunis, mardi, à la Maison des jeunes de la ville, pour dresser le bilan de la campagne agricole de cette année, a constaté l’AMAP. Organisée par l’Union des syndicats de coopératives des producteurs de coton (USCPC), la rencontre d’information a, aussi, porté sur l’évolution de la campagne agricole, le point sur l’usine d’égrenage coton de Kadiolo, l’harmonisation des cooperatives, selon la loi OHADA (Organidsation pour l’harmonisation du droit des Affaires en Afrique) La rencontre a été dirigée par le président de l’USCPC, Yacouba Lamoussa Koné. Elle a été l’occasion pour les producteurs d’évoquer les grands problèmes rencontrés pendant cette campagne agricole. Parmi ces problèmes, il y a l’irrégularité de la pluviométrie en début de saison, le retard dans la mise en place des intrants, surtout l’engrais, l’insuffisance du complexe céréale etc. Un accent particulier a été mis sur le bon conditionnement du coton . L’usine d’égrenage a décelé la présence de graviers dans le coton. De tels actes affectent la qualité du cotton et constitue donc un manque à gagner pour le paysan. “Une qualité supérieure permettra aux producteurs d’obtenir une hausse du prix de l’or blanc (le coton)”, a dit le président de l’USCPC. Aujourd’hui, le coton se vend à 275 CFA le kilo. Toutes les coopératives ont été invitées à harmoniser leurs textes avec les dispositions de l’OHADA. NIO/MD (AMAP)

Le général de brigade Kéba Sangaré dans la Région centre

    Mopti, 08 novembre (AMAP) Le général de brigade, Kéba Sangaré, est arrivé, dimanche dernier, sur le théâtre de l’opération « Dambé » dans la Région centre, dans le cadre de la mise en oeuvre de l’instruction du président Ibrahim Boubacar Keita appelant à des mesures et dispositions adaptées à chaque situation, selon l’évolution de l’ennemi sur le terrain. « J’ai instruit des mesures fortes, notamment l’élaboration d’un nouveau concept opérationnel qui donne une part importante à l’offensive, au niveau de relèvement du commandement opérationnel sur le terrain et à l’amélioration des conditions d’engagement de nos hommes », a déclaré le président de la République, dans son adresse à la Nation, le 4 novembre, à la suite de l’attaque d’In Delimane Le général de brigade, Kéba Sangaré, rejoint le théâtre d’opération dans un contexte difficile marqué par une recrudescence des attaques terroristes. Il vient renforcer le poste de commandement opérationnel dans la prise de décisions, l’orientation et la mise en œuvre des actions de lutte contre les ennemis de la paix. Dès son arrivée à Sévaré, où il sera désormais basé, le général de brigade Sangaré a, aux pas de charge, rendu visite aux blessés des dernières attaques à l’hôpital Sominé Dolo et à l’infirmerie de la garnison de Sévaré. Il a, aussi, rencontré la hiérarchie de la 6èmerégion militaire. Avec l’urgence de la situation sur le terrain, il a, immédiatement, entamé une visite de terrain, jeudi matin, sur les sites de Boulkeyssi et Mondoro. Le général Kéba Sangaré mesure la portée de sa mission. Son arrivée pour appuyer le commandant du secteur militaire de Sévaré, le colonel major, Amara Doumbia, est bien apprécié par ses anciens collaborateurs à la retraite et les populations qui l’on connut pour la plupart lors de la reconquête de Tombouctou, en 2013. DC/MD (AMAP)

Gao : Le chef d’état-major de la Garde nationale au chevet des blessés

Gao, 8 novembre (AMAP)  Le commandant du théâtre des opérations du poste de commandement inter-armes-Est n°1 de Gao et chef d’état-major de la Garde nationale, le général de brigade Ouahoun Koné, a rendu visite, mercredi dernier aux blessés de l’attaque d’Indelimane, hospitalisés à l’infirmerie du camp 1 de Gao, a constaté l’AMAP. L’officier général qui s’est dit satisfait de la prise en charge des blessés et qui a  remercié   la Minusma, pour sa contribution de taille aux  malades, a déclaré qu’il est venu «apporter le soutien et la compassion de tout le peuple malien» et leur souhaiter prompt rétablissement ». Le général de brigade Ouahoun Koné a annoncé le renforcement et la réorganisation des dispositifs pour faire face à l’ennemi. «L’ennemi à des stratégies et nous aussi nous devons changer de stratégie pour arriver au bout de ce phénomène» a – t-il déclaré avant de préciser  que la lutte sera de longue haleine et par conséquent, «nous devons être armés de patience, du courage et d’être constants dans nos missions». Le commandant du théâtre des opérations a enfin révélé que les consignes qui ont été données portent sur  la vigilance qui doit être de mise dans toutes les opérations militaires avant d’inviter les militaires à plus de détermination à poursuivre leur mission. Le général a saisi l’occasion pour rappeler le rôle très important que la pomulation doit  jouer  en donnant  des renseignements aux militaires dans le cadre de leur mission de sécurisation et de protection des personnes et de leurs biens.  AT/KM (AMAP)

Koro vit au rythme d’un blocus imposé par des groupes terroristes

Koro, 07 novembre (AMAP)  Depuis plus de quatre jours, des groupes terroristes, très actifs dans le Cercle de Koro, ont imposé un blocus sur la ville, à partir de la frontière avec le Burkina Faso, a-t-on constaté sur place.   Après avoir dynamité un pont sur la Route nationale (RN) 15 entre le Burkina Faso et le Mali, précisément à coté de Bih, à seulement 25 km de Koro, les terroristes ont, d’abord, procédé à des détournements de véhicules de transport en commun, en obligeant les passagers à suivre des séances de prêches avant de préciser leurs intentions réelles.   Depuis lundi, ils font retourner tous les véhicules en provenance du Mali, en direction du Burkina Faso et ceux venant du Burkina Faso pour le Mali.  A partir du pont dynamité, ils ne laissent plus aucun véhicule passer et indiquent fermement aux chauffeurs de ne plus emprunter cette voie.   Cette situation, qui constitue un blocus, touche plusieurs secteurs vitaux de Koro et de la Région.  Les commerçants et les transporteurs sont les plus impactés par la situation mais, à coté, les vendeuses de fruits et légumes et les dépôts de vente de poissons de mer sont aussi affectés. C’est le Burkina Faso voisin qui approvisionne le marché de Koro en fruits et en légumes. La mesure impacte, négativement, le panier de la ménagère.   M.O, vendeuse de fruits et légumes au marché de Koro, indique que depuis plus de quinze ans qu’elle vend des fruits et légumes, elle n’a jamais connu une telle situation. « Nous sommes en rupture de stocks et les clients ne font que nous appeler et faire des va-et-vient. Jamais je n’ai cru que la crise que traverse notre pays allait toucher aussi mon activité commerciale.  Je passe mes journées à espérer l’arrivée de camions qui ne viennent plus. Nos fournisseurs sont menacés et bloqués par les groupes terroristes », relate-t-elle.   H.Z, transporteur, ajoute : « Nous avons vu venir cette situation et nous avons alerté les autorités des deux pays. Aujourd’hui, les véhicules sont bloqués ainsi que les marchandises. Il va falloir chercher, au plus vite, une solution à cette situation. Au niveau des transporteurs, nous envisageons de rencontrer les autorités pour solliciter d’elles une escorte militaire coordonnée entre les deux pays afin de permettre la reprise du trafic routier sur le tronçon Koro (Mali) –Ouahigouya (Burkina Faso).   Les populations de Koro vivent au rythme de ce blocus routier des groupes terroristes entre le Mali et le Burkina Faso. La ville commence à manquer, peu à peu, de nombreux produits (fruits, légumes, poissons de mer, boissons …) et de nombreux transporteurs et commerçants sont au chômage technique, en attendant la reprise du trafic routier vers le Burkina Faso. MD (AMAP)

Mopti : Débat houleux à un coin de rue à Sévaré, au Centre du Mali

Par Ahmadou CISSE Envoyé spécial de l’AMAP Sevaré, 07 novembre (AMAP) Soudain, la causerie s’enflamma, sous l’arbre aux feuilles mortes : la sécurité est un sujet qui éveille les passions et habite  les esprits de tous les habitants. Non loin de la porte d’entrée d’un des plus anciens hôtels de Sevaré, un groupe de jeunes engagent un débat plutôt passionnant. Ils reviennent sur les deux incidents malheureux et inédits passés, quelques semaines plus tôt, à Mopti : le pillage des stocks de consommables de la Mission onusienne et la sortie des épouses de militaires contre le déploiement de leurs maris à Boulkeyssi. Ces deux événements, tous pathétiques, ont volé la vedette aux sujets d’actualité que le groupe décortique à chaque fois qu’il se réunit.   Comme à Bamako ou partout ailleurs, au Mali, une rencontre de jeunes est une belle occasion pour faire du thé. Comportement type du Sahel qui présente pas mal d’avantages, en termes de cohésion sociale et d’entraide entre gens aux valeurs partagées. L’âge ne compte pas beaucoup même si la « gérontocratie », concept purement africain d’autorité due à l’âge, est appliquée en cas de manquements constatés. La  » cola » est alors payée par le plus jeune. Peu importe qu’il ait raison ou tort. Il en est ainsi.   Deux factions idéologiques se sont vite formés, sous le hangar, au milieu de pièces usagées. Les positions sont tranchées. Chacun y va de ses commentaires et de ses vérités à lui. Le célèbre écrivain et philosophe, Amadou Hampaté Ba, a donné une leçon de vie en matière de vérité. Il y a, dit-il en substance, trois vérités : « ma vérité, ta vérité et la vérité ». Pour l’harmonie du groupe, il préconise que chacun fasse un pas pour s’éloigner de sa vérité pour se retrouver autour de la vérité. Philosophie profonde.   A Sevaré, cette fois, les enseignements du sage ne sont pas observés. Le diable est dans le détail. Enfoncé, confortablement, dans une chaise localement fabriquée en bambous, le premier à dégainer fut un enseignant. Il est visiblement remonté à bloc contre les pilleurs de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Il ne comprend toujours pas comment notre société s’est laissée pervertir au point de voler l’étranger. En bon éducateur, du haut de ses 22 ans de carrière au service de l’école, il s’est senti profondément souillé par l’acte des jeunes qui ont saccagé la demeure des visiteurs. « C’est inadmissible. Nos ancêtres ont dû se retourner dans leurs tombes ce jour-là  » s’emporte l’orateur qui scrute les regards des uns et des autres pour démasquer ceux qui soutiennent cet acte honteux.   COTE  FOLKLORIQUE – Il ne tarda pas à essuyer une farouche opposition du mécanicien dont les apprentis ont pris part au pillage des conteneurs de la Mission onusienne. Pour lui, les enfants ne sont pas à réprimander pour la simple raison qu’ils n’y sont pour rien. Ils ont juste profité d’une situation pour acquérir quelques biens dont ils ont besoin pour améliorer leur confort à la maison. « De toutes les façons, dit-il, ces gens-là (casques bleus) ne servent à rien ici. Ils sont toujours en train de se balader, de draguer nos filles, de picoler sans pouvoir combattre le terrorisme ».   Il faut avouer que cette position radicale du mécanicien est largement partagée au sein de la population. Dans le coin, certains les appellent « amusement », expression savamment trouvée pour montrer du doigt le côté folklorique d’une force lourdement armée qui peine à assurer sa propre sécurité sur le terrain.   La réplique de l’enseignant ne se fait pas attendre. Celui-ci l’accuse de soutenir la forfaiture de ses apprentis qui ont sali la réputation des Maliens. Il reconnaît, à demi-mot, que les forces étrangères ont montré leur limite dans le combat pour la paix. Mais ne cautionne point le vol. Le répétiteur, qui vient de se voir servi un verre à thé par le plus jeune des apprentis du mécanicien, refuse de s’en prendre aux soldats de la paix parce qu’ils respectent les consignes édictées par leur mandat. « Ils ne sont pas chez nous pour combattre les terroristes. Ils sont là pour protéger les populations. Ces deux choses sont totalement différentes ».   Le mécanicien éclate d’un rire moqueur. Pour lui, « les gens instruits prennent les autres pour des cons ». « Comment, interroge-t-il, dissocier la protection des populations de la lutte contre le terrorisme ? » Pourtant, pour son contradicteur, il y a une nuance qu’il ne faut pas perdre de vue. « La lutte contre les terroristes est une mission plutôt dévolue à la force française Barkhane et aux soldats maliens », précise l’instituteur qui tend le verre à thé à l’apprenti après avoir honoré d’un trait l’infusion du thé vert de Chine. Il sait qu’il n’a convaincu personne.   La transition est toute trouvée pour évoquer la manifestation des femmes de militaires qui ont su facilement convaincre leurs époux de ne pas se rendre à Boulkeyssi. Cette fois, c’est le mécanicien qui fait l’avocat du diable. L’enseignant lui oppose cet incident pour dire que l’Armée doit prendre ses responsabilités en allant au contact de l’ennemi là où il se trouve au lieu d’attendre et se faire prendre par surprise, à chaque fois. Son vis-à-vis monte sur ses grands chevaux, en dénonçant le sous-équipement des soldats et les conditions infra humaines de travail. « Les assaillants, croit-il savoir, sont lourdement armés et disposent de complicités solides et bien intégrées dans les sphères du pouvoir et des organisations internationales ». N’empêche, rétorque un troisième personnage qui vient de s’installer sur un siège usager de voiture, ingénieusement adapté pour accueillir les visiteurs. Il était venu réparer la roue crevée de son véhicule. Le vulcanisateur est à deux pas.   « Quand on s’engage dans l’armée, on a fait le choix de la mort plutôt que de la vie. Un militaire doit mourir au service de sa partie », tranche-t-il sans concession.   COMBATTANTS AGUERIS – Le mécanicien manque visiblement de soutien au sein du petit groupe. Là, on ne lui laisse plus

Gao : Visite du président aux blessés de l’attaque du camp d’In Delimane

Gao, 07 novembre (AMAP) Le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, a effectué, jeudi, une visite à Gao pour s’enquérir de l’état des blessés de l’attaque terroriste contre le camp d’In Delimane, dans le cercle d’Ansongo, a constaté l’AMAP. Le chef suprême  des Armées était accompagné par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général Dahirou Dembélé, et du conseiller à la présidence, Seydou Fofana. Ibrahim Boubacar Keita, à sa descente d’avion, sur le tarnac de l’aéroport international de Gao, a été accueilli par le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade, Sidiki Samaké, avec le maire de la Commune urbaine de Gao, Dacka Boubacar Traoré. Après le piquet d’honneur et la revue des troupes qui ont été présentés par le commandant des troupes, Abdramane Koné, le président Keita a mis le cap sur l’Infirmerie « Rôle 2 » de la région militaire N°1 de Gao où il s’est rendu au chevet des blessés d’In Delimane. Il s’est, ensuite, rendu en ville pour rencontrer les notabilités de la Cité des Askia, au pied-à-terre. Ici, le président a demandé aux populations de la Région de Gao de soutenir leur armée « parce que nous sommes en guerre contre un ennemi sans foi ». Selon le président, « s’il s’agit de foi, nous (Maliens) sommes descendants de grands érudits de Tombouctou pour ne citer que cela ». Face aux responsables militaires de la région militaire N°1, le président de la République a dit ne pas être venu pour faire peur mais assister et protéger tout en demandant l’accompagnement des troupes et également celui des populations. Il a exhorté les hommes à soigner les rapports militaro civils, en écoutant, en demeurant des enfants en service, à mission et qui ont souci des populations, sans nuire à la bonne marche de l’unité des communautés, Selon lui, le souci du soin des relations avec les populations peut se réaliser, si les miliaires créent un climat social, accueillant et convivial autour d’eux et non en venant, en chef autoritaire, s’imposer au village. Cette attitude est importante « pour la vie de vos hommes et la vie de vos hommes m’importe », a dit le président Keïta à l’adresse des responsables militaires. Selon lui, la période coloniale est révolue et le monde a évolué. « Aujourd’hui, nous sommes dans un monde où nous sommes, quotidiennement, agressés’, a encore dit Ibrahim Boubacar Keïta, faisant allusion à l’attaque survenue au Burkina Faso le même jour. Il a instruit aux hommes de changer de comportement vis-à-vis de l’ennemi. «  Vous avez le devoir de combattre, ce qui est votre mission et il faut que vous soyiez vigilants parce que nous sommes en guerre contre un ennemi sans foi qui s’adapte à tout comportement », a lancé le chef suprême des Armées aux hommes. Il exprimé son souci quotidien et celui du gouvernement du Mali de renforcer les capacités en équipements des Forces de défense et de sécurité. « Cela va se faire», a promis le chef de l’Etat. AT/MD (AMAP)