Barouéli : Les responsables des maternités à l’école de l’approche d’amélioration de la qualité des soins et services
Barouéli, 15 janvier (AMAP) Un atelier sur l’approche d’amélioration de la qualité des soins et services, destiné à une trentaine de matrones, d’infirmières obstétriciennes, de Sages femmes et de médecin, des prestataires de santé, responsables des maternités, a ouvert ses travaux mardi à Barouéli, sous la présidence du préfet de Cercle, Dieudonné Sagara, a constaté l’AMAP. Organisé par l’USAID et le département de la Santé, il s’inscrit dans l’extension des activités du projet HRH 2030 dans les régions de Ségou et de Mopti qui vise à renforcer les capacités des ressources humaines en santé. Les participants vont échanger sur entre autres, les notions de qualité, la démarche d’amélioration de la qualité des soins et de services de santé maternelle, néonatale et infantile, les normes et procédures en santé de reproduction, la nutrition, le paludisme, la planification familiale et les indicateurs d’amélioration de la qualité. Le projet HRH 2030 vise à rendre compétitives les structures sanitaires dans les régions de Ségou et de Mopti. JC/KM (AMAP)
Gao : Des écoles privées manifestent contre les grèves des enseignants du public
Gao, 14 janvier (AMAP) Les élèves des écoles privées de la ville de Gao, dans le Nord du Mali, ont manifesté, mardi, leur mécontentement face aux grèves intempestives de syndicats enseignants des écoles publiques et pour soutenir leurs camarades de ces établissements dont les maîtres sont encore en grève, a constaté l’AMAP sur place. Les manifestants, essentiellement des élèves des lycées privés Modibo Keita, Askia de Sossokoïra et du Collègue d’enseignement commercial (CEC), reconnaissables à leur tenue scolaire, ont fait, durant quatre heures, un sit-in au rondpoint du gouvernorat de Gao. Ils étaient nombreux (élèves de la première année fondamentale au terminal) à sécher les cours du mardi 14 janvier 2020, pour prendre part à cette manifestation. « Nous sommes sortis pour soutenir nos camarades élèves des écoles publiques qui sont restés très longtemps à la maison à cause de la grève de leurs professeurs. Cette grève nationale des enseignants a pris fin le lundi dernier mais les enseignants de Gao ont décidé de continuer la grève jusqu’au vendredi’, a déclaré le leader des écoliers, Abdoulaye Ag Sadeck, membre de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) de Gao. « Nous, aussi, avons décidé, que tant qu’un élève est hors de la classe, nous en ferons autant jusqu’à ce que la solution soit trouvée », a-t-il ajouté. « C’est une démarche que nous avons entamée, l’année dernière, avec le gouverneur de la Région de Gao qui nous a promis de faire quelque chose. Et l’année scolaire 2019 s’est bien terminée », a poursuivi Ag Sadeck. Il a déploré que cette année, la même grève continue et devant laquelle ils ne peuvent plus rester les bras croisés. « Nous allons soutenir nos camarades jusqu’à la fin, car nous sommes tous des élèves et nous avons le même but qui est l’éducation. Nous ne sommes pas des politiciens et nous ne nous laisserons jamais manipuler par des politiciens », a-t-il promis. AT/MD (AMAP)
Bougouni : Inauguration d’une nouvelle gare routière
Bougouni, 14 Janvier (AMAP) L’inauguration de la nouvelle gare routière a été présidée dimanche à Bougouni, par le Secrétaire Général du Ministère de l’habitat de l’Urbanisme et du Logement Social, Amadou Maïga, en présence du Gouverneur de région et de l’Ambassadeur de la Suisse au Mali, Thomas Gass, a constaté l’AMAP. Financée par la Coopération Suisse, dans le cadre de projet d’appui aux Communes Urbaines du Mali (PACUM), à plus de 991 millions de francs CFA, la nouvelle gare routière est bâtie sur une superficie de 02ha 98 à 34ca. Elle comprend six blocs de douze (12) escales, un bloc de quatre restaurants, cinquante (50) Boutiques, un espace pour les muni bus et taxis, un poste de Police, un bureau pour le syndicat, un lieu de culte, quatre blocs de six (06) latrines, deux bornes fontaines, dix huit (18) lampadaires solaires, un dépotoir et 602 mètres linaire de route bitumée. Sa capacité maximum est de quarante huit (48) cars en raison de quatre cars par escale et le parking muni bus peut contenir jusqu’à dix-sept (17) véhicules. Le représentant du ministre de l’habitat de l’Urbanisme et du Logement Social a saisi l’occasion pour rappeler que le Mali bénéficie de l’appui technique et financier de la Banque Mondiale et de la Coopération Suisse pour un montant global d’environ 41 Milliards de F CFA. Amadou Maïga a précisé que le PACUM, à travers des appuis budgétaires annuels, apporte son concours, d’une part, pour le renforcement des capacités des Conseils Communaux et, d’autre part, pour la réalisation d’infrastructures et équipements urbaines dans quatorze (14) villes du Mali, à savoir le district de Bamako, Kayes, Kita, Sikasso, Koutiala, Bla, Koulikoro, Ségou, Niono, Bougouni, Mopti, Bandiagara, Tombouctou et Gao. L’Ambassadeur Thomas Gass, a pour sa part, déclaré que la gare symbolise un modèle réussi d’intercommunalité bâtie sur l’union des communautés de Bougouni et Kola et la volonté de s’ouvrir à la Sous-région notamment au Burkina Faso, à la côte d’Ivoire et à la Guinée en donnant un nouvel élan à l’amélioration de la décentralisation financière Des réflexions sont en cours par le Conseil Communal pour choisir un mode approprié de gestion de la gare routière. MM/KM (AMAP)
Gossi : Marche contre « l’inaction des autorités » face aux enlèvements
Bamako, 13 janvier (AMAP) La population de Gossi est sortie massivement, lundi, pour marcher contre « l’inaction des autorités » face aux multiples enlèvements de personnes et de troupeaux, selon des sources locales. Les manifestants sont partis du centre-ville aux camps des Forces armées maliennes (FAMa) à 1,5 km et de Barkhane à 2 km. Sur plusieurs pancartes on pouvait lire: « Halte à l’inaction », « Nous voulons que les Famas nous protègent », « Barkhane connait ceux qui nous enlèvent » etc, indiquent les mêmes sources. Pendant que la marche se déroulait, pacifiquement, l’Imam de la Mosquée dite du maire Alhousseiny Ag Ilast a été tué par un homme qui a tiré sur lui à bout portant. Le meurtrier a été arrêté par la population qui hésite à le remettre à la gendarmerie qu’elle accuse d’inertie face à plusieurs crimes qui ont été perpétrés dans la localité et ses environs. A la fin de la marche et suite au meurtre, le marché a été fermé et la population promet de nouvelles manifestations « tant que l’Etat ne prendra pas ses responsabilités ». MD (AMAP)
Bamako : La pénurie fait exploser le prix du gaz butane
Par Ahmadou CISSE Bamako, 13 janvier (AMAP) « C’est 6.000 Fcfa. A prendre ou à laisser ». La décision du vendeur de gaz est des plus radicales. D’une taille moyenne, barbe de bouc, il range une dizaine de bombonnes vides devant sa quincaillerie, à l’entrée du marché de Dibida non loin d’une bâtisse de l’Etat en pleine rénovation. « Ok, je prends malgré le prix extrêmement cher » murmure la cliente qui ne tarda pas à attacher comme un fagot de bois la bonbonne de gaz, avant de grimper sur sa moto et se fondre dans le magma d’engins de la circulation routière. Le gaz est introuvable. Devenue une denrée rare, la bombonne chargée n’est plus livrée aux revendeurs. Aux abois, les opérateurs du gaz multiplient les contacts. Ils déclarent, urbi et orbi, qu’ils risquent de fermer boutique. Le cri de cœur ne semble pas avoir trouvé échos auprès des pouvoirs publics auxquels les opérateurs réclament un cumul d’arriérées s’élevant à près de 7 milliards de Fcfa. Conséquence de ce retard de payement, les cuves sont vides. C’est, du moins, ce que disent les opérateurs qui sont ont arrêté la distribution du gaz, depuis quelques semaines déjà. Dans les unités de remplissage des opérateurs, pas âme qui vive. En dehors des gardiens et vigiles qui veillent sur les bombonnes de gaz vides, les cuves et quelques camionnettes de livraison garées çà et là. Dans la rue, les bombonnes de gaz vides cherchent désespérément preneurs. Habituellement, la bouteille de 6 kg se change à 3.500 Fcfa. Aux 3,000 Fcfa qu’encaisse l’opérateur, il faut ajouter les 500 du livreur. « Hier seulement, j’ai eu de la peine à avoir du gaz. Heureusement, j’en ai eu mais j’ai dû payer très cher : 6,500 Fcfa ! » raconte, avec colère, une ménagère habitant le quartier résidentiel de Faladjè Séma. Elle explique s’être habituée à l’utilisation du gaz à domicile, notamment, pour préparer le petits déjeuner et, surtout, chauffer de l’eau de bain, en ces moments de fraicheur. Les opérateurs gaziers ont expédié, expressément, des correspondances aux autorités pour attirer leur attention sur l’état de leur trésorerie. En face, les arguments avancés par les pouvoirs publics, bien que fondés parce qu’imputables à la crise sécuritaire, ne font manifestement pas l’affaire des opérateurs privés. Ils veulent du « cash » pour payer les produits. Le Mali étant en guerre, l’attente risque de durer un peu plus longtemps. C’est justement cette situation préoccupante que craignent Oudiari Diawara et ses collègues qui ont animé, jeudi, une conférence de presse, pour, disent-ils, démentir la rumeur selon laquelle les opérateurs gaziers font plutôt de la rétention. « Nous ne sommes pas en grève. Pire, nous risquons de mettre la clé sous le paillasson si rien n’est fait pour payer les factures en souffrance » s’écrie le président des professionnels du gaz qui montre du doigt sa cour vide. « Constatez vous-même, les travailleurs ne sont pas à leur poste habituel. Dire que nous refusons de vendre le gaz est une aberration dans la mesure où nous sommes privés de nos ressources pour acheter et importer du gaz », indique le conférencier, dans la salle de réunion de son entreprise à Banankabougou, « Depuis octobre 2018, nous n’avons pas été payé », soutient-il. FACTURES CUMULEES –La facture est en effet salée pour un pays en pleine crise sécuritaire. Hammadoun Touré de l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale(AMADER) comprend la colère des créanciers de l’Etat. Il invite, cependant, à la retenue compte tenu de la situation du pays et, surtout, des efforts en cours pour régler la note. « Nos fournisseurs savent dans quelle situation nous sommes ici au Mali. C’est justement pourquoi, ils nous exigent de la liquidité pour donner leur gaz. Sans argent, nous sommes obligés d’ajuster nos opérations pour nous éviter le dépôt de bilan » rétorque l’opérateur. Le Mali consomme une moyenne de 6 millions de tonnes de bois chaque année. C’est trop. Nos forêts se rétrécissent comme peau de chagrin et le désert, lui, gagne du terrain. La subvention du gaz butane répond à cette préoccupation des pouvoirs publics à limiter l’utilisation du bois de chauffe et du charbon de bois. Peine perdue si le gaz venait à disparaître. La semaine dernière, à défaut de se procurer du gaz sur le marché, un grand restaurant libanais de la capitale a fait décharger une dizaine de sacs de charbon pour ses cuisines. Le prix du sac de charbon de bois oscille entre 6000 à 7500 Fcfa. Le prix du gaz butane est fixé par les structures techniques de l’Etat. En décembre 2019, le kilogramme est fixé à 1004 Fcfa. Donc, la bombonne de 6 Kgs revient à 6025 Fcfa. Le budget d’Etat supporte 2525 Fcfa pour ramener le prix d’achat à 3500 Fcfa. Le nombre de bouteilles vendues sera alors multiplié par 2525 Fcfa pour avoir la somme à verser aux sociétés de vente de gaz. Ce différentiel de prix est codifié, dans le jargon budgétaire, sous le nom de subvention. Pour les opérateurs, il s’agit tout simplement d’un différentiel de prix à payer sans délai. La difficulté réside dans la mauvaise évaluation de la consommation du gaz au Mali, selon l’analyse du conférencier. Généralement, le budget alloué au secteur est d’environ 5 milliards de Fcfa. Montant insuffisant pour solder les factures des trois premiers trimestres de chaque année. Le glissement d’arriérées de 2018 sur le budget de l’année 2019 conduit, inévitablement, à une incapacité du budget à supporter les factures cumulées. En attendant l’opérationnalisation du Fonds gaz, les ruptures sur le marché ne seront pas des évènements rares. AC/MD (AMAP)
Gao : Effervescence au marché des couvertures en période de froid
Par Abdourhamane TOURE AMAP-Gao Gao, 13 janvier (AMAP) Le marché de la ville de Gao est innondé de diverses marchandises qui proviennent des pays frontaliers (Mauritanie, Algérie, Libye et Niger). En cette période de fraicheur, ces articles, les plus très prisés sont les couvertures de 2, 4, 6 et 8 kg. Ces couvertures viennent de la Mauritanie, l’Algérie (Kouria) et de la Libye. Certains commerçants arabes, d’origine mauritanienne ou algérienne et même malienne, viennent vendre ces produits aux commerçants de Gao. Ceux-ci les revendent, à leur tour, aux clients nomades, sédentaires et même à certains commerçants de Sikasso ou de Bamako. Au Mali, le mois de janvier est considéré comme la période du froid dont le degré varie selon les zones. Actuellement, dans le Nord, il fait excessivement froid, d’où la forte demande de couvertures dans ces régions septentrionales. C’est le cas à Gao ou le correspondant régional de l’AMAP a fait le tour du marché de la ville pour en faire le constat. Albekaye Kounta est un commerçant très connu à Gao dans la vente de couvertures et d’autres marchandises. « Ça fait 50 ans que j’exerce la profession de commerçant. Je l’ai héritée de mes parents et c’est la seule activité que je connais », dit. Le vieux Kounta vend les couvertures, les tapis, les salons marocains, les matelas, les congélateurs…. Selon lui, à Gao, le commerce général c’est-à-dire qu’ici, un commerçant vend un peu de tout. Il estime que le prix des couvertures varie selon leurs poids. « Généralement, mes clients sont des militaires maliens mais eux n’achètent que des couvertures de 12.000 ou de 20.000 Fcfa. Ceux des Nations unies achètent les couvertures de 50.000 Fcfa mais c’est lent », confie Kounta. « En plus, notre bénéfice sur les couvertures est médiocre », ajoute le commerçant. Quant a son collègue, Albouhari Maiga, installé non loin du commissariat de police de Gao, il dit exercer ce métier, depuis sa tendre enfance. «Moi, je cède la couverture de 8kg à 22.500 Fcfa. Avant la crise, au mois de janvier où il fait froid, je pouvais vendre un ballot qui peut contenir 20 à 30 couvertures. Maintenant, par jour, je peux vendre 3 à 4 couvertures de 2 à 4 kg. Parce que la crise a affecté tout le commerce’, explique-t-il. « Avant, mes clients étaient des femmes commerçantes qui venaient acheter des couvertures et d’autres marchandises pour les revendre à Sikasso, Bamako et même ailleurs. Aujourd’hui, avec l’état de la route et l’insécurité, toutes ces commerçantes ont abandonné le secteur du commerce par peur d’être attaquée par des bandits sur la route et cela a beaucoup impacter le commerce des grossistes de Gao », a détaillé le commerçant Albouhari. Mme Baby Bintou Dicko que nous avons approchée vient d’acheter une couverture de 2kg à 12.500 uniquement pour le froid. Selon elle, en temps normal, elle pouvait l’avoir à 11.500Fcfa. Hama Maiga s’apprête aller à Niamey par la route. Il est venu au marché pour acheter une couverture. Il tenait en main une couverture de 2kg qu’il a négocié à 7.000 Fcfa dans la boutique de Hamed Ben Sidi. Hamed Ben Sidi est un commerçant qui tient boutique à côté de l’agence d’une banque à Gao. Chez lui, on trouve des couvertures de 2kg jusqu’à 8kg. Selon lui, c’est en période de froid que les couvertures sont très sollicitées. Les couvertures qui viennent de la Mauritanie sont de la bonne qualité. Il vend aussi des tapis algériens et turcs ainsi que des salons marocains. Le commerçant Ben Sidi cède les tapis de 2/3 à 12.500 Fcfa, les 4/3 à 50.000 Fcfa et les 5/3 à 65.000 Fcfa. Les salons marocains entre 150.000 de 180000 Fcfa. « Depuis que la crise 2012 a éclaté, nous (commerçants de Gao) sommes confrontés à la rareté de la clientèle parce que nos clients potentiels, qui viennent de Bamako, ne peuvent plus transporter leurs marchandises par la route de Gao-Sévaré, parce qu’une fois qu’ils arrivent à Sévaré, les douaniers demandent les papiers de dédouanement alors qu’à Gao rien n’est encore mis sur pied en ce qui concerne le dédouanement », a déclaré Hamed Ben Sidi. A l’en croire, certains de ses clients lui ont dit que même pour deux tapis, la douane de cette zone exige le dédouanement. « Tous mes clients ont, ainsi, abandonné le secteur des produits importés des pays voisins », se désole le commerçant qui ajoute, en souriant, que « le fonctionnement des services de la douane à Gao ou ailleurs n’arrange aucun commerçant ». La ville de Gao est alimentée par des produits importés d’Algérie, de Mauritanie, de Libye, de Turquie et du Niger. Sans ces produits exportés et comte tenu de l’état de la route de Gao-Sévaré, que deviendront les habitants de la Cité des Askia ? AT/MD (AMAP)
Sommet de Pau : Un tournant dans la guerre contre le terrorisme au Sahel
Envoyé spécial Issa DEMBELE Pau, 13 janvier (AMAP) Les chefs d’Etat du G5 Sahel et leur homologue françaisse réuniront, cet après-midi, à Pau, dans le sud-ouest de la France, pour fixer des modalités plus précises de la lutte commune contre le terrorisme, en clarifiant la définition, y compris territoriale et politique, de l’ennemi. Ils élaboreront une feuille de route sécuritaire à même d’inverser le rapport de force sur le terrain etredéfiniront les objectifs militaires, politiques et de développement de la lutte commune contre le terrorisme, notamment dans la zone dite des trois frontières, là où se rejoignent les limites administratives du Niger, du Mali et du Burkina Faso. Il s’agit d’adapter les stratégies aux méthodes de l’ennemi qui continue de faire de nombreuses victimes, aussi bien, au sein des populations civiles que des forces de défense et de sécurité. Notamment au Mali, au Niger et au Burkina Faso qui sont particulièrement éprouvés par la dégradation de la situation sécuritaire dans l’espace sahélien. Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, est arrivé, dimanche, à Pau. Ses homologues Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Mahamadou Issoufou du Niger, Idriss Déby Itno du Tchad et Mohamed Ould Cheikh Al-Ghazouani de la Mauritanie aussi. Pendant quelques heures, ils seront autour de la table, au Château de Pau, pour un exercice de « clarification » et de « recadrage ». Emmanuel Macron en a ébauché les enjeux, lors de son déplacement au Niger, en décembre dernier, pour exprimer sa solidarité au peuple nigérien, suite à l’attaque contre le camp d’Inatès. En effet, il s’agira, de prime abord, dedéfinir le cadre politique dans lequel la France intervient au Sahel. Aspect d’autant plus important que les forces françaises sont, de plus en plus, critiquées dans les pays du G5 Sahel. Les nombreuses manifestations « antifrançaises » ont fini par agacer Paris qui, dès lors, a estimé « indispensable queles peuples du Sahel et leurs dirigeants rappellent leur souhait, leur volonté et leur détermination» à accueillir l’aide de la France. Déjà, les pays du G5 Sahel ont décidé, à Niamey, en décembre dernier, de mobiliser davantage de forces dans cette zone où ces derniers mois ont été particulièrement meurtriers. STATUT DE KIDAL – La semaine dernière, une base de l’armée nigérienne a été attaquée et le bilan est de 85 morts parmi les soldats. On rappelle que les terroristes ont réussi à faire ajourner la rencontre de Pau, en décembre 2019, en attaquant durement l’armée nigérienne à Inates. A Pau, Emmanuel Macron et ses homologues vont repenser la coordination entre les forces sur le terrain et faire appel à l’aide des forces spéciales européennes, dont le soutien pourrait s’avérer décisif. Autres ambitions de ce sommet : l’identification des objectifs prioritaires en matière de développement et la détermination des actions politiques qui sont à conduire par chacun des chefs d’Etat pour soutenir l’action militaire. Le statut de Kidal ne sera pas en marge des échanges, avait annoncé l’envoyé spécial de la France pour le Sahel lorsqu’il était venu remettre l’invitation d’Emmanuel Macron au président Keïta. L’émissaire français avait insisté sur l’urgence de « faire en sorte que le Mali soit pleinement souverain sur l’ensemble de son territoire et puisse exercer son autorité à Kidal». Au terme de leur rencontre, les chefs d’Etat animeront, en début de soirée, une conférence de presse. Et le sommet se clôturera par un dîner de travail au Parlement de Navarre. Le choix de Pau pour abriter cette rencontre est symbolique. C’est dans cette ville qu’est basé le 5è régiment d’hélicoptères de combat (RHC), dont plusieurs éléments interviennent au Sahel. Sept d’entre eux sont morts, récemment, en opération au Mali. Les chefs d’Etat se rendront sur la base de ce régiment pour un hommage en la mémoire de ces soldats tombés pour la paix. IS/MD (AMAP)
Bandiagara : 5 morts et 3 blessés dans une attaque à Kassa
Bandiagara, 13 janvier (AMAP) Cinq personnes ont été tuées et trois autres blessés dans une attaque perpétrée samedi, par des hommes armés non identifiés à Kassa, localité située à 8 km de la ville de Bandiagara, dans la Commune de Doucoumbo, a appris l’AMAP de sources concordantes. Les mêmes sources précisent que des hommes lourdement armés qui sont arrivés à pied à Kassa, dans les environs de 16 heures, ont tiré sur les éléments d’auto défense, faisant 5 morts, 3 blessés, un porté disparu et d’importants dégâts matériels. La riposte des éléments d’autodéfense a fait une dizaine de morts du côté des assaillants, selon nos sources qui ne précisent pas la direction prise par les terroristes après leur forfait encore moins leur motivation. Les blessés ont été acheminés par les chasseurs dans le village de Docoumbo, déclarent les mêmes sources qui ne précisent pas le déploiement d’un renfort du côté des Forces de défense. OG/KM (AMAP)
Diéma : Deux agents tués et deux motos emportés par des hommes armés non identifiés au poste de péage
Diéma, 12 janvier (AMAP) Deux agents du poste de péage ont été tués, deux motos emportés et une brûlée par des hommes armés non identifiés samedi à Diéma, a appris l’AMAP de sources concordantes. Les mêmes sources précisent que des hommes armés non identifiés ont attaqué le poste de péage dans les environs de 21 H, tuant deux agents, emportant deux engins à deux roues avant de brûler une moto. Les assaillants n’ont pas emporté l’argent des caisses, selon les mêmes sources qui ne précisent pas la direction prise par les assaillants après leur forfait encore moins les moyens de transport qu’ils empruntent. Aux dernières nouvelles, les autorités administratives et politique de la région et du niveau local se sont rendues à Diéma pour constater les dégâts et dans les familles des disparus pour présenter des condoléances. KM (AMAP)
Tessalit : 18 militaires et 2 civils blessés dans une attaque contre le camp de la MINUSMA
Bamako, 10 janvier (AMAP) Une attaque à la roquette a visé, jeudi, la base de la Mission intégrée multidimensionnelle des Mations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à Tessalit, dans la région de Kidal, faisant 20 blessés dont deux civils maliens et 6 casques bleus grièvement atteints. Selon nos informations, pas moins de 15 tirs de mortiers ont ciblé le camp. Un bunker au sein de l’installation militaire a servi d’abri aux soldats. Le «Supercamp» de Tessalit abrite un bataillon tchadien de la MINUSMA, des Forces françaises de l’Opération Barkhane et des militaires des Forces armées maliennes (FAMa). MK/MD (AMAP)

