Projets Sécurité et développement au Nord du Mali et Trois frontières : Les collectivités territoriales au cœur du dispositif

Bamako, 19 décembre (AMAP) Le comité de pilotage des projets «Sécurité et développement au Nord du Mali (SDNM phase 2)» et «Trois frontières» (Mali-Burkina-Niger), qui couvrent, au total, 6 régions, 32 cercles, 99 communes par le financement et la réalisation de 168 infrastructures sociales et économiques, s’est tenu, jeudi dernier, au Centre de formation des collectivités territoriales (CFTC), à Bamako. Dans son allocation, l’ambassadeur de France au Mali, Joël Meyer, a indiqué que ce comité de pilotage rassemble deux projets pour le seul et même objectif de contribuer à la mise en œuvre du volet développement de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Meyer a indiqué que le projet SDNM phase 2, d’un montant de 12,4 milliards de Fcfa, permet de financer des investissements socioéconomiques dans cinq régions dans le Nord du Mali et celle de Mopti (au Centre). En ce qui concerne le projet «Trois frontières», d’un montant de 1,9 milliard de Fcfa, le diplomate a précisé qu’il est destiné à financer des investissements à caractère agropastoral et à accompagner les organisations de producteurs dans les Cercles de Koro, Bankass, Douentza, Gourma Rharous, Gao et Ansongo. «Ces projets ont en commun de placer les collectivités territoriales au cœur du dispositif. Ce sont elles qui identifient, sélectionnent et portent les investissements dans leur région», a signalé le diplomate français. De son côté, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Mali, Bart Ouvry, a souligné que  l’essentiel de ces projets porte sur l’axe sécurité et développement. «Sans la sécurité, il n’y a pas de développement. Et sans développement, difficile d’avoir la sécurité», a insisté M. Ouvry. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Ba, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux,mise sur la responsabilité des autorités intérimaires et leur redevabilité par rapport à la réalisation des infrastructures financées par les projets. AT/MD (AMAP)

Agriculture climato-intelligente : Le projet UPCSA restitue ses acquis à Kolokani (Ouest)

Bamako, 19 décembre (AMAP) Le projet «Accélérer l’adoption de l’agriculture climato-intelligente au Mali » (UPCSA) dans le Cercle de Kolokani (Ouest) a restitué ses acquis, mardi, à Bamako, après 20 mois de mise en œuvre par l’ONG World vision. C’était au cours d’un atelier final de restitution et de consolidation dont l’objectif général était de partager les résultats obtenus et les leçons apprises, lors de la mise en œuvre du projet UPCSA, présenter ses succès, défis. L’ambition du projet est d’accélérer l’adoption de l’agriculture climato-intelligente à travers l’amélioration de la résilience face au changement climatique, la productivité agricole et les revenus des petits exploitants agricoles. Ouvrant les travaux, devant les maires des dix communes du cercle de Kolokani que couvre le projet, le ministre de l’Environnement de l’Assainissement et du Développement durable, Housseini Amion Guindo, a rappelé que l’agriculture au Mali est fortement dépendante de la pluviométrie qui est inégalement répartie sur l’ensemble du territoire. « L’agriculture climato-intelligente est une approche qui a été développée pour permettre aux agriculteurs de faire des profits en augmentant la productivité agricole, en s’adaptant aux conditions climatiques et en protégeant notre environnement », a expliqué M. Guindo. Il a, ensuite, précisé que les indicateurs du projet UPCSA cadrent avec les engagements pris par le Mali, au cours de la Cop 21, mais aussi des politiques environnementales prônées par le président Ibrahim Boubacar Keïta. Le 1eradjoint au préfet du Cercle de Kolokani, Siaka Souleymane Sanogo, pour sa part, a révélé que le projet mis en œuvre par World vision, cible 25.000 agriculteurs dans le Cercle de Kolokani repartis en 500 groupes de 50 paysans. Il s’est, par ailleurs, réjoui des réalisations du projet, qui à Kolokani, a, notamment, vulgarisé auprès des populations et d’une frange importante des producteurs les notions de changement climatique et leurs effets néfastes sur les systèmes de production. Au compte des réalisations du projet, figure, aussi, la remise de 500 téléphones à des paysans leaders. Cet outil leur permet de recevoir les informations météorologiques par messagerie téléphonique (SMS). Siaka Souleymane Sanogo a, ensuite, salué la mise en place par le projet UPCSA de quatre groupes communaux d’assistance météorologique et d’un groupe local d’assistance météo qui tiennent des réunions décadaires et produisent des bulletins agro-météo diffusés par les radios locales. « Le Cercle de Kolokani a été satisfait de la qualité des activités du projet mais, la consolidation des acquis et leur pérennisation restent un défi majeur à prendre en compte. », a signalé le 1eradjoint au préfet. Quant au directeur national par intérim de World Vision Mali-Mauritanie, Jean-Claude Mukadi, il s’est félicité de l’engagement et de la disponibilité des autorités pour la mise en œuvre du projet. M. Mukadi a, aussi, précisé que le projet, démarré en juin 2018, est mis en œuvre dans le Cercle de Kolokani grâce au financement du l’Union européenne (UE), à travers le Centre technique de recherche agricole et rurale (CTA). Il a remercié les bailleurs de fonds d’avoir choisi le Mali et World vison pour la mise en œuvre du projet. MT/MD (AMAP)

Le PM lance la Journée internationale des migrants à Ségou

Bamako, 18 décembre (AMAP) Le Premier Ministre, Dr boubou Cissé a procédé au lancement de la journée internationale des migrants ce mercredi , dans la salle Mieru Ba de Ségou, a constaté l’AMAP. Placée sous le thème « migration et cohésion sociale », la journée va boucler ses travaux le 20 décembre prochain, dans la Cité des Balanzan. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du ministre des Maliens de l’Exterieur, Amadou Koïta, de  la représentante résidente du PNUD, Mbaranga Gasarabwe, l’Ambassadeur de l’Union Européenne au Mali, Bart Ouvry,  du chef de mission de l’OIM au Mali, Pascal Reyntjens et du gouverneur de région, Biramou Soussoko. En marge du lancement de la journée, le Premier Ministre  a inauguré dans l’enceinte du camp Amadou Sekou le nouveau centre social des armées offert aux veuves des militaires tombés sur le champ d’honneur. Le centre multifonctionnel est doté d’un jardin d’enfants pour les orphelins et de trois salles de couture équipées. Cette réalisation offerte aux épouses et veuves de militaires permettra leur autonomisation à travers la création d’activités génératrices de revenus. Dr Boubou Cissé a également offert deux forages au camp militaire de Ségou avant de faire don d’un important lot de matériels médicaux et pharmaceutiques aux centres de santé communautaires de la région de Ségou. KM (AMAP)  

Evènements sociaux au Mali : Cadeaux et renvoi d’ascenseur obligatoire

Par Mariam F. DIABATE Bamako, 18 décembre (AMAP) Au Mali, les évènements sociaux, précisément les mariages et baptêmes, constituent des moments intenses et d’effervescence pour les femmes. Ces cérémonies regroupent toutes les proches de la femme. Notamment les parents, les amis, les collègues. Elles se plient en quatre, faisant fi de leurs possibilités financières et leurs conditions économiques, pour pouvoir apporter le ou les cadeaux. … Pour exprimer leur considération pour le parent, l’ami, ces proches offrent des cadeaux à la femme. Des cadeaux empoisonnés ? En tout cas, des présents qui ne sont pas gratuits ou, du moins, non dénués d’arrière-pensées. De nos jours, on établit une liste, durant ces cérémonies, de ce qu’on donne aujourd’hui pour le récupérer demain. « Quand on me donne un wax ‘’itarget’’, en guise de remboursement, j’offre, en plus du wax, 2.500 à 5000 Fcfa. Sinon, j’entendrai, partout, en ville, des commérages me concernant », détaille une ménagère de Sirakoro Méguetana, Mme Ouattara Sira Mariko. « Ce n’est, donc, plus du social ou une tradition culturelle d’entraide mais, plutôt, un système de remboursement, de donnant-donnant », ajoute-t-elle. La vendeuse de Sélingué, de passage à Banankoro, Mme Traoré Tenin Coulibaly, explique sa philosophie du refus du système. « Je n’entre pas dans le carcan du remboursement. Si j’ai de l’argent, je donne. Dans le cas contraire, je ne fais pas de cadeau. Quand j’aurai de l’argent, j’offrirai mon cadeau même si cela trouve que l’enfant à grandi. Je ne m’occupe pas de ce que pense la personne ou les autres », raconte-t-elle. A l’en croire, sa position découle du cas de son intime amie. Aminata Diarra, c’est son nom, a été victime du remboursement de cadeaux. Elle a dû soutirer de l’argent à un copain pour pouvoir offrir de gros cadeaux à son amie, la boutiquière. Résultat : Quelques mois après, elle a contracté une grossesse. Heureusement, l’homme a reconnu être l’auteur de la grossesse. Par finir, il l’a épousée. La lavandière de Sénou Dougoukoroni, Mme Coulibaly Baloko Traoré, explique son désarroi. Elle soutient que lorsque son amie a accouché, elle lui a offert deux habits pour enfant et de la soupe. En retour, son amie ne lui a rien donné. « En tout cas, je ne lui donnerai plus jamais de cadeau tant qu’elle ne me remboursera pas », affirme-t-elle, ajoutant qu’elle a été obligée de demander de l’aide à son grand frère pour pouvoir offrir ce cadeau à son amie. Aïchata Sika Diabaté est sage-femme au Centre de santé communautaire (CSCOM) de Ouayerma I de Sikasso. Elle estime qu’en matière de cadeau, on reçoit ce qu’on donne. « Si tu ne donnes rien, tu ne recevras rien », précise-t-elle, arguant que la pratique, qui est devenue une habitude de nos temps modernes et dans notre société, constitue une bonne initiative car elle témoigne de la solidarité des femmes. DIVERGENCE D’OPINIONS –« Personnellement, je suis contre le don de présents lors des cérémonies », indique la chargée d’écriture d’une tontine « samedini » de Yirimadjo. Mme Traoré Mariam Haïdara, c’est son nom, affirme avoir abandonné la pratique lors de la naissance de son dernier enfant. Elle soutient qu’elle a énormément eu de cadeaux lors de ce baptême. « Je n’ai invité personne, à part la famille. Mais j’ai eu, environ un million de Francs Cfa durant le baptême », a-t-elle affirmé. Par ailleurs, Mme Traoré a ajouté qu’il est très difficile de bannir la pratique dans la société malienne car les femmes y sont accrochées a l’obsession. Mme Bagayogo Mariam Diarra est ménagère à Kalakan Coura. Elle, tout comme notre précédente interlocutrice, s’oppose à la pratique. « Actuellement, j’ai quatre enfants. Bien avant d’avoir mon quatrième enfant, une connaissance, qui avait l’habitude de m’offrir des cadeaux, parlait mal de moi. Elle disait que j’aime trop faire des enfants, Elle avait peur de m’offrir davantage de cadeaux. Mme Bagayogo se rappelle encore de l’accouchement de son deuxième enfant. « Une dame du voisinage est venue m’offrir du tô (Pâte traditionnelle à base de céréales). Sur place, elle envoya quelqu’un apporter des cadeaux (à rembourser) pour mon bébé. Je l’ai stoppée net. Je lui ai dit que je n’avais pas besoin de cadeaux. Je fais des cérémonies, en tenant compte de mes moyens. C’est à partir de ce jour que j’ai eu le dégoût de la pratique », a-t-elle dit. Mme Diabaté Mariam Diarassouba tient un kiosque de transfert d’argent à Niamakoro, nous relate un cas. Une bonne dame, quelques jours après son baptême, a rendu l’âme. Un jour, son mari, de leur chambre, a entendu les paroles de femmes sur la route du marché. « Le décès de cette dame a été un choc. Elle est partit avec de nombreux cadeaux reçus. La question : Comment se feront les remboursements? n’a pas pu être répondue ». C’était le sujet des commérages des femmes qui partaient au marché et que l’époux de la malheureuse a entendus. Le veuf, très choqué, a invité toutes les femmes qui ont assisté au baptême de son enfant. Il a fait sortir tous les cadeaux. Il leur a demandé, à chacune, de reprendre son cadeau. Ce fut chose faite… A la suite de cette triste histoire,  Mme Diabaté estime que le don de ces cadeaux est loin d’être un signe de solidarité. « Le remboursement des cadeaux constituent un réalité des temps présents », affirme Mme Arama Bernadette Dakouo, une assistante de direction qui habite Missira, à Bamako. Elle pense que la pratique est une extravagance, une déviation de l’esprit de solidarité. Elle s’oppose à la pratique. Elle sollicite un changement de comportement des femmes. En fait, les Maliennes sont, de plus en plus, conscientes des conséquences du remboursement de cadeaux. Certaines se sont retirées de la pratique mais les « gros bonnets » ou les « foulards larges » continuent… MFD/MD (AMAP)

Le Mali et le Sénégal déterminés à éradiquer le dragage sur la Falémé 

Bamako, 18 décembre (AMAP) La ministre malienne des Mines et du Pétrole, Mme Lelenta Hawa Baba Ba, et son homologue sénégalais des Mines et de la Géologie, Sophie Gladima, ont visité le fleuve Falémé les 15 et 16 décembre, dans le cadre d’une mission destinée à prendre des mesures communes urgentes et idoines pour sauvegarder cet affluent du fleuve Sénégal qui prend sa source dans la partie nord du Fouta-Djalon (Guinée) et arrose le Mali et le Sénégal. Cette partie du fleuve est gravement endommagée par l’exploitation artisanale et sauvage de l’or, notamment le dragage. La protection et la préservation de la Falémé, vitales pour la survie du fleuve Sénégal, étaient l’une des préoccupations essentielles soulevées par la 18e Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), qui s’est tenue à Bamako, il y a une semaine. La visite des deux ministres s’est déroulée sur le pont de la Falémé, à la frontière entre le Mali et le Sénégal, précisément à Mahinamine, côté malien et à Moussala, côté sénégalais. Les deux délégations ministérielles, composées des membres de leur cabinet, ont, tour à tour, visité les deux côtés du pont Falémé qui enjambe le fleuve. Le constat est alarmant. La Falémé se meurt à petit feu. La couleur de l’eau est devenue rougeâtre. Des digues créées par les débits de l’orpaillage empêchent l’eau de couler normalement. A l’arrivée de la délégation, les lieux étaient complètement vides. Seules quelques installations lourdes difficiles à évacuer à la hâte y trainent. A la fin de la visite, les deux ministres ont partagé leurs constats et leur vision commune face à la menace grandissante. A ce propos, la ministre des Mines et du Pétrole a insisté sur le danger que représentent les produits chimiques utilisés par les dragueurs. Ces derniers n’ont pas la connaissance requise pour l’utilisation de ces produits chimiques. Mme Lelenta Hawa Baba Ba a évoqué les conséquences de cette pratique pour les populations, surtout à travers les poissons et les animaux qu’elles consomment. Face à ce problème, « nous allons mettre en place une stratégie commune. Ce plan sera mis en œuvre par les autorités, les élus et les leaders religieux et coutumiers des deux pays », a affirmé la ministre Hawa Baba Ba. « Unique moyen de sauver la Falémé », a-t-elle dit. Pour ce faire, elle a demandé aux autorités locales de proposer un plan cohérent, afin que l’Etat puisse agir directement. Abondant dans le même sens, la ministre sénégalaise des Mines et de la Géologie a expliqué que leur présence conjointe sur la Falémé est un signal fort de l’engagement des deux pays à éradiquer cette pratique qui menace la Falémé. Sophie Gladima a promis des mesures urgentes qui « vont être prises en fonction des conclusions des rapports sur l’arrêt du dragage, décrété, il y a près d’un an, dans nos deux pays ». En attendant, le 2è adjoint au maire de Kéniéba, Mamadou Salif Diallo, et l’élu local sénégalais de Bembou, Mady Danfaga, se sont engagés à sensibiliser davantage les populations sur les dangers liés au dragage sur le fleuve Falémé. ABM/MD (AMAP) 

Les syndicats d’enseignants en grève de 120 heures

Bamako, 18 décembre (AMAP) Les huit syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016 ont mis en exécution, depuis lundi, leur menace de grève de 120 heures reconductibles, avec rétention des notes du 1er trimestre des compositions et celles à venir, alors que les congés de Noël sont prévus ce vendredi 20 décembre 2019. Les syndicats grévistes avaient déposé un préavis de grève vendredi 29 novembre 2019 au ministère du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique. L’application immédiate de l’article 39 de la loi 007 du 16 janvier 2018 est le seul point de revendication des grévistes. Cette loi sur le statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale stipule que toute majoration de rémunérations des fonctionnaires relevant du Statut général des fonctionnaires s’applique, de plein droit, au personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Les syndicats grévistes, qui ont déjà un statut autonome accompagné d’une grille salariale, exigent l’augmentation de 20% obtenue par l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) auprès du gouvernement. Cette majoration a été décidée par le gouvernement au profit des fonctionnaires régis par le Statut général et d’autres contractuels sur leurs salaires, au titre de l’année 2019. L’application a officiellement démarré le 1er janvier 2019 dans les autres corporations. Au Groupe scolaire Mamadou Konaté, où notre équipe de reportage s’est rendue, seul le coordinateur de l’école, Abdrahamane Diallo, était présent. Toutes les classes étaient fermées et la cour quasiment vide. Aucune trace des élèves ni des enseignants. Le coordinateur a souhaité que la porte du dialogue ne soit pas fermée entre l’Etat et les syndicats de l’éducation. Soutenant que la loi du 16 janvier 2018 n’est pas négociable, Abdrahamane Diallo a invité l’Etat à revoir sa position, en appliquant les 20% de la grille des enseignants. Le proviseur du Lycée Notre Dame du Niger (LNDN), Soeur Denise Kodio, a rappelé que son établissement est para-public. C’est-à-dire à cheval entre le public et le privé. Il compte 54 enseignants dont 26 de l’Etat. Sur ces 26 pédagogues, cinq ont surveillé, lundi 16 décembre 2019, entre 8 à 11heures, les premières épreuves des compositions du 1er trimestre des classes de 11eet de 12eannée. Après, ils ne sont plus revenus. Si les compositions des classes de 11eet 12eprennent fin le vendredi 20 décembre 2019, celles des 6 classes de 10è années débuteront en janvier 2020. Le proviseur a précisé que les compositions seront surveillées par les maîtres de l’enseignement catholique jusqu’au vendredi. Ceux-ci sont appuyés par les élèves stagiaires de l’Ecole normale supérieure de Bamako (ENSUP) comme d’habitude. Soeur Denise Kodio a soutenu que les enseignants de l’Etat au LNDN ont observé la grève de cette année, car leurs salaires ont été suspendus lors de la grève de 2018. Tout comme au « LNDN », les compositions du 1er trimestre se déroulent dans les classes de 11eet de 12eau Lycée « Askia Mohamed ». Les 96 enseignants de l’établissement affiliés aux syndicats d’enseignants du 15 octobre 20016 ont boycotté les évaluations. Mais l’administration scolaire, appuyée par certains agents de l’Académie de Bamako rive gauche, continuent les évaluations. A la Maison de l’enseignant, au Lycée « Ba Aminata Diallo » (LBAD), les enseignants ont déserté les bureaux. Joint au téléphone, Ousmane Almoudou, l’un des membres des syndicats grévistes, a précisé que tous les syndicalistes sont sur le terrain pour constater et faire appliquer l’effectivité de la grève. Il a rappelé qu’il y a eu des rencontres avec le gouvernement les 12, 14 et 15 décembre derniers pour les négociations. Mais ces pourparlers ont échoué. « Nous nous sommes rendus compte que le gouvernement n’est pas dans la dynamique de l’application de l’article 39 de la loi 007 du 16 janvier 2018 tel que formulée. Il veut faire une application partielle en nous proposant 1100 en 2020 et 1200 en 2021 comme grille plafond. Ce sont des broutilles. Cela n’atteint pas les 20% que nous réclamons », a laissé entendre Ousmane Almoudou. « Le gouvernement n’est pas fermé au dialogue et aux négociations. Le désaccord ne veut pas dire la rupture. D’ailleurs, c’est le sous bassement du Dialogue national inclusif (DNI). Tant qu’on ne dialogue pas, on ne peut pas trouver une solution à nos problèmes. J’invite, donc, les enseignants à continuer le dialogue avec le gouvernement », conseille un commis de l’Etat. Rappelons que le Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivités (SYPESCO), le Syndicat national de l’éducation de base (SNEB), le  Syndicat national des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales (SYNEFCT), le Syndicat national des enseignants du secondaire de l’Etat et des collectivités (SYNESEC), le Syndicat libre et démocratique de l’enseignement fondamental (SYLDEF), la Fédération nationale de l’éducation, des sports, arts, de la recherche et de la culture (FENAREC), le Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC), la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (COSES) et le Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC) sont les 8 signataires du 15 octobre 2016. SYW/MD (AMAP)

Paix, sécurité et cohésion sociale : la gestion de l’Armée et la situation des forces étrangères

Bamako, 17 décembre (AMAP) Au sein de la commission 1, les débats se sont poursuivis, dans la matinée de lundi, sur la thématique paix, sécurité et cohésion sociale qui suscite un grand engouement auprès des participants que la situation sécuritaire d’ensemble du Mali préoccupe. Sur le sujet, chaque intervenant y est allé de ses commentaires et propositions. Les solutions préconisées ont trait à la réorganisation de l’outil de défense nationale, le renforcement des moyens militaires et la relecture de certaines dispositions de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Les participant ont, aussi, attiré l’attention du gouvernement sur la dangereuse prolifération des associations à caractère communautaire et sur les insuffisances de la Loi d’entente nationale. Le renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité, selon plus d’un intervenant, passe par l’acquisition de moyens conséquents. Mais surtout, le  niveau du commandement sur le front doit être rehaussé. C’est du moins l’avis du lieutenant Daouda Konaté, membre du Syndicat des surveillants de prison, qui estime qu’il y a trop d’officiers généraux et d’officiers supérieurs dans les représentations diplomatiques du Mali à l’étranger. « Il faut les faire retourner pour qu’ils mettent en pratique leurs connaissances», a-t-il recommandé, persuadé que cette mesure peut améliorer l’encadrement des troupes sur le terrain. «L’Armée malienne a les mains liées, elle est sous tutelle », a également dénoncé le lieutenant Konaté, soulignant au passage l’inefficience de l’action de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) dont le mandat doit être repensé. Et de marteler : « Aujourd’hui, les éléments de la Mission onusienne ne font qu’animer les bars et les boites de nuit.» Il ne pouvait ne pas être question de l’Accord pour la paix et la réconciliation qui, tous en conviennent, a permis la cessation des hostilités entre l’Armée et les mouvements indépendantistes. Mais, il faut impérativement « revoir certaines dispositions qui contiennent les germes du démembrement du Mali », selon Abdoulaye Amadou Sy de la Coalition des forces patriotiques (COFOP). Le leader politique a dénoncé le fait que l’Accord prévoit l’élection des présidents de région au suffrage universel direct. Toute chose qui lui paraît inconcevable. Et sur le statut de Kidal, il est convaincu que ce sont les groupes armés qui interdisent l’accès de cette ville à l’Armée malienne. Le délégué de la COFOP ne s’explique pas, non plus, l’inaction dela myriade de forces étrangères présentes sur le sol malien et qui n’arrivent pas à faire face à moins de 4000 terroristes. Pour lui, il urge de créer un état-major tactique qui regroupera, sous le commandement du Mali, les chefs de toutes les forces en présence. Lors des débats, il a également été question du retour des réfugiés. Un processus qui, selon le ministre en charge de la Solidarité, Hamadou Konaté, obéit à un certain nombre de règles et doit s’opérer à travers des commissions tripartites mises en place avec les pays d’accueil. Mais pour lui, c’est surtout la « volatilité de la situation sécuritaire qui retarde le retour effectif de nos compatriotes». M. Konaté n’a pas, lui aussi, passé sous silence la nécessité de revoir l’Accord qui ne saurait résister à la « volonté des Maliens d’y apporter ce qui peut le rendre meilleur ». Quant à l’ancien ministre Maouloud Ben Kattra, il a indexé la multiplication des associations à caractère ethnique ou communautaire. « Il faut y mettre fin », dit-il. Il faut, autant, des efforts pour recadrer les prêches au Mali, où « n’importe qui peut s’improviser imam ou prêcheur ». Par ailleurs, des intervenants ont émis des réserves sur la Loi d’entente nationale, dont certaines dispositions favoriseraient l’impunité. ID/MD (AMAP)

Les douanes saisissent un camion de carburant de contrebande

Bamako, 17 décembre (AMAP) L’Antenne du Bureau des produits pétroliers a saisi, la semaine dernière, un camion qui transportait 78 fûts de gasoil de 200 litres, soit 15 600 litres de carburant de contrebande, en provenance de Macina, via Kolongotomo, en zone Office du Niger, a appris l’AMAP auprès de l’Administration  douanière. Le véhicule a été pris en filature par la Douane qui avait été informée de la présence à Ségou de la  cargaison destinée à une station-service de la localité. Dans la ville de Ségou, les agents des Douanes sont arrivés, la nuit, sur le lieu indiqué. Le convoyeur de cette marchandise a déclaré être à son coup d’essai dans le trafic de carburant venu du Nord du Mali. Cependant, le chef du Bureau des produits pétroliers, l’inspecteur des Douanes Amadou Traoré, dénonce l’existence d’un trafic fructueux organisé, dans le désert, par des personnes mal intentionnées. Il précise que ce réseau cause un manque à gagner considérable pour les services douaniers, dans le cadre de la mobilisation des recettes de porte. Selon un spécialiste du terrorisme international, le trafic de carburant, tout comme de la drogue, l’or dont une vingtaine de kilogrammes ont été saisis, la semaine dernière, sur l’axe ivoirien) est une source de financement du terrorisme. Le carburant, selon lui, est importé de pays voisins et vendu à des commerçants locaux qui se ravitaillent à partir de dépôts bien connus des services de renseignement. Cette saisie de carburant de contrebande en provenance du Nord du Mali et dont le trafic serait entretenu par un réseau international, intervient, après une série de saisies, par les services douaniers, d’or, de devises et de cyanure. Les services douaniers indiquent que le trafic de beaucoup de produits déversés sur les marchés du Nord du Mali pollue l’environnement économique du pays et met en mal les recettes douanières. Parmi ces marchandises, les plus fortement taxables, figurent les produits pétroliers. L’Administration des douanes indique travailler à minimiser l’impact fiscal de cette contrebande Depuis l’éclatement de la crise au Mali, en 2012, les frontières nord du pays sont encore plus perméables. AC/MD (AMAP)

Dialogue national inclusif : Tous sont d’accord pour crever l’abcès

Par Ahmadou CISSE Bamako, 17 décembre (AMAP) Le dialogue national inclusif bat son plein, entre débats houleux, prises de position radicale et même quelques incidents. Si tous sont d’accord sur sa pertinence, tirant les conséquences de cette guerre fratricide, les participants à ce grand rendez-vous autour du Mali manifestent des avis divergents sur les différentes approches  dans la conduite du dialogue. Dans la ville de Bamako, le citoyen lambda ne s’en préoccupe pas. Demba Sissoko, 32 ans et tailleur au grand marché, en fait un faux débat. Il préfère se concentrer sur ses tissus que de perdre son temps à discuter des mêmes choses, sans pouvoir trouver une solution à nos déboires. « Depuis combien d’années on parle des mêmes choses ? Et aujourd’hui, c’est de l’argent gaspillé pour se raconter des histoires parce que les acteurs ne sont pas sincères », se défoule le tailleur, sous son modeste hangar qu’il partage avec une vendeuse de galettes à base de haricot. Cette remarque de notre jeune habilleur n’est pas isolée. Elle revient, très souvent, dans les conversations de petits groupes dans les quartiers populaires. Des citoyens, plus au parfum de la chose politique, mettent une nuance à ce jugement qu’ils estiment trop sec. « La crise au Mali n’est pas que sécuritaire. Que les gens se parlent est une impérieuse nécessité pour en sortir », souligne Mady Traoré. L’enseignant estime que les Maliens se sont trop « bagarrés » sans prendre le temps de comprendre les aspirations de l’autre et d’apporter une réponse politique à même de le satisfaire. Au Centre international de conférences de Bamako (CICB), où respire le Mali dans sa diversité pour quelques jours de débats déjà, toutes les idées sont recevables et portées par des personnes ressources. Les élus locaux, anciens ministres, mouvements armés, femmes, sont tous venus défendre leur vision d’un pays unifié dans la diversité. Coiffé d’un turban correctement enroulé sur la tête, Fahad Ag Elhahmoud, secrétaire général de la milice d’auto défense GATIA, salue l’avènement d’un dialogue positif où « les gens se parlent ». C’est plutôt « bon signe ». PRENDRE DES ENGAGEMENTS –Il vient d’échanger des amabilités avec Moulaye Ahmed, un leader incontournable de la communauté arabe de Tombouctou. Ils se sont serrés dans les bras pour donner un sens à leur fraternité. Finis les premiers échanges, Moulaye Ahmed confie que les travaux laissent un sentiment d’inachevé. Inachevé, parce que, de son point de vue, « il faut aller au-delà du recensement des problèmes que tout le monde connait et faire des propositions concrètes et prendre des engagements ». Pour lui, énumérer les besoins des populations ne nous avance pas à grand-chose. Il préconise un niveau d’échange qui amènerait les différents acteurs à prendre des engagements devant le peuple malien, comme témoin. Dans le hall, 4ejour des travaux, une double cafeteria est opérationnel. C’est gratuit. Les serveurs sont débordés par la demande. Ils proposent du thé ou du café. A côté, un conglomérat de personnes discute à bâton rompu. Ce qui n’a pu être dit en salle est exprimé ici dans une atmosphère décontractée. Les retrouvailles vont bon train. Entre deux accolades fraternelles, un participant lance qu’il ne demande qu’une seule chose : le retour de Kidal dans le giron de l’Etat central. « Sur quelle base ? » riposte son interlocuteur. Ce court dialogue résume à lui seul toute la problématique que pose la question de Kidal. Qu’en disent les politiques ? Kadidia Fofana, participante au compte du Front pour la sauvegarde de la démocratie-Signataire de l’Accord politique (FSD-SAP) fut de l’opposition radicale. « Je suis très heureuse de prendre part à cet événement historique, un événement sans précédent parce que le Mali joue l’un des moments phares de sa vie, parce que le Mali est mal aujourd’hui, le Mali a mal, en quête de santé, parce que le Mali joue sa survie. Aujourd’hui, que les Maliens arrivent à oublier leurs colorations politiques, leurs colorations associatives, les différends, qu’ils se donnent les mains, qu’ils viennent s’asseoir pour mettre le Mali au cœur, est quelque chose de salutaire », dit-elle dans un langage dont les politiques ont le secret. Animée des meilleurs sentiments pour son pays, elle espère qu’au sortir de ce dialogue, nous aurons un Mali fortifié, un Mali uni dans sa diversité, un Mali qui pourra faire face aux forces du mal (le terrorisme) qui, chaque jour, sont en train de gagner du terrain dans notre société. Alors, si nous ne répondons pas avec l’unité, nous risquons gros », a déclaré la représentante du FSD-SAP. Plus loin, on peut reconnaitre de loin Mohamed Cherif Haidara, président du Conseil supérieur de la Diaspora malienne (CSDM). Il s’est familiarisé avec les médias lors de sorties en faveur de nos compatriotes en mal d’hospitalité dans certains pays. C’est la continuité de sa lutte, il a répondu à l’appel des sages du Triumvirat pour jouer sa partition. « Nous sommes très heureux de participer à la phase nationale de ce dialogue dont nous avons été l’un des artisans, et qui a commencé par l’acceptation de la main tendue du président de la République, à travers l’accord politique de gouvernance », a indiqué M. Haidara. « Cet accord politique, à travers les exigences faites par les partis politiques, est devenu dialogue national inclusif. Le Conseil supérieur de la diaspora malienne a été représenté au sein du triumvirat qui a travaillé dans les commissions », a-t-il dit. Et d’ajouter : « Il y a eu beaucoup de travail effectué. Nous avons apporté les contributions des 24 ambassades et consulats choisis, la préoccupation de la diaspora malienne», avant de rappeler que le DNI est « une opportunité offerte aux Maliens d’identifier les maux dont nous souffrons aujourd’hui, afin que chacun puisse donner ce qu’il pense être une solution. Avec l’ensemble de ces préoccupations, nous pourrons élaborer une feuille de route pour nos gouvernants ». PAS DE SUJETS TABOUS – Il estime que ce dialogue permettra, aussi, de faire la somme de ce qui n’a pas marché pendant la Conférence d’entente nationale. « Nous avions versé nos contributions dans les commissions du Triumvirat et, aujourd’hui, il s’agit de faire la synthèse, compiler et permettre aux Maliens de comprendre,

Commission Gouvernance et Social : le souci d’apaiser le climat social

Bamako, 17 décembre (AMAP) Les travaux du Dialogue national inclusif se sont poursuivis, lundi, à la Commission 2 qui traite des thématiques « Gouvernance » et « Social » a constaté l’AMAP. Après l’ouverture des travaux par le président de séance, l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, les délégués ont engagé les débats sur la thématique du « Social » que les experts avaient déjà introduite, la veille, à travers la présentation d’une note technique et d’autres documents élaborés à cet effet. Ces textes expliquent que les droits sociaux incluant toutes les couches sociales, surtout les plus vulnérables, embrassent plusieurs domaines notamment ceux du travail, de la culture, de l’éducation, de l’environnement, de la santé. Ces droits connaissent, souvent, des difficultés, voire des entraves à leur exercice, mais aussi des violations graves de leur application de part et d’autre, toutes choses qui ont compromis de façon progressive la stabilité sociale. Ce constat est persistant, spécifiquement, dans le monde du travail, aussi bien dans le secteur formel qu’informel, bien que ce domaine soit encadré au plan international par des conventions et, au plan national, par la ratification de conventions. Il ressort des mêmes documents que ceci s’explique par le fait que le monde du travail traverse un processus de changement du fait de l’évolution profonde et perpétuelle de la nature du travail, en lien avec le développement, entre autres, mais plus spécifiquement au Mali, de la croissance démographique, du creusement des inégalités, de la situation économique très difficile, de nouveaux modes de production, de la crise de l’emploi, et de la crise sécuritaire. De ce fait, le fonctionnement global de l’économie nationale a été fortement perturbé et, particulièrement, dans le secteur privé avec son corollaire de mise en chômage technique et de licenciements pour motifs économiques alors qu’à l’instar de tous les pays du monde, le chômage et la précarité de l’emploi ne cessent de s’accroître et accentuent l’exclusion des couches de la population les plus défavorisées, à savoir les personnes vivant avec un handicap et les femmes. Dans le secteur public, tout aussi éprouvé, énoncent les auteurs de la note technique, on assiste à une flambée des revendications catégorielles et sectorielles ayant conduit à des grèves limitées et illimitées, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la justice et de l’économie. Comme dimanche, les interventions, lundi, ont été très animées et fort enrichissantes. Sans s’attarder sur les causes des grèves répétitives et autres mouvements sociaux, Seydou Patrice Dembélé de l’Amicale des anciens militants et sympathisants de l’Union nationale des élèves et étudiants du Mali (AMSUNEEM) a demandé, plutôt, une trêve sur le front social pour permettre à l’Etat de faire face à l’effort de guerre. Par ailleurs, l’ex leader estudiantin a préconisé la moralisation des heures supplémentaires dans l’enseignement supérieur et l’harmonisation des salaires à tous les niveaux. Comme nombre d’intervenants, Boubacar Mohamed Samaké de la Centrale démocratique des travailleurs du Mali (CDTM) a soutenu que l’apaisement du climat social passe par le respect des engagements pris par l’Etat. Toute chose qui a poussé certaines personnes à faire une proposition allant dans le sens de donner une valeur réglementaire aux PV de conciliation (arrêté, arrêté interministériel etc.) pour faciliter leur application. Le délégué de l’UNTM, Soumaila H. Maïga a demandé que la liberté syndicale soit effective dans tous les segments du travail, notamment le secteur privé. Pour sa part, l’ancien ministre Adama Samassékou dira que chaque acteur doit jouer son rôle, uniquement son rôle et tout son rôle dans l’espace scolaire. Il a recommandé l’instauration de la confiance sur la base de la vérité, de la justice sociale et de l’engagement patriotique. Le reste des propositions et recommandations portent essentiellement sur l’organisation d’une conférence sociale, l’élaboration d’une politique salariale pour régler les questions de revendications en amont, la valorisation des légitimités traditionnelles et des médersas, la prise en compte des personnes handicapées, la lutte contre la consommation de la drogue dans les écoles. MS/MD (AMAP)