Kita : Six morts et 28 blessés dans un accident de la circulation sur l’axe Keniéba- Bamako

Kita, 24 janvier (AMAP) Six personnes ont trouvé la mort et 28 autres blessés dont 5 grièvement dans un accident de la circulation ce vendredi,  non loin de l’arrondissement de Kokofata,  à 74 km de Kita sur l’axe Kéniéba – Bamako, a appris l’AMAP de sources concordantes. Les mêmes sources précisent que le bus de transport de la Compagnie AK Trans en provenance de Kéniéba, s’est renversé dans les environs de 6H30, dans l’arrondissement de  Kokofata, à 74 km de Kita, faisant 6 morts et 28 blessés dont 5 grièvement. Informé le préfet de Cercle, Mamadou Diakité à la tête d’une délégation comprenant le procureur du Tribunal de première instance de Kita, le commandant de la compagnie de gendarmerie, des éléments de la protection civile et un personnel socio- sanitaire, s’est rendu  sur les lieux du drame, selon les mêmes sources. Nos sources précisent que les victimes ont été acheminées au centre de référence de Kita avant leur inhumation, ainsi que le chauffeur se trouvant dans un état critique et  autres  blessés  pour des soins appropriés. Un témoin qui attribue l’accident à la non observation des règles de la circulation a déclaré que le tronçon de prés de 100m où le drame est survenu ne présente aucun obstacle pour la bonne circulation des engins et que le véhicule en question n’était pas surchargé. Une enquête a été ouverte par la Brigade de Gendarmerie de Kita afin d’élucider les circonstances exactes du drame.  KM (AMAP)

Ségou : Alimata Coulibaly, une ébéniste dans un univers d’hommes

Par Abdoulaye TALL Ségou, 24 janvier (AMAP) Le métier d’ébéniste est dominé, encore, dans notre pays, par les hommes. Cependant, depuis peu, des pionnières font leur entrée dans les ateliers. Mme Alimata Coulibaly est, aujourd’hui, menuisière à Ségou, au Centre du Mali. Déscolarisée, elle a choisi le métier du bois. Elle a réussi à faire son trou dans la confection des meubles. L’atelier de l’ébéniste Mme Alimata Coulibaly est situé sur l’avenue conduisant au gouvernorat de Ségou. Les passants des deux sexes qui découvrent, pour la première fois, les installations de la femme ébéniste, marquent le pas. Leur étonnement n’est pas feint. Les gens prennent le temps de fixer dans leur mémoire les traits de l’artisane. Moulée dans un pantalon jean et un tee-shirt, un chapeau sur la tête, elle exerce son métier sans complexe. Les regards des curieux ne la distraient nullement. Nous sommes en pleine révolution dans l’environnement familial et le monde des métiers. Cela est, de plus en plus, patente dans tous les domaines d’activités au Mali. A ce progrès social, des femmes volontaires contribuent, véritablement, profitant des avancées de l’émancipation féminine. Aujourd’hui, de nombreuses femmes évoluent dans des domaines restés longtemps réservés aux hommes. Elles sont menuisières, conductrices de train, chauffeurs de taxi. Bref, plus aucun secteur n’échappe aux braves dames. Ces épouses et leurs filles, qui refusent de rester confinées dans la cuisine, forcent l’admiration et l’étonnement, notamment dans le domaine du transport et de la menuiserie. DONNER VIE AU BOIS – Le métier d’ébéniste n’a plus de secret pour Mme Coulibaly qui passe ses journées à scier, couper, raboter et donner vie au bois. Rien ne prédestinait, cependant, Alimata à ce métier, dans un milieu conservateur. Native de Ségou, elle a effectué ses études fondamentales à Niono. Le Diplôme d’études fondamentales (DEF) en poche, elle est revenue à Ségou où elle a été orientée au lycée Cabral. Après son échec au baccalauréat en 2011, elle a décidé d’abandonner le lycée pour un centre de formation professionnelle. Elle a choisi la menuiserie dont le cycle dure trois ans. Toujours dans sa quête de se frayer un chemin dans ce métier, Alimata a suivi une autre formation supérieure de dix mois. « Je viens d’une famille moins aisée. Je suis mère de deux adorables filles. Je ne pouvais pas me permettre de perdre mon temps au lycée. L’ébénisterie était ma passion depuis toute petite. J’ai eu l’opportunité, je l’ai saisie », confie-t-elle. Son choix a-t-il été approuvé par sa famille, son entourage ? Elle répondra sans hésiter que si elle devait avoir, au préalable, l’approbation des uns et des autres, elle n’aurait pas pu réaliser son rêve. Et le menton volontaire elle fait ce commentaire : « Vous savez déjà ce qu’on pense des femmes travailleuses. Alors, imaginez ce qu’on peut penser des femmes, comme moi, qui ont choisi des métiers longtemps réservés aux hommes ». DÉTERMINATION – Après une brève pause, Alimata ajoute qu’au fil des ans, tous ceux, qui étaient réticents face à son choix, voire sceptiques sur ses chances de réussite, ont fini par se résigner. Se résigner ? « Non. Je dirais plutôt qu’ils ont été séduits par ma détermination, mon courage. Je savais qu’il fallait les convaincre, les séduire à travers mon sérieux et l’amour du travail bien fait », relève l’artisane Alimata qui est du genre à ne pas abandonner face aux difficultés. « Mon secret, c’est mon acharnement à devenir une ébéniste quoiqu’il advienne. J’ai ignoré les moqueries et les mauvaises langues qui me prêtaient d’autre but que la recherche du bien-être », affirme-t-elle. Debout près d’une grande table, une scie à la main, la professionnelle s’attèle à son travail quotidien. Elle propose à la clientèle des tabourets, des tables, des armoires, des lits et des meubles de salon. Aujourd’hui, la qualité du travail de l’artisane est reconnue dans la ville de Ségou. Elle est, de plus en plus, sollicitée par les clients pour le montage des bureaux. Grace à cette activité, Alimata est une femme épanouie. Elle parvient à prendre en charge ses deux enfants et contribue aux dépenses de sa maison. Les débuts et son parcours ont été difficiles. « Quand je proposais mes services, on ne me prenait pas au sérieux. On ne croyait pas à ma capacité à faire un travail de qualité. Dieu merci, j’ai dépassé ce stade. Aujourd’hui, je suis, de plus en plus, sollicitée. Les meubles que je propose à la vente sont vite enlevés. Les bénéfices générés me permettent de faire face à mes dépenses. » Mme Coulibaly aurait pu tirer davantage profit de son métier si elle n’était pas confrontée au manque d’équipements. Et, surtout, elle ne dispose pas encore d’un bon atelier. Ambitieuse, Alimata demande de l’aide pour promouvoir son activité et soutenir son autonomisation. Est-elle en contact avec des associations ou groupements de femmes entrepreneures ? A-t-elle sollicité l’appui des services de microfinance ou des banques pour développer son entreprise ? Elle répond par la négative. Pourtant, l’Etat et ses partenaires ont mis en place plusieurs mécanismes afin d’aider les femmes et les jeunes filles entrepreneures. Alimata exhorte ses sœurs qui n’ont pas encore trouvé leur voie, à se battre. Elles doivent faire siennes ce vieil adage : « Il n’y a pas de sot métier, il n’ y a que de sottes gens ». Dans une société comme la nôtre, la femme doit faire face aux préjugés sociaux. Elle doit s’armer de patience, de courage, de détermination. « Nous devons prouver à travers ce que l’on fait qu’il n’y a pas un métier spécifique pour l’homme ou pour la femme », soutient-elle. « En la matière, explique-t-elle, les femmes ne doivent s’attendre à aucun traitement de faveur ». « Nous devons nous battre pour faire notre chemin lentement mais sûrement. A cœur vaillant rien d’impossible », conseille l’ébéniste dont l’exemple a déjà séduit  la jeune Fanta, âgée de 14 ans, qui n’a pas eu la chance d’aller à l’école. Elle est devenue l’apprentie de Mme Coulibaly. Le rêve de Alimata est d’ouvrir un centre d’apprentissage pour les jeunes filles et les femmes qui désirent faire carrière dans l’ébénisterie. Pour réaliser

Diéma : Une croyance populaire veut qu’on ne lave pas le visage de l’enfant, sinon…

Par Ouka Ba Diéma, 23 janvier (AMAP) Dans le Cercle de Diéma, rares sont les mamans qui lavent le visage de leurs enfants, à leur réveil le matin. L’eau ne touche le visage de l’enfant qu’au moment où on procède à son bain ou s’il a mal aux yeux. Un comportement non hygiénique qui, selon les spécialistes, est nuisible à la santé visuelle de l’enfant mais qui perdure toujours. Les moments de bain de l’enfant dépendent, souvent, de la disponibilité de la mère ou, même, de ses humeurs. En période de fraicheur, certaines femmes évitent de plonger, quotidiennement, dans l’eau leur progéniture pour ne pas l’exposer à des maladies respiratoires dont le traitement coûte, parfois, très cher. Elles se contentent de nettoyer le corps de l’enfant avec une éponge mouillée. Selon une croyance populaire, quand on lave toujours le visage de l’enfant, à son réveil, le matin, il deviendra un escroc, il racontera tout ce qu’il verra ou entendra, il sera, d’après Seydou, « comme une vieille cloche qu’on n’a pas besoin de sonner pour cliqueter. Le vœu de chaque femme, n’est-t-elle pas d’avoir des enfants bien éduqués, avec de bons comportements ? Il est, aussi, vrai que tout bon parent a le devoir d’inculquer à ses enfants des qualités et des valeurs communément admises dans la société. C’est pourquoi, au moment de son initiation, l’enfant apprend surtout à garder le secret. « Un enfant doit être maître de sa bouche », déclare, en substance, une femme qui n’a jamais voulu laver le visage de ses enfants, malgré l’insistance de son époux. Dans le campement où habite Binta, une transhumante peulh, on cherche d’abord à boire et à faire abreuver les animaux, avant de songer à se verser de l’eau sur le corps. A propos, la dame n’y voit aucun inconvénient. « Au moment venu, l’enfant se débrouillera, tout seul, pour se laver le visage », renchérit-elle. Une croyance populaire ancrée dans les habitudes des femmes. La règle consiste à  laisser l’enfant jusqu’à ce qu’il soit capable de faire, tout seul, son hygiène corporelle. Il pourrait, ainsi, se laver le visage. Peu importe le temps que cela prendra. TENACE SUPERSTITION – Le phénomène est général, y compris chez les femmes censées être des intellectuelles. Soumba fustige cette situation irrationnelle. Elle pense que c’est par paresse que beaucoup de femmes ne font pas, quotidiennement, la toilette de leurs enfants. Superstitieuses ou non, les femmes refusent, du moins,  elles se méfient d’aller à contre courant de la croyance populaire si intériorisée et si tenace. Le prêcheur Drissa, répond que « beaucoup de personnes sont hors du chemin de Dieu ».  « Laver le visage de l’enfant, à son réveil le matin, ne peut aucunement le  transformer en rien. « C’est une idée à bannir. L’Islam conseille la propreté », poursuit le religieux, qui prenait goulûment son petit déjeuner, avant d’embarquer dans un bus. Aliou, rencontré en ville, soutient que scientifiquement, cette allégation ne tient pas debout. « En aucune manière, le simple fait de laver le visage d’un enfant, ne peut influer négativement sur son comportement. Au contraire, cela contribue à son bien-être », dit-il, en grinçant des dents. Méconnaissant, jusque-là, les raisons de cette pratique qu’elle qualifie de sale, la présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), Mariam Soucko, compte désormais insérer dans son programme, avec l’aide de certains partenaires, des activités de sensibilisation sur le lavage du visage des enfants, compte tenu des nombreuses maladies oculaires auxquelles ceux-ci s’exposent. Interrogé sur le sujet, l’assistant médical en ophtalmologie, Salif Sidibé, a signalé que ne pas laver le visage de l’enfant, à son réveil, « pourrait entraîner chez lui des maladies oculaires dangereuses, notamment le trachome ». L’ophtalmologiste explique qu’au cours de ses tournées périodiques de dépistage et de chirurgie de la cataracte, dans les aires de santé, il essaie de convaincre les parents de prendre des mesures pour une meilleure prévention de la conjonctivite chez leurs enfants. Cette croyance n’est pas totalement effacée de l’esprit des populations, Loin s’en faut. Les enfants du Cercle de Diéma continuent d’en souffrir. OB/MD (AMAP)    

Marche des enseignants à Kayes

Kayes, 23 janvier (AMAP) Le Collectif des syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016 a organisé, jeudi, à Kayes une marche pacifique pour exiger l’application de l’article 39 qui leur confère une augmentation des salaires à hauteur de 20%, a constaté l’AMAP. Les marcheurs sont partis de la Tribune de l’indépendance au gouvernorat, en passant par le rond-point Harlem et le camp militaire. Peu après l’arrivée, le gouverneur de la région de Kayes, Mahamadou Zoumana Sidibé, est allé rencontrer les organisateurs de la marche rassemblés devant le portail du gouvernorat. Il ressort des différentes interventions que les enseignants, tout comme les parents, n’entendent pas baisser les bras tant que le gouvernement ne créera pas les conditions de la reprise des cours dans les écoles (préscolaire, fondamentale et secondaire). « Je vais transmettre votre déclaration à qui de droit. Vous (les enseignants) êtes essentiels. L’activité de l’enseignant est primordiale dans la vie de la nation. Vous êtes au départ et à l’arrivée de tout. Revendiquez vos droits dans l’ordre et la discipline », a déclaré le gouverneur Mahamadou Zoumana Sidibé. Le discours du gouverneur a été fortement apprécié par les organisateurs de la marche. Cette marche a enregistré la participation des enseignants à la retraite. Toutes les écoles publiques de la Cité des rails sont affectées par la grève de 14 jours qui a débuté le 21 janvier 2020. La participation des écoles privées à ces mouvements fait l’objet de  débats au sein du Collectif des syndicats. BMS/MD (AMAP)

Festival international soninké : Rendez-vous à Banjul (Gambie) en février

Bamako, 23 janvier (AMAP) Le 6e Festival international Soninké (FISO) se déroulera, du 20 au 24 février, à Banjul, dans la capitale gambienne, ont annoncé ses initiateurs, le week-end dernier, lors du lancement des activités de ce rendez-vous culturel, au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Le thème retenu cette année est : « Agriculture comme solution alternative à l’émigration des jeunes ». Il remet sur le tapis la problématique de l’émigration dans les pays africains où elle constitue vrai casse-tête, à la fois, pour les pays d’origine et ceux d’accueil des migrants. Cette année, plusieurs activités sont programmées notamment, une exposition d’objets d’art, des conférences, des rencontres culturelles mais, aussi, économiques. Il y aura également des stands pour des opérateurs économiques des différents pays participants. C’est dans une ambiance de fête, empreinte de fraternité que le lancement des activités du FISO a eu lieu en présence de l’ancien président de la République par intérim, Pr Dioncounda Traoré, qui conduira la délégation malienne, des membres du gouvernement dont le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé, parrain de l’événement, et du président de l’Association culturelle Soninké-Mali (ACS), Dr Abrahamane Sylla. Etaient aussi présentes des délégations venues d’Afrique et d’ailleurs. « Aucune culture ne peut se développer sans sa langue », a expliqué l’ancien président Dioncounda Traoré. Pour lui, le FISO, devenu une tradition, se veut un espace de promotion de la culture soninké. Il a rendu un hommage mérité à Hamey Cissé et Diadié Soumaré pour avoir porté haut le flambeau de la culture soninké. Selon Diouncounda Traoré, après 2018, le FISO a pris une autre dimension, avec l’implication personnelle des chefs d’Etat des pays de culture soninké. «Il s’agit d’afficher mais, surtout, d’assumer ce que nous sommes », a-t-il indiqué avant de rappeler les qualités des Soninkés, à savoir le vivre ensemble, le sens de l’honnêteté, de la solidarité et de la justice qui ont permis de fonder le grand empire du Ouagadou. Dr Abrahamane Sylla a souligné l’intérêt de la communauté africaine pour cette rencontre inter-culturelle. Il a salué l’engagement du président malien, à travers son soutien financier dans l’organisation du FISO, et rappelé les premières initiatives de création de l’Association soninké. L’ACS-Mali a été initiée, en 1946, par le président Modibo Keita avant l’indépendance du Mali. Après l’accession de notre pays à la souveraineté nationale, d’illustres personnalités de la communauté soninké ont porté haut le flambeau de la culture pour en faire un outil de développement socio-économique. « L’association est en train de se restructurer pour devenir encore plus représentative et mieux ancrée dans nos valeurs, en symbiose avec les réalités du moment », a poursuivi M. Sylla, ajoutant que « partout dans le monde, les Soninkés ont défendu leur culture particulière ». Le président de l’ACS a fait un bref rappel de l’histoire de la communauté soninké, venue de la haute Egypte et fondatrice de l’empire du Ghana avec une vocation fédératrice. Elle est à cheval entre le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Mauritanie et le Mali, d’où elle tire ses racines. A en croire Abrahamane Sylla, « la force de la communauté soninké réside dans son caractère humain, notamment le sens du partage, de la solidarité et du travail ». Auparavant, les jeunes ont chanté l’Hymne national en soninké. Les représentants de délégations ont exprimé leur engagement à réussir l’événement dans la capitale gambienne « pour partager la riche culture soninké ». AS/MD (AMAP)          

Koro : Sept militaires maliens tués et huit blessés dans une attaque à Dioungani

Koro, 23 janvier (AMAP) Sept soldats maliens ont été tués et huit blessés dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés, dans la nuit du mercredi au jeudi, à Dioungani, localité située à 52 km de la ville de Koro, dans la Région de Mopti, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Le bilan officiel fait, également, état de 4 véhicules calcinés et d’une moto calciné, des hommes armés non identifiés ont attaqué, aux environs de 22 heures, le poste de sécurité des Forces armées maliennes (FAMa), selon la même source. Notre source qui ne précise pas la direction prise par les terroristes, encore moins les  moyens de transport qu’ils utilisent ou leur motivation, déclare qu’un renfort a été dépêché sur les lieux pour sécuriser la zone, de retrouver et de traquer d’éventuels assaillants ou leurs complices. Les groupes terroristes sont très actifs dans la commune de Dioungani. Plusieurs routes, de la contrée, ont été minées par de présumés groupes terroristes. Dans cette partie du cercle de Koro, entre 2018 et 2020, il y a eu plus d’une quinzaine d’attaques aux Engins explosifs improvisés (EEI) faisant plusieurs morts civiles et militaires. Le 27 février 2019, ce même poste ils a été attaqué, faisant deux blessés cotés FAMAs et 7 tués coté terroristes. Dès les premières heures de l’attaque de ce mercredi soir, des renforts ont été déployés sur le terrain pour secourir les éléments du poste et engager une poursuite contre les groupes terroristes. KM (AMAP)

Niono : L’AMAPROS organise un concours sur la citoyenneté et le civisme

Niono, 23 janvier (AMAP) L’Association Malienne pour la Promotion du Sahel (AMAPROS) dans le cadre de la mise en œuvre de son Programme d’Appui à l’Education Civique et Politique (PAECP) a organisé mardi à Niono, un concours sur la citoyenneté et le civisme entre les élèves des écoles cibles du programme, sous la présidence du directeur du centre d’animation pédagogique (CAP), Modibo Traoré, a constaté l’AMAP. Il s’agissait d’évaluer les connaissances des élèves, les encourager à adopter des comportements responsables en respectant les symboles de l’Etat. Le coordinateur du programme,  Mohomoudou Maiga  a saisi l’occasion pour remercier l’Union Européenne pour son initiative dans le cadre contextuel de notre pays. Le directeur du CAP, Modibo Traoré a, pour sa part, déclaré que l’effritement des comportements civiques et moraux a conduit le pays dans la situation que nous vivons aujourd’hui et que l’action du PAECP pourrait s’inscrire dans différentes réponses à cette crise. Au terme de l’évaluation,  les dix meilleurs élèves ont reçu chacun un kit scolaire, les vingt autres des prix de consolation, et les écoles cibles du programme ont reçu chacune le matériel didactique. Le concours a été organisé simultanément dans les cercles de Kita, Koulikoro, Kolondiéba, San, Macina et Niono. MS/KM (AMAP)

Gao accueille le Premier Ministre, samedi

Gao, 23 janvier (AMAP) Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé est attendu samedi à Gao où il inaugurera les travaux urbains, procédera à la pose de la première pierre de la route Sevaré-Gao avant de rencontrer les forces vives de la Région, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite mercredi par le directeur de cabinet du gouverneur de Gao, Cheick Fanta Mady Bouaré qui a également précisé que le chef du gouvernement visitera  l’aérogare de la Cité des Askia avant de se rendre à Ansongo pour partagera un repas de corps avec les forces de sécurité. La  commission régionale mise en place à cet effet a tenu mercredi sa première réunion sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur, Cheick Fanta Mady Bouaré, pour les préparatifs de la mission du Premier Ministre à Gao. AT/KM (AMAP)

Les élections législatives annoncées pour le 29 mars 2020 (Conseil des ministres)

Bamako, 22 janvier (AMAP) Le Conseil des ministres a adopté, mercredi, un projet de décret qui convoque “le collège électoral, le dimanche 29 mars 2020, sur toute l’étendue du territoire national, à l’effet de procéder à l’élection des députés à l’Assemblée nationale”, annonce le communiqué du Conseil. Réuni en session ordinaire, dans la salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la direction du président Ibrahim Boubacar Keïta, sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des ministres a adopté ce texte “portant convocation du collège électoral, ouverture et clôture de la campagne électorale à l’occasion de l’élection des députés à l’Assemblée nationale”. “La campagne électorale, à l’occasion du premier tour, est ouverte, le dimanche 08 mars 2020, à zéro heure. Elle est close, le vendredi 27 mars 2020, à minuit”, ajoute la même source. Un second tour a lieu le dimanche 19 avril 2020 dans les circonscriptions où aucun candidat ou liste de candidats n’obtient la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour. La campagne électorale à l’occasion du deuxième tour est ouverte le lendemain de la proclamation des résultats définitifs du premier tour. Elle est close le vendredi 17 avril 2020 à minuit. MD (AMAP)  

Lutte contre le terrorisme au Sahel:Barkhane prendra toute sa part (Officiel)

Bamako, 22 janvier (AMAP) « Barkhane prendra toute sa part, dans la Coalition pour le Sahel », en particulier au sein du premier pilier, celui du combat contre les groupes armés terroristes, annonce l’Opération française dans un communiqué parvenu, mercredi, à l’AMAP. Les chefs d’État du G5 Sahel et leur homologue français, Emmanuel Macron, ont convenu, lors du Sommet de Pau, lundi 13 janvier, d’engager des discussions pour mettre en place ce nouveau cadre politique, stratégique, et opérationnel pour la lutte contre les groupes terroristes, qui prendra la forme et le nom d’une « Coalition pour le Sahel », Celle-ci sera organisée autour de quatre piliers : le combat contre le terrorisme, le renforcement des capacités militaires des États de la région, l’appui au retour de l’Etat et des administrations sur le territoire, et enfin l’aide au développement. « Cette coalition sera le catalyseur d’une coordination renforcée destinée à raccourcir les circuits de décision, notamment pour apporter un soutien plus rapide aux partenaires, et à favoriser la circulation du renseignement », explique le texte de l’Opération française. Par ailleurs, le président Emmanuel Macron, a annoncé l’envoi de 220 militaires en renfort de l’opération Barkhane. « Ce renfort répondra au besoin d’accentuer notre effort dans la région des « trois frontières », dans le cadre de l’approche zonale de Barkhane », poursuit le texte. Déployé à courte échéance, il sera essentiellement de nature terrestre et sera composé de troupes aguerries, expérimentées et habituées à opérer au Sahel. « Il permettra de renforcer la lutte contre les groupes armés terroristes qui sévissent dans la région, en particulier l’Etat islamique dans le grand Sahel (EIGS), dans le cadre d’un véritable partenariat de combat avec les forces locales », indique le communiqué. Ce renfort « aura également pour vocation de permettre à Barkhane de répondre plus efficacement encore aux demandes d’assistance des forces du G5 Sahel ». L’origine de ces troupes, le calendrier et la zone de leur déploiement restent confidentiels, à ce stade. A terme, la forme et les missions de ce renfort pourront évoluer pour que Barkhane, qui est en perpétuelle adaptation, accueille et favorise le déploiement de nos partenaires, notamment dans le cadre de la Coalition, et au côté de la Task Force Takuba. Actuellement, Barkhane poursuit son effort dans la région du Liptako-Gourma, grande comme un quart du territoire métropolitain français, qui s’est concrétisé, cette semaine, par une opération conjointe d’ampleur avec nos partenaires du G5 Sahel. Les soldats français ont, aussi, apporté un appui aérien qui a contribué à faire fuir les djihadistes, lors de l’attaque du camp de Chinagodrar, au Niger, survenue le 9 janvier 2020. Au Sommet de Pau, les chefs d’Etat ont réaffirmé leur détermination à lutter ensemble contre les groupes terroristes qui opèrent au Sahel. Ils ont également salué la mémoire des victimes civiles de leurs exactions, de même que celle des soldats africains, français et internationaux tombés dans l’accomplissement de leur mission. Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS): Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger, et Tchad. Elle regroupe environ 4 500 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace. MD (AMAP)