Douentza : Deux soldats tués et trois blessés dans l’explosion d’une mine entre Dallah et Boni

Douentza, 22 janvier (AMAP) Deux soldats maliens ont été tués et trois autres blessés dans l’explosion d’un engin explosif improvisé (EEI) posé par des hommes armés non identifiés mardi entre Dallah et Boni, dans le Cercle de Douentza, région de Mopti, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Le véhicule transportant des militaires a sauté dans les environs  de 9 H, sur une mine entre Dallah et Boni, dans le Cercle de Douentza, faisant deux morts, trois blessés et un important dégât matériel, selon la même source. La même source ne précise pas la direction prise par les assaillants encore moins le moyen de transport qu’ils empruntent ou leur motivation. Un renfort des forces de défense a été dépêché sur les lieux afin de sécuriser la zone, traquer d’éventuels assaillants ou leurs complices, selon la même source. KM (AMAP)

Réunion du Comité de suivi de l’Accord : Pour accélérer le rythme

Bamako, 21 janvier (AMAP) Les parties signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger ont convenu, dimanche dernier, lors de la 4è réunion de Haut niveau du Comité de suivi de l’Accord (CSA) tenue à Bamako, du redéploiement de l’armée reconstituée dans la 8è Région du Mali, dans la ville de Kidal. Cela, afin de combler  « progressivement le vide sécuritaire consécutif à la crise qu’a connue notre pays depuis 2012, a indiqué le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, au terme des travaux tenus à huis clos. Il a ajouté qu’il s’agit, également, de permettre le retour de l’Administration et des services sociaux de base. Le ministre Bouaré a affirmé que la réunion a, aussi, pris note des résolutions du Dialogue national inclusif, notamment les points en rapport avec l’Accord et, globalement, ceux qui ont trait aux questions de paix, de sécurité et de gouvernance. Il s’agit, selon lui, des élections législatives et l’ensemble des reformes nécessaires pour conforter davantage le processus démocratique dans notre pays, mais améliorer, également, sa gouvernance de façon générale. Pour lui, la rencontre a été l’occasion de relancer, de redynamiser l’ensemble du processus pour essayer d’accélérer le rythme et la dynamique de mise en œuvre de l’Accord qui est un outil important pour la paix au Mali, mais aussi pour l’ensemble des pays du Sahel. Auparavant, à l’ouverture des travaux, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé, avait indiqué que cette session est décisive pour le processus de stabilisation du Mali, avant de préciser qu’elle a un caractère historique, dans la mesure où elle se tient après cinq mois de suspension. Tiébilé Dramé a, ensuite, insisté sur l’unité nationale dans sa diversité, la restauration de l’intégrité du territoire et celle de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire, dans le respect de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale. De son côté, le secrétaire d’Etat algérien chargé de la Communauté nationale et des compétences à l’étranger, Rachid Bladehane, qui présidait les travaux, a souligné que l’objectif de la rencontre était de donner une nouvelle impulsion à la mise en œuvre de l’Accord et d’en accélérer sa cadence. Il s’agit, spécifiquement, selon lui, de faire le point de la concrétisation des conclusions des précédentes évaluations et, de manière plus générale, d’examiner les récents développements intervenus en relation avec l’Accord. Sur le registre du processus de paix, il s’est réjoui des avancées continues de la mise en œuvre de l’Accord, malgré un environnement sécuritaire difficile. « S’agissant, particulièrement, du volet défense et sécurité, nous nous félicitons, de nouveau, des avancées relatives au programme de DDR accéléré devant concerner les ex-combattants destinés au Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) de Kidal, Gao et Tombouctou », a-t-il déclaré. Rachid Bladehane a soutenu que ce programme s’est poursuivi avec la fin de la formation de 1 330 ex-combattants et leur intégration au sein des Forces armées maliennes (FAMa). « Nous espérons que tout sera mis en œuvre pour que ces éléments soient dotés d’équipements adéquats », a-t-il plaidé. Sur le volet développement, le secrétaire d’Etat algérien a évoqué l’adoption des textes relatifs à la création de la zone de développement des régions du Nord ainsi qu’au Fonds du développement durable y afférant. Pour lui, il importe de parachever, dans un bref délai, les progrès en la matière par l’opérationnalisation de ces deux engagements. Pour leur part, les ministres des Affaires étrangères mauritanien, burkinabé et nigérien ont invité tous les acteurs à faire les efforts nécessaires afin de donner, jamais, toutes ses chances à cette dynamique vers la paix au Mali. Et qui peut être profitable à l’ensemble de la Région. Ils ont réaffirmé la volonté de leurs pays à soutenir le processus de paix au Mali. BD/MD (AMAP)  

Kayes : Les élèves manifestent pour la reprise des cours

Kayes, 21 janvier (AMAP) Les élèves de la cité des rails, appuyés par les parents d’élèves et des syndicats d’enseignants ont battu le pavé vendredi , dans les rues pour converger vers le gouvernorat afin de réclamer la reprise des cours, a constaté l’AMAP. Les responsables du Comité de gestion scolaire de Kayes Rive Gauche (CGS), de l’Association des mères d’élèves (AME) et le coordinateur régional du Syndicat national des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales (SYNEFCT), Ousmane Sissoko ont également participé à la marche. S’exprimant au nom du CGS-Rive Droite, Mme Bocoum Zeynab Gueye s’est adressé au directeur de cabinet du gouverneur en ces termes : « On veut l’entente pour que nos enfants puissent étudier à l’école ». Même son de cloche pour Mme Niangadou Djeneba Lobo qui ne souhaite « ni d’année blanche, ni le sauvetage de l’année mais, une année scolaire normale ». « Nous invitons le gouvernement à mettre les enseignants dans leurs droits afin que cette crise scolaire reste un mauvais souvenir pour notre pays », a expliqué Youssouf Coulibaly,  porte-parole des marcheurs, dans une déclaration remise au directeur de cabinet, Meïssa Fané. Le directeur de cabinet du gouverneur a fait savoir à la délégation des manifestants  qu’il avait reçu les autorités scolaires au sujet des problèmes de bourses et de salaires, parmi d’autres. « Ils (syndicats) voulaient marcher. Je leur ai dit de surseoir à leur activité. Car, la gestion des problèmes de salaires est une question de procédure ». Le représentant du chef de l’exécutif régional a demandé aux émissaires d’inviter les élèves à regagner leurs écoles. Ces derniers se sont exécutés car, ils ont dit aux manifestants de regagner leurs familles et de reprendre le chemin de l’école le 21 janvier 2020. Il faut rappeler que les écoles publiques des enseignements (préscolaire, fondamental et secondaire) du pays sont paralysées par les multiples grèves que décrètent, par intervalle, le Collectif des syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016. Les enseignants, à travers leurs syndicats, demandent « l’application immédiate » de l’article 39 de la Loi portant statut du personnel enseignant des établissements secondaires, fondamentaux et de l’éducation préscolaire et spéciale. Ce texte prévoit une majoration de revenus des enseignants à hauteur de 20% depuis janvier 2019, et 9% à partir de janvier 2021. BMS/KM (AMAP)

Yélimané : Inauguration d’un nouveau CSCOM à Dioncoulané

Yélimané, 21 janvier (AMAP) Un nouveau centre de santé communautaire (CSCOM), financé par l’Association Dagakané des ressortissants de Dioncoulané en France pour un montant estimé  à 185 760 800 FCFA, a été inauguré dimanche  dans le village de Dioncoulané, dans le Cercle de Yélimané, sous la présidence du Chef de cabinet du Ministre des Maliens de l’Extérieur, Cheick Coulibaly, a constaté l’AMAP. C’était en présence du Directeur National adjoint de la santé et des affaires sociales, représentait le département de la santé et des affaires sociales, Abdoulaye Guindo,  du 2ème adjoint au préfet de Yélimané, Almamy Ibrahima Kagnassy,  du maire de la commune rurale de Guidimé, Soumaïla Diakité, des élus locaux et des délégations venues du Mali et de la France. L’infrastructure est composée d’une salle d’attente, d’une pharmacie, d’une salle d’hospitalisation, de deux salles d’accouchement, deux salles de soins, de quatre bureaux, d’un laboratoire, d’une salle de radiographie et de sept toilettes. Les locaux sont également équipés de lits, de matelas, de tables d’accouchement, de matériels de bureaux, etc. Le Chef de cabinet du Ministre des Maliens de l’Extérieur s’est dit heureux de la qualité de cette réalisation qui est une occasion de magnifier le travail de la Diaspora avant d’assurer de l’accompagnement du Chef de l’État et du gouvernement aux côtés de la population pour le développement du pays dont la diaspora est l’un des piliers. Le représentant du département de la santé et des affaires sociales, Abdoulaye Guindo a déclaré que cette infrastructure va améliorer la santé dans la commune de Guidimé et dans le cercle de Yélimané et cadre parfaitement avec le PRODES IV. Des milliers de personnes qui sont venues de l’ensemble du cercle ont pris part à l’évènement marqué par des prestations folkloriques des troupes, prolongeant la fête jusque dans l’après midi. AS/KM (AMAP)

Attaques du check-point d’Ansongo : Les félicitations du commandant du Poste de Commandement Interarmées de Théâtre-Est de Gao

Bamako, 21 janvier (AMAP) Le commandant du Poste de Commandement Interarmées de Théâtre-Est de Gao (PC-IAT),le général de Brigade Ouahoun Koné, s’est rendu au Check Point d’Ansongo (Nord) pour féliciter les soldats qui ont abattu un assaillant et récupéré un pistolet mitrailleuse (PM) lors d’une attaque terroriste tôt le matin du 20 janvier 2020, a appris l’AMAP de source officielle. Des sources sécuritaire précisent que les assaillants, lourdement, armés sont arrivés, aux environs de 4 heures du matin,à bord de motos et ont attaqué le check point d’Ansongo, vers la sortie de Ménaka. « Les Fores armées maliennes (FAMa) « ont énergiquement réagi et ont abattu un assaillant », ajoutent nos sources. Les FAMa ont, en outre, récupéré un pistolet mitrailleur (PM), son chargeur et des maillons de PKM saisis. « Aucun dégât du côté des Forces de Défense et de Sécurité maliennes », confirme la Direction de l’information et des relations publiques avec de l’armée (DIRPA). Le général Koné a témoigné aux militaires à ce poste tout son soutien et celui des plus hautes autorités (en ce jour de fête anniversaire de notre Armée nationale ». « Il a salué le courage et la bravoure des éléments dudit poste », souligne le site d’information officiel de l’armée. « Le commandant PCIAT DAMBE-Est  a, aussi, salué les éléments pour  leur sens élevé du devoir et du sacrifice’, tout en les invitant à rester sur leur garde  et d’avoir une vigilance accrue. Le chef de poste de commandement d’Ansongo, le lieutenant Abdoulaye Doumbia, s’est dit  satisfait et fier de la promptitude du secours apporté par le général Koné et sa délégation. Le général Koné était accompagné d’une délégation de la Région militaire (RM1)  de Gao. OD/MD (AMAP)  

Niono: Echanges sur le plan de pérennisation des acquis du projet Beceya

Niono, 20 janvier (AMAP) Le projet Amélioration de l’environnement sanitaire pour les mères et les enfants au Mali « Beceya » a tenu  vendredi  à Niono, la dernière réunion de la  5ème année de son cadre de concertation, sous la présidence du 2ème vice président du conseil de cercle,  Moussa Traoré en présence de la coordinatrice du projet, Dr Maimouna Sissoko, a constaté l’AMAP. Il s’agissait de partager avec l’ensemble des partenaires, le plan de pérennisation des acquis du projet, définir les responsabilités de mise en œuvre du plan de pérennisation et échanger sur les responsabilités de mise en œuvre du plan de pérennisation. Les participants ont échangé sur entre autres le processus d’accompagnement, d’appropriation, de pérennisation et la présentation du plan de pérennisation des acquis du projet BECEYA. Le représentant du Conseil de Cercle a saisi l’occasion pour remercier les partenaires du projet pour leur courage et leur détermination avant de les exhorter à se donner la main pour pérenniser les acquis. A l’issue de leurs travaux, les participants ont formulé entre autres recommandations, la tenue régulière des réunions des comités de gestion de déchets biomédicaux, la redynamisation des comités paritaires, l’obtention de récépissés pour les associations de femmes et la bonne tenue du matériel. Financé par Affaires Mondiales Canada pour une durée de 5 ans dans le Cercle de Niono, le projet Beceya  arrive à son terme le 31 mars 2020.  MS/KM (AMAP)

Diéma : Heureuse initiative communautaire des jeunes de Fangouné Bambara 

Par Ouka BA Diéma, 17 janvier (AMAP) Chaque année, après les récoltes, pour ne pas rester oisifs, des jeunes de Fangouné-Bambara, à 5 km,  au nord-ouest de la ville de Diéma (Ouest), confectionnent des briques en banco, aidés par les filles qui  transportent l’eau. Quant la mare, qui sert de source d’approvisionnement, tarit, ces braves filles vont sur de longues distances, puiser l’eau dans les puits. Du lever au coucher du soleil, les jeunes du village, regroupés en association, réalisent des centaines de briques en banco qu’ils vendent à dix francs cfa l’unité. Les recettes annuelles de la vente des  briques, avoisinant cinq cents mille francs cfa, permettent de renflouer leur caisse associative. Avec ces fonds, l’association accorde, à ses adhérents, des prêts, pour plusieurs motifs, notamment, mariage, baptême, initiation et autres évènements de la vie sociale. Les emprunts sont sans intérêts. Si quelqu’un refuse de s’acquitter de sa dette, aux dires du président de l’Association des jeunes, Mama Traoré, les différends se règlent toujours à l’amiable.  M. Traoré assure de sa disponibilité, lui et ses compagnons, « à œuvrer pour le bien être de tous ». Il salue l’engagement des filles du village « toujours prêtes à apporter leurs soutiens ». Le quatrième conseiller du chef de village de Fangouné-Bambara, Dakolo Coulibaly, apprécie les rôles des jeunes qui, selon le leader traditionnel, rendent d’énormes services aux populations.  « Ils ont contribué, en apports physiques, poursuit-il, à la construction de la medersa  du village financée par les ressortissants. Si les salaires des maîtres viennent à manquer, avant que les ressortissants n’envoient de l’argent, les jeunes puisent dans leur caisse. Par classes d’âge, les jeunes surveillent, le village, pendant la nuit, pour renforcer la sécurité », explique le chef de village. Si la patrouille de jeunes rencontre une personne suspecte, elle informe le chef de village qui, à son tour, saisit les autorités. Les jeunes participent aux travaux collectifs de diverses natures. Pendant l’hivernage, ils vont travailler dans les champs, moyennant de petites motivations. De l’avis de Boubou, membre de cette association, « si la jeunesse est instrumentalisée par des politiciens, comme c’est le cas souvent, elle devient irresponsable et fainéante par-dessus le marché. Elle ne vise que ses  intérêts personnels ». Cet habitant avoue que le prêt qu’il a contracté auprès de la caisse associative des jeunes, lui a permis de chercher une femme pour son fils rentré de l’exode, « une mesure dissuasive » qui, selon le septuagénaire, pourrait empêcher son garçon de répartir sur les chemins incertains de la migration. Grâce à l’appui de la caisse associative des jeunes, cet homme s’est procuré une certaine quantité d’essence pour sillonner les routes, sur sa moto, à la recherche de son troupeau de moutons égarés et de régler les frais de diffusion du communiqué de la disparition de ses animaux. L’Association des jeunes de Fangouné-Bambara est confrontée à une insuffisance de matériels. Elle ne dispose que d’une seule brouette pour transporter du banco pétri. C’est pourquoi, un don symbolique du Comité local de la Croix Rouge de Diéma, constitué d’une brouette, d’une pelle et d’un râteau, a été bien accueilli. Le président de l’association, Mama Traoré, a invité d’autres personnes de bonne volonté  à emboîter le pas pour permettre à la jeunesse de Fangouné-Bambara et à la localité d’aller de l’avant e progresser. La population de la contrée est composée, majoritairement de Bambara. A leurs côtés, vivent des Peuls et des Maures sédentaires. La paix et l’entente règnent entre les différentes ethnies. L’économie du village repose, principalement, sur l’agriculture et l’élevage. Le maraîchage pratiqué, surtout par les femmes, contribue à alléger les charges familiales. Les ressortissants de Fangouné-Bambara à l’étranger jouent un rôle moteur dans le développement du village. OB/MD (AMAP)  

L’Union européenne fournit au Mali un camp mobile sécurisé pour sécurisation des Régions au Centre

Bamako, 17 janvier (AMAP) L’Union européenne (UE), dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui au renforcement de la sécurité dans la Région de Mopti et à la gestion des zones frontalières (PARSEC), a remis, jeudi, à la Gendarmerie nationale, un camp mobile sécurité réalisé pour plus de 600 millions de Fcfa. La cérémonie de remise officielle s’est déroulée à l’école de la Gendarmerie nationale à Faladiè. Un camp mobile sécurité est une installation à déploiement rapide constitué de structures modulaires métallo-textiles. L’objectif d’un tel équipement, dont le principal bénéficiaire est le peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie de Mopti (PSIG), est d’offrir un déploiement rapide (entre 24 à 48 heures) à une unité qui veut se projeter dans des zones en crise où il n’y a pas toutes les infrastructures nécessaires. L’avantage d’une telleinfrastructure, c’est le temps de montage et de démontage ainsi que sa réutilisation. Appelé base vie, l’équipement comporte deux tentes sécurisées pour l’hébergement (16 pièces par tente) avec des lits, armoires et des espaces de rangement, une tente qui sert de poste de commandement avec des mobiliers de bureau, un réfectoire avec des tables et des chaises pour la restauration. A cela, s’ajoutent un poste de garde et deux tentes destinées aux sanitaires (toilettes). Qui plus est, l’option sécuritaire spécifique à ce camp à déploiement rapide consiste à une double protection contre les agressions extérieures de tout type. Dans son discours, le chef de la Délégation de l’UE au Mali, Bart Ouvry, a rappelé que depuis 2012, son organisation a intensifié son engagement pour le développement du Mali. “La réalisation de ce camp, a indiqué M. Ouvry, trouve son origine dans une demande claire du gouvernement malien, de stratégie de gestion de crise et de sécurisation des populations là où il y a le besoin », particulièrement dans les régions du Centre du Mali. «C’est une demande de la direction générale de la Gendarmerie nationale, et cela permet de mieux faire fonctionner les forces de sécurité », a souligné le diplomate européen. Il a ensuite estimé que c’est la première fois qu’un tel camp est présenté au Mali, souhaitant que cet équipement puisse contribuer à la paix et la sécurité pour tous les Maliens. Pour sa part, le ministre de la Sécurité et de Protection civile, le général Salif Traoré, a indiqué que cette acquisition entre dans le cadre de l’accompagnement du gouvernement du Mali dans sa stratégie de sécurisation des Régions du centre, à travers le PARSEC. En outre, Salif Traoré a rappelé que dans le cadre de projet, beaucoup d’infrastructures ont été réalisées dont la réception de bateaux à Koulikoro il n’y a pas longtemps. «Dans les semaines à venir, nous devrons recevoir d’autres équipements au niveau de Sévaré», a-t-il annoncé. Par ailleurs, le général Traoré a expliqué que ce camp mobile est constitué de structures complètes qui permettront aux éléments d’être déployés, au plus près, là où on a besoin d’avoir, tout de suite, des hommes de façon sécurisée, pour offrir une certaine protection à ceux qui sont à l’intérieur. La visite des équipements et une série de démonstrations avec des tirs à balles réelles en vue de tester l’efficacité des tentes ont marqué la cérémonie. Celle-ci s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de la France, Joël Meyer et plusieurs autres invités AT/MD (AMAP)

Actions conjointes contre les groupes armés terroristes dans le Liptako et le Gourma

Bamako, 17 janvier (AMAP)  La force Barkhane, aux côtés des forces armées maliennes, burkinabè et nigériennes et de la force conjointe G5 Sahel ont mis hors de combat une quinzaine de terroristes, saisi ou détruit trois pick-up, sept motos, une vingtaine d’armes dont 3 PKM, 10 Ak47, plus de 4500 munitions et divers matériels, annonce un communiqué de la Cellule communication de l’Opération Barkhane. Un drapeau de l’Etat islamique a, également, été saisi. « Ces opérations, comme les précédentes, contribuent à assécher les ressources des groupes armés terroristes et à désorganiser leur logistique, affaiblissant ainsi l’ensemble de leur organisation », ajoute la même source. Plus de 1000 soldats, dont la moitié issue des forces partenaires, ont participé à ces opérations conjointes menées, depuis le 2 janvier, contre les groupes armés terroristes et leur organisation logistique, dans le Liptako et le Gourma plus de 1000 soldats, dont la moitié issue des forces partenaires. La force Barkhane, en coordination avec les forces partenaires, avait pour mission de contrôler le secteur de Tessit (Nord du Mali) et, plus largement, une grande partie de l’est du Gourma, tandis que la force conjointe G5 Sahel, opérant dans son propre secteur, avait pour mission d’en reconnaître et contrôler le sud. La coordination et l’attribution d’un secteur pour chaque force ont permis de couvrir une large zone, « déstabilisant ainsi plus largement les réseaux des groupes armés terroristes et bloquant leurs flux logistiques », poursuit le communiqué. En parallèle, la force Barkhane et les forces armées maliennes ont contrôlé le secteur d’In Delimane, dans le Liptako. Cette intervention a été marquée par une vaste opération héliportée de près de 150 soldats français qui a permis de ratisser, sur plusieurs jours, une vaste zone à proximité de la frontière burkinabè. Pendant toute la durée de l’opération, la force conjointe G5 Sahel a maintenu un dispositif face à la frontière bloquant tout terroriste cherchant à s’exfiltrer en franchissant les frontières. Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la Bande sahélo-saharienne (BSS) : Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger, et Tchad. Elle regroupe environ 4 500 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace. MD (AMAP)

Mopti : Ouverture du forum pour la réconciliation et de la 2ème session de la conférence nationale des Oulémas

Mopti, 17 janvier (AMAP) Le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah  a présidé jeudi à Mopti, la cérémonie d’ouverture du  forum pour la réconciliation et la 2ème session de la conférence des Oulémas du Mali, a constaté l’AMAP. C’était en présence du président de la Haute cour de justice, Abdrahamane Niang, des ministres chargé des affaires religieuses et du culte, Thierno Hass Diallo, et du dialogue social, du travail et de la fonction publique, Oumar Dicko, du gouverneur de région, le général Abdoulaye Cissé,  du maire de la commune urbaine, Issa Kansaye, du chef de bureau de la MINUSMA de Mopti, Fatou Djieng Thiam, et de  l’imam de la grande mosquée de Bamako, Kokè Kalé. Cette importante rencontre se veut une contribution des musulmans de notre pays dans la recherche de solution pour la paix et la cohésion entre maliens afin de sauver le pays. Les participants vont échanger durant trois jours, sur entre autres, la situation sécuritaire dans la région de Mopti,  la réconciliation nationale, la cohabitation pacifique avant de dégager les pistes de sortie de crise que vit le pays. Le forum qui regroupe 400 participants venus de l’ensemble du pays, prendra fin  samedi, par un grand meeting au stade Baréma Bocoum. DC/KM (AMAP)